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Sep

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La vie est idiote

La vie est idiote.

Ce n’est pas qu’elle soit imbécile: elle est idiote. Elle l’est au sens premier du mot idiot: elle est «simple», «sujette», elle est sans emprise sur soi.

Elle est irreproductible. Nulle idéation ne saurait en faire une construction formulable.

La vie ne peut se formuler : lors même qu’on la formule, elle produit son informulé. Lors même qu’on en produit un double, une image, une « transsubstance » constituée en matière à entendement, en « sens », elle se venge en tournant en dérision cette fiction d‘elle-même que machine la machine arrogante à idéation, cette machine que manipule en enfant la victime d'une inquiétude : celle qu’il n’y ait rien qui soit la vie, au sens où la vie serait un objet, une identité trônant au cœur de ce qui ne serait point la vie.

Une identité singulière, une « ipséité »

Lors même qu’on désespère qu’elle soit quelque chose, elle le devient comme pour rire, le temps de se refaire une beauté de sens, pour bifurquer à nouveau.

L’on ne saurait rien entendre à la vie sinon qu’elle est, comme un rire, une brutalité stupéfiante et communicative, quelque chose qui « faisant presque peur » (Bergson), libère de la peur.

Un « chat du Cheshire »…

Quelque chose qui, convoquant à la quête malade du sens, vomit cette quête, renvoie son sujet à ses chères études, sous goudron et sous plumes, le hochet du bouffon en main.

Elle est simple, la vie, elle ne se conçoit que depuis l’"inconception" : le jour y vient toujours après la peine, rien n’y change puisque tout y change...

L’Histoire retiendra que sont morts ce week-end Vaclav Havel et Kim Jong Il.

Elle avouera, l’Histoire, ce faisant, qu’elle a bien du mal à se constituer en histoire dès lors que la vie est simple et qu’elle daube celui qui, pour y trouver l’Histoire, y guette le sens.

Entendre quelque chose de la vie, à la vie, c’est s’aliéner à l’instant, c’est s’aliéner au fugitif, à cet instant, à ce fugitif qui ne sont pas même instant, pas même fugitif, puisque quelque chose en cet instant, en ce fugitif même, attestent qu’il ne sont rien qu’une fiction ourdie par la peur qu’il n’y ait rien hors l’invention du monde.

Qu’il n’y ait rien qui, en vérité, se nomme « vie ».

« Vie des hommes », par exemple.

Sinon ce qui, sur le néant de l’entendement de ce néant idiot qui est comme un rire, se constitue tel.

Le regard sidéré de celui en qui la contemplation a fait justice de l‘arrogance de l’entendement, par exemple.

Le regard sidéré du poète en qui s’est tue la nécessité de la rime et de l’articulation signifiante du monde.

Et qui est au lieu, du lieu, tranquille et muet sous les constellations.

La volonté improbable d’artisan du poète (ou du dramaturge) civique construisant le sens absent, faisant objet sur le néant d’être, inventant un sens dont il sait et dit (contrairement au tyran, à Kim Jong Il, par exemple) la consacrant, la superbe, l"indispensable vanité.

Laisser passer le sens absent ou lui substituer une machine qui soit l’objet fragile d’une volonté se sachant rêveuse et seule détentrice de la vie comme objet, ceci est vivre, sans doute, en homme.

Les deux morts annoncées aujourd’hui, celle du dramaturge de velours tchèque, celle du satrape carnavalesque coréen, enseignent au fond de la vie qu’elle ne cesse d’être idiote, qu’elle ne cesse d’être rien que quand, ayant renoncé à y voir un objet s’imposant à la raison, au jugement, au bon sens, en militant vaincu d’avance et généreux, en Vaclav Havel, par exemple, on en fait quelque chose.

Tous les commentaires

19/12/2011, 13:39 | Par Axel J

Encore ce pédant insupportable en Une de Mediapart?

 

"irreproductible depuis l’action d‘une idéation fondée sur la quête d’un ordonnancement de la vie en construction formulable",

wow ça c'est envoyé.

Si encore c'était du second-degré, de la dérision de son propre orgueil...

 

"ne se peut formuler"

wow z'avez vu l'inversion du ne et du se, quel style!

 

-----

Vous êtres un copain de Serge Uleski, c'est ça?

20/12/2011, 07:05 | Par Viviana Vacca en réponse au commentaire de Axel J le 19/12/2011 à 13:39

Pourquoi vous énerver ? Les journaux sont pleins de journalistes pour qui le style est l'ennemi...vous avez de quoi lire.

20/12/2011, 21:34 | Par millepertuis en réponse au commentaire de Axel J le 19/12/2011 à 13:39

tu a raison axelj il faut avoir un gout de chiotes pour mettre ce billet pretentieux a en gerbé à la Une ! et la phrase que tu cite en es jsute un exemple parmis d'autre !

21/12/2011, 07:43 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de millepertuis le 20/12/2011 à 21:34

"Gerber", avec un R.

Parmi sans s.

"Cite" avec.

Etc.

La correction de la sienne est aussi un soutien au jugement sur la prose d'autrui.

Il y a des éloges qui blessent et des catilinaires qui réconfortent.

 

21/12/2011, 07:46 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 21/12/2011 à 07:43

Il est exact que je n'écris pas pour les analphabètes, je n'ai pas cette prétention un peu méprisante selon moi...c'est ma limite, ceci dit sans ironie.

Je remercie d'autant plus Mediapart et Libération : voici des journaux où l'on peut encore écrire au sens où écrire veut dire essayer de produire de l'écriture.

21/12/2011, 08:01 | Par Viviana Vacca en réponse au commentaire de millepertuis le 20/12/2011 à 21:34

"Le sage aime comprendre ce qu'il ne comprend point. La difficulté le rend bon.

L'idiot souffre de ne point comprendre ce qu'il ne comprend point. La difficulté le rend méchant."

Sénèque

21/12/2011, 08:22 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Viviana Vacca le 21/12/2011 à 08:01

CQFD...Sénèque est un juge de paix terrible...

20/12/2011, 06:58 | Par Emmanuel Tugny

Je pourrais, en effet. Ou "je êtres".

20/12/2011, 06:52 | Par Emmanuel Tugny

Vous êtes malheureux ?

20/12/2011, 06:58 | Par Emmanuel Tugny

Ceci étant, pour obliger mon pacifique lecteur, je corrige et la phrase et l'inversion. La maison régale.

20/12/2011, 07:52 | Par Emmanuel Tugny

Je vous lis par curiosité et tombe sur :

"à toute heure du jour et de la nuit (enfin le genre de pénombre bleue qui fait office de nuit)."

 

Oh, comme c'est joli...

20/12/2011, 08:37 | Par Viviana Vacca en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 07:52

Vosu auriez pu aller encore plus loin, Emmanuel, Monsieur est un orfèvre....Rire

20/12/2011, 08:41 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Viviana Vacca le 20/12/2011 à 08:37

Clin d'oeil

Aux humbles artisans du métaphorique la fratrie reconnaissante...

20/12/2011, 08:33 | Par pim

J'apprécie l'objet de votre réflexion, du moins ce que j'ai aimé en apercevoir, la réification.

 

Votre conclusion me surprend d'autant, mais peut-être est-ce seulement par défaut d'information

"(...) ayant renoncé à y voir un objet s’imposant à la raison, au jugement, au bon sens, en militant vaincu d’avance et généreux, en Vaclav Havel, par exemple, on en fait quelque chose." écrivez-vous.

 

Chacun fait quelque chose de son existence, mais, sans doute, cela échappe-t-il au regard de certains soit parce qu'inabouti, et, visiblement d'une cohérence qui leur échapperait, soit parce que déplaisant à leur conception de la chose.

Vaclav Havel, donc, que vous encensez ici comme un modèle admirable, trouva bon, entre autres, dans cette chose que fut son existence - qu'il livra aux regards inattentifs de ses aficionados -, d"inviter à ses 75 ans, Madeleine Albright, dont on sait qu'elle fit de son existence, une chose toute entière tournée vers le bonheur des peuples, non seulement le Serbe du sud, mais aussi l'irakien.

20/12/2011, 08:34 | Par Emmanuel Tugny

Merci pour ce commentaire utile et généreux..

Chacun peut-il en vérité dire qu'il fait de sa vie quelque chose qui y soit un sens ?

Qui ne soit pas pure empreinte des aléas s'annulant les uns les autres eu regard du sens ?

Je ne le crois pas.

20/12/2011, 08:36 | Par pim en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 08:34

Joker !

20/12/2011, 08:42 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de pim le 20/12/2011 à 08:36

I swear I'm not !

20/12/2011, 09:39 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 08:34

Si, je peux dire en vérité, que je fais de ma vie quelque chose qui a un sens.

Être. Et essayer d'en témoigner par ma parole.

Et simplement parler avec autrui, l’Autre. Car quel bonheur que de se parler !
.

20/12/2011, 09:39 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 20/12/2011 à 09:39

Dans quelle mesure "être" est-il quelque chose ?

20/12/2011, 09:42 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 09:39

Qu'est-ce qui, en l'Autre, est quelque chose ?

20/12/2011, 10:03 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 09:42

J'entends l'Autre comme "quelque chose", quand sa voix n'est pas vivante, empreinte d'émotions vivantes. De nombreuses personnes, actuellement, parlent d'une voix de robot. Elles ne sont pas.

21/12/2011, 07:23 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 20/12/2011 à 10:03

Qu'est-ce qu'une voix "vivante" ?

21/12/2011, 07:23 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 21/12/2011 à 07:23

la voix n'est-elle pas la vie même...

21/12/2011, 08:04 | Par Viviana Vacca en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 21/12/2011 à 07:23

Son inflexion...

20/12/2011, 09:50 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 09:39

Être n'est en effet pas "quelque chose", mais c'était une façon de parler, pour exprimer une approche.

« Quelque chose se déploie, se tient en soi-même et ainsi s’expose. Autant
dire est. « Être », cela veut dire au fond (..), déployer sa présence
 »
Martin Heidegger

20/12/2011, 10:05 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 20/12/2011 à 09:50

Citer Heidegger ici est on ne peut plus opportun, merci pour votre exigence!

"déployer sa présence".

Explicitare.

Déplier.

Une présence n'est quelque chose qu'en tant qu'elle sécrète sa critique, son retour sur soi, son "dépliement" comme sens.

 

20/12/2011, 10:05 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 10:05

En somme, son "vouloir être" comme objet.

20/12/2011, 10:06 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 10:05

Je vous remercie pour la qualité de ce dialogue.

20/12/2011, 10:19 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 10:06

Merci à vous aussi.

Très cordialement,

20/12/2011, 09:08 | Par pim

Bon ! Vous devancez mes réponses ! Vous seriez donc plutôt Lucky Luke ...

Mais, vous avez beau jurer, je constate, moi, ce que je lis ... En bonne carte de jeu qui se respecte, vous faites la question ...

" Chacun peut-il en vérité dire qu'il fait de sa vie quelque chose qui y soit un sens ?"

et la réponse :

"Lors même qu’on en produit un double, une image, une « transsubstance » constituée en matière à entendement, en « sens », elle se venge en tournant en dérision cette fiction d‘elle-même que machine la machine arrogante à idéation, cette machine que manipule en enfant la victime d'une inquiétude (..)"

 

Pour ce qui est de la seconde question que vous posez :

"quelque chose qui (...) ne soit pas pure empreinte des aléas s'annulant les uns les autres eu regard du sens ? "

je me permets de prolonger votre réflexion : du sens ... que chacun souhaiterait donner à son existence ?

 

Il est loin d'être entendu que chacun veuille donner un sens à son existence.

Certains - beaucoup même, probablement - s'accomodent de ce qu'elle n'en ait aucun, le refusant même, comme une illusion dangereuse, un "arrière-monde". Son seul déroulement en constitue le sens, au sens strict. Ce qui n'interdit pas, sans doute, qu'ils tentent de lui imprimer une volonté qui leur est propre.

C'est donc sur cette volonté là qu'il conviendrait de s'entendre, qui leur fait résister aux aléas. Cette lutte, sans cesse menée, peut devenir le "sens" même de leur existence.

La question du succés de cete entreprise ne se pose pas vraiment, selon moi, car certains pourront croire qu'ils ont "réussi". Voilà ce dont, pour ma part, je doute, car il me semble que le succès, en la matière, n'appartient guère à l'individu, mais plutôt à une époque.

20/12/2011, 09:45 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de pim le 20/12/2011 à 09:08

Je suis parfaitement d'accord avec vous, je le dis, d'aileurs, évoquant le poète sans rime.

20/12/2011, 10:27 | Par max angel

La Vie n’est point idiote, elle est absurde.

 

Le seul sens qu’elle possède, c’est le sens unique.

Naissance, vie, mort.

Comme disait Pierre Dac : « Aux trois questions que se posent les hommes : d’où viens-je, où suis-je, où vais-je, je réponds que je viens de chez moi, je suis là et j’y retourne ».

 

Pas de vie qui ne procède la mort, ce qui fait de tout être vivant un prédateur que cela lui plaise ou non.

 

Maintenant, comme dirait mon marchand de fruits et légumes, « la vie vaut la peine d’être vécue ». Ca dépend pour qui.

Et puis quelle vie ?

 

Une vie de chien ou une vie de bactérie, l’une n’allant pas sans l’autre. Et les espèces abusivement dites supérieures parce que plus complexes auront disparu que les bactéries seront encore là.

 

Pourquoi y a-t-il de la vie ?

On s’en colle ! Il y en a. Point.

Mais pourquoi celle-ci plutôt que celle-là ? Biologistes, philosophes, physiciens, astrophysiciens, scientifiques de tous poils dissèquent la vie, passent leur vie à la comprendre et à nous la faire comprendre. C’est passionnant.

 

On comprend de mieux en mieux. Ce qui nous permet d’allonger la vie pour… mourir plus tard.

Absurde n’est-ce pas ?

Certains diraient « la vie est idiote ». Oui.

Aussi.

Paroles de vivant. Donc paroles "d’idiot absurde".

Carpe diem !

 

En attendant, il faut bien passer le temps, donc l’on s’occupe à assouvir nos besoins vitaux, puis à exciter nos sens par nos créations artistiques et notre besoin d’assouvir notre curiosité, à tenter de dominer nos angoisses et à apprivoiser notre disparition inéluctable bien moins terrible que celle de nos proches.

20/12/2011, 10:55 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de max angel le 20/12/2011 à 10:27

oui la vie est aussi simple que ça

j'ajouterais bien

nous nous obstinons à construire, réparer ce qui a été détruit, entreprenons quelques folies supplémentaires, protégeons les animaux, nous enflammons pour des broutilles, nous émerveillons d'un coucher de soleil ou de l'agitation de vagues éternelles ou encore de l'incroyable désir de se développer et de se reproduire et de survivre , humains et pas humains ( le tyran coréen s'est reproduit, pourtant c'est un humain pas humain ... ) captons tant bien que mal les ondes de notre cerveau, tentons de trouver les liens avec d'autres organismes dits inférieurs auxquels nous ressemblons si fort ( poulet, cochon, etc), apprivoisons notre mort et tremblons d'effroi, oui en hiver surtout

ah la la quelle vie ! quelle vie !

 

c'est une foutue drôle d'aventure, je ne dirai pas idiote, je ne dirai pas absurde

c'est une foutue drôle d'aventure mystérieuse !

les anges et la vie, la vie des angesles anges et la vie, la vie des anges

 

20/12/2011, 11:07 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de max angel le 20/12/2011 à 10:27

Cher Max Angel, êtes-vous si sûr de mourir ?

Ecoutez Jacques Lacan :

"La mort est du domaine de la foi. Vous avez bien raison de croire que vous allez mourir bien sûr ; ça vous soutient.
Si vous n’y croyez pas, est-ce que vous pourriez supporter la vie que vous avez ?
Si on n’était pas solidement appuyé sur cette certitude que ça finira, est-ce que vous pourriez supporter cette histoire ;
néanmoins ce n’est qu’un acte de foi ; le comble du comble, c’est que vous n’en êtes pas sûr. " ...

20/12/2011, 11:14 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 20/12/2011 à 11:07

Les termes, en effet, sont toujours des amours possibles...

20/12/2011, 13:43 | Par max angel en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 20/12/2011 à 11:07

Jaçques Laçan me les brise. Illusionniste en chef. Phraseur. Logorrhéïque suffisant. Prout !

Les oeuvres de ceux qui ont créé les font passer à l'éternité, c'est pour cela que nos grenouilles à épée de la coupole se disent immortels. Prétentieux. La plupart ne sont plus lus que par des thésards en mal de sujet.

 

A rebours, Homère & co sont toujours vivants.

Vu ce que je vais laisser à la postérité, je me revendique mortel, sans foi.

 

Ce qui m'agace c'est qu'un Laçan est en passe d'être immortel. Mais cela fera passer du bon temps à ceux qui le défendront au péril de leur intelligence et à ceux qui l'attaqueront pour la plus grande gloire de la raison.

Il faut bien rire un peu quand on vit. Non ?

21/12/2011, 07:25 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de max angel le 20/12/2011 à 13:43

"Jaçques Laçan me les brise" avec la cédille du ça...ça l'aurait fait rire...

20/12/2011, 10:56 | Par Emmanuel Tugny

@Max On dirait un peu du Vaclav Havel des débuts...

20/12/2011, 13:33 | Par max angel en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 10:56

Flatteur,va !

Mais je préfère Vaclav Havel à ses débuts plutôt qu'à sa fin. Sa soumission à l'Empire m'a un peu déçu. Il s'en est d'ailleurs un peu repenti, ce qui l'honore.

21/12/2011, 07:26 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de max angel le 20/12/2011 à 13:33

Pas faux.

Flatteur, moi ? Oh non...

20/12/2011, 12:04 | Par Emmanuel Tugny

@La Dame

Churchill " J'aime les porcs. Le chat vous regarde par dessus, le chien par dessous. Seuls les porcs vous contemplent en égaux".

20/12/2011, 17:39 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 20/12/2011 à 12:04

pour de gaulle nous sommes des veaux

pour churchill, des porcs

j'aime ces parentés animales, elles nous remettent à notre juste niveau ..

 

21/12/2011, 07:27 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 20/12/2011 à 17:39

Mais Churchill adorait les porcs, il en a élevé à Chartwell jusqu'à sa mort, au péril de sa santé.

20/12/2011, 19:38 | Par grain de sel

La vie est idiote, mais malheurement il n'y a pas qu'elle !

21/12/2011, 07:28 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de grain de sel le 20/12/2011 à 19:38

Ne sommes-nous pas la vie ?

Vous connaissez un "autre chose" de la vie ?

21/12/2011, 07:30 | Par Emmanuel Tugny

J'avais bon espoir, ceci dit, d'échapper jusqu'au bout à cette plaisanterie fine...c'est raté...il y a toujours, au théâtre du monde, quelqu'un pour dire l'attendu...

21/12/2011, 07:32 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de Emmanuel Tugny le 21/12/2011 à 07:30

Mais ceux qui suivent ce blog se réjouiront de ne pas avoir encore vu paraître Boileau et son apophtegme...

21/12/2011, 16:03 | Par bendidonc

La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans à l'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.

L.F.Céline

22/12/2011, 06:19 | Par Emmanuel Tugny en réponse au commentaire de bendidonc le 21/12/2011 à 16:03

Quelle merveille : merci !!!

22/12/2011, 06:30 | Par Emmanuel Tugny

Face à la souveraineté exercée sur la "vie nue" (Agamben) qui est sans ordre et partant toujours possiblement victime consentante, recours à la revendication militante d'une "vie-costume", d'une "bios" conçue depuis la volonté interne, "virile" du sujet en situation, d'être, au monde, "quelque chose et pas autre chose".

22/12/2011, 06:37 | Par Emmanuel Tugny

Ou encore :

 

Face à la souveraineté exercée sur la "vie nue" (Agamben) qui est sans ordre et partant toujours possiblement victime consentante, recours à la revendication militante d'une "vie-costume", d'une "bios" conçue depuis la volonté interne (auto-nomos), "virile" du sujet en situation, d'être, au monde, "quelque chose et pas autre chose". D'être aimé comme ordre et comme sens, par exemple.

22/12/2011, 06:56 | Par Viviana Vacca

Cela définirait une post-modernité de l'engagement !

22/12/2011, 07:07 | Par Emmanuel Tugny

Un "engagement nu"...

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