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internet: la vie politique bouleversée

La campagne de la présidentielle de 2012 la plus efficace en terme de « communication » sera celle menée sur le web, où les formes de militance, de propagation d'idées et d'informations prennent une forme décisive.

Il n'est pas besoin d'être un grand spécialiste pour en convenir. Il suffit de regarder ce qui se passe sur les écrans.

L’irruption d’Internet dans la campagne présidentielle de 2007 représentait déjà une révolution dans la communication politique. On commence à en mesurer aussi les conséquences sur la relation entre les élus, les médias et les citoyens.

Le web est devenu un outil de campagne. La web-campagne dans l'internet a gagné en quelques années un statut de passage obligé, tant l'internet influence la démocratie et touche la société.

Les « présidentiables » et les partis l'ont bien compris, en bougonnant, eux qui ne sont pas issus de la génération 2.0 ! Mais ils s'y mettent, postent via leurs comptes Twitter, Facebook, blogs et vidéos. Avec plus ou moins de bonheur.

L'organisation des primaires socialiste passe d'abord par le Web. Martine Aubry, qui a « des usages numériques", est dans cette course, « consciente de l'importance des réseaux sociaux dans les changements démocratiques ».

François Hollande a lancé sur son site facebook son clip de campagne.

Autre exemple, « le lancement de Mélenchon à Stalingrad le 29 juin s'est retrouvé en 3ème position des live-tweet dans toute la France. Certes Mélenchon ne tweet pas lui-même. Mais avec 130 000 visiteurs uniques par mois, il est «l'homme politique qui a le plus gros blog de France». Un sacré atout pour la campagne. ».

Pour l'UMP, son mouvement de jeunes assure qu'ils « seront leader sur internet, notamment sur Twitter ».

Le Front national connait les enjeux. Il tisse ses réseaux, les alimente : « Notre stratégie internet permet de casser la diabolisation ». Il se plait à rappeler que « le Front national a été le premier parti à avoir eu son site internet en 1997 ».

 

Mais derrière cette adaptation forcée à la technique, se cache une peur : l'outil internet fait aussi peur aux politiques.

La parole et le geste derrière un clavier qui diffuse à la vitesse de l'éclair, voilà qui n'est pas fait pour arranger l'idée qu'ils se font de la préservation de leur pouvoir. Il n'est qu'à se souvenir de David Cameron voulait faire bloquer les réseaux sociaux en Angleterre lors des émeutes londoniennes du début août. Comme si l'internet était la cause des conflits et non le politique.

La rapidité de l'information est une contrainte pour certains qui répugnent à faire de la politique autrement, à l'heure où de simples citoyens, en peu de temps, avec des technologies disponibles gratuitement, peuvent créer des réseaux. C'est à dire libérer la parole dans des communautés d'intérêt, en temps réel.

La bataille électorale qui vient utilisera tous les ressorts de l'informatique, y compris ceux du détournement parodique et d'intrusions. Pourriels et spams, forums inondés, détournés, seront le lot commun, qui ne concernera pas que des visées commerciales.

La vie politique vient d'être bouleversée par des technologies qui ont une acuité visuelle redoutable et les oreilles fines. Le citoyen voit et pèse les propositions politiques d'une autre façon, à cause d'une transparence qui est née de la technique. Les blogs citoyens sont la forme la plus prometteuse de la connaissance des débats et, partant, participeront aussi à démystifier le pouvoir dans la cité.

Se posera le problème de la mémoire des mots et des images.


> illustration tirée de ce site:

http://www.terrepolitique.com/2007/05/15/internet-en-politique-web-20/

 

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http://podcast.blog.lemonde.fr/2011/08/29/spammez-moi-un-hymne-aux-pourriels/

 

 

Tous les commentaires

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samines, vous êtes un sacré blogueur !

Vous en êtes un(e) autre, FATARELLA.

Sourire

apprentie, seulement !

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