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25
Mai

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"Parallelograms", un album de légende : entretien avec Linda Perhacs

 

En 1970 sort Parallelograms,  l’un des plus beaux albums de l’Histoire de la pop, chez Kapp Records.

Linda Perhacs, chirurgien-dentiste à Los Angeles, à qui l’on doit cette merveille, a disparu de la scène jusqu’en 2000. En 2003, le label folk Wild Place a fini par la retrouver après trois ans de recherches et il a ressorti le disque en 2005.

Interview de cette splendide étoile filante de la musique populaire, actuellement au travail sur un nouvel album, 43 ans après...

 

 

E.T : Linda, dans quel contexte culturel évoluiez-vous au moment de l’enregistrement de Parallelograms ?

 

 

 

L.P. : Le moins qu’on puisse dire est qu’il était très…turbulent…des politiques d’une grande médiocrité, sans vision et dans le même temps une rébellion anti-establishment très inventive. C’était le bon moment pour apprendre, se souvenir, observer les choses pour en tirer des leçons d’existence collective. Et puis il y avait la musique, l’incroyable musique que cette époque a engendrée…

 

 

Dans quel état d’esprit étiez-vous pendant l’enregistrement du disque ?

On était fous d’espoir dans le futur. Je venais d’obtenir mon diplôme de chirurgie dentaire et j’avais immédiatement plongé dans la vie professionnelle. Alors, évidemment, c’était un énorme et étrange bol d’air pour moi, de fabriquer ce disque ! Mon boulot payait bien, j’avais intérêt à m’y accrocher…

 

 

Qu’est-ce qui fait de ce disque un grand disque selon vous ? D’où vient le « mythe Parallelograms » ?

Après presque un an  d‘enregistrement, on a été content de ce qu’on entendait sur les bandes. On ne savait pas si c’était un bon disque mais il était aussi en pointe que possible vu la technologie de l’époque. Mais le pressage a été une terrible désillusion, pour moi. Il n’y avait là ni aigus ni basses. Et puis la maison de disque n’a rien fait pour promouvoir l’album alors je m’en suis retournée au boulot. J’ai oublié le disque jusqu’au début des années 2000 quand j’ai reçu un paquet plein de CD avec une lettre. Elle disait que la musique avait été remastérisée des heures et des heures à partir du vinyl original. Elle disait aussi que des gens du monde entier étaient fans du disque. Je n’en revenais pas !

 

 

Pourquoi avoir cessé si longtemps d’enregistrer ?

Simple : je me suis plongée dans le train-train du travail et personne ne m’a approchée pour que je revienne à la musique. Et puis je trouvais le vinyl si nul que j’étais convaincue que personne n’aimerait plus jamais ma musique !

 

 

 

Parallelograms sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=iXBd-SjQxpQ

Site de Linda Perhacs : http://www.timelesslindaperhacs.com/

Tous les commentaires

 

Magnifique voix, magnifique histoire ! L'Eternel printemps ! 

 

 

Oui, une  immense artiste !

Wow, comment vous avez fait?

Projets communs.

Une "manerie" (ah, Agamben oui, mais Abélard, Salisbury...)?

Oui. Dans une langue singulière ou particulière, en tout cas propre à chaque un. Mais la condition est, justement, qu'elle le soit, particulière (on pourrait signer ça : Toto Logique) comme peut l'être, à l'extrême, celle d'Unica Zorn. Comme le fut -comme l'est- celle d'Arto (momologique). Mais, après tout -et c'est ce qu'examine Stiegler- ne faisons-nous pas dans la répétition-réappropriation ? D'où l'idée d'anonymat (comme le passage des épopées de manière orale, avant l'écriture) ou de pseudonymat (il me semble que Pessoa a écrit des choses pertinentes, à ce sujet). 

   Mais pour tenter de mieux me faire comprendre, il faudra que je vous comprenne mieux et, pour cela, vous lire, vous, en tant qu'écrivain (c'est à dire "retiré" dans votre cellule), lire un de vos livres d'écrivain. lequel me conseilleriez-vous ?

En vous lisant je pense aussi à Caillois...

Euh, philo ? roman ? C'est vachement diificle... mais en vous lisant, je me dis Mademoiselle de Biche, peut-être, qui est le plus torrentueux...

Ou l'opposé, Après la Terre...

C'est dur de répondre à ça sans s'aimer trop...

De linda :

Linda Perhacs

Emmanuel, thank you so much! What a surprise! 

Much love!

33 ans après... Ou désormais, si cela date de 1970, 43... M. Tugny fait dans le recyclage... Ah, les marottes bio non désintéressées...

Merci pour la correction de calcul!

S'agissant du reste : mon pauvre vieux, je vous plains...

Peu me chaut votre commisération sociale-démocrade.

C'est généreusement réciproque, tovarichtch.

Et "peu me chaut" compte triple.

Et je ne suis pas social-démocrate et vous ne savez pas lire, etc. et puis ciao ciao vu qu'ici ça cause Linda Perhacs et pas vieux trucs rances façon gauche.

Ceci dit, de poujado à social-démo, j'avance doucement mais vachement sur le sentier lumineux...

Dans le genre "je fais feu de tout bois"...

Et ça, selon vous, c'est "poujado" ?

Tu vas voir, c'est sublime !

Superbe chanteuse, musicienne et artiste. Elle me fait penser aux The Living Sisters ici:

https://www.youtube.com/watch?v=7Sr5VPErOgM

La musique est convulsive ou ne le sera pas (en paraphrasant A. Breton). Muito obrigado.

De nada !

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