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May

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Frédéric Mitterand, Roman Polanski et la justice

Frédéric Mitterand est l’exemple absolu de ce genre de type dont je me fous éperdument et dont je ne pense globalement rien de positif, ni de négatif. Pendant longtemps il n’a été pour, moi, que cet ectoplasme en noir et blanc que je croisais au cours de mes errances télévisuelles, et dont le talent narratif semblait être à la hauteur de l’indifférence que m’évoquaient les destins qu’il retraçait.

Du moins cela était-il vrai jusqu’à un passé récent.

Le « neveu de… » est sorti de mon indifférence abyssale lorsque, pendant la campagne présidentielle, l’homme du bottin mondain nous a révélé sa sympathie pour le sarkozysme triomphant. Eu égard au respect et a l’estime que je porte au VRP élyséen, ce coming out ne pouvait, pour le coup, me laisser indifférent. Indifférence qui vola d’ailleurs définitivement en éclat lors de son intronisation en tant que ministre de la culture du gouvernement actuel. Bien que ne remettant pas en question ses compétences culturelles, le passage de la simple sympathie à la collaboration active à un gouvernement scélérat ne pouvait que m’émouvoir au plus au point.

Emotion qui se fit plus vive encore avec sa prestation sur la loi Hadopi, loi non moins scélérate que le gouvernement qui la fit naître.

Mais la séquence du 27 septembre qui vit un ministre de la république « s’émouvoir » de ce que « une Amérique qui fait peur » veuille appliquer une décision de justice en procédant à l’arrestation d’un homme en fuite poursuivi pour des faits d’une extrême gravité tels que le viol d’une mineure de moins de 16 ans sous l’emprise de la drogue, me laisse particulièrement sans voix !.

Entendons-nous bien, il n’est pas question d’accabler Roman Polanski, puisque c’est de lui qu’il s’agit, et de le traiter comme un simple pédophile. L’homme a 76 ans, et son parcours prouve bien que cette erreur de jeunesse, pour gravissime qu’elle fut, était bien une erreur de jeunesse, puisqu’il n’y eut aucune récidive et que sa vie fut plus marquée par son talent de cinéaste que par ses frasques sexuelles.

Mais quel que soit son talent cinématographique et sa qualité d’homme, le crime reste à la fois gravissime (regardez un peu dans l’actualité judiciaires le sort qui est réservé aux pédophiles, y compris pour des faits de simples attouchements…) et impuni.

Or si, en tant qu’ami des artistes, Frédéric Mittérand peut légitimement s’émouvoir de ce qu’un homme, qu’il estime et qu’il respecte, se retrouve en prison, en tant que ministre de la république il ne peut, ni ne doit s’étonner et regretter qu’un homme en fuite poursuivi pour un crime des plus graves, soit mis en état d’arrestation. Fut-ce 40 ans après. Sa sortie sur l’Amérique qui fait peur est en l’occurrence extrêmement déplacée.

Ceci vaut d’ailleurs pour l’ensemble des artistes qui se précipitent pour faire part de leur indignation et « exiger » la libération de leur ami.

Roman Polanski é été rattrapé par son passé. C’est regrettable car c’est un homme de talent, mais c’est aussi juste car on ne peut cautionner cette justice à deux vitesses qui varie selon que l’on est riche, connu ou pauvre et anonyme.

Quant à Frédéric Mitterand, suite à cette sortie, on pourrait être en droit d’exiger sa démission du gouvernement, mais si on commence à exiger la démission de chaque ministre de Sarkozy qui n’est pas à la hauteur de sa fonction, alors il ne restera plus grand monde pour gouverner la France

Tous les commentaires

J'étais justement en train de me dire que les artistes sont une étrange famille, toujours prête à défendre un des leurs, fut-il coupable, mais qu'on entend un peu moins quand d'autres sont victimes d'injustices.

 

p.s : Mitterant, c'est avec un i et deux t (dans les mot-clés)

Rire

.

Roman Polanski n' a pas exactement fui la justice, puisqu'il a plaidé coupable (pour la relation sexuelle, non pour le viol) et fait plusieurs semaines de prison, mais l'acharnement d'un juge... J'ai cru lire aussi que la victime elle-même avait pardonné et ne souhaitait pas de nouvelles poursuites... 30 ans d'exil pour un homme qui aujourd'hui en a 76, qui a connu les épreuves personnelles qu'on sait: sa femme enceinte éventrée et tuée par une bande d'hallucinés, et une enfance dans le ghetto de Cracovielaparents déportés, sa mère morte à Auschwitz, faut-il en rajouter? Et si le Ministre de la culture ne prend la défense d'un créateur de nationalité française arrêté dans ces conditions pitoyables, n'est-ce pas là que sa démission devrait être exigée?

Il a plaidé coupable pour la relation sexuelle, mais l'accusation de viol, elle, était restée. Quant à la victime, elle a demandé la fin des poursuites mais tardivement et contre accord financier. Pour ce qui est des épreuves qu'il a traversées, ça peut susciter de la compassion et de l'indulgence (ce qui est très exactement ce que je ressens à son égard) mais ça ne peut remettre en question le principe de la justice. Les souffrances que l’on subit ne peuvent aucunement être une justification aux souffrances que l’on inflige aux autres. C'est quelque chose qui semble effectivement dur à accepter dans notre société bling bling dans laquelle, la gloire et la fortune sont devenues des qualités intrinsèques et des passes droits, mais la justice doit rester neutre et équitable. Si il commence a y avoir des traitements de faveur selon des critères aussi subjectifs que la notoriété alors il n’y as plus de justice.

La sortie de Frédéric Mitterand, Ministre de la culture, reste donc déplacée et scandaleuse, et sa réflexion sur l’Amérique qui fait peur est juste hallucinante dans le cadre de cette affaire. L’eût-il d’ailleurs proférée au sujet de quelque chose qui fout vraiment les jetons comme le camp de concentration (sens littéral du terme) de Guantanamo, son statut de ministre l’appelle à plus de retenue.

Tout ce qu’on peut souhaiter c’est que Roman Polanski soit effectivement extradé et absout définitivement par la justice de son pays

kairos,

Si vous aviez été un des parents de cette fillette, vous ne parleriez pas comme cela. La sympathie vous aveugle. Dommage.

Père d'une adolescente violée, je me demande si j'aurais abandonné les poursuites judicaires contre un accord financier... Roman Polanski a fui parce que le juge s'apprêtait à revenir sur l'arrangement et à l'incarcérer 5 années au lieu des 3 mois convenus. Les circonstances laissent aussi à réfléchir: la mère, actrice, a permis à sa fille de 13 ans de poser, pour des "photos" rémunérées, sous l'appareil d'une personne dont elle ne pouvait ignorer la "mauvaise réputation"? Nul ne fait de Polanski un innocent, lui-même ayant reconnu "les relations sexuelles illégales". Mais cela ne signifie pas qu'il ait été traité normalement dans le cadre du dispositif judiciaire américain ni que sa célébrité ne lui ait pas valu et ne lui vaut pas encore aujourd'hui une attention excessive... Et puis vous avez raison: envoyer en prison un artiste de cette importance m'aveugle...

Pourrait-on différencier "relations sexuelles illégales" et viol ?

Ou faut-il désormais tout confondre ?

Ajout :

Pourrait-on différencier deux situations :

-L'une ou un adulte abuse d'un adolescent non consentant : viol de mineur.

-L'autre où un adolescent consent, sans menaces, à avoir des relations sexuelles avec un adulte (qui peut-être abuse de son ascendant, ou de son pouvoir de séduction, d'accord).

Dans le cas précis, les relations sexuelles n'étaient pas consenties de la part de Samantha Geimer, aujourd'hui encore elle l'affirme... Mais elle estime que de son point de vue l'affaire est dépassée, que sa vie est heureuse à présent ,et que Roman Polanski a "payé" par un exil de 30 ans loin d'Hollywood... Maintenant, des personnes moins concernées qu'elle ne veulent pas lâcher la proie... D'ailleurs, n'y a-t-il pas une prescription en mantière criminelle pour un assassin? De plus, les protestations n'émanent pas du seul gouvernement français... Il y a le minsitère des affaires étrangères de la Pologne et la nouvelle directrice de l'Unesco... Rappelons que Roman Polanski a été nommé membre de l'Acamédie française des Beaux-Arts en 1999 et qu'il a séjourné 3 mois en Suisse cette année... Cette arrestation soudaine et tardive, pour des faits archi-connus depuis 3 décennies, alors que le cinéaste allait recevoir un prix, a indigné par exemple Claude Lelouch ou Bertrand Tavernier ou Ettore Scola ou Alain Tanner ou Costa-Gavras qui n'expriment par d'ordinaire une complaisance aprticulière pour la cause pédophile ou le viol des adolescentes... Vouloir ainsi rattaché un homme à son passé lointain, à sa faute, quelque soit son évolution depuis, c'est vrai ne m'est pas "sympathique"... Sur la morale du consentement, elle divise les "spécialsites"; un de ses partisans, Ruwen Ogien l'explicite dans "L'éthique aujourd'hui (Folio essais 485)... En l'état de la loi, le consentement (on peut même envisager la provocation) de l'adolescent (e) ne vaudrait que comme circonstance atténuante... Je pense que Roman Polanski entend "viol" au sens fort, avec usage de la contrainte physique brutale. Mais s'il y a eu administration de drogue et refus de la victime, il semble difficile de simplement parler de "relations sexuelles illégales"... Toutefois, l'aspect "négociation", cet accord financier conclu entre les parties, donne aussi une perspective pour nous inhabituelle et un autre regard judiciaire...

Merci Kairos d'apporter cette information importante.

Que Samantha Geimer dise qu'elle n'était pas consentante compte pour moi. De son point de vue il s'agissait bien d'un viol, donc.

Mais il serait important aussi de tenir compte de ce qu'elle dit aujourd'hui sur sa vie, et du fait qu'elle ne désire pas une suite judiciaire supplémentaire.

 

 

Pourquoi alors la presse (par exemple Le Point) donne son nom et met sa photo actuelle ?

Quelqu'un de mort n'est plus partie civile à son procès et pourtant est-ce que cela excuse la faute de celui qui l'a tué ?

Samantha Geimer a touché une importante compensation finançière par laquelle elle renoncait définitvement à tout recours judiciaire vis-à-vis de M Polanski (pareil que dans l'affaire Jackson).

Cependant, l'Etat Fédéral US, eu égard à certains éléments de l'instruction du dossier se réserve le droit de maintenir les poursuites ou non, et apparemment il l'exerce ce droit.

@ +O-NE

.

Et non cher kairos, les crimes sexuels sont imprescriptibles en Suisse comme aux Etats-Unis... Décision populaire lors des votations de l'année dernière.

http://www.mediapart.fr/club/blog/camilleguillaume/021208/en-suisse-les-actes-pedophiles-ne-seront-plus-prescrits

En France, toute tentative(réussie ou pas!) de pénétration, de quelque ordre que ce soit (avec son sexe, un doigts, une bouteille, dans la bouche, l'anus ou dans le vagin) SANS OU AVEC consentement de la victime, dès lors qu'il s'agit d'un mineur (je crois que la Loi fixe à 15 ans l'âge de la maturité sexuelle) est considéré comme un viol, c'est à dire un crime, c'est à dire de l'ordre des faits les plus graves.

Et le délais (entre l'acte et la plainte) est de plus de 10 APRES l'âge de 18 ans pour que la plainte soit recevable et donc non prescrite. C'est clair?

Aux USA, je ne sais ce qu'il en est.

C'est dire si la société considère comme grave ce genre de comportement.

Roman Polanski a eu plus de 30 ans pour assumer ses responsabilités. Il n' l'a pas fait.

Je trouve les arguments "humanitaires" de toutes sortes(juif, ghetto, talent, âge, etc) quelque peu légers, quel que soit le talent de l'homme et son passé. C'est à la justice de faire la part des choses, pas à nous. C'est ce qu'on appelle la Démocratie, non?

PS La jeune fille avait 13 ans au moment des faits.

Les propos de Mitterand sont absolument scandaleux, mais il suffit de lire son dernier roman pour ne pas s'en étonner.

Pour autant, il me semble que vous absolvez bien vite Polanski.

Je ne comprends pas pourquoi vous dites : " Entendons-nous bien, il n’est pas question d’accabler Roman Polanski, puisque c’est de lui qu’il s’agit, et de le traiter comme un simple pédophile. L’homme a 76 ans, et son parcours prouve bien que cette erreur de jeunesse, pour gravissime qu’elle fut, était bien une erreur de jeunesse, puisqu’il n’y eut aucune récidive et que sa vie fut plus marquée par son talent de cinéaste que par ses frasques sexuelles"

Quelle est la différence entre un pédophile et un "simple pédophile" ?

Quelle est la différence entre le viol d'un mineur de 13 ans et de la pédophilie ?

A + de 40 ans peut-on considérer que le viol d'une enfant de 13 ans est une "erreur de jeunesse" ?

De plus le communiqué est étrange car il mentionne "des actes sexuels" sans donner plus d'explications.

"Depuis fin 2005, les autorités américaines recherchent activement Roman Polanski partout dans le monde" pour "des actes d'ordre sexuel avec des enfants, notamment un cas de 1977 avec une mineure de 13 ans à Los Angeles", selon le texte du communiqué

 

 

Vous avez sans doute raison. Je connais mal le contenu de l'affaire et je réagissais plutôt aux propos de Frédéric Mitterand que sur l'arrestation de Polanski. Toutefois j'attire votre attention sur le fait qu'un "vrai" pédophile est un pervers dont la sexualité est exclusivement orientée vers les enfants et qui ne peut se guérir seul de sa perversion (si tant est qu'il puisse en guérir), ce qui implique qu'il y a de forts risques de récidive.

Dans le cas de Polanski, son acte était manifestement isolé ce qui plaide en sa faveur qui peut constuituer des circonstances atténuantes.

Sauf, bien sûr, si il est prouvé qu'il est mélé à d'autres affaires de moeurs avec des enfants, auquel cas il n'aurait absolument plus aucune excuse...

Merci de votre réponse.

Il semble justement que R Polanski ne considère pas vraiment ce viol comme un "accident" ou une "erreur"...

PARIS (AFP) - 28/09/09 15:19

(...) "Libéré après quelques semaines mais menacé de retourner sous les verrous, Polanski fuit les Etats-Unis.

Plus tard, il confiera toutefois au journaliste français Paul Giannoli son attraction pour les "fruits verts". "J'aime les très jeunes filles, d'abord parce qu'elles sont plus belles, c'est évident, mais surtout parce qu'elles satisfont mon désir de pureté et de romantisme"

Que disent les associations de défense des enfants et particulièrement quelqu'un comme Carole Bouquet ?

Je les trouve étrangement silencieuses.

 

 

L'attitude de Frédéric Mitterrand m'apparaît réflexe, il défend un artiste, reconnaissons que la façon dont se fait cette arrestation est mesquine ! Et que disent les jeunes filles ?... Que peut en penser Emmanuelle Seigner, épouse de Polanski de quelques 30 ans de moins que lui ? Je trouve que l'occasion est donnée de s'acharner sur ce thème qu'est "la pédophilie" sans y regarder de trop près. Non que l'abus sexuel n'existe pas, loin de là, mais enfin, savons-nous si cette jeune personne de 13 ans était encore une enfant ou au contraire très précoce et déjà une femme ? Quelle apparence physique avait-elle ? Sans doute formée, pas une fillette non plus. La désinvolture sexuelle était répandue dans les seventies, on couchait très facilement (c'était avant le sida) et personne ne s'en offusquait. Le détournement de mineur(e) - en tous cas en France - avait lieu quand une liaison s'amorçait, mais nullement pour une simple coucherie car on couchait dans tous les coins, un peu trop même.

Mouna,

Beaucoup de violeurs n'ont pas conscience de la gravité de leur acte quand il se déroule sans violence (ce qui peut être le cas): dans leur tête, ce n'est pas un viol, simplement une relation sexuelle avec une personne jeune!

Mais la loi dit bien qu'il y a viol, même si l'enfant est consentant !

+ 1 Trilliard de Trillion de Super-Méga-Bonus au commentaire de M Philips.

Rien à ajouter bien sûr.

@ +O-NE

L'ex mineure en question dit de laisser tomber les poursuites.

C'était il y a trente ans. Et je peux me tromper, mais je n'avais pas entendu parler de viol à l'époque.

On n'a rien à faire de plus urgent sur Terre que ce genre d'affaire où la victime ne demande pas qu'on reprenne les poursuites ?

Parce que les crimes de gouvernants, les crimes de puissants, les crimes qui n'ont pas été punis depuis 30 ans, cumulés sur la planète, ça en fait.

 

Je crois que l'un n'empêche absolument pas l'autre et que la morale et la justice ne sont pas soumises une question d'échelle.

Fantie,

Vous ne parleriez pas ainsi si cela avait été vous. Désolant, cette banalisation. Informez-vous, merci.

On peut être amoureuse à 13 ans. Informez vous aussi, y a t-il eu viol oui ou non ? sinon, ne parlons pas de viol.

On est quand même en plein revisonnisme par rapport aux moeurs des années 70.

Fantie,

Que de confusion dans votre esprit! Bien sûr, on peut être amoureuse à 13 ans...et même bien avant! Cela met-il les 2 personnes au même niveau de conscience? De perception?

Le viol n'a qu'une définition, celle de la loi, voir ICI

Tout me porte à croire que vous n'avez pas lu la Loi.

Vous vous rendrez ainsi compte que si la Loi est si sévère, c'est qu'elle tient compte du fait qu'à 13 ans, vous n'avez pas le discernement de 15!

Votre façon de voir est d'une redoutable simplification réductrice, inacceptable venant de quelqu'un tant soit peu cultivé. Je suis choqué de votre "défense". Il semble que ce soit vous qui n'ayez pas dépassé les conceptions des meurs des années 1970. Reprenez-vous, SVP.

Et alors ? Je comprends mal qu'on s'évertue à faire "payer" les moeurs des seventies en 2009 au nom du bon droit ! C'est la loi qui est trop dure des années lumière après les faits ! S'il fallait, aujourd'hui, aller repêcher tous les godelureaux ayant fait boire les demoiselles pour les "sauter" plus facilement, on aurait plein les tribunaux français de grisons contrits, car le temps estompe et non ravive ces débordements de jeunesse, d'un côté comme de l'autre. Elles ont beau ne pas avoir été d'accord pour "aller aussi loin", les victimes admettent que c'est du passé, en général la vie s'est chargée de rééquilibrer les situations, au besoin en taraudant la conscience (Polanski s'épanche beaucoup dans ses films). Le fait de se trouver dans des ambiances alcoolisées, propices au relâchement crée encore de nos jours ce genre de malentendus, c'est une réelle frustration pour les victimes, un abus de pouvoir des auteurs, mais enfin il n'y a pas eu coups, blessures, ni meurtre quand même !

Luciole,

-"car le temps estompe et non ravive ces débordements de jeunesse, d'un côté comme de l'autre."

-"les victimes admettent que c'est du passé, en général la vie s'est chargée de rééquilibrer les situations,"

-"mais enfin il n'y a pas eu coups, blessures, ni meurtre quand même !"

Ces trois extraits de votre commentaire suffit pour savoir que vous ne vous êtes jamais penché sur la littérature scientifique portant sur les abus sexuels à enfants. Je vous engage à vous informer avant d'énoncer d'aussi grossières inepties. Dans un domaine aussi grave (le viol=un crime) on ne peut se contenter d'énoncer ses "impressions", "ses certitudes" sans s'être d'abord informé. Certes, cela demande du temps, des efforts, mais au moins, en fin de compte, quand on parle, on ne sort pas ce genre de phrases qui ne correspondent en rien à la réalité des choses. Bien à vous

 

 

 

Aux US on a le droit de faire tuer environ 100000 personnes, dont quelques milliers d'américains, pour faire un max de fric dans le pétrole, dans l'armement et la reconstruction, mais on n'a pas le droit de refuser de dire qu'on s'est fait faire une petite gâterie par une stagiaire, dans un couloir. On n'a pas le droit non plus de faire l'amour dans une soirée arrosée et sniffée avec une jeune fille qui n'en est pas à son coup d'essai, sans lui demander sa carte d'identité, qui sauf erreur n'existe pas aux US. Ou alors, il faut payer tout ce que les parents réclament pour s'écraser.

D'accord avec vous, Fantie. Pendant qu'on s'esquinte sur le cas Polanski, les ogres continuent à bâfrer, les civils à être tués dans de sales guerres, les malades à souffrir sur leur grabat... Mais ce genre de fait divers permet de lâcher tout son fiel, de nier ses propres pulsions le cas échéant, ou bien de s'attendrir au contraire. Quand on voit comment Polanski écrit sur lui-même, comment il discute en interview, quand on s'attarde sur ses films, par exemple "Frantic", où Harrison Ford lutte justement pour ne pas succomber à la jeune Emmanuelle Seigner, hé bien j'y vois un homme au sang chaud, certes, mais plus un sentimental qu'un vicelard.

Je suis très choqué, et déçu, que sur Médiapart, un lieu où l'on trouve des gens avec un bagage (comme on dit), des gens intelligents, que l'on voudrait croire possédant des connaissances, bref des gens qui devraient être des moteurs, des guides, des gens de bon sens, etc, bref je voudrais dire comme je suis choqué et déçu que tous ces gens en soient encore à penser qu'un viol (dans le sens de la loi, de toute la loi) serait comme une erreur de jeunesse." Oui quelque chose qui n'aurait pas du se passer mais qui n'est, quand même et en fin de compte, qu'un petit accident, un peu comme une jambe cassée ou le redoublement d'une année scolaire. Allez, on oublie vite et on va de l'avant!" Désolant.

Je n'y reviendrai plus, je suis trop déçu. Que d'autres prennent le relais.

PS Et ça, à quoi ça sert: ICI ?

M Philips, je comprends votre indignation de médecin. Mais concernant le mot "viol", on peut gloser. Certains "forcing" sont évidents, il y a des traquenards, accompagnés de menaces, immobilisations, quand ce ne sont pas des coups. En même temps, tout dépend si les partenaires se connaissent, depuis quand et dans quel contexte, et Ô combien, cela dépend au plus haut point de l'éveil sexuel de l'adolescent(e), qui peut très bien ne pas se rendre compte combien elle fait d'effet, ou bien jouer avec cette séduction sans penser à mal... Le coït ressemble beaucoup à une lutte par certains aspects, on s'embrasse, on se mordille, on peut se griffer un peu, bref, on peut aussi gravement se méprendre l'un sur l'autre quant à "jusqu'où on va". La toute jeune fille peut "allumer" sans se rendre compte du signal qu'elle émet à l'homme, lui très vite prêt à passer à l'acte. Une femme allongée suite à un baiser dans le noir s'estime vaguement forcée, elle peut se rebiffer mais va choisir de se laisser faire car elle est flattée en même temps. Bien des femmes, bien des épouses même, se surprennent à céder à leur partenaire, l'inverse aussi d'ailleurs, et sans qu'il y ait impression de viol. La loi fixe des limites d'âge et sanctionne l'inceste, mais on sait très bien que des gens qui s'attirent passent outre si ça leur chante. Polanski aurait été condamné à faire 50 ans de prison en 1977 ? Je trouve que c'est ahurissant quand même comme durée par rapport au malentendu entre cette jeune personne et lui !

Luciole,

Reprenez-vous. Vous énoncez ici encore des contre-vérités sans savoir.

@ M. philips.

Il y a l'ordre de la loi et celui du désir.

A l'époque, une partie des français était remuée par l'afffaire "Gabrielle Russier."

Nous ne sommes pas des juges et les peines n'ont pas à être automatiques, on juge des situations qui se place dans des contextes.

Je ne justifie pas les actes, je ne crois tout simplement pas à la réparation si tardive par une justice pas forcément juste, dans ce genre de cas.

La parole de la personne concernée compte pour moi plus que la justice américaine, c'est tout.

.

J'aimerais savoir ce que faisait une adolescente de 13 ans dans une soirée "chaude" et alcoolisée d'Hollywood,dans une maison dont le propriétaire était absent ?

C'est juste infect.

 

Je ne suis pas si bien informée que vous pmabeche, mais cette question il faudrait la poser aux adultes présents dans cette maison, et même qu'ils devraient répondre devant la Justice! C'est le monde à l'envers.

Je ne suis pas informé, je pose une question.

Les seventies n'étaient pas à ça près, on n'avait pas, comme maintenant, le doigt sur la gâchette du parent moralisateur. Non, on vivait, on rêvait éveillé aussi, on se payait un maximum de sensations, un peu trop dangereusement, on fumait la moquette sans compter, "peace and love", voilà les slogans de l'époque, de la naïveté, du relâchement (le plaisir était encouragé, tout le contraire du "travaillez plus pour gagner plus" car l'emploi existait pour qui savait se placer), rien à voir avec les années du sida qui ont suivi, et encore moins à voir avec maintenant où la misère crée plus de délinquance et partant, toujours plus de déséquilibrés du sexe.

"Personnellement, je suis outrée, j'étais présente au dernier festival de Cannes et j'ai assisté avec dégout aux côtés de certains journalistes au défilé de jeunes filles, dont certaines forcément mineures, dans la suite princière de Roman Polanski, à son hôtel, je trouve cela profondément choquant et indécent, et personne n'ose le faire s'arrêter, ça me heurte humainement" (sic) Claude Sarraute.

Déclaration à l'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 - 28 Septembre 09.

@ +O-NE

Merci de cet info qui me permet de comprendre pourquoi le communiqué faisait état "d'actes sexuels" au pluriel.

C'est sidérant que personne d'autre dans le milieu du cinéma et chez les journalistes ne révèle ces faits sordides.

Costa Gavras qui était mon idole de jeunesse à Alger me déçoit au delà du possible

- Milieu du cinéma = Solidarité Corporative & Soumission ;

- Journalistes = Se taisent car ils ont peur d'être grillés pour les interviews à venir.

C'est triste que personne ne bouge, mais c'est ainsi, comme dans certaines rames de métro où personne ne bouge non plus.

Hélas pour les victimes, trop souvent seules malheureusement.

@ +O-NE

Rire

D'abord, ce n'est pas parce qu'il y a une suite de jeunes filles dans le sillage de Polanski qu'il les met dans son lit, au viol, au viol (elles peuvent être d'accord, c'est leur affaire) ! Vite dit mais cela reste une impression seulement de la gentille Claude Sarraute, qui tutoie tout le monde et un peu mamie moraliste aussi à ses heures. Voilà qui sent l'alcôve ! Quelles preuves, à partir de ce défilé féminin, que Polanski soit un vieux satyre ?

Il y a dans cette discussion quelques personnes qui ont quelques difficultés avec la notion de viol et a qui je ne confierais pas mes enfants...

Rire

idem.

Pareil pour moi...

M Philips, vous avez dit ce qu'il fallait, à mon avis, dire, et je vous remercie de l'avoir dit.

 

Je reste sidérée devant certaines réactions. Je ne finis pas d'apprendre...

 

L'on ne peut pas mettre sur la même échelle de valeurs ou juger une enfant, abusée par ses ascendants ou la tête pleine de fantaisies, face aux fantasmes d'un adulte qui passe à l'acte en toute connaissance de cause.

 

Et puis, c'est à la Justice de parler et de l'acquitter s'il le faut, les choses seraient alors plus claires.

Devons-nous passer notre temps à nous poser la question de la Justice à deux vitesses, selon que l'on soit puissant ou...?

 

@ certains commentateurs de ce fil :

Voius nous la rejouez "affaire de Cohn Bendit", là.

Si pour vous quand la justice, ici des USA se prononce, tout est dit, tout est simple, ce n'est pas le cas pour moi. Je préfère m'abstenir de donner des exemples de cette justice là. (Justice d'argent, entre autres).

Vous êtes un certain nombre toujours prompts à juger, dès l'énoncé des faits, sans connaître les circonstances des affaires.
Je condamne personnellement moralement (*)des relations sexuelles d'un adulte avec une ou un mineure ; je ne vais quand même pas vous exposer mes sentiments sur l'histoire de Lolita (*sentiments fondés sur mes idées de la séduction ou la domination en général).

(Lolita, belle oeuvre par ailleurs, parce que justement, au contraire de vos commentaires, elle permet de se faire son propre jugement, sur tous les acteurs décrits).

 

Mais quand je dis qu'il y a des degrés dans ce genre de situations, et que, en particulier pour moi, la parole de la victime doit être prise en compte, vous n'en avez rien à faire.

Eh bien, restez avec vos certitudes. Entre vous.

Je réitère quand même ma question : êtes-vous pour les peines automatiques ?

 

 

Une Lolita quand il y en a qu'une ça va, selon notre Fantie la "rome antique", c'est quand il y en a beaucoup que ça pose des problèmes (dernier festival de Cannes "Orgiaque" selon des témoins pour le triste cas de R.Polanski).

Nabokov avait parlé d'une seule Lolita.

Et non pas de charettes de Lolita........enfin si ma mémoire est bonne.

@ +O-NE

les Lolitas en question, était-elle conduites pieds et poings liés dans la suite de l'OGRE d'1m,60, 76 ans, et 55kgs, avec leurs cartes d'identité dans la bouche, sur lesquelles il y avait marqué en lettres de 13 cm de haut (de sorte qu'on puisse lire leur âge 13 ans, même quand on est presbyte comme toute le monde à l'âge de Claude Sarraute, 82 ans).

???

La bien pensance est très loin du bon sens !!!

 

"'.............) Claude Sarraute"

Vous parlez de faits ?

Elle n'était pas toute seule ce jour là, Madame Claude Sarraute à avoir constaté cette conduite bien pitoyable pour un homme de 76 ans.

Pour le reste, et les faits, des journalistes sont dorénavant sur le coup, et cela fera peut-être comme pour Berlusconi, on en apprendra un peu plus quand les langues se délieront, après les premières peurs et craintes passés, eu égard à la notoriété du bonhomme.

A suivre donc.

@ +O-NE

 

En parcourant les commentaires, l''affaire" Cohn Bendit m'est aussi revenue en mémoire. L'ironie veut que, cette fois-ci, Danny passe de l'autre côté de la barrière. La rançon du succès?

Ajout: bref, Vertubleu, vous faîtes plus confiance à la presse quand elle traite d'une affaire de moeurs que lorsqu'il s'agit du Moyen-Orient.

Salut Michel 93 (pensez bien au Boycott aujourd'hui pour le match de foot Bordeaux/Maccabi Haifa, on va le jeter dehors les supporters sraeliens ce soir, vous allez voir ça un peu, tas de fachos et de meurtriers tout ça).

Le traitement d'une affaire de moeurs et d'une affaire géo-politique sont d'ordre et d'enjeux bien différents, vous le savez parfaitement, car dans un cas on engage une personne, et dans l'autre une, voire plusieurs nations.

Pas la même chose du tout.

@ +O-NE

D'ordres et d'enjeux bien différents, apparemment, mais elles ont au moins un point commun: le Père la Vertu s'intéresse aux deux avec la même ferveur.

Suis pas très "footeux", même devant la télé. Vais-je être compté parmi les boycotteurs ou non? Question à poser à Médiamétrie (ou au CSA?).

Je vais "voir", dites-vous. Vous me demandez donc de rompre le boycott pour assister au spectacle? C'est d'ailleurs ce que vous ferez vous-aussi si vous jetez les supporters de l'équipe israélienne "dehors". Pour jeter "dehors", il faut bien être à l'intérieur, non? A moins que la ligne de démarcation "dedans"/"dehors" ne se situe pas à l'entrée du stade, mais aux frontières de notre chère République. Ce qui pose des problèmes qui ne sont pas seulement d'ordre pratique, vous en conviendrez.

Pardon à tous pour cette digression. Je ne suis même pas certain que Vertubleu puisse suivre, c'est dire! ;o)

Arrêtez de tenter de m'embrouiller SVP mon cher Michel, je connais la musique depuis longtemps et je suis rompu à l'exercice du blata des chameaux du désert et de leur réthorique, même à petits pas, d'avant en arrière rt vice versa, on me l'a fait plus.

Bien essayé tout de même.

J'ai beaucoup d'admiration, et ce depuis fort longtemps pour Madame Claude Sarraute, qui m'est toujours apparue comme étant une belle personne, humaine, tolérante et même rigolote à certains égards.

Bref, j'aime beaucoup cette Dame, qui par son âge représente un peu la sagesse pour moi.

Lorsqu'elle a fait son intervention radiophonique sur Europe n°1 avant hier dans l'émission de Ruquier, ça m'a profondément marqué, car je sais que lorsque quelque chose la heurte vraiment, cela n'est pas pour rien.

Et je ne fais aucune "distinguo" entre les "victimes" qui sont toutes à défendre à mon sens au même titre.

Je me souviendrais toujours d'une de mes premières incarcérations en territoire Egyptien où l'inspecteur de police qui m'interrogeait à l'époque avait une affiche sur le mur de son bureau, sur laquelle il était inscrit la formule suivante :

"Le Monde, Tous Menteurs et Tous Coupables" j'avais finalement adoré ce slogan, qui m'avait en premier lieu un peu choqué.

Depuis, je suis toujours Vigilant, en tentant bien sûr de ne pas tomber dans la parano.

On ne divise pas les "victimes" donc on ne divise pas "les coupables", simple, non ??

@ +O-NE

Pour ceux qui continueraient à douter de la parole de la victime, espérons qu'on peut croire ce film de Marina Zenovich sorti en 2008 (souhaitons qu'il renferme des vérités plutôt que des affabulations, il devrait faire fureur s'il ressort en salle prochainement) :

Polanski, le film Wanted & desired sorti en 2008 relate déjà sa mésaventure

Qu'en penses François Bayrou?

Ce billet devrait être bien placé au prochain grand prix de la bien pensance.

Avant, dans les meilleurs réalisateurs de Cinéma on avait :

Stanley Kubrick,

Et avec Polanski, on a :

"Ct'âne est Lubrique"

Désolé.....pas pu m'empêcher.

@ +O-NE

 

"Il y a dans cette discussion quelques personnes qui ont quelques difficultés avec la notion de viol et a qui je ne confierais pas mes enfants..."

 

Je pense que l'auteur de ce billet a bien résumé le problème. En effet, il y a beaucoup de chose choquantes dans cette histoire.

- Les faits reprochés à Mr Polanski. On évoque un viol sur mineure ce qui n'est pas anodin. Le jugement n'a jamais eu lieu, je vais donc respecter la présomption d'innocence. Néanmoins Mr Polanski a partiellement reconnu les faits et a pris la fuite avant le jugement ce qui sème quand même le trouble. Donc il est sous la menace d'un mandat d'arrêt américain depuis 1978.

 

- On a évoqué la prescription car les faits reprochés remontent à 32 ans. Pour ce "genre" d'accusation, il n'y a pas prescription aux Etats Unis. C'est comme cela.

 

- On évoque, son enfance malheureuse, les camps de concentration où sa mère est morte, le ghetto de Cracovie, l'assassinat sauvage par les fous de la "famille" Manson de son épouse Sharon Tate enceinte de 8 mois en 1969, ... Oui tout cela est vrai et terrible mais quand même. En 1977, il avait 44 ans. Peut être des circonstances atténuantes dans le cadre d'un procès. Mais comme je l'ai dit, respectons la présomption d'innocence.

 

- On évoque son immense talent de cinéaste. Oui, c'est indéniable et j'ai personellement aprécié beaucoup de ses films. Oui et alors.

 

- Sa victime aurait pardonné, a refait sa vie, ne cherche pas à revivre cet instant dans l'inévitable étalage médiatique qui ne va pas manquer si un procès a lieu aux Etats Unis. Je ne peux que la comprendre.

 

- etc

 

 

Néanmoins, l'objet du débat est un soupçon, une accusation de viol, celui d'un homme de 44 ans sur une enfant de 13 ans. Je pense, j'espère, qu'il y a encore des pères et des mères sur mediapart. On va certes nous ressortir le scénario de la Lolita, la gamine "allumeuse", etc et la victime risque d'en sortir encore plus salie et je comprend qu'elle n'ait pas envie de revenir sur ce sujet 32 ans après.

 

Mais comme je l'ai déjà dit, respectons la présomption d'innocence mais n'ignorons pas le sujet sous prétexte qu'il s'agit d'une célébrité. On parle quand même de viol sur mineur.

 

Enfin, je suis d'accord avec l'auteur de ce billet. La réaction de Mr Mitterant est choquante et il l'a très bien exprimé et avec modération et recul.

 

Un autre point est choquant. Cela fait 32 ans que ce mandat d'arrêt court. Or Mr Polanski est "une personnalité publique" qui s'est quand même promené de par le monde même s'il a soigneusement évité les Etats Unis. Bizarre quand même!

 

 

"Mais comme je l'ai déjà dit, respectons la présomption d'innocence mais n'ignorons pas le sujet sous prétexte qu'il s'agit d'une célébrité. On parle quand même de viol sur mineur."

Sourire

Pour compléter, à lire l'article du Los Angeles Times:

 

http://www.latimes.com/news/local/la-me-polanski28-2009sep28,0,523154.story?page=1

Los Angeles Times:
"The Oscar-winning director, accused of sexually assaulting a 13-year-old girl in L. A. in 1977, fled the country before his sentencing."

Sur un autre fil à ce propos j’ai mis cela :
On peut considérer qu’après 30 ans apparemment sans récidive, il y a prescription.
MAIS
On condamne Polanski et ses soutiens ( dont la plupart des états européens) qui ont fermé les yeux parce que ce n’était pas Dupont à produire, réaliser et assurer la diffusion de la plus grande campagne internationale possible à la TV, sur le net, dans les rues, les écoles etc... contre la pédophilie, les mariages forcées des gamines etc....

-
Mais à lire ce fil ci on peut s’interroger sur la récidive. Quant à la notion d’erreur de jeunesse évoquée plus haut pour un quadragénaire à l’époque des faits.... l’âge est une notion bien relative.
Qu’il ait pu poursuivre dans son goût des enfants avec la bénédiction de tous est insupportable.
Et les mots du ministre de la culture inacceptables de toute façon.

"Qu’il ait pu poursuivre dans son goût des enfants avec la bénédiction de tous est insupportable.
Et les mots du ministre de la culture inacceptables de toute façon."

On sait lire, M. Philips, ce n'est pas la peine de répéter en mettant en gras.

Surpris

Mme Caroline Pinet : reste à voir si on considère toute jeune fille de 13 ans comme une enfant, vaste et trouble débat ! Pour ma part, je constate que certaines d'entre elles sont déjà des femmes, aptes à désirer même un homme de 44 ans !

Luciole,

"certaines d'entre elles sont déjà des femmes, aptes à désirer même un homme de 44 ans"; Confusion, encore confusion, toujours confusion. L'état du corps ne veut rien dire de la perception des choses. Et le désir, s'il est bien présent (et même présent chez des enfants beaucoup plus jeunes) ne correspond pas au désir des adultes. la "demande" d'une enfant de 13 ans n'est en aucun cas la "demande d'une jeune fille de 15 ou de 17 ans. Votre ignorance de ce qu'est la personnalité d'un enfant vous aveugle complètement. Informez vous, lisez SVP.

Au bout de presque une semaine d'échanges et de discussions, vos propos ont quelque chose d'incompréhensible. Comme si vous refusiez la réalité!

Ne pourrait-on établir un parallèle avec l'affaire César Battisti, condamné pour meurtre en Italie, et n'ayant eu pas le "pardon de la victime" (de la famille plus exactement), pour lequel nombreux à Gauche se sont mobilisés afin qu'il ne soit pas extradé? Le cas de Roman Polanski est-il pire? A l'époque, on reprochait volontiers à Nicolas Sarkozy son acharnement judiciaire contre un homme qui avait refait honorablement sa vie, qui niait l'accusation dont il avait été déclaré coupable, qui protestait d'une décision inéquitable... Selon que vous serez un révolutionnaire repenti ou un artiste don juanesque?

Pour Cesare Battisti, le contexte est différent. D’abord le crime n’est pas sexuel mais politique, ce qui non seulement est un peu plus noble qu’un viol sur mineur, mais qui laisse une marge d’interprétation sur le statut du « criminel » : Résistant, opposant ou terroriste ?

Ensuite Battisti n’est pas un simple fuyard comme l’est Polanski. Il a trouvé refuge en France dans le cadre de la « Doctrine Mitterand », c'est-à-dire que les terroristes d’extrême gauche italiens pouvaient obtenir l’asile politique en France à la condition qu’ils renoncent définitivement à toute activité terroriste et qu’ils se réinsèrent, et ce dans une perspective d’apaisement. Ce que Battisti et Marinella Petrella ont respecté à la lettre.

Donc, pour cette affaire, l’appréciation dépend pleinement de quel côté de la frontière transalpine on se place :

Du point de vue français, il est parfaitement scandaleux, inique et indigne que le gouvernement de Nicolas Sarkozy revienne sur la parole donnée par la France dans le cadre de la doctrine Mitterand alors même que Battisti et Petrella ont complètement respecté leur part du marché. On peut même dire que c’est une affaire gravissime pour la crédibilité française.

Du côté Italien en revanche, juridiquement l’affaire Battisti ne diffère pas beaucoup de celle de Polanski, et l’ancien activiste n’a aucune raison d’échapper à la justice de son pays si il est repris… et comme pour Polanski on peut tout à fait témoigner de la sympathie pour la personne (ce qui n’est pas mon cas), lui trouver des circonstances atténuantes et plaider l’ancienneté de l’affaire pour justifier un classement sans suite. Mais comme pour Polanski, si il a commis des crimes, ses éventuelles qualités humaines ou professionnelles n’on t pas à lui servir de passe droit.

La "noblesse" du crime politique fait tout de même que la victime est... morte! Alors que Samantha Geimer est heureusement vivante et a pu se reconstruire... Quant à la "doctrine Mitterrand" (qui est une sorte de" fait du prince" et non l'application d'une règle de droit) n'excluait-elle pas les crimes de sang? Roman Polanski est une "fuyard" qui est reçu un peu partout en Europe et même honoré... Le système judiciaire américain permet un arrangement "hors tribunal" et c'est dans ces conditions que Roman Polanski a accepté de plaider coupable pour des "relations sexuelles illégales sur mineure" contre une détention réduite et un accord financier avec la victime. Or le juge a exprimé son intention de revenir sur l'arrangement, ce qui de l'avis même du procureur constituait une "faute grave" et provoquait Roman Polanski à la fuite... Cela n'ôte rien, bien sûr, à l'acte lui-même, qui reste ce qu'il est: un abus condamnable, une ignominie, mais il en résulte un certain éclairage juridique sur une arrestation 30 ans plus tard dans un pays où jusqu'alors l'intéressé circulait librement... Vouloir faire peser éternellement la faute sur le coupable, en sommes-nous revenus là? Et que d'aucuns qui le jugent si sévèrement puissent faire autant pour l'enfance que Roman Polanski avec son film "Oliver Twist"...

Chais pas, j'ai pas vu Oliver Twist et je ne suis pas bien spur qu'il ait fait beaucoup pour l'enfance avec un film, fut-il réussi.

 

Pour Cesare Battisti, il faut préciser qu'il a toujours nié avoir commis un crime de sang, ce qui le met dans la même position que Polanski. qui ne reconnaît qu'une partie du crime qui lui est imputé

 

Sur le fond de l'affaire j'en pense pas grand chose et à vrai dire ça me laisse indifférent. Tous vos arguments en faveur de Polanski me semblent parfaitement intéressants et certainement recevables. Pour ma part j'aime bien Polanski (en tant que réalisateur) et j'espère sincèrement pour lui que ça se terminera bien. Mais en tant que citoyen et démocrate, je ne peux accepter cette ambiance malsaine qui consiste à relativier le crime de cet homme. Qu'on lui trouve des circonstances atténuantes et qu'on plaide pour sa libération soit... Mais que l'on trouve scandaleux et dégueulasse son arrestation me sembble inacceptable.

Sur le fond de l'affaire j'en pense pas grand chose et à vrai dire ça me laisse indifférent

Qu'est ce que cela serait si cela ne vous laissait pas indifférent?

Ben si ça ne me laissait pas indifférent je gloserais longuement sur le cas Polanski, sa culpabilité (ou pas), sa morale (ou pas), ses circonstances atténuantes (ou pas), sa vie, son oeuvre... alors que ce qui m'intéresse ici ce sont les réactions que cela suscite et les étranges arrangements avec la morale, l'éthique et la justice que cela fait naître...

Ben c'est un peu normal Feredor, avec de l'Argent, des Pailletes et du Strass, tu peux t'arranger avec à peu près Tout dans la vie.

Un Exemple, j'imagine très mal notre Fantie B à nous, venir défendre dans médiapart un prêtre ou un évèque pédophile, c'est impossible, ça fait pas rêver et puis il y a moins d'argent et de strass à la clé aussi.

"Géométrie Variable" ça s'appelle chez moi, ni plus, ni moins.

Mais les Victimes sont toutes les mêmes, elles, et toujours seules je le répète qu'il s'agisse d'un réalisateur de cinéma qui les abusent ou bien d'un prétre.

@ +O-NE

Ah? Ce billet vous permet donc d'analyser les réactions qu'il suscite?

Au départ le sujet de mon indignation n'était pas l'arrestation de Roman Polanski mais la réaction du ministre de la culture. C'est le sujet de mon billet initial mon brave...

Bien vu, mon cher Alain, nous serions tous ici en fait au centre d'un immense TEST grandeur nature.

En même temps, vous LPVP avec votre pseudo vous êtes bien mal barré, dans un billet où l'on parle d'enfance abusée.

Et qui abus boira, c'est bien connu.

@ +O-NE

On reconnaitra donc peut-être mon expertise sur le sujet.

Vous aimez jouer avec le Feu vous.

Gaffe quand même, des fois ça brûle, ou bien ça explose sec du côté de Portet/Sur/Garonne s'il y a des AZF chatouilleux dans le coin......

Casque Lourd avant de sortir, toujours.

@ +O-NE

Cher Feredor, il n'y a peut-être pas eu "crime" comme vous l'affirmez de manière si péremptoire. La justice peut très bien s'acharner sur un individu, le charger des pires maux sans l'ombre d'une preuve tangible, rien que par épidermisme ou d'autres obscures raisons de détestation, pas forcément justifiées par des paroles ou des actes répréhensibles du prévenu. Il arrive qu'une personne haïsse une autre personne et veuille ab-so-lu-ment "avoir sa peau"... Nous n'étions pas là pendant les faits, ni vous ni moi et ne pouvons donc que supposer que ce qui nous en est rapporté est vrai.

Cher Kairos, je trouve, effectivement que l'oeuvre cinématographique de Roman Polanski est très éclairante sur l'homme qu'il est dans sa propre vie, si on prend la peine de lire entre les lignes. Tout comme les chansons d'un artiste, la prose d'un écrivain, cela en dit long sur sur leur nature véritable, bien plus que leur exposition médiatique, toujours interprétable.

En même temps lorsqu'on lit les écrits de F. Mitterrand qui reconnaît lui-même avoir fait appel à maintes reprises à des "bonheurs d'ordre sexuel tarifés", on ne peut que comprendre la solidarité qui peut dès lors se créer avec le cas Polanski, au-délà du seul aspect "culturel" du dossier.

Payer pour du sexe, pourquoi pas, mais entre adultes consentants.

Les enfants jusqu'à un certain âge, je pense qu'il faut les laisser tranquilles quand même.

Et cela n'est pas parce que l'on dispose d'une aura de Star et de toute l'aisance qui va avec, augmenté d'appuis certains dans l'intelligenstia, tels les BHL et autres, qu'il faut multiplier les excès vis-à-vis de la jeunesse et de l'innocence, comme cela a été le cas au dernier festival de Cannes, et ce même si ce sont les parents eux-mêmes qui parfois "vendent" leurs enfants.

C'est proprement inadmissible et c'est Tout.

@ +O-NE

"comme cela a été le cas au dernier festival de Cannes"

Vous parlez de faits ?

Cher Vertubleu, c'est comme si vous aviez tenu la chandelle pour éclairer l'acte répréhensible dont il est question.

Fantie B, vous semblez défendre à tout prix polanski par principe, sans connaître le dossier.

Il a "pratiqué des actes d' ordre sexuel avec DES enfants", dont la plaignante de 13 ans.... On peut comprendre qu'après plus de trente ans ... et un belle indemnité, elle ne porte plus plainte, mais Polanski, avec lâcheté , a fui la justice du pays qui le recevait , et pour laquelle IL n'Y A PAS PRESCRIPTION pour les actes de pédophilie.

Un américin moyen aurait dû faire face.

Qued Polanski mérite les honneurs pour son oeuvre d' artite, OK. Qu'il mérite la sanction la plus juste pour ses actes délictueux, OK aussi ... Il ne faut pas tout mélanger.

La sortie de Mittérand peut passer pour une maladresse de littéraire, mais un ministre, fût-il de la culture, doit montrer un minimum de sens de la justice, de la diplomatie.

Cela avec les "maladresses" racistes d' Hortefeux, les présumés innocents traités de "coupables" par Sarkozy ... quel gouvernement !

En attendant, il nous amuse impunémentt avec ces déclarations honteuses, et pendant ce temps, des lois tombent, comme sorties de pochettes surprises ! ( hier: les maires subventionneront les scolarisations en écoles privées, même hors de la ville; aujourd'hui: le RSA peau-de-chagrin des jeunes ..)

Où voyez vous que je prends la défense de Polanski ?

Je ne comprends pas ce déchainement soudain sur sa personne, c'est tout. Et je n'ai pas confiance a priori dans la version de la justice" américaine.

Cette affaire était connue, etc. (bis repetita Cohn Bendit).

Alors, que se passe t-il soudain? Voilà ce qui m'interroge.

Vous écrivez, Josie :

"Il a "pratiqué des actes d' ordre sexuel avec DES enfants", dont la plaignante de 13 ans...."

Moi je n'ai entendu parler (via la justice américaine) que de l'affaire de la jeune fille de 13 ans et ce il y a 30 ans.

C'est sans doute ce qui nous différencie.

Je ne saisi donc pas de quoi vous parlez sur ces fils., ce que vous demandez. Quoi au juste, qu'il soit aussi jugé pour d'autres crimes que vous connaissez ?

 

Et puis, je vous laisse entre vous, après tout. Si c'est ça qui vous motive, cette affaire là entre tout ce qui se passe. Allez y. Jugez. Tous seuls. Avec le bon sens .

 

Au fait, le Pervers pépère devrait se montrer discret avec ce choix d'un pseudo douteux... d' accord avec vertubleu.

Non en fait Josie, c'était qu'une blague, on se comprend beaucoup avec Alain et il est un peu comme mon double (enfin selon un certain Cyrano), mais je suis certain qu'il n'est pas si pervers qu'il ne le dit.

@ +O-NE

Cette remarque est un exemple parfait de la morale à 2 balles qui vous guide, Josie, et de ceux et celles qui participent à la curée.

Cette remarque est un exemple parfait de la morale à 2 balles qui vous guide, Josie, et de ceux et celles qui participent à la curée.

ces petits arrangements intellectuels avec la loi et cette tolérance "artistique" quand il s'agit de pédophilie me laisse sans voix

de plus, la condamnnation est le seul moyen de faire prendre conscience au pedophile de la gravité de ses actes et eventuellement de lui permettre de faire un travail psychologique de soin

alors tous les arguments sur le supposé consentement de la très jeune fille (qui est l'adulte dans cette affaire ?) ou de la facture déjà payé epar l'exil ne tiennent pas .

il n'est pas question de le condamner lourdement mais de le condamner tout simplement pour un acte gravissime : la pedophilie

il n'est pas question de le condamner lourdement mais de le condamner tout simplement pour un acte gravissime : la pedophilie

Je ne comprends pas cette phrase.

Voir ce qu'écrit à ce sujet Me EOLAS:

Au départ, l’accusation contenait cinq chefs d’accusation, dont une qualification de viol. À la suite d’un accord passé avec le parquet, comme la loi californienne le permet, Roman Polanski a plaidé coupable pour un chef unique d’abus sexuel sur mineur (unlawful sexual intercourse with a minor), code pénal californien section 261.5., délit puni de 4 ans de prison maximum.

Je n'ai en revanche rien trouvé sur la possibilité de voir réapparaître les poursuites pour viol devant le juge californien.

Encore un sujet malheureusement non traité par Mediapart.

Petits éclairages de dernière minute: Dans l'émission "Ce soir ou jamais", Gisèle Halimi hier a précisé plusieurs choses :

 

En matière de droit il n'y a pas de consentement pour une mineure de 13 ans. Donc un homme adulte qui a une relation sexuelle avec une enfant est forcément coupable de viol (ce qui semble frappé au coin du bon sens).... et encore une fois, le viol sur mineur est un crime gravissime dans n'importe quelle démocratie digne de ce nom.

 

Selon elle, il n'y a pas non plus prescription. D'une part car selon le droit américain et suisse ce type de crime n'est pas prescriptible (et dura lex sed lex !), mais aussi parce que pour qu'il y ait prescription d'un crime il faut qu'il n'y ait eu aucune action judiciaire engagée contre le coupable pendant des années, or la justice américaine n'a cessé d'émettre des mandats d'arrêt internationaux depuis 30 ans (pour le détail référez vous à vos journaux préférés)

 

Enfin, toujours selon gisèle Halimi, Polanski est autant poursuivi pour le viol de la jeune fille que pour sa fuite qui constitue un second délit passible de sanctions graves.

 

En conclusion, et pour répondre à Fantie, ce n'est pas tant Roman Polanski que l'on accable mais plutôt les gens qui 'ne comprennent pas" que 32 ans après Polanski soit arrêté et jugé et qui pensent que la justice américaine "exagère"... Encore une fois la loi est la loi quelle que soit sa temporalité. On peut le regretter, considérer qu'elle est mal faite, mais elle ne peut être a deux vitesses et s'accomoder des gens qui la bafouent. Il n'est plus qu'à espérer qu'après son extradition Polanski soit relaxé et puisse rentrer chez lui.... Mais vu l'arrogance avec laquelle le monde médiatique occidental traite l'affaire et le peu de cas qui est fait du principe de justice américain, il est à craindre que l'homme ne finisse ses jours en prison.

La question de la prescription est un point évidemment central sur lequel passent allégrement les commentaires ci-dessous.

"Mais vu l'arrogance..."

 

Federor a raison: Polanski aurait pu aller au tribunal tranquillement se faire relaxer ou condamner à une peine légère avec sursis,

mais vu le délire médiatique qui s'est aussitôt emballé, comme d'hab, ce qui risque maintenant de se passer c'est que tout le monde va être braqué à mort.

 

À l'époque, beaucoup de gens "branchés"

(je crois qu'on disait "in")

du show-biz ou du cinema, s'autorisaient ces débauches dégoûtantes, dont les jeunes filles étaient en fait demandeuses et bien contentes et fières (comme d'un mal nécessaire et d'une sorte de rite initiatique) car il faut aussi se remettre dans le contexte de l'époque où les femmes victimes, notamment de viol, n'avaient, en gros, qu'à supporter leur sort en silence et avec le sourire.

 

C'est dans/par ce contexte, que ces jeunes filles se prenaient pour des privilégiées qui pouvaient approcher leurs stars adulées.

Le rêve ultime étant de réussir à épouser une des stars en question.

 

Aujourd'hui,

nous avons pris conscience de tout le mal que produit la pédophilie, sur l'ensemble de la soci´té par ricochet et non seulement sur la victime elle-même,

alors aujourd'hui,

on ne supporte plus ce qui se passait

(et ça continue encore aujourd'hui chez par exemple les vieux ringards ridicules de Saint Tropez, sous le regard lourd de patibulaires souteneurs russes puisque les jeunes groupies "in" sont maintenant remplacées par des gamines de la "jet-set" russe ou croate...)

à une époque où on se cherchait, mais où il faut préciser quand même que tous les artistes et autres rock-stars n'étaient pas dans ce jeu-là, loin de là,

au contraire, beaucoup avaient toujours su où ils en étaient sur ce plan de la "sexualité", et n'avaient jamais joué ce jeu malsain et ancillaire avec leurs fans et groupies.

Mais que faisait la justice Américaine depuis tant d'années ? Roman Polanski ne vivait pas terré au fond des bois ? Bizarre tout ce temps et d'un coup hop ! un coup de filet. Ils sont vraiment lents ces américains....

Roman Polanski ne voyageait jamais dans les pays qui ont un accord d'extradition systématique avec les Etats-Unis.

 

Il a passé sa vie dans une sorte d'exil, avec en tête une sorte de carte du monde des pays où il pouvait être arrêté, et des pays où il pouvait voyager sans risque.

Aux US on a le droit de faire tuer environ 100000 personnes, dont quelques milliers d'américains, pour faire un max de fric dans le pétrole, dans l'armement et la reconstruction, mais on n'a pas le droit de refuser de dire qu'on s'est fait faire une petite gâterie par une stagiaire, dans un couloir. On n'a pas le droit non plus de faire l'amour dans une soirée arrosée et sniffée avec une jeune fille qui n'en est pas à son coup d'essai, sans lui demander sa carte d'identité, qui sauf erreur n'existe pas aux US. Ou alors, il faut payer tout ce que les parents réclament pour s'écraser. Et même dans ce cas, le juge peut décider de poursuivre, mais le boucher Bush court toujours ...

Wouah !!!!

Vous avez fait fort là pmabeche !!!

Quel mélange des genres, détonant, mais en Justice je crois savoir que l'on cloisonne et hierarchise les affaires un peu plus que cela, non ??

@ +O-NE

Cher Pmabeche, j'approuve votre coup de gueule : c'est vrai, le puritanisme déferlant sur nos contrées "from the USA" fait qu'un Etat se croit autorisé d' épingler comme un criminel, quand bon lui semble, tout allumé dans une soirée. Ce monstre s'en est pris à la jeunesse d'office purissime, il doit payer pour ses méfaits, c'est immonde, impardonnable, bientôt aussi répréhensible que les crimes contre l'humanité de Saddam... Qu'on l'amène sur la chaise électrique, qu'il soit filmé par la télé afin que le bon peuple voie ce qu'on fait aux ogres ! Si ça donne bonne conscience de s'acharner sur un personnage en vue, au point que ses amis s'en trouvent embarrassés, on les comprend, ce n'est certes pas une raison pour gommer les horreurs réelles gommées du paysage médiatique bien pensant, du style trafic de jeunes Albanes enlevées à leurs familles avec promesses de boulot sérieux, détournées par des réseaux mafieux, avec force drogues, coups, etc. et mises sur le trottoir en France, un exemple parmi d'autres.

Justice avec un grand J ! ?

Impressionnant, ce fil.

Le pédophile est en sécurité avec plus de gens qu'on ne croit.

Merci pour votre billet, Feredor.

Quelques remarques:

Les pédophiles doivent être arrêtés, et empêchés de continuer.

Polanski compris.

Que ce soit un homme public est une circonstance aggravante, pas l'inverse. Il devient exemplaire.

Y a-t-il ou non prescription au bout de trente ans?

C'est l'affaire de ceux qui font les lois.

Pour moi, il faut pratiquer une castration, avec ou sans douleur des délinquants sexuels, que la récidive devienne physiologiquement impossible.

Donc la prescription, je m'en tape.

On attrape le machin, et on coupe.

C'est chimique, allez, il n'y a pas de sang partout.

Le sang c'est chez la petite qu'il faut aller le chercher, quand elle rencontre l'amour avant l'heure, et que ce n'est pas l'amour.

Voyez le point de vue.

J'assume.

Les gens qui s'inquiètent des pédophiles et pas de leur victime ont besoin d'une révision en profondeur de ce qui fait leur raisonnement.

En fait, pour moi, ils sont à un niveau de réflexion très intéressant.

Je ne leur souhaite pas d'avoir affaire à un pédophile, parce que je ne souhaite cela à aucun enfant.

Je leur souhaite à eux de rencontrer la violence, gratuite.

Celle qui vous réconcilie avec l'absurde.

Elle vous fait les os cassés, les yeux fermés, et la bouche tuméfiée.

Quelques jours d'hôpital.

Et le sentiment que la sécurité n'est plus ce qu'elle devrait être, pauvres tarés....

Enfin, Kouchner, et Mitterand, en tant que ministres, quand ils se prononcent sur le sujet parlent en mon nom.

Qu'ils se la ferment.

Simple, et pas compliqué comme point de vue.

Dans tous les cas, le laisser aller, et le manque de protection des faibles dans cette société doit être absolument repensé, avec une répression, oui, j'ai bien dit répression, sans aucune rémission, ni favoritisme.

Tolérance zéro, pour tous ceux qui exploitent la faiblesse de constitution, de nature, ou de position.

Que ce soit au travail, dans la maison, et la vie quotidienne.

C'et le premier volet, et le plus important de ce qu'on appelle la sécurité des personnes.

Voilà de quoi Mitterand et Kouchner devraient s'occuper.

Avec les victimes des vieux cochons, ou des ex-jeunes cochons... Vous choisissez.

Bien à vous.

Pour moi, il faut pratiquer une castration, avec ou sans douleur des délinquants sexuels, que la récidive devienne physiologiquement impossible.

Tant qu'à faire avec douleur, histoire de les dissuader à tout jamais de passer de nouveau à l'acte.

La violence engendre la violence. Parfois après une génération

Mais peut-être qu'elle satisfait celui qui se venge.

Passifou,

Pas si simple : savez-vous que beaucoup d'auteurs d'abus sexuels (de toutes sortes depuis les attouchements jusqu'au viol) ont été, dans leur jeunesse, des enfants qui ont été les victimes d'abuseurs.

On distingue au moins 3 variétés d'abuseurs:

-des "occasionnels" qui ressentent de la culpabilité, sont accessibles à des thérapies,

-des pervers totalement inguérissables car sans sentiment de culpabilité (c'est sans doute ceux à qui vous pensez)

-des "une fois", souvent des pères en divorce et qui ont été trop proches de leur enfant. ne devraient pas récidiver. C'est dire s'il ne faut pas généraliser.

Mais les faits sont très graves, c'est sûr.

Cher Mphilips,

Merci pour votre infinie sagesse, de même que votre patience.

Merci aussi pour ce coeur que vous avez manifesté tout au long de ces fils sur l'affaire Polanski.

Je ne suis pas sage, je ne suis pas patient, pour certains sujets.

Mais à l'évidence, je serais toujours plus attentif à ceux comme vous qui écoutent les coeurs, parce qu'ils en ont, plutôt que ceux qui croient écouter leur tête alors qu'ils n'en n'ont pas autant qu'ils le pensent.

Pour moi, comme pour vous, nous avons depuis longtemps choisi le camp de l'enfance, et les adultes trop meurtris quand ils étaient petits doivent être chéris, mais aussi empêchés quand ils veulent reproduire les horreurs qu'ils ont subies.

Bien à vous.

 

L'Ordre Moral est en marche à ce que je vois !

Les passions se déchainent, la présomption d'innocence s'estompe.

Bave aux lèvres, les moralistes récitent leur bréviaire.

 

Outreau, tes leçons furent vite oubliées.

 

Ce soir je salue toutes les victimes de la rumeur, de la morale et de la bigoterie, ceux qui ont trouvé le salut dans la fuite, ceux qui ne supportant plus la calomnie, se balancèrent au bout d'une corde et ceux qui simplement continuent à vivre.

Complètement à côté de la plaque, Pervers.

 

Il n'y a pas de présomption d'innocence dans ce cas précis où les faits sont avérés, et déjà jugés.

Polanski s'est soustrait à son rappel par le juge qui voulait en remettre une couche, c'est tout.

Il est en fuite depuis trente ans, et depuis trente ans on fait semblant de croire que rien ne nous dérange dans des chansons comme "Lemon Incest" du génial Gainsbourg, entre autres multiples exemples.

 

À côté de la plaque aussi pour ce qui est du coup éculé d'en appeler à notre morale qui serait ringarde,

car non, Pervers,

on n'en a rien à foutre de la morale en l'occurence précise,

il s'agit de la destruction d'une personalité, il s'agit du danger que représente pour la société, techniquement, pas moralement, la banalisation des destructions de personalités.

 

Et si on est outrés, c'est avec les Goulard, Cohn-Bendit et beaucoup d'autres,

outrés par les réactions bananières de ces fantoches ridicules Kouchner et Mitterrand, qui s'empressent de sauter à la rescousse d'un de leurs semblables princes du show-biz et du grand cirque médiatique de la Cour.

 

Moi aussi j'aime beaucoup Roman Polanski,

savez-vous, il est en bonne place sur mon CV, pas moins,

et tout ce que je lui souhaite c'est qu'il ne meure qu'après avoir retrouvé la paix intérieure, mais contrairement à ce que prône Passifou, jamais après avoir perdu son libre-arbitre,

alors bon, faut pas tout mélanger, ni faire le jeu de la monarchie bananière décervelée actuelle.

Il n'y a pas de présomption d'innocence dans ce cas précis où les faits sont avérés, et déjà jugés.

Non, vous avez raté un épisode Axel J, il n'y pas eu de jugement. Polanski a seulement fait de la détention provisoire après avoir reconnu avoir eu un rapport sexuel sur mineur. Puis s'est soustrait à la justice américaine à la faveur d'une mise en liberté obtenue sous caution.

Merci Revizor pour la précision et pardon pour la confusion de ma version inexacte.

ce n'est rien mais je crois que nous parlons de choses graves ici et il convient d'être aussi précis que possible.

Oui, soyons précis et ajoutons donc le deuxième volet qui est en fait plus important que le volet pédophile:

Le problème dans cette histoire, c'est surtout le deux poids, deux mesures: une célébrité se trouve aussitôt soutenue dans un processus pervers d'échapper à la justice

(donc échapper à une éventuelle décision de non-lieu par exemple).

 

Même Michael Jackson s'asseoit entre deux flics, les menottes aux poignets,

et il est bel et bien finalement innocenté par un jugement ultérieur.

Pour quoi Polanski, lui, serait au-dessus de la loi?

Le fait est qu'il y a toujours eu une tolérance en Europe vis-à-vis des penchants pédérastiques de nombreux artistes à condition que cette "confusion des sentiments" se manifeste sous d'autres climats. Flaubert se vante dans sa correspondance des exploits de son "vis" avec un jeune garçon lors d'un voyage en Egypte. Les ryads de Tanger ou de Marrakech abritent depuis longtemps les relations inavouables d'écrivains ou de grands couturiers avec des "pueri delicati". Et notre ministre de la Culture a lui-même avoué s'être abandonné dans les bras de jeunes asiatiques. Cette hypocrisie ne date pas d'hier.

Mon Cher Le Revizor,

On parle ici de Lois dans un périmètre précis qui s'appelle les USA, non ??

Et pas des us et coutumes d'autres contrées et d'autres temps.

Aux USA, c'est la Loi des USA qui s'applique, tant pour Michael Jackson que pour Polanski ou pour un prêtre pédophile.

Elargir le prisme, n'évite pas la Loi du Pays considéré qui est Souverain ainsi que ses partenaires en matière de protocole extraditionnels, à savoir la Suisse.

@ +O-NE

Vous êtes bien légaliste, sur cette affaire là, Vertubleu.

Moi il y a des justices que je ne reconnais pas. La justice chinoise, par exemple; Ou la justice dite islamiste, telle qu'elle se pratique désormais en maint pays sur différents continents (pour le plus grand malheur des femmes et jeunes filles entre autres).

A la bonne heure Fantie B.

Que Polanski reverse dès lors la totalité de ses royalties sur oeuvre à la société Américaine, s'il en refuse les Lois ou de s'y soumettre.

Idem pour la Chine.

Mais il ne le fera pas, et c'est bien là que la bât blesse.

Si tu touche de l'argent d'un collectif tu te dois de te soumettre à ses Lois, autrement tu bosses ailleurs, mais tu ne diffuses pas là bas.

Jackson était très clair là dessus, en plus de sa couleur de peau.

@ +O-NE

Mais Axel, contrairement à votre raisonnement, j'estime que le fait que la personne soit connue, aimée ou détestée, mais en vue, change tout. Car son oeuvre nous parle à nous public, et témoigne de son moi profond si nous prenons la peine de décrypter.

Luciole,

"son œuvre nous parle à nous public, et témoigne de son moi profond" Certainement. Il y a quelque chose de l'ordre de la simplicité, de la naïveté, de la "pureté"(revendiquée) dans l'œuvre de Polanski: des caractères de l'enfance! Mon hypothèse est que Polanski, comme M Jackson, sont restés des enfants en raison d'une jeunesse volée, cassée par la guerre. Il n'est sans doute pas un grand pervers mais plutôt une sorte d'enfant attardé, confondant enfance et adulte, y compris dans son interprétation des désirs des enfants, de leurs demandes affectives, d'où ses comportements dans ses relations sexuelles. Confusion. Un peu comme vous qui confondez enfant et adulte.

Tout à fait d'accord avec vous, PVPP.

Il faut veiller attentivement à ne pas se laisser dicter leur loi par les moralistes qui ont facilement la bave aux lèvres, et l'oeil injecté de sang.

Je m'associe à votre salut envers toutes les victimes d'injustice, des libérés d'Outrau à Colonna l'emprisonné coupable avant d'être jugé.

Liberté, liberté, pour tous ceux que la justice inique broie.

O justice! Que de vilenies, on commet en ton nom.

Merci, merci PVPP, de défendre comme vous savez si bien le faire l'équilibre du droit, et du devoir, l'innocence bafouée et violée par les nervis des tribunaux vendus à Sarkozy, ou à la bien pensance, quand ce n'est pas l'église de scientologie!

Bien à vous.

PS: Accessoirement, si on castrait les pédophiles, on éviterait la récidive.

Et si cela marchait bien, on pourrait traiter aussi les violeurs en général qui font un nombre conséquent de locataires de nos prisons, surpeuplées, comme chacun sait.

Et du coup, on libérerait plein de place pour les autres, qui s'ennuient en préventive, dans des maisons d'arrêt invivables, où il fait bon se suicider.

Suicides si nombreux, qu'il faudrait d'ailleurs s'interroger sur la nature d'un certain nombre d'entre eux.

D'ici à ce que des matons se mettent à exécuter leurs fantasmes...

Il faut creuser la question mieux que ne l'a fait une potiche, jolie maman, c'est vrai, comme notre Rachida nationale.

Oui, on a toujours raison de discuter autour d'un problème de société tel que se pose le cas Polanski.

Polanski, 76 ans, viagra ou pas viagra, au fait?

Parce que notre cher Yves Montand, n'est ce pas, était encore plus vert que vous, cher pépère. Il l'a prouvé.

Et ses partenaires à l'ami Polanski, toujours au collège?

"PS: Accessoirement, si on castrait les pédophiles, on éviterait la récidive. Et si cela marchait bien, on pourrait traiter aussi les violeurs en général(...)"

Malheureusement, la perversion humaine sait mettre en échec les solutions simplistes.

 

Mais ces discussions sont instructives, elles mettent en lumière deux conceptions de la justice : -L'une, simple et consensuelle : la vengeance de la société, censée éventuellement ramener le coupable dans le droit chemin ;

Comme c'est un échec dans le cas des crimes sexuel, reste la vengeance tout court.

 

-J'ai une autre conception de la limite, de son application par la société, et de l'éducation à celle-ci. Bien plus complexe, nécessitant de renoncer à juger avant de comprendre ce qui est en jeu, nécéssitant des moyens d'accompagnement de la parole des personnnes impliquées , et d'accompagnement social.

Qu'on pense tout simplement aux violences conjugales ou familiales. Que résout la prison, que change la prison, véritablement ? (à part mettre à l'abri les victimes pour un temps - et simplement de cette personne violente ).

 

 

Cher Fantie,

Votre position objective m'insupporte absolument, et j'ai l'esprit relativement large.

J'arrête ici,

Bien à vous.

 

Je ne promeus pas la pédophilie, pas plus hier qu'aujourd'hui ou demain.

 

ajout :

Pédophilie l'ultime tabou, un débat sur France Culture commence maintenant (18h20-19h)

Toutes les victimes disent le bien qu'elles ont ressenti à l'énoncé d'un jugement qui reconnait le statut de victime qui a été le leur. Et ce indépendamment d'une peine éventuelle appliquée à l'auteur.Tous les professionnels de l'enfance, à commencer par les psy le disent.

Sans "passage" de la justice, pas de page tournée.

Je suis proche de ces secteurs, M. Philips, et je vous assure que'il n'y a pas unanimité, que c'est plus complexe, que la justice quand elle passe (rarement !) ne suffit hélas pas, et que cette attente se révèle parfois destructrice pour la victime.

De plsu la justice est en elle mêm uen machine inhumaine et broyeuse;
J eme spouviens d'un travail de recherche autour de l'inceste, qui montrait combien l'accompagnement était nécessaire, mais morcelé et parfois inadapté.

Chaque cas (de tramatisme) est particulier;
(voir les notions autour de la résilience).

 

Oui, bien sûr. Surtout quand la justice décide d'une relaxe!

Que l'on coupe les violeurs.

Que l'on coupe la main des voleurs.

Que l'on coupe la tête des assassins.

Que l'on coupe la parole de nos contradicteurs.

Coupons... Coupons... Coupons...

PVPP,

Comment passez vous de couper des morceaux de personne, à couper la parole?

Il y a un bond extraordinaire qui reviendrait alors de rien, à nulle part, dans votre raisonnement.

Mieux eût été "que l'on coupe la langue à nos contradicteurs".

Vous voyez, là, on est cohérent. Mon pauvre.

 

Parce que la parole est plus importante que la langue, P

Parce que ce sont souvent les mêmes qui coupent les paroles et qui coupent des morceaux de personnes, comme vous dites.

Mon pauvre... Il n'y aucun bond.

@ Le Père Vert Pépère.

Lisez le livre "Outreau l'affaire oubliée" aux éditions Tatami, apparemment un enfant vraiment "massacré" par un couple de médecin d'Outreau a été carrément oublié dans ce tourbillon judiciaire sur médiatisé, qui effectivement fut un fiasco de la Justice dans les grandes largeurs.

Voilà encore une fois une victime qui s'est retrouvée bien seule, après le départ des caméras, et son chèque de 20 000 € de dédommagement en poche pour les 3 années de violences et de tortures sexuelles accomplies, alors qu'il était mineur, par ce couple de médecins complètement "malades".

@ +O-NE

d'autant que ce même enfant aurait été entraperçu dans l'escalier principal de la tour n°2 avec une ceinture d'explosifs autour de la taille 45 minutes à peine avant le crash suivi de l'explosion ("WTC l'affaire oubliée" aux éditions Futon) !

Vous avez oublié : aperçu par Claude Sarraute, chez revizor.

 

De la discussion sur France Culture , qui pose la question de la "panique morale", je retiens quelques questions :

-de quoi parle-t-on quand on parle de pédophilie ?Tous lesregards, gestes, actes se valent-ils en la matière ?

-la pédophilie est-elle un crime sans rémission possible ?

 

Et puis quelques réflexions en vrac :

-- le changement c'est que la question du consentement de l'enfant, posée au cours des deux siècles précédents, a cessé d'être posée.

- En psychanalyse, pas de consentement de l'enfant recevable, car dans le face à face adulte/enfant, le second est toujours sous l'emprise du 1er.

-relativité de la question du consentement, c'est relatif : en Espagne, enfant c'est jusqu'à 13 ans.

-Certains traumatismes sexuels ne parviennent à la conscience que bien longtemps après les faits.

-La pédophilie est un crime sans prescription aux USA.

- Le compassionnel peut paralyser la pensée, il amène à vouloir "faire justice" immédiatement.

-Dans une logique ultra libérale, il n'y a plus d'arguments pour la limitation des comportements. D'où la panique morale. Pas possible dans la conception de l'homme (anthropologie) libérale de poser une limite réfléchie à ce genre d'actes, d'où l'explosion de l'émotionnel et la tentation du lynchage. Même jusqu'à inscrire celui-ci dans la loi (comme au Far West NDT ?)

- Dans la pensée des drois de l'enfant (anglo saxon) on a perdu la notion de l'enfance, y compris pour le protéger contre lui-même.

 

 

 

Vous êtes pas marrant les deux là, l'ami Revizor et l'amie Fantie B. vous vous moquez de moi, c'est pas Cool ça.

Mon idole Michael Jackson a été devant le Tribunal, avec dignité et honneur.

Que l'autre en fasse autant, je ne vois pas pourquoi il y aurait deux poids deux mesures dans ce genre de cas.

Qu'il soit un Homme enfin et qu'il y aille, et il en sortira plus vite.

C'est facile de sodomiser une fillette de 13 ans, et de se pavaner à 76 ans à Cannes en faisant défiler des troupeaux de mineures dans sa suite d'hôtel, mais pour avoir le Courage d'aller devant un Juge c'est une autre affaire.

Jackon était un vrai Boss.

Polanski est un Lâche, enfin jusqu'à maintenant.

@ +O-NE

Des troupeaux... Vertubleu...

Quand on vous dit que vous ne prêtez guère attention aux victimes...

Oh que si Alain, car en l'occurrence cela n'est pas devant moi qu'elles sont passées, mais dans la suite du Polanski, enfin selon les propres termes de Dame Sarraute, qu'est ma copine et que j'aime beaucoup.

@ +O-NE

Alors on ne dit pas troupeaux quand on parle d'êtres humains, Vertubleu...

Dans nos sociétés d'hypertolérance décrites par Baudrillard, où la pornographie a libre cours, il semble que l'enfance reste le tabou ultime. Enfin je veux parler de la sexualité des enfants, parce que le travail des enfants, la ménagère de 50 ans elle s'en cogne pas mal lorsqu'elle va faire ses courses au prisu !

Henry-Claude Cousseau, ancien directeur du capc de Bordeaux est bien placé pour le savoir, pour avoir été mis en examen pour «diffusion de message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter atteinte à la dignité humaine pouvant être vu par un mineur», ou encore de «diffusion de l’image ou de la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique» à la suite de l'exposition "Présumés innocents".

Voir ici.

Un autre tabou, Revizor, concernant la sexualité enfantine : le plaisir, totalement nié par tous, alors qu'il peut exister, c'est là toute la difficulté des jeunes abusés(ées) par l'un de leurs parents par exemple, ils sont anéantis intérieurement à cause de ça en plus du rapport de force jamais égal.

Luciole,

Qui nie le plaisir de l'enfant? Tout le monde sait aujourd'hui que le tout petit sait très bien se masturber et se donner du plaisir.

L'anéantissement vient de ce que le viol, et encore plus l'inceste, introduit une rupture dans la construction psychique de l'enfant qui n'arrive plus à se situer sur le plan générationnel. S'y ajoute un sentiment de culpabilité car il peut arriver que ces relations traumatisantes s'accompagnent aussi parfois de "satisfactions" (physiques ou plus souvent psychiques: sentiment d'être reconnu comme une personne si l'abuseur est tendre). Et aussi un terrible sentiment d'avoir été sali, d'où mésestime de soi et souvent prostitution par la suite. Informez-vous que diable!

En fait, chère Luciole, un enfant qui a des relations sexuelles avec ses parents, peut donc avoir du plaisir à la relation sexuelle, ce qui va le perturber?

Il a des difficultés à régler le problème de cette relation incestueuse, parce que non content d'être dominé par ascendance, en plus il est ou elle est dominée par ses sens qu l'affolent assez pour en perdre la tête?

Vous réalisez vos propos?

Vous réalisez l'extraordinaire black out que vous faites sur ce qui est du ressort de la psychologie, et du comportement de l'adute par rapport à son descendant.

Bien entendu, vous réalisez à quel point vous niez, vous même cette relation, et sa légitimité sur l'essentiel que vous passez sous silence, à savoir la capcité de rencontre entre deux êtres, par l'impossible partage de leur point de vue sur la relation.

Vous faites l'apologie entre le maître et l'esclave, l'esclave n'ayant qu'à se débrouiller, de la jouissance du maître.

Chère amie, sur ce plan, vous éveillez à cet instant, précis, 12.35, 03.10.09, mon intérêt et ma compassion. Je n'avais pas réalisé la dimension que vous donnez à toute cette affaire.

Toutes mes autres interventions à votre égard se vident tout à coup, de la plus grande partie de leur contenu.

Pas sur le général, mais sur votre particulier.

Bien à vous.

.

Tiens, merci à Bertrand buchs pour son excellent billet,

http://www.mediapart.fr/club/blog/bertrandbuchs/300909/un-peu-fort-de-cafe

et à verovero pour le lien

http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/09/29/Quelques-mots-sur-l-affaire-Polanski

Pour moi, c'est une conclusion intéressante, pour d'autres, c'est apparemment l'ordre moral en marche.

On n'est pas de la même bande de pédophiles.

"On n'est pas de la même bande de pédophiles"

ce qui veut dire ?

Le monde en noir ou blanc...

C'est exactement cela PVPP,

Il n'est pas difficile de manquer singulièrement de nuance sur certains sujets.

Le premier: l'exploitation sous toutes ses formes.

Y compris sexuelle, y compris de la faiblesse, y compris de l'enfance.

Noir, ou blanc.

C'est la vie. Ou la mort.Mais on ne dit pas pour qui.

Celui qui jouit, celui ou celle qui voit disparaître quelque chose de lui-même qui n'est pas près de revenir normalement.

On ne joue pas.

En tous cas à certains jeux avec les gosses. Des jeux où il n'y a que le grand connard qui rigole.

PS: Et pas une remarque au sujet du blog de Maître Eolas?

http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/09/29/Quelques-mots-sur-l-affaire-Polanski

Tiens donc, trop noir ou blanc, lui aussi.

Oh ça je me doute que la vie est facile pour vous. Jamais de doute... Une vérité gravée dans le marbre... Les gentils et les méchants...Les pédophiles et les pas pédophiles...

C'est quoi ton problème, le revizor?

Tu te trouves pas bien dans ta bande?

Moi, ça va.

C'est bien ce que je pensais. Dès lors qu'on n'est pas partisan de la castration avec ou sans douleur des pédophiles, on est un pédophile soi-même, c'est ça ?! Vous n'avez visiblement la maîtrise ni de vos paroles, ni de vos actes.

Faites gaffe, le revizor, de ne pas trop penser, penser c'est se libérer.

Et libre, il faut assumer.

 

Et que n'assumez-vous pas ?

Mais j'assume, le revizor.

Vous avez le pouvoir d'être ce que vous voulez être, du moins de le tenter.

Dans votre cas de promouvoir la pédophilie, disons par exemple, avec PVPP, et Fantie...

J'ai le pouvoir de tenter de vous porter la contradiction, et même le devoir, selon ma conception.

Nous sommes libres, l'un et l'autre.

J'assume mes idées.

Diaboliser les miennes, n'est pas assumer ses propres idées.

Vous prenez ce qu'il faut de ce que je dis, et vous assumez, vous ne prenez pas et vous assumez autrement.

Je le répète autrement, nous sommes tous des voleurs, des assassins, des tricheurs, qui nous ignorons, c'est le privilège de l'espèce humaine d'avoir en soi le meilleur, et ici le pire.

Donc nous sommes tous des pédophiles en puissance, Polanski a sauté le pas.

On le soutient, ou pas.

Chacun sa bande pédophile.

Et moi, je préfère la mienne.

Assumez donc la vôtre.

Merci.

 

Ce qui est sympa avec passifou, c'est les efforts qu'il fait pour démontrer par l'exemple ce qu'on essaie de dire...

Tu es dans mon camp, ou pas...

 

Et paf, uen étiquette de plus.

me voilà (pour Passifou) pro-pédophile.

Quand je pense que ce qui m'avait plu chez Ségolène Royal (alors inconnue, secrétaire d'Etat à l'éducation, je crois) c'était son combat contre les bizutages...

Tant pis, ce qui compte, ce n'est pas de se faire comprendre (ça ne dépend pas de nous, ou pas que de nous), mais de le tenter.

Je reste partisane du dialogue.

 

Non, cher Fantie, vous n'êtes pas pour moi, ici, ni personne d'autre à ce jour, une pro-pédophile.

Mais vous faites tout comme. Et les copains aussi.

On peut faire des âneries sans être un âne.

Regardez moi.

(Oups, du moins j'espère.)

O grand PVPP,

Merci de ton approbation bienveillante.

Je me sens comme le champignon dans la champignonière, ou le pou dans une bonne tignasse...

Le bonheur.

 

Le vécu de Roman Polanski, l'ancienneté des faits et le retrait de la plainte peuvent être considérés comme des circonstances atténuantes. Mais faire valoir des circonstances atténuantes, c'est le travail de la défense, en aucun cas celui d'un ministre quel qu'il soit. Y-a-t-il eu viol ou pas? c'est à la justice d'établir la vérité. Justice signifie: ni protection, ni vindict populaire mais examen des éléments à charge et à décharge. Cela implique que l'on accepte de s'y soumettre, comme tout citoyen.

"Justice signifie: ni protection, ni vindict populaire"

Voilà bien le problème, et ce qui peut être entre autres discuté.

Ce n'est que dans de rares pays et pour de rares cas que la justice s'approche de cet idéal.

La justice, Fantie, c'est un peu comme la démocratie: le pire des système à l'exception de tous les autres.

La justice américaine est dure, c'est un peu ce qui nous déroute. Mais reconnaissons qu'elle n'a pas vraîment de leçons à aller chercher au pays du procès Clearstream.

Pas de quoi être choqué d'avis de politiciens sur la question, ils ont bien le droit de dire leur façon de voir. C'est encore de l'émotionnel, un scandale suit l'autre, mais de toute façon, ils n'auront pas voix au chapitre si la justice reprend son cours. Je trouve encore heureux qu'on puisse tous s'exprimer verbalement, donner un avis et son contraire, que ce soit en France, en Pologne, en Suisse ou aux Etats-Unis, chacun en prend et en laisse, pour ça comme pour d'autres événements !

Oulah !!! Attention tout de même,

Je ne suis pas d'accord avec le Revizor, Kairos, Fantie B, Ben et le Père Vert, mais je ne les considère pas comme étant des pédophiles quand même, et loin de moi cette idée c'est clair.

Je dis simplement que la Loi des USA doit s'appliquer pour tous ou alors pour personne.

Et que si ces Lois des USA ne semblent pas bonnes, on en refuse dès lors l'argent du revenu de ses oeuvres artistiques.

Et de surcroît si on est pas un lâche on reste là bas, on milite et on concourre à les faire changer ces Lois, comme il est courant de le pratiquer.

Et après on saute bien qui on veut ou on veut et comme on veut.

Voilà, et Peace & Love à Tous.

Et Polanski devant ses Juges comme il se doit (comme pour mon idole Jackson).

@ +O-NE

Tout à fait d'accord avec ce billet dont il faut remercier l'auteur.

Lire aussi sur le sujet l'article de Me Eolas sur son blog.

Merci Sylvain Manach, pour le lien, intéressant.

 

Dommage que la fin du billet de Me Eolas soit hors sujet. Inutile, ce couplet sur les puissants.

Aux USA, si on a de l'argent, la justice se conduit totalement différemment. Si on n'en a pas, les enquête ne sont menées qu'à charge.

Sauf peut-être en matière sexuelle ? Alors il y aurait vraiment une "panique morale" de nos sociétés, dont la focalisation sur le crime de pédophilie serait le symptôme.

 

Une question que je me pose, et qui est peut-etre un peu naive et hors sujet : et si un garçon de 14 ou 15 ans à des rapports sexuels avec une jeune fille du meme age, alors qu'ils "sortent" ensemble, est ce que c'est puni par la loi? Est ce que l'on peut parler de viol?

Ce n'est pas puni, et ce n'est pas un mal si les deux enfants sont consentants.

 

La pédophilie n'est pas un crime pour des raisons morales.

C'est un crime parce qu'il y a destruction d'une personalité. Il y a d'un côté un enfant, qui ne sait pas ce qu'il fait et qui se retrouvera embarqué dans un processus psychologique dévastateur, qui ruinera de nombreuses années de sa vie

(et c'est encore plus dévastateur s'il se croit consentant que s'il est agressé),

et de l'autre côté un adulte qui, de son ascendant et de sa position de pouvoir, est responsable de ce qui se passe et est censé par sa position dominante, protéger cet enfant (de ses propres pulsions comme des siennes) et non l'agresser.

O.K. Merci

Ben dis donc, à lire certains commentaires, écrits en 2009, on comprend mieux pourquoi depuis des siècles les abus sexuels à l'encontre d'enfants ont été "couverts" par les sociétés.

C'est édifiant !

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L’affaire Polanski n’est qu’une banale affaire moeurs, tout comme l’affaire du collier n’était qu’une banale affaire d’escroquerie. Un homme d’âge mur se laisse aller avec une adolescente à peine pubère, échappe pour un temps à la justice puis se fait prendre après une longue cavale. Si l’individu en question n’avait pas été riche et célèbre, les journaux en aurait parlé. Il se trouve que c’est un cinéaste. Il se trouve surtout que la "profession" s’est mobilisée pour le défendre, et cela révèle, derrière le fait divers, un véritable problème de société.
D’abord regardons les faits. En 1977, Roman Polanski a invité chez lui Samantha Gailey, devenue depuis Samantha Geimer et âgée alors de 13 ans pour une séance de photographie. Il lui a fait boire du champagne et avalé du quaaludes, un sédatif aux effets à la fois euphorisants et aphrodisiaques. Il l’aurait ensuite violée, par les deux orifices. La version de Roman Polanski est, on s’en doute, légèrement différente, mais il ne nie pas les relations sexuelles. Dans tous les pays civilisés cela constitue un viol, et même un viol aggravé car la victime avait moins de quinze ans.
L’argument de la prescription ne tient pas en droit américain, pas plus qu’en droit français d’ailleurs. Roman Polanski a en effet plaidé coupable en 1977 en l’échange de la requalification du chef d’inculpation de viol en "relation sexuelle illicite avec un mineur". La mère de la victime avait accepté pour éviter à sa fille de devoir témoigner devant une cour. En droit Roman Polanski a donc déjà été jugé et reconnu coupable. Tout ce qu’il restait à faire c’était décider quelle peine il aurait à accomplir. On peut, bien sûr, trouver la procédure expéditive, mais rien n’obligeait Roman Polanski à l’accepter.
Certain ont fait remarquer que la victime n’était pas une oie blanche et que sa mère n’était pas un monument de responsabilité. C’est possible, mais outre le fait que cet argument ressemble au "elle m’a provoqué" de tous les cogneurs et violeurs de la planète, il est sans portée juridique. C’est au contraire le rôle de la loi de protéger ceux qui ne peuvent ou ne savent se défendre.
L’atmosphère quelque peu libérée qui régnait alors en matière de moeurs n’est pas non plus une excuse. Les artisans de la libération sexuelle ont toujours, et dés cette époque, exclu les pédophiles de leurs rangs et la NAMBLA – une organisation qui visait à légaliser la pédophilie homosexuelle – était persona non grata dans les manifestations homosexuelles. Roman Polanski, qui n’était plus un jeune homme, savait très bien que ce qu’il faisait était répréhensible, même dans le monde des hippies.
Le pardon de la victime, acheté, semble-t-il, à prix d’or, n’a par ailleurs, pas grande importance d’un point de vue juridique. On peut comprendre que Samantha Geimer ne souhaite pas se retrouver sous les feux de l’actualité, c’est d’ailleurs ce qui a poussé sa mère a accepter l’arrangement. Le problème c’est que ce n’est pas elle qui a engagé des poursuites, mais l’état de Californie. Nous ne sommes plus au temps des royaumes barbares où on pouvait échapper aux conséquences de ses actes en payant le "prix du sang". Ce sont désormais les pouvoir publics qui sont responsables, en Amérique comme en France, de l’administration de la justice, laquelle n’a rien à voir avec la vengeance.

En droit, donc, l’arrestation de Roman Polanski est pleinement justifiée. Il doit désormais être extradé et condamné – il s’est déjà reconnu coupable rappelez-vous. Sa seule chance d’échapper à sa peine est de plaider le vice de procédure. Il aura également à répondre de sa longue cavale, laquelle constitue en elle-même une infraction.
Ce qui est vraiment important dans cette affaire, ce n’est pas que Roman Polanski soit coupable – il l’est sans l’ombre d’un doute – mais que l’intelligentsia s’acharne à le défendre. Les arguments qu’avancent Bernard Kouchner, Frédéric Mitterand ou Bernard Henri Levy n’ont que peu d’intérêt. Ils n’ont aucune validité juridique mais cela n’a aucune importance car il ne servent qu’à donner un semblant de justification à ce qui n’est, au fond, qu’une mobilisation corporatiste.

Quand on écoute le ministre de la Culture ou le porte-parole de l’UMP, on a l’impression que pour eux il est moins grave de violer une adolescente de 13 ans que de télécharger des films illégalement. Ce n’est pas entièrement vrai. Leur véritable message, c’est qu’il est moins grave pour l’un d’entre eux de violer une adolescente de 13 ans que pour l’un d’entre nous de télécharger des films illégalement.

Qu’une grande part du monde intellectuel, de droite comme de gauche, les suive dans ce qu’il faut bien appeler une infamie, en dit long sur l’état d’esprit qui s’est développé chez certaines de nos "élites". Ce qu’elles disent, parfois explicitement, en soutenant Roman Polanski, c’est qu’on peut commettre n’importe quel crime – et nous ne parlons pas là d’un excès de vitesse ou d’un joint fumé entre deux petits fours – en toute impunité, pourvu que l’on soit un artiste.
Cette prétention n’est pas nouvelle. La noblesse d’ancien régime l’avait. C’est ainsi, par exemple que la comtesse Elizabeth Bathory a pu tuer et torturer des centaines de jeunes femmes sans recevoir d’autres châtiment qu’une assignation à domicile, il est vrai assez stricte, tandis que ses servantes, apparemment aussi coupables qu’elles étaient brûlées vives.
C’est le même message que nous adresse les défenseurs de Polanski : la revendication d’une justice de classe, voire même de caste, établie à leur seul avantage, et partant l’effacement de ce principe d’égalité devant la loi qui est sans doute la plus grande conquête des Lumières.
Cette bruyante revendication d’une égalité supérieure aux autres ne peut évidement que faire le jeux de l’extrême droite. Si Daniel Cohn Bendit n’avait pas osé troubler le concert des protestations germanopratines, Le Pen se serait arrogé le monopole de la décence dans cette affaire, et ce d’autant plus facilement qu’on a du mal à lui donner tort lorsqu’il réclame la démission d’un ministre qui fait passer la solidarité de caste avant l’intérêt national, la justice et le simple bon sens.
Quant au silence de cette gauche qui reste envers et contre tout mon camps, il est assourdissant, à croire que même chez les trotskistes le seul rouge qui compte, c’est celui des tapis.
Spengler faisait autrefois remarquer que civilisations en déclin se reconnaissait au fossé grandissant qui s’y creusait entre l’élite et le reste de la population. Sans aller jusque là – les menaces qui pèsent sur notre monde sont d’une toute autre nature – force est de reconnaître que cette sécession des élites, ce reniement collectif de l’idéal républicain d’égalité et de responsabilité, marque une rupture dans notre démocratie. Cette rupture n’est ni de gauche ni de droite. Elle n’a rien à voire avec le capitalisme ou le libéralisme. Cela ne rend pas moins cette trahison des élites, comme l’appelait le regretté Cristopher Lasch moins détestable et moins dangereuse.

@ +O-NE

excellent resume de la situation.

Oui, à rendre à son véritable auteur, découvert grâce à Nefertari !

http://www.damienperrotin.com/

Qui sont les "mêmes" Peneloppe et qui vous remercie ainsi que Nefertari pour votre perspicacité et sagacité bienfaisantes comme d'habitude chez vous.

Au fait, les deux "porteuses d'eau" auriez-vous un avis sur le sujet central de ce billet, oui ou non ??

On peut parler tissus et tricot si vous le voulez aussi, mais bon c'est pas très Cool pour Feredor je crois.

Allez reprennez vous vite les filles. Merci.

@ +O-NE

Merci Nefertari et Peneloppe, j'avais trouvé que Vertubleu avait un style bien étonnant. Alors il fait partie de ceux qui s'attribuent sans guillemets les paroles d'autrui ?

Il y aurait beaucoup à dire sur cette analyse (fausse) des mouvements de libération des moeurs. (écouter par ex. l'émission de France Culture d'hier que j'ai citée quelque part, bien plus honnête sur le contexte).

Ne détourne pas le cours de ce billet avec uniquement de la diversion STP Fantie B, c'est trop facile, et tu peux être d'un niveau légerement supérieur.

Pour l'explication de mes pseudos sur la toile suivant les sites je t'invite à lire le billet de Passifou sur le même sujet de Polanski.

@ +E-ON

Merci, cher Vertubleu, j'aurais aimé le dire comme vous.

Tout y est, y compris la réponse à certain nombre d'arguments aberrants lus plus haut (l'assimilation justice/vengeance, par exemple).

Et vous avez entièrement raison en disant " Quand on écoute le ministre de la Culture ou le porte-parole de l’UMP, on a l’impression que pour eux il est moins grave de violer une adolescente de 13 ans que de télécharger des films illégalement. Ce n’est pas entièrement vrai. Leur véritable message, c’est qu’il est moins grave pour l’un d’entre eux de violer une adolescente de 13 ans que pour l’un d’entre nous de télécharger des films illégalement." ; C'est exactement ça, et c'est plus que désolant quand ce genre d'argument émane de personnes qui se disent, se croient ou sont reconnues comme de gauche !

Fichtre des amalgames scabreux ! Je me garderai bien comme vous le faites, Cher Vertubleu, de considérer validé, bon à mettre sur la place publique car "de la bouche de grands personnages" : d'une part, minimiser (30 ans après les faits) un abus sexuel à l'encontre d'une jeune fille de 13 ans par un quadragénaire. D'autre part, saquer férocement tout téléchargement sans autorisation sur le Net. Vous donnez une importance à ces sbires qu'ils n'ont pas en réalité, on n'est pas tenu de leur accorder le crédit qu'une certaine presse leur alloue ! A vous lire, il y a toujours une alternative ou l'autre. Il faudrait donc se placer une bonne fois pour toutes dans un camp et n'en jamais bouger. Vous m'excuserez mais votre raisonnement me gêne aux entournures, plus que jamais mon libre arbitre me commande de me faire mon opinion au cas par cas.

Désolée, je descends dans l'arène avec ce lien, reçu ce matin, sur les écrits de Frédéric Mitterrand dans son livre "La mauvaise vie".

http://www.zinfos974.com/Quand-Frederic-Mitterrand-payait-pour-des-garcons_a10841.html

Je n'ai pas lu ce livre, et je ne connais pas ce site "d'infos". Mais l'article cite un Frédéric Mitterrand parlant de lui-même en quelques phrases absolument démolissantes (pour le lecteur) d'arrogance meurtrière. Meurtrière à l'égard des "jeunes garçons" dont il est question.

Qui a lu son livre ou bien l'a sous la main ?

J'ai envie d'aller y voir, malgré mon peu de goût pour cet homme, et le peu de temps que j'ai pour lire, uniquement pour bien m'assurer que :

1- l'extrait est véritable,

2-si c'est le cas, confirmer mon sentiment que l'offuscation de Mr Mitterrand n'a rien à voir avec l'art ni la justice, mais tout à voir au contraire avec une forme "d'esprit de famille", qui voudrait que tout soit permis à qui fait partie de votre monde et a les mêmes pratiques que vous.

Le monde est empli d'êtres dits sensés, et parés des plus grands honneurs, qui défendraient sans l'ombre d'un état d'âme, en étant profondément persuadés de leur justification quasi sanctifiable, leurs pratiques les plus basses, sous couvert de l'esthétique: "romantique", "de situation", "d'époque, ...".

... De l'habitude de l'horreur, érigée en élégance...

 

L'humain est complexe, et je suis frappée du fait que l'on semble oublier la capacité des êtres humains à être multiples, et pour certains, oui, à promener leur perversités ou cruautés diverses sous les rideaux opaques du génie, littéraire, scientifique, créatif...

 

Le principe de causalité est une réalité concrète de la vie que chacun semble oublier dès lors qu'il commence à le concerner. Je suis plutôt d'avis que tout un chacun devrait se réjouir pour lui-même lorsque l'occasion d'éclaircir sa propre vie apparait enfin, même contraint et forcé.

Dans ce sens, il ne me semble pas regrettable, mais en l'occurence, souhaitable, d'être rattrapé par son passé.

 

La "levée de boucliers" contre Mr Polanski n'aurait pas eu lieu si son histoire ordinaire et foutument banale à pleurer était arrivée à des inconnus.

Il n'y a pas de levée de boucliers contre lui, non, il y a une réaction, outrée, (dont je suis), à cette érection immédiate d'un comité de soutien à l'offuscation gargantuesque, à cette sommation d'un certain peuple artistique au reste du monde, de ne pas porter atteinte au droit divin d'exister en tous sens et en toute quiètude des "artistes".

 

Désolée: que ne fondent-ils un comité de soutien à TOUS les abuseurs abusés ? Il faudrait en faire l'inventaire, les répertorier, ramasser des sous pour les défendre, aller chercher ceux qui sont en prison, les en sortir, brandir des pancartes avec des noms, des injonctions criant au génie ordinaire ! Libérez Dutruc ! C'est un fabricant de cocottes en papier génialissime ! Libérez Machine ! C'est une liseuse d'histoires de première qualité !! Foutez la paix à Chmoutphf ! Il monte des albums de photos ex-tra-or-di-naires !!!

Non mais, de quoi parle-t'on ?

Quand ils soutiendront les hommes ordinaires dans le même genre d'affaires, on en reparlera.

Je déteste les phénomènes de cour. Nous nageons en plein dedans.

 

Je vous remercie de votre billet Mr Feredor. Avec le bémol suivant :

"L’homme a 76 ans, et son parcours prouve bien que cette erreur de jeunesse, pour gravissime qu’elle fut, était bien une erreur de jeunesse, puisqu’il n’y eut aucune récidive et que sa vie fut plus marquée par son talent de cinéaste que par ses frasques sexuelles."

Le parcours de la vie de cet homme, nous ne le connaissons pas. Nous connaissons de ce parcours sa face publique. Donc, "aucune récidive": nul n'en sait rien; quand à savoir ce qui a marqué le plus sa vie du cinéma ou de ses frasques sexuelles.... idem: nul n'en sait rien.

Et enfin, à 44 ans, on ne commet pas une erreur de jeunesse -(était-ce la première ?)- ... enfin, sauf à être un artiste forcément excusé par la fraicheur éternelle d'une créativité éxhubérante et nécessiteuse d'innocence éblouie...?

Cet extrait de la "mauvaise vie" est utilisé à contresens puisque Frédéric Mitterrand y exprime le dégoût qu'il éprouve pour lui-même. On est donc très loin d'une "arrogance meurtrière", sauf à trouver arrogant un homme pris de remords. J'ajoute qu'au vu du tollé que ne manqua pas de susciter, parmi les pères la vertu, ces "aveux", il lui fallut bien du courage pour écrire et publier ce livre.

 

Votre remarque ferait sens, mais vous gâchez tout avec cette insulte gratuite qui en dit long sur votre calme.

 

"Père la vertu", un terme qui implique qu'on serait dégoûtés par le commerce des enfants, et par leur exploitation sexuelle, pour des raisons morales?

Et même, pour des raisons de morale ringarde?

 

La morale n'entre pas en ligne de compte quand il s'agit juste de refuser le crime contre l'humanité, alors qu'il s'agit de refuser qu'on détruise des psychologies, des personalités.

Axel J. Je n'ai rien contre vous. Mon commentaire ne vous visait en aucun cas. Je ne me suis, pour ma part, même pas exprimé sur le bien-fondé des poursuites à l'encontre de Polanski. Ce qui n'empêche par certaines personnes de me classer parmi les sympathisants de la pédophilie. Il n'est visiblement pas possible d'avoir une discussion sereine sur cette affaire sur Mediapart, et les quelques personnes qui ont eu une approche un tant soit peu nuancée sur la question ont toutes été vertement rabrouées par ceux qui pratiquent l'amalgame et l'intimidation. C'est plutôt un constat d'échec pour ce média participatif.

Le Revizor, vous avez raison, c'est trop souvent qu'on se heurte notamment à l'amalgame et l'intimidation, et aussi à d'autres formes de mainmise ou sabotages de toute discussion.

Sachons nous mêmes, comme je le fais trop rarement hélas, garder notre calme sans se sentir toujours obligés d'avoir quelque-chose à dire sur "tout ce qui bouge".

Tenez bon,

nous ne sommes pas toujours d'accord et c'est très bien comme ça, mais votre absence pour le coup serait un échec, puisque vous osez ce mot un peu trop définitif à mon sens?

merci à vous.

"Je ne me suis, pour ma part, même pas exprimé sur le bien-fondé des poursuites à l'encontre de Polanski. Ce qui n'empêche par certaines personnes de me classer parmi les sympathisants de la pédophilie." Le Revizor.

Moi non plus je ne suis pas prononcé sur l'intérêt de faire reprendre cette affaire en justice.

La discussion n'est jamais arrivée jusque là !

 

@ Claire : je trouve ta position très nuancée et intéressante. Comme tu le dis, la question de la récidive est importante. (et là moi je n'ai aps de fait).

Et comme toi je suis énervée par le fait que des personnes mediatiques se solidarisent avec un autre mediatique, alors qu'ils ne le font pas pour des justiciables ordinaires (ou quand ils ne le font pas). Mas du coup, je ne m'intéresse pas à leur soutien, hélas habituel. D'ailleurs je n'écoute ni radio ni TV sur cette affaire. Ce qui me pose question à moi c'est l'effet produit dans le club de Mediapart, ou plus généralement dans l'opinion.

Quel bonheur, une personne normale, encore.

Chère C.Malbos, on va bientôt vous accuser de pratiquer l'amalgame et l'intimidation, mais votre point de vue est à l'opposé du déraisonnable.

Merci pour votre commentaire.

Asséner 50 ans de prison à un homme pour pareille faute m'apparaît dangereusement disproportionné. Je comprends qu'il ait fui. Et je comprends aussi qu'il refuse, à 76 ans maintenant, d'obtempérer. Encore plus pris au piège de l'extradition par la Suisse ! Normal que la profession s'indigne ! Tant mieux si Frédéric Mitterrand y ajoute son grain de sel ! Franchement, à lire quelques commentaires offusqués par cette affaire remontée des oubliettes, je me dis qu'on va bientôt voir revenir les exécutions en place publique, et avec une foule conséquente !

Sans parler de 50 ans de prison voire même d'execution capitale en place de grève, c'est du délire, personne n'arrive à m'expliquer pourquoi la Loi doit être différente selon que l'on est puissant ou faible.

@ +E-ON

Cher Vertubleu, la justice épinglera plutôt le récidiviste que la veuve et l'orphelin, le SDF ou le sans-papiers plutôt que le notable ou l'avocat politicard. Pour ma part, j'en prends mon parti. Polanski m'apparaît une cible de choix, nomade multicultures.... Richissime et impertinent de naturel, cinéaste réputé, mariée à une jeune beauté, étranger en exil, il a une faute tout à fait dans l'air du temps qui vient entacher sa vie privée. Des appuis faciles à destabiliser pour raison d'Etat, tout le monde a peur pour son matricule. Les conservateurs peuvent se délecter à bon compte sur le cas Polanski. Amis ou relations vont forcément être embarrassées car les législations entre les pays diffèrent, la France serait plus cool que les autres nationalités en présence. On constate que la diplomatie se prononce par pure forme, Madame Clinton elle-même flouée par son Bill pour un mobile apparenté, s'en remettant à "la justice". Les "pères la vertu", les offusqués, sont souvent un peu coincés de là où je pense. Ce sont aussi les plus durs politiquement.

Vous êtes impitoyable Luciole.

La Vertu est Une et Indivisible, malgré ses sept facettes.

@ +E-ON

-

Voici l'extrait du livre "Mauvaise vie"de Mitterant mentionné par Malbos.


"J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas".

 

Un pédophile chasse l'autre... à la différence que l'un préfère les garçons et l'autre les gamines, l'un est ministre et l'autre est en taule !

Quand j'ai lu ce livre j' ai été écoeurée. Etaler sa "mauvaise vie"sur la place publique m'a fait douter de sa "guérison". Pour moi, FM est encore un grave malade (ce qui n'est pas une excuse!).

On ne peut qu'approuver, Feredor, votre appréciation de la situation

Le 28 septembre le porte parole de l’UMP juge regrettable l’arrestation de Polanski et l’absence de prescription dans le droit américain.
Le 1 octobre le même demande une Loi pour la castration chimique des violeurs pour éviter qu’ils récidivent.
Bien sûr c’est F.Lefebvre, mais une caricature ne fait rien d’autre que grossir les traits.

Oui, c'est clair que les priorités de castes ne sont pas les mêmes pour tous...

Mais le volet "objets sexuels" est mentionné, aussi parce que Frédéric Mitterrand fut lui-même un violeur d'enfants, qui faisait du "tourisme sexuel" comme on dit aujourd'hui.

Il le confesse dans un livre, où il se repent, si j'ai bien compris

(je ne lirai jamais son livre, ça c'est sûr),

donc il est bien placé aussi pour comprendre que le pauvre Roman Polanski est très probablement repenti lui aussi, et que donc c'est très très méchant de lui gâcher ainsi sa remise de médailles cinématographiques...

Cher Axel, vous mentionnez ces personnages en vue qui estiment avoir "failli" en cédant aux coutumes locales lors de voyages. Car ce qui est répréhensible dans un pays l'est beaucoup moins dans un autre (lire Pierre Loti par exemple). Le vieux touriste sexuel européen ayant à demeure un ou une nubile à disposition d'office quand il débarque en Thaïlande n'est pas inquiété par les autorités lui, seule sa conscience peut l'amener à se reprendre s'il ressent un malaise existentiel. Mais ce qui me choque c'est bien le crime qu'on fait facilement d'un penchant, celui d'être attiré par la jeunesse, alors qu'il y a des degrés à considérer. Un enfant de 4 ou 8 ans n'est pas tout à fait un(e) ado "formé", avec des désirs, une envie de prendre du plaisir, etc. De même, la prostitution organisée a peu à voir avec des soirées arrosées entre amis et relations professionnelles où le flirt et les coucheries font partie de l'emploi du temps, en tous cas de manière tacite.

Luciole,

"Un enfant de 4 ou 8 ans n'est pas tout à fait un(e) ado "formé", avec des désirs, une envie de prendre du plaisir", Encore cette confusion de l'aspect du corps et du fonctionnement psychique! Une fois pour toutes, le désir, la demande à 13 ans n'est pas celle que l'on a à 15 ou 17 ans (et encore). Il y a des gamines de 17 ans qui sont encore des enfants dans leur tête et chez lesquelles une relation sexuelle "un peu"(!)imposée est un véritable viol. Le corps ne dit pas tout de la maturité.

-

oui, je l'avais évoqué sur mon blog, Sébastien Rome, mais pas aussi bien que vous l'avez fait : cf. Star System et droit d'asile 01/10/2009 11:54

Mettre le téléchargement et la pédophilie sur le même plan, même quand c'est pour la condamner, ne me parait pas très judicieux (j'emploie cette formulation pour rester très "light"). A trop vouloir démontrer, on tombe à côté de la plaque (pour rester poli).

C'est pas grave si vous n'avez rien compris, Père Vert, puisque la nuit, tous les chats sont gris. Comme c'est ce que vous préférez comme couleur, pour finir, vous vous comprenez, et c'est l'essentiel !

(A ne pas confondre avec l'expression consacrée c'est essentiel dans la nov langue cultureuse, hein !).

Peneloppe, pourquoi vous énerver ainsi?

Le viol d'un enfant reviens à l'amputer d'une personalité normale, car il formate (programme) sa sexualité de travers, et définitivement. C'est pourquoi il est assez logique que la société le considère comme un crime.

En l'occurrence, "l'enfant" a bien grandi, est arrivée adulte comme celui qui l'a abusée. Ces deux grandes personnes gagneraient, si les Etats le leur permettaient, à se rencontrer sous le feu des caméras. A s'expliquer, à se pardonner en public. Autrement plus grandiose à brandir à la face des populations qu'une chaise électrique ou un cachot !

Oui, effectivement, ils devraient se pardonner...

Elle n'était pas assez fraîche, peut-être, Samantha, pour avoir quelque chose à se faire pardonner?

Après, ils auront sûrement un tas de souvenirs à évoquer, elle, treize ans, dessous, et lui 44 ou 45, dessus.

A-t-elle vomi, à moment donné? Moi, je ne vais pas tarder.

Bravo et Total Respect à M Jean-Louis Débré !!! (et pourtant c'est un gars de droite, comme quoi).

Voir son interview vidéo sur Agoravox en Une ce jour.

LA MEME JUSTICE POUR TOUS QUE L'ON SOIT PUISSANT OU FAIBLE !!!

Ou bien pas de Justice du tout, et retour au Glaive.

@ +E-ON

Je suis ulcérée , terrifiée par les commentaires d'aucuns , assurément révélateurs de pseudos citoyens-penseurs-présumés être responsables . Heureusement notamment Mr Philips vient rétablir quelques vérités non discutables, merci à lui . A l'instar de Georges Fenech je suis assurée qu'il ne doit jamais être pris en considération que l'abus sexuel soit commis par une personne connue ou non ( au contraire , cela devrait être un argument aggravant , en ce que le silence des victimes peut être augmenté ... ) . Le droit français est en retard , je suis surprise qu'aucun d'entre vous n'ait relevé qu'en droit américain le fait que la victime de polanski ait reçu des dommages et intérêts impliqua qu'elle signe un accord impliquant qu'elle n'a plus de droit de suivre au pénal . Je suis plus étonnée ( quoique...) encore que cerains des commentateurs - commentatrices n'évoque jamais les consquences de l'abus sexuel sur un mineur ( la lecture de Boris Cyrulnik ne serait pas somptuaire à cet effet , si tant est que vous désertiez une paresse intellectuelle certaine , au bénéfice d'un confort de préservé ou de non appartenant à la communauté de l'humain . Nul élément , de quelque nature qu'il soit , ne peut exonérer polanski de l'acte qu'il commit . Ni lui , ni un autre , ni une autre . Certains abonnés de Mediapart seraient-ils soucieux de l'enfance comme un athée l'est de l'horaire de la messe ? Assurément . La lecture , notamment , des Echos du silence , de Sylvie GERMAIN, là encore ne serait pas somptuaire . Enfin , qu'il est à déplorer que l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur les enfants soit loin d'être acquise en france ! Mais à lire la majeure partie ds commentaires , c'est logique , tristement logique .

+ 1 Trilliard de Trillion de Super-Méga-Bonus à ce commentaire d'aquanaute.

@ +E-ON

Je suis ulcérée , terrifiée par les commentaires d'aucuns , assurément révélateurs de pseudos citoyens-penseurs-présumés être responsables . Heureusement notamment Mr Philips vient rétablir quelques vérités non discutables, merci à lui . A l'instar de Georges Fenech je suis assurée qu'il ne doit jamais être pris en considération que l'abus sexuel soit commis par une personne connue ou non ( au contraire , cela devrait être un argument aggravant , en ce que le silence des victimes peut être augmenté ... ) . Le droit français est en retard , je suis surprise qu'aucun d'entre vous n'ait relevé qu'en droit américain le fait que la victime de polanski ait reçu des dommages et intérêts impliqua qu'elle signe un accord impliquant qu'elle n'a plus de droit de suivre au pénal . Je suis plus étonnée ( quoique...) encore que cerains des commentateurs - commentatrices n'évoque jamais les consquences de l'abus sexuel sur un mineur ( la lecture de Boris Cyrulnik ne serait pas somptuaire à cet effet , si tant est que vous désertiez une paresse intellectuelle certaine , au bénéfice d'un confort de préservé ou de non appartenant à la communauté de l'humain . Nul élément , de quelque nature qu'il soit , ne peut exonérer polanski de l'acte qu'il commit . Ni lui , ni un autre , ni une autre . Certains abonnés de Mediapart seraient-ils soucieux de l'enfance comme un athée l'est de l'horaire de la messe ? Assurément . La lecture , notamment , des Echos du silence , de Sylvie GERMAIN, là encore ne serait pas somptuaire . Enfin , qu'il est à déplorer que l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur les enfants soit loin d'être acquise en france ! Mais à lire la majeure partie ds commentaires , c'est logique , tristement logique .

aquanaute,

Tout se passe un peu comme si certains abonnés "découvraient" qu'un enfant n'est pas un adulte. Comme s'ils découvraient que le désir à 13 ans n'est pas le désir à 17. Comme si la demande affective à 13 ans était la même qu'à 17.

Cela se comprend car très peu d'adultes se sont donnés la peine de s'informer, de lire. Ils pensent que ce qu'ils ressentent suffit. Ils n'ont jamais été un peu plus loin, ne se sont jamais posé la question de pourquoi la Loi permettait d'attendre 20 ans pour dénoncer son auteur, de pourquoi la loi dit qu'un viol est un crime, doit donc être jugé aux assises et non en simple correctionnelle.

Pour certains, cette découverte, ce doute dans leurs certitudes doit être un sacré choc. Certains ne peuvent accepter l'idée qu'ils ont fonctionné pendant des dizaines d'années avec des idées fausses. Ca, ça fait mal. D'où des réactions brutales!

Enfin, espérons qu'au bout, certains évolueront un peu, s'informeront.

 

Il y a aussi des adultes non obsédés sexuels qui ont pu observer des enfants de 13 et de 17 ans.

En ce qui me concerne je me contente de respecter la loi, en observant d'ailleurs que la majorité sexuelle varie de pays européen en pays européen (pour rester dans des comparables), ce qui montre bien qu'on n'est pas face à une science exacte, intangible, dont vous seriez l'improbable prophète.De plus la loi ne peut pas tout : on peut tomber sur des filles de 25 ans qu'il vaut mieux amener chez un psychologue que dans votre lit.

Par ailleurs vous avez écrit des dizaines de fois que nous devrions nous informer, mais vous ne donnez jamais d'indications bibliographiques. Avez-vous vraiment envie que nous nous informions, ou êtes-vous seulement là pour satisfaire je ne sais quel plaisir contrarié de procureur des choses du sexe ?

Béber, votre

«Et alors? Vous les empêchez comment d'avoir des relations sexuelles?»

quelques commentaires plus haut, montre que vous ne comprenez pas le propos de M Philips.

Il ne s'agit pas d'empêcher quoi que ce soit, ce serait fonctionner sur le mode moraliste imbécile auquel vous semblez être resté, comme dans une sorte de vieux combat dépassé.

 

Les enfants ont une sexualité, les adultes ont une sexualité, personne ne le nie,

le problème de la pédophilie est ailleurs: c'est un problème de pouvoir et de destruction, le pouvoir d'une personalité sur une autre personalité, et son action de destruction.

 

La sexualité est un des leviers connus et habituels de prise de pouvoir et de destruction par ces prédateurs.

Alors bien sûr, si vous ne comprenez pas la sexualité, notamment que la sexualité enfantine n'est pas du tout comme l'adulte, vous ne pourrez pas comprendre son rôle de simple vecteur (et non central) dans l'action destructrice d'un pédophile.

 

Ainsi moi personnellement, je crois que ceux qui prônent la castration chimique, eux non plus ne comprennent pas le problème, puisqu'ils ne voient pas que sans leur sexe, les malades mentaux dangereux utiliseront d'autres moyens pour détruire, parfois aussi sûrement, et resteront des menaces pour les autres et des êtres déséquilibrés en souffrance.

Cher Axel J,

Si vous ne comprenez pas la différence entre une fillette de 3 ans et une de 13 je crois que vous avez un souci. En tout cas le résultat judiciaire final ne sera pas le même. Et si vous croyez que toutes les victimes sont "détruites" c'est que vous n'avez qu'une connaissance virtuelle du problème.

Je n'ai pas d'opinion sur la castration chimique, a fortiori 32 ans après les faits.

Si vous croyez qu'une enfant de 13 ans, sous prétexte qu'elle est réglée et animée de pulsions bien légitimes, serait mature et maîtresse d'elle-même face à un adulte,

c'est vous, qui avez un problème, je crois...

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"Que la fête commence!" Bertrand Tavernier. La Régence. Carrosses et décadence. Sade et Charenton le Pont. Aristocrates et zélotes zélés des élites. Et des litres de champagne pour les uns, et caviar pour les mêmes. Et vote dur, vote mou, mais vote dans le trou.

A propos de Roman Polanski, je soutiens l'artiste sans aucunes réserves. Mais l'homme j'avoue me déçoit ou tout du moins je ne comprends pas. Comment ne peut-on pas faire face à ses responsabilités ? Fuir toutes ces années. Au lieu de refermer un sale épisode de sa vie et dissiper tous malentendus.Ca me laisse sans voix.

Ce qui m'interpelle encore ce sont trois choses :

- que cette affaire ne soit pas entériner depuis toutes ces années,

- le soutien de certains artistes ici. Mais comment peuvent-ils se regarder dans la glace ? Sincèrement, comment peut-on accepter le comportement de l'homme (je ne parle pas ici de l'artiste) face à la justice américaine ? Qu'est-ce que c'est que ces arguments falacieux ? Non mais un peu de rigueur intellectuelle chez certains ne leur ferait pas de mal. Y en a marre de cette ambivalence à tout va !

- la réaction officielle et publique de Monsieur Frédéric Mittérand, Ministre de Culture et de la Communication est absolument SCANDALEUSE Comment un gouvernement qui lutte contre la pédopornographie peut-il tolérer de tels propos ? Sérieusement qu'il exprime son point de vue de la sorte en off ou en privé ne me pose aucun problème mais là ça dépasse l'entendement

Depuis quelques mois je marche sur la tête et c'est pas prêt de s'arrêter

Bravo à Ted Stangler, le journaliste Américain francophone, qui vit en France, et qui s'est superbement exprimé chez Guillaume Durand dans son émission sur France 2 cette semaine "L'Objet du scandale" :

Il disait en gros que dans toutes les professions il y avait de la promotion canapé et dans le cinéma encore plus, mais que Polanski avait quand même poussé le bouchon un peu loin, eu égard à l'âge des jeunes filles, qu'il passe son temps à caster, et encore aujourd'hui, et bizarrement toujours seul et sans assistant à ses côtés.

Ca rejoint donc en quelque sorte le premier coup de gueule de madame Claude Sarraute au micro d'Europe n°1 (voir ci dessus)

Et je pense que nous en saurons un peu plus bientôt, car comme pour Berlusconi, une fois que les journalistes d'investigation auront fait leur boulot, les langues se délieront, une fois la peur de la notoriété du prédateur passée.

A suivre donc.

@ +E-ON

Parmi tous les signataires de la pétition de soutien à Roman Polanski, je note la présence de la psychanalyste Elisabeth Roudinesco, pourtant pas connue comme étant pro-pédophile :

 

http://www.sacd.fr/Tous-les-signataires-de-la-petition-All-signing-parties.1341.0.html

 

Bien sûr, rien à voir avec les hautes autorités que sont Passifou et Mphilips, mais quand même... peut-être que Polanski était un de ses patients ?

Expliquez-vous un peu, Beber,

A part tenter d'allumer deux abonnés, où est la démonstration?

Et surtout quelle est-elle?

Eclairez donc un demeuré, qui a besoin de points sur les I.

ICI le texte de la pétition qui n'évoque pas vraiment la nature des poursuites ("affaire de mœurs") mais uniquement les conditions de l'arrestation! Mais beber est coutumier du fait, il adore provoquer, à tout prix, partout, sur tous les terrains, c'est sa manière à lui de se dire qu'il est vivant.

Qu'est ce qui vous retient de signer la pétition alors ? Après tout vous êtes un des grands spécialistes de l'affaire.

Tiens au fait la majorité sexuelle est toujours fixée à 13 ans en Espagne ?

Ils n'ont pas quelqu'un d'équivalent à Mphilips ou Passifou pour les édifier ?

 

Je précise pour les amateurs que ça ne veut pas dire qu'on peut se précipiter sur n'importe quelle gamine espagnole de 13 ans sur le sol espagnol. La question du consentement et des circonstances est toute aussi importante que pour des majeurs qui voudraient entreprendre une relation avec une mineure française de plus de 15 ans.

Sage précaution oratoire, cher beber, je vous voyais bien en pédophile anxieux...

Sur le fond, je n'ai pas vu de réponse à ma précédente interrogation.

C'est fou, quand même cette manie de pourrir les fils par de petites phrases, de petits mots, finalement, les trolls ne suffisent pas, il nous faut aussi quelques rongeurs, pour faire des petits trous partout, ronger les fils, et couper le courant...Et la lumière.

C'est quoi votre interrogation ? Et je serais pédophile simplement parce que je releverais vos idioties ou celles de Mphilips ? C'est ça la pédophilie, pour vous ?

 

Non, pas pédophile, beber, mais anxieux, à coup sûr...

Quant à mes interrogations vous les ignorez superbement, préférant comme d'habitude asséner vos pseudos vérités.

C'est un peu exagéré quand même beber.

Et pourtant je ne suis pas un grand moraliste à la base.

Mais là c'est un peu exagéré.

Se rendre chez un Juge, pour assumer ses actes, c'est pas bien dur tout de même (Michael Jackson, mon idole, l'a bien fait lui).

@ +E-ON

Cher Vertubleu,

 

Forcément comme moi d'ailleurs vous n'avez pas tout lu. J'ai écrit que pour moi Polanski devait être extradé. Ca n'empêche pas de relever les idioties pseudo "pédiatriques" et autres défoulements gratuits rappelant la pseudo affaire Baudis ou l'affaire de Bruay en Artois (fantasmes sur les "notables"...)

Vous, beber,ce n'est pas dans le fantasme que vous travaillez, mais dans la désinformation et le détournement.

Aller chercher Bruay en Artois, c'est fort, et tout à fait hors de propos dans le contexte.

Procédé scélérat, comme à l'habitude.

Au secours dans quel pays sommes-nous ? Lisez le livre de Samuel Corto, "Parquet flottant" récemment paru qui rappelle avec humour et provocation ce qu'est la Justice. On oublie aujourd'hui que ce ne sont pas les victimes qui rendent la Justice. Une jeune fille de 13 ans qui sans doute paraissait plus a été sodomisée sans son consentement par un homme de 44 ans que la Justice américaine a poursuivi sans relâche et sans succès puisqu'il était en fuite. Il se trouve que cet homme est aussi un réalisateur d'immense talent. Cela doit-il arrêter le cours de la Justice dans un Etat de droit ? Un ministre d'un autre pays doit-il s'indigner publiquement de son arrestation tardive ? L'élève F. Mitterrand est comme son maître, il parle trop et trop vite. Quant aux artistes qui ont signé une pétition contre l'arrestation de l'auteur de ce viol, ils ont ont aussi signé pour la poursuite pénale des téléchargeurs de musique sur internet. Au secours, dans quel pays sommes-nous ?

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