Sat.
26
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Une luciole.

    Son front est marqué de l'étoile de la solitude.

    Elle va seule dans la ruelle obscure.

   Il fait nuit, il bruine./elle est sans âge.

    Les chiens pleurent

   une main sur le mur noir.

Tous les commentaires

Oui, Marielle, si petites, si fragiles qu'elles se referment souvent sur elle-mêmes et attendent un moment de grâce pour s'ouvrir à nouveau. Et celle-ci, celle de la ruelle, la charge de travail qui pesait sur elle était telle qu'elle en est blessée pour longtemps.

 


Il doit être des niveaux de conscience où leur fragile éclat est la seule lumière visible ; quelque chose comme un chemin qui, justement parce qu'il est de solitude, toucherait à l'universalité


Oui, et étrangement, on en revient à cette idée que l'ultra-solitude (sociale) est la part douloureuse due à la soumission "(pour quoi faire ?)" , car avec l'acceptation du vide (non-consolé...) la conscience touche au réel, ce que la fuite (ou la course) dans la mondanité masque habituellement. Vient un moment où il n'est d'autre chemin que celui de l'acceptation du vide... il faut s'y jeter
Mais ce vide n'est pas une fin, pas un néant, il est une place faite à la totalité

Cette notion de vide est "étrange", aussi. Souviens-toi, quand Elie dans le désert ("Par quoi es-tu passionné, Elie ?") trouve en-fin "le souffle de fin silence" : "Dieu était dans le souffle de fin silence". La même chose que "Je suis la Vie", en somme. Totalité, oui, tu as raison, conscience d'une totalité de la vie, l'envers du vide, ou plutôt : le vide traversé et comme inversé : plénitude. Acceptation de l'abandon de quelque concrétion identaire que ce soit. Plus rien : tout. 

   (Et la luciole peint,

Newsletter
Je m'identifie