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May

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Mes mésaventures ne s'arrêtent jamais !

Les petites tracasseries dûes à mon magnifique téléphone portable, m'ont remis en mémoire une constante de ma vie, qui n'apparaît pas d'une manière linéaire, à intervalles réguliers, mais à un moment inopportun, comme pour bien souligner ma faiblesse d'être humain face à la domination grandissante de ce que nous créons avec nos petites mains et notre petit cerveau.

Certaines machines ont une logique différente de la mienne, ou vice-versa ! Je m'en suis rendu compte le jour où, il y a bien longtemps, effectuant un stage dans une entreprise, il me fallait trier des fournitures, certaines devaient être montées à l'étage au-dessus, d'autres envoyées à celui en-dessous

Une fois le tri effectué, j'avisais un sympathique monte-charge encastré dans un des murs. Je le remplis avec beaucoup de soins et de science de l'empilage. Satisfait du résultat, j'appuyais prestement sur le bouton "Monter".

Afin d'éviter que quelqu'un ne touche à mon précieux chargement, je me précipitais à l'étage supérieur. Tout essouflé, je constatais ... l'absence du monte-charge. J'attendis un moment, il devait être lent, ou l'avais-je trop chargé ? Je me perdais en conjectures ! Cinq minutes, toujours rien ! Il se passait quelque chose d'anormal, je descendis l'escalier lentement, en tournant cent fois le problème dans ma tête.

Au niveau intermédiaire, rien non plus ! Qui avait volé le monte-charge et son chargement ? Quel audacieux gang avait-il pu opéré, en plein jour, quasiment sous mes yeux ?

Je me sentais las, vieilli de cinquante ans en quelques minutes ! Comment allais-je expliqué la situation à mon chef à l'air si sévère ?

Des pouffements me sortirent de ma torpeur inquiète, je me retournais. Ils étaient là, les coupables de mon tourment, éclatant maintenent de rire dans l'embrasure de l'entrée, dans la lumière triomphante de ceux qui savent !

Mon chef n'avait plus l'air sévère, il se tenait les côtes avec les mains, se tortillant autant que ses deux affidés. Ces imbéciles avaient inversé les boutons du monte-charge, ils riaient à mes dépens et je me sentis dans l'obligation d'en faire de même. Quelle humiliation !

Ce n'était qu'un coup de canif dans l'ego d'un grand adolescent, mais il me revient régulièrement à l'esprit !

Putain, les SMS, qui a changé les boutons ? Vais être obligé d'en toucher deux mots à ma fille !

Je l'entends déjà, triomphante : "mon pôv' petit papa chéri !"

Et puis non ! Je vais me cacher pendant deux jours, que je passerai à m'exercer. Sinon je perds toute autorité !

Ou alors casser le téléphone, peut-être en trouverais-je un autre qui me comprend ?

Pfff, quel boulot !

Et, si j'en parlais à mon chien ?

 

 

Tous les commentaires

Emmanuel, cher Emmanuel,

A réception du sms, il faut appuyer sur répondre.

Entrer ensuite coucou, merci, salut, moi aussi, par exemple.

Puis appuyer sur envoyer.

Et hop, that's all.

(Je fais le chien. Je le connais bien, j'ai eu le même. Je l'avais appelé Tiwou.)

Chère Arpège, je suis ravi que vous connaissiez si bien mon chien, mais mon téléphone c'est autre chose ! Comme une malédiction qui vous pousserait à la démission.

C'est comme lors d'un passage de Sarkozy à la télé (j'évite au maximum, çà me rend nerveux !), il faut d'abord traduire ce qu'il dit en français, puis interpréter. Une fois ce difficile labeur achevé, il est nécessaire que j'explique à ma fille (si elle est là) et les codes sont souvent obsolètes, ou plutôt le décodeur.

Après, un bon somme est nécessaire.

Ma vie est un enfer sur terre !

 

Emmanuel....et en essayant de mettre le téléphone dans le monte charge ? peut être il y aurait un miracle, non ?

Amicalement !

Emmanuel....ou le monte charge dans la téléphone ?

ou le chien avec le téléphone dans le monte charge ?

Pas si fou, il n'aurait jamais voulu monter !

Mais il m'a donné la solution hier soir. En faisant semblant de me chiper le truc qui m'embêtait (il avait tout de suite compris mon problème), il m'a obligé à serrer très fort ce machin pendant plusieurs secondes, j'avais un doigt sur la touche adéquat et le miracle s'accomplit ! Alleluia, gloire au grand "Peureux", qui m'a encore sorti d'un mauvais pas.

"Peureux ", Président ! "Peureux ", Président !

Au moins, lui, il sera fidèle ! Il n'est jamais grossier, au salon de l'agriculture, il serait le roi ! Un président au poil, juste un petit problème, il est très assidu côté chiennes, de garde ou pas !

Personne n'est parfait !

 

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