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Le printemps inexorable des écolos
De passage à Paris la semaine dernière, je suis allée, en militante attentive, assister au Conseil Fédéral transitoire d'Europe écologie les Verts. Deux jours de débats, de motions et de votes divers, avec le point d'orgue, dimanche, le choix de la date de la primaire et du calendrier, comme des modalités de vote. J'étais pour accèlérer le calendrier, histoire de passer des journées d'été sympas et constructives, à peaufiner le projet dans l'esprit du candidat choisi par les militants et coopérateurs. Bizarrement, ils ont organisé un vote nominatif alors que tout le week-end, le vote à main levée avec carton coloré, avec comptage à la main aussi, avait suffi.
Si j'étais encore au PS, je dirais que ce genre de cérémonie solennelle de vote nominatif ("Truc machin vous votez quoi, la A ou la B ?" devant tout le monde, brrr) est fait pour impressionner le cadre qui ne vote pas comme il faudrait. Mais comme je ne suis plus au PS et assez contente d'être devenue écolo (telle Simone de Beauvoir vantant les vertus du 2e sexe), que l'organisation verte est moins féodalocrate que celle des socialos, je ne le dis pas. Généralement, ces journées permettent de savoir qui vaut quoi, de savoir quel goût aura la tambouille que vous défendez localement et d'évaluer les forces, les freins et les résistances.. C'est toujours décoiffant parfois démotivant, vu les lenteurs, de voir la démocratie interne en marche.
Je soutenais moralement le vote électronique pour toute forme de scrutin. iI a été recalé mais de peu,, il a recueilli 54%. On est toujours sur les statuts préhistoriques Verts qui ont besoin de 60% des votes exprimés pour faire avaliser un truc. "Ils refusent le vote par internet, c'est normal, ils votent tous avec des cartons !" s'étonnait une militante pro vote par internet, qui était venue, comme moi, pour voir et comprendre.
J'étais aussi pour l'ouverture du scrutin des primaires EELV à tous les sympathisants, hors coopérateurs. Pas passé non plus. Pierre Larrouturou, que j'aime bien, qui vient du PS et qui a organisé d'intéressants Etats généraux sur l'emploi, a joyeusement fait passer un amendement qui a annihilé tout espoir d'ouverture du scrutin à d'autres que les militants ou coopérateurs. En disant que le respect des statuts primait. J'ose espérer que ce n'était pas par crainte que le scrutin ouvert aux maximum de citoyens ne se transforme en duel plébiscitant Ushuaïa contre une énième rediffusion de Madame le Juge, alors que le troisième homme, Henri Stoll, parait marrant et déterminé.... Cette non-ouverture a été présentée par la presse favorable au vote Joly, jugé plus gauchiste que le hulotien. Ce qui est farouchement risible au vu des critiques endossées par Eva voilà quelques mois, on la jugeait trop centriste, populiste, ne panant rien, la pôvre mamie, à ce monde de brutes professionnelles. .. Je ne crois pas non plus qu'on rende service à Joly ou à l'écologie politique en fermant les écoutilles,. ça m'étonnerait qu'elle y soit favorable, Eva... Peut-être certains oiseaux pensent-ils mieux sauver leurs places ou futurs sièges en pariant sur elle d'avance tout en tournant leurs verrous habituels ?
On se retrouve donc avec des primaires ouvertes à un public moins large que celles du PS.... ça me fait rigoler, mais visiblement, ce point-là est encore en discussion. Nicolas devait déjà avoir cadré son plan com sur septembre, il paraît que c'est un anxieux perfectionniste. A titre personnel, je me réjouis d'avance des débats entre Eva, le roi du kite-surfing qui mine de rien a amené pas mal de monde à s'intéresser au sort pas durable du tout de notre planète et le troisième candidat. J'ose espérer qu'on ne tombera pas dans l'opposition clanique débile et destructrice que j'ai vue et subie au PS. Notons toutefois que ce Nicolas-là n'a pas peur des banlieues rap, puisqu'il va s'y déclarer. Mes potes écolos, même si certains sont allergiques aux relents commerciaux qu'a pu incarner Hulot semblent naturellement ouverts au débat (parfois c'est carrément le bordel, mais du chaos jaillit la lumière). Et puis, on se bat aussi pour que la conception du pouvoir et le rapport entretenu entre partis et citoyens évolue. Ne serait-ce pas, ça l'essentiel ? Repenser le monde avec principe de responsabilité partagée ?
En attendant les primaires, puisque c'est le jeu des partis qui m'agace, on mitonne les motions pour le congrès prévu en mai, Pour ma part, j'ai signée celle-ci, dont le texte n'est pas définitif : Motion : Construire l’Écologie Pour Tous et Toutes, paraphé par Dany Cohn-Bendit, José Bové et des tas d'autres qui pointe bien et veut lever les freins actuels à l'expansion du mouvement et convaincre de militer autrement. ça devrait, je l'espère, ouvrir davantage le parti-coopérative aux gens et démoder, si tout va bien, les calculs à deux balles mesquins, que trop de citoyens prennent pour de la politique.
Il y avait aussi une petite soirée le samedi soir de soutien à Eva Joly, que je n'allais pas manquer.Je suis à fond pour Eva Joly, je trouve que les valeurs portées par cette nana, sa forme d'étonnement lucide en politique peuvent apporter beaucoup à ce monde atrophié sur ses divisions et ses magouilles, qui font fuir, comme on peut le voir dans ce POM réalisé à Chalon-sur-Saône par des potes, loin de l'isoloir les électeurs lambda,.
Texte de la motion ( provisoire)
1 – Un nouveau printemps !
Ce que nous voulons, c’est faire vivre ce formidable espoir que représente l’invention d’Europe Écologie Les Verts. Espoir d’ouverture, de renouvellement, de consolidation. Espoir de liberté, de créativité dans la parole comme dans l’action. D’efficacité aussi, pour offrir une alternative crédible aux politiques productivistes menées tant par les libéraux-conservateurs que par les sociaux-libéraux.
La volonté de grandir et de s’ouvrir d’EELV a été portée collectivement. Grâce à l’engagement des militants et de responsables du parti Vert, grâce à celui d’Europe Écologie et de ses « leaders-catalyseurs » , de nouvelles perspectives se sont ouvertes. Cette volonté et ce désir partagés sont notre bien commun, que nous devons faire grandir encore. Pour sortir des vieux schémas partisans hérités du vingtième siècle.
Ce que nous ne voulons pas c’est que cet espoir s’abîme dans les jeux stériles d’un appareil frileux, préoccupé surtout de garder la main, de protéger ses fiefs et ses petits arrangements. Or ce danger existe dans notre mouvement. Les promesses d’ouverture et d’élargissement n’ont pas été tenues. Le processus constituant a abouti, au niveau des statuts, du siège national, des pratiques internes, du nombre et de la gestion des adhésions, à la perpétuation des pratiques anciennes, « relookées » mais structurellement inchangées. Nous sommes las des jeux de langage hypocrites, qui masquent si mal l’autoritarisme maintenu !
Notre rassemblement pâtit d’un véritable déficit organisationnel. Des décisions sont prises dans l’opacité, sans aucune collégialité, par quelques uns qui se connaissent et qui confisquent l’élaboration politique. Même les instances les plus hautes (Bureau exécutif, Conseil fédéral) semblent parfois vidées de leurs prérogatives. La démocratie manque aussi parfois à la base. La distribution des responsabilités, des investitures, des postes et des carrières, reproduit la norme des partis classiques : elle alimente des pratiques d’inféodation contraires à l’esprit de liberté. Urgence de bon sens : établir démocratiquement des règles simples, et puis les appliquer vraiment !
Le pouvoir s’exerce verticalement, et parfois brutalement. On n’a pas tenu compte du travail d’élaboration collective de l’automne 2009 : échanges dans toutes les régions, amendements nombreux et judicieux, propositions du groupe dit « 4 » . Et l’on fait porter le chapeau de la cooptation et de la démocratie insuffisante à ceux qui ont effectivement dû batailler pour imposer un nécessaire renouvellement ! Nous faisons l’éloge des mouvements et des révolutions qui remettent au premier plan de la mondialisation la question démocratique. Nous nous réjouissons que la toile soit devenue l’incarnation fragile mais tenace de la liberté d’expression. Et nous serions incapables de cultiver en ce sens notre propre jardin ?
Il nous faut opérer, ensemble, une mutation radicale, associant le professionnalisme, la démocratie, à une construction populaire de l’écologie politique. Pour tisser ces liens vitaux sur le terrain, dans les batailles où se joue le devenir de l’écologie. Il nous faut organiser des débats à tous les niveaux du parti et de la société, qui ne soient jamais coupés des questions vives portées par les citoyen(ne)s. Il nous faut élargir notre base sociale et notre électorat encore trop limités. L’élan de l’éducation populaire, l’intégration des minorités et des couches sociales exclues de la politique doivent être nos priorités.
Un projet à la hauteur des enjeux du tempsC’est avec des catastrophes et des crises enchevêtrées que nous entrons dans ce XXIème siècle. Elles sont écologiques, sociales, politiques et même morales, et n’ont rien d’une fatalité : elles résultent de l’exploitation illimitée des hommes et des choses. La nature maltraitée et les technologies surexploitées se rebellent. Les mondes habitables, les milieux de vie, malgré leur très grande capacité d’adaptation, sont en péril.
Les anciennes injustices perdurent. De nouvelles apparaissent, liées à la privation ou à la dégradation des éléments naturels(l’air, l’eau), mais aussi au saccage des tissus culturels et humains. Plus montent les injustices, plus montent les crispations régressives : nationalistes, identitaires, ethnicistes, racistes. Et avec elles, la demande ou le consentement à des politiques autoritaires et sécuritaires, le refus égoïste de l’accueil et de l’hospitalité.
La mondialisation porte aujourd’hui en elle à la fois la toute puissance destructrice et ces nouvelles chances de civilisation que sont le cosmopolitisme, une nouvelle urbanité, un meilleur équilibre des territoires. Nous vivons ce temps dans lequel un vieux monde s’épuise à tenter d’étouffer le nouveau. C’est une chance à saisir. C’est une bataille à mener.
L’écologie peut réconcilier l’humanité avec son environnement, avec elle-même, avec la multitude de ses cultures. L’espoir est dans une société en transition, expérimentable dès aujourd’hui. Nous pouvons lutter contre la précarité, créer des emplois et des logements, inventer de nouvelles manières de produire, d’habiter, de consommer, de transporter et de circuler. Sortir vraiment du nucléaire, engager une politique d’économies et de diversification énergétiques. Rompre avec la surconsommation, faire primer le recyclable sur le jetable. Relocaliser les emplois, réorienter la production vers des biens et des services durables. Développer les solidarités, la qualité de vie et la non-violence, en privilégiant la santé par la prévention, l’éducation, la culture.
Une telle alternative est fondée sur un socle de valeurs partagées. Nous faisons nôtres la Charte des Verts mondiaux, la Charte des valeurs ainsi que le Manifeste pour une société écologique d’EELV. La conversion écologique requiert la transformation progressive du système de production, des sources d’énergie, des modes de consommation et des rapports sociaux qu’ils induisent, ainsi qu’une vraie régulation de l’économie et des mécanismes du marché, une rupture avec les inégalités, les violences et les destructions qu’engendrent la concurrence mondialisée, une réorientation comptable et fiscale permettant l’investissement écologique de long terme.
L’Europe est un levier indispensable. Elle est un champ d’action pertinent pour les combats écologiques : lutte contre le changement climatique et l’hyperfinanciarisation de l’économie, pour la régulation des échanges, les relocalisations, pour une politique d’immigration intégrant les défis démographiques et la résorption des inégalités mondiales. L’Europe pâtit de ses dérives technocratiques, de ses impasses diplomatiques, comme de la dérégulation néolibérale dont elle est prisonnière, et qui interdit les politiques de progrès social comme de transformation écologique qui pourraient être menées par l’un ou l’autre des pays membres. Son potentiel démocratique, fédéraliste, internationaliste, doit être défendu et vivifié.
L’écologie est ce point de rassemblement, autour d’objectifs équitables, de toutes les couches de notre société : des couches populaires aux couches moyennes, des zones urbaines aux périurbaines et aux rurales, de l’économie solidaire ou alternative aux PME innovantes. Pour redonner souffle aux grandes aspirations émancipatrices : celle notamment du mouvement coopératif, des luttes féministes et des combats régionalistes.
Il est de la responsabilité des écologistes de faire vivre les traditions de justice et de liberté, en donnant la priorité aux espaces et aux populations les plus défavorisées. Il est aussi de leur responsabilité de les faire évoluer en considérant les exigences d’une nouvelle éthique de la Terre, la recherche contemporaine de nouveaux modèles de développement et de nouveaux indicateurs de richesse durable. C’est l’idée même de prospérité qu’il faut remettre en chantier, pour l’orienter vers le développement humain et la qualité de la vie.
Une agora dynamique parti/coopérativeLibérons une société du débat, suscitons la discussion, proposons la confrontation constructive des idées et des projets ! Qu’est-ce qu’une juste fiscalité ? Comment établir un revenu universel garanti, redonnant et changeant le sens même du travail ? Comment économiser l’énergie ? C’est l’absence d’élaboration démocratique sur de telles questions qui engendre la constitution d’une élite technocratique de plus en plus coupée du peuple, le désespoir et la relégation de larges fractions de la population, tentées par les fausses solutions autoritaires.
Il existe dans notre pays un formidable potentiel citoyen, qui ne demande qu’à s’exprimer et à se fédérer, à condition qu’on lui offre les conditions de liberté, de diversité, les outils matériels et intellectuels dont il a besoin. Nous voulons qu’EELV devienne cet espace d’élaboration politique collective. L’écho amplifiant de cette insurrection citoyenne pacifique qui fait entendre partout ses voix émergentes, et qui requiert des formes d’organisation nouvelles. C’est cela, le véritable esprit coopératif.
Tous les combats écologiques sont légitimes. Tous sont utiles, quels que soient leur niveau d’action (local, national, international), leurs objets (nature, cultures…), leurs formes (action de terrain, réflexion, lobbying). Notre responsabilité politique c’est d’offrir des passerelles, c’est surtout d’œuvrer à la réunion et à l’articulation politique et programmatique d’engagements aujourd’hui disséminés. Dans le respect de leur diversité.
Le réseau coopératif est une priorité. Tous aujourd’hui aiment la coopérative ! Y compris ceux qui en ont combattu farouchement le principe, et qui ont tout fait pour rogner ses prérogatives. Mais leur subite conversion ressemble à une façade mal repeinte. Nous voulons un réseau coopératif autonome, qui soit articulé comme il l’entend aux initiatives et aux luttes de citoyennes et citoyens majeurs. Le temps des « sympathisant(e)s », des « petites mains » et des « idiots utiles » , convoqués pour distribuer quelques tracts et traités en citoyens passifs, est révolu. Traduction concrète : à côté d’un « pilier parti », la coopérative doit être responsable de son budget et de ses orientations !
Nous voulons un parti plus accueillant, un parti qui respire. Il ne suffit pas de marteler « soyons hospitaliers », « soyons rassembleurs », pour l’être vraiment. Le mode de fonctionnement du parti n’est plus adapté aux formes variées, plurielles, souples, de l’engagement contemporain. Il décourage les plus entreprenants. Il importe que les procédures d’adhésion, de délibération et de décision, soient à la fois justes, simplifiées, chaleureuses : cotisation modique pour tous, donations supplémentaires laissées à la libre appréciation des adhérents, vraies paroles d’accueil et de bienvenue. Que les rythmes soient mieux ajustés aux temps de la vie et aux moyens technologiques dont nous disposons : débats et votes sécurisés par correspondance et par internet. Que les responsabilités soient mieux partagées : renouvellement des équipes et collégialité doivent être la règle.
Nous voulons être cette multitude bigarrée : un parti large, ouvert, présent dans toutes les strates de la société et tous les territoires du pays. Les associations citoyennes, les ONG et les plates-formes qu’elles constituent, les scientifiques et plus généralement les intellectuels et les artistes, les éco-innovateurs, les syndicalistes, les entrepreneurs verts, le réseau social des experts ou les responsables des expériences de « transition » , doivent trouver dans notre mouvement des moyens et des services partagés, à la mesure de leurs engagements et de leurs compétences. EELV doit être cet atelier effervescent !
Nous voulons un parti-ressource qui travaille en réseau et qui soit un véritable outil collectif. Les groupes chargés des études et des projets doivent être mieux dotés et moins isolés. Les travaux des commissions doivent être dynamisés, valorisés et articulés aux missions des délégués thématiques. La Fondation pour l’écologie politique en cours de construction impulsera sa propre dynamique. Des synergies nouvelles devront être trouvées entre la fondation, la coopérative, les travaux des commissions et des délégations. Le fichier des adhérents et des coopérateurs (sous réserve de l’acceptation des intéressés) doit devenir la base d’un réseau accessible à tous, en permanence, et dans son intégralité.
Nous voulons un parti mieux à même d’animer le débat public. Dans l’attribution des responsabilités, la priorité doit être donnée à des compétences, variées et complémentaires. Nous pouvons mutualiser et diffuser l’expérience, la connaissance, les pratiques innovantes, les expertises croisées. Les prises de position de notre mouvement doivent être collégiales. En relation permanente avec le réseau coopératif, il faut organiser régulièrement des conventions à portée citoyenne et médiatique.
Nous voulons des investitures (internes et externes) ajustées à la variété et à la diversité de notre société. La désignation de tous les candidats aux élections externes doit se faire sur la base des circonscriptions concernées. Ce système doit être corrigé par des péréquations régionales ou nationales quantitativement limitées, sous le contrôle du Conseil fédéral. Nous devons en effet veiller au non-cumul des mandats, à un bon équilibre entre les ancrages territoriaux, les légitimités militantes, l’exigence de la diversification et du renouvellement. En termes de parité, de représentativité, d’ouverture aux minorités et à la variété des parcours, des expériences et des compétences. Cette ouverture aux personnalités comme aux simples citoyen(ne)s doit être préparée dans le temps, avec transparence et collégialité. Si nous lui donnons les moyens de vivre librement sa vie, la coopérative pourra devenir cette pépinière de voix et de talents nouveaux.
EELV : le pivot d’une nouvelle alliance démocratique, écologique, socialeUne candidature écologiste à l’élection présidentielle est vivement souhaitable. Il nous revient d’en décider démocratiquement et de débattre avec réalisme des conditions de sa réussite. Nous pouvons renverser la donne de ce présidentialisme que nous combattons, engager une campagne législative et présidentielle qui soit un modèle d’élaboration collective et populaire. Par une bataille d’idées et de projets concrets, qualitativement supérieure à la rivalité et à la démagogie qui règnent dans une gauche mal en point, En nous affirmant comme force de réflexion et de proposition autonome, nous pouvons prendre l’avantage et devenir le pivot incontournable d’un nouvel axe majoritaire, d’une alliance démocratique, écologique et sociale.
Afin de ne pas être les supplétifs de partenaires-étouffoirs, détenant à eux seuls la majorité absolue, nous devons disposer d’une représentation parlementaire suffisamment nombreuse pour jouer un rôle charnière dans l’orientation des politiques publiques. Il faut subordonner un accord électoral et gouvernemental à des exigences de fond assurant la compatibilité du programme de mandature avec notre projet : démocratisation réelle de nos institutions et des modes de scrutins (un haut niveau de proportionnalité et notamment dans l’élection des députés) ; réforme régionaliste ambitieuse, avec transfert aux régions de certaines compétences législatives, associées à une véritable autonomie financière ; respect de l’état de droit et de la séparation des pouvoirs ; moralisation de la vie politique (cumul limités, conflits d’intérêts interdits, transparence financière, responsabilités vraiment assumées) ; économies et redéploiement énergétiques permettant la sortie du nucléaire ; refondation d’un système de formation de qualité pour tous.
Nous lancerons des États généraux de la coalition démocratique, écologique et sociale. Sur la base d’un rassemblement réconcilié avec ses espoirs fondateurs, le cycle politique ouvert par les élections du printemps 2012 sera le tremplin d’une écologie pour tous, un levier pour ce changement profond de civilisation auquel nous aspirons !
Et si ça vous intéresse, si vous êtes coopérateur EELV ou membre du parti réseau en pleine évolution, on peut laisser ses coordonnées au grand sénateur coordinateur de la chose (dessessard.jean@gmail.com) ou sur le wiki de la motion. Peut être que si comme ça on recrute tout plein de signataires, on pourra rassurer nos amis effrayés par la technologie du siècle sur la fiabilité de la chose.

