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Long article du "Spiegel" : Mort lente de la démocratie en France...

Je souhaite partager avec vous ce long article du Spiegel: Frankreichs "Hyper-Präsident" lässt die Demokratie verkümmern.

 

Le voici en anglais:

'Omni-President' Sarkozy Fritters Away French Democracy 

Quelques extraits: 

 

"Bald, wenn Frankreichs EU-Ratspräsidentschaft endet, wird Sarkozy wieder kleinere Brötchen backen müssen. Am Donnerstag hat er sich wieder der Innenpolitik zugewandt und mit viel Trommelwirbel einen nationalen Rettungsplan vorgestellt, der das Volk beruhigen soll, aber kaum einen Ökonomen überzeugt."

 

Bientôt, quand la présidence française du Conseil européen [note Etoile66: tous les médias français donnaient du "Président de L'EUROPE"] sera terminée, Sarkozy devra réduire ses ambitions. Il s'est déjà tourné jeudi vers la politique intérieure et a présenté tambour battant un plan de sauvetage, dont le but est de calmer la population mais qui ne convainc pratiquement aucun économiste.

 

Immer unter Berufung auf höchste Güter, schönste Ideale, beste Motive doktert Sarkozy am alten Leib der französischen Demokratie herum - und setzt seine Schnitte mittlerweile gefährlich nah an ihren lebenswichtigen Organen. Es geht im heutigen Frankreich tatsächlich wieder um solch grundlegende historische Errungenschaften wie die Gewaltenteilung, wie die Pressefreiheit, wie den Schutz von Minderheiten. Infrage steht das altmodische Konzept von der Tugend, die der Franzose Montesquieu vor bald 250 Jahren zur Basis jeder Republik erklärte, und ohne die, schreibt Montesquieu, der Staat zum "Beutestück" der Macht verkomme. 

 

Toujours en invoquant les biens suprêmes, les plus beaux idéaux, les meilleures motivations, Sarkozy triture le vieux corps de la démocratie française - et commence à couper dangereusement près des organes vitaux. Dans la France d'aujourd'hui, il s'agit en effet d'acquis historiques fondamentaux comme la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, la protection des minorités. C'est le concept vieillot de vertu qui est remis en question, dont Montesquieu disait il y a bientôt 250 ans qu'il était le fondement de toute République et sans laquelle, écrit Montesquieu, l'Etat dégénère et devient la "proie" du Pouvoir.

 

Et la conclusion:

An Frankreich reißen die Kräfte der Desintegration schärfer als anderswo, denn seine Gesellschaft ist ein buntes Gemisch aus Ethnien, Religionen und erfrischend freigeistigen Bürgern, aber es bröckelt der Kitt, der sie alle zusammenhält. Dieser Prozess hat nicht mit Sarkozy begonnen, aber der Präsident hat auch nichts unternommen, um ihn zu dämpfen, zu beruhigen, womöglich neu Verbindendes zu finden, im Gegenteil: Mit seiner Linie "Spalten statt Versöhnen" unterminiert er noch weiter den Zusammenhalt der Nation. Und ihre aktuelle Entwicklung taugt zum Lehrstück dafür, dass Demokratie und Rechtsstaat nicht einfach selbstverständlich sind, sondern tagtäglich erworben, erstritten, erarbeitet und mit Sinn, mit Wollen, mit Tugend gefüllt werden müssen.

Deutschland hat diese Lektion so bitter wie kaum ein Land gelernt. Frankreich, meist auf der Sonnenseite der Geschichte, muss gerade höllisch aufpassen, sie nicht zu vergessen. 

 

 

Les forces de la désintégration déchirent la France plus que tout autre pays, car sa société est un mélange multicolore d'ethnies, de religions et de citoyens à la pensée libertaire rafraichissante, mais le ciment qui les maintenait tous ensemble s'effrite. Ce processus n'a pas commencé avec Sarkozy, mais le Président n'a rien fait pour l'amortir, l'apaiser, trouver de nouveaux liens, bien au contraire: sa ligne "Diviser plutôt que réconcilier" mine encore davantage la cohésion de la Nation. Et son évolution actuelle sert d'exemple éducatif démontrant que la Démocratie et l'Etat de Droit ne vont pas de soi mais doivent être acquis, conquis de haute lutte, et doivent être travaillés avec intelligence, volonté et vertu.

 

L'Allemagne a appris cette amère leçon comme aucun autre pays. La France, le plus souvent du côté ensoleillé de l'Histoire, doit faire absolument attention à ne pas l'oublier.

 

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Voilà comment on regarde la France... de l'autre côté du Rhin.

 

Est-ce si erroné ?

 

 

 

 

Tous les commentaires

Je pense que ce n'est pas erroné. Je pense sincèrement que, avant d'être un citoyen et un démocrate, Sarkosy est tout simplement un homme qui est resté un enfant, c'est à dire, a gardé un problème avec son père. En d'autres mots, il prend la République comme image paternelle, a voulu la conquérir, y est arrivé, et, aujourd'hui, veut la mettre à sa botte, s'en venger, comme un enfant, un jour, "tue" le père pour devenir un homme. Sarkosy n'est pas un homme, encore un enfant. Être gouverné par un enfant, c'est dangereux! A de multiples reprises, il a exprimé son mépris pour tout ce qui est "psy", a affirmé n'en avoir jamais eu besoin ni ressenti le désir. Dommage. Rien dans sa politique ne sent la générosité vraie, comme ce besoin de rassembler les Français. "Diviser pour régner" est un discours de politicien, pas un discours humaniste. Sarkosy n'a rien d'un humaniste, n'y a jamais fait référence. N'a pas de bagage culturel, ce qui aurait pu l'aider. Je partage à 100/100 les grandes lignes de l'article du Spiegel. Si l'on se réfère à cette théorie, tout son comportement s'explique.

Comme il était écrit il y a plus de 2500 ans: "Malheur au pays dont le prince est un enfant"...

Merci pour la traduction de cet article. Aucun journal en France n'oserait écrire le même article ni même le traduire.Et pourtant chaque jour une attaque de la démocratie se fait jour dans l'indifférence quasiment générale. Comme pour la crise financière on entendra dire un jour partout : "nous ne savions pas, nous n'y sommes pour rien" Le temps de cerveau disponible a t-il été autant investi ?

Merci, c'est très sympa, de nous faire partager cet article, quand on ne parle pas allemand. Un regard extérieur est forcément plus lucide, comme celui-ci. Le problème de la France, vu par moi, c'est qu'on y palabre plus qu'on y agit.

"palabre"...attention à ce mot qui signifie "démocratie" en langage poujadiste.

@ peneloppe: Merci. Je n'ai traduit qu'une toute petite partie de l'article. Cependant ceux qui parlent anglais pourront lire la version anglaise.   Le problème le plus grave de la France, c'est qu'elle n'a plus de médias dignes de ce nom, elle a des recopieurs plus ou moins polémiques de dépêches de l'AFP, savamment formulées pour obtenir l'effet escompté.   On n'y trouve pas d'article de fond, comme on les lit dans la presse allemande, et les medias audiovisuels font à peu près la même chose. Le pays n'est PAS informé correctement.   Quand nous sommes arrivés en région parisienne en août 2000, après une semaine de JT français, nous avions un sentiment d'étouffement, le sentiment d'être sur une petite île au milieu d'un immense océan qui ne s'occupait que d'elle-même et ne voyait pas les pays derrière l'eau... Aucune vraie information de fond sur ce qui se passe hors de cette île, juste quand il y avait un scandale, une catastrophe ou un people connu en France... Terrible sensation qui s'est atténuée avec le temps, car on s'habitue à tout et on se laisse enfermer dans cette pensée unique faite de "gloire de la France" et de "rayonnement de la France dans le monde" comme le titrait un chapitre du livre de Géographie de mon fils de Première S d'alors...   La semaine dernière, j'étais à l'aéroport de Francfort où des centaines de passagers arrivaient de Thaïlande, dont des Français. Les entendant parler français, j'ai noué le dialogue avec eux et ils m'ont raconté qu'ils avaient traversé plusieurs pays d'Asie et que la France y était totalement absente. Qu'ils n'avaient rencontré aucune trace de France dans ces pays. J'ai fait la même constatation dans d'autres parties du monde, pays du Golfe, Océan indien...   Retournés vivre en Allemagne en 2002, nous avons accès à plein d'informations que n'ont pas les Français, d'appréciations des situations mondiales - dont de la France - et cela permet de comparer et de pouvoir mieux comprendre ce qui se passe et quels sont les vrais enjeux.   L'une des dernières manipulations de la presse concernant les relations franco-allemandes, c'est par exemple que tous les médias ont repris en boucle la phrase du Président français concernant le paquet de mesures de relance économique. "La France y travaille, l'Allemagne y réfléchit" - insultante et arrogante comme pas une, mais n'ont pas diffusé la réponse souriante d'Angela Merkel "On peut travailler et penser en même temps, l'un n'empêche pas l'autre, c'est ce que nous faisons".... tout simplement zappée... pour maintenir cette image de la France héroïque qui travaille, pendant que l'Allemagne ne fout rien et profite...   Je viens de lire ce matin dans la presse allemande que l'institution qui correspond à la Cour des comptes soutient Angela Merkel dans sa volonté de ne pas jouer à distribuer des milliards à tout vent, mais à bien vérifier l'utilisation correcte des milliards déjà accordés pour voir dès début 2009 quelles mesures prendre pour les compléter. L'actionnisme franco-britannique ne sert qu'à jeter de la poudre aux yeux face à leur électorat pour éviter qu'il ne voit l'étendue du désastre...   Une dernière anecdote. Les medias allemands ont relaté que lors de sa visite à Dublin après le non irlandais au traité de Lisbonne, le Président français y avait été accueilli avec un certain "froid" pour ne pas dire plus et que des manifestants lui avaient jeté des oeufs. J'ai dit à mon mari: "Je te parie qu'aucun média n'en parlera en France" . C'est ce qui s'est passé...   Pour finir, un petit clin d'oeil qui montre encore la différence: http://www.mediapart.fr/club/blog/etoile66/061208/sarkozy-en-reine-du-patinage-artistique-pub-en-allemagne-proces-en-vue

En ce qui concerne la visite de N. Sarkozy à Dublin en juillet dernier, j'ai posté sur mon blog Mediapart une vidéo montrant l'ambiance de l'accueil faite au président français dans les rues : http://www3.mediapart.fr/club/blog/yolaine-maillet/070808/sarkozy-a-dublin-ambiance-et-french-kiss Mais il faut savoir que la majorité des manifestants étaient des expatriés français - dont ceux qui ont lançé des oeufs sur N.Sarkozy. Les médias irlandais n'ont pas réellement relayé l'info non plus.

Vous avez raison de secouer le cocotier régulièrement, Etoile, dans ce pays de narcissiques. J'aimerais bénéficier en France d'une presse de la qualité de la presse allemande, c'est vraiment frustrant.

Il est vrai que la presse étrangère fait ressortir cruellement le manque d'esprit critique de nos médias vis à vis du pouvoir. Ceci dit ,les journalistes du Spiegel sont-ils mieux que les notres lorsqu'ils traitent des affaires internes de l'Allemagne ?

@ Bourbaky: Bien entendu, la presse, les medias jouent ici pleinement leur rôle de "4ème pouvoir" et sont critiques tant vis-à-vis du pouvoir que de l'opposition ou des chefs d'entreprises ou responsables syndicaux.   C'est le Spiegel qui a fait tomber le puissant ministre-président de Bavière Franz-Josef-Strauß et a souvent dévoilé des magouilles ou injustices.   Il en est de même d'ailleurs pour ce qui se passe à l'intérieur des partis.   C'est ainsi que toute la presse s'est fait avant-hier l'écho de déclarations de députés SPD qui ont déclaré avoir été mis sous pression par les responsables de Hesse pour "bien" voter, à savoir pour Andrea Ypsilanti qui voulait faire alliance tacite avec Die Linke, le parti ami de Mélanchon. Ce sont des méthodes dignes de l'ancienne RDA... on leur a "conseillé" de photographier leur bulletin de vote avant de le mettre dans l'urne avec leur téléphone portable. Bien sûr, les dirigeants du SPD ont nié, mais tout ceci a été révélé par la presse.   Mais ce que j'apprécie beaucoup ce sont les articles très fouillés et argumentés que l'on ne trouve plus du tout dans la presse française sous cette forme. Il en est de même des émissions et discussions politiques à la TV. Elles n'existent plus en France, alors qu'elles sont régulières, plusieurs fois par semaine, en Allemagne et sont très appréciées, souvent menées par des journalistes (femmes) de qualité qui posent des questions pertinentes sans langue de bois.   Sur la 1ère chaîne:   Anne Will http://daserste.ndr.de/annewill/index.html   Bericht aus Berlin: http://www.tagesschau.de/bab/   Kontraste: http://www.rbb-online.de/_/kontraste/index_jsp.html   Weltspiegel: http://www.daserste.de/weltspiegel/   Politmagazin - report München: http://www.br-online.de/das-erste/report-muenchen/   Report Mainz: http://www.swr.de/report/-/id%3D233454/sgpaia/index.html   Presseclub: http://www.wdr.de/tv/presseclub/   Monitor - Magazine politique assez "hard": http://www.wdr.de/tv/monitor/   Panorama (un peu comme Envoyé Spécial): http://daserste.ndr.de/panorama/   Fakt: http://www.mdr.de/fakt/   Voilà pour la première chaîne...   Sur la 2ème chaîne publique ZDF:     WISO, magazine économique: http://wiso.zdf.de/ZDFde/inhalt/25/0,1872,1001625,00.html?dr=1   Berlin direkt: http://berlindirekt.zdf.de/ZDFde/inhalt/23/0,1872,2034103,00.html?dr=1   Frontal21: http://frontal21.zdf.de/ZDFde/inhalt/1/0,1872,1001633,00.html?dr=1   Maybritt Illner: http://maybritillner.zdf.de/ZDFde/inhalt/19/0,1872,1021235,00.html?dr=1   Auslandsjournal (journal de l'étranger): http://auslandsjournal.zdf.de/ZDFde/inhalt/17/0,1872,1020465,00.html?dr=1   Politbarometer (tous les 15 jours): http://politbarometer.zdf.de/ZDFde/inhalt/3/0,1872,1020771,00.html?dr=1   Voilà pour les 2 chaînes publiques, il en va de même sur les chaînes privées, il y a une chaîne uniquement d'information - n-tv - un peu comme CNN...   Au niveau presse écrite, il y ade nombreux journaux et magazines, je vous cite les principaux, ils sont d'une tout autre qualité que Le Point, l'Express, Le Monde, Le Figaro ou autres: http://www.zeit.de/index http://www.faz.net/s/homepage.html http://www.sueddeutsche.de/ http://www.focus.de/ http://www.spiegel.de/ http://www.fr-online.de/ http://www.welt.de/ http://www.taz.de/ http://www.handelsblatt.com/ http://www.wiwo.de/   Les quotidiens locaux : http://de.wikipedia.org/wiki/Liste_deutscher_Zeitungen#Tageszeitungen Les hebdomadaires: http://de.wikipedia.org/wiki/Liste_deutscher_Zeitungen#Wochenzeitungen   Voilá, vous avez un petit tour d'horizon... A vous de juger...

Notre pays se recroqueville sur lui-même. Sa Presse quotidienne et hebdomadaire est médiocre, en tout cas par rapport à la bonne presse anglophone (je ne parle ni ne lis l'allemand). Le nombrilisme des politiques accentue cette tendance. Ils ignorent ou pire déforment les solutions mises en place chez nos voisins européens. Leur culture internationale est extrèmement faible. J'ai une très bonne image du Spiegel. Un de ses grands journalistes a été Terziano Terzani, qui décrit son fonctionnement dans son admirable livre, La fin est mon commencement, vendu a 1,5 millions d'ex en Allemagne et Italie, ouvrage passé quasi inaperçu en France. Sa relation avec son journal est peut-être idéalisée, mais elle ne ressemble pas à ce qu'un journaliste français dispose comme latitudes, depuis la fin de la grande époque du Monde. Je partage totalement les mises en garde de l'extrait de l'article de Spiegel sur l'Hyper-Präsident. Un parlement à la botte. Des ministres brosses à reluire. Une opposition pétrifiée et sans influence... Des inégalités qui se creusent dangereusement Une élite qui se terre dans ses quartiers et ses résidences Un peuple qui souffre d'exclusion économique et sociale, sans espoir que gagner moins...

@ Daniel Carré:   Merci de votre contribution.   Je pense qu'en France les médias étant tous situés à Paris, les journalistes côtoient trop les pouvoirs de toutes sortes - politique, économique, financier, culturel - et n'ont pas de vraie conscience de leur métier qui fait partie de la respiration démocratique.   Et il n'y a pas de grands groupes de presses décentralisés, partout dans le pays, comme c'est le cas en Allemagne: Hambourg est une grande ville de presse, Berlin, Frankfurt, Munich, Suttgart... Tout cela permet une vue plus libre et les journalistes gardent les distances avec les politiques et les responsables économiques. Ils restent critiques...

Ah oui, en France, on est jamais sorti vraiment du jacobinisme centralisateur... Chevènement, à gauche, a eu son petit succès, c'est dire...

La décentralisation en Allemagne explique sans doutes en grande partie la liberté de ton qu'on ne trouve pas chez nous. Etoile 66 ,qui semble bien informé de nos voisins outre rhin pourrait-il nous informer sur la formation et le mode de recrutement des journalistes dans ce pays. Car chez nous ,c'est clair, les journalistes ne sont pas représentatifs de la diversité sociologique.

Il existe une école de journalisme à Munich, mais la majorité des journalistes ont d'abord fait des études de lettres, d'économie, d'Histoire ou de géographie, de physique, de politique, etc...   Après avoir terminé leurs études, ils font ce qu'on appelle un "Volontariat" dans un grand média. http://de.wikipedia.org/wiki/Volontariat   Ils sont alors comme des apprentis entre 12 et 24 mois, apprennent sur le tas, commencent à faire quelques investigations pour des journalistes connus, puis publient peu à peu sous leur propre nom. Si le media apprécie les investigations, le style, etc... on leur propose un emploi.   Les journalistes ont une position très claire dans la société, qui leur est garantie par la constitution, ils sont, comme les prêtres, dispensés de répondre dans un procès, la justice ne peut leur demander leurs sources.     Voir l'article de wikipedia en allemand qui est très bien documenté: http://de.wikipedia.org/wiki/Journalist#Selbstverst.C3.A4ndnis_der_Journalisten   ...Die aktive Einbindung der Journalisten in die jeweilige Regierungspolitik - im Gegensatz zu allen anderen Ländern - seit Bestehen der Bundesrepublik sorgsam vermieden wurde, da man die Gefahr einer Instrumentalisierung der Presse als propagandistisches Erfüllungsorgan nur zu gut aus dem Dritten Reich in Erinnerung hatte. Deutschland ist seitdem das einzige Land, dessen höchste Organisationsform der Journalisten, die Bundespressekonferenz, die Regierungssprecher zu den Pressekonferenzen einlädt[5]. Auch ein Embedded Journalism, wie ihn die USA während des Irak-Krieges praktizierten, wäre in Deutschland undenkbar.   L'implication active des journalistes dans la politique gouvernementale - contrairement à d'autres pays - a été soigneusement évitée depuis la fondation de la République fédérale, car on avait trop bien en mémoire le danger d'une instrumentalisation de la presse comme organe de propagande sous le IIIème Reich. Depuis sa fondation, l'Allemagne est le seul pays dont l'organisation suprême des journalistes, la Bundespressekonferenz, http://de.wikipedia.org/wiki/Bundespressekonferenz invite le porte-parole du gouvernement pour une conférence de presse. Un "embedded journalism" comme aux USA pendant la guerre d'Irak, serait impensable en Allemagne..   Voici ce qu'est la Bundespressekonferenz:   L'institution a été fondée en automne 1949 tout d'abord comme société de droit civil. Depuis le 19 mais 1953, c'est une association déclarée dont le but est d'organiser des conférences de presse et de donner à ses membres, les "possibilités d'une information détaillée de l'opinion publique" selon ses statuts. Elle se finance par les cotisations de ses membres.   La Conférence de presse nationale avait 900 membres en 2007. Elle a toujours un bureau à Bonn et depuis 2000, l'association a un bâtiment au centre de Berlin, qui met également des bureaux à la disposition de correspondants.   Contrairement à la pratique de nombreux pays, les "maîtres de maison" lors de conférences de presse sont les journalistes eux-mêmes et pas le gouvernement, les ministres, les partis, les associations, les églises ou les politiques. C'est ainsi que les journalistes arrivent toujours à poser leurs questions, eux qui sont connus pour leurs questions critiques, tandis que dans d'autres pays ces journalistes n'ont pas la possibilité de poser toutes leurs questions dans les conférences de presse. C'est pourquoi certains invités renoncent à se présenter à la conférence de presse nationale. Le chancelier vient en règle générale une fois par an, et organise sa propre conférence de presse à la chancellerie. Joschka Fischer, l'ancien ministre des affaires étrangères, était connu pour éviter la Bundespressekonferenz.   Trois fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi) une conférence de presse gouvernementale a lieu. Les porte-paroles des ministres et du gouvernement sont invités. Après une courte intervention, ils répondent de manière spontanée aux questions des journalistes.   Les invités de cette conférence de presse ont la possibilité de demander le traitement confidentiel de certaines déclarations et le codex de la presse contient l'obligation bénévole des journalistes de respecter cette confidentialité. Mais en pratique, les invités n'utilisent pratiquement pas cette possibilité et donnent toute liberté d'utilisation de leurs déclarations.   Le fonds social de la Bundespressekonferenz   Ce fonds est une institution indépendante d'entraide des membres de la Bundespressekonferenz. C'est une association à but non lucratif dont le siège est à Berlin.   Les membres de cette association sont membres de la Bundespressekonferenz.   Le fonds social a pour but d'aider les journalistes en difficultés ou leur famille suite au décès de l'un d'eux par des versements réguliers ou uniques. Les moyens du fonds social proviennent surtout du rendement de la tombola du bal de la presse annuel à Berlin. De plus, l'association obtient des fonds de manière irrégulière par des sponsors.   Les bénéficiaires de ces prestations sont en particulier d'anciens membres de la Bundespressekonferenz.   Dans les Länder il y a des Landespressekonferenzen, qui sont totalement indépendantes de la Bundespressekonferenz.

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