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L'Italie, la France : l'Europe sociale est en marche

Regardez l'Italie en octobre 2011, c'est déjà un peu nous. Aujourd'hui, c'est Berlusconi qui fait du social. En France, nous avons ses copiés-collés.

 

 

« Berlusconi facilite les licenciements pour plaire à l'Union Européenne »titrait la Stampa le 27 octobre 2011.

Assouplir le droit du travail du secteur privé et épouser le modèle anglo-saxon d'un licenciement plus facile pour l'entreprise (notemment le licenciement économique), voilà ce qu'indique une directive du chef de l'Etat italien, ce qui implique de supprimer les protections dont bénéficiaient jusque là les travailleurs. De telles modifications avaient été tentées en 2001-2002, sans succès, à cause d'une très forte mobilisation.

Cette décision, Berlusconi la présente comme « fonctionnelle » pour permettre « plus de recrutements dans l'entreprise ». Licencier mieux et moins cher pour embaucher plus, donc. On connaît la musique, on nous l'a joue aussi en France.

En France, on a le MEDEF et Laurence Parisot, dont la formule est la marotte. En février 2009, elle avait mené une grande offensive pour « rendre les licenciements économiques plus rapides, en revoyant les procédures actuelles, longues et fastidieuses. Et les sécuriser juridiquement, pour limiter les contentieux devant les prud'hommes... modifier la définition même du licenciement économique, pour permettre aux entreprises de licencier avant d'être en difficulté financière, afin de sauvegarder leur compétitivité. »

Berlusconi a dû aussi copier la fondation iFRAP, think tank libéral français énervé. Le 21 octobre, nous montrions que l'iFRAP proposait de « flexibiliser la possibilité de licencier »... et qu'ainsi, « … ce seraient environ 12% de salariés que les entreprises embaucheraient en plus si les entraves à la possibilité de licencier étaient assouplies, soit 2 millions d’emplois supplémentaires en France. Avec tous les obstacles mis par le Code du travail aux possibilités de licencier, les entreprises se gardent d’embaucher au maximum de leur capacité de travail... ».

 

Sur sa lettre de « cadrage », Berlosconi s'en prend aussi aux fonctionnaires pour « rendre l'administration publique plus efficace, transparente, flexible et moins coûteuse». Pour cela, avec des "mécanismes contraignants», il va imposer la mobilité obligatoire des fonctionnaires, «... fermer et fusionner des bureaux », accélérer les mutations du personnel dans d'autres bureaux, « même dans des villes différentes ». Quiconque n'acceptera pas le lieu verra son salaire abaissé.

 

Que dit l'iFRAP, le 27 octobre, sur les fonctionnaires ? Qu'il faut « Economiser 2,7 milliards d’euros sur les salaires des fonctionnaires » : « au vu des prévisions de croissance à la baisse (1 % pour 2012 au lieu de 1,75%), il nous faut trouver -avec un nouveau vote d’un avenant au budget 2012 avant même le vote du budget dans sa version actuelle- 7 à 8 milliards d’économies ou de recettes supplémentaires. En chiffrant les économies que l’on pourrait faire (au-delà du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux) sur la masse salariale des personnels de l’État en gelant réellement leurs salaires en 2012 et en rabotant les salaires des hauts fonctionnaires, on arrive à 2,7 milliards d’économies. »

Il y en a encore qui auraient des doutes sur les décisions imminentes du gouvernement ?

L'Europe sociale est en marche.

Et la révolte.

Avec bientôt:

une TVA plus forte,

la réduction des charges salariales dans le privé

une baisse des retraites

une baisse des salaires des fonctionnaires,

.

Tous les commentaires

même pas peur ?

si, un peu.

à force de voir les autres touchés, on comprend qu'on va l'être.

Léon

léon, même salarié protégé en tant que délégué, vous ne seriez pas épargné...

mais ce n'est que l'Italie ! en France, c'est impossible !!??Pas très décidé

c'est pas le problème, j'irai bosser au Carlton

Léon

Léon non pas ça !!!

http://www.youtube.com/watch?v=n_gYf2eBhnw

 

Paulette

mais non, je t'abandonnerai pas: juste que j'irai gagner un peu de sous pour mettre du beurre dans tes épinards et dans mon Ricard. Avec un peu de chance, je deviendrai le conseiller à quelqu'un.

Léon

donc, TVA plus forte,

réduction des charges salariales dans le privé

baisse des retraites

baisse des salaires des fonctionnaires, voici l'avenir proche.

nous en reparlerons.

Vous avez dit révolte Mlle, c'est étrange , j'ai entendu sur nos ondes patriotes qu' une majorité de Français étaient consciente qu'elle serait obligée de se serrer la ceinture , qu'il n'y a pas d'autre solution. Je vous savais frondeuse , libérez vos pulsions , puisqu'obligés de la perdre ,comportons nous vraiment en sans-culottes , nos larmes certes , mêlées à leur sang , pas une Jacquerie de plus, une Révolution!

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comme vous y allez, espoir !!

s'ils ne se révoltent pa, ils iront se faire rhabiller, alors avec ou sans culotte

Léon

alors, une révolution si vous le voulez, espoir, par le suffrage universel au printemps prochain, ce serait bien.

On peut en rêver Fatarella, mais c'est un voeu pieu de la Démocratie exemplaire , au point de non-retour cauchemardesque ou elle nous enferme, il faut lui arracher la tête , aux grands maux les grands remèdes , un coup de suffrage dans l'urne ne suffira pas à la rénover , surtout que Marine est derrière , attendant les lambeaux de de la bête épuisée, quelques vieux pieus bien lancés ...non? J'ai encore le droit d'imaginer une belle représentation de la comédie française :" Au drame citoyens, formez vos bataillons..."

l'europe sociale, ça n'interesse personne.

Léon

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