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Deuxième billet - questions sur l'émancipation

L'origine de ce billet est à nouveau un fil de discussion, cette fois, ouvert par un billet de Velveth, que je n'ai pas voulu trop encombrer ou détourner.

 

J'y réagissais à une discussion entre Hêtre et Velveth, à partir de ce commentaire :

" L'important, ce sont les mots d'ordre. La justesse des mots d'ordre. Même s'il doit n'y avoir que deux personnes pour être convaincues de leur justesse. Et s'il n'y a que deux personnes, tant pis, il n'y a pas de manifestation. C'est que la manifestation n'est pas possible. C'est clair. C'est net. C'est cruel. Mais c'est juste. Encore juste. Sans mots d'ordre qui puissent être portés haut et fort, on peut avoir des milliers et des milliers de gens. Cela s'appelle un concert de rock ou un match de foot. 25/11/2009 12:00 Par hêtre"

 

Je passe sur le petit malentendu de début dans la communication, sur ligne juste et mots d'ordres justes.

L'expression "mots d'ordres justes" me pose aussi question, sachant que Hêtre les appuie sur des principes.

Par exemple, le principe d'égalité.

Si je reconnais le principe d'égalité comme juste en théorie, en pratique son application me semble soulever des questions politiques et éthiques.

Questions tournant autour reliées à ma vision de l'émancipation.

 

Je poserai donc ma question ainsi :

Qui décide des mots d'ordre justes ? Justes par rapport à quoi ?

Est-ce que pour le changement politique concret, il suffit que les mots d'ordre soient justes en principe ?

Ou bien y a-t-il aussi une autre dimension que celle des principes :

-une dimension stratégique, se situant entre le niveau théorique ou idéal, et celui de la vie sociale et humaine ?

 

Mon avis :

Je pense que cette dimension stratégique est importante que que le changement se concrétise, entre dans les moeurs.

Je pense qu'elle doit intégrer les conséquences pratiques -et aps seulement théoriques, idéales - des changements structurels proposés.

 

 

1er exemple de mot d'ordre juste en principe, mais pas forcément en stratégie :

La régularisation de tous les sans papiers.

Je comprends bien la justice de ce mot d'ordre, du point de vue des personnes sans papiers présentes dans tel ou tel pays, et par rapport niveau d'un principe de justice.

Mais l'application de ce principe revient à abolir les frontières.

 

Avec quelles autres conséquences pratiques ?

Ont-elles été réfléchies par ceux qui proposent ce mot d'ordre juste ?

Et par ceux qui l'adoptent ?

 

2ème exemple de mot d'ordre, que je trouve juste aussi en principe, l'interdiction des licenciements. Ou, l'abolition du capitalisme.

Mon avis :

Même si toutes les stuctures acuelles de production basées sur le capital économique pouvaient s'abolir-

- je pense que le capitalisme se reconstituerait.

L'inégalité des autres capitaux (culturel, social, symbolique) persisteront, car elles sont basées sur des facteurs bien plus ancrés dans les corps et les psychismes que l'argent;

Dans un 1er temps, ces capitaux sont ceux qui recréent des différences dans tous groupes (dès la crèche).

Dans un deuxième temps, ces écarts de capitaux tendent à se faire "monneyer" en avantages différentiels.

D'autre part, décider d'abolir les licenciements ou d'abolir le capitalisme ne va pas sans conséquences immédiates, et pratiques. Reactions, contre-réactions.

Y at-il réflexions stratégiques sur ces conséquences ?

Ont-elles été réfléchies par ceux qui proposent ces mots d'ordre juste ?

Et par ceux qui l'adoptent ?

 

Je m'intéresse aux conséquences pratiques des mots d'ordre, fussent-ils justes.

J'en reste donc à la question de la transition.

Comment, concrètement, passse-t-on d'un système 1 à un système 2.

 

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Toujours en lien avec la notion d'émancipation, et rapport à une réponse de Hêtre à un de mes commentaires (même fil), j'ai posé une autre question , que je reformule ici :

 

Ce qui m'intéresse, c'est l'émancipation des gens ordinaires, ceux qui n'ont pas choisi de militer.

Est-ce que l'émancipation, c'est le moment où il font ce choix ?

Mais comment le font-ils ?

Est-ce une question de volonté ? (Notion pour moi des plus floues).

Est-ce une notion de "prise de conscience" (même interrogations pour le flou de la notion).

 

********************************

Après écriture, je vois que mes questions sont appuyées sur ma lecture des travaux de Bourdieu (les capitaux, et le problème du changement des habitus).

En résumé, comment passe-t-on d'un habitus de "personne ordinaire" à un "habitus militant" ?

Et est-ce que l'émancipation, c'est ce passage ?

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Dernier ajout: suite à un autre commentaire de hêtre dan sle même fil de Velveth :

"ce moderne défenseur de la dérision décomplexée qu'est Corcuff." (hêtre)

Je suis en désaccord, ceci étant en lien avec la prise en compte par Philippe Corcuff de l'individualisme moderne.

Je pense comme lui que cet individualisme résulte aussi des premiers mouvements d'émancipation d el'époque moderne.

Dont ceux des femmes et des jeunes par rapport à la famille et à son mode de décision hiérarchique.

Le principe d'égalité appliqué à la famille implique des émancipations individuelles du type individualisation.

Le problème de l'époque actuelle est de refaire du collectif avec des individus en partie déjà émancipés des tutelles d'autres individus.

 

 

Tous les commentaires

Puissante réflexion, merci de poser les questions en face, même si votre manière de ne laisser aucune chance aux tournages autour des pots, ni aux sophismes et manoeuvres démagogiques en tous genres, risque de nous laisser un peu sur notre faim?

:-)

Il y a quand même un truc que j'ai du mal à saisir. Bon, quand vous écrivez

«La régularisation de tous les sans papiers […] revient à abolir les frontières»

je vois tout-à-fait bien la logique, et j'aimerais beaucoup commencer à réfléchir avec vous concrètement sur ce qui est possible, ce qui est impossible, et sur par quel bout empoigner le problème.

Mais je ne vois pas très bien la correspondance qu'il y a entre

«l'interdiction des licenciements [et] l'abolition du capitalisme.»

?

-

S'il vous plaît, en deux mots ou deux commentaires, que ça/je ne serve pas de prétexte non plus à esquiver les questions de stratégie posées par ce billet, merci!

Bonjour Fantie,

Vous reprenez dans votre billet qqs commentaires mis en ligne par hêtre auxquels j'ai en partie répondu notamment sur mon refus d'user du terme "juste" que ce soit pour "une ligne" ou "des mots d'ordre". Je ne souhaite pas m'étendre, ce soir, sur cette question qui est loin d'être anodine puisque comme marxiste libertaire, j'élève le doute comme seule justesse.

.

 

En outre, mon billet traitant de la solidarité à exercer envers les sans-papiers (notamment ceux en grève depuis des semaines) et non de "l'abolition du capitalisme" (termes que je n'utilise jamais tant ils introduisent un aspect bureaucratique) , je n'ai pas voulu entamer un bien trop long débat sur des questions que certains de mes billets antérieurs ont en partie traités.

"Abolir les frontières"? La formule - qui n'est pas un mot d'ordre ! - ne me gêne pas. Il n'y a guère que le "genre humain", surtout la population la plus pauvre, qui ne peut, aujourd'hui, les traverser librement alors que capitaux et marchandises font le tour du monde sans aucun contrôle...

.

 

Quant à Philippe Corcuff que j'aime bien, il produit des reflexions sur bien d'autres supports que Médiapart. Lorsqu'il a rejoint la LCR, en 1999, avec une trentaine d'autres travailleurs intellectuels - notamment des sociologues bourdieusiens - il a renforcé l'effervescence libertaire qui a toujours caractérisé une partie des militants de cette formation qui, depuis, s'est auto-dissoute pour permettre la naissance du NPA. Que hêtre n'aime pas ses écrits sont les affaires de hêtre.

.

 

J'ai bien conscience que les questions abordées par Fantie et par le premier "commentateur", Axel, demanderaient de bien plus amples développements sur ces questions. Un simple post ne le permet évidemment pas...

.

 

Je mets un lien avec une courte interview de Daniel Bensaïd avec lequel je partage des vues communes sur l'émancipation et, donc, des doutes salvateurs.

http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/181009/daniel-bensaid-nous-debarrasser-des-fetiches-de-la-religion-de-l-histoire

Je n'ai pas encore eu le temps d elire ce lien et ce que dit Bensaïd d el'émancipation - mais je note qu'il est là.

Velveth,

Est-il juste de douter du NPA ?

C'est même une nécessité.

Velveth,

Il est vrai que les gens du NPA font tout ce qu'il faut pour douter du NPA. Et faire douter du NPA. Quelle énergie vous devez, gens du NPA, dépenser en luttes internes (puisque c'est un parti : les courants, les contre-courants, les motions...) ! Ratisser large, "éco-socialisme libertaire", a pour conséquence d'affaiblir... Quoi, d'ailleurs ? L'Ecologie (la Morale Nouvelle) ? Tant mieux ! Le socialisme (genre Parti Soumis) ? Tant mieux ! Le libertarisme ? Logique !

Je vous laisse à vos cauchemars.

Moi, ça va.

Velveth,

J'apprécie votre humour.

Pour moi, ce ne sont pas des cauchemars. Mais pour vous ? C'est quoi, ce truc, le NPA ?

Franchement, hêtre, je ne suis pas sur Médiapart pour jouer les prosélytes type Ivan Villa (EE). Je défends des idées mais mon blog n'est pas une oeuvre "politique".

Les principes fondateurs du NPA sont sur son site:

http://www.npa2009.org/

Velveth,

Dommage.

Fantie B, vous posez un problème de façon précise. Etre pour un principe en politique, c'est assumer l'application du principe par des groupes qui ne vont pas analyser la situation actuelle comme soi, c'est en assumer de multiples conséquences.

Abolition du capitalisme? Il y eut les débats Marx/Bakounine. Marx opposait dépérissement du capitalisme. Puis les marxistes officiels en firent une vulgate et l'objectif de dépérissement du capitalisme s'éloignait. Staline, lui,décréta que la lutte des classes n'existait plus en URSS.

Le principe de Marx était juste. La critique de Bakounine n'est pas à ignorer. Les conséquences de ce qui fut érigé en dogme, à partir de la pensée matérialiste et dialectique de Marx, était imprévisible dans son ampleur destructrice.

La politique ne se fait pas sans principe. Mais les principes énoncés sous forme de sentences brèves sont plus des slogans que des vrais principes politiques, à mon sens.

pascal b,

Chacun compte. Ce n'est pas un vrai principe ???

Chacun compte. Chacun a sa singularité. Bien.

Et les conséquences politiques? Seraient elles logiquement déductibles?

pascal b,

Les conséquence politiques du principe sont le principe même. Ne voyez-vous pas ce que ce principe, chacun compte, engage, dans les faits, dans la vie de ceux qui l'affirment ? Cela n'explique-t-il pas que si peu de gens (pour l'instant) sont prêts à l'affirmer ? Cela n'explique-t-il pas toutes ces remarques, ces évitements que je ne cesse de lire sur "Mediapart" et ailleurs ? Beaucoup de gens parlent d'élections, de candidats aux élections, de courants, de contre-courants, de tendances, de motions... Parlent des sans-papiers une fois que le PS en a (enfin ! quel soulagement ! vraiment !) parlé. Voilà un évitement : la représentation, le parlementarisme, la kermesse électorale. Un évitement parmi tant d'autres.

Les évitements semblent vous être familiers, cher hêtre, tant, évitant la forêt, vous vous acharnez sur un seul arbre qui n'en demande pas tant ! (humour)

Velveth,

Je n'évite pas la forêt. Mais si, là où je suis, il y a un arbre, et non une forêt, je ne boude pas mon plaisir. Je ne m'acharne pas sur cet arbre. Je prends soin de lui. Croyez-moi.

Merci à vous quatre de continuer ici à discuter de ces questions (qui nous ont déjà réunis ailleurs), en les prenant par le bout qui vous intéresse : c'est le but !

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@ Axel et Velveth :

Concernant le lien entre régularisation de tous les sans papier et l'abolition des frontières :

Si tout les citoyens du monde peuvent vivre, sans papiers, dans tous les pays du monde...

... c'est trouve qu'on aura changé de planète. Ou au moins qu'on vivra dans un état mondialisé, sans frontière.

Comment on va y arriver ? C'est là que la question des transitions m'intéresse.

Et que je rejoins ce que dit Pascal b.

"Etre pour un principe en politique, c'est assumer l'application du principe par des groupes qui ne vont pas analyser la situation actuelle comme soi, c'est en assumer de multiples conséquences."

Donc, au moins, y réfléchir, y compris pour les périodes de transitions.

(je me méfie des périodes de chaos, qui profitent aux groupes et personnes les plus fortes pour émerger du chaos)

 

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Le lien que je vois entre entre «l'interdiction des licenciements [et] l'abolition du capitalisme.»

Le capitalisme est pour moi fondé sur une liberté laissée aux individus d'accumuler du capital économique (argent), et de monter des entreprises avec ce capital (achats ou location d elocaux, achats de matériaux ou de machines)

La plupart de ces entreprises employent, pour permettre ou augmenter leur production, d'autres individus, qui souvent n'ont pas de capitaux, mais seulement une force du travail.

Si le capitalisme n'est pas régulé par une société qui restreint sa liberté,

-le possesseur des capitaux de l'entreprise a tout pouvoir sur celle-ci,

-donc le pouvoir de licencier ses employés,

-c'est-à-dire de leur faire perdre leurs revenus (eux qui n'ont déjà pas de capitaux pour vivre du revenu éventuel de ceux-ci).

D'où une inégalité structurelle, dans ce système, entre ceux qui ont à un moment donné des capitaux et ceux qui n'en ont pas.

Le capitalisme se fonde sur un principe (qu'il estime juste !) de liberté de capitaliser. Et de "liberté" de ne pas le faire.

 

Si les licenciements sont interdits, le capitalisme au sens strict ne peut plus exister, puisque les possesseurs des capitaux de l'entreprise ne peuvent plus prendre leurs décisions économiques librement : en fonction des seuls intérêts des revenus de leurs capitaux.

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Concernant la question principe juste/ conséquences à peser de ses applications concrètes

Je partage le prolongement de Pascal b. à la proposition de Hêtre :

Chacun compte. Oui. Absolument.

Mais chacun, cela veut dire, pour moi, chacun dans sa singularité, et pas seulement dans une de ses particularités de groupe (de condition sociale, de culture, de genre, etc.).

Or, comme le dit Pascal, accepter la singularité de chacun, en plus des particularités des groupes auxquels chacun peut appartenir, ça a des conséquences politiques concrètes.
Ce que je crains, dans la mise en premier des principes, c'est la réduction des gens à un universel abstrait.

Abstrait de l'incarnation, si j'ose dire, de chacun en un corps désirant, désir qui s'impose à lui et qui crée une autre aliénation que celle de la société et de la culture qui l'environnent.

 

Pour faire lien, un exemple dedésirs singulier, ancré dans la structuration psychique de chacun :

-désir de monter des entreprise, des projets,

-peut-être avec d'autres, d'ailleurs : désir de coopération active ?

-désir de suivre des entreprises, des projets

-peut-être avec d'autres, d'ailleurs

(ou dans les deux cas, désirs différenciés, soit de créer, soit de suivre des mots d'ordre !)

 

 

Un autre commentaires reprenant des proposition de Hêtre :

"Qui décide de la justesse d'une ligne ?" Ceux qui font de la politique décident eux-mêmes de ce qui leur paraît juste en fonction des principes qu'ils portent."(26/11/2009 14:11hêtre, billet initial de Velveth)

D'accord.

 

"Comment une société future et communiste pourrait-elle concilier ligne juste (unique ?) et parole de chacun ?" Maintenant à vous de travailler." (26/11/2009 14:11hêtre, billet initial de Velveth)

Là ça se complique en effet, et il faut du travail, pas seulement de réflexion, mais pour créer des dispositifs.

"Les conséquence politiques du principe sont le principe même. Ne voyez-vous pas ce que ce principe, chacun compte, engage, dans les faits, dans la vie de ceux qui l'affirment ?" (hêtre, réponse à Pascal b., + haut ici)

D'accord aussi sur la deuxième phrase. Je tente de développer :

 

Si on prend le principe d'égalité- ou le principe "chacun compte" :

"Les conséquence politiques du principe sont le principe même : l'égalité, chacun compte, la parole de chacun compte à égalité.

Mais dans la vie concrète les gens ne sont pas égaux car ils ne disposent pas des mêmes capitaux. Par exemple, pour les capitaux liés à la parole (effets symboliques, culturels de la parole de chacun sont différents et, pour moi, inégaux.

C'est là que le désir vient troubler les principes.

Nous sommes non seulement différents, mais inégaux dans nos interactions concrètes, dès la naissance, dans nos capacités à retenir l'attention de l'autre, par exemple.

Pour mettre en application le principe d'égalité, jusqu'à prendre en compte la parole de chacun tel qu'il est, il est donc nécessaire de créer des dispositifs particuliers (voire, singuliers) de parole et d'écoute.

Et ensuite, à chaque instant, de les maintenir concrètement.

 

(ajout) Y compris en soi.

J'y travaille ! Mais comme l'a montré mon précédent billet, ce travail est semé d'erreurs et d'aller-retours...)

 

Fantie B.,

L'égalité est un principe. A la fois, le point de départ et le point d'arrivée. Mais très important : Le point de départ. Et on n'en démord pas. On tient bon. On milite. A celui qui vient me dire : "Oui, d'accord, mais, dans la vie de tous les jours, on ne voit que des inégalités ! Alors, c'est que l'égalité est impossible ! Qu'elle est utopique ! Irréalisable ! Impossible ! Impensable !", je réponds : Ce n'est pas parce que tu n'en vois pas la trace que le principe est mauvais. Et c'est même précisément parce que tu n'en vois pas la trace que tu vas, toi, si tu es un ami de l'égalité, tout faire pour que la trace de ce principe juste soit visible, très visible. C'est un combat. Peut-être est-ce le combat d'une vie. Je veux dire : Tu n'en verras peut-être pas la trace très visible dès demain... Sois courageux ! Peut-être même héroïque ! Ta vie n'aura pas été vaine.

Riche débat qui donne matière à ruminer...

Bonjour Majead, et j'espère bien qu'un jour vous nous ferez partager le produit de vos ruminations !

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