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May

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Willkommen ! - Bienvenue !

Hallo ! Bonjour ! Nous sommes 12 étudiants en 2e année du master franco-allemand de journalisme au CUEJ de Strasbourg et au Frankreichzentrum de Freiburg. Nous avons décidé de créer un blog sur Mediapart.fr pour traiter de l'actualité française, allemande et franco-allemande.

Notre objectif :

Offrir à nos lecteurs une vision plurielle d'évènements politiques, culturels, sociaux, économiques ou encore sportifs en relation avec la France et/ou l'Allemagne.

Par le biais des deux langues et des possibilités offertes aujourd'hui par l'outil multimédia, nous voulons poser un double-regard, une perspective élargie aux deux rives du Rhin sur les problématiques qui touchent nos pays afin de montrer que l'information peut être plus complète et gagne en prise de recul lorsque l'on se détache d'un point de vue strictement national.

Par des analyses, des reportages et des explications nous voulons permettre à nos lecteurs de comprendre l'actualité du voisin et par ce fait de relativiser les problématiques de leur propre pays.

 

Sur nous :

Nous sommes 5 Allemandes et 7 Français, originaires de différentes régions, issus au départ de différents cursus (langues, info-com, littérature, commerce, sciences-politiques, philosophie) et réunis cette année au Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg (CUEJ) pour terminer nos études.

Nous avons travaillé ensemble l'an dernier à Freiburg sur un projet rédactionnel autour des problématiques environnementales (http://fudder.de/rubrik/blogs/vive-lumwelt/), récompensé par une nomination au prix franco-allemand du journalisme 2008 en catégorie Internet.

 

En espérant que la lecture vous intéresse, n'hésitez pas à laisser vos commentaires, toute critique sera la bienvenue !

 

Auf Deutsch jetzt !...

 

Hallo ! Bonjour ! Wir sind 12 Studenten des Masterstudienganges « Deutsch-Französische Journalistik” am CUEJ Strasbourg und am Frankreichzentrum Freiburg. Wir haben beschlossen, auf Mediapart.fr einen Blog zu gestalten, um im zweiten Studienjahr über das aktuelle Zeitgeschehen (französisch, deutsch oder deutsch-französisch) zu schreiben.Unser Ziel:Unseren Lesern eine vielfältige Sicht auf politische, kulturelle, soziale, wirtschaftliche oder sportliche Ereignisse bieten, die in engem Bezug zu Frankreich und/oder Deutschland stehen.Mittels der beiden Sprachen und den heutigen Möglichkeiten des Multimedialen wollen wir eine zweifache Sichtweise schaffen, eine erweiterte Perspektive auf beide Seiten des Rheins bieten zu den Problemen aber auch den schönen und kuriosen Dingen in unseren Ländern. So möchten wir zeigen, dass Informationen vervollständigt und an Wert gewinnen können, wenn man sich von einer strikt nationalen Standpunkt löst.Mit Analysen, Reportagen und Erklärungen wollen wir unseren Lesern ermöglichen, die aktuellen Ereignisse im Nachbarland zu verstehen und zu vergleichen.Über uns:Wir sind 5 Deutsche und 7 Franzosen aus unterschiedlichen Regionen und mit verschiedenen Studienerfahrungen (Sprachen, Medien/Kommunikation, Literatur, Management, Politikwissenschaften, Philosophie…). In diesem letzten Jahr studieren wir zusammen am « Centre universitaire d’enseignement du journalisme » (CUEJ) in Straβburg. Anfang 2008 haben wir als Redaktionsteam an einem Blog zur Umwelt gearbeitet (http://fudder.de/rubrik/blogs/vive-lumwelt/), der für den Deutsch-Französischen Journalistenpreis in der Kategorie “Internet” nominiert wurde.Zögern Sie nicht, unsere Texte zu kommentieren, wir sind offen für jegliche Kritik. Wir freuen uns auf den Austausch mit Ihnen und wünschen eine interessante Lektüre ! 

Tous les commentaires

Bonjour à vous 12! Je vous souhaite la bienvenue aussi! . Excellente initiative, je ne manquerai pas de m'intéresser à votre blog dont l'objectif me parait tout à fait opportun et essentiel ; un seul bémol me concernant, je ne connais pas l'allemand! j'espère donc que ce sera en français.... ou traduit... Donc vous êtes 12... vous nous faites une rapide présentation ? (nous sommes très curieux à Médiapart!) . Médiamitiés!

Bravo. Toll ! Je vous salue de Kleinblittersdorf. Originaire du Sud-Ouest, 27 ans heureux passés dans la magnifique ville de Hambourg... . Une année universitaire à Fribourg, j'ai adoré le Münsterplatz, le marché et les restaus tout autour. J'adore aussi la terrasse du Schloßbergrestaurant et le magnifique panorama que l'on a sur la ville: http://www.dattler.de/DB-FILE1/2.jpg?id=1775&col=Bild&format=1388 J'ai habité tout à côté, du côté du Schwabentor... que de souvenirs... C'est une ville écolo, la plus "Verte" d'Allemagne, avec des cyclistes partout, beaucoup de jeunes, d'étudiants... A recommander pour ceux qui ne connaissent pas. Il y a une grande communauté française en Allemagne... Nous sommes curieux de voir ce que vous faites.

Bienvenue ! Votre projet est intéressant, et vive l'Europe !

Merci ! Dîtes-moi c'est du rapide les réactions sur Mediapart... Le blog va se mettre en place petit à petit, nous sommes pour lemoment éparpillés en France et en Allemagne pour nos stages respectifs. Mais tout va se faire progressivement. Y compris les présentations... A très bientôt Lilian A.

Bienvenue à vous tous et au plaisir de vous lire bientôt :-)

Willkommen, Bienvenue, Welcom... zu cabaret, au cabaret, in cabaret... . Chers étudiants CUEJ-FZ, . Je vous cite : "Par des analyses, des reportages et des explications nous voulons permettre à nos lecteurs de comprendre l'actualité du voisin et par ce fait de relativiser les problématiques de leur propre pays." Pouvez-vous expliciter prochainement dans quel sens vous usez de ce terme "relativiser les problématiques" ? Merci. . Que pensez-vous du travail de Günter Wallraff ? Cf. article de Mediapart de ce 5 août 2008. . Je suis intéressée, notamment, par les avancées écologiques en Allemagne. Mais je suis aussi consternée par le sort qui a été fait à la psychanalyse de Sigmund Freud en Allemagne. J'ai fait mes premiers pas en Allemagne et j'ai prononcé mes premiers mots en allemand suffisamment, même si je ne ne parle plus allemand, pour apprécier la musicalité de la langue et notamment pour ne jamais oublier, entre autres, cette chanson "Sag Warum" : http://www.dailymotion.com/video/x1p8q4_camillo-felgen-sag-warum Evidemment, - laissons place à l'avenir de l'Europe - , je ne vous demanderai pas de répondre à ce "Sag Warum" dont je me suis occupée personnellement. . Donc, place à ce que vous allez amener... mais n'oubliez pas !

Bonjour Joha ! . Sans vouloir faire une trop grosse digression quel a été le sort "fait à la psychanalyse de S. Freud en Allemagne" ?

Chère dacor, Ce n'est effectivement pas le lieu pour parler de ce point et mes documents à ce sujet ont été perdus lors d'un vol d'ordinateur fin 2006. En résumé, je vous transmets cette réflexion d'une amie psychiatre non psychanalyste : pour recevoir un patient en psychothérapie remboursée, il faut écrire des rapports circonstanciés réguliers pour obtenir le droit, pour ce patient, d'être reçu en psychothérapie. Elle trouve cela de plus en plus fastidieux : bureaucratie très lourde donc et littéralement disuasive si j'en crois cette amie digne de confiance. Remarquez qu'aux Pays-Bas, c'est pire : dans tout le Pays, il n'y avait plus que 600 patients autorisés à suivre une psychothérapie longue (fin 2006). Une réelle prise de parti étatique pour les thérapies comportementalo-cognitivistes courtes donc (dites TCC). Fin de digression.

Merci, Joha!.......

Oh ! merci Joha :))) Je connais bien cette chanson, elle me fait revivre de bons souvenirs. Je suis allee de nombreuses fois a Hambourg fin des annees 60. Merci, s il vous plait, de m envoyer par message les paroles, ou les mettre sur internet, je pense que de nombreuses personnes pourront en profiter. Peut-on trouver le CD en France ? Pour ca , je vais deja faire une recherche. Je ne connaissais pas le nom du chanteur. Merci. Marie Paule.

Hambourg, j'y ai passé 27 merveilleuses années...

Hamburg, une ville magnifique et des personnes tres bien. La ballade en bateau,... Oh que c est loin et si merveilleux de se souvenir de tout ca. Hanbourg 1965-1968 - Bienvenue a nos jeunes journalistes qui j espere nous feront peut-etre un reportage sur cette belle ville et aussi sur Berlin, j y suis allee a l epoque du mur.J etais tres crispee lors du passage des deux frontieres. Le quartier "francais", les gens qui vivaient la-bas etaient d une extreme gentillesse. - Tres cordialement a tous, Marie Paule.

Heureuse de vous retrouver là... bienvenue à vous !

Moi aussi je suis ravie de votre initiative car je m'intéresse beaucoup à la culture allemande et à l'actualité bien sûr. Un peu d'allemand ne me rebutera pas au contraire ça me fera faire des révisions et je consulterai régulièrement votre site et j'irai sur les liens (déjà fait d'ailleurs). Bravo donc et merci!

Hallo ! Nur Mut ! J'espère que vous allez être suivis par d'autres !

Avec Le Fils, Verbe Et Lumière Messiaen répondait-il au Mehr Licht de Goethe ?
C'est une bonne question, non ?
Mediapart compte sur la formidable énergie que vous dégagez pour tenter d'éclaircir tout ça ! ;-))
Bienvenue!
pdn

Française vivant en Allemagne depuis 21 ans (Konstanz, Bonn et maintenant Berlin), je me réjouis mois aussi de votre présence sur Mediapart. J'ai passé, début juillet, quelques jours de vacances à Strasbourg et Freiburg, deux très belles villes, sûrement très agréables à vivre. Au plaisir de vous lire et.... mit herzlichem Gruß !

Excellente initiative que j'accueille avec beaucoup de plaisir .Je suis professeur d'allemand dans un lycée du Sud -Ouest et ce que vous projetez de faire m'intéresse.Au passage ,merci aux lecteurs assidus de Médiapart qui vivent en Allemagne:je lis toujours leurs commentaires avec plaisir.

Bravo pour cette initiative puissiez vous convaincre plein d'apprentis journalistes ! Au plaisir de vous lire

Pour ceux que cela intéresse, il y a actuellement quelques commentaires (seconde partie et notamment Etoile66) qui traitent de Allemagne / France sur le blog : http://www.mediapart.fr/club/blog/jeanpaulyveslegoff/030808/l-opinion-publique-est-formatee

Bonjour, Hallo, Français, j'ai fait une partie de mes études et toute ma carrière en Allemagne, où je compte de ce fait la plupart de mes amis. Je suis avec intérêt la vie politique, économique, sociale et culturelle dans les deux pays. Je constate de chaque côté du Rhin un déficit d'information sur le pays voisin - même dans les zones frontalières (je vis actuellement dans la région SAAR-LOR-LUX) - une méconnaissance de l'"autre" largement entretenue par les milieux politico-économico-médiatiques. Qui, en France, a p. ex. entendu parler des dures grèves des cheminots allemands, de Hartz IV, des 1-Euro-Jobs, de l'absence de salaire minimum dans de nombreuses branches... Qui a su en Allemagne pourquoi les Français ont majoritairement voté Non au référendum sur le projet de constitution alors que la sociologie du scrutin était expliquée sur les ondes françaises dès 22 h le soir du référendum - et après un débat démocratique national très animé, passé sous silence outre Rhin? Qui connaît en Allemagne le montant du RMI français? Je salue votre initiative. Es gibt viel zu tun! Ärmel hochkrempeln! Cordialement Gerardo

La discussion en Allemagne sur le salaire minimum n'a JAMAIS été conduite en France. . En fait, c'est un nivellement des salaires par le bas, car les employeurs se basent sur ce salaire minimum dans toutes les branches. . D'ailleurs, la comparaison des salaires dans les 2 pays en est la preuve. . Il se trouve que je travaille dans le recrutement franco-allemand et vois la différence de salaire entre les 2 pays. L'idée d'un salaire minimum est étrangère à l'économie sociale de marché. La tentative du SPD de l'introduire en Allemagne sera très néfaste et entraînera un nivellement des salaires par le bas. . Alors qu'actuellement il est fixé par l'offre et la demande. Quand il y a pénurie de main-d'oeuvre qualifiée - ou non qualifiée - cela dépend des secteurs, pour l'obtenir, l'employeur est prêt à payer bien plus que le SMIC. Mais s'il y a un SMIC, il se basera sur cette ligne "officielle" en n'en dérogera pas. . On n'a JAMAIS eu cette discussion en France. La pensée unique l'empêche trop. . Mais c'est un fait. Les salaires sont nivelés par le bas par le SMIC.

Mais pourquoi ces tristes politiciens du SPD découvrent-ils après tant d'années la nécessité d'un salaire minimum en Allemagne ? Ne serait-ce pas parce que le système actuel a épuisé ses capacités à donner des salaires minimum acceptables ? En France, le SMIC est devenu un moyen de sous-payer le salarié. Cela commence à apparaître dans les discussions. Faut-il rappeler que même dans les services publics il est des emplois officiellement rémunérés en dessous du SMIC et s'il n'y avait pas le SMIC qui est l'obligation légale minimum, ces salariés verraient automatiquement leurs salaires baisser... Le salaire minimum existe ailleurs qu'en France sans les mêmes résultats, au moins pour l'instant. Au fait pourquoi refuser une augmentation progressive mais sensible du SMIC ? Et si la discussion qui s'engage maintenant en France n'était que le prétexte à supprimer le SMIC pour aller plus encore vers des emplois très peu rémunérés et une société où il y aurait encore plus de travailleurs pauvres ? L'Angleterre, les Etats-Unis, par exemple, ça ne dit rien à personne ? On y vante un faible taux de chômage, une bonne économie, mais c'est curieux : la pauvreté est là et bien là pour ceux qui travaillent, et parfois doivent avoir plusieurs boulots, y compris quand ils sont retraités...

Le SPD réclame le SMIC en désespoir de cause, parce qu'ils sont dépassés à gauche par la LINKE, dont on a vu ce qu'elle pouvait faire dans les Länder où elle participe au pouvoir. C'est un peu comme avec le FN dans les villes qu'il a gérées, il n'y est pas resté très longtemps.. . Car ce sont des partis populistes, qui promettent tout l'or du monde s'ils sont élus, mais ne peuvent absolument par gérer les plus petites communes... . Ce que vous n'arrivez apparemment pas à comprendre, c'est que si vous fixez une limite - quelle qu'elle soit - les gens s'orienteront TOUJOURS à cette limite. En l'occurrence, le SMIC. C'est un nivellement des salaires par le bas et je le vois entre la France et l'Allemagne - qui n'a jamais eu de SMIC - depuis plus de 30 ans que je vis dans ce pays. Le SMIC a paupérisé la France, les salaires sont bien plus bas qu'en Allemagne. . Vous pouvez me raconter tout ce que vous voulez, je vois les réalités quotidiennes entre les deux pays et ne tire pas mes connaissances d'articles de journaux. . Il se trouve que je travaille dans le recrutement et vois exactement les effets du SMIC en France. . D'ailleurs, lorsque je publie une offre d'emploi pour un de mes clients - PME allemande ou française - j'ai cessé depuis longtemps de mettre la rémunération pour le poste offert. Parce que la majorité des candidats la prenait pour orientation dans leur prétentions. Alors que si vous ne mettez rien, vous voyez exactement ce que gagnent les gens et surtout ce qu'ils demandent pour le poste offert. La fourchette est bien plus large et le choix plus varié. Le salaire se fixe par l'offre et la demande. . Tandis que si vous mettez une rémunération, même les candidats qui n'ont pas les connaissances ni l'expérience demandée mettent ce salaire comme "prétentions"... . Et vous croyez que les employeurs ne font pas pareil avec le SMIC ? Même s'ils pouvaient payer plus, ils ne le font pas puisqu'on leur offre un salaire MINIMUM... et que les salariés acceptent ce jeu dont ils croient qu'il leur est favorable. . Non, définitivement, le SMIC a contribué à la paupérisation de la France depuis des décennies et je suis prête à vous en donner les preuves chiffrées. Les discours sur le "pouvoir d'achat" vous les entendez en France, mais pas en Allemagne, du moins pas sous cette forme...

Je me contenterai de renvoyer nos lecteurs à l'article de Laurent Mauduit paru le 8 avril dans Médiapart : "Un rapport officiel veut casser le salaire minimum", à son Prolonger, aux commentaires qu'il a suscités. Ils se feront une idée par eux-mêmes. Quant au terme "populiste" que vous affectionnez, il me rappelle fâcheusement celui de "démagogue" qui a servi pendant deux siècles pour stigmatiser toute pensée et tout parti soucieux de défendre ceux qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois. Il a tellement servi qu'il a fallu en trouver un autre. Et quelle hargne contre Die Linke qui ne fait que profiter du terrain déserté par un SPD passé du social libéralisme à la grande coalition ! Mais cette grande coalition ne fait-elle pas la politique qui trouve en vous une grande admiratrice ? En tout cas, voilà un sujet de travail et de réflexion pour nos jeunes journalistres en formation.

Vous vous méprenez, je ne mélange jamais les arguments et les sentiments. Je n'ai aucune sorte de hargne contre qui que ce soit, je regarde les réalités et constate. . Bien sûr que la LINKE a pris le terrain laissé par le SPD de même qu'en France Besancenot et la LCR, tout aussi populiste ou démagogue, promettent le bleu du ciel à tous les "démunis" et "pauvres" tout en disant qu'ils ne souhaitent pas gouverner. C'est exactement la même démarche. Et refuser de lire les bases idéologiques et dictatoriales de la LCR à cause du visage sympa de Besancenot, est tout aussi populiste ou démagogue, ou dément, ou stupide et dangereux, que ceux qui ont cru aux discours d'A. Hitler pour résoudre la terrible crise économique qui bouleversait le pays, alors qu'il avait tout écrit auparavant. Car on a connu en Europe de l'Est ce que propose la LINKE et la LCR et l'Histoire a montré que cela est un échec. Pas besoin de rêver.

Certes, vous ne rêvez pas : vous êtes en sympathie avec l'Allemagne résultat de 16 années de Kohl, 7 de Schroeder et 3 de grande coalition et vous dites : quelle société enthousiasmante ! Les Allemands que je côtoie sont beaucoup plus circonspects que vous. Quant à votre vision de la LCR, je la laisse à votre rêverie-cauchemar. Pour autant n'ai-je jamais voté pour elle et je ne crois pas que je voterai un jour pour le NPA. En tout cas, il est une réalité que vous acceptez bien : les pauvres et les démunis (je ne mets pas de guillemets car ils le sont) doivent se contenter de ce qu'ils ont : rien ou pas grand'chose. Quand on est assis au chaud, c'est facile.

Bonjour, Hallo, Français, j'ai fait une partie de mes études et toute ma carrière en Allemagne, où je compte de ce fait la plupart de mes amis. Je suis avec intérêt la vie politique, économique, sociale et culturelle dans les deux pays. Je constate de chaque côté du Rhin un déficit d'information sur le pays voisin - même dans les zones frontalières (je vis actuellement dans la région SAAR-LOR-LUX) - une méconnaissance de l'"autre" largement entretenue par les milieux politico-économico-médiatiques. Qui, en France, a p. ex. entendu parler des dures grèves des cheminots allemands, de Hartz IV, des 1-Euro-Jobs, de l'absence de salaire minimum dans de nombreuses branches... Qui a su en Allemagne pourquoi les Français ont majoritairement voté Non au référendum sur le projet de constitution alors que la sociologie du scrutin était expliquée sur les ondes françaises dès 22 h le soir du référendum - et après un débat démocratique national très animé, passé sous silence outre Rhin? Qui connaît en Allemagne le montant du RMI français? Je salue votre initiative. Es gibt viel zu tun! Ärmel hochkrempeln! Cordialement Gerardo

Bonjour, J'espère que ce sera l'occasion de parler de ARTE, la seule chaine qui mérite d'être captée! (a l'exception de certains docus à l'heure du repas...;o)

Bonjour et voeux de réussite aux aventuriers du CUEJ de Strasbourg et au Frankreichzentrum de Freiburg ! Ayant été parfois intervenante au CFJ/CFPJ de Paris (rue du Louvre) dans les années 1985/2003 je me suis souvent étonnée et intérrogée du peu de motivation dans la prise en compte réelle de l'Europe . Aussi bien de la part des équipes pédagogiques que des étudiant.es et c'était souvent qu'à titre ipersonnel qu' un/e futur/e journaliste avait cette volonté d'engager sa réflexion et son travail. Comme je constate le peu de connaissances concrètes, dans tous les domaines, que les Français ont sur les autres pays européens(je fais partie du lot...) y compris sur des décisions prises en notre nom par nos gouvernements respectifs. Arte est en ce domaine l' Exemple ! quand existera-t-l la même ambition avec les autres pays ? Merci de vous y mettre ! G. Miski

Superbe initiative ! Bienvenue parmi nous. Avec impatience nous attendons la suite.

Nur Wilkommen. Wir sind sehr froh Ihnen zu kennen. Und ich hoffe es wird eine schöne Reise zusammen... Il doit y avoir plein de fautes mais le coeur (Herz) y est totalement... Tchüss !

Pensée unique de droite ou vielles lunes sur le salaire minimum ? Il est vrai que le SMIC peut inciter certains employeurs à ne pas rémunérer plus leurs salariés, c'est effectivement souvent le cas en France où près de 15 % des salariés sont au SMIC. Mais ce n'est pas le cas en Angleterre p. ex. où, malgré le "SMIC" mis en place par Tony Blair et légèrement supérieur maintenant au SMIC français, le pourcentage de "smicards" n'est que de 2 ou 3 % et où la croissance est plutôt bonne - et où de nombreux français vont donc travailler... pour gagner plus. S'il est vrai que les salaires payés par beaucoup d'entreprises allemandes - aux technologies très innovatrices - qui se portent bien, notamment grâce aux exportations (la demande intérieure allemande est atone) et dans les quelques branches où il existe un salaire minimum (BTP, restauration...), sont supérieurs à ceux payés par les entreprises françaises, que dire des salaires de misère (entre 2,50 et 5 euros / heure) payés par certaines entreprises allemandes (supermarchés par ex.), des personnes qui doivent maintenant avoir 2 voire 3 boulots pour joindre les deux bouts... et des bas salaires qui doivent être complétés aux frais des contribuables, les fameux "Kombilöhne". Si nombreux sont les frontaliers français qui vont travailler en Allemagne (ainsi qu'en Suisse et au Luxembourg), assez nombreux sont aussi maintenant les allemands, notamment des nouveaux Länder, qui partent travailler en Autriche, en Suisse, en Suède, aux Pays-Bas et au Luxembourg... pour gagner plus ! Le miracle économique allemand, c'était à une autre époque. Enfin, l'Allemagne est un des rares pays de l'union Européenne à ne pas avoir de salaire minimum interprofessionnel. Avant les "réformes" libérales, à l'ère du miracle économique allemand, un SMIC y était superflu, mais ce n'est plus le cas. Un coup d'oeil aux divers rapports annuels sur la pauvreté (voir p. ex. http://www.tagesschau.de/inland/armut20.htmlm) montre que, comme en France et ailleurs, les couches inférieures s'appauvrissent et que la classe moyenne s'effrite, ce qui explique au moins en partie la faiblesse de la demande interne allemande. Gerardo

voir réponse ci-dessous

Pensée unique de droite ou vielles lunes sur le salaire minimum ? Il est vrai que le SMIC peut inciter certains employeurs à ne pas rémunérer plus leurs salariés, c'est effectivement souvent le cas en France où près de 15 % des salariés sont au SMIC. Mais ce n'est pas le cas en Angleterre p. ex. où, malgré le "SMIC" mis en place par Tony Blair et légèrement supérieur maintenant au SMIC français, le pourcentage de "smicards" n'est que de 2 ou 3 % et où la croissance est plutôt bonne - et où de nombreux français vont donc travailler... pour gagner plus. S'il est vrai que les salaires payés par beaucoup d'entreprises allemandes - aux technologies très innovatrices - qui se portent bien, notamment grâce aux exportations (la demande intérieure allemande est atone) et dans les quelques branches où il existe un salaire minimum (BTP, restauration...), sont supérieurs à ceux payés par les entreprises françaises, que dire des salaires de misère (entre 2,50 et 5 euros / heure) payés par certaines entreprises allemandes (supermarchés par ex.), des personnes qui doivent maintenant avoir 2 voire 3 boulots pour joindre les deux bouts... et des bas salaires qui doivent être complétés aux frais des contribuables, les fameux "Kombilöhne". Si nombreux sont les frontaliers français qui vont travailler en Allemagne (ainsi qu'en Suisse et au Luxembourg), assez nombreux sont aussi maintenant les allemands, notamment des nouveaux Länder, qui partent travailler en Autriche, en Suisse, en Suède, aux Pays-Bas et au Luxembourg... pour gagner plus ! Le miracle économique allemand, c'était à une autre époque. Enfin, l'Allemagne est un des rares pays de l'union Européenne à ne pas avoir de salaire minimum interprofessionnel. Avant les "réformes" libérales, à l'ère du miracle économique allemand, un SMIC y était superflu, mais ce n'est plus le cas. Un coup d'oeil aux divers rapports annuels sur la pauvreté (voir p. ex. http://www.tagesschau.de/inland/armut20.htmlm) montre que, comme en France et ailleurs, les couches inférieures s'appauvrissent et que la classe moyenne s'effrite, ce qui explique au moins en partie la faiblesse de la demande interne allemande. Gerardo

Je suis d'accord avec vous sur les "Kombilöhne" qui peuvent avoir un effet pervers, mais qui sortent les gens de l'inactivité et leur permettent une expérience professionnelle indispensable. Par contre, il peut inciter les entreprises à se reposer sur l'Etat pour co-financer. . On verra ce que le RSA aura comme effets positifs et négatifs. . Quant à votre réflexion sur le "miracle allemand" qui n'est plus actuel, je vous demanderais juste de réfléchir quelques minutes à l'absorption de quelque 16 millions de personnes - retraités inclus qui n'avaient jamais cotisé dans le système social, retraite et maladie, chômeurs non plus - issus de l'Allemagne de l'Est où le système s'est totalement effondré. . C'est un effort national sans égal en Europe ou même dans le monde. Reconstruire un pays sans infrastructures - routes, télécommunications, etc... - assumer les coûts sociaux de 16 millions de personnes qui n'avaient jamais cotisé avec toutes les répercussions dans le système actuel de la présence de tous ces gens, c'est un effort immense. Je me souviens d'un collègue parti en voiture à travers l'Allemagne de l'Est juste après la chute du mur, il avait un RDV dans une agence pour l'emploi à la frontière avec la Pologne. Les routes étaient pleines de trous, pas de téléphone, on ne pouvait pas le joindre pendant plusieurs jours... Je crois que les gens en France ne se font pas une idée de l'Etat dans lequel était le pays du "socialisme réellement existant". . J'aurais bien voulu voir la France assumer une telle charge. Dans quel état serait-elle aujourd'hui ? Vous êtes-vous simplement posé la question et essayé d'imaginer ? . Les Allemands de l'Ouest paient toujours le "supplément solidarité" un prélèvement fiscal sur leurs revenus pour financer la reconstruction de l'Est. Helmut Kohl avait dit que cet impôt serait transitoire, mais il existe toujours. Je cite wikipedia à la rubrique RDA: "Lors de la réunification, alors que les Ossis se jettent littéralement sur les supermarchés de l'Ouest, le monde découvre l'envers du décor affiché par la RDA pendant quarante ans : un pays pollué, des habitations et infrastructures à reconstruire entièrement, une industrie obsolète, en retard de plusieurs décennies sur celle de l'Ouest. En 2008, la réhabilitation de l'ex-RDA est loin d'être terminée." . Personne n'en parle en France. Et pourtant le budget de fonctionnement de l'Etat a été réalisé sans dette, contrairement à la France. . Alors, il est évident que tous ces efforts ne vont pas sans casse... mais le potentiel au niveau national est énorme. Et le fait que l'Allemagne soit depuis des années le premier pays exportateur au monde devrait peut-être inciter à réfléchir, même si la consommation est légèrement en baisse en raison de la hausse des hydrocarbures et des produits alimentaires. . Je rappelle juste les chiffres pour mémoire: France 48 milliards de déficit en un an, Allemagne 200 milliards d'excédents sur les marchés extérieurs. Cela ne reste pas sans conséquences pour la France.

Quelques infos de source officielle sur les réalités économico-sociales de l'Allemagne d'aujourd'hui (alors que d'aucuns nous racontent en France que "les Allemands ont fait leurs réformes" (assez néo-libérales, conviendrait-il d'ajouter) et "que tout y est désormais pour le mieux". et une traduction rapide pour les non-germanistes. Extraits de : "Armutsbericht der Bundesregierung" (Rapport annuel du Gouvernement fédéral sur la pauvreté) Tiefe Kluft zwischen Arm und Reich Die soziale Kluft in Deutschland wird tiefer: Laut dem jüngsten Armuts- und Reichtumsbericht der Regierung, der heute in Berlin vorgestellt wird, ist inzwischen jeder vierte Deutsche arm oder er muss durch staatliche Leistungen vor Armut bewahrt werden. Dies sagte Arbeitsminister Olaf Scholz der "Bild am Sonntag". Opposition und Gewerkschaftsbund machten die Bundesregierung für die Missstände mitverantwortlich Fossé profond entre riches et pauvres. Le fossé entre riches et pauvres se creuse en Allemagne : d'après le dernier rapport sur la richesse et la pauvreté du gouvernement, présenté (au jourd'hui) à Berlin, un allemand sur quatre est maintenant pauvre ou doit être protégé de la pauvreté par des prestations d'aide sociale, déclarait Olaf Scholz, Ministre du travail au journal "Bild am Sonntag". L'opposition et la fédération des syndicats ont imputé la responsabilité de cette situation au gouvernement fédéral. 13 Prozent der Bundesbürger gelten laut dem Bericht als arm, ebenso viele würden durch Sozialtransfers wie Kindergeld oder Arbeitslosengeld II vor dem Abrutschen in Armut bewahrt. Im Gegenzug seien die Einkünfte der Reichen weiter gewachsen. "Die Schere zwischen Arm und Reich hat sich weiter geöffnet", bilanzierte Scholz. 13 % des citoyens allemands sont considérés comme pauvres selon ce rapport et 13 autres % le deviendraient sans les transferts sociaux (...). Par contre, les revenus des riches auraient continué de progresser selon le rapport. "Le fossé qui sépare les riches des pauvres a continué de se creuser", déclara Olaf Scholz pour conclure. Zahl der Geringverdiener steigt [Bildunterschrift: Geringverdiener rutschen trotz Arbeit in die Armut ab. ] Besonders problematisch ist laut Scholz, dass die Zahl derjenigen, die arbeiten und trotzdem Gefahr laufen, in Armut abzurutschen, größer geworden sei. "Das zeigt: Wir haben zu niedrige Löhne in Deutschland und wir brauchen Mindestlöhne", erklärte der Minister. Zugleich werde aber auch die positive Wirkung des Sozialstaats deutlich: "Wenn es die Sozialtransfers wie Arbeitslosengeld II, Wohn- oder Kindergeld nicht gäbe, dann hätten wir statt 13 Prozent 26 Prozent Arme", sagte Scholz. Le nombre des personnes à faible revenu augmente [Légende de la photo : bien que travaillant, les personnes à faible revenu glissent dans la pauvreté] Il est particulièrement problématique, selon O. Scholz, que le nombre de ceux qui, tout en travaillant, risquent de glisser dans la pauvreté ait augmenté. "Ceci signifie que nous avons en Allemagne des revenus trop faibles et que nous avons besoin de salaires minimum", expliqua le ministre. Ceci montrerait aussi l'effet positif d'un état social : "Sans les transferts sociaux tels que l'aide sociale, la prime au logement, l'aide aux familles ayant des enfants, c'est 26 % de pauvres au lieu de 13 % que nous aurions. Pour ceux qui lisent l'allemand, voir suite sur Internet: http://www.tagesschau.de/inland/armutsbericht4.html Voilà le revers de la médaille, de la politique menée par les gouvernements Kohl, Schröder et Merkel. Comme disait Coluche dans un sketch : " ils vont être contents les pauvres d'apprendre qu'ils vivent dans un pays riche." Gerardo

Contrastes Extraits de la presse allemande avec traduction rapide Europa im Blick, Michael Hartmann "Début mars 2008 ont été publiés, à peu de temps d'intervalle, une étude du DIW (Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung / Institut allemand de recherche économique) et des chiffres de l'Office allemand de la Statique qui montrent très nettement l'accroissement, en quelques années, de l'écart entre les revenus en Allemagne. D'un côté la pauvreté se répand de plus en plus dans la population, de l'autre le nombre des personnes aisées et riches progresse aussi nettement. Le grand perdant, c'est le salarié moyen classique, la classe moyenne allemande typique[1].... L'écart entre les 20 % les plus riches et les 20% les plus pauvres a, entre 1998 et 2004, augmenté de plus de 20 %, soit 2 fois plus que dans tous les autres pays d'Europe occidentale, et ce déjà avant l'entrée en vigueur de Harz IV (un peu le RMI allemand)" "Anfang März 2008 wurden kurz nacheinander eine Studie des DIW und Zahlen des Statistischen Bundesamtes veröffentlicht, die sehr deutlich machen, wie sich die Einkommensschere in Deutschland binnen weniger Jahre auseinander entwickelt hat. Auf der einen Seite greift Armut in der Bevölkerung immer stärker um sich, auf der anderen nimmt die Zahl der Wohlhabenden und Reichen ebenfalls deutlich zu. Wer massiv verliert, das ist der klassische Durchschnittsverdiener, die typische deutsche Mittelschicht. [1]... Die Differenz zwischen den Einkommen des obersten und des untersten Fünftels der Bevölkerung stieg zwischen 1998 und 2004 mit über 20 % mehr als doppelt so stark an wie in jedem anderen Land Westeuropas, und das schon vor dem Inkrafttreten von Hartz IV". Welt Online Wirtschaft, 4 mai 2008 "L'essor économique des 3 dernières années est largement passé à côté des salariés allemands. Les salaires nets ont même baissé de 3,5 % dans cette période. Voilà le résultat auquel arrive une étude de l'Institut für Makroökonomie und Konjunkturforschung (IMK)/ Institut de Macroéconomie et de Recherche sur la Conjoncture) de la fondation Hans-Böcker… Le supplément de croissance créé est essentiellement allé aux bénéfices des entreprises et à l'accroissement des patrimoines. D'après cette étude, les transferts sociaux de l'Etat aux ménages auraient, en réel, nettement diminué… La reprise économique récente a, selon l'étude, été presque exclusivement due aux exportations, qui, après correction pour tenir compte de l'évolution des prix, ont progressé de 31 %. La demande intérieure mais plus particulièrement la consommation des ménages seraient restées en-deçà des niveaux normalement atteints dans des phases de boom économique. Avec une progression en réel de 1 % pendant cette reprise, la consommation des ménages a pratiquement stagné. Au passage au nouveau millénaire, la consommation des ménages avait encore progressé d'un bon 7 %… Plus nettement encore que les salaires ont cependant baissé, en chiffres réels, les transferts aux ménages, dont les retraites : de presque 6 %. Lors de l'essor économique précédent, ils avaient encore augmenté de pratiquement 4 %. Les économistes expliquent ce recul par les années sans ajustement des retraites nominales (les "Nullrunden"), la stagnation des allocations familiales, des bourses d'études et autres prestations à caractère social…" "Der wirtschaftliche Aufschwung der vergangenen drei Jahre ist an den deutschen Arbeitnehmern weitgehend vorbeigegangen. Die realen Nettolöhne sind in diesem Zeitraum sogar um 3,5 Prozent gesunken. Das ist das Ergebnis einer Studie des Instituts für Makroökonomie und Konjunkturforschung (IMK) der Hans-Böckler- Stiftung.. Der Zuwachs an Wirtschaftsleistung sei ganz überwiegend in Unternehmensgewinne und Vermögen geflossen. Auch die staatlichen Transfers an die privaten Haushalte seien real deutlich zurückgegangen... Die wirtschaftliche Erholung sei im jüngsten Aufschwung fast ausschließlich vom Export getrieben, der preisbereinigt um 31 Prozent zunahm. Die Binnennachfrage, besonders jedoch der private Verbrauch seien unter dem für eine Boomphase üblichen Niveau geblieben. In diesem Aufschwung stagnierte der Privatkonsum mit einem realen Plus von einem Prozent. Im Aufschwung der Jahrtausendwende war er real noch um gut sieben Prozent gewachsen... Noch deutlicher als die Löhne seien die realen Transfers, darunter Renten, an die privaten Haushalte gesunken: um fast sechs Prozent. Im vorigen Aufschwung waren die Leistungen noch um knapp vier Prozent gestiegen. Den Rückgang erklären die Ökonomen mit „Nullrunden bei den nominalen Renten, stagnierenden nominalen Leistungen bei Kindergeld, Bafög und anderen staatlichen Leistungen....“ " Hamburger Abendblatt, 13 août 2008 RETRAITES Nombreux jeunes allemands désemparés Peur d'une retraite insuffisante : un sur cinq veut émigrer par Bob Geisle Hamburg - "En Allemagne, la peur de devenir un retraité pauvre se répand… surtout chez les jeunes. D'après une récente enquête d'opinion de l'institut Allensbach commandée par la Postbank, plus de 1 actif de moins de 30 ans sur 5 envisage de quitter l'Allemagne pour des pays où le coût de la vie est moins cher en cas de retraite trop faible. Au total, près de 1 Allemand sur 6 s'attend à connaître la pauvreté en retraite et à ne plus pouvoir subvenir par lui-même à ses besoins… Les contrats de travail à durée déterminée et la précarité de l'emploi font qu'il est difficile aujourd'hui de prévoir suffisamment sa retraite, explique Stefanie Wahl, directrice-gérante de l'Institut für Wirtschaft und Gesellschaft (IWG) / Institut Economie et Société, Bonn… C'est pourquoi des offres de prévoyance et de constitution de retraites nettement plus souples doivent être étudiées, déclara-t-elle au journal de Hamburg Abendblatt ALTERSVORSORGE Viele junge Deutsche ratlos Angst vor zu wenig Rente: Jeder Fünfte will auswandern Von Bob Geisler Hamburg - "In Deutschland wächst die Angst vor Armut im Alter - vor allem bei jungen Leuten. Nach einer neuen repräsentativen Allensbach-Umfrage im Auftrag der Postbank erwägt gut jeder fünfte Berufstätige unter 30 Jahren sogar, bei zu wenig Rente in billigere Länder auszuwandern. Insgesamt rechnet fast jeder sechste Bundesbürger damit, im Alter zu verarmen und seinen Lebensunterhalt nicht mehr selbst bestreiten zu können... Unsichere und befristete Arbeitsverhältnisse machen es vielen Bundesbürgern heute schwer, in ausreichendem Maß für das Alter privat vorzusorgen", erklärt Stefanie Wahl, Geschäftsführerin am Bonner Institut für Wirtschaft und Gesellschaft (IWG), das paradoxe Verhalten der Deutschen. Deshalb müssten die Vorsorgeangebote deutlich flexibler werden, sagte sie dem Abendblatt..." Gerardo

Bonjour Gerardo, Suivant la logique d'Etoile66, vous ne devez être qu'un crypto-communiste et français en plus (les plus pire) ;o) grand merci quand même pour les sources et les traductions ;o)

Bonjour Bonne-Voglie, Oui, je crois que vous avez vu juste et je vais probablement finir dans la même fosse commune de l'histoire que ces sanguinaires bolcheviques qu'ont été ou sont Staline, Zapatero, Mao, Jospin, Pol Pot, l'Abbé Pierre, King Jong-il… et Angela Merkel, dont le dévouement dans les jeunesses communistes de la RDA (Freie Deutsche Jugend/FDJ) lui a permis de faire un séjour d'études à l'université de Moscou, à l'ère soviétique - un privilège réservé alors aux bons élèves du régime marxiste-léniniste stalinien… et Joseph E. Stiglitz, professeur d'économie successivement à Yale, Stanford, Princeton et New York (Columbia University), ancien vice-président et économiste en chef de la Banque Mondiale et ancien président du Council of Economic Advisers (CEA) du président Clinton, à qui a été décerné le Prix de la Banque de Suède en mémoire d'Alfred Nobel (dit prix Nobel) pour ses travaux sur les imperfections du marché : Quand le capitalisme perd la tête, fayard 2003 Moi aussi, je peux m'exprimer en mode binaire : blanc/rouge ou noir, fondamentalisme du marché ou Corée du Nord (comme disait récemment le président de la fédération allemande des employeurs (Arbeitgeberverband) dans un débat télévisé sur la première ou la deuxième chaîne (ARD ou ZdF) – il s'est fait siffler. En attendant, je risque l'exil dans un goulag en Suisse (pays qui ne privatise pas - encore ? - ses excellents chemins de fer) ou en Nouvelle-Zélande (en pointe du néo-libéralisme il y a quelques années encore et qui est en "train" de renationaliser les siens - après un échec patent de la privatisation). Pour mémoire : rappelons entre autres que, après la crise de 1929, qui n'a pas été une conséquence de la Révolution d'Octobre de 1917, l'Amérique états-unienne a été redressée par une politique interventionniste (Le New Deal et les lois antitrusts), que le gouvernement Clinton avait rempli les caisses de l'Etat et que, pour revenir à l'Allemagne, récemment, les contribuables allemands ont dû renflouer quelques banques (Landesbanken) touchées, comme des banques suisses d'ailleurs, par l'affaire des subprimes. On croyait qu'après les crises des caisses d'épargne américaines, Enron, WorldCom, etc. le capitalisme serait un long fleuve tranquille… Il y a bien sûr aussi beaucoup de choses très bien en Allemagne et je ne manquerai pas d'en parler, mais il me fallait avant apporter ma contribution au déboulonnage de certains mythes - après avoir payé mes contributions à la réunification sous forme de "soli" (impôt supplémentaire de solidarité pour la reconstruction des Länder de l'est) et de réduction de retraite, car l'effort de reconstruction post-réunification, c'est surtout les salariés, les chômeurs et les retraités qui en ont fait les frais, alors qu'il a fait faire de bonnes affaires aux entreprises allemandes (et françaises) au début des années 90. Digression : j'invite celles et ceux qui s'intéressent un peu à l'économie à lire, si ce n'est pas déjà fait, le livre de cet invétéré gauchiste attardé (il faudrait que McCarthy repasse par là) qu'est Joseph E. Stiglitz. Je ne citerai qu'un passage (pages 144 et 145) : "C'est à l'époque où la déréglementation et l'idéologie du libre marché étaient à leur apogée dans l'arène politique qu'elles ont été le plus durement contestées dans les milieux scientifiques. Dans les années 1970 et 1980, la recherche en économie a révélé une très large gamme d'échecs du marché, de cas où les marchés ne parviennent pas à de bons résultats et ne tiennent même pas leur promesse d'efficacité. Ces échecs peuvent être liés à la concurrence imparfaite, à l'absence de marché ou aux externalités (comme la pollution, c'est-à-dire lorsque les actes d'une personne affectent négativement le bien-être d'une autre). La recherche pour laquelle j'ai reçu le prix Nobel était concentrée sur un seul sous-ensemble de problèmes, présents dans toute l'économie : ceux provoqués par l'action imparfaite et asymétrique. Mais avant que les théoriciens de l'économie aient "expliqué" pourquoi on ne pouvait pas se fier au marché, l'opinion avait compris que, dans ces cas importants d'échec du marché, l'Etat pouvait faire la différence…" Pour qui voudrait le lire en allemand ¨ Die Roaring Nineties, Der entzauberte Boom, Siedler Du même auteur : ¨la grande désillusion" Egalement intéressants dans cet ordre d'idées, de George Soros, le milliardaire philanthrope américain d'origine hongroise qui connaît mieux que tout le monde les marchés puisqu'il a fait fortune en exploitant leurs imperfections – comme il le dit lui-même -, qui a mis à genoux la Banque d'Angleterre en spéculant sur la Livre et gagna ainsi quelques milliards en une nuit : Le grand désordre mondial, Ed. Saint-Simon Et, pour réviser votre allemand : Der Globalisierungsreport, Weltwirtschaft auf dem Prüfstand, Rowohlt Taschenbuch Verlag, 2003 Gerardo Saarbrücken (après Berlin (20 ans+), Bielefeld et Erlangen-Nuremberg)

Psychanalyse et psychothérapie en Allemagne Bonjour Joha 1008, Non la psychanalyse n'est pas encore tout à fait morte en Allemagne. Il existe une loi (de 1999) sur les psychothérapies aux termes de laquelle les caisses prennent en charge en général 240 heures / séances (exceptionnellement jusqu'à 300), ce qui dure 2 ½ ans ou 4 ans, selon la fréquence hebdomadaire (2 ou 3 séances / semaine). La méthode "Psychothérapie analytique" est prise en charge par les caisses à raison de 80–240 heures (300 heures au maximum), avec en général un maximum de trois heures par semaine en séances individuelles. En thérapie de groupe : 80–120 heures (max. 150), 2 séances par semaine. Un peu moins d'heures sont prises en charge par les caisses pour les enfants et les ados. On est donc loin du tout TTC. A environ 70 euros la séance, une psychanalyse coûte à une caisse (et aux cotisants) donc près de 20 000 euros. Je ne trouve donc pas anormal que l'on demande aux psychothérapeutes et / ou psychanalistes de rendre des comptes sur l'indication et la progression d'un traitement. Dieter Best, président de l'Association allemande des psychothérapeutes indiquait, effectivement, dans une communication au 10e colloque des psychothérapeutes allemands à Stuttgart en juillet 2008 : "Toutes les prestations de diagnostic en amont d'une psychothérapie, notamment les séances d'essai, étaient jusqu'alors si corsetées par des réglementations quantitatives insensées qu'un diagnostic approfondi et une indication n'étaient financièrement plus possibles. Ici aussi l'ordre des psychothérapeutes a dû mettre fin à cette situation en fixant des honoraires mini de 45 euros / heure par séance probatoire. Mais 45 euros de recettes pour 70 minutes de travail ?" Je comprends donc la réaction de votre amie, mais prescrire un psychotrope demande bien sûr moins de temps, de travail et de rapports aux praticiens, c'est sûrement pourquoi la France est une très grande consommatrice d'antidépresseurs et d'anxiolytiques : Je cite : "La consommation des médicaments psychotropes en France, toutes classes confondues, est forte, voire très forte, largement supérieure, sauf pour les neuroleptiques, à celle observée dans les pays européens voisins comme l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Royaume-Uni. En ce qui concerne les hypnotiques et les anxiolytiques, 5 à 7 % de la population française adulte en consomme régulièrement… La prescription initiale, le plus souvent validée, est fréquemment renouvelée, de façon routinière. La consommation de cette classe thérapeutique est stable depuis environ une décennie. La consommation des antidépresseurs croît régulièrement au taux d'environ 5 % par an, liée essentiellement à la consommation des inhibiteurs du recaptage de la sérotonine et tout particulièrement de la fluoxetine, actuellement prescrits par le généraliste dans environ 60 % des cas." Or je n'ai pas constaté que la vie en Allemagne était moins stressante ou anxiogène. Dieter Best écrit : "La mondialisation a engendré un changement sociétal. Les cadres de référence sont devenus incertains. Il n'est donc pas surprenant que de plus en plus de personnes réagissent à ces mutations par des troubles psychiques". Et, plus loin, "Les troubles psychiques sont en progression et les arrêts maladie causés par les troubles psychiques durent beaucoup plus longtemps. Les troubles psychiques ne sont pas seulement une pénible souffrance pour les personnes concernées, c'est aussi un énorme préjudice pour l'économie nationale. Tel est le message essentiel qui se dégage de tous les rapports des caisses de maladie ces dernières années" Je ne sais pas combien de psychanalyses sont prises en charge par an par les caisses actuellement (il n'y a pas en Allemagne de caisse monolithique comme en France), les caisses de maladie sont en concurrence et ont chacune une certaine autonomie de gestion et de politique. Je ne crois pas trop à la main-mise de l'Etat en la matière et encore moins sur les décisions de la communauté scientifique. Les derniers chiffres que j'ai trouvés sur la ventilation des psychothérapies remontent aux années 90, début 2002. La loi de 1999 régissant les psychothérapies impose aux caisses de prendre en charge 3 orientations de traitement : analyse, psychologie des profondeurs et comportementale. Beaucoup de psychothérapeutes pratiquent un mix. Je ne suis pas sûr, qu'en Allemagne, tout le monde de la psychothérapie (médecins spécialistes et psychologues thérapeutes – au statut reconnu et protégé, autorisés à ouvrir un cabinet et agréés par les caisses) ne jurent encore que par Freud. Certains vont même faire leurs études en Angleterre ou aux USA… Il y a cependant encore des instituts de formation. Sans chercher trop longtemps, j'en ai trouvé 2 à Francfort sur Internet : - Institut für Psychoanalyse - FPI, Frankfurter Psychoanalytischer Institut J'ai lu sur les pages d'accueil que la formation y intégrait les exigences de la loi sur les psychothérapeutes et vu ici et là que la plupart des psychothérapeutes pratiquant la psychanalyse indique cette dernière comme une des méthodes qu'ils pratiquent. Sources : Psychotherapeutengesetz (loi de 1999 organisant la profession de psychothérapeute) Communication de Dieter Best, Président de l'Association allemande des psychothérapeutes (DPTV), au 4e colloque des psychothérapeutes du Bade-Wurtember, Stuttgart, 5 juillet 2009, à l'occasion du 10e anniversaire de la loi sur les psychothérapeutes – Rétrospective et Perspective Pages d'accueil des 2 instituts de formation de psychanalystes de Francfort Bonjour Joha 1008, Si un point précis vous intéresse, je suis prêt à enquêter. Gerardo

@ Gerardo, Ainsi que je le disais plus haut à Corinne, je ne pense pas que ce billet de nos amis étudiants journalistes soit le lieu d'un débat sur les psychothérapies et les législations afférentes en Europe. C'est un champ de luttes actuelles - en tout cas en France et en Belgique - un champ trop vaste pour être abordé en quelques lignes. Ainsi que vous le dites, effectivement "la psychanalyse n'est pas encore tout à fait morte en Allemagne". Pas encore mais elle est moribonde. Vous dites également que vous ne trouvez "pas anormal que l'on demande aux psychothérapeutes et / ou psychanalystes de rendre des comptes sur l'indication et la progression d'un traitement". Moi je trouve cela profondément anormal par rapport à la "norme" à laquelle j'ai été formée, soit celle du secret professionnel le plus strict. Je vous remercie de votre commentaire car il démontre dans le fond ce que la question des psychothérapies tend à devenir dans une logique gestionnaire : une série de chiffres où l'on compare des poires et des pommes - les poires, ce sont les traitements médicamenteux, les pommes, ce sont les psychothérapies où il faudrait être "fou" comme gestionnaire économique pour ne pas privilégier les TCC qui promettent monts et merveilles pour "pas cher" ! Que dire des patients qui sont en psychothérapie et qui prennent des médicaments nécessaires, patients dont on envisage d'organiser la "traçabilité" - comme pour les pots de yahourt ! Bon, je m'arrête là car je me soucie de cela toute l'année et en ce moment, je suis encore en horaires d'été, donc si possible en soucis version light. Cordialement.

Annexe 1 Extraits de : Bon usage des médicaments psychotropes - RECOMMANDATIONS par Mme Maryvonne BRIOT, Députée dimanche 2 juillet 2006 (http://www.psy-desir.com/leg/spip.php?article1450) …"Initialement limitées au traitement hospitalier des manifestations les plus sévères, les indications de ces médicaments (les psychotropes) ont rapidement été élargies à des troubles de moindre gravité ; leur usage s’est donc peu à peu banalisé. Comme cela a déjà été souligné dans les rapports de M. Legrain… et E. Zarifian en 1962, cette banalisation est particulièrement marquée en France… La consommation de ces médicaments, notamment celle des anxiolytiques et hypnotiques, est en moyenne deux fois plus élevée en France que dans les autres pays européens, l’écart étant particulièrement flagrant avec XXXX l’Allemagne, XXXX le Royaume-Uni et les Pays-Bas… "Avant les facteurs explicatifs, difficiles à mettre en évidence, il convient de mentionner les facteurs n’expliquant pas le niveau de prescription des médicaments psychotropes particulièrement élevé en France par rapport aux autres pays européens… ainsi, la France dépense XXXX deux fois plus que l’Allemagne XXXX pour les benzodiazépines alors que le panier de produits disponibles et remboursés est similaire dans les deux pays… "…ainsi, la fréquence des troubles psychiatriques aux XXXX Pays-Bas XXXX est proche de celle de la France, alors que la consommation de psychotropes dans ce pays est XXXX une des plus faibles d’Europe XXXX…" "La consommation élevée des médicaments psychotropes en France n’est pas non plus explicable par une prise en charge plus adéquate des troubles psychiatriques dans notre pays par rapport à celle observée dans les autres pays européens. Ainsi, les recommandations de bonnes pratiques concernant les durées de prescription sont peu respectées : les durées sont longues quand elles devraient être courtes … et courtes quand elles devraient être longues… la prescription en l’absence de trouble, hormis son coût (supérieur à XXXX 250 millions d’euros par an XXXX), expose de manière injustifiée le patient aux risques liés à l’usage de ces produits. … "La promotion des approches psychothérapeutiques comme alternative aux médicaments psychotropes exige donc qu’une réflexion s’engage rapidement sur les moyens à mettre en œuvre pour favoriser leur développement… Il faut souligner que XXXX l’Allemagne, XXXX qui est XXXX le pays européen avec le plus faible niveau d’usage de psychotropes, XXXX est aussi celui où la phytothérapie est la plus utilisée."

Annexe 2 On pouvait déjà lire dans le Nouvel Observateur du 5-11 septembre 1996 un article de Fabien GRUHIER "LA FRANCE MEDAILLE D‘OR DES PILULES DU BONHEUR, commentant le livre d'Edouard Zarifian : "Le Prix du bien-être. Psychotropes et société", Odile Jacob dont je cite quelques extraits 8O millions de boîtes de tranquillisants consommées chaque année Sommes-nous les gens les plus déprimés de la terre ? "…Pourtant, début 1995, Simone Veil, alors ministre de la santé, décida d’en avoir le cœur net : elle confia à Edouard Zarifian, professeur de psychiatrie et de psychologie médicale à l’université de Caen, une mission d’étude sur cette boulimie française pour les psychotropes, sur ses causes, sur ses mécanismes, et sur les conséquences de ce qui apparaît désormais comme un véritable phénomène de société. Edouard Zarifian a remis son rapport officiel au ministère de la Santé au printemps dernier. Il vient d’en tirer un livre (1), destiné au grand public… Ainsi, certaines des solutions suggérées seront-elles éventuellement mises en œuvre, malgré les puissants intérêts qui militent pour le statu quo. Car le doute n’est désormais plus permis. Non, il ne s’agit pas d’une rumeur infondée, mais d’une réalité : la France consomme en moyenne, et selon les catégories de produits, de deux à quatre fois plus de psychotropes que n’importe quel autre pays européen. Les chiffres ne sont pas contestables, et pour cause, explique Edouard Zarifian : « Ils proviennent de sociétés privées spécialisées qui vendent leurs informations aux laboratoires pharmaceutiques, pour permettre à ces derniers d’affiner leur marketing. »… Mais revenons aux chiffres de vente, pays par pays, région par région, et ville par ville : ils sont d’autant plus exacts que, s’ils étaient bidonnés, les laboratoires pharmaceutiques, pas fous, ne les achèteraient pas. Or, globalement, ces chiffres montrent que la France (avec de fortes disparités régionales) est largement championne pour les quatre catégories de psychotropes. Elle en consomme XXXX trois fois plus que l’Allemagne XXXX ou la Grande-Bretagne, et largement deux fois plus que l’Italie. Parmi ces psychotropes, c’est avec la catégorie des tranquillisants que nous nous distinguons de la façon la plus radicale : deux fois plus que les Espagnols, XXXX cinq fois plus que les Allemands XXXX, huit fois plus que les Anglais ! Seuls les Belges font relativement « bonne » figure en se rapprochant de nos records. (…) Avec les hypnotiques, la situation est la suivante : XXXX deux fois plus XXXX que l’Allemagne ou l’Italie, et nettement plus que le Royaume-Uni. Du côté des neuroleptiques et des antidépresseurs, l’exception française est un peu moins marquée, mais nous restons toujours bons premiers, et de loin. Pourquoi ? (Edouard Zarifian, psychiatre, universitaire et psychothérapeute français décédé en 2007 - professeur de psychiatrie, nommé par le Ministère de la Santé pour diriger un rapport de 1996 sur la consommation de psychotropes en France…) A noter que le professeur Zarifian n'était pas contre la psychanalyse.

Oui, j'ai aussi apprécié certaines prises de positions du professeur Zarifian. Par contre, je me suis laissé dire en Belgique que l'Allemagne (1) battait des records dans la prescription de Rilatine° (nom belge de dérivés d'amphétamines) pour les enfants dits hyperkinétiques (diagnostic nord-américain issu du DSM). Si vous avez des éléments actuels de comparaisons européens...
(1) Idem pour la Grande-Bretagne ? Les USA remportant la palme bien sûr. En Belgique, les guide-lines considèrent que nous prescrivons trop peu dans ce domaine !

Suite du "débat" Psychothérapies France / Allemagne (voir annexes 1 et 2) "Pas encore mais elle est moribonde" (la psychanalyse en Allemagne). Comme je l'ai expliqué en me référant au statut légal des psychothérapeutes et psychothérapies, en Allemagne, la psychanalyse, qui entre dans 2 des 3 grandes orientations reconnues 1) "Analytische Psychotherapie" (générique utilisé en Allemagne par les caisses de maladie pour désigner les psychothérapies de longue durée fondées sur la psychanalyse, 2) "Tiefenpsychologisch fundierte Psychotherapie" (dont les fondements théoriques reposent sur la psychanalyse et ses prolongements dans la néopsychanalyse - avec une méthodologie modifiée par rapport à la technique psychoanalytique classique) et 3) Verhaltenstherapie (technique cognitivo-comportamentale), (pour une moribonde, la psychanalyse et ses prolongements se portent plutôt bien) est prise en charge par les caisses de maladie allemandes de la sécurité sociale (jusqu'à 240 h en général et pouvant aller jusqu'à300 h, soit jusqu'à 3-4 ans). Est-elle remboursée en France (à ma connaissance non ????). En Allemagne, les psychothérapeutes remplissant les conditions légales exigées pour exercer la profession sont agréés par les caisses de maladie et peuvent pratiquer en libéral les méthodes thérapeutiques XXXX de leur choix XXXX parmi les 3 grandes orientations reconnues par le Comité Scientifique Psychothérapies / "Wissenschaftlicher Beirat Psychotherapie" (et non par l'Etat!!!), composé de ; · 6 médecins des spécialités o psychiatrie et psychothérapie o médecine psychosomatique et psychothérapie o psychiatrie et psychothérapie de l'enfance et de l'adolescence · 6 psychologues psychothérapeutes et psychothérapeutes des enfants et des adolescents (art. 11 Loi sur les psychothérapeutes / PsychThG), dont les deux présidents actuels sont : Prof. Dr. Dietmar Schulte, Ruhr-Universität Bochum, Fakultät für Psychologie, Klinische Psychologie und Psychotherapie, et Prof. Dr. Gerd Rudolf, em., Direktor der Psychosomatischen Klinik der Universität Heidelberg La profession est en outre dotée d'un ordre des psychothérapeutes : "Bundespsychotherapeutenkammer" (Klosterstraße 64, D-10179 Berlin). Alors que je lis, dans le rapport de Mme Briot, députée, qu'en France : "Les polémiques autour de la réglementation de la profession de psychothérapeute n’ont pas permis de dégager les conditions garantissant l’accessibilité géographique et financière à des psychothérapies réalisées par des professionnels qualifiés à hauteur des besoins…" et que "Les enquêtes sur les psychothérapies dans la population française suggèrent que le nombre de recours à ces approches thérapeutiques est nettement inférieur à celui des personnes susceptibles d’en bénéficier. Or, l’offre de soins concernant les psychothérapies structurées prises en charge par les caisses d’assurance maladie va être drastiquement réduite dans les prochaines années du fait de la réduction du nombre de psychiatres en exercice." Et enfin "La promotion des approches psychothérapeutiques comme alternative aux médicaments psychotropes exige donc qu’une réflexion s’engage rapidement sur les moyens à mettre en œuvre pour favoriser leur développement… Il faut souligner queXXX l’Allemagne,XXXX qui est le pays européen avec le XXXX plus faible niveau d’usage de psychotropes, XXXX est aussi celui où la phytothérapie est la plus utilisée". Alors n'est-ce pas l'infirmerie qui se moque de l'hôpital ??? Quant aux systèmes de soins hors contraintes économiques / de gestion et sans évaluation du rapport coût-efficacité des traitements, je ne suis pas partisan d'un système qui ne permettrait de soigner que le décile le plus riche de la population, les stars hollywoodiennes, etc. ? Une gestion intelligente des ressources - ici financières et, forcément, limitées dans le monde réel - est plus que jamais nécessaire. Toute norme (juridique, sociale, économique…) évolue, et heureusement, on enseigne maintenant aussi l'économie de la santé. Quant au secret médical, il existe aussi en Allemagne. Le coin des germanophones : Analytische Psychotherapie: Zusammenfassende Bezeichnung für eine bestimmte in Deutschland von der gesetzlichen Krankenkassenversorgung zugelassene Form der Psychotherapie. Es ist die Bezeichnung für eine auf Psychoanalyse begründete Langzeittherapie Tiefenpsychologisch fundierte Psychotherapie: Die tiefenpsychologisch fundierte Psychotherapie beruht auf den theoretischen Grundlagen der Psychoanalyse und ihren Weiterentwicklungen in der Neopsychoanalyse Mit Verhaltenstherapie wird ein ganzes Spektrum von Formen der Psychotherapie bezeichnet. Allen Formen ist gemeinsam, dass die Hilfe zur Selbsthilfe für den Patienten im Mittelpunkt steht, ihm nach Einsicht in Ursachen und Entstehungsgeschichte seiner Probleme Methoden an die Hand gegeben werden, mit denen er zukünftig besser zurecht kommt. . Cordialement Gerardo

Merci à Gerardo pour les documents qu'il nous fournit. La juxtaposition du texte allemand et de la traduction française est très utile.

@Joha1008 Rilatine / Ritaline / Ritalin (méthylphénidate) Je n'ai pas trouvé pour le moment d'études comparatives internationales récentes sur la prescription et consommation de méthylphénidate. Le rapport Wido (voir annexe) de la cellule de recherche de l'AOK, principale caisse de maladie de la sécu allemande, remonte malheureusement à 2002. Il me paraît cependant intéressant en ce qu'il montre des écarts importants de quantités prescrites entre régions de l'Allemagne (Länder). La prescription de ce médicament fait débat en Allemagne aussi, comme en Suisse, en Autriche, en Italie, en Espagne…, comme un coup d'œil à quelques sites Internet m'a permis de le constater. Certains critiquent, en Allemagne aussi, un abus de prescriptions, d'autre une insuffisance. Extraits de "Medizin für gute Noten", Deutschlandfunk, (www.dradio.de) : "Des experts mettent en garde contre le méthylphénidate. par Michael Engel, 30.10.2007" "Les chiffres sont à peine croyables : la consommation de méthylphénidate par les élèves de l'école primaire généralement qualifiés d'hyperactifs a augmenté de manière spectaculaire ces dernières années. Alors que 34 kg leur étaient prescrits en 1993, la quantité totale prescrite était de 1 221 kg en 2006. Les médecins et les psychologues mettent en garde contre les conséquences à long terme…" Wolfgang Bergmann, Leiter des Instituts für Kinderpsychologie und Lerntherapie de Hanovre, 2006 (http://www.br-online.de/br-alpha/alpha-forum/alpha-forum-wolfgang-bergmann-gespraech-ID120334420865.xml) "…Wolfgang Bergmann : "D'une part, les pédiatres, mais aussi les pédopsychiatres délivrent beaucoup trop vite une ordonnance, par inertie, par ignorance, pour faire plaisir aux parents. Mais il ne faut pas se leurrer : les enfants vont vraiment plus mal. Ils sont aussi plus dépressifs. On évalue aujourd'hui le nombre des enfants dépressifs à 30%, tendance à la hausse. C'est en fin de compte l'expression de problèmes d'identité croissants des enfants de notre époque." Dr. Gisbert Voigt : "La comparaison internationale des chiffres nous inclinerait à nous demander si nous ne prescrivons pas en Allemagne plus qu'il ne le faudrait... Or nous nous rapporchons plutôt des standards internationaux. C'est-à-dire que nous traitons aujourd'hui les enfants et adolescents qui en ont besoin alors qu'ils n'étaient pas pris en charge auparavant." Wolfgang Bergmann: Des études montrent que 50 % des enfants traités pour TDAH le sont suite à une erreur de diagnostic et qu'il ne devrait pas leur être prescrit de méthylphenidate. Seul un enfant sur trois traités pour TDAH a besoin d'un médicament…." En novembre 2006, le gouvernement fédéral répondait en ces termes à une question posée par un représentant de la fraction Allianz 90 / Die Grünen au Bundestag : "Le gouvernement fédéral ne voit pour le moment "pas de nécessité" de limiter à certaines catégories de médecins le droit de prescrire le méthylphénidate… il est compréhensible que ce médicament soit prescrit particulièrement par les pédiatres et les psychiatres spécialistes de l'enfance et de l'adolescence, phase sensible…" Source : http://dip21.bundestag.de/dip21/btd/16/033/1603394.pdf Extraits d'une Interview du prof. Hüther, neurobiologiste, chef de clinique de psychiatrie de l'université de Göttingen, Welt Online, 22 juin 2007 http://www.welt.de/wissenschaft/article965750/Pillenkonsum_bei_Kindern_steigt_dramatisch.html "Les études indépendantes sur longues périodes sur le méthylphénidate font défaut… L'industrie refuse de financer des recherches sur les effets à long terme. Birgitta vom Lehn a interviewé le prof Hüther sur la consommation croissante de médicaments par les enfants hyperactifs..." Et en Suisse, pays du peloton de tête pour la consommation de Ritalin : (http://www.swissmedic.ch/files/pdf/Ritalin_Studie_Kanton_Neuenburg.pdf) "Les quantités de méthylphénidate délivrées annuellement par les pharmacies ont été déterminées par addition des quantités figurant sur toutes les ordonnances. Entre 1996 et 2000 la quantité globale de méthylphénidate prescrite dans le canton de Neuenburg est passée de 224 à 1 769 g, soit une progression de 690%. Ces chiffres prouvent de manière impressionnante combien l'utilisation du RITALIN® a augmenté au cours des 4 dernières années…" Source : Institut suisse des produits thérapeutiques, Swissmedic . Erlachstrasse 8 . CH-3000 Bern 9 Annexe Rapport du Wido (Institut scientifique de l'AOK), plus grande caisse allemande, pour le groupe de travail "Méthylphénidate" au Ministère fédéral de la Santé, 2002 : (http://wido.de/fileadmin/wido/downloads/pdf_arzneimittel/wido_arz_methylphenidat.pdf) Methylphenidat – Verordnungsanalyse auf der Basis von GKV-Daten (Bericht für die Arbeitsgruppe im Bundesministerium für Gesundheit), Juni 2002 Méthylphénidate – Analyse des prescriptions de méthylphénidate à partir des données de l'assurance maladie obligatoire / sécurité sociale allemande "En 2000, 13, 5 millions de DDD (defined daily doses) prescrites, dont 95 % aux enfants et adolescents âgés de 5 à 19 ans, 4% aux adultes de plus de 20 ans. Soit, pour l'an 2000, de quoi traiter en continu 30 des 10 000 enfants et ados (5-19 ans) / jour un an ou théoriquement… 49 jeunes sur 10 000. Nombre de doses prescrites / jour au moins 4 fois plus élevé chez les garçons que chez les filles, ce qui correspond au taux plus élevé des troubles présentés (dont l'hyperkinésie)... La plupart des doses sont prescrites par les pédiatres En 1999/2000 Pédiatres 4 191 5 905 Polycliniques, etc 762 3236 Généralistes 1 608 1890 Neurologues/psychothérapeutes 1531 1890 Autres 331 460 La prescription par les pédiatres suscite une interrogation : besoin d'un complément de formation ou renouvellement de prescriptions sur recommandation d'autres spécialistes ou cliniques ? Complément de recherche jugé nécessaire. Grosses différences régionales (Länder) allant de 5,82 DDD (Brême) à 1,31 DDD (Saxe-Anhalt) / 1 000 assurés sociaux. Une extrapolation à l'Allemagne tout entière des résultats d'études régionales n'est donc pas possible. Seule le Land de Hesse peut être considéré comme relativement représentatif (-16 % de la moyenne nationale). Le traitement du TDAH (trouble déficit de l'attention/hyperactivité) continue de faire l'objet de controverses. Consommation croissante 400 000 DDD en 1991, 13,5 millions en 2000. Pertinence du comportement à l'école.". Par ailleurs, le méthylphénidate ne peut être prescrit en Allemagne que sur une ordonnance "spéciale stupéfiants". Les blocs d'ordonnances doivent être conservés en lieu sûr (p. ex. coffre-fort) par les médecins. Une telle ordonnance n'est valable que 7 jours. Un médecin ne peut délivrer plus de 2 ordonnances de ce type à un patient consultant régulièrement… (Loi sur les stupéfiants / Betäubungsmittelgesetz). Cordialement Gerardo

@ Gerardo, Bon, puisqu'il n'y a pas de protestation pour que cet échange se poursuive ici, continuons donc. S'il y a des protestations, merci aux lecteurs de ces commentaires de le faire savoir.
Je ne savais pas qu'il fallait une ordonnance pour stupéfiants en Allemagne. C'est une bonne chose car cela attire l'attention sur la nature du produit. Merci aussi de vos chiffres mais j'insiste sur le fait qu'il n'y a pas que les chiffres pour juger d'une situation, il y aussi d'autres débats essentiels qui se traitent actuellement au niveau européen et international. Vous dites par exemple que "le traitement du TDAH (trouble déficit de l'attention/hyperactivité) continue de faire l'objet de controverses." Et vous avez raison. Mais le diagnostic lui-même (TDAH) est controversé au niveau international, cf. article de Juan Pundik renseigné ci-dessous. Il n'y a d'ailleurs pas que ce diagnostic qui soit controversé : c'est l'entièreté du DSM IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) dont la validité et la fiabilité scientifiques sont contestées depuis plusieurs années. Résultat : la parution du prochain DSM, le DSM V, a été plusieurs fois reportée - selon Eric Laurent, le dernier report prévoit la parution pour 2012 (Lost in cognition, Ed. Cécile Defaut, 2008, page 63). Tout cela pour vous dire que les caisses d'assurances fondent leurs études chiffrées sur des outils qui font l'objet de controverses scientifiques sérieuses - controverses aussi autour de la pertinence de l'Evidence-Based-Medicine en psychiatrie en tout cas, mais pas qu'en psychiatrie. Si les outils posent problème, que valent les décisions administratives ? Sans compter que le temps passé à remplir leurs "grilles" d'évaluation, on ne le passe pas à s'occuper des patients - le "on" englobe médecins et personnel soignant des hôpitaux et des divers centres d'accueil.
Article de Juan Pundik paru en français le 18 mai 2008 sur le site belge "Touche pas à ma conduite, écoute d'abord ce qu'elle tait" : « Au lieu de se demander pourquoi un enfant est triste, ils le droguent » http://forumpsy-fr.blogspot.com/2008/05/au-lieu-de-se-demander-pourquoi-un.html Article princeps paru le 12 mai 2008 en espagnol sur le site de la revue « La Capital » de Buenos Aires : http://www.lacapital.com.ar/contenidos/2008/05/10/noticia_0022.html
Concernant la psychanalyse plus précisément, voir nouveau commentaire plus bas.

@ Gerardo, Brièvement, la vitalité du mouvement psychanalytique ne se "mesure" pas tant aux courants reconnus par les autorités d'un pays que par la façon dont elle participe à la vie de la cité et dont elle continue à élaborer la théorie freudienne, et lacanienne en francophonie, en y apportant de nouveaux éléments qui sont issus des nouvelles problématiques de vie rencontrées par nos contemporains. En Belgique, on peut recevoir des patients désargentés avec un remboursement de sécurité sociale à condition d'être psychiatre mais il y aussi de nombreux centres dits de guidance ou de santé mentale où les consultants sont accueillis à peu de frais - pas de limite dans le temps. Je pense que c'est aussi le cas en France. Enfin, il existe des centres CPCT, en France, en Belgique et ailleurs - dont l'Amérique latine - qui reçoivent des patients gratuitement pour des traitements psychanalytiques à durée limitée dans le temps : ces centres permettent aux sujets qui le désirent de construire une position existentielle moins douloureuse, un peu moins précaire disons pour utiliser un terme de notre époque. Je ne sais pas s'il y a des initiatives de ce type en Allemagne. Quelle vitalité la psychanalyse manifeste-t-elle en Allemagne, un pays où il peut y avoir des initiatives intéressantes dans d'autres domaines si j'en juge à cet article paru dans Le Monde : Leipzig confie à des "gardiens" ses immeubles désertés http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/08/16/leipzig-confie-a-des-gardiens-ses-immeubles-desertes_1084456_3214.html

@Johan1018 Résumé La psychanalyse en Allemagne (dans le système de soins) La psychanalyse est présente dans le système de soins allemand, dans 2 des 3 orientations reconnues par le "Conseil Scientifique Psychothérapies" et donc prises en charge par les caisses de la sécurité sociale. Elle est exercée par des médecins ou des psychologues. La loi de 1999 a organisé les psychothérapies, le statut des psychothérapeutes et la profession. La formation des "psychologues psychothérapeutes" est de 3 ans au minimum après un diplôme ou master de psychologie (avec cursus en psychologie clinique) - plus contrôle d'aptitude psychologique. Stiftung Warentest (comme 60 millions de consommateurs en France) (http://www.test.de/themen/versicherung-vorsorge/meldung/-Gesetzliche-Krankenversicherung/1061421/1061421/) Beaucoup de psychanalystes pratiquent la psychanalyse dans le cadre de cette loi, ce qui leur permet d'être conventionnés par les caisses de la "sécu". Les caisses de l'assurance sociale prennent en charge jusqu'à 300 h de psychanalyse. L'assurance maladie obligatoire couvre environ 90% de la population. Sont couverts : étudiants, stagiaires, apprentis, jeunes en formation, salariés, chômeurs indemnisés, agriculteurs, retraités, artistes, journalistes et leurs familles… et autres personnes n'ayant pas d'autre droit à une assurance maladie, à condition qu'elles étaient été dernièrement (avant la perte de leurs droits) affiliées à la "sécu" ou qu'elles n'étaient jusqu'alors pas assurées ni à la sécu ni auprès d'une assurance privée). Environ 90% sont assurés par les caisses de la "sécu". Les patients de l'assurance privée sont moins bien lotis en matière de psychothérapies : les assurances maladie privées limitent souvent les psychothérapies à 20-30 heures par an, quand elles ne les excluent pas complètement. Les patients des caisses des assurances privées sont moins bien lotis, mais ce sont en général des personnes aux revenus plutôt élevés (cadres sup, professions libérales, etc. qui ont les moyens de financer eux-mêmes leur psychothérapie et beaucoup d'entre eux ont fait eux-mêmes le choix de ne pas cotiser au système solidaire. "Tout assuré des (nombreuses) caisses de la "sécu" a, en Allemagne, le droit de bénéficier, aux frais de sa caisse, de quelques entretiens probatoires avec un psychothérapeute – ou plusieurs si nécessaire (Code de droit social – Assurance maladie du régime obligatoire (art. 1 loi du 20 décembre 1988 / "Sozialgesetzbuch". Si le patient et le psychothérapeute sont d'accord pour commencer un traitement, le patient demande la prise en charge à sa caisse. Le thérapeute rédige alors un compte rendu dans lequel il motive le traitement envisagé. Ce rapport, anonyme (!!!) - ce qui n'est pas le cas avec les assurances privées -, est évalué par un conseil. La caisse accorde un certain nombre de séances ou non. Si nécessaire, une demande de prolongation du traitement peut être accordée. En Allemagne la coopération ente médecins et psychologues psychothérapeutes s'est largement "normalisée", comme le faisait remarquer le président du DPTV (Association allemande des Psychothérapeutes) Dieter Best, le 6 juillet 2007 à Stuttgart : "Grâce à la loi de 1999 ("Psychotherapeutengesetz") et à l'intégration des 12 000 psychothérapeutes env. (qu'il y avait alors) au système de conventionnement des caisses (sécurité sociale), la psychothérapie est devenue une réalité bien acceptée en tant qu'option de traitement des troubles psychiques. Tous ceux qui pratiquent depuis longtemps déjà la psychothérapie confirment combien il est devenu naturel pour la population d'accepter la psychothérapie… et de consulter un psychothérapeute. Alors que le corps médical avait autrefois souvent des réserves envers les psychothérapeutes, les rapports sont aujourd'hui "confraternels" et sans problèmes. La totalité des contenus des entretiens thérapeutiques sont traités dans la confidentialité (!!!). Le fait qu'un patient suive une thérapie est lui-même protégé par le secret. La transmission d'informations à des tiers ne peut se faire sans l'accord du patient. Les psychanalystes ont en outre, en général, recours à la "supervision", procédure de contrôle et d'amélioration des traitements, dans laquelle les patients ne sont pas mentionnés nommément ; et toutes les mesures sont prises pour que les patients ne puissent être identifiés (masquage des noms, etc.). Source : page d'accueil "Psychotherapeutisch-Psychoanalytische Praxis Dr. Kurt Husemann, Berlin (http://www.psykreuzberg.de/html/kosten.html) [ Je ne connais pas bien pour le moment la situation au regard des psychothérapies des "laissés pour compte" de la "richesse de l'Allemagne" (dont les 2/3 sont possédées par 10% de la population!!!). Des "laissés pour compte", d'une manière générale il y en a (il existe aussi des organisations type "Restos du Cœur", p. ex. la "Dresdner Tafel" à Dresde (http://www.dresdner-tafel.de/) et des soupes populaires (voir "Suppenküchen" Berlin - ce qui a été largement relaté par la presse et fait l'objet de nombreux débats à la télévision allemande (ARD, ZDF) ces derniers temps (http://www.ofw-Leitfaden.de/adressen/adressen1_3.php.). D'après l'ordre des psychothérapeutes, "les patients connaissant des difficultés financières peuvent demander la prise en charge d'une psychothérapie aux services d'aide sociale" ("Sozialämter") (http://www.bptk.de/patienten/krankenkasse/index.html) La Conférence fédérale des Médecins et des caisses du régime solidaire a défini dans les "guides-lignes" de la psychothérapie" les troubles psychiques pris en charge par les caisses. Malgré cette offre, il faut souvent attendre assez longtemps pour avoir une place et la profession se plaint que l'on ne fait pas assez - et aussi de la "bureaucratie". Il existe des institutions, associations, etc. de psychanalyse (Association Freud-Lacan, Berlin…), dont je vous envoie séparément quelques adresses, et des manifestations (congrès, colloques…) : La DGPT (Deutsche Gesellschaft für Psychoanalyse, Psychotherapie, Psychosomatik und Tiefenpsychologie) organise en septembre 2008, à Bonn, un colloque sur le thème "Die Fähigkeit allein zu sein: zwischen psychoanalytischem Ideal und gesellschaftlicher Realität (approx. "La capacité d''être seul : entre idéal psychanalytique et réalité sociétale). La DPV (Deutsche psychoanalytische Vereinigung) organise également en septembre, en coopération avec le "Sigmund Freud Institut", Université de Francfort, et le "Frankfurter Psychoanalytisches Institut", une université d'été 2008 sur le thème "Unbewusstes Fühlen, Denken und Handeln Psychoanalytische Perspektiven" (approx. "Ressentir, penser et agir inconsciemment" - Perspectives psychoanalytiques). Freud est-il vraiment mort en Allemagne? Si j'ai de nouveaux éléments, je vous les transmettrai. Je prends maintenant un petit congé sabbatique (non quantifié!). Peut-être les jeunes journalistes allemandes pourront-elles compléter ou corriger cet exposé - elles ont un institut près de chez elle (voir "Institut für Psychoanalyse und Psychotherapie, Freiburg im Breisgau"). Un cordial saludo Gerardo Annexe Quelques sites suggérant une activité de la psychanalyse en Allemagne : Université d'été Psychoanalyse 2008 Deutsche Psychoanalytische Vereinigung en coopération avec L'université de Francfort, Institut Sigmund Freud, Frankfurter Psychoanalytisches Institut (avec liste des intervenants) http://www.dpv-psa.de/sommeruni/2008%20Flyer%20Druckversion.pdf Freud Lacan Gesellschaft, Psychoanalytische Assoziation Berlin e.V. http://www.freud-lacan-berlin.de/flg_about.php Un(e) des membres au moins est francophone : Dominique Janin-Pilz, 59 rue Froidevaux, F-75014 Paris Tel. +33 1 43 35 41 20, aussi: c/o Pilz, Fregestr. 11, 12159 Berlin, Tel. 030 85 999 188 Université d'été Psychoanalyse 2008 : "Ressentir, penser, agir inconsciemment – Perspectives psychanalytiques http://www.dpv-psa.de/sommeruni/2008%20Flyer%20Druckversion.pdf Deutsche Gesellschaft für Psychoanalyse, Psychotherapie, Psychosomatik und Tiefenpsychologie (DGPT) e.V. Johannisbollwerk 20, 20459 Hamburg (http://www.dgpt.de) Das Institut für Psychoanalyse und Psychotherapie (DGPT et DPG) Freiburg im Briesgau e.V. (http://www.ippf-freiburg.de/) Instituts de formation à la psychanalyse : http://www.akademie-stuttgart.de/ http://www.fpi.de/index.html http://www.dpg-frankfurt.de/psychoanalyse/psychoanalyse.html

@ Gerardo, Bonnes vacances...

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