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Aidons la science politique à mieux comprendre les fausses-couches centristes.
C'est un sujet difficile à aborder. Parler de la fausse-couche en période de crise pré-électorale majeure relève de la gageure. Pourtant, c'est un acte majeur cyclique de la vie et de la mort des convictions. Appelé aussi avortement spontané, il empoisonne la lecture d'une démocratie sincère. Ce n'est pas Christine Boutin qui nous dira le contraire. État des lieux et risques de complications.
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Lors d'une vraie fausse couche humaine, l'ovule est fécondé par le spermatozoïde mais l'embryon cesse de vivre au bout de quelques semaines.
En politique, le parallélisme est saisissant, mais en sens inverse : l'ovulation est fécondée par rien du tout, et l'embryon masque son ennui idéologique en cachant ses intentions – il fait semblant de réfléchir jusqu'à l'automne - qui cessent de vivre au bout de quelques mois, quand les transactions ont abouti. C'est généralement ce qu'on désigne comme le "ressenti du Centre". Plus vulgairement, on dit que la balle au Centre n'a pas fait de petits. C'est en fait le syndrome de la fausse-couche centriste (SFCC). Elle est le résultat d'une longue maturation qui ballote les esprits de droite à gauche, là, en bas du ventre mou. C'est, après le retrait, l'amer des batailles perdues.
Il advient parfois des nuits de longues solitudes et des états dépressifs chez les primiporteurs typiquement répertoriés au Centre, au regard des questions qu'ils se posent: "qui suis-je, où vais-je" non dans sa acception "être" mais "suivre", en des échelles de grandeur variable selon d'où vient le vent, qu'ils sentent bien. Mais l'honneur est sauf et il en reste toujours quelque chose. Comme prix des galipettes se glanent les marocains.
Les différents questionnements liés aux fausses-couches politiques centristes doivent être exposés pour les mieux comprendre. Quels sont les signes d'une fausse-couche centriste ? Quelles en sont les causes, et quels traitements existent ? Comment gérer cet après fausse-couche de candidatures ? Les quelques paragraphes suivants tentent d'y répondre.
Durant les neuf mois qui précèdent les présidentielles, les fœtus bien accrochés au Centre se développent jusqu'à leur formation définitive. Ils se posent, se toisent, convoquent les journalistes pour annoncer qu'ils n'ont rien à dire et se retiennent les uns les autres sinon ils vont faire un malheur et que ça va saigner. Ils convoquent une presse intra-utérine pour mieux se persuader qu'in fine ils grandiront au grand jour. Mais que nenni ! Ils sont déjà marron. Chez eux," ça sent la soupe et le bébé dormant". On sent bien, même confusément qu'ils vont se faire avoir avant. C'est leur destinée.
Chez eux, au cours de la grossesse des faux semblants, tout un système se met en place pour permettre l'évolution du rapport de force dans le ventre de la droite. Ce n'est qu'à partir de consultations sérieuses et secrètes, fécondes mais secrètes dans des alcôves dorées d'une Cinquième à bout de souffle que l'embryon intentionnel va se développer, s'adaptant aux exigences de celui qui tire les ficelles au sommet du pouvoir. Puis, il prépare sa sortie. Les échographies médiatiques, savamment orchestrées, et leur examens échographiques (par sondages périduraux pour éviter la douleur de la perte de repaires) sur l'électeur moyen permettent de visualiser ces évolutions et de mettre en place des dépistages importants de communication. C'est dans cette période, la nuit, que s’affûtent les longs couteaux et le choix des stratégies, pour déterminer qui seront les sacrifiés et l'élu du faire valoir, pompe à voix supplétive du second tour. L'évolution des fœtus centristes se fait par étapes, au fil de la grossesse du futur vrai candidat de la droite rassembleuse par devant et par derrière, et jusqu'à l’extrême onction extrêmement nationale dont il taira le nom.
Pour endormir l'électeur, yoga, séances en piscine, sophrologie, se succéderont, à doses homéopathiques. Acupuncture aussi, pour planter des banderilles. C'est la préparation à l’accouchement de rien.
Dans le laps de temps qui sépare la conception présidentielle du débat politique sincère de l'échéance présidentielle, les fœtus se bousculent. Ils joueront avec nos nerfs du début jusqu'à la fin, en des suspens insoutenables : ils se présenteront oui ou non ? Sauront-ils longtemps faire semblant d'accoucher des idées ? Événement et conséquence intenses des règles en cours. Il faut être de bonne Constitution pour résister. Sera-ce Boorlo ou Bayrou ? Morin ou un autre ? Les contractions internes au Centre ne vont pas arranger les choses. Le plus souvent, le futur électeur manipulé constatera que les futurs faux candidats centristes iront jusqu'au déclenchement artificiel. Nous n'aborderons pas ici les anomalies, puisque tout est codifié et décidé ailleurs, que les manœuvres n'ont ni queue ni tête et que tout le monde sait que la capitulation en rase campagne sera le lot commun. La galerie amusée, l'échéance se fera aux forceps.
On n'évacuera cependant pas l'éventualité des césariennes, dès lors que les centristes lui rendront ce qui lui revient. Il y a un risque. En effet, le ventre centriste s'en accommode mal. Loin d'être un acte banal, il peut être source de complications et les risques sont avérés. Mais il permet également de soulager certaines situations qui ne peuvent pas répondre à un accouchement par voix basse.
Enfin, il faut noter que de faux candidats centristes risquent des grossesses ectopiques (ou extra-utérines). Ce sont des grossesses au cours desquelles les œufs qui ont été mis dans des paniers différents, (à droite, à gauche, à l’extrême droite), se développent en dehors du col de l'humérus, (ce qui les empêche d'être pris au sérieux par tout le monde pour faire un bout de chemin réformiste ensemble) et le plus souvent dans l'une des trompes de Faloppe.(quand ils en ont deux.) On fera remarquer que les trompes de Faloppe ressemblent à deux cornes de bélier terminées par un pavillon de banlieue pour la pêche aux voix.
Les mêmes cornes orneront la tête de l'électeur s'il sent monter le désir de se laisser aller aux indécentes manœuvres élyséennes.
A presque mi-septembre 2011, les spermatozoïdes ont de beaux jours devant eux.
On nous trompe. C'est dialectique. Et finement analysé sur Médiapart.
Toute l'info par de là.



Tous les commentaires
c'est congénital.
Point à la ligne.
@ Fatarella,
Morte de rire !!! L'imagination ( et non l' invagination ) au pouvoir
merci netmamou !
même si c'est au scalpel, on sent que le sujet a été abordé par le fond.
des nuits comme celles-ci, je m'aime.
bientôt, j'expose le problème des varices sociales démocrates en milieu primaire.
je ne sais qu'en penser.
vous ne parlez pas de Ségolène Royal, pourtant elle est favorable à l'entreprise
justement, lisez ce qu'en dit Jean-Luc Mélenchon de l'entreprise Fonderies du Poitou, ici
Bonjour FATARELLA,
Outre que j'ai abondamment souri à la lecture de votre billet (ce dont je vous remercie, en ce lundi matin grisâtre), il m'est venu (par association d'idée ?) une question : Existe-t-il des génitrices d'idée au logis du Centre (ou éventuellement sur ses bords) ? Il me semble que la gente masculine a organisé en son milieu d'assemblée une OPA masculine, non ?
Bref, j'ai cherché (dans ma mémoire, pas sur Google il est vrai), je n'ai pas trouvé. Auriez-vous quelque élément (et un ou deux noms) pour me contredire ?
Dans tous les cas de figure, je vous souhaite une excellente journée.
monsieur samines,
c'est avec un plaisir (un de plus) non dissimulé que je lis que vous auriez "souri à la lecture" du présent billet; très modestement, j'essaie de tourner incontinent l'actualité à l'avantage de ceux qui ne se mordent pas la queue, à l'inverse de ce qu'on peut lire ailleurs et qui coupent le moral et les effets. exemple celui-ci: Peut-on avoir une vie sexuelle et culturelle et commenter sur "Mediapart"
quand vous l'aurez lu, ce sera bon signe: vous direz: "je vais bien, je commente aussi"...!!!!
pour ce qui concerne la parité au Centre, il faut se reporter à la lecture de Médiapart, qui saura le mettre au jour à la demande unanyme.
merci de votre bienveillante lecture
J'ai parcouru - j'ai bien dit "parcouru" - le Billet que vous citez. Ce qui est terrible, avec ce blogueur, c'est qu'il est aussi capable d'analyses extrêmement pertinentes. Mais l'approche qui est la sienne est souvent "déroutante".
Je vous renouvelle mes souhaits de bonne journée. La mienne m'attend, et dans quelques secondes je serai en retard :-).
il est capable de ce que vous dites ? comme quoi le participatif a du bon, si on laisse de côté les armes blanches et les arrières pensées...
je n'apprécie pas du tout l' humour de l'auteur sur le Centre, surtout que les trompes de faloppe ont une lourde responsabilité, y compris en entreprise en cas de mixité, qui a été le début d'une désorganisation sociale. J'avais posé la question en DP, et on m'avait répondu que la mixité c'était indispensable mais on était pas obligé de la favoriser.
on ne peut plaire à tout le monde, monsieur léon... même si vous m'avez demandé le contact, au moment où vous en avez besoin techniquement.
vous propos de syndicaliste sont originaux.
@ Léon Chenouillard,
"y compris en entreprise en cas de mixité, qui a été le début d'une désorganisation sociale. J'avais posé la question en DP, et on m'avait répondu que la mixité c'était indispensable mais on était pas obligé de la favoriser."
C'est pour rire, ou c'est pour de vrai , ce que vous écrivez là ?
Vos " mandants" sont-ils ( ou plutôt" elles") au parfum ?
je réponds bien volontiers.
dans mon compte rendu à mes mandants je n'ai pas marqué que l'employeur avait dit cela car souvent ça peut dénaturer les propos.
on en peut à la production, ce n'est pas un métier de femmes
on voit bien que vous ne travaillez pas dans une vraie entreprise à poser des questions pareilles.
mais je réponds. et je vous signale que les guillements à mandants est désobligeant pour l'expression démocratique dans l'entreprise.
Fatarella, vous m'avez tendu la main et comme tout bon délégué syndicaliste autonome indépendant je l'ai saisie. La technique nous permettra d'avancer au sein de l'entreprise pour libérer l'économie des travailleurs. J'en parlais encore hier soir en réunion ... un débat fort intéressant ! Je vous tiendrai informée de nos réflexions intenses.
c'était naturel.
bonne journée à vous, Léon
@ Leon Chenouillard,
Mais je connais bien l'entreprise, Léon. J'y ai travaillé. Depuis la chaîne, étant jeune...pour finir cadre moi aussi ! Je ne vais pas vous faire le couplet sur le " monopole du coeur"
Il se trouve aussi des entreprises dans lesquelles des postes, en production, sont tenus par des " trompe de faloppe" !
Les guillemets à mandants ne sont pas une insulte .
Mais je sais , d'expérience, que dans les petites entreprises, il est bien souvent difficile de se faire élire sous une étiquette syndicale clairement affichée.
Les exemples sont pléthore...
alors pardon de ma réaction
c'est difficile de défendre les gens qui gagnent que le smic comme vous.
mais je suis soupolait car je me fais agresser ailleurs sur mon "identité" national par un virgil bril
Mais je ne gagne pas, ou plus, le SMIC. On progresse, dans une vie professionnelle, on change d'entreprise aussi. Même si c'est plus difficile , dans la période actuelle
Vous non plus, vous ne gagnez pas le SMIC puisque vous êtes cadre, maintenant!
Le plus important il me semble, c'est de ne jamais oublier la solidarité avec ceux qui vivent des situations qu'on a connues. C'est pour moi, une règle de vie. Un arrière-plan qui me permet d'avancer... Peut-être est-ce ce que vous avez appelé " l'idéologie" ?
Je suis retraitée du public et du privé, comme le dit ma présentation sur MDP.
donc vous gagnez plus.
moi,aussi, mais pas au dessus la convention collective. On a déjà dû "l'adapter", je n'avais pas les diplomes requis.
moi aussi je suis solidaire; mais il y a des limites, c'est ma règle de vie, sinon, c'est le désordre
vous êtes retraitée comme pénéloppe, alors?
vous insinuez que vos diplomes ne permettaient pas une classification cadre ?
il est vrai que le fonctionnement d'entreprise que vous commencez à d'écrire autorise bien des privautés.
netmamou, vous ne les faites pas.
léon non plus, que je trouve excité aujourd'hui, il a dû se sentir vexé par uleski : L'imbécile au travail
Le constat est quand même alarmant : devant cette profusion de ballonnements nerveux, ne faudrait-il pas mettre en place une identification de toutes les bonnes raisons de ne pas recommencer ? une immatriculée contraception, en quelque sorte.
c'est une idée.
mais elle ne sera pas facile à mettre en oeuvre.
surtout que dans un premier il pourrait s'agir d'un simple dérangement