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Les maux de la presse.

La presse papier est en crise. Ce n’est pas nouveau. Le regard du lecteur s'attarde sur le phénomène depuis longtemps. C'est de la faute aux Français qui n'achètent plus les journaux, donc les journaux papiers disparaissent, disent certains. Et puis le prix du papier (?!)...

 

D'autres avancent que si le milieu de la presse s'était un peu remis en cause et s'était posé la question de savoir pourquoi leur journaux ne sont plus lus, on n'en serait pas là. Des journaux ont réagi en jouant sur la forme en « tabloïdant » mais n'ont rien fait sur le fond, sur ce qui est proposé à lire, devenu caricatural et ennuyeux.

Et puis, une fois de plus, là comme ailleurs, il y a le passage du typhon sarkoziste.

Nicolas Sarkozy avait en effet affiché ouvertement sa volonté de favoriser l’émergence de grands groupes de presse. On en voit bien les effets dans les Régions françaises, où la pluralité journalistique n'existe plus. C'est une presse quotidienne monopoliste le plus souvent type « presse à papa » qui s'est mise en scène après manœuvres et regroupements ». Pas de pluralité, donc démocratie locale en berne. Ajoutez à cela cette constante transverse : des contenus plats, anecdotiques, absence d'esprit critique et petites prudences politiques éditoriales locales. Comme si on oubliait de faire du journalisme.

En tout cas, l'effet boomerang ne s'est pas fait attendre : le lecteur des campagnes, quand il achète ou se fait porter le journal n'y recherche plus la qualité d'une information faite par des journalistes mais seulement la rubrique nécrologique. Pour savoir, si le voisin...

Même vue du dehors, la mue partielle de la presse quotidienne vers le numérique, son accélération brutale des dernières semaines, ne laisse pas indifférent et surprend par son ampleur, notamment les « transformations » qui sont vécues par les salariés de la presse écrite comme une espèce de descente aux enfers.

Dans la Région Centre, la Nouvelle République du Centre avait connu un sale coup en juillet 2009 : 181 licenciements.

La direction du groupe Les Journaux du Midi (Midi Libre, L'Indépendant et Centre-Presse) a annoncé la suppression de 158 postes

La Tribune est sous procédure de sauvegarde et meurt doucement.

France soir a annoncé le passage au tout numérique et prévu 89 licenciements sur un effectif de 127 personnes pour ne conserver à partir de janvier 2012 que 32 personnes sur la rédaction web.

La Fédération des travailleurs des Industries du Livre, du Papier et de la Communication Cgt, qui manifestait le 24 octobre devant le SPQN en remettait une couche à l'adresse du gouvernement : « Le gouvernement va distribuer les aides à la presse selon la méthode du FMI !.. » Si tout arrive en même temps, dit la Filpac CGT, c'est que « les éditeurs s’apprêtent à passer un contrat avec le gouvernement ! » pour un « « je vous donne de l’argent, appliquez ma politique ».

 

« La question de l’information ne se réduit pas à un match du papier contre le numérique mais à une résistance et une riposte de tous contre les normes libérales qui s’abattent sur la presse quel que soit son support. »

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° °

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/etats-generaux-de-la-presse-un-plan-pour-remedier-a-la-crise-du-secteur

 

> pour consulter le pearltree ci-après sur "Les maux de la presse", c'est là:

http://www.pearltrees.com/#/N-fa=2714605&N-u=1_271841&N-p=24683358&N-s=1_3270707&N-f=1_3270707

Tous les commentaires

c'est à lire !

Ah, s'il n'y avait pas le libéralisme il faudrait l'inventer, tellement il est pratique (selon la méthode "c'est la faute à l'autre") pour éviter de poser les vrais problèmes.

En l'espèce, pas un mot sur les causes de la chute des lecteurs, sur une comparaison avec d'autre pays.

Cela me fait penser au "Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont"

Tout à fait d'accord Chris 43!

Cet article reprend des clichés:

le lecteur des campagnes, quand il achète ou se fait porter le journal n'y recherche plus la qualité d'une information faite par des journalistes mais seulement la rubrique nécrologique. Pour savoir, si le voisin...

Est-ce que les développements de la radio, de la télévision puis d'internet, n'ont pas mis à nu les pauvres limites de la presse locale? Quand la vie locale est passionnante, la presse l'est aussi. Quand la vie locale est mortelle, la presse locale s'attache aux cimetières.

Quand la France digère mal ses transformations médiatiques, sa presse en évacue ses mauvais résidus.

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vous êtes directe, espoir !!!Rire

oh je ne voulais pas perturber le ronron de vos certitudes, longue vie à vous!

Par ce que vous croyez pertuber quoi que ce soit? Tiens, au fait ce que dit ce billet est finalement très proche de ce que disait Edwy Plenel, le directeur du journal que vous lisez, lors de la création de Mediapart. Notamment qu'il n'y a pas une crise de la presse mais une crise de contenus de la presse, due à sa dépendance des puissances de l'argent. Vu le succés de Mediapart, on pourrait en conclure que ce "cliché" n'était pas idiot.

oui, Romain, crise de contenus, très exactement, que souligne le dernier paragraphe ( "Face à cette lente désintégration des quotidiens papier, la multiplication des plans sociaux dans les rédactions viennent souligner le véritable enjeu de la crise de ce secteur: l'indépendance et la qualité de l'information." de cet article "Presse: les quotidiens entrent dans une nouvelle phase d'agonie" signé DAVID MEDIONI

bonjour à vous, Romain ! "clair", oui !

sur ce qui est proposé à lire, devenu caricatural et ennuyeux.

 

Je n'appellerais pas ça une analyse, mais une opinion.

 

vous appelez cela comme vous voulez, bien entendu... mais ici, modestement, point d'analyse pointue... pardon pour tout...

mais promis, je prendrai de la graine sur vos analyses, comme sur votre billet "

Warren Buffet demande au Congrès de taxer les millionaires"

Pourquoi prenez vous mon commentaire pour une attaque de personne ?

 

Je ne vous connais pas mais, à vous lire, j'ai le sentiment que vous ne vous préoccupez pas trop de la frontière entre la confrontation d'idées et l'attaque personnelleSourire

 

Le ton d'un billet détermine souvent le ton des commentaires, à la surprise (!) de l'auteur du billet.

je ne "prend" rien, Chris43, simplement je lis aussi vos interventions sur d'autres billets...

nulle "attaque de personne", nul doute...

mais il suffit de lire la fin de votre commentaire "j'ai le sentiment que vous ne vous préoccupez pas trop de la frontière entre la confrontation d'idées et l'attaque personnelle" (Quel don de voyance) !pour voir quel moteur vous anime, ici ou ailleurs. Bonne journée

nulle "attaque de personne"

Etayez svp

Il faut bien que j'aprenne de mes erreurs Sourire

c'est bon, Chris43.

 

 

"la liberté de la presse, son honneur et son indépendanceà l'égard de l'Etat, des puissances d'argent et des influences étrangères"... il y aurait encore du travail à faire, suggérez-vous ?...Sourire

Oui... mais ça ne serait pas un "cliché" cette histoire d'indépendance de la presse? :)

Romain, vous êtes taquin ce matin !!Rire

Je confirme, Fatarella,

Romain est taquin Rire

salut samines!

vos raccourcis sont de bien jolis reflets du temps passé et des tendances lourdes qui font mal à nos têtes avant que quelque chose tombe dessus, et là, en l'occurrence, par la disparition (la prise en main) d'un outil de la démocratie.

Nous sommes parfaitement d'accord, Fatarella. L'occultation orchestrée de toute forme d'alternative intellectuelle est un assassinat politique.

 

Les survivants n'en seront que plus déterminés.

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