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Lettre de réponse à Arnaud Montebourg (Jean-Luc Mélenchon, 11 octobre 2011)

« Cher Arnaud Montebourg, j’ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu’elle soit « ouverte ». Je me sens concerné. (Jean-Luc Mélenchon, 11 octobre 2011, sur son blog)
« ...En effet, tu t’adresses aux deux socialistes qui pourraient être candidats à l’élection présidentielle. Je le serai pour ma part en toute certitude, au nom du Front de Gauche. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens.
J’ai donc souhaité y répondre.
Le nombre de votants aux primaires organisées par le Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle montre une volonté d’intervention populaire. Celle-ci marque je crois les temps politiques nouveaux dans lesquels nous sommes entrés. Car désormais le grand nombre sent bien que les dogmes suivis jusqu’à présent par les pouvoirs en place mènent le monde à une impasse. Chacun se sent dès lors invité à se mêler des affaires publiques. Bonne nouvelle !
En t’écrivant, je veux donc contribuer à ce débat démocratique indispensable pour que l’élection présidentielle ne se réduise pas à une compétition de personnes mais permette aux citoyens d’exercer en toute lumière une souveraineté éclairée par le débat argumenté.
Je veux aussi entamer à cette occasion une discussion ouverte à gauche sur les conditions concrètes et précises qui permettront à un gouvernement de mener une politique alternative à celle de la droite, à l’heure où pourtant les gouvernements sociaux-démocrates dans toute l’Europe adoptent des plans d’austérité en tout point contraires à leurs engagements de campagne.
Les trois questions que tu poses me paraissent essentielles. J’y réponds précisément et y ajoute une quatrième qui à mes yeux les conditionne toutes.
1°) Le contrôle politique du système financier
Je défends la mise sous contrôle social des banques afin de soumettre la finance à la loi de l’intérêt général. Le programme du Front de Gauche propose de combattre la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux. Nous imposerons également la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés à nos frontières. Nous interdirons la libre action des agences de notation et des hedge funds en Europe. Un pôle public financier sera créé pour contribuer à produire et partager autrement les richesses. Enfin, la Banque Centrale Européenne doit prêter aux Etats pour casser la spéculation et mettre le financement des biens publics à l’abri des appétits des investisseurs privés.
2°) Le protectionnisme européen, social et écologique
Je combats le dogme du libre-échange pour des raisons à la fois écologiques et sociales. Je veux réduire les transports de marchandises inutiles pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Et je récuse la réduction des normes sociales et environnementales par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux nationaux. Je prône une relocalisation écologique maximale de notre production agricole et industrielle. Pour cela, le Front de Gauche défend l’instauration d’un visa social et écologique qui permettra de bloquer les productions délocalisées pour des raisons de dumping social et fiscal. Il propose l’institution de protections et de normes sociales et environnementales communes aux Européens, avec, par exemple des prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées et une taxe « kilométrique » de manière à réduire les transports de marchandises évitables. Nous instaurerons un droit de reprise des entreprises par leurs salariés en cas de délocalisation ou de fermeture. J’ajoute que le contrôle des mouvements de capitaux que nous instaurerons permettra aussi de taxer lourdement les investissements supports des délocalisations.
3°) la VIe République et la lutte contre la corruption
Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire. Nous voulons en finir avec ce régime qui dépolitise le débat public et organise le dessaisissement des citoyens. La méthode que le Front de Gauche avance pour rédiger cette nouvelle Constitution est celle qu’ont suivie avec succès les peuples qui ont fait avant nous le choix de la révolution citoyenne, la convocation d’une Assemblée Constituante dès le début du mandat. Mon ambition est donc d’être le dernier président de la Cinquième République.
Quant à la corruption, je la tiens pour un symptôme de la décomposition de notre République. Elle prospère en raison du fonctionnement oligarchique des institutions, qui mêlent étroitement possédants et cercles dirigeants de l’Etat. Elle est la conséquence de l’accumulation de richesse par quelques-uns. Ceux-là jouissent de ce fait d’un pouvoir d’influence indécent contraire à l’égalité des citoyens. Elle se nourrit de la colonisation de l’État par les intérêts particuliers, permise par la libéralisation des services publics et la confusion qu’elle entraîne entre public et privé. Elle est encouragée par le fonctionnement des institutions européennes, où les lobbies font la loi. Nous combattrons la corruption sur tous ces fronts : mise au pas de l’oligarchie par la création d’un revenu maximum, instauration d’un régime parlementaire permettant le contrôle effectif de l’exécutif, abrogation des libéralisations de services publics, pôle public du médicament, nouveau traité européen conditionnant tout transfert de souveraineté à un contrôle démocratique de son usage.
Voici donc mes réponses aux trois points que tu évoques. Je serais incomplet si je n’en ajoutais un quatrième. Je crois que tu en seras d’accord puisque, comme nous, tu as voté non au Traité constitutionnel européen et à sa copie conforme le Traité de Lisbonne. Rien ne pourra être fait de ce que j’ai dit précédemment sans remise en cause du Traité européen de Lisbonne. Celui-ci interdit en effet toute entrave à la libre circulation des capitaux, promeut le libre-échange généralisé, fait échapper une part croissante de notre législation à la souveraineté populaire et officialise le pouvoir corrupteur des lobbies. C’est pourquoi nous organiserons un référendum pour proposer au peuple français une liste de dispositions sur lesquels la France désobéira sans attendre aux traités européens, prélude à une refondation de l’Union toute entière.
Reçois, cher Arnaud, mes félicitations pour le combat que tu as mené au sein de ces primaires et qui a permis de faire progresser tant d’idées que nous avons en commun.
Jean-Luc Mélenchon
Candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle »
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/10/11/lettre-de-reponse-a-arnaud-montebourg/



Tous les commentaires
Et ben!
Rien que ça!
Pourquoi qu'y nous dit pas comment y va mettre au pas les autres pays européens ?
Y prend les électeurs pour des imbéciles....
Pourvu que F.H. et M.A. reprennent le slogan d'être le dernier président de la V, ça m'évitera des états d'âmes au moment de voter en 2012.
Vous voulez dire que FH et MA, les deux faces d'une même pièce qui ont des différences de tempérament, prennent les élécteurs pour des imbéciles?
Non JLM prends les électeurs pour des imbéciles.
J'avais l'intention de voter pour lui car il est candidat à être le dernier président de la V, mais le reste de son projet me fait l'impression d'être pris pour un débile tellement il est irréaliste.
Pris pour un débile? C'est ce que pensent les économistes atterrés lorsqu'ils entendent Merkel et Sarkozy... Comme quoi!
Il faudrait quand même argumenter pour expliquer en quoi il est irréaliste, non? Dans son texte Jean-Luc Mélenchon détaille un ensemble de mesures très concrètes qui n'ont rien d'un discours fumeux ou irréaliste!
Bien vu !!!
Le quatrième point est très très bienvenu !! Heureusement qu'il l'a dit !!!
Sans lui, rien ne peut se faire...
Montebourg, en meeting, avait répondu à ma question ; " comment concrètement, comptez-vous faire pour les barrières douanières ?"
"Il est clair qu'il faudra sortir du Traité de Lisbonne ... Et que les premières mesures seront à prendre très très vite."
Et qu'est-ce que ça implique "sortir du traité de Lisbonne" au niveau pratique ?
Tout simplement la possibilité de voter des lois contraire à ce traité très contraignant qui interdit la taxation des mouvement de capitaux par exemple et place la concurence libre et non faussée au-dessus de l'intéret social et écologique. La sortie du traité de Lisbonne est le critère de vérité d'un programme politique qui entend par exemple relocaliser la production y compris agricole puisqu'aujourd'hui dans le cadre de ce traité c'est interdit!
Et vous croyez vraiment que ça va s'arrêter là, et que le reste de l'Europe va se contenter d'enregistrer notre décision ?
Et oui, le peuple est souverain et il n'y a rien de prévu dans le traité lorsqu'un pays sort.
Je vous recommande la lecture de Jacques Généreux: Nous on peut.
Voilà, Romain Mathieu,
Vous avez répondu à ma place, merci !
J'ajoute que le livre de Généreux est agréable à lire ...
netmanou,
Expliquez moi comment vous faites pour savoir qui a raison parmi ces économistes qui disent tout et son contraire ?
Chaque fois que j'en écoute un je trouve qu'il a raison, quand j'écoute son contradicteur, je trouve qu'il a raison, c'est normal personne ne peut vérifier ou sont les erreurs dans leurs modèles !
Alors pour l'électeur moyen, à qui tout cela passe au dessus de la tête, il ne reste plus que son bon sens qui, quand il entend "yaka sortir du traité parce que les textes le permettent", lui suggère de poser la question "oui, mais il va y avoir des conséquence, lesquelles ?"
Et c'est reparti avec toute la gamme d'opinions divergentes des "experts"....
Vous comprenez maintenant pourquoi FH et MA ont raflé la mise ?
@ Chris 43,
Bien sûr que les économistes n'ont pas le pouvoir. Mais peut-on reprocher à un homme politique, donc à un homme d'action ( a priori!), de s'entourer de personnes compétentes et qui partagent les mêmes valeurs?
C'est l'inverse qui serait fou...
Les économistes " éthérés" comme vous dites font des scenarii sans prendre la responsabilité , parce qu'ils ne sont pas au pouvoir.C'est certain..Et leurs idées dépassent largement la cadre franco-fraçais. Ils sont dans la prospective, et déclinent l'économie planétaire.. Ils imaginent des systèmes et c'est tant mieux, mais ne sont pas tenus de hiérachiser les priorités politiques.
Or , les priorités politiques ressortent du boulot du politique. C'est lui qui les applique et les assume.
Le conseiller en économie d'un candidat doit savoir ( et Généreux le sait parce qu'il est au Parti de Gauche), ce qui est réalisable ou pas au niveau de la France.
Netmanou,
Je suis d'accord avec votre point de vue, sauf que je me méfie du "doit savoir ( ) ce qui est réalisable".
La lecture de la lettre de JLM renforce ce doute chez moi: j'attend la 2ème lettre qui m'expliquera de façon détaillée ce que l'application des mesures proposée entrainera au niveau du quotidien des français, ce que je crois être la préoccupation des électeurs en ce moment, si j'en juge par le résultat des primaires.
Généreux a écrit un bouquin, il n'est pas responsable de faire son "expérience" sur la France, et qu'on puisse me répondre "le peuple est souverain" comme justification d'une action dont les conséquences sont imprévisbles, compte-tenu de l'équilibre fragile de l'Europe actuelle me laisse pantois.
De même que les "éthérés" n'ont aucune responsabilité de gouverner, et en plus leurs modèles sont contestés par d'autres économistes.
Les seuls économistes Merton et Scholes, prix Nobel 1997, qui se sont essayés à l'économie "réelles" ont été la cause de la faillite retentissante de LTCM, un fond spéculatif qu'ils avaient créé !
Que les Nobels restent en eux à faire joujou avec leurs modélisations, car quand il viennent enfumer l'opinion, bonjour les dégats.
D'abord les conséquences de l'immobilisme actuel sont prévisibles, ce que dit Généreux et le Front de Gauche depuis 2 ans le vérifie chaque jour. D'autre part sortir du traité de Lisbonne aura aussi des conséquences prévisibles, c'est la logique d'un projet politique (pourquoi autant de mépris? Avez vous lu le programme "l'humain d'abord"?): ces conséquences sont justement la reprise en main de la finance par le politique, avec tout un ensemble de mesures détaillées dans le programme du FdG.
Parmi ces conséquences en effet, cela déséquilibrera l'Europe des financiers (il faudra donc des mesures pour soutenir les "productifs") et permettra de commencer à construire l'europe sociale, celle des peuples.
Enfin, vous soulevez le problème essentiel: les économistes disent tout est leur contraire. Ceci ne signifie pas qu'il y en a de très mauvais et de très bon mais que les modèles économiques s'inscrivent dans des projets politiques, des choix de société. Il y a toujours plusieurs solutions, reste à choisir. Le modèle économique actuel est très efficace... pour une petite oligarchie. Les seuls qui mentent sont ceux qui répètent qu'il n'y a pas d'alternatives!
cela déséquilibrera l'Europe des financiers
Un peu court: cela déstabilisera aussi l'Europe dont les nations, qui ne laisseront pas la France jouer perso.
Moi, si j'étais responsable (au vrai sens du mot) politique, j'hésiterais à lancer mon pays dans une telle aventure.
Il n'y a qu'une action au niveau européen qui est possible, et c'est un processus lent, car les peuples semblent avoir des priorité "nationales", alors que les financiers n'ont pas ces entraves.
Un seul rappel, Chris 43
La France est le 2 ème contributeur au budget européen.
Les effets d'une décision forte de la France ne sont peut-être pas ceux que vous imaginez ?
Autre chose: il faut voir toutes les dérogations diverses et variées qu'ont obtenues les Pays qui n'ont pas entériné dans la béatitude les dictats de la Commission européenne ...
ne sont peut-être pas ceux que vous imaginez
Je ne prendrais pas le risque: toute décision unilatérale dans un équilibre fragile ne peut qu'entraîner des réactions en chaîne incrontrôlable.
Vous semblez ignorer dans vos commentaires que les risques et les réactions en chaîne incontrolables caractérisent la situation actuelle et nous sommes déjà engagés dans une drôle d'aventure.
Mais vous raisonnez comme si une menace terrible planait: précisez-là pour qu'on puisse vous répondre. Vous vous en remettez du coup à une fatalité (processus lent au niveau européen) alors que toutes les décisions aujourd'hui justement critiquées ne sont pas tombées du ciel mais on était prise individuellement par... les Etats. Il s'agit ni plus ni moins que de réorienter le processus.
Je le répète la question n'est pas celle de la responsabilité ou du réalisme, laissez tombées les accusations méprisantes, mais du choix. Enfin être responsable renvoie à la capacité d'assumer sa destinée et de déterminer ses actions, pour un individu comme pour un peuple, pas à la soumission.
Enfin être responsable renvoie à la capacité d'assumer sa destinée et de déterminer ses actions, pour un individu comme pour un peuple, pas à la soumission
Désolé, mais ce genre de généralité (que je conteste pas ) ne mange pas de pain.
Ce que vous semblez ne pas comprendre, c'est que ce n'est pas avec ce genre d'argument que vous allez trouvez les voix nécessaires au soutien de cette idée.
Il faut répondre aux questions de ceux qui sont suceptibles d'être touchés non seulement par les conséquences d'une décision unilatérale qui, par opposition à un compromis, entraînera des mesures de rétorsion.
P.ex quid des agriculteurs, quand la PAC - dont beaucoup de pays européen rêvent de démanteler - cessera d'être la part de leur revenu qu'elle est aujourd'hui ?
Quid des entreprises exportatrices quand le protectionisme de rétorsion répondra au protectionisme décidé unilatéralement ?
Quant à l'impact des décisions française sur la finance internationale, permettez moi de doutez de son importance, vu la place qu'occupe la France dans ce domaine.
Et la dette, vous croyez que l'interdiction de notation empêchera la grimpée brutale des taux d'emprunt de la France ? Car je vois mal la France s'arrêter d'emprunter, hélas.
Croyez-vous que les corporations "priviligiées" , fonctionnaires, SNCF RATP, vont laisser grignoter leurs privilèges sans profiter de leur pouvoir de paralysie d'un pays ?
C'est amusant, réalisme et responsabilité prononcés comme cela valent arguments chez vous, chez moi c'est une généralité. Et bien je pose comme présuposé général vu la situation actuelle que le réalisme et la responsabilité sont de notre côté.
Maintenant, vous devenez plus précis, je peux donc aussi vous répondre précisément:
D'abord, nous pouvons proposer et convaincre par la force de nos arguments (qui comprennet aussi l'importance de la France en Europe).
Sur l'agriculture: la PAC est jourd'hui tournée vers les très grosses exploitations et vers l'exportation (au détriment des pays du sud). Elle doit être réorientée pour répondre aux besoins intérieurs et assurer la transistion écologique. Un encadrement des pratiques de la grande distribution sera efficace pour assurer les revenus des agriculteurs.
Sur le protectionisme de rétorsion vous semblez ignorez qu'il est déjà pratiqué, il n'est donc pas de rétorsion, dans toutes les zones du monde à l'exception de l'Europe.
Sur la finance, ce sera déjà un début que le politique reprenne le pouvoir sur la finance en France. Ensuite, si le poid de la France est relatif à l'international, la chose est différente en Europe.
Sur le taux d'emprunt, évidemment qu'il y aura une volonté de rétorsion des marchés, j'ai bien compris que vous preniez le FdG avec les économistes qui sont à ses côtés pour des imbéciles mais quand même! Donc, d'abord rapport de force de l'emprunteur au preteur puisque nous refuserons de payer une partie de la dette résultant de la spéculation. Emprunt directement à la BCE via la banque de France... Mais oui, il y a pleins de solutions quand on ne se laisse pas bercer par le dogme dominant, le ronron bien pensant et finalement par la résignation. Soyez curieux, renseignez-vous, questionnez, interpellez!
Je ne répondrai pas volontairement à votre dernière question, si vous croyez encore que les privilégiés sont les cheminots de la SNCF et pas la peite poignée de très riches qui se sont encore enrichis ces dernières années pendant que tous les autres s'appauvrissait. La propagande fonctionne à plein régime pour opposer ceux qui n'ont rien à ceux qui n'ont pas grand chose...
Mais vous me demandez finalement le programme du Front de Gauche... il se trouve dans toutes les bonnes librairies, à 2 euros, il s'appelle L'humain d'abord.
Ce que je n'arrive pas à faire passer c'est que je souscris à tous les programme de gauche, sur le plan des idées, mais, comme je le répète, ils font l'impasse (ou banalisent) sur les difficultés qu'il y aura à les implémenter, alors que c'est toujours au moment de traduire en décisions ces programmes que rien ne se passe comme (pas ) prévu.
J'ai pas mal d'années de militantisme syndical, au PS (que j'ai quitté), en associatif, pour ne plus me laisser avoir par des idées qui ne prennent pas en compte le passage du reve à la réalité: erreurs sur la motivation des "troupes" syndicales ou électeurs, des dirigeants et surtout des "adversaires". Egoisme, corporatismes ont toujours été les clés du libéralisme et les écueils du syndicalisme (à la française) et des bonnes intentions de la gauche.
Je ne suis pas déçu de ces primaires parce que je n'ai jamais cru les français de gauche façon Montebourg ou Mélenchon, donc ce soit-disant ras-le-bol n'est pas porteur d'un "uni-pour" la gauche.
Je reste convaincu que le quasi bi-partisme et l'élection du monarque républicain sont les premiers obstacles à éliminer pour avoir une vraie représentation des désirs (multiples) des français.
A part JLM cette analyse ne fait pas recette au sein de la gauche, donc il me faudra me contenter de ce qui est.
Si ceux qui sont victimes de ce système de représentation ne sont pas prets à le dégager, pourquoi voulez que moi, qui n'en souffre pas, en fasse un drame. Mon seul désir est de comprendre pourquoi certaines idées ne marchent pas, et de tenter de l'expliquer à ceux qui se posent ces questions.
Si les gens veulent continuer à rejeter la responsabilité sur les dirigeants, les media etc, tant pis pour eux.
N'est cocu que celui qui veut bien l'etre.
C'est pour cela que je lis jamais un programme électoral.
Par contre j'apprécie le sens des réalité de SR et AM., bien qu'ils auraient pu prévoir ce qui s'est passé (peut-etre l'avaient-il prévu d'ailleur ? )
Signez l’Appel des 1 000 : Un référendum pour sortir le traité de Lisbonne de la Constitution française
http://www.m-pep.org/spip.php?article2407
A ce que je sache, JLM n'est pas (encore) un impétrant ! Ce qui paraît donc curieux, c'est qu'il réponde à un courrier (Chère Martine, cher François) qui ne lui est en rien adressé et qu'il dégaine et tire plus vite que son ombre, avant que les deux impétrants n'en aient eux-mêmes eu le temps...
M'enfin, de quoi je me mêle !
@ Tam-Tam
Où est le problème?
Dés lors que Montebourg a écrit une Lettre ouverte à Aubry et Hollande, n'importe qui peut lui répondre et publier sa réponse. Mélenchon a eu raison d'enfoncer le clou. Tout cela entre dans le débat public, et c'est tant mieux.