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l'utilitarisme migratoire pour distinguer l’immigration : la « bonne », la « mauvaise », « l’utile » ou « l'inutile ».

La logique des quotas continue de faire des siennes. Les idées utilitaristes font leur chemin, qui consacrent l'immigré comme un simple objet à valeur ajoutée, une variable d'ajustement des besoins de main-d’œuvre. Et surtout, qu'étrangers, ils restent des étrangers. Les listes des métiers ouverts aux migrants y participe.

 

L'immigration maîtrisée sera un thème de campagne 2012, comme subterfuge pour éviter de rendre des comptes sur le reste. Une liste des métiers possibles pour la main d’œuvre étrangère non communautaire existait depuis 2008, fixant trente familles de métiers « en tension ». Cette liste avait été soumise à concertation avec les partenaires sociaux.

« J'ai demandé que l'on réduise le nombre de personnes admises au titre de l'immigration du travail. Et nous allons continuer à réduire le nombre d'étrangers venant en France au titre du regroupement familial » disait Claude Guéanten avril 2011.

Voilà qui est fait : le 12 aout 2011, l'arrêté publié au Journal Officiel (voir ci-après en pdf), signé par C. Guéant et X. Bertrand a réduit à quatorze les familles de métiers. Ce qui correspondant bien à leur intention de faire baisser les statistiques de l'immigration professionnelle.

L'opposition entre « immigration de travail » et « l'immigration familiale » s'installe.

La CGT a décidé d’attaquer l’arrêté du 11 août 2011 devant le Conseil d’Etat :

« la liste des métiers ouverte aux migrants

vendredi 14 octobre 2011

Le 11 août dernier, les Ministres de l’Intérieur et du Travail publiaient un arrêté listant 14 métiers accessibles « sans opposition de la situation de l’emploi » aux salariés étrangers issus de pays tiers à l’Union européenne.

Cette liste a été décidée sans aucune concertation avec les partenaires sociaux. Lors de l’élaboration des précédents textes en octobre 2007, une concertation avait au moins été organisée.

Cette liste hétéroclite, dressée de manière totalement arbitraire, ne correspond même pas aux métiers réellement en situation de pénurie de main d’œuvre dans les différents bassins d’emploi.

Conjuguée à la circulaire du 31 mai 2011, elle conduit dans les faits à empêcher l’accès au marché du travail des étudiants étrangers diplômés qui le souhaitent et la poursuite du travail des salariés migrants en voie de régularisation.

Par sa délibération du 10 octobre 2011, le Bureau confédéral de la CGT a donc décidé d’attaquer l’arrêté du 11 août 2011 devant le Conseil d’Etat ». Montreuil, le 14 octobre 2011

°

° °

lien :

Quels sont les acteurs qui expriment et développent les idées utilitaristes en matière d’immigration, en France et en Europe, depuis les années 90 ?

http://www.reseau-terra.eu/article441.html

 

Tous les commentaires

Ah ! ça alors, c'est marrant ! Quelle coincidence ! Hier soir, je me suis mise en quête de documents officiels, pour aider un copain français, qui lui même essaie d'aider une famille bulgare, donc européenne ! Mon copain se fait ballader par toutes les administrations où on lui raconte n'importe quoi, entre ignorance crasse et propos contradictoires. Je décide d'aller sur les sites des administrations concernées pour en extraire des textes de loi et là, à ma grande stupéfaction, tous sont barrés du foutu tampon, bien en gros, bien en rouge : En cours de mise à jour ! Et ce... depuis juin dernier ! Donc, actuellement il n'y a ni lois (pourtant existantes), ni décrets applicables... Incroyable !!!

il n'y a rien, annie ! que de l'arbitraire, et des ballades de portes en portes, avec rien derrière, pour décourager...

je ne comprends pas encore: pourtant, le patron a dit qu'ils étaient bien pratiques, et que le Medef est pas d'accord pour les filtrer.

léon

Ah mais c'est intéressant ça !

J'ai lu ( faut que je retrouve le site), que des accords sont passés de gouvernement à gouvernement, entre la Roumanie et la France pour " importer" des informaticiens roumains. Je crois me rappeler que ce contrat doit prendre effet en 2012. Pour une durée limitée ...par tête de pipe.

Puis, y en aura d'autres ...encore à durée limitée

Casser les salaires, ...mais avec l'aval gouvernemental...

Elle est pas belle cette Union européenne - là ?

On avait refusé la directive Bolkestein, elle est revenue par la fenêtre... Et entre Etats !!

 

Merci Netmamou pour cette info.

Signé Danivance, informaticien bientôt au chômage si j'ai bien compris.

:-))

Ben, Danivance, t'as intérêt à apprendre le roumain par la métode à Mimile , et fissa !

T'as peut-être une chance de les encadrer... Sur le mur !

La liste des métiers ouverts à une certaine partie de la population ! ça rappelle de terribles souvenirs ...

 

Merci pour l'information.

Paulette

Je propose une solution. Tous les enfants ou arrières-enfants d'immigrés, on retourne dans notre pays "d'origine". Ça fera de la place aux roumains !Sourire

Tout à fait d'accord Paul Emile Sourire !

 

Paulette

NB : au fait quand le pays "d'origine" n'existe même plus, on fait comment ? Pas très décidé

Ben Paulette, j'ai beau m'triturer, j'vois pas le pays qu'existe plus ???

L'URSS, la Yougoslavie, la Bessarabie ...

 

Paulette

"Nul n'est sensé ignorer la loi", même si celle-ci est sciemment obscurcie ou rendue inaccessible... cela porte un nom : sadisme.

La liste des 150 métiers ouverts ...

http://www.ambafrance-ro.org/index.php/fr_FR/la-france/travailler-en-france

Et ici, on dit aux employeurs français ..comment s'y prendre:

http://www.employer-travailleurs-roumains.com/

Non, non, Netmamou, même ça, ça ne fonctionne plus, Guéant a donné des ordres, trop de chômeurs français dans ces professions. Exemple le bulgare dont mon copain s'occupe. Il a fait une demande de carte de travail comme carreleur (Poseur de revêtements rigides (ex. : carreleur) dans ta liste), il a l'employeur artisan turc installé légalement en France. Employeur qui est ok pour débourser 900€ obligatoires (qu'il récupérera, bien évidement sur la paye de l'ouvrier illégalement, c'est un accord entre eux...) et bien, rien ne fonctionne, l'autorisation de travail est bloquée par l'administration, qui répète inlassablement depuis des mois, on attend de nouvelles directives.

Va multumim Madame Netmamou toate aceste informaţii.
Iau acest comentariu pentru toti prietenii mei din România şi am ajuns.
Sunteti acolo putem eberg gratuit pentru o perioada cateva saptamani am integrat în frumoasa dumneavoastră ţară.

:-)

 

Moi pô compris, Danivance ....Innocent

Je me disais bien que mon roumain googolien laissait à désirer.

Je cherche un stage sur place payé par l'employeur et je m'y remets.

Libre circulation et droit au travail

c2_corner_right_up.jpgc_left.jpgPour travailler en France, les étrangers doivent posséder un titre de séjour et une autorisation de travail. L’autorisation de travail peut figurer sur le titre de séjour, ou prendre la forme d’un document distinct.

Conformément à la faculté offerte par l’Acte d’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’Union européenne, le Gouvernement français a décidé d’instaurer à compter du 1er janvier 2007, date d’adhésion de ces deux Etats, une période transitoire en matière de libre circulation des travailleurs.

Pendant la durée de cette période transitoire, les travailleurs bulgares et roumains, comme les travailleurs des Etats membres ayant adhéré à l’UE le 1er mai 2004 auxquels sont appliquées des mesures transitoires, restent soumis à l’obligation d’obtenir préalablement une autorisation de travail dans les conditions prévues par la législation nationale pour exercer une activité professionnelle salariée sur le territoire français. Ils bénéficieront également dès cette date du dispositif d’ouverture progressive et maîtrisée mis en place le 1er mai 2006 à l’issue de la première phase de la période transitoire applicable aux Etats ayant adhéré le 1er mai 2004. En conséquence, les autorisations de travail seront délivrées sans que soit prise en considération la situation du marché national du travail lorsque les travailleurs bulgares et roumains souhaitent occuper un emploi dans un des 62 métiers en tension. Par ailleurs, les ressortissants des Etats membres soumis à une période transitoire en matière de libre circulation des travailleurs sont soumis à l’obligation de détenir un titre de séjour lorsqu’ils exercent une activité économique. La procédure de délivrance des autorisations de travail au bénéfice de ces ressortissants est simplifiée et accélérée. Pour l’occupation d’un emploi dans un des métiers relevant de la liste, identifiés chacun par un code ROME (répertoire opérationnel des métiers et des emplois), l’autorisation de travail reste maintenue, mais la situation de l’emploi n’est plus opposable, critère à l’origine de la plupart des refus d’autorisation de travail. Quelque soit le métier exercé, les autres conditions prévues par la législation restent applicables et seront vérifiées par les directions départementales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), notamment celles concernant le respect de l’égalité de traitement (en particulier les conditions de rémunération) et de la législation sociale (ex : paiement des charges sociales) par l’entreprise désireuse de recruter un de ces ressortissants. La visite médicale continue à être organisée par l’ANAEM, qui perçoit les redevances et taxes correspondantes. Lorsque le ressortissant de l’un de ces Etats membres réside dans son pays, et en tout état de cause hors de France, l’employeur dépose un dossier à la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, accompagné des renseignements et des pièces nécessaires à l’instruction de la demande. Voir La procédure d’introduction Il pourra être admis que des ressortissants de l’un de ces pays séjournant déjà régulièrement en France fasse une demande de changement de statut pour occuper un emploi salarié. Dans ce cas, la demande est déposée à la préfecture directement par les intéressés avec les renseignements et les pièces nécessaires. Voir La procédure de changement de statut Une circulaire datée du 29 avril 2006, signée par le ministre chargé du travail, a été adressée aux directions départementales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle pour leur donner des instructions concernant la mise en œuvre de ces nouvelles mesures.

Tres utile votre billet , FATARELLA .

com d'hab, saine colère !!!Sourire

Oui, Annie, mais nous ne parlons pas de la même chose,

Et quand il est écrit

mais la situation de l’emploi n’est plus opposable, critère à l’origine de la plupart des refus d’autorisation de travail.

Cela veut dire que, même s'il y a des chômeurs dans le métier considéré, ce ne sera pas un obstacle à la venue de travailleurs étrangers.

Des grosses boîtes vont faire venir des informaticiens ( c'était mon exemple), pour 6 mois. Ils ont un contrat, ne sont pas résidents français, et vont repartir en Roumanie. Ils seront remplacés par d'autres, avec un contrat identique.

Et ça veut dire qu'ils auront des contrats d'intérim, mais ne pourront pas rester en France.Ils viennnent ici pour se faire du fric, et rentrent à la maison ensuite.

Bolkestein, c'était ça, au départ. Avant qu'on remise la directive dans un tiroir vu l'impopularité, pour reprendre la chose sous une autre forme.

La situation que tu décris, celle de ton copain, est différente. Il s'agit d'un petit patron. C'est pas un " gros"

Enfin, c'est ce que j'ai compris.. parce que ça m'étonnerait beaucoup que Fillon et les sbires de Sarko n'essaient pas de filer indirectement, du pognon, aux patrons ...

 

 

"que Fillon et les sbires de Sarko n'essaient pas de filer indirectement, du pognon, aux patrons" encore une provocation de plus de netmamou...Sourire

léon

Oui, Léon.

Vous savez bien qu'on ne prête qu'aux riches Rire

Et ces informaticiens roumains , ils viendront au nom du " respect des engagements entre gouvernements de l'UE" et qu'est-ce qu'ils diront à ça, les syndicats français qui sont membres de la CES ???

Rien, nada ( je ne sais pas comment ça se dit en roumain)..

Petit ajout pour Danivance Sourire

 

Mesures applicables aux citoyens bulgares et roumains

Titre de séjour obligatoire

Pendant une période transitoire, le citoyen bulgare ou roumain doit posséder un titre de séjour, s'il souhaite exercer une activité professionnelle, salariée ou non salariée, en France .

Exercice d'une activité salariée

Le travailleur salarié doit en plus obtenir l'autorisation de travailler.

La demande d'autorisation de travail doit être faite, au préalable, par l'employeur.

Elle est instruite par l'unité territoriale de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE), géographiquement compétente. Ces services vérifient, notamment, la situation de l'emploi dans la profession pour laquelle la demande est déposée.

En cas d'avis favorable sur l'autorisation de travail, l'intéressé reçoit une carte de séjour mention "CE - toutes activités professionnelles". Cette carte, qui est remise par la préfecture, lui permet de travailler.

Toutefois, pour l'accès à 150 métiers , dont la liste est fixée par arrêté, le travailleur bulgare ou roumain bénéficie d'une procédure d'autorisation de travail facilitée. Pour ces métiers dits "en tension" (par exemple : informaticien d'étude ou d'exploitation, cuisinier, serveur, électricien, aide-soignant), la situation de l'emploi, qui est le critère de délivrance de l'autorisation de travail le plus difficile à remplir, n'est pas opposée.

De plus, à l'expiration de sa carte de séjour, s'il souhaite continuer à exercer une activité salariée, le citoyen bulgare ou roumain admis au travail en France pour une période ininterrompue d'au moins 1 an n'est pas soumis à renouvellement de son autorisation de travail.

À noter : le salarié bulgare ou roumain, qui est détaché temporairement en France (selon certaines conditions) par un employeur établi dans l'EEE ou en Suisse, est dispensé d'autorisation de travail.

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