Thématiques du blog
À vous de juger : l’aveuglement médiatique
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Dans les médias, l’absence de Vincent Peillon a fait oublier la présence de Marine Le Pen face à Éric Besson le 14 janvier sur France 2, dans l’émission « À vous de juger » – et c’est bien dommage.
On comprend certes la réaction des responsables de France Télévisions, qui se découvrent à cette occasion une vigilance démocratique sans faille : le PDG, Patrick de Carolis, affirme ainsi dans une lettre au Parti socialiste que ce « boycott menace le fonctionnement même du débat démocratique dans les médias audiovisuels, qu’ils soient publics ou privés », tandis que Patrice Duhamel, directeur général, déclare avec une détermination exemplaire : « Le service public ne se laissera pas manipuler. » Et d’ajouter, faisant la preuve d’une conscience historique aveuglante : « De mémoire de responsable des médias, ça doit faire vingt ou trente ans que je n'ai pas entendu une telle énormité. » En revanche, à ce jour, ces responsables n’ont pas encore réagi aux attaques répétées de l’Élysée contre « l’imprudence coupable » des reporters de France 3 retenus en otages en Afghanistan.
Quant au débat lui-même, on n’en trouve guère de commentaires dans les médias : on pourrait croire qu’il n’a pas eu lieu. Le communiqué de Vincent Peillon invitait pourtant à le regarder autrement : « Que monsieur Besson, madame Le Pen et madame Chabot restent entre eux. » C’était poser la question essentielle : quelle est la différence entre la politique d’identité nationale et d’immigration menée par le gouvernement et l’idéologie du Front national ? Le SNJ-CGT de France Télévisions s’en était inquiété avant l’émission : un débat entre « la représentante de l'extrême droite et celui qui banalise ses idées ne peut que mal tourner ». En même temps, leur confrontation devrait contraindre l’un et l’autre à se démarquer, ou sinon à se démasquer. Or, étrangement, cette question semble n’intéresser plus personne dans les médias : il s’agirait selon Libération d’un « débat brouillon », « au ras des pâquerettes » à en croire RTL, et qui ne rencontrerait pas, juge Le Figaro, « l’intérêt des Français ».
La défection de Vincent Peillon le 14 janvier a également fait oublier celle d’Éric Besson face à Marine Le Pen : celui-ci avait préféré renoncer au débat sur l’identité nationale prévu la veille à Liévin, et annulé en conséquence. Sans doute le ministre avait-il alors déclaré : « Je m’en fiche de ce qu’elle dit, de ce qu’elle pense, de ce qu’elle fait. » Mais il n’en reste pas moins que ce ministre, qui se targue de « prendre un pied fabuleux » dans l’exercice de ses fonctions, avouait alors que les questions sur son adversaire du Front national le « gonflent prodigieusement ». C’est qu’il est plus commode de se présenter comme le rempart contre l’extrême droite en son absence qu’en sa présence : confronté à Marine Le Pen, il lui faut choisir – l’imiter, ou s’en démarquer ?
Lors du débat, la dissymétrie est frappante entre les deux contradicteurs. D’un côté, sans s’intéresser aux débats concernant l’identité nationale ou la burqa, la représentante du Front national attaque le ministre sur sa politique, en citant des chiffres d’immigration, de naturalisations, de régularisations – pour en conclure non seulement que ce total serait élevé, mais surtout qu’il n’aurait pas baissé depuis 2005. D’un autre côté, le ministre contre-attaque (« je vous trouve gonflée ! »), en particulier sur l’absentéisme de la députée au Parlement européen – mais en évitant de répondre sur sa propre action. Et quand il ironise sur le « fonds de commerce » que serait l’immigration pour le Front national, sa vice-présidente a beau jeu de lui reprocher cet « aveu » : « vous considérez que l’immigration est un fonds de commerce… ». Éric Besson est bien forcé de le nier : pas question d’abandonner ce terrain à Marine Le Pen...
C’est pourquoi le ministre est condamné à des attaques « personnelles », inégalement élégantes, qui le dispensent de répondre sur le fond – comme son adversaire ne cesse de le souligner. La présence du Front national le contraint en effet à renoncer au double jeu qui a si bien réussi à Nicolas Sarkozy : dire une chose et son contraire, sans jamais devoir s’en justifier. Et l’absence de Vincent Peillon, à l’heure où le Parti socialiste commence à faire entendre sa voix sur ce sujet, le prive du rôle d’arbitre occupant le « juste milieu » entre les extrêmes. Dans un premier temps, Éric Besson se réjouit ainsi de « la fin du monopole » du Front national, en matière d’immigration et d’insécurité : « Nicolas Sarkozy, en campagne, s’est emparé » de ces thèmes ; mais c’est pour ironiser dans un second temps : « votre père n’a parlé quasiment que d’immigration et d’insécurité pendant la campagne de 2007 ».
Le problème, c’est que face à Marine Le Pen, ce double langage perd son efficacité : l’ambiguïté trahit la contradiction. Éric Besson revendique une politique « généreuse et ferme » ? Au contraire de ses critiques de gauche, c’est sa générosité que l’extrême droite lui reproche : n’aime-t-il pas à se vanter que la France serait championne d’Europe en matière d’asile, et que les naturalisations s’y multiplient ? En retour, Éric Besson n’ose plus se démarquer, sous peine de donner raison à son adversaire : dès lors, il s’emploie donc à démontrer que, tout compte fait, et quoiqu’on en dise, la politique qu’il mène au gouvernement n’est pas si « généreuse ».
L’exemple le plus frappant concerne les régularisations : selon Marine Le Pen, on en aurait compté 20 000 l’an dernier. C’est le seul chiffre que la députée européenne n’emprunte pas à Éric Besson lui-même. En fait, il lui vient d’un article publié en décembre dans Le Monde, et largement repris dans les médias et sur internet : « Plus de 20 000 sans papiers régularisés en 2009 » ! Ce chiffre serait occulté : « communiquant volontiers sur les interpellations et reconduites à la frontière de sans-papiers […], le ministre est toujours resté muet sur la question des régularisations, hormis celles accordées au titre du travail. »
Éric Besson s’avérerait donc moins « ferme » qu’il ne veut bien le faire croire. Mais on peut s’interroger : n’est-ce pas, de sa part, une manière plus subtile de communiquer, par l’intermédiaire des journalistes, sans leur communiquer de chiffres ? Marianne cite en effet le ministre, au moment de le présenter comme « l’homme le plus haï de la République » : « Moi aussi je régularise, mais je ne le rends pas public pour éviter le fameux appel d’air. » Éric Besson serait l’exemple même de la vertu républicaine, qui choisit la responsabilité au prix de l’impopularité. Comme il l’avait déjà expliqué dans Libération en octobre, « la France est généreuse mais ne le revendique pas. »
Daniel Schneidermann s’y laissera prendre, en s’appuyant sur l’article du Monde : « Pourquoi les médias consacrent-ils moins d’espace à ces régularisations qu’aux expulsions ? Parce que c’est moins polémique et spectaculaire, certes. Mais aussi parce que le gouvernement le souhaite ainsi. » Bref, « en gros, le gouvernement mène la même politique que tous ses prédécesseurs depuis des décennies : des régularisations au cas par cas, pour faire baisser la pression. D’un côté, il y a signal fort. De l’autre, rien ou presque (des confidences au Monde, tout de même, qui tient bien ses statistiques du ministère de l’Immigration). Cette pratique de la ventriloquie dit tout du sarkozysme. Sa bouche hurle à la droite, pendant que son ventre murmure à la gauche. »
Or loin de démasquer l’hypocrisie d’Éric Besson, le journaliste reprend ici à son compte son argumentation : « Je fais la même politique que Chevènement ». Encore le ministre avait-il pris le soin de préciser en octobre, dans le même entretien : « La notion même de régularisation n’est pas facile à définir. Certaines personnes ont un droit au séjour en application de la loi, et leur attribuer un titre de séjour n’est que la reconnaissance de ce droit. Dans d’autres cas, notamment humanitaires, l’administration fait une application bienveillante de la loi, et le terme de régularisation semble plus justifié. » Pour arriver à 20 000, Le Monde devra donc renoncer en décembre à cette distinction entre la règle de droit et l’exception administrative – en incluant « les cartes de séjour délivrées pour ‘liens personnels et familiaux’ ». Encore une fois, c’est reprendre le discours du gouvernement, qui transforme « l’immigration de droit » en « immigration subie ».
Ce chiffre est partout repris, sans être jamais interrogé – jusqu’au débat télévisé du 14 janvier. Pour Éric Besson, confronté à Marine Le Pen, l’heure n’est plus aux protestations de générosité. Le voici obligé de communiquer publiquement sur les chiffres. C’est d’ailleurs le seul point sur lequel il réponde clairement. Il y aurait seulement « 6 000 » régularisations – et encore, en comptant celles qui sont de droit : « 3000 au titre du travail, article 40 de la loi du 20 novembre 2007, donc j’applique la loi, je suis un républicain, et 3000 pour raisons humanitaires. » Marine Le Pen s’étonne de ce chiffre, jamais apparu jusqu’alors : « il est sorti de votre chapeau ? » Éric Besson répond : « Il est sorti des statistiques de mon ministère. » Bref, la France n’est pas généreuse, et elle le revendique enfin. Or ce point n’est repris nulle part dans la presse ; seuls les sites d’extrême droite y font référence, mais c’est pour les démentir… en s’appuyant sur l’article du Monde ! Il faudra attendre que le ministre lui-même y revienne dans sa conférence de presse le 18 janvier : le chiffre finira-t-il par intéresser ?
Comment expliquer, de la part de journalistes pourtant critiques, le relais accordé hier à la « générosité » supposée du ministre – et aujourd’hui, à l’inverse, le refus de faire écho à sa « fermeté » revendiquée ? Deux hypothèses se présentent à l’esprit. La première découle de la dévaluation de la parole gouvernementale : à force d’entendre des contre-vérités, les journalistes n’écoutent plus le ministre. À l’inverse, toute révélation venant contredire la vérité officielle leur paraît crédible, a priori. C’est ce qu’on pourrait appeler le syndrome « désintox », du nom d’une rubrique du journal Libération née de ce climat de méfiance généralisée. Le ministre pourrait bien l’avoir compris : en donnant aux médias l’illusion de le prendre en défaut, il leur soufflait les termes de sa communication. Son parcours le suggère : Éric Besson n’ignore rien des ruses de « l’agent double »…
Seconde hypothèse : nombre de journalistes préfèrent croire qu’au fond, la politique actuelle n’est pas si différente des politiques antérieures. Sans doute les aggrave-t-elle ; mais la plupart hésitent à parler de « rupture », alors même que c’est le langage hautement revendiqué par le président lui-même. Il est vrai que cette hésitation est partagée par beaucoup de Français. Toutefois, les journalistes sont confrontés à une difficulté particulière : comment continuer de travailler normalement, s’ils devaient reconnaître que leurs conditions de travail n’ont plus grand-chose de normal ? Convient-il de traiter de politique comme si de rien n’était, c’est-à-dire comme si les « dérapages » à répétition ne révélaient pas la vérité ultime du régime ? Mais à l’inverse, il faudrait se demander sinon quel sens on prétend donner au duel entre le ministre de l’identité nationale et la vice-présidente du Front national. Et si l’on venait à prendre au sérieux la réalité de la menace démocratique, il faudrait aussi s’interroger sur la responsabilité des médias dans la résistible ascension du régime sarkozyen.

Tous les commentaires
non eric fassin, jamais vous ne ferez avancer quoi que ce soit en refusant le débat, quelque soit les termes de ce débat ...
-
l'attitude de vincent peillon fut une erreur ... tout les justificatifs et arguments aussi excessifs et farfelus que vous pourrez tenter d'avancer pour justifier ce comportement ne pourront en rien justifier une décision qui manque d'un certain bon sens, et d'une certaine dignité que devrait appeler toutes réactions à ce débat ... être absent à ce moment là revient à laisser les pleins pouvoirs à son adversaire, et rien d'autre .... une politique du mutisme, qui peine à faire croire qu'elle aurait quelquechose à dire de pertinent plutot que rien à dire du tout, comme a choisi de le faire vincent peillon, par calcul plus que par convictions notamment ...
Quand le débat est faussé depuis le début, c'est une erreur de l'accepter, et le refuser c'est sauver sa peau.
Chirac a bien eu raison de refuser le débat contre Le Pen en 2002? Puisqu'il n'y avait rien à débattre...
D'autre part Aubry était venue quelques semaines avant donner la position du PS sur la question: le social avant tout.
Enfin, passer après Marine Le Pen, c'était accepter qu'elle apparaisse comme première opposante à Sarkozy, et le PS comme deuxième opposant, donc moins virulent, donc plus complice. En ne venant pas, Peillon met tout le monde dans un même sac, et se pose en opposant de Besson, de Le Pen, et même de Chabot, donc non seulement de l'appareil administratif de Sarkozy (l'Etat), de son appareil idéologique (le FN), mais aussi de son appareil médiatique, puisque le président s'est arrogié le pouvoir de nommer maintenant directement les responsables des chaînes. C'est la seule chose à faire quand un système est verrouillé.
Et monstrueux. Et c'est bien ce que dit Eric Fassin: le système est monstrueux, et les journalistes font dans leur ensemble comme si ce n'était pas le cas.
Qu'aurait dû faire De Gaulle en 40? Rester en France et crier dans les salons parisiens, alors qu'on déportait chaque jour des juifs? Faire comme si Vichy était légitime?
mais quel rapport entre le régime de vichy, de gaulle, pétain, besson et peillon ??? vous avez perdu la raison ?
Faux, face a cet accaparement des médias par les thèses d' extreme droite et cette pensée unique libérale la seule issue était de ne pas se présenter, et ainsi sauver le peu d' honneur q'il nous reste. Cette attitude bien expliquée portera peut être un jour ses fruits.
ben jusqu'à présent, c'est l'échec total ... vous me ferez signe ce jour là concernant vincent peillon ...
-
enfin toute personne un peu raisonnable comprend de quoi il en ressort, certaines personnes apparemment non ... donc on explique ...
-
avec des si ou des peut-être la vie serait magnifique ...
-
à nouveau vous confondez le débat sur l'identité nationale, du débat politique tout simplement ... il s'est ridiculisé ... même façon d'être ridicule qu'en 2007 en parlant d'antifacisme, avec des gens qui relaient derrière à faire des comparaisons honteuses, sincèrement c'est minable ...
-
en dessous de tout même ... totalement ridicule ... quelqu'un de pas bien ok avec lui-même apparemment, enfin il y a un soucis ... assez récurrent d'ailleurs chez une partie de la gauche, plutot inquiétant ...
entierement d'accord avec vous jonath,on ne refuse pas le combat quand on se dit homme POLITIQUE.
surtout pas de cette façon totalement puérile ... ou bien on fait autre chose ... comique ou farceur ... mais pas responsable du ps ... enfin, je pense pas ...
Je relaie volontiers cette opinion de Joël Martin
Je me demande pour ma part ce qu'un socialiste avait à faire dans cette surenchère démagogique entre la droite extrême, représentée par Eric Besson, et l'extrême droite, portée en l'absence de papa Jean-Marie par Marine La Pen, dont l'enjeu est le racolage de l'électorat frontalier entre ces deux formations politiques dont la préoccupation commune est le rejet de la différence.
bien à ce moment là il refuse de participer à cette émission, mais ne fait pas faux bond ainsi au dernier moment pour faire " un coup " médiatique qui n'apporte rien de plus au débat ...
-
refuser de participer au débat, et refuser d'affronter le combat politique sont des choses différentes ...
Je relaie volontiers cette réponse de Moël Jartin
Jonath déplore :
"il refuse de participer à cette émission, mais ne fait pas faux bond ainsi au dernier moment pour faire " un coup " médiatique qui n'apporte rien de plus au débat ..."
Je suis d'autant plus d'accord avec Jonath que j'ai exprimé en gros la même opinion sur Peillon, poseur de lapins, dans d'autres commentaires sur Mediapart, et sur un autre organe de presse paraissant le mercredi, dans une forme un peu cryptée :
"Faites courir ce Peillon, avec ceux qui font leur pub en se taisant et entassent les lapins !"
L'indignation de France2 qui a programmé le duel de titans Besson-LePen est tout simplement hilarante. Ah les bons responsables du sévice public, les honnêtes promoteurs de la démocratie en marche, les magnifiques auxiliaires gouverne-ment-aux ! Question : comment peut-on encore se passionner pour les productions de l'agence de com' Chabot ?
La bonne Arlette va-t-elle se fendre d'un petit communiqué pour défendre ses confrères prisonniers du devoir ? Ces gars qui vont sur le terrain, eux, pour rendre compte de l'état du monde... tandis que d'un buffet à l'autre, la gentry parigote se félicite en couronne...
Je relaie volontiers cette boutade de Moël Jartin.
Excellente question de Dianne :
"La bonne Arlette va-t-elle se fendre d'un petit communiqué pour défendre ses confrères prisonniers du devoir ?"
La gente Arlette retrouverait un peu de crédit et de panache si elle le faisait pour s'indigner des propos de Guéant sur ses deux confrères de FR3 pris en otage.
Chiche, Arlette ?
Ce serait un signe fort d'indépendance vis-à-vis de l'Elysée et de ses tout-puissants communicants.
Plus personne n'écrirait alors d'Arlette qu'elle est "la pub-Château"...
Excellente analyse et je suis bien d'accord avec vous Eric Fassin. Marine Le Pen a perdu ce débat. D'abord parce que la vedette lui a en effet été ôtée d'emblée par l'annonce de l'absence de Vincent Peillon, et ensuite par certaines répliques de la part d'Eric Besson, qui a pointé du doigt sa tactique consistant à vouloir stigmatiser les peurs et ne vouloir parler que d'immigration. Ce qui fut quand même étonnant dans le discours de Besson voulant nous faire croire à l'utilité d'un tel débat, c'est son déni de la réalité de sa propre action au sein du gouvernement - et cela, en effet, n'a pas été relevé par nos médias complaisants.
A la fin de tout cela, sera-ce le refus de débattre de ce thème empoisonné qui restera la vraie victoire ?
Je relaie volontiers cette précision de Moël Jartin :
Marine Le Pen stigmatise les peurs et prend des baffes.
Après le coup médiatique de V. Peillon : contribution au débat :
Tout se passe comme si le débat politique aujourd'hui s'était totalement déplacé sur le seul ring des médias. A qui mieux mieux plusieurs - jeunes leaders -, impatients sans doute, se distinguent comme si l'essentiel était de faire parler de soi pour vite à tout prix sortir de la mêlée. Mais dans quel but? - pour vendre un livre? -On n'ose le croire. Pour se forger une image? -Ce serait bien léger, pour écrire un destin? Pour se positionner? Pour exister?- Ce sont là des raisons tout à fait subalternes et navrantes. La politique alors serait devenue l'art de la posture sans vergogne au mépris de son parti politique, au mépris des militants stupéfaits et surtout au mépris de nos idées qu'il convient non seulement de défendre pied à pied mais surtout de promouvoir en cette période de désarroi.
Les idées qui habitent les socialistes dans ce cas de figure sont reléguées voire oubliées une fois de plus. Notre leader philosophe s'accommoderait-il des seuls petits jeux de la politique spectacle pourvu que l'on parle de lui?
Il importe que nos leaders nous représentent dignement et fermement. Et puis n' ont -ils pas des comptes à rendre à ceux qu'ils représentent? Sont-ils seuls juges de ce qui est opportun?- Comment un leader socialiste peut-il à ce point oublier le collectif et mener ses apparitions au gré de ses intuitions ? Ceci affaiblit la crédibilité de notre parti et de l'intéressé positionné tour à tour au nouveau parti socialiste, puis chez Ségolène et qui maintenant veut sans doute courir pour lui seul ?
-Ceci fera rire journalistes et chansonniers avec des couplets à prévoir Peillon, paillette, coquette, pirouette, sornette , Peillon, abandon, dindon j'en passe et des meilleures.. voir Stéphane Guillon : pimpon , pimpon!
Que le débat ait été organisé pour faire spectacle et audimat ne saurait non plus justifier la fuite devant l'adversaire surtout quand il s'agit d'un ministre transfuge qui avec sa rhétorique est capable de justifier tout et son contraire. A moins que Vincent Peillon vienne lui-même à douter de sa propre rhétorique? A moins que nos leaders soient maintenant convertis aux seules méthodes de la - Com -, la méthode des coups médiatiques tant reprochée à nos adversaires, méthode des annonces à répétition qui brouillent l'info et occupent le terrain en permanence? Ce passage là est-il aussi le passage obligé pour les socialistes? Le moment est-il bien choisi pour prêter le flanc à des nouvelles critiques sur notre manque d'unité?
Mais que sont les militants devenus? A quel moment sommes-nous pris en compte? et nos leaders médiatiques semblent plus soucieux de se conforter et de s'absoudre les uns les autres. Ici et là on entend des réserves murmurées, des désaveux mesurés, chuchotés et convenables comme entre gens de bonne compagnie
Que quelqu'un qui est pressenti et retenu pour un débat comme représentant de sa famille politique juge opportun de se récuser par pure tactique comme s'il n'engageait que lui-même montre une certaine légèreté ou une trop grande assurance. De plus, le simple militant remarque le peu de considération pour tous ceux qui comptaient sur sa parole de débatteur et de responsable. Je comptais sur l'étincelle et la flamme de notre représentant, je comptais sur une parole humaniste qui aurait dénoncé le double discours, les mensonges derrière le vernis de bon aloi de Monsieur Besson. Ce ministre qui n'a rien perdu de l'argumentaire d'avant, brouille les pistes. Il s'emploie d'ailleurs à mêler discours humaniste et xénophobe. Ministre qui la main sur le coeur instaure des débats dits républicains , qui en réalité stigmatisent une partie des français d'aujourd'hui, faisant appel à la peur de l'autre, vieille recette s'il en est.
La chaise vide laisse le champ libre au discours des forts bien en place, honorablement remis en selle, mais il manquait les forces de l'esprit ce soir là.
Jf/le 17/01/10
Une remarque, sur l'"imprudence coupable" des journalistes de France 3 . Les mêmes termes, exactement, ont été employés lors de l'enlèvement de Florence Aubenas en Irak. En décodé, cela signifiait qu'on allait voir, mais que sauf retournement médiatique... Retournement il y eut, mais pas par hasard.
Cela n'intéresse pas les Français, et en effet. Quel combat de titans entre le FN et Besson qui piétine ses plates-bandes, en essayant, vaille que vaille, de ne pas se couper d'un électorat acquiesçant, mais avec touche tendance ? C'est aussi intéressant qu'un délibéré sur la juste place de la haie entre deux pavillons.
Vincent Peillon aurait pu, aurait dû, souligner cela. Hélas, sa faute, se souligner lui-même, celle des medias, de l'extraordinaire passion que peut susciter un manquement aux medias: rien de tout cela. Un bruit, au dessus de la haie.
Et si nous analysions une trajectoire ? La visite impromptue de Ségolène Royal à Dijon révéla combien Vincent Peillon tenait à border son territoire. Inutile de rappeler les propos du professeur de philosophie.L'absence préméditée de Vincent Peillon dans le débat sur France 2 révèle un comportement du même ordre : la protection de son territoire. Jamais il n'aurait laissé sa place à un autre socialiste, il l'avoue lui-même.Dans les deux Vincent Peillon montre un individualisme affirmé et une défense territoriale en cas d'intrusion. Pourquoi ? La logique toute simple nous apporte la réponse : un projet qui ne se révèlera qu'après les Régionales. Les résultats des Verts peuvent faire que les cartes seront redistribuées, et pour longtemps. Ainsi il ne s'agira plus de penser au PS et à sa propre position dans celui-ci mais à sa propre position dans la nouvelle donne. Bien vu. Patatras ! Ségolène Royal court-circuite cette vision d'envergure par des ralliements dès le premier tour. Coup magnifique car rapide, il coupe l'herbe sous les pieds. Historiquement elle pourra d'ailleurs se référer à cette union en tant qu'initiatrice, et s'en attribuer le mérite. Trop tard pour Espoir à Gauche. Coup imparable, accompli sur le terrain, sans invitation protocolaire d'EAG. Certains de EAG hurlent au débauchage. C'est vrai que c'est rageant... SR répond : pragmatisme ! Quand on s'aime on s'aime dès le premier tour, pourquoi attendre le second ? Les choses sont simplifiées en un raccourci limpide, on s'aide et on travaille ensemble... trop de monde se fatiguait de tenir la chandelle devant les mamours médiatiques des invités triés sur le volet d'EAG. Vive l'union libre !Mais le plus passionnant reste à venir.
Je n'avais pas vu le débat télévisé; j'avais été surpris de ne lire à ce sujet que des choses sur l'absence de Peillon.
Et cet article montre combien il y a eu aveu de l' accentuation et de la systématisation d'une politique anti-immigrés. Une rupture, en ce sens. Une mise en danger de la démocratie.
C'est un débat sur les quantités de répression et d'expulsions d'étrangers qui a donc eu lieu, entre le ministre et la dirigeante FN. Et on disserta sur les mérites de Peillon et autres foudres de guerre du PS. Comme si parler ignominieusement des êtres humains devenait naturel.
+ 1
Ce que vous dites sur l'"immigration de droit" est plus compliqué que ça.
Il y a des critères pour délivrer des cartes "vie privée et familiale", mais ils permettent une appréciation très large aux préfectures. J'appellerais "régularisation" l'attribution de telles cartes par les préfectures à des sans-papiers (il s'agit bien de "régulariser" une situation au départ irrégulière), et je vous rejoindrai seulement sur la notion d'"immigration de droit" quand ces cartes sont données sur jugement d'une juridiction administrative...ou à des étrangers en situation régulière.
A noter que stricto sensu la régularisation peut concerner l'étranger en situation irrégulière qui rentre dans son pays, notamment pour y attendre un visa d'installation en France. On lui octroie une sorte de visa de régularisation (j'en ai oublié le nom) lui permettant de "sortir" en situation régulière.
personnellement, il me semble que les thématiques de ce débat et les points de vues des orateurs ne font plus recette.
Les idées défendues, les opinions de l'une et l'autre m'ont profondement ennuyée.
J'ai regretté que la journaliste ne recentre pas le débat autour d'autres thèmes comme l'aspect social, la politique d'amenagement du territoire , qui, si elle était mieux faite verrait la France débarrassée d'un certains nombre de problèmes.....
L'analyse d'Eric Fassin ne suffit pas à me faire approuver l'attitude de Peillon: son supposé coup d'éclat était totalement minable. Vouloir faire un vrai coup d'éclat en restant digne aurait consisté à exiger d'être présent dès le début de la soirée (et rien de dit que Chabot lui aurait refusé cette possibilité), d'exposer clairement devant les téléspectateurs ses griefs à l'endroit de la nature même du débat et du choix des deux autres invités, et à quitter la table devant les caméras, au besoin en se fendant d'un: "Mesdames et messieurs les comédiens, bien le bonsoir". Ça, ça aurait eu de la gueule. Mais jouer la comédie au téléphone avec Chabot depuis des semaines - et jusque le matin même de l'émission - , non, vraiment: injustifiable. Il aurait mieux fait de se casser les deux jambes...
Il me semble que l'analyse d'Eric Fassin ne parle guère de Peillon. Cette analyse parle de ce débat qui a eu lieu, dont on parle si peu, et qui montre une banalisation répugnante du racisme.
Tout cela n'est que mascarade, à quand la Révolution avec le peuple dans la rue ? Bonne journée à tous.
sans que ce soit la cgt ou le npa qui organise cette " grogne " ... à mon avis fort difficile ...
Encore un arriviste qui planait encore un peu sur la vague Royal qui tombe du surf ! Monsieur Montebourg aimerai sans doute avoir une particule lui qui s'en défend en disant que son grand-père était boucher ! Et alors je connais moi un charcutier traiteur qui à une particule à son nom, et qui est encore socialiste, malgré tous les coups durs que nous encaissons du fait de la direction du PS depuis 2007, sans parler de son congrès de Reims oû l'on a atteint des sommets dans le mépris des militants et adhérents ! MME rOYAL A DIT "JE CONTINUE" ET PAS "JE QUITTE LA VIE POLITIQUE" NUANCE D'IMPORTANCE POUR LES RESISTANTS COMME MOI A LA POLITIQUE DU MEPRIS, DU MENSONGE, DU BLING BLING ET DES MEDIAS MERCANTILES !!
faux débat. Ce boycott ne menaçait pas le débat démocratique qui peut avoir lieu dans tous les cas et n'importe où avec ou sans Peillon. Donc, ce qui était en jeu n'était pas la tenue du débat mais l'impact médiatique du débat. En imposant la politique de la chaise vide. Peillon entre dans le débat en volant la vedette à Marine Le Pen. C'était très bien. Il a fait avancer le débat. Au lieu d'entrer dans le faux débat Besson sur l'identité nationale dont Marine Le Pen est la seule à attacher de l'importance, il a recadré le débat : pour ou contre la manière de débattre des Besson et Le Pen. Un grand coup politique. Le débat s'est déplacé sur Peillon alors qu'il était prévu sur Besson.
Peillon avait raison sur le fond , mais il aurait du faire son esclandre en direct afin de mieux utiliser les moyens de la télé dans l'intérêt des téléspectateurs.
Yesss!
Sinon, Eric Fassin propose une analyse de ce débat et de ce gouvernement, ici et maintenant. Cela me semble de quelque intérêt (Peillon, ou Royal ou Aubry ou Kouchner ou Boutih ou je-ne-sais-qui, et leurs caprices médiatiques m'indiffèrent).
Yesss!
Absolument. Et comme Clavel, on en aurait encore parlé dans quarante ans...
Dans les années 90, Le Pen était quasi 'interdit' de medias, persona largement non grata. Et en 2002, il est au 2ème tour.
Il y a peut-être un lien de cause à effet. A méditer.
Je relaie volontiers ce rappel de Joël Martin
Dans les années 2006-2007, Ségolène Royal était la chouchou des médias, personna largement grata.
En 2007, elle est aussi au deuxième tour.
Avec le même insuccès que la personna largement non grata en 2002.
Cause opposée, même effet.
Drôle de lien...
A méditer...
Vouloir exclure l'extrême droite des micros se révéla contre-productif : c'était l'objet de mon propos.
Votre contre exemple n'est évidemment pas approprié, car dans le cas de Le Pen, ça s'est focalisé dans la durée.
Vous parlez de coqueluches des medias, qui sont aussi nombreuses qu'éphémères. Parmi elles, s'il y a eu S Royal, il y a eu aussi F Bayrou, B Delanoë, en ce moment, ce serait plutôt M Aubry.
Essayez de méditer un minimum avant d'intervenir !-;)
Je cite volontiers cette mise au point de Joël Martin
C'est plus fort qu'elle : dès qu'on effleure son idole, peneloppe arrive au triple galop et se montre désagréable.
Dans le cas présent, elle se montre en outre incompétente en matière de causalité.
Sa méditation à elle se résume à établir une relation de cause à effet sur UN SEUL événement : les médias boudent Le Pen et Le Pen se retrouve en finale.
UN SEUL autre événement suffit à démolir son hypothèse.
Les autres exemples qu'appelle peneloppe au secours de sa thèse sont un joyeux mélange entre candidats aux présidentielles et non candidats, finalistes ou non-finalistes etc.
On apprend à l'école que pour dégager une loi de cause à effet, il ne faut faire varier qu'un seul paramètre à la fois.
peneloppe peut mieux faire si elle se met à réfléchir sereinement sans que son jugement ne soit perturbé par son idolâtrie ségolienne.
bis jm ...
Je relaie volontiers cet hommage de Joël Martin
"Bis jm"
Enfin une réponse longuement méditée et remarquablement argumentée de peneloppe.
Je me rends à ses raisons.
peneloppe vient de faire une découverte majeure, qui s'appuie sur d'abondantes statistiques : moins un candidat est invité dans les media, plus il a de chances de faire un bon score.
Il faut créer d'urgence un Prix Nobel de Sciences Politiques et le décerner à peneloppe.
Non, le problème n'est pas de donner ou non la parole à l'extrême droite et ses théories nauséabondes.
Le problème, c'est de n'avoir pas tenté d'apporter des solutions à de véritables problèmes que l'extrême droite se plaît à souligner jusqu'à la caricature.
Et de ne pas apporter de solution et de réponses à des questions engendrées par des peurs qui, peut-être, sont sans fondement, ou peut-être sont fondées.
Comment dans une république laïque peut-on se sentir obligé de légiférer sur la burka ou le voile?
Il y a de quoi allumer bien des inquiétudes, et si le rejet n'y était pas, la manipulation de l'opinion à cette occasion devrait tout de même questionner sur l'ampleur de la réaction qu'on ne peut pas manquer de rencontrer après de tels sujets.
Sans compter le triste débat sur l'identité nationale, dont personne ne semble avoir relevé les implications à long terme..
Nous avons aussi au -delà des questions de principe les sempiternelles questions de sécurité, qui sont toujours sans réponses.
Alors, le FN a de beaux jours devant lui, quant à notre apprenti dictateur en charge de la nation, lui, il surfe sur tout cela en engrangeant des milliards chez ses potes du fouquet's.
Et il se trouvera bien encore un moyen de se poser en alternative au FN comme chirac l'a réussi en 2002.
Beaucoup disent , en substance "il aurait été plus glorieux de venir au débat et de pousser sa guèeulante , puis planter Arlette et consort" et, comme l'auteur de ce billet "on a laissé le champ libre au disours raciste et islamophobe"
OK mais, essayons d'imaginer :
Venir à ce débat, en sachant qu'il allait en partir en gueulant comme un putois, compte-tenu de ce qu'il pouvait à juste titre présumer de la teneur des propos étant donné le choix, en première partie, des deux protagonistes vedettes ... .
Mr Peillon se serait vu reprocher des propos "insultants" "inconsidérés" "injustifiés" "révoltants" etc ...envers la bonne foi "démocratique" de Mme Chabot et de la télé de Carolis ..Il aurait été poursuivi en diffamation peut-être, pourquoi pas ? En tous cas, claquer la porte après être venu sur le plateau en sachant par avance qu'il la claquerait, lui aurait valu des qualificatifs d'oiseaux tout aussi peu sympathiques que la "lâcheté" dont on l'a accusé, et n'aurait pas mieux montré du doigt que cette émission était destinée uniquement à édulcorer Besson et à promouvoir son sinistre débat.
Peillon a agi exactement comme il fallait. Il les a emmerdés le plus qu'il pouvait, sans pour autant risquer le tribunal. De l'agit prop, proprement et rondement menée ! On comprendra mieux plus tard, quand la Sarkozye aura enfin capitulé.
Je cite volontiers cette opinion de Joël Martin
Je crois que Baruch S sous-estime Peillon
Lorsque Royal a déboulé sans crier gare à Dijon et torpillé cette très intéressante tentative de dialogue à gauche qui allait bien au delà non seulement du courant créé puis déserté par la même Royal, mais au delà du PS, l'organisateur Peillon, ainsi agressé, comme tous les participants, par ce sabotage délibéré, a pété les plombs.
Dans le cas du débat où un Besson de droite extrême et une Le Pen d'extrême droite font assaut de nationalisme démagogique flattant les penchants racistes et xénophobes de leur électorat frontière pour mieux le raccoler, Peillon, brillant rhétoricien, n'aurait eu aucun mal à rouler les deux duettistes dans leur farine brunâtre.
Les vacheries distillées d'un ton posé en usant d'euphémismes ravageurs et inattaquables sont les plus efficaces.
Et Peillon, quand il veut, il sait faire.
Mais voilà, il n'a pas voulu.
Peur de ne pas garder son sang-froid jusqu'au bout ?
Ce n'est pas impossible.
Après tout, Baruch S a peut-être raison...
En tout cas, on ne peut pas refaire l'Histoire.
Pourquoi sa courte apparition suggérée aurait-elle été une intervention incorrecte,malpolie (employant des termes "insultants")? Il lui suffisait d'expliquer que ce débat était - faux - un prétexte - inutile - stérile - etc. , en toute correction. Pourquoi parler de diffamation? Pourquoi parler d'esclandre? Le "Messieurs les censeurs, bonsoir" avait été d'une belle autre portée, jadis, non? D'autre part, sa décision de ne pas participer au débat pouvait fort bien avoir été prise sur le moment, la veille, très récemment, quoi, en voyant la tournure que prenait les événements. Je pense que de toute façon, Peillon s'est durablement discrédité, un homme aussi maladroit ne peut espérer obtenir des responsabilités politiques importantes dans l'avenir. Je ne me vois pas voter pour lui un jour, vraiment pas.
Que des éditorialistes et analystes se penchent et écrivent sur l' émission, après coup, ce n' est pas sans intérêt.
Mais dans une émission TV grand public, à une heure d' écoute, ce qui compte le plus, pour les télespectateurs, c'est ce qui est perçu à chaud.... et ce que j'ai perçu, c' est que Besson était valorisé dans ce "one man show", pratiquement pas interrompu par A Chabot, suivi d' un quasi tête-à-tête avec M Le Pen ( sauf que là, Chabot soit un peu intervenue pour déstabiliser M le Pen); Peillon avait une belle carte à jouer pour argumenter dans l' autre sens et faire un coup d' éclat autrement ! on a l' impression qu'il ne s'en sentait pas capable face à Besson.
D' autant plus que la place officielle de Peillon, en politique et au PS, celle pour laquelle des citoyens socialistes l' ont élu, c' est d'être député européen !!! Il n' en parle jamais... Tout cela n' est pas sérieux de la part de Mr Peillon . Il se sert de son mandat bien rémunéré, uniquement pour préparer son avenir, celui des ses amis, et "faire des coups"!
Face à une M Le Pen caricaturale, Besson est presque apparu comme l' ami compatissant des émigrés !
Pour être juste, le "coup d' éclat" de Peillon a pu mettre un bémol après coup, au "succès" de l' émission pour Besson.
Restent les français qui n' ont pas regardé l' émission. Si certains applaudissent l' initiative dePeillon ( tardive je crois, et sans concertation avec les autres socialistes, ce que ceratins médias n' ont pas manqué de faire savoir), je crains que pour la plupart, elle ne participe à décrédibiliser davantage le PS dans son ensemble, et Peillon en particulier.
... Et M Aubry en rajoute avec ses déclarations, suivies de celles d' autres "ténors"socialistes, sur l' âge de la retraite !
Au lieu de se resorber grâce à la force de la "rassembleuse" M Aubry, la cacophonie bat son plein au PS, devant les micros!
A croire qu'ils font tout pour affaiblir leur propre parti !