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Pour un débat alternatif

Le débat est lancé. Non pas pour ou contre l’identité nationale (quel sens une telle alternative aurait-elle ?), mais pour ou contre le fait d’en débattre. La gauche se divise, et le piège mis en place hier par Nicolas Sarkozy, et aujourd’hui par Éric Besson, se referme sur elle. Comment ne pas y tomber ? En restant muet, disent certains. « Cela ne vous regarde pas », dit ainsi fort justement Mathieu Potte-Bonneville. Toutefois, n’est-ce pas du même coup abandonner le terrain de la discussion publique à l’adversaire ? D’où une option différente : et si l’on proposait une alternative… alternative ? Non pas : faut-il débattre de l’identité nationale, ou non ? Mais plutôt : faut-il débattre de l’identité nationale, ou de la politique d’identité nationale ?

L’objet de ce second débat, ce ne serait pas tant de dénoncer une intention électoraliste évidente (« politicienne ») que de prendre pour objet la politique d’un ministère.

 

La distinction se comprendra aisément si l’on considère deux sondages récents, que présentent deux articles du Parisien. Le premier, publié le 29 octobre, rapporte que « 64% des Français estiment que l’objectif principal du gouvernement avec le débat sur l’identité nationale correspond ‘avant tout’ à une ‘volonté de mobiliser les électeurs de droite en vue des élections régionales’, selon un sondage BVA pour Canal +. » Le second, publié le 31 octobre, présente « un sondage (CSA / Le Parisien/Aujourd’hui en France) sur les Français et le thème de l’identité nationale. 60 % des personnes interrogées pensent que ‘c’est une bonne chose’ que l’identité nationale devienne un thème de débat dans la société française. » Comment penser ensemble ces deux enquêtes ?

 

On semble en effet arriver à des conclusions bien différentes. Selon l’article du 29 octobre, parmi les enquêtés, « seuls 23% sont pour ‘l’obligation pour les jeunes Français de chanter la Marseillaise au moins une fois par an’. » BVA le résume plus brutalement sur son site : « l’accueil est très contrasté entre un contrat d’intégration qui séduit, et une Marseillaise qui fait un flop. » Or à en croire la une du Parisien le 31 octobre, les Français pensent à « 77% que l’hymne national est sacré ». Au pays de la laïcité, la Marseillaise serait tout compte fait la Bible de la nation. Comment comprendre l’inversion du pourcentage ?

 

D’abord, pour arriver à77%, il faut additionner les 50% pour qui la Marseillaise est « un élément très important », et les 27% qui répondent seulement « assez important ». Mais surtout, la question diffère : c’est « l’obligation pour les jeunes Français de chanter la Marseillaise au moins une fois par an » qui fait « un flop », tandis que c’est « pour l’identité de la France » que la Marseillaise est jugée un élément « très » ou « assez » importante par plus des trois quarts des sondés. La contradiction apparente (les Français seraient contre les 27 et 28 octobre, puis les Français seraient pour les 28 et 29 octobre) se résout donc aisément si l’on considère que le premier sondage porte sur la politique d’identité nationale, et le second surtout sur l’identité nationale.

 

Un autre élément le confirme : alors que dans le sondage CSA seulement 31% des personnes interrogées jugent « l’accueil d’immigrés » « très important pour l’identité de la France » (à quoi on peut il est vrai ajouter les 42% pour qui c’est « assez important »), dans le sondage BVA, parmi les « pistes lancées par Éric Besson », c’est à « l’instauration d’un contrat d’intégration » que 62% étaient favorables. On notera au passage que les sondeurs répercutent l’ignorance du ministère, dont le communiqué du 26 octobre proposait « la mise en place d’un contrat d’intégration républicaine pour les étrangers entrant et séjournant sur notre territoire » : c’était oublier que la signature d’un Contrat d’accueil et d’intégration est obligatoire pour tous les étrangers qui souhaitent résider en France depuis le 1er janvier 2007…

 

Le point sur lequel convergent cependant les deux sondages, c’est la langue française. Pour CSA, 80% la jugent « très importante » (ce ne sont donc pas tant « le drapeau et la Marseillaise » que « les Français plébiscitent », contrairement au titre du Parisien, que leur langue – conformément d’ailleurs à la Constitution, dont l’article 2 stipule que « la langue de la République est le français »). De même, si le contrat d’intégration obtient le plus fort soutien dans l’enquête BVA, c’est sans doute en raison de sa définition, qui porte sur la « pratique du français » et les « connaissances des valeurs de la République. »

 

S’il faut accorder du crédit au sondage, la leçon est d’ailleurs intéressante. En effet, la maîtrise de la langue fait désormais partie des conditions préalables au regroupement familial ; autrement dit, il faut déjà parler français pour avoir le droit de rejoindre en France son conjoint immigré. La question soumise aux personnes interrogées révèle une logique toute différente : ce contrat « demandant aux immigrants d’améliorer leur pratique du français » pose une condition non a priori, mais a posteriori. Autrement dit, non pas : pour venir en France, il faut être intégré ; mais : une fois en France, il faut s’intégrer. Soit deux conceptions de la nation : la première est condamnée à être fermée, faute de pouvoir intégrer, tandis que la seconde est ouverte, en pariant sur sa capacité d’intégration.

 

On voit aussi, de nouveau, la différence entre l’identité nationale (la langue française est un élément d’intégration important) et la politique de l’identité nationale (la langue française est un instrument pour freiner l’immigration familiale). On aurait donc tout intérêt à faire fonctionner dans le débat cette distinction de manière systématique – voire à l’appliquer au-delà : c’est ainsi qu’il conviendrait, de la même manière, dans le débat public, de parler autrement de la question immigrée. On verrait mieux ainsi que le problème aujourd’hui, ce n’est pas tant l’immigration que la politique d’immigration.

 

P.S.: Sur le même thème, mais avec une perspective différente, je me permets de signaler une autre contribution, sur "les femmes au service de l'identité nationale".

 

 

Tous les commentaires

Donner les clefs pour comprendre deux sondages qui étaient en apparence contradictoire et montrer que le piège est bien dans le refus de débattre, Bravo, tout simplement!

En effet, la ficelle est grosse, la volonté de faire diversion sur le thème de l' identité nationale pour rattrouper les électeurs de droite et d' extrème droite est évidente.

La gauche n' est pas dupe. Mais s' exclure du débat serait perçu comme une fuite, un désintérêt pour les citoyens. De plus , ne pas en profiter pour réaffirmer les valeurs de la République:

- telles que la France les a défendues depuis plus de 200ans,

- telles que la gauche les conçoit,

- telles que le Conseil National de la Résistance les a mises en application,

- telles qu'il faut les voir avec l' évolution de la société actuelle,

... serait une grossière erreur. Ce serait tomber dans le piège du "socialiste-UMP-besson", relayé à grand bruit par les médias.

Bien sûr, en débattre obligerait à corriger les déformations, "buzzages", dénigrements auxquels ne manqueraient de se livrer les UMP-médias !

Cela demande du courage, du travail, d' avoir des idées très claires sur la question...

 

Absolument d'accord, Josie.

Si on a des idées claires sur ce que devrait-être, aujourd'hui, "l'identé d'un peuple de citoyens", dans la continuitée d'une aspiration dont les révolutionnaires, des XVIIIème et XIXème siècle, en France, et du XXème siècle, en Russie, étaient porteurs, la meilleure solution ne serait-elle pas de passer à l'offensive ? piégeons les piégeurs... Mais avons nous les idées claires ?

Cordialement

http://www.mediapart.fr/club/blog/faunus/031209/diversion-sur-lidentite-nationale

 

Comment peut-on débattre d'une identité ? L'identité française, puisque c'est de cela qu'il faut soit-disant débattre, est essentiellement faite d'une histoire longue et compliquée. Dans l'histoire de France, il y a plusieurs versions que chacun peut mettre plus ou moins en exergue. Pour moi, l'histoire du mouvement ouvrier français est déterminante, c'est l'histoire de la révolte des Canuts, la Commune de Paris, le Front Populaire, le Conseil national de la Résistance, Mai 68, la grève des LIP, elle est là mon identité de référence.

Il y a aussi l'anticolonialisme, certes minoritaire mais qui a existé et existe toujours dans le soutien actif à la grève des travailleurs Guadeloupéens et dans la commémoration des crimes du 17 octobre 1961.

Il faudrait savoir de quoi on parle si c'est de nation, de territoire, d'Etat , de drapeau, de langue.

D'accord je parle français mais auparavant on m'a empêché de parler l'occitan de mes parents, je pense que les deux n'étaient pas incompatibles. Je me réfère à ce que je pense être encore un Etat de droit, pour combien de temps encore avec Sarkosy? Je suis de 2 territoires: banlieue parisienne délaissée et village des Pyrénées en voie de désertification, je me bats pour maintenir leurs services publics importants pour l'identité du pays.

Quand au drapeau et à la Marseillaise , franchement je ne trouve pas que ce soit l'essentiel. Si dans les plis du drapeau il n'y a que le nationalisme con du genre, on est les Français tous les autres ne sont que des métèques, ça ne m'intéresse pas. Et pour la Marseillaise, comme disait Brassens la musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas.

J'oubliais la religion , mais étant d'une laïcité un peu ringarde j'estime que la religion est l'affaire de chacun et n'a pas à intervenir dans les affaires de la cité.

Monsieur Besson qui veut nous faire débattre de l'identité nationale pour avoir notre aval dans l'expulsion des sans-papiers, serait bien avisé de regarder de près qui nettoie sa rue et qui lui sert de domestique . Les patrons français ou non recherchent les immigrés parceque avec eux c'est plus facile de ne pas appliquer le droit du travail et le droit social en général . Cher Mr Besson c'est une question de coût de main d'oeuvre ! Il faut savoir ce qu'on veut dans la vie.

En conclusion je me reconnais de nationalité française comme l'indique ma carte d'identité ce qui ne m'empêche pas d'être solidaire d'autres peuples, et d'être consciente qu'on n'est pas seuls au monde.Ce qui m'oblige à me désolidariser de mon gouvernement quand il est oppresseur d'autres peuples.Je ne me reconnais en rien dans la volonté d'exclure ce qui viennent poussés par la misère.

La France est dans l'Europe et si chaque pays européen se met à affirmer très fort son identité, ça va se terminer comment cette affaire ?

Salut les métèques !

 

 

Décodage important. Merci.

Il ne faut pas participer à ce "débat" d'Eric Besson, qui est un train en cachant très mal un autre.

Mais proposons, à gauche, un "dialogue" entre Français.

Un scoop?
Le Pen a pris sa carte au FN...
On en débat?

Un scoop?
Le Pen a pris sa carte au FN...
On en débat?

Etranger ! et plus particulièrement aujourd'hui, Afghan !

ne me laisse pas seul avec les français

 

 

 

Merci de cette leçon de choses sondagières.

Au rang des raisons de faire diversion que peut avoir le ministre de l'immigration, n'oublions pas qu'il a sur les bras une grosse grève des travailleurs sans papiers, presque absente de la presse, sauf Mediapart, et dont nous suivons le développement ici : 4592 grévistes au comptage du 29 octobre au soir, 47 sites occupés.

Ce mouvement innove politiquement. En effet, le gouvernement n'a pas l'initiative dans cette affaire. Les instigateurs (11 syndicats et associations) ont choisi la forme, la date et la couleur: la solidarité. Le ministère est sur la défensive et sous la pression des patrons. Il a ouvert les négociations assez vite mais il ne s'en est pas vanté.

Ce mouvement innove aussi sur le plan de l'identité nationale:

- Une solidarité nouvelle entre travailleurs: pour les syndicats engagés (CGT, CFDT, Solidaires, UNSA, FSU), ce ne sont plus des immigrés concurrents, mais des travailleurs faisant face à des patrons pour faire respecter leurs droits. Cette expérience de la militance peut faire par la suite de ces travailleurs étrangers une base forte.
- Une collaboration originale entre syndicats et associations (LDH, Cimade, RESF, Femmes Egalité, Autremonde, Droist Devant!!): seuls les syndicats sont admis à négocier avec le ministère, mais ils se concertent systématiquement avec les associations. Les compétences des uns et des autres se complètent et se renforcent mutuellement.

- La condition de ces travailleurs sous-payés, maintenus dans la précarité et l'insécurité, est un volet essentiel de cette souffrance au travail dont on parle tant. Ce que souligne fort justement "cerise" plus haut dans la discussion.

A propos d'identité nationale.

 

La « nationalité » se demande, s'octroie, peut se revendiquer à partir d'une carte ou d'un passeport. Il n'en est pas de même de l' « identité nationale » qui est de l'ordre de l'intime, du vécu.

Pour bien me faire comprendre, je vais m'appuyer sur des exemples simples. Ils ne sont pas simplistes pour autant.

Je me revendique caussenard... Le Causse de Sauveterre est le berceau de ma famille paternelle et pourtant je n'y ai vécu que quelques mois ! A 80 ans, je vis en Isère mais ne me reconnais pas isérois, aucun lien ne me relie à ce territoire. J'ai tendance à me présenter comme Lyonnais parce que je vis à quelques kilomètres de Lyon où j'ai habité plus de 20 ans. Cependant pour un Lyonnais issus du tréfonds des beaux quartiers de la ville... il est probable que je ne suis pas Lyonnais. Mon identité régionale est-elle Caussenarde, Iséroise ou Lyonnaise ?

Le petit ramoneur savoyard qui s'installait à Paris était-il aussi parisien qu'un petit parisien d'origine ? Aujourd'hui encore, le breton qui s'installe à Paris... est-il parisien ou breton ?

L'identité c'est à la fois ce que l'on ressent au fond de soi-même et la manière dont les autres nous perçoivent.

Mon fils vient de mourir après avoir vécu 15 ans au Venezuela. Il était incontestablement français par ses origines et pourtant quelque part, au fond de lui-même, il avait adopté l'identité vénézuélienne et les vénézuéliens lui reconnaissaient, au-delà de la nationalité, cette identité.

L'identité, c'est en quelque sorte une abstraction indéfinissable autrement que par une approche de l'intime de chaque individu, de son vécu, de sa sensibilité.

Difficile !

Quelle était l'identité nationale de mon fils ? Qui pourrait répondre à cette question à la lecture de ce qu'écrivait le « journal des Andes » à son sujet ?

« Jean Luc et son épouse Séverine s'étaient établis à Mérida comme dans leur second pays. Ils y sont demeurés plus de quinze ans. Dés lors, nous avons connu de nouveaux vénézuéliens à l'accent français, comme certains me l'ont dit. C'est que Jean-Luc s'était intégré à notre population avec tant de spontanéité qu'il était difficile d'imaginer qu'il avait grandi et vécu à Lyon, en France.

Il nous laisse un legs précieux de travail et de persévérance, d'amitié, de solidarité exemplaire et d'allégresse pour entrainer notre pays au-delà de ses difficultés.

Durant ses derniers mois, il se consacrait à son studio d'enregistrement et à la production de documentaires musicaux pour la télévision vénézuélienne.

 

La liste de ses activités pour la ville de Mérida est importante. Son service de guides de tourisme dans nos montagnes lui avait permis de connaître la région aussi bien que s'il était né dans les páramos andins.

 

De Jean-Luc, il faut aussi retenir la passion du football. Durant la saison du championnat, il commentait les résultats de l'Olympique Lyonnais. S'il s'agissait de sélection il s'exprimait sur l'équipe de France... mais n'oubliait pas la Vinotinto (l'équipe vénézuélienne). Chaque dimanche il se rendait au stade avec son fils pour encourager les milagres de Estudiantes de Merida. »

 

J'insiste, quelle était l'identité nationale de mon fils ?

Aussi je me hasarde à demander à Monsieur Besson de définir l'identité nationale de sa compagne. Si sa famille vit depuis quelques générations en France, il est probable qu'elle se reconnaisse française... mais que tout de même, au delà de la langue, de l'habillement, des habitudes, de l'école... elle ait conservé au fond d'elle-même une certaine nostalgie de son pays d'origine comme j'ai gardé celle de mon Causse de Sauveterre. Si elle est arrivée récemment en France, il est possible qu'elle ne se reconnaisse pas encore française même si elle a un passeport, une carte d'identité qui lui donne la même nationalité qu'à moi. Elle peut même connaître la Marseillaise et reconnaître le drapeau national.

L'identité nationale ne s'octroi pas. Elle ne se revendique pas non plus.

Il serait peut-être sage, Monsieur Besson, d'abandonner la vaine polémique que vous avez soulevée. A moins que... politique oblige ?

Jean Malet

Lu et "recommandé" ! :o)

 

Pour info, le site officiel du "Grand débat sur l'identité nationale" :

 

http://www.debatidentitenationale.fr/

 

 

Identité nationale ?

Réponse ici : Le Testament Français d'Andréï Makhine. Comme pour les vins, il y a des crus dans les Goncourt. Celui là est des meilleurs.

Bravo,Cerise,merci Jean malet...Ce débat me renverse ...je ne sais pas ce que c'est que l'identité nationale. Je ne me sens rien de commun avec J.M. Le Pen , en dehors de la langue, par contre beaucoup d'affinités avec tous ceux , de par le monde, qui se battent parfois jusqu'à la mort , pour la justice et la liberté.

Beaucoup d'affinités pour ceux qui , en France ou ailleurs se battent pour l'égalité et la fraternité, pour ceux qui ont résisté, pour ceux qui résistent aux atteintes aux droits de l'homme .

Je pense qu'il faut y aller , ne pas laisser la parole uniquement à ceux qui mélangent identité nationale et immigration, à ceux qui nous tirent vers le bas,vers les dangers toujours là...

Papier très intéressant, mais attention: dans "... Un élément du sondage CSA que ne reprend pas le quotidien qui l’a commandé, c’est la différence entre l’électorat de Nicolas Sarkozy et celui de Jean-Marie Le Pen, deux fois plus nombreux à considérer ce débat comme « une mauvaise chose » (35% contre 17%) : sans doute le soupçon d’électoralisme, que révélait le sondage BVA, y est-il pour quelque chose...." le lien renvoi à une sondage de daté de mars 2007 "le thème de l'identité nationale dans le débat présidentiel" qui indique effectivement les chiffres de 17 et 35% Surpris

Vous avez tout à fait raison, j'avais tout à fait tort, je vous remercie de l'avoir signalé, et j'ai donc corrigé (en supprimant ce passage) : toutes mes excuses pour cette erreur!

Monsieur Fassin,

Non au débat. Même alternatif. Même participatif. Même festif. Oui à la politique. Le débat, c'est un leurre. Une diversion. Une capitulation. Pendant ce temps-là... L'Etat travaille d'arrache-pied à la destruction du pays.

Besson est devenu Ministre de la Propagande. il faut faire oublier l'affaire du Prince Jean, de Mitterrand, les 400ME à Tapie, L'affaire Clavier et le Préfet viré,les 'coupables' de Clearstream et l'avocat du Président partie civile qui plaide 4h,les tests ADN pour retrouver le scoot du fiston,les oubliés de Gandrange,le ' casse toi...',le ' si on n'a pas une Rolex...', les potes du Fouquet's,l'interdiction des manifs et les plaintes pour offense au Chef de l'Etat...Il faut des voix pour les Régionales, d'ou' ce débat débile qui rappelle la France du Maréchal.....Triste France de Sarkozy.

N'étant pas doue pour la philo je laisse tout ça au "neurones torturés" pour éclairer et épater la galerie d'explications hasardeuses. En effet, comment ne pas commenter et accepter les paroles de la Marseillaise: " un chant impure abreuve nos sillons." pour les connaisseurs la suite de ce chant guerrier de l'armée du Rhin est de la même veine il correspond bien au moment de sa création par Rouget de L. Après la Rév olution, la Commune, les guerres en Europe et Coloniales, la contruction Européenne, la mondialisation. Bref tout a changer. Ne devrait on pas adopter un hymme ou le texte est en concordance avec notre époque. Imposer ses paroles pour"rabacher" ce n'est pas la recherche d'une identité c'est de l'extrémisme. Pour l'avenir, gardons que la musique, les paroles au moment des hommages en souvenirs des Morts pour la France.

Je crois que la Révolution de 1789 est l'un des constituants majeurs de l'identité politique de la France. La Marseillaise, avec ses paroles effectivement violentes et aggressives, en est directement issue. C'est pourquoi elle doit, à mon avis, perdurer dans cette forme en tant symbole de la Révolution.C'est précisément parce que tout à changé, que personne ne peut plus croire aujourd'hui possible de répandre du sang dans les sillons de la Brie, de l'Artois ou de la Picardie. En revanche il faut consacrer dix fois, cent fois plus de temps à l'apprentissage du pourquoi de la Marseillaise (L'Histoire) qu'à l'apprentissage des paroles.

à part celà, tout à fait d'accord avec Eric Fassin

La Marseillaise, chant obligatoire pour les élèves des écoles françaises, emblème de l'identité nationale ....

vraiment , mais est-ce bien raisonnable ? :

Par exemple prenons la phrase :

"contre nous, de la tyrannie l'étendard sanglant est levé .."

outre que les gamins des écoles élémentaires et des collèges ont bien du mal à comprendre le sens de cette phrase, qui prend à rebrousse-poil l'ordre franco-français du sujet et du verbe, voilà une tournure syntaxique qui rappelle furieusement le latin ou plus près de nous, historiquement, le germain ...

Certes ça ne manque pas d'allure mais ceci dit :

la Marseillaise est-elle vraiment un garant de notre nazional-identität ?

that is the question.

Mais passons : mon sentiment est que ce débat n'a aucune valeur, hors l'enfumage des citoyens à basses fins électoralistes. Peut-être aussi comme le suggère l'excellent canard enchaîné, ce pauvre Besson est tellement traître qu'il ne sait plus très bien où est son identité, alors il demande aux français de l'aider ?..

La meilleure réponse à apporter à Mr Besson est le boycott pur et simple :

On pourrait proposer, à la place, un grand débat Européen sur les droits de l'homme et du citoyen, ça aurait un peu plus de classe et servirait un peu moins à rien.

On peut aussi en rire, c'est finalement une des rares choses qui nous reste en Sarkoland, encore gratuite et pas encore interdite.

 

Pour moi l'identité nationale, c'est exactement le contraire du ministre éponyme : je crache sur ce que j'ai adoré, j'adore celui sur lequel j'ai craché. Le pays des droits de l'homme, du siècle des Lumières, de l'égalité, de la Fraternité, qu'est-il devenu ? Il est vrai qu'il y a des précédents ; pendant l'occupation le gouvernement et les ministres de Vichy étaient du même accabit. L'Histoire peut encore connaître des revirements qui remettront à leur place les valeurs qui nous ont rendus fiers d'être français.

c'est en fait tout simple et dépend du contexte : lorsque mon père fuyant une italie se fascisant en 1936 entre en France avec un diplome d'ingénieur, il est relegué à déboucher les chiottes et laver les rues du village savoyard oû il arrive ! Il ne connait que très peu la langue, apprends et puis demande la nationalité française en 1938. Deux mois avant la déclaratiob de guerre, il reçoit ses papiers !! Il est athée et socialiste, malgré une famille très catho pratiquante et proche des personnes qui entourent Musolini, mais mon père est un humaniste, il le restera. Il admire la France, la patrie des droits de l'homme et il risquera sa vie pendant la guerre en étant résistant de la première heure. Il m'a souvent dit avant sa mort accidentelle ne 1963 dans un accident de la route ou il entraina ma mère, la France c'est les valeurs de sa devise, trois mots indissociables qui nous rendent libres j'en ajouterai un autre laïcité. voilà ce qu'est mon identité française. Lorsqu'il s'agit de faire travailler des clandestins au noir dans le métro pour faire refaire les trottoirs la nuit, à la main, les mains dans le goudron brûlants ou soulevant des morceau de ciment de 50 kilos sur l'épaule oû sont les vrais français ?

Surtout qu'on entend dire que des patrons feraient venir sciemment des clandestins qu'ils paient moins cher (et on charge ces derniers, silence sur celui qui les obtient, y compris sur ses méthodes) ! Exemple d'un immeuble de quartier entamé par un promoteur, est-il seulement le seul... Fondations, murs érigés à grand bruit et avec force mouvements, les ouvriers ont posé fenêtres, portes, carreaux et puis stop du jour au lendemain. Un chantier arrêté depuis plus de deux ans où l'herbe pousse sans problème !

Excellent billet qui replace bien le sujet dans sa perspective.

Merci Eric Fassin.

C'est le moment de faire débat avec Besson et Sarko, en effet, et de les pousser sur le terrain qu'ils n'aiment pas.

Quelle politique d'immigration pour quelle politique d'intégration?

Que veut l'immigré, devenir français, ou simplement travailler?

Veut-il fuir un pays le temps où il est en danger, ou cherche-t-il de nouvelles valeurs, et de nouveaux horizons?

On doit débattre de l'immigration, ses causes, ses effets, et le meilleur moyen d'en faire ce qu'elle a toujours été, une chance pour le pays d'accueil, et pas un désastre pour le pays laissé qui voit sa population amputée parfois des plus aventureux, et parfois aussi les meilleurs de ses cadres.

Quant à l'identité nationale, je n'en sais rien, mais pour ce qui est de l'unité nationale, par contre, en attaquant l'école laïque, les services publics, la sécurité sociale, les institutions de la république les plus vénérables, et enfin le sentiment du Droit et de la justice indépendante, elle a pris de très mauvais coups qu'on ne soignera pas à coups d'incantations sur fond de Marseillaise.

Les internationaux de la finance et de la banque à passeport français peuvent pleurer la nation, ils sont très mal partis.

Et faire l'union sacrée pour défendre le fric, sur les malheureux qu'on connaît pour leur immense faiblesse de sans papiers, sans logis, sans travail, et sans droits maintenant, en France, dans ce pays, où la carte d'identité nationale n'est plus une pièce justificative valable, à cause de leurs promoteurs est encore un piège des sarkozistes.

Les même qui font détruire ce pays, en pleurant la nation, et qui remontent nos usines émigrées aussi celles là, mais chez les dictateurs, et les exploiteurs de misère.

C'est assez.

Moins de Marseillaise, et un peu plus de Ah, ça ira!

Qu'on joue donc la musique qui convient!

 

Ce débat sur l'Identité "Nationale" française est bien entendu un FAUX DÉBAT. Ce qui est grave, c'est, que Sarkozy-Besson mobilise les Préfets et les Sous-Préfet pour organiser, pendant trois mois, ce faux débat, sans la moindre base légale. Ce qui constitue un ABUS de Pouvoir. C'est le retour à Napoléon 3 et au régime de Vichy. Curieusement, Fillon reproche aux 63 députés UMP leur article dans la presse, sur le grand emprunt, en leur disant que ce débat doit se faire à l'intérieur de l'UMP. Il ne regarde donc pas les Français(e)s. Si Sarkozy a voulu faire, de l'Identité française, un thème de sa campagne présidentielle pour piper les voix de Le Pen, c'est son affaire, mais mobiliser l'administration, pendant trois mois, pour mener une campagne de propagande idéologique démontre à l'évidence que l'État n'est plus neutre. Pour Sarkozy, l'État est devenu sa chose. 156 milliards de déficit budgétaire en 2009, 30 milliards de déficit de la Sécurité sociale, la suppression de la Taxe profesionnelle (un cadeau de 12 milliards aux entreprises, après d'autres cadeaux fiscaux et de cotisations sociales), c'est la faillite. l'autonomie et la démocratie des collectivités locales sont menacées, avant même sa loi sur les restructurations, les compétences et la nouvelle Loi électorale garantissant à Sarkozy et son clan une majorité à l'Assemblée Nationale et dans les collectivités locales devenues de simples territoires, un habile glissement sémantique (la novlangue) qui en fera sa chasse gardée... Il est urgent, que l'opposition saisisse le Conseil d'État pour faire cesser cette mascarade....

Je suis tout à fait d'accord - et j'ai essayé de le souligner lors de plusieurs interviews sur le sujet : le "grand débat" mobilise non seulement "les forces vives de la nation", mais les moyens de l'Etat, pour ce qui est en fait un thème de campagne de la droite au pouvoir. J'aimerais que l'opposition de gauche le dise haut et fort.

 

Le président compte d'ailleurs s'appuyer aussi sur l'Institut Montaigne, financé par Axa, Dassault, Bouygues, etc., puisqu'il en conclura le colloque du 4 décembre (sur ce sujet, voir sur Mediapart l'article de Gérard Desportes le 10 octobre, repris le 26 octobre avec celui de François Bonnet). Ce financement indirect sera-t-il aussi inclus dans les comptes de campagne ?

L'opposition est bien molle pour dénoncer cette mascarade et pourtant avant le 4 décembre il faudrait arrêter tout ça ou au moins le tourner en ridicule, en dénoncer les sources de financement, l'électoralisme. Comme pour l'affaire J.Sarkosy la pression pourrait peut-être faire reculer tous ces affreux. Si vous trouvez un moyen de protesta dites le, on y va !

 

avant de lancer le débat sur l'opportunité de participer ou non au débat sur l'identité nationale, il me semble qu'il faudrait d'abord lancer le débat sur l'opportunité de participer ou non au débat sur l'opportunité de participer ou non au débat sur l'identité nationale.

Mais peut-on le faire sans un débat préalable ? Sourire

 

Ce débat nous ramène à une autre époque peu glorieuse de notre histoire, il me fait penser à une autre perception de la nation, à une époque où l' Etat français organisait des expositions sur le thème du juif et la France. Débattre c'est collaborer; refuser c'est résister. Sur l'identité nationale peu d'illusion, il suffit de lire ou relire Céline qui su si bien décrire les dérives opportunistes de l'âme française. Car c'est bien dans ces travers que nous pousse ce débat organisé en Préfecture. Le Pen à la place de Sarkozy aurait déclanché un tolé tel qu'il l'aurait aussitôt remisé. Sarkozy a le mérite de planter le décors des nouveaux fascismes des oligarchies de la finance dont il se fait le vassal, dans une dérive populiste, et un démentèlement de tout notre patrimoine national; c'est là le seul débat qui vaille.

Qu'est-ce que ça aurait été mieux un débat sur l'identité européenne et sa perception par les Français !!! Dommage. Que donnent les débats en Corse, organisés par le préfet, à supposer qu'il existe ? je n'en entends pas parler . Plus sérieusement, que n'aurait-on pas dit si un tel débat avait été programmé en Allemagne, en Pologne, ou dans l'Italie de Berlusconi, ou encore dans certains pays européens ex-communistes, où fleurissent les partis xénophobes, comme en Bulgarie, en Slovaquie, en Roumanie ou en Hongrie ? Bref .... Les Suisses se sont aussi prononcés contre "la racaille française" (sic) qui va travailler dans leur pays dans les régions frontalières . A chacun sa racaille !!!!

Ne pas vouloir participer à ce débat taillé aux épaules UMP, ce n'est pas fermer sa gueule!

Au contraire ...............

 

BOOMERANG

Jusqu'a il y a 2 ou 3 jours ce débat semblait un piege qui se refermait sur la gauche, et puis les reunons de ceux qui veulent participer ont commence , et micros et cameras se sont "tendus" et le piege c'est trasforme en boomerang pour la droite

Ne débattons pas avec ces gens la, ma France n'est certainement pas la leur.

les francais tranchent tout lts 5 ans.

A propos de la Marseillaise :au Lycée Stendhal -Grenoble, on nous faisait chanter le lundi matin le couplet dit "du Maréchal": Amour sacré de la patrieetc.etc...Or, le 1er lundi suivant le débarquement angloamér. en Afrique du N. nous faisons courir le mot d'ordre, nous jeunes résistantes, de chanter le 1er couplet : "le jour de gloire est arrivé "-Voyez, ça pouvait avoir un sens !!!Le bruit court si bien qu'au moment du lever du drapeau la directrice s'avance : "L'heure est grave aujourd'hui nous ne chanterons pas "!Retrouver de tels souvenirs de l942...en 2009 ne donne pas envie de débattre, non, de l'identité nationale !

Et à Mayotte, est-ce que ce "débat" est d'actualité ?

Rien à voir ... peut-être, mais un lien que j'avais envie de diffuser :

http://www.mediapart.fr/journal/international/131209/mayotte-letat-tente-deviter-une-explosion-sociale 

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