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MEDIAPART

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Propriété commune, égalité, justice, démocratie : l'expérimentation du club Mediapart

"le sentiment de l'injustice est parfois difficile à percevoir quand on n'en souffre pas soi-même*."

Cet espace collectif qu'est Mediapart est vu comme un espace support, une propriété commune, pour ceux des abonnés qui s'y investissent.

Dans cet espace qu'ils voudraient "commun" ou qu'ils estiment avoir été défini comme "commun" à tous, certains abonnés éprouvent un sentiment d'injustice de traitement.

Injustice de traitement vis à vis d'eux-mêmes en tant qu'individus, ou vis à vis d'un groupe auquel ils se sentent appartenir.

Injustice de traitement soit de la part de la rédaction

soit de la part de la modération

soit de la part de la communauté des commentateurs/blogueurs

soit de la part de la part qu'ils estiment influente des commentateurs/blogueurs.

Ils ne sentent pas pris en considération à part égale, ou reconnus pour leurs apports à part égale. (de nouveaux blogueurs ont pu nous dire ce sentiment après quelques temps de non fréquentation de leurs blogs)

Et parfois ils en tirent des conclusions sur telle ou telle orientation volontaire de cet état de chose.

 

Après avoir écrit ceci, je pense au contraire qu'il s'agit d'un phénomène présent dans tous les groupes qui sont définis comme égalitaires en principe.

D'un phénomène propre à la démocratie (égalité en droits).

 

(écrit sur le fil du billet de Marielle Billy, le 20 février 2011, après un croisement personnel réflexif avec le fil du concombre masqué

*la phrase d'ouverture est extraite de la partie du fil de Marielle après laquelle j'ai écrit ce texte)

Tous les commentaires

20/02/2011, 13:31 | Par Fantie B.

(l'animation de ce fil par l'auteur du billet sera intermitente comme l'auteur en question)

(cet apm pour cause jardinage, le printemps n'attend pas quand il pointe enfin!)

20/02/2011, 13:36 | Par elisa13

Merci Fantie. Mais j'avoue que je comprends mal tout ce cirque autour de certains "mécontents" du Club.

Médiapart est un outil génial, dans lequel chacun peut s'instruire, se divertir, recevoir des informations.

Quelle importance d'être lus ou pas ? Si certains cherchent la gloire, la notoriété, ils ont d'autres supports à leur disposition... Un site ou bien un blog indépendant, face-book etc. etc. Je suis quand même interloquée par l'extension de tout ça...

 

20/02/2011, 13:45 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de elisa13 le 20/02/2011 à 13:36

Je suis encore là elisa (mais le sécateur à la main !) alors je réponds en vitesse :

"Un site ou bien un blog indépendant"

Mais ce n'est pas le même enjeu. Qui viendra lire un blog indépendant ?

Ici c'est un espace défini comme commun, donc chacun a sa chance d'y être reconnu par éventuellement beaucoup d'autres.

Ce que j'entends par reconnaisance, ce n'est pas un besoin égoïste, mais un besoin basique : avoir le sentiment d'exister. ici, pour par exemple nos idées politiques, nos idées sur le social etc.

Je pense que nos idées ne peuvent pas se développer en l'absence de support : je le constate en formation d'adulte. Sans interlocuteur pour les "recevoir", nos idées n'existent pas.

A plus tard !

20/02/2011, 13:52 | Par elisa13 en réponse au commentaire de Fantie B. le 20/02/2011 à 13:45

Tout dépend de la valeur que tu donnes à ce blog. Certains ont réussi et transmettent leurs idées et leurs réflexions à travers leurs écrits. Je ne vais citer pour exemple que les blogs de Fabien de Ménilmontant. Et il y en a tant et tant qui sont passionnants, interessants, qui apportent de l'information. Sans parler de twitter.

Donc, voilà, pour ceux en mal de reconnaissance, des pistes à suivre.

Pour ce qui est de Médiapart, je ne vois pas du tout le problème. Désolée...

Attention au sécateur Fantie Clin d'oeil On pourrait croire que tu veux découper dans les commentaires...

Bon jardinage ! et si le printemps est chez toi, ici, il y était hier, mais pas vraiment aujourd'hui Pas content

20/02/2011, 19:53 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de elisa13 le 20/02/2011 à 13:52

Et si, le printemps y était, elisa (nananère).

Quant au sécateur, il marchait très mal. mais au moins je ne me suis pas coupée.

Mon jardin est grosso modo nettoyé : restera ensuite la (re)création de chaque printemps.

----------------------

" il y en a tant et tant qui sont passionnants, interessants, qui apportent de l'information. Sans parler de twitter."

Mais comme je l'ai expliqué plus bas à Boddi et concombre, moi par exemple je ne cherche pas tant l'information (france culture me convient bien pour ça) - je cherche l'expérimentation de dialogues politiques "différents", que seuls permettent à mon avis des de carrefours comme celui-ci.

Peut-être que d'autres cherchent ça aussi?

20/02/2011, 14:33 | Par Jean-Claude Charrié

"Propriété..."

Je crois que c'est en effet la bonne entrée pour prolonger le fil de chez Marielle.

Après, c'est un peu confus... à suivre pour éclaircissements.

20/02/2011, 18:59 | Par Fantie B.

Hélas, à mon retour du jardin, j'apprends que le fil de Marielle n'est plus.

Dommage, il m'avait beaucoup inspirée.

20/02/2011, 19:28 | Par silenceontourne en réponse au commentaire de Fantie B. le 20/02/2011 à 18:59

Salut, Fantie, Marielle!

(et qelques autres dont j'apprécie le goût pour le respect de tous, et des idées les plus diverses.)

Il m'est venu une vieille phrase, injustement attribuée à Lao Tseu: "ne crache dans son assiette que celui qui en possède une".

Et une vieille fable derechef: "les grenouilles qui demandaient un roi".

Que dire, quand on n'a plus à dire "j'ai faim", ou "j'ai mal", ou "j'ai peur"?

...Du mal de l'autre? Celui qui dit la même chose de nous-mêmes?

Merci de ne pas arrêter de penser, même si ce n'est plus ici; la vraie vie, c'est au carrefour des interrogations humaines, où qu'elles s'expriment.

Mille pensées à vous deux, entre "autres"

JCD

20/02/2011, 19:46 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de silenceontourne le 20/02/2011 à 19:28

"Du mal de l'autre? Celui qui dit la même chose de nous-mêmes?"

Et pour ça, on la cherche la petite différence, que dis-je, on ne voit qu'elle dans un billet ou commentaire , elle nous saute aux yeux ! Ce que la personne a voulu dire à part ça, pff.

Par contre quand quelqu'un dit du mal de nous, alors là, jackpot ! Autorisation à rendre la pareille (c'est le cas de le dire : pareil).

Là j'exagère car pour ceux qui ne cherchent pas à dire du mal de l'autre (ou qui le disent sans savoir qu'ils le font), c'est très dur à vivre que d'être soudain l'objet d'une attaque ad hominem.

Mais bon sang, on est là pour apprendre, non ? (dans la vie, je veux dire).

 

Merci pleineaile/JCD d'être passé.

 

20/02/2011, 19:03 | Par profil_inactif_28112

Fantie B vous ne devriez pas partir perdante en ce qui concerne un blog indépendant. Il faut apprendre à utiliser wordpress ou faire appel à un prestataire, il faut avoir son propre nom de domaine...travailler quelques heures, donc...mais il n'y a aucune raison de ne pas avoir plus de lecteurs qu'un blog ici qui ne passerait pas en "une" ou ne traiterait pas des juifs ou de "mediapart" (ou de sexe, sans doute, mais personne n'a encore osé à ma connaissance).

Cordialement

20/02/2011, 19:10 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 20/02/2011 à 19:03

Ce qu'il y a, Boddi, c'est que je ne suis pas du tout intéressée par un blog indépendant. Ce que je recherche ce sont les espaces collectifs où se croisent des gens qui sinon s'ignoreraient et resteraient chacun dans leur coin.

Pour le brassage des idées politiques (et en vue de leur renouvellement), je ne vois pas d'endroit plus approprié que des lieux collectifs ou les blogs individuels sont moins importants que les carrefours.

20/02/2011, 19:22 | Par Le Concombre Masqué

Ce "sentiment d'injustice", Fantie, est dû, à mon sens et pour une grande partie au manque de clarté et decommunication de la rédaction sur les mesures de "débranchage" prises...

Et de cette absence de communication, que doit-on ou peut-on conclure ?

-incompétence en matière de gestion de site ouvert de la part de la rédaction ?

-"je m'en foutisme" de cette même rédaction vis à vis des abonnés du Club ?

-soutien marqué à des abonnés dits influents du Club, mais qu'il serait indécent d'avouer publiquement pour expliquer tel ou tel "débranchage" ?

Il y aurait sans doute d'autres conclusions à tirer mais pour l'instant je ne vois que ces 3 là...

Après chacun choisit la conclusion qui lui semble la plus pertinente au regard de son expérience Médiapartesque...

Moi je penche plutôt pour le "je m'en foutisme" mais je peux me gourrer...

20/02/2011, 19:38 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de Le Concombre Masqué le 20/02/2011 à 19:22

concombre, je penche surtout pour la méconnaissance (plus que l'incompétence) de l'espace du club en tant que lieu de débat politique et citoyen par mediapart.

De tels espaces manquent cruellement dans la société française.

Ils n'existent pas dans les groupes politiques institutionnels (politiques, syndicaux, et même associatifs), et plus généralement dans tous les lieux où certains tiennent l'agenda et "l'ordre du jour" (je pense à la télé par exemple !), et où les autres doivent les suivre.

Ici nous pouvons créer notre propre agenda politique ou sociétal!

Comme disait Marielle dans son ex billet, Mediapart est un lieu d'expérimentation de la discussion politique.

Lieu d'expérimentation dont la rédaction peut-être, mais au final, et c'est ce qui m'intéresse davantage aussi, les abonnés surtout (nous, "on") ne savent pas vraiment quoi faire.

"On" pourrait faire du nouveau, mais on y reprend souvent les anciennes querelles qui existent déjà dans les institutions (ou à la télé).
-un exemple pas très drôle, celui du NPA qui se redéchire ici alors que... alors que l'échange écrit permet de faire autre chose-

Alors que, c'était le propos de mon billet, on pourrait rechercher aussi ce qui fonde ces querelles, ce qu'il y a derrière :

Et si c'est un sentiment d'injustice (ce qui se discute), je dis simplement qu'il ne va pas disparaître de lui-même. Les sentiments ça colle au corps, d'autant plus qu'ils sont ignorés.

21/02/2011, 09:25 | Par -



Publié le : 16/12/2009

Le sentiment d'injustice autorise-t-il le recours à l'illégalité ?


Le sentiment d'injustice autorise légitimement le recours à l'illégalité, car dans la mesure où il n'y a pas de norme absolue, il devient indifférent d'agir en fonction d'un sentiment d'injustice personnel ou d'une loi étatique, puisque les deux sont arbitraires.

II. Le sentiment d'injustice autorise légitimement le recours à l'illégalité car il fonde lui-même la légalité

a. La toute puissance du sentiment de l'injustice sur l'individu Nous chercherons ici un nouveau critère pour affirmer la légitimité du recours à l'illégalité en fonction d'un sentiment personnel d'injustice. Ce fondement, nous le chercherons dans le sentiment lui-même et non dans le caractère arbitraire de la norme morale. Prenons l'exemple du jeune Rousseau_caricature.JPGRousseau dans le premier livre des Confessions, où nous le voyons accusé d'avoir brisé le peigne de Mlle Lemercier alors qu'il proteste n'avoir rien fait. Le sentiment d'injustice est extrêmement puissant sur le futur auteur du Contrat Social : nous pouvons tirer de cet exemple que le sentiment d'injustice sur l'individu peut être violent, révoltant, et fonder la légitimité d'un recours à l'illégalité.

b. Le sentiment de l'injustice, révélateur d'une norme universelle ? Dans la mesure où nous venons de voir avec l'exemple de Rousseau que le sentiment d'injustice sur l'individu peut être violent, et révoltant, nous nous demanderons s'il n'est pas révélateur d'une norme universelle, d'une morale qui aurait l'universalité qui manque aux lois.

 

 

Médiapart devrait organisé des cours de philo ou des stages de thérapie collective ...

perso , j'ai recours à la poésie mais j'aime bien vos interrogations sur " ce qui fonde les querelles , ici , au sein du club de Médiapart .

Il y a aussi " le sentiment d'incompréhension " ...

Mais je dois faire trop de sentiments ...

Et ce matin , j'ai un peu honte de tout ce qui se passe , ici dans ce club , alors que dans le monde ... l'actualité est brûlante !

Un copié - collé trouvé dans wikipédia ... qui colle parfaitement au débat !!!

La discussion peut se prolonger , on tourne en rond ...

Après le printemps , viendra peut-être le temps des responsabilités ?

En attendant , le temps des cerises ...

 

21/02/2011, 09:40 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de - le 21/02/2011 à 09:25

Merci du partage, bellaciao, j'ai bien apprécié l'exemple de Rousseau et de l'injuste accusation du vol de peigne (que j'ignorais mais qui tombe à pic pour cette réflexion). Et la "photo" est particulièrement suggestive !

Comme vous le dites, on tourne en rond : les personnes exclues qui se sentent victimes d'une sanction injuste sont mues par le sentiment d'injustice pour la suite de leurs actions, elles cherchent à obtenir réparation.

Or sur Internet elles peuvent revenir sous une autre identité, telles des fantômes hantant les lieux de l'injustice qui, pour elles, a été commise !

Face au sentiment d'injustice, l'exclusion ne peut rien, n'est pas une réponse autre qu'immédiate et masquante.

Je crois aussi qu'il en va de même pour le sentiment d'inégalité de traitement.

(et je vois en écrivant qu'il faudrait bien distinguer les deux, ce que je n'avais pas clairement fait)

21/02/2011, 09:45 | Par Marielle Billy

Pour rebondir sur les lignes de Bellaciao : il y a l'injustice et le sentiment d'injustice - la 1ère est un fait, un acte déchiffré à partir de l'idée de justice définie dans un contexte "culturel" (sens très large) précis, le 2ème est un sentiment élaboré à partir d'un fait ou de plusieurs, d'une situation -

Le 2ème est comme un lien empirique de soi avec le monde.

Si le 1er peut s'analyser à partir de "données" communes, le 2ème a besoin en plus de "données" personnelles.

21/02/2011, 10:46 | Par samines en réponse au commentaire de Marielle Billy le 21/02/2011 à 09:45

Je vais me permettre d'exprimer quelques nuances à votre propos, Marielle Billy.

La Justice est l'expression d'un ensemble de règles convenues au sein d'une entité (tribu, église, société, communauté..). Elle est la Loi. Le plus souvent elle est écrite.

L'injustice est une impression issue de la confrontation de ses propres représentations de ce que doit être la Justice et de son vécu. Il faudrait donc plutôt parler d'impression d'Iniquité, l'injustice relevant alors de l'infraction ou du délit impuni.

Lorsqu'un sentiment d'iniquité est abondamment partagé, y compris par ceux qui peuvent changer les lois, alors les règles qui définissent ce qui est Juste peuvent changer.

Le devenir d'un sentiment d'injustice / d'iniquité est donc, dans le cas général, lié à une capacité soit à le faire partager (dans la perspective de changer la Loi), soit à alimenter son mode de vie (situations de résiliences incluses).

Je ne crois pas qu'il puisse s'effacer.

21/02/2011, 13:46 | Par Marielle Billy en réponse au commentaire de samines le 21/02/2011 à 10:46

Oui vos lignes précisent.

Dès qu'on dit "sentiment de" on peut mettre derrière ce qu'on veut (je pousse le trait!), on sait en entrant dans l'expresion que c'est de l'ordre de l'impression et de la représentation. Mais "inéquité" est très juste.

21/02/2011, 16:07 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Marielle Billy le 21/02/2011 à 13:46

"Inéquité" est très juste.

Très juste, cette réflexion de Marielle.

On peut ajouter que l'inéquité est très injuste.

Encore plus injuste est l'iniquité.

Au delà de ce qui peut paraître un frivole jeu de mots, je pense que le sentiment d'être en présence de deux poids et deux mesures se nourrit d'observations.

Dans le cas des exclusions médiapartiennes, on peut constater que la majorité des exclus ont la même opinion.

Le fléau de la balance penche exclusivement d'un côté.

C'est la définition de l'inéquité.

Et j'ai le sentiment que ce n'est pas qu'une impression.

21/02/2011, 15:37 | Par Lincunable

un point de vue intéressant qui fera peut-être avancer le débat

21/02/2011, 16:20 | Par -

Je crois que ce regrettable " jeu de mots " , enfin , regrettable pour certains , a été enlevé du billet concerné .

 

22/02/2011, 19:57 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de - le 21/02/2011 à 16:20

@ bellaciao : si oui, c'est peut-être le début de quelque chose ?

@ tous : je manque de temps ce soir, et même cette semaine, mais la question du sentiment d'inéquité et de son ancrage dans la vie personnelle de chacun est importante :

Nous n'avons pas tous eu les mêmes histoires de vie, nous n'avons pas eu tous à faire face aux mêmes éventuels traumatismes, et nous n'avons pas tous bénéficier du même accompagnement dans ceux-ci.

En conséquences, nos sensibilités devant tel ou tel problème de la vie collective sont inégales.

Or nous avons une tendance naturelle (nos perceptions premières sont autocentrées) à juger les souffrances des autres d'après les nôtres. Et à mettre en premier (et aprfois en seule) notre propre sensibilité.

 

Se mettre à la place de l'autre, y compris de celui que je perçois comme étant mon ennemi...

Et pas seulement pour mieux le comprendre donc le vaincre

Comprendre d'où il parle, ce qui le fait parler ou même crier.

 

Les sciences humaines sont un outil pour ça : elles peuvent nous éclairer, faire tiers dans nos querelles passionnelles.
Je pense que si collectivement nous n'avons pas l'intelligence de les utiliser comme outils, nous ne pourrons pas faire face à nos interactions sociales, donc aussi aux enjeux politiques de notre époque, tout simplement.

Je fais un paralèle avec les sciences de la matière, pour ce qui est de nos activités physiques, qu'elles ont améliorées (pour certains d'entre nous seulement, car subsiste des rapports sociaux inégalitaires sur ce point).

22/02/2011, 20:09 | Par Marielle Billy

En annexe : je suis frappée aussi de l'hypertrophie de l'affect dans le monde relationnel, caractéristique qui est allée croissant au fil des 30 dernières années.

Oui je sais : individualisme, hédonisme (à la mode machin-chose), ....psychologie magazine ...

Mais ce qui aide déjà, c'est de s'en rendre compte ---> recul possible (pas automatique).

Ceci dit au travail (enseignt secondaire), je constate la "fragilité" croissante des mômes dans ce domaine. Et là, c'est tout l'enjeu : entendre l'affect, la plainte récurrente, la fragilité face à la frustration ... et cependant ne pas y céder, et proposer des voies de consolidation et d'éducation, qui ne sont pas de la "prise en charge".

Je fais court.

 

22/02/2011, 20:35 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de Marielle Billy le 22/02/2011 à 20:09

Je te suis sur la fragilité croissante des enfants, et des jeuens adultes. Diagnostic confirmé aussi par le travail social (AS scolaires, universitaires, entre autres).

Mais combien c'est encore plus difficile avec des adultes , entre adultes(comme ici), puisqu'il n'y a pas de point de prise en charge...

Le Père Vert a posé la question : celle de la possibilité même de l'autogestion, sans recours à une autorité extérieure (De l'autogestion).

C'est ce que j'appellerais un co-accompagnement, uen mutualisation de savoirs accomapgner l'autre et nous laisser accompagner par l'autre quand il faut.

Acommpagner ayant pour moi la double dimension du soutien, et de la rupture à certains moments. Pour que l'apprentissage collectif, mais pas seulement - il faut aussi des moments d'apprentissage individuel donc de solitude, de non appui.

(voir aussi discussion en cours sur le billet de Jean-Claude Charrié : Du club (3) )

27/02/2011, 14:42 | Par Bettina Simonin

je recommande !

Merci à Fantie et ses interlocuteurs d'ouvrir un espace de discussion et de pensée.

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