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La dette est un prétexte. (J.L. Mélenchon)
" Je suis intervenu jeudi matin sur RMC puis le soir sur ITV sur ce qu'il est convenu d'appeler « la crise de la dette ». Dans les deux cas je me suis dit : « Ce débat marche sur la tête. » Le point de départ est faussé. On nous harcèle en effet sur une dette supposée insoutenable pour justifier une gigantesque purge d'austérité. En fait c’est elle qui est dangereuse et conduit tout droit dans le mur. Il faut renverser ce débat. J'ai expliqué: ce n'est pas la dette qui est insoutenable mais la nouvelle saignée que le pays s'apprête à subir. ... Puis j’évoque le retournement des socialistes que représente leur ralliement à l’objectif de 3% de déficit dès 2013. Ils ne veulent pas voter la règle d’or, mais ils veulent l’appliquer ! ....
Je suis affligé par le consensus qui s'installe entre le PS et l'UMP sur les mauvaises solutions d'austérité. Les deux sont désormais d'accord sur l'objectif fixé par Nicolas Sarkozy de revenir à 3 % de déficit dés 2013. Une échéance prévue pour s'aligner sur la règle dogmatique des traités européens depuis Maastricht. Une règle dont personne n'a jamais pu démontrer la pertinence économique.
Pourquoi 3 % ? Pourquoi pas 4 % ? Ou même 5 %, comme l'envisageait au départ l'Allemagne dans la négociation du traité de Maastricht ? Saviez vous que telle avait été la discussion à l’époque ? On en trouve la trace, je crois, dans le «Verbatim» de Jacques Attali. Le raisonnement était un peu mécanique. Il s’agissait d’indexer le niveau du déficit autorisé sur le taux de croissance prévisible. Car on croyait alors à un résultat bénéfique du traité en matière de croissance. Les Français étaient pessimistes, les Allemands optimistes. Voila d’où vient la règle que l’on cherche à ériger en loi de la nature ! Rien d’autre qu’un calcul, purement politique. Et un calcul qui, de surcroit, s’est avéré erroné. Il n’y a plus jamais eu ni 3 ni 5 % de croissance dans nos pays. Concrètement, l'application de cette règle datée est aujourd’hui absurde. Elle oblige à une purge sans précédent pour le pays.
Les socialistes ont-ils au moins mesuré l'ampleur des coupes que représente, en à peine deux ans, leur nouvelle doctrine budgétaire ? Passer des 5,7 % de déficit prévus en 2011 à 3 % en 2013 supposerait d'amputer le budget de plus de 50 milliards d'euros en deux ans. C'est quasiment l'équivalent du budget annuel de l'enseignement scolaire qu'il faudrait couper. Et encore, je pars ici de l'hypothèse qu’en 2011 le déficit ne sera pas plus élevé que prévu par l’équipe Sarkozy. Pourtant c’est de moins en moins probable puisque la croissance est à zéro et que donc les recettes fiscales vont stagner.
Mais il y a pire encore que cet objectif absurde de retour à 3 % de déficit en deux ans. Ce sont les semelles de plomb que Sarkozy veut faire chausser au pays avec sa "règle d'or" budgétaire. Cette règle contraindrait le pays à revenir à l'équilibre budgétaire. Les budgets annuels qui ne respecteraient pas cette trajectoire de retour à l'équilibre, c'est-à-dire zéro déficit, seraient automatiquement amputés pour s'y conformer. Pour revenir à l'équilibre à partir de la situation actuelle la purge nécessaire serait de 110 milliards d'euros, soit 40 % des dépenses de l'Etat ! Un pur délire !
Cette contraction des dépenses publiques garantit le désastre du fait de la réduction de la demande. C’est la panne assurée : la croissance française s’est déjà arrêtée au deuxième trimestre en raison du blocage de la consommation et de la chute des exportations. L’austérité aggravera la récession et augmentera au final la dette. C'est le paradoxe du moment : l'austérité réclamée à tort et à cris par les marchés est la plus mauvaise solution contre la dette. Et d’ailleurs les « marchés » sanctionnent les pays qui appliquent les mesures d’austérité pourtant prévues pour les rassurer. C’est très exactement ce qui est arrivé au Portugal ! Voyez aussi ce qui s’est passé en Grèce où la dette est passée de 125 à 160% du PIB au fil des sept plans d'austérité successifs ! En effet, l'austérité entraîne le recul de l'activité et la hausse du chômage et de la pauvreté. Les finances publiques en sont rapidement affectées par des moindres recettes et une hausse des dépenses sociales. Résultat, dans la quasi totalité des cas, l'austérité creuse les déficits. L’austérité c’est donc la ruine assurée.
Pour justifier l'austérité, on nous répète que la dette française est insoutenable. C'est faux ! Tout part d’un chiffre lui aussi présenté comme une vérité révélée, une loi de la nature. Il s’agit d’un ratio entre le montant de la dette et celui de la richesse produite telle qu’elle est mesurée par le très discutable « PIB ».
Il faut tordre le coup à cet indicateur qui sert à affoler les esprits et à aveugler le débat public. Ce ratio est nettement supérieur dans plusieurs pays à celui de la France et pas de peu. Ainsi le Japon a-t-il une dette publique égale à 200% de sa production annuelle. Personne ne lui cherche noise. Il est à un niveau plafond pour les Etats-Unis et pour l’Islande (plus de 100% du PIB). Les Etats unis n’en font qu’à leur tête et les Islandais ont décidé de ne pas payer ! En fait tout dépend en réalité de qui détient la dette et du rapport de force du pays endetté avec ceux qui lui prêtent. Au Japon ce sont les Japonais qui prêtent à leur Etat. Ils ne lui font donc pas de chantage. Aux Etat unis, l’oncle Sam, ses six cent mille hommes de troupe et ses 50 % de dépenses militaires mondiales ont créé une garantie politique liée à leur puissance ! En Islande c’est la révolution citoyenne ! La dette et ses taux sont un rapport de force, un fait social et politique. Et seulement, après cela, un problème comptable.
Enfin cet indicateur, celui qui établit le ratio entre la dette publique totale et le PIB annuel est radicalement discutable. Pas cohérent. Il compare un stock de dettes qui courent sur plusieurs années avec un flux annuel de richesses produites (le PIB). C’estcomme si on mesurait votre solvabilité personnelle en rapportant le total de vos dettes (voiture, appartement etc.) à vos revenus d’une seule année. Absurde. Le banquier vous prête en fonction de la charge de vos traites, chaque mois, rapportée à votre revenu mensuel. Avec l’Etat c’est l’inverse. On lui demande de comparer sa dette totale au revenu du pays par an ! Ainsi hurle-t-on de peur : le stock de dette publique de la France représente 1640 milliards d'euros ! Soit environ 85% du PIB d'une année. Et alors ? Un peu de sang froid, je vous prie. Mettons les chiffres à leur place ! Pour être honnête et comparer ce qui est comparable, il faudrait plutôt rapporter le stock de dette au PIB, en tenant compte de la durée de vie de la dette. Selon la statistique du Trésor Public, les titres de la dette française sont en moyenne de 7 années et 31 jours. Donc on doit rapporter les 1640 milliards de dette totale aux 14 000 milliards d'euros environ que produira le pays en sept ans ! Dans ces conditions, le stock de dette représente 12% du PIB cumulé pendant 7 ans ! C’est donc tout autre chose, non ? Ce stock de dette n'est donc pas un réel problème.
En fait ce qui compte, concrètement, chaque année c'est le service de la dette. C'est-à-dire ce que l’on paye aux banques pour rembourser le capital et les intérêts qu’on a été obligés de leur emprunter. C'est-à-dire aujourd’hui 50 milliards par an. La France n'est nullement exposée à ne plus pouvoir l'honorer puisque l'Etat engrange chaque année autour de 250 milliards de recettes fiscales, dont 50 milliards d'impôt sur le revenu et 130 milliards de TVA. De plus le problème est effacé si on augmente les recettes à proportion du besoin. Nous l’avons dit cent fois : en taxant les revenus de capital comme ceux du travail, selon l’évaluation d’Artus de Natixis c’est 100 milliards de plus dans les caisses de l’Etat. Cela représente deux fois le montant actuel de la traite annuelle à payer pour le service de la dette dans le budget de l’Etat ! La dette est donc soutenable ! Notre thèse est que c’est la purge qui se prépare qui n’est pas soutenable !
Pour s'affranchir de cette dette, il existe des solutions simples et efficaces. Je les ai déjà exposées sur ce blog. Je veux les récapituler.
On doit revenir sur l'appauvrissement de l'Etat. Remplir les caisses à proportion des dépenses. Notamment en taxant les banques et les riches à qui on rembourse la dette. Les baisses d'impôts cumulées depuis 2002 représentent aujourd'hui un manque à gagner annuel de 60 milliards ! Rien qu'avec cette somme le service de la dette n'est plus un problème. Je ne dis rien là de la fraude fiscale qui s’élève tout de même à 40 milliards.
Evidemment il y a aussi cette taxation des revenus du capital à égalité avec ceux du travail que je viens d’évoquer ! Tenez compte que le travail est taxé, en moyenne à 40%. Les revenus du capital le sont à seulement 18%.
On peut aussi faire un emprunt forcé sur les banques à un taux raisonnable en les contraignant à souscrire de la dette publique à un taux fixé par le parlement.
On peut enfin remettre en cause une partie de la dette comme l'ont fait l'Argentine et la Russie par le passé, pour leur plus grand bien.
Enfin, je répète que pour faire cesser immédiatement la dépendance des Etats vis-à-vis des marchés financiers, il suffirait que la Banque Centrale Européenne achète directement des titres de dette publique aux Etats au taux auquel elle prête aux banques, c'est-à-dire à 1%. Certes, cette proposition est contraire au Traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de prêter aux Etats (article 123 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne). Mais quelle importance ? Le Traité a été violé mille fois déjà pour faire face à la crise bancaire ! Et d’ailleurs la BCE elle-même viole le traité de la pire manière car elle rachète les titres de la dette aux banques trop contentes de s’en défaire et de réaliser ainsi leurs avoirs, pillage compris.
Dans ce contexte le ralliement surprise du PS au 3% de déficit est consternant. Il apporte de l’eau au moulin du catastrophisme dominant qui sert surtout à alimenter le consentement à la politique d’austérité dont Nicolas Sarkozy a besoin. Peu d’observateurs ont souligné l’ampleur du volte face socialiste. Et ce qu’il reste de la gauche du Parti Socialiste est restée muette.
Ce brutal retournement de position est un dramatique signal de « papandréouisation » anticipée. Au premier choc, les socialistes français se muent en père et mère la rigueur, de peur de passer pour des dépensiers irresponsables aux yeux de la bonne société. Tout de même quelle brutale évolution !
Car voici ce que dit le projet du PS, adopté à l’unanimité a-t-on souligné maintes fois pour valoriser la cohésion intellectuelle de ce parti et l’autorité de ce texte. Il prévoit un retour à un déficit de 3% du PIB « durant le mandat 2012-2017 ».
Sans crier gare François Hollande, en avril, dans l’Express du 5 avril 2011, annonce unnouveau délai, raccourci : 2014. « Chacun sait, déclare-t-il, que nos déficits seront supérieurs à 3 % en 2013. Donc mieux vaut dire aux Allemands que nous n'y serons qu'un an plus tard ». Le 16 juillet, le journal « Le monde » le questionne de nouveau sur le sujet en prenant d’ailleurs la nouvelle date donnée par Hollande comme vérité de tous les socialistes. Aussitôt Hollande en rajoute une couche. Lisez. « Question du Monde : Dans le projet socialiste, il est question de ramener les déficits à 3 % du PIB en 2014. N'est- ce pas trop tard ? Réponse : Il faut rééquilibrer nos comptes publics dès 2013. Le Monde : Dès 2013 ? Hollande : Oui. […]Le candidat qui annonce qu'il n'y aura pas d'effort supplémentaire après 2012 sera un président qui se parjurera. »
Aussitôt Martine Aubry embraye pour ne pas se laisser distancer. Elle commence d’ailleurs par annoncer 2012, avant de se corriger et de fixer l’horizon 2013. Sur Europe 1, le 17 juillet, elle est catégorique: « Nous nous sommes engagés, dans le projet socialiste, à respecter les engagements de la France, 3% en 2013 puisque que c'est la règle aujourd'hui. Et nous avons construit le quinquennat et la première année sur laquelle nous travaillons actuellement sur ce principe-là »
Ce calendrier c’est exactement celui fixé par Sarkozy. Mesure-t-on bien de quoi il s’agit ? Le plan de route de Sarkozy, auquel se rallient les socialistes, est le suivant: passer le déficit de l’Etat de 7,7% en 2010 à 5,7% en 2011. C'est-à-dire 110 milliards d'euros de coupes claires, environ.
Puis le déficit devrait tomber encore à 4,6% en 2012. Soit 92 milliards de coupes encore.
Et enfin à 3% en 2013. Soit encore 60 milliards !
Adhérer à ce plan de route, c’est procéder en un an à une cure d’amaigrissement que le projet initial des socialistes promettait de faire graduellement en cinq ans, à partir de 2012, en comptant sur la reprise et les hausses d’impôts pour amortir le choc et diminuer l’ampleur de ces coupes claires !
C’est tellement vrai qu’ Harlem Désir, Premier Secrétaire par intérim, affirmait encore en juillet au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI: « Personne ne croit que la France pourra être à 3% en 2013. Nous négocierons avec la Commission européenne un retour crédible à l'équilibre, en tous cas à moins de 3%, dans des délais crédibles, c'est-à-dire dans une année de plus ». Au passage, lui aussi ramenait le curseur à 2014 !
Ainsi donc, en un mois, celui de juillet, au premier signal de crise financière, les socialistes se sont tous alignés sur la révision du projet décrétée par François Hollande en accord avec le calendrier de Nicolas Sarkozy. Le plus incroyable est que Martine Aubry justifie ce virage par le fait que son gouvernement s’engagerait à respecter les engagements pris par « La France » c’est à dire par Nicolas Sarkozy.
Donc, cela veut dire que tout ce qu’il a promis au sommet du 21 juillet en matière de restrictions budgétaires et d’austérité serait appliqué. Incroyable !
Avec une telle ligne les socialistes vont encourager l’abstention comme jamais ! Pour être rigoureux, mon tour d’horizon exige que je cite la seule parole de résistance socialiste qui se soit exprimée sur ce thème, celle d’Arnaud Montebourg, par un communiqué le 22 juillet : "Le respect d’un déficit de 3 % en 2013, en France, signifierait une levée d’impôts de 30 milliards d’euros dans la loi de finance à l’automne 2012. A la fois intenable socialement, elle serait de surcroît contre productive car il convient de soutenir et non d’étouffer la reprise de la croissance et des recettes fiscales associées".


Les 5 commentaires les plus recommandés
Voir Jean-Marc Sylvestre, hier, muet, complètement à cours d'arguments face à Jean-Luc Mélenchon fut un moment de pur bonheur. On comprend pourquoi on voit si peu souvent JLM et J. Généreux à la télé aux heures de grande écoute : ça décoiffe et surtout ça fait réfléchir au lieu de faire peur .
Que de vilainie!
Le PS, ce grand parti de notables, profondément démocratique et juste, défend les droits de l'homme et du citoyen, et oeuvre pour que " l'Europe nous protège".
- on ne dit pas de mal de guerini; on pourrait déplaire à certains, heurter la sensibilité de bons camarades.
- on ne critique pas dumat ( avec un -s ou un -t ?) quand il met Cheminade sur la paille en truquant des rapports tout en approuvant les comptes de campagne de ..... de qui donc??? un si grand homme!
- on ne critique pas le roi des socialistes qui " non, vraiment, est incapable de faire ça!"; c'est un homme, on le défend; l'autre? ...
- on ne critique pas nos institutions fromagères où tant de grands démocrates viennent goûter la bonne soupe; on pourrait déplaire à certains, heurter leur sensibilité et leur sens de l'état, les stigmatiser!
- on ne peut pas refuser les 3%: on a signé! c'est une question d'honneur, de parole donnée. C'est de l'engagement citoyen.
- et d'ailleurs, nous Socialistes, nous n'avons pas voté en faveur du traité de M. le Président de la ripoublik. Nous nous sommes abstenus! Une position original et courageuse.
- nous n'allons tout de même pas nous fâcher avec les gens de Bruxelles! nous sommes Socialistes!
C'est vraiment une galéjade de dire aux gens ( par médias interposés) qu'il faut se serrer la ceinture pour réduire une prétendue dette financière !! C'est toujours la même croyance que l'économie d'un ménage (comme modèle )pourrait se comparer aux économies nationales ou mondiales ;le macro économique obéit à des lois specifiques ou plutôt à aucune loi! C'est l'anarchie du marché qui est le moteur du système capitaliste : aucun calcul ne viendra corriger la machine qui s'emballe .Il faut changer le moteur, le fonctionnement mais c'est difficile à expliquer.Melenchon le fait très bien mais c'est le seul! Quand les gens en auront marre d'être saignés à blanc,ils vont se révolter ;donc ce n'est pas par des programmes d'austérité que passent les solutions .
Cet article est clair, net et précis, il confirme la "Stratégie du choc" de Madame Klein.
Maintenir la confusion sur ce que représente réellement cette DETTE qui permet à l' oligarchie qui nous gouverne de tenir ses promesses vis à vis de ceux qui "payent" les campagnes électorales.
Qu' attendre du P.S. Ce parti a t-il un économiste valable pour lui expliquer ce que Mélanchon nous démontre en quelques lignes? Effectivement, additionner des dettes durant 7 ans en exigeant qu'elles soient rembourser en l' espace d'un an c'est carrément de la propagande, c'est tromper délibérément la population.
Cet article mériterait de la pub.
PAS D'ACCORD, MR Labeyrade :
Il faut en finir une fois pour toutes avec ces soit-disantes " conquêtes sociales " des PS et Mitterand réunis :
- Retraite à 60 ans: le PS avait " oublié " de préciser que l'âge de départ au taux plein demeurait fixé à 65 ans comme sous Giscard, Sarkozy n'a eu qu'à repousser à 67 ans cette limite, merci Mitterrand. Cette mesure n'était en réalité qu'une autorisation d'absence de 5 ans non rémunérée, aux frais de l'interessé.
- Les 35 H : Les salariés qui en " bénéficient " le font au prix d'un sacrifice sur leurs salaires lesquels sont écartés d'augmentations éventuelles, en revanche le Patronat touche des exonérations fiscales se mesurant en milliards d'euro, à tel point qu'ils sont les principaux défenseurs de cette semi-arnaque.
Ne pas oublier l'agression anti-sociale des Miterrand-Fabius qui en 1983 ont supprimé l'indexation des salaires sur les prix, la fameuse échelle mobile, que les salariés avait arrachée à la Libération et que la droite, tétanisée par la fin de l'occupation et du pétainisme n'avait jamais osé remettre en cause. Suppression qui aggrave toujours le pouvoir d'achat des salariés-retraités et autres rescapés de la classe moyenne.
Quant à Jospin, champion de la privatisation, véritable dispensateur de cadeaux au Capital, démontrait ainsi qu'il pouvait beaucoup, alors que devant les licenciements de masse des Danone, Michelin et Cie, il anonnait laborieusement, les bras ballants et l'oeil absent : " L'Etat ne peut pas tout ".
Pour fignoler le palmarès de cette " gauche " :
- la trahison de notre NON de 2005 par le PS accoquiné avec l'UMP par la signature du traité de Lisbonne qui nous conduit dans cette présente situation de libéralisme sauvage et de désordre généralisé,
- la nomination de DSK, libéral notoire, au FMI par Sarkozy pour gérer avec Lamy, autre libéral-socialiste, les intérêts de la grande bourgeoisie,
- les applaudissements indécents de M. Aubry lors de la nomination de C. Lagarde au FMI
- Le tout sur un fond reccurent de corruption politique de certains élus du PS .
Il faut avoir une santé de fer et un pendule de radiéthésiste pour trouver " le progrés social " dans cette fausse gauche qui, avec la vraie droite, sont deux variétés d'une même essence, gestionnaires à tour de rôle du capitalisme français.
Tous les commentaires
Que de vilainie!
Le PS, ce grand parti de notables, profondément démocratique et juste, défend les droits de l'homme et du citoyen, et oeuvre pour que " l'Europe nous protège".
- on ne dit pas de mal de guerini; on pourrait déplaire à certains, heurter la sensibilité de bons camarades.
- on ne critique pas dumat ( avec un -s ou un -t ?) quand il met Cheminade sur la paille en truquant des rapports tout en approuvant les comptes de campagne de ..... de qui donc??? un si grand homme!
- on ne critique pas le roi des socialistes qui " non, vraiment, est incapable de faire ça!"; c'est un homme, on le défend; l'autre? ...
- on ne critique pas nos institutions fromagères où tant de grands démocrates viennent goûter la bonne soupe; on pourrait déplaire à certains, heurter leur sensibilité et leur sens de l'état, les stigmatiser!
- on ne peut pas refuser les 3%: on a signé! c'est une question d'honneur, de parole donnée. C'est de l'engagement citoyen.
- et d'ailleurs, nous Socialistes, nous n'avons pas voté en faveur du traité de M. le Président de la ripoublik. Nous nous sommes abstenus! Une position original et courageuse.
- nous n'allons tout de même pas nous fâcher avec les gens de Bruxelles! nous sommes Socialistes!
Le raisonnement de JL Mélenchon est assez surprenant :
Enfin cet indicateur, celui qui établit le ratio entre la dette publique totale et le PIB annuel est radicalement discutable. Pas cohérent. Il compare un stock de dettes qui courent sur plusieurs années avec un flux annuel de richesses produites (le PIB). C’estcomme si on mesurait votre solvabilité personnelle en rapportant le total de vos dettes (voiture, appartement etc.) à vos revenus d’une seule année. Absurde. Le banquier vous prête en fonction de la charge de vos traites, chaque mois, rapportée à votre revenu mensuel. Avec l’Etat c’est l’inverse. On lui demande de comparer sa dette totale au revenu du pays par an ! Ainsi hurle-t-on de peur : le stock de dette publique de la France représente 1640 milliards d'euros ! Soit environ 85% du PIB d'une année. Et alors ? Un peu de sang froid, je vous prie. Mettons les chiffres à leur place ! Pour être honnête et comparer ce qui est comparable, il faudrait plutôt rapporter le stock de dette au PIB, en tenant compte de la durée de vie de la dette. Selon la statistique du Trésor Public, les titres de la dette française sont en moyenne de 7 années et 31 jours. Donc on doit rapporter les 1640 milliards de dette totale aux 14 000 milliards d'euros environ que produira le pays en sept ans ! Dans ces conditions, le stock de dette représente 12% du PIB cumulé pendant 7 ans ! C’est donc tout autre chose, non ? Ce stock de dette n'est donc pas un réel problème.
Si le banquier effectivement comparait l'endettement au revenu mensuel du particulier, il ne lui consentirait aucun crédit ! Ce qu'il va comparer sur une base mensuelle est la charge de la dette par rapport aux revenus, pas l'encours !
Si l'on compare l'encours total, le stock de la dette, et le PIB cumulé, il faut alors examiner si durant cette durée le stock de la dette peut être remboursé, compte tenu de la charge en intérêts. Or le problème est que si l'on examine le stock de la dette et les charges d'intérêt, non seulement la dette n'est pas remboursée mais au contraire les seules charges d'intérêt font exploser le niveau de la dette.
Aussi on peut discuter de savoir si une politique de rigueur qui saigne le pays est une idée non seulement injuste, mais même inepte dans l'intérêt des créanciers (hors spéculation qui bien entendu est le problème) , on peut vouloir soit refuser de payer ( y compris en recherchant la responsabilité des créanciers pour crédit excessif et ruineux) ou vouloir payer grâce à la création monétaire, mais il n'est pas possible de prétendre que la dette n'est pas un problème.
Voir Jean-Marc Sylvestre, hier, muet, complètement à cours d'arguments face à Jean-Luc Mélenchon fut un moment de pur bonheur. On comprend pourquoi on voit si peu souvent JLM et J. Généreux à la télé aux heures de grande écoute : ça décoiffe et surtout ça fait réfléchir au lieu de faire peur .
Cet article est clair, net et précis, il confirme la "Stratégie du choc" de Madame Klein.
Maintenir la confusion sur ce que représente réellement cette DETTE qui permet à l' oligarchie qui nous gouverne de tenir ses promesses vis à vis de ceux qui "payent" les campagnes électorales.
Qu' attendre du P.S. Ce parti a t-il un économiste valable pour lui expliquer ce que Mélanchon nous démontre en quelques lignes? Effectivement, additionner des dettes durant 7 ans en exigeant qu'elles soient rembourser en l' espace d'un an c'est carrément de la propagande, c'est tromper délibérément la population.
Cet article mériterait de la pub.
C'est vraiment une galéjade de dire aux gens ( par médias interposés) qu'il faut se serrer la ceinture pour réduire une prétendue dette financière !! C'est toujours la même croyance que l'économie d'un ménage (comme modèle )pourrait se comparer aux économies nationales ou mondiales ;le macro économique obéit à des lois specifiques ou plutôt à aucune loi! C'est l'anarchie du marché qui est le moteur du système capitaliste : aucun calcul ne viendra corriger la machine qui s'emballe .Il faut changer le moteur, le fonctionnement mais c'est difficile à expliquer.Melenchon le fait très bien mais c'est le seul! Quand les gens en auront marre d'être saignés à blanc,ils vont se révolter ;donc ce n'est pas par des programmes d'austérité que passent les solutions .
Voici ce que nous devrions peut-être avoir à l'esprit au moment de glisser notre bulletin de vote dans les urnes :
Aussi loin que l'on remonte dans le passé, depuis que droite et gauche existent, la gauche a toujours apporté le progrès social alors que la droite n'a jamais cessé de le combattre avec d'autant plus de force que les acquis obtenus permettaient à la classe laborieuse d'accéder à la dignité d'être humain à part entière et de s'affranchir du joug des exploiteurs. C'est à ce combat réactionnaire et sournois engagé par la droite depuis une trentaine d'années que nous sommes en train d'assister. Et que J.-L. Mélenchon dénonce avec force et conviction.
Même le PS récemment, que la droite n'a de cesse de dénigrer, n'a pas manqué d'apporter son lot de progrès social. Que cela fut du temps de F. Mitterrand ou du temps de L. Jospin. On a vu ce que la droite a fait des 35h, de la retraite à 60 ans, des services publics, etc. Et ce qu'elle fait encore car, hélas, le massacre n'est pas fini ! Tant et si bien que le PS, qui n'a pas été soutenu autant qu'il méritait de l'être par les classes populaires, a sans doute perdu à cause de cela une partie de sa volonté d'agir en faveur d'une classe populaire pour le moins déconcertante dans ses choix. Les changements d'orientation en politique, sont longs à se mettre en place et ne collent plus au cours des évènements quand ceux-ci ont tendance à se précipiter comme aujourd'hui. C'est ce qui explique peut-être le faux pas de M. Aubry concernant son adhésion consternante au credo néolibéral quant à la necessité de réduire les déficits publics à 3% dans un laps de temps totalement irréalisable comme J.-L. Mélenchon nous l'explique ici. Pour autant, des erreurs de ce genre ne doivent pas nous amener à rejeter toute la gauche dans son entier car, même si une partie de celle-ci commet des erreurs en raison de l'inertie des orientations dans lesquelles tout parti peut avoir à s'engager à un moment ou à un autre de son parcours, il reste parfois, heureusement pour nous car ce n'est pas le cas ailleurs, des politiques tels que JLM et son équipe pour garder le bon cap. Ne gâchons pas cette chance qui est peut-être la dernière.
PAS D'ACCORD, MR Labeyrade :
Il faut en finir une fois pour toutes avec ces soit-disantes " conquêtes sociales " des PS et Mitterand réunis :
- Retraite à 60 ans: le PS avait " oublié " de préciser que l'âge de départ au taux plein demeurait fixé à 65 ans comme sous Giscard, Sarkozy n'a eu qu'à repousser à 67 ans cette limite, merci Mitterrand. Cette mesure n'était en réalité qu'une autorisation d'absence de 5 ans non rémunérée, aux frais de l'interessé.
- Les 35 H : Les salariés qui en " bénéficient " le font au prix d'un sacrifice sur leurs salaires lesquels sont écartés d'augmentations éventuelles, en revanche le Patronat touche des exonérations fiscales se mesurant en milliards d'euro, à tel point qu'ils sont les principaux défenseurs de cette semi-arnaque.
Ne pas oublier l'agression anti-sociale des Miterrand-Fabius qui en 1983 ont supprimé l'indexation des salaires sur les prix, la fameuse échelle mobile, que les salariés avait arrachée à la Libération et que la droite, tétanisée par la fin de l'occupation et du pétainisme n'avait jamais osé remettre en cause. Suppression qui aggrave toujours le pouvoir d'achat des salariés-retraités et autres rescapés de la classe moyenne.
Quant à Jospin, champion de la privatisation, véritable dispensateur de cadeaux au Capital, démontrait ainsi qu'il pouvait beaucoup, alors que devant les licenciements de masse des Danone, Michelin et Cie, il anonnait laborieusement, les bras ballants et l'oeil absent : " L'Etat ne peut pas tout ".
Pour fignoler le palmarès de cette " gauche " :
- la trahison de notre NON de 2005 par le PS accoquiné avec l'UMP par la signature du traité de Lisbonne qui nous conduit dans cette présente situation de libéralisme sauvage et de désordre généralisé,
- la nomination de DSK, libéral notoire, au FMI par Sarkozy pour gérer avec Lamy, autre libéral-socialiste, les intérêts de la grande bourgeoisie,
- les applaudissements indécents de M. Aubry lors de la nomination de C. Lagarde au FMI
- Le tout sur un fond reccurent de corruption politique de certains élus du PS .
Il faut avoir une santé de fer et un pendule de radiéthésiste pour trouver " le progrés social " dans cette fausse gauche qui, avec la vraie droite, sont deux variétés d'une même essence, gestionnaires à tour de rôle du capitalisme français.
Francis Pelotier,
Je ne me fais l'avocat ni de F. Mitterrand, ni de L. Jospin mais j'essaie simplement de faire la part des choses pour faire en sorte qu'une majorité de gens ne tombent pas dans le piège tendu en permanence par la droite. Un piège qui consiste à récupérer les catégories sociales naturellement portées à voter pour la gauche en sabotant ou en discréditant systématiquement les mesures sociales instaurées par la gauche. A ce titre, les 35h sont exemplaires. Voilà une mesure qui se justifiait amplement par la situation catastrophique des chiffres du chômage et qui allait dans le sens du progrès social, lui-même accompagnant le progrès technologique. Car vous n'êtes pas sans savoir, M. Pelotier, qu'une grande part du chômage est imputable à ce progrès technologique. Toute la question étant de savoir à qui doit profiter le progrès technologique et de constater qu'en définitive il ne profite quasi exclusivement qu'à ceux qui nous exploitent. Lesquels se situent majoritairement à droite. Je suis entièrement d'accord avec vous pour dire qu'il y a à gauche, au sein du PS notamment, des éléments qui n'ont strictement rien à y faire. Mais je vous demande simplement de ne pas massacrer toute la gauche au regard de quelques erreurs qui ont pu être commises ici ou là et que la droite a beau jeu de monter épingle pour dicréditer non pas seulement le PS mais toute la gauche et pour les siècles à venir, aux yeux de ceux qui ne prennent pas la peine de réfléchir plus loin que le bout de leur nez. Cela s'appelle tailler des costards en langage vulgaire et la droite s'en est fait une spécialité.
discours clair et tellement vrai !!!!!! bravo à JLM, j'ai tout compris !!!
mais pourquoi nos hommes et femmes politiques nous racontent-ils tant d'histoires fausses ??? hein, pourquoi ??? que nous cachent-ils ???
ou sont-ils si incompétents qu'ils ne comprennent rien aux chiffres ?????
Mme Messines, JL mélenchon n'est pas le seul à expliquer et à proposer des solutions. ( je ne le dénigre pas, je complète éventuellement votre information)
Si vous n'en avez pas l'habitude, ou si vous ne les connaissez pas, je vous recommande de faire un tour sur ces sites/ blogs de N. Dupont-Aignan, J. Cheminade, F. Asselineau, L. Pinsolle, Slovar, Fakir, Décap actu, les blogs gaullistes... ( il-y-a des liens vers d'autes sites), Antidote, Contreculture... ; sans oublier sur youtube ou daily motion ou directement sur France inter les émissions de D. Mermet ( les interviews de F. Lordon valent le coup).
Moi je ne roule pour personne ( peut-être ds quelques mois), je ne cherche pas à vous bourrer le mou et à préempter votre voix.
Si vous en avez plus qu'assez de l'eurofascisme fricnancier, vous serez ravie d'apprendre qu'il était possible et prévu par des gens HONNETES de faire autrement, et qu'il est devenu difficile de changer, mais que CE N'EST PAS IRREALISABLE.
Et un petit livre, paru aux 1001 nuits: DESOBEISSONS A L'UNION EUROPEENNE.
Tenez compte que le travail est taxé, en moyenne à 40%. Les revenus du capital le sont à seulement 18%.
C'est faux : le prélèvement libératoire comprend aussi CSG et RDS , ce qui le met à environ 30 %
Quant à la taxation à 40 % des revenus du travail, ça mérite une explication détaillée. Il y a quand même un foyer fiscal sur 2 non imposable !Le taux de 40 % est le taux maxi .Faut pas pousser.
@Roger Mulot
CSG et RDS sont principalement payés par des salariés, c'est votre démonstration qui est fausse.
On confond me semble-t-il la charge totale des impots et taxes, avec l'impot sur le revenu qui ne représente que 15 % environ des revenus de l'état. Amalgame souvent entretenu. Car les non imposables pour l'IR paient des quantités d'autres taxes et charges, comme la TVA, la TIPP, les charges sociales, etc ...
Autre idée répandue mais stupide. Gad Elmaleh ose dire au milieu de son spectacle : "Bon, j'ai travaillé pour l'état, maintenant je travaille pour moi". Coco, quand tu "travailles pour l'état", tu travailles pour toi, pour nous. Tu utilises les routes, les ponts, les écoles, les hopitaux ! Parce que tu es riche, tu trouves que tu ne devrais pas participer à la solidarité?
Du coup, son spectacle ne me fait plus rire du tout.
moi, itou
Monsieur Sarkozy, arrêtez de nous faire la leçon ! Soyez plutôt un bon gestionnaire. Par exemple, une suggestion tirée de l’actualité de ce jour : plutôt que d’allouer, pour votre publicité électoraliste, des allocations de rentrée scolaire aux parents, rendez l’enseignement vraiment gratuit (y compris les fournitures).
Bien évidemment, vous allez déplaire à vos amis, les patrons des grands commerces, mais les français vous remercieront de bien gérer les fonds publics. En effet, l’Éducation nationale n’ira pas s’approvisionner chez Auchan, Casino, Carrefour ou autres prédateurs, mais trouvera, en négociant bien chez les fabricants, les fournitures nécessaires à moitié prix.
Fatarella, je vous souhaite la bienvenue...
merci Dominique Couturier
Vous allez voir qu'ils vont finir par s'allier ces deux là...
UMP/ PS MÊMES COUPS BAS
Quand riquiqui serre une main il regarde la caméra. Quel aveu : tout est cinéma !
Bien vu cher guydufau
Cordialement
Ue le PS se morcelle et qu'une gauche emerge vers le courant du front de gauche pour se raillier à vos propos qu'attend monte bourg l'heure est grave lancer un appel pour la regle d'or !!
20/08/2011, 11:03 par Francis PELOTIER
PAS D'ACCORD, MR Labeyrade :
Il faut en finir une fois pour toutes avec ces soit-disantes " conquêtes sociales " des PS et Mitterand réunis :
- Retraite à 60 ans: le PS avait " oublié " de préciser que l'âge de départ au taux plein demeurait fixé à 65 ans comme sous Giscard, Sarkozy n'a eu qu'à repousser à 67 ans cette limite, merci Mitterrand. Cette mesure n'était en réalité qu'une autorisation d'absence de 5 ans non rémunérée, aux frais de l'interessé.
- Les 35 H : Les salariés qui en " bénéficient " le font au prix d'un sacrifice sur leurs salaires lesquels sont écartés d'augmentations éventuelles, en revanche le Patronat touche des exonérations fiscales se mesurant en milliards d'euro, à tel point qu'ils sont les principaux défenseurs de cette semi-arnaque.
Ne pas oublier l'agression anti-sociale des Miterrand-Fabius qui en 1983 ont supprimé l'indexation des salaires sur les prix, la fameuse échelle mobile, que les salariés avait arrachée à la Libération et que la droite, tétanisée par la fin de l'occupation et du pétainisme n'avait jamais osé remettre en cause. Suppression qui aggrave toujours le pouvoir d'achat des salariés-retraités et autres rescapés de la classe moyenne.
Quant à Jospin, champion de la privatisation, véritable dispensateur de cadeaux au Capital, il démontrait ainsi qu'il pouvait beaucoup, alors que devant les licenciements de masse des Danone, Michelin et Cie, il anonnait laborieusement, les bras ballants et l'oeil absent : " L'Etat ne peut pas tout ".Pour fignoler le palmarès de cette " gauche " :
- la trahison de notre NON de 2005 par le PS accoquiné avec l'UMP par la signature du traité de Lisbonne qui nous conduit dans cette présente situation de libéralisme sauvage et de désordre généralisé,
- la nomination de DSK, libéral notoire, au FMI par Sarkozy pour gérer avec Lamy, autre libéral-socialiste, les intérêts de la grande bourgeoisie,
- les applaudissements indécents de M. Aubry lors de la nomination de C. Lagarde au FMI
- Le tout sur un fond reccurent de corruption politique de certains élus du PS .
Il faut avoir une santé de fer et un pendule de radiéthésiste pour trouver " du progrés social " dans cette fausse gauche qui, avec la vraie droite, sont deux variétés d'une même essence, gestionnaires à tour de rôle du capitalisme français.
Espérons qu'avec le Front de gauche et J-L Mélanchon, la gauche va enfin se gauchiser !
Ok pour vos "soit-disantes conquêtes sociales des PS et Mitterrand réunis" que vous trouvez contestables. Encore que mélanger les personnes, les partis et les acquis sociaux pour tout dénigrer en bloc me semble, un tantinet, manquer de discernement. Mais plutôt que de réfuter un par un vos arguments, je préfère vous demander de me citer une seule conquête sociale dont le populo devrait s'estimer redevable envers la droite. Ce sera beaucoup plus rapide et surtout, beaucoup plus démonstratif.
Mr.Labayrade :
N'attendez pas de moi d'être un thuriféraire de la droite contre laquelle je me suis toujours battu bien que De Gaulle appliquant le programme du CNR à la Libération....il est vrai dans des conditions historiques particulières.
Je vous ai cité des trahisons et manquements de la fausse gauche actes par actes, méfaits par méfaits, responsable par responsable et encore je me suis limité pour ne pas alourdir mon commentaire.
Je constate qu'il vous est impossible de réfuter mes accusations car les faits sont têtus, indéniables. Vouloir en faire un paquet informe et désordonné que vous jettez par dessus l'épaule manque d'élégance et surtout d'efficacité, soulignant ainsi la viduité de votre refutation.
Depuis l'âge de 16 ans, à la Libération, je n'ai cessé de militer à gauche, je ne compte plus mes jours de grève ni les coups reçus. Les vrais conquêtes que nous avons obtenu c'est par la lutte des travailleurs. En revanche, j'ai souvent trouvé le PS comme une entrave sur mon chemin, rendant le combat malaisé contre la droite.
Je me rappelle de Jules Moch le socialo faisant jetter les chiens et tirer les CRS sur les mineurs d'Alès ou, pendant les années Mitterrand, le ministre de l'intérieur socialo, A.Richard faisant matraquer et disperser au canon à eau les infirmières en grève.
Le PS est le glacis de la bourgeoisie, son dispositif de défense avancé.
J'espère que J-L. Mélenchon et le Front de Gauche mettront les choses au point en 2012, démystéfiant ainsi une fois pour toutes ces socialos en peau de lapin.
Votre erreur fondamentale est que vous considérez le PS comme une formation de gauche, alors qu'il s'agit de la droite apprêtée autrement. je me risque à parodier cette phrase célèbre : " Le PS c'est la droite plus l'hypocrisie ".
Je le dis tout le temps : " la différence entre le PS et l'UMP est identique à celle existant entre une bouteille de Coca cola et une de Pepsi......
Il nous reste heureusement le Front de Gauche, que risquons-nous à le mettre à l'épreuve ?
Francis Pelotier,
Je suis entièrement d'accord avec vous sur le fond concernant les turpitudes de certains soi-disant socialistes qui valent bien celles de n'importe quel émissaire de l'UMP. On ne peut d'ailleurs pas donner de meilleur "exemple" que B. Tapie pour illustrer l'abjection de tels comportements en politique. Mais pour autant, il y a aussi eu beaucoup d'hommes et de femmes d'une immense valeur au PS et si tel n'est plus vraiment le cas aujourd'hui, il n'en reste pas moins que le PS est, du moins pour le moment, mieux placé pour remporter les élections que n'importe quelle autre formation de gauche. Je précise cela dans l'optique d'une alliance qui sera peut-être possible entre PS et Front de Gauche à l'issue des prochaines présidentielles. Je verrais également d'un bon oeil un rapprochement avec les verts d'E. Joly. Mais ma préférence va nettement à JLM. Nous sommes donc exactement du même bord et je salue avec le plus grand respect les luttes que vous dîtes avoir menées.
Cordialement.
Vocabulaire : on dit : "prétendues" conquêtes sociales et non "soit-disantes", mot invariable d'ailleurs !
L'illustration en haut de page est tirée de la vidéo "l'argent dette " " money is debt" de Grignon. Vidéo facilement accessible sur U tube ou dailymotion et tres pédagogique (a voir jusqu'au bout) . Pourquoi n'avoir pas donné cette référence et ce lien? ça remet bien des idées en place!
Adrien Lapeyrade :
Le problème principal n'est pas la turpitude de certains membres du PS, j'irai jusqu'à passer sur la pourriture de la corruption ou autres escroqueries en bandes organisées qui ne sont qu'un épiphénomène.
Quelle que soit la valeur de certains, et là je pense surtout à A.Montebourg le défaut capital restera toujours l'esprit de collaboration de classe du PS dont la dernère avanie est ce piétinement anti-démocratique et inadmissible de notre NON au référendum de 2005 par ce traité de Lisbonne où PS et UMP se sont accoquinés pour aboutir finalement au libéralisme sauvage ,à la mondialisation; à la Grèce et tout le reste. Je suis absolument sûr que le PS s'alliera à nouveau avec Sarkozy pour résoudre cette terrible crise qui s'annonce sur le dos des salariés-retraités et autre rescapés de la classe moyenne, entre nous et les banques leur choix est déjà fait, soyez-en sûr. C'est pour ce motif que je redoute que le PS remporte les élections de 2012.
Bien que je ne sois pas complètement d'accord avec vous j'apprécie votre sincèrité.
Amitiés. Francis.P.
Francis Pelotier,
Je partage les mêmes sentiments que vous à l'égard de ce qu'est devenu le PS depuis Mitterrand, mais hélas, le dispositif électoral tel qu'il a été élaboré par les ennemis de la démocratie ne permet pas à celle-ci de faire valoir ses véritables aspirations. Je m'explique : si le dispositif électoral était tel que la population pouvait réellement exprimer sa volonté relativement au type de société à mettre en place, pensez-vous que nous en serions à subir le chômage de masse, la précarité, la peur du lendemain, la loi des traders et des banquiers et tout le reste ? Pourtant, il suffirait de très peu de modifications à apporter à ce dispositif pour que des J.-L. Mélenchon ou des E. Joly aient autant de chances que le PS ou l'UMP de remporter les élections ( j'ai commis un billet à ce sujet ). Mais en attendant, le système électoral est bel et bien verrouillé et sauf un retournement de situation extraordinaire qui verrait J.-L. Mélenchon poussé au firmament des sondages (un rêve que je fais en secret), nous aurons bien à choisir entre Sarkozy et ce PS infâme et dévertébré.
Amitiés de même.
A.Lapeyrade
Au premier tour des présidentielles pas d'hésitation çà sera le FDG, au 2° tour si par malheur on débouchait sur un résidu bourgeois UMP-PS, alors je laisserais ces deux gestionnaires de droite s'arranger entr'eux, je voterais blanc en attendant un remaniement électoral que n'ont pas même amorcé les socialos lorsqu'ils étaient au pouvoir sauf un court intermède de proportionnelle vite réprimé, s'ils étaient élus aux législatives remanieraient-ils ce piège à .......(au choix) ? Réponse :
Leur passé répond de leur avenir.
Re-amitiés
Francis.
Jean-Luc Mélanchon fait une démonstration magistrale de ce qui se prépare pour les Français. Mais rassurez-vous chers internautes, la "purge" a déjà commencé : derrière "le coup de rabot des niches fiscales" annoncées dans la loi de finances rectificative votée en juillet 2011 -corrigez-moi si je me trompe- se cachent des mesures antisociales qui vont enfoncer encore davantage la classe moyenne. Par un tour de passe-passe sémantique, apparaît le vrai visage de la politique sarkozienne, qui n'est qu'un clonage de ce qui pratique depuis trente ans dans les pays anglo-saxons, et que les peuples européens découvrent avec dégoût et horreur. Quelles sont ces mesures ? Par exemple, un parent isolé élevant ses enfants seuls ne bénéficiera que d'une demi-part au lieu d'une entière : concrètement ça multiplie le montant de son imposition par deux pour quelqu'un qui déclare environ 25 000 € par an. Quels contribuables peuvent se targuer de voir le montant de leur impôt doubler en l'espace d'un an ? Sûrement pas Mme Bettencourt. Et qui déclare ce genre de revenus ? Les classes moyennes bien entendu, qui font les frais des cadeaux fiscaux aux plus favorisés. Dans la France sarkozienne, être parent isolé est assimilé à une "niche fiscale". Rassurez-vous, il y en a pour tout le monde : plus de prime pour l'emploi, de réduction d'impôt pour les personnes employant une aide à domicile, c'est-à-dire les retraités. Là encore, les classes moyennes sont touchées de plein fouet.
Dans le même temps, on ne touchera pas aux niches fiscales les plus coûteuses, le nombre d'assujettis à l'ISF va diminuer grâce au relèvement du seuil d'imposition, on ne reviendra pas sur la stupide défiscalisation des heures supplémentaires ni sur la baisse de TVA aussi clientéliste qu'inefficace dans la restauration, qui n'a créé aucun emploi et n'a pratiquement pas été répercutée sur les prix à la consommation.
Cette diatribe ne vise pas à dénigrer l'impôt, chacun devant contribuer selon ses moyens mais la façon arbitraire, brutale, dont certains sont épargnés alors que d'autres sont mis à contribution sans ménagement, sans même une lettre explicative de la part de l'Administration, est tout bonnement inacceptable.
Ces mesures fiscales peuvent paraître une goutte d'eau dans l'océan des reculs sociaux que nous subissons depuis des années, et en particulier depuis quatre ans. Je ne prétends pas représenter à moi toute seule les classes moyennes, ça serait bien prétentieux d'autant que ce terme recouvre des réalités assez hétérogènes, d'ailleurs c'est ce qui fait la FORCE de ceux qui détricotent jour après jour notre protection sociale, nos services publics. Mais les politiques ne savent plus qui sont les citoyens, d'ailleurs ils s'en moquent et nous méprisent, nous considérant comme de la piétaille, juste comme des variables d'ajustement à leurs politiques iniques. Nous assistons à une véritable politique de classe, tant pis si ça sonne marxiste de le dire. Il semble qu'on n'a pas retenu de l'histoire ; au lendemain de la crise de 1929, les populations laminées économiquement se sont réfugiées dans les bras des pires abjections totalitaires.
Alors que nous vivons une crise comparable à celle de 1929, les classes moyennes et populaires, qui ne voient plus de réponse à leurs maux dans ce qu'on appelait autrefois la social-démocratie, risquent de se réfugier dans le populisme et l'abstentionnisme, renvoyant dos à dos droite classique et gauche de gouvernement, et cela est très inquiétant à la veille d'une échéance électorale majeure.
Merci à M. Mélanchon de nous éclairer sur ce nouveau renoncement des Socialistes en matière de réduction de la dette, mais aussi sur l'austérité sans précédent qui attend les Français après l'échéance de 2012. La société française, je devrais même dire les sociétés occidentales, c'est comme le naufrage du Titanic : les troisièmes classes ont déjà plongé, les deuxièmes classes s'enfoncent inexorablement, pendant que les premières classes festoient dans les salons feutrés, ignorants de la tragédie qui se joue sous leurs pieds.
Bienvenue au club restreint de ceux qui ont parfaitement compris de quoi il retourne. Même si plus tôt aurait été beaucoup mieux de la part d'une aussi bonne plume.
Petite rectification : Mélenchon s'écrit avec un e.
Merci du compliment. Désolée pour l'erreur. A bientôt pour d'autres commentaires.
A lire aussi (pour l'analyse économique) :
voeux-pieux-demagogie-politique-promesses-de-gascon (Marie Caroline Porteu)
"On peut aussi faire un emprunt forcé sur les banques à un taux raisonnable en les contraignant à souscrire de la dette publique à un taux fixé par le parlement."
Nous pouvons également les nationaliser …
"Ainsi donc, en un mois, celui de juillet, au premier signal de crise financière, les socialistes se sont tous alignés sur la révision du projet décrétée par François Hollande en accord avec le calendrier de Nicolas Sarkozy."
Espérons que les Français ne s'y tromperont pas et ne s'aligneront pas une fois de plus au PS