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Discours politiques et classes populaires

Les classes populaires disparaissent des discours politiques depuis plusieurs décennies. « En même temps que disparaît la société industrielle de la France du XXe siècle s’opère, à travers des luttes symboliques, le vieillissement des mots sociaux qui servent à la décrire : ouvrier, patronat, classe ouvrière », pourrait-on dire avec Stéphane Beaud. Comment les partis politiques contribuent-ils à ce processus d’invisibilisation ? La Fondation Copernic en a discuté avec Remi Lefebvre et Franck Lepage, sur Fréquence Paris Plurielle (106.3 FM).

Les « exploités » sont, en effet, devenus des « vulnérables » ou de simples « malchanceux » du système. La construction du réel véhiculée par les mots reflète l’incapacité politique de certains partis à proposer des identités positives, capables de servir à la fois de socle de reconnaissance et de levier de mobilisation.

Comment comprendre ce déclin de l’identité ouvrière et des discours qui l’ont construite au sein des partis politiques, alors même que les catégories populaires constituent la grande majorité de la population active et les ouvriers son quart ? L’évolution du Parti socialiste à cet égard nous intéressera particulièrement dans cette émission, avec deux invités :

Rémi Lefebvre, professeur de science politique à l’Université Lille 2, chercheur au CERAPS, spécialiste des partis politiques et auteur de Les primaires socialistes, la fin du parti militant (Raisons d'agir, 2011) et - avec Frédéric Sawicki - de La société des socialistes (Editions du Croquant, 2006),

et, en seconde partie d’émission, Frank Lepage, auteur, acteur, promoteur des « conférences gesticulées » (vidéo ci-dessous) et ancien membre de la coopérative d’éducation populaire Le Pavé.

 

Le podcast de l'émission du 28 décembre 2012 est disponible ici.

Tous les commentaires

26/12/2012, 19:06 | Par Gilbert Pouillart

Les "classes" sont de moins en moins identifiables. Le modesre employé a un ompte en banque, éventuellement rémunéré, ou un livret A. Il est un "capitaliste" en m$ême temps qu'un "exploité". L'aerisan "toutes mains, qui travaille au noir, comment le claser ?Un polixcier et un enseignant, sont-ce des "fonctionnaires", comme le secrétaire de mairie?

Les activités se sont miltipliées et différenciées, en même temps que les manières de "gagner sa vie" sont dvenues diverses, et souvent variables pour un même undividu.

"Le peuple", c'est quelle partie de la population ? L'ensemble des adultes ?Sûrement pas. Tous les rétribués ? Alors, tous les PDG, de quelque taille qu'ils soient, ou les "fondés de pouvoir", sont-ils du peuple ? Va-t-on décider d'un chiffre de revenus mensuels ou annuels ? Faudra-t-il le moduler en regardant les "frais professionnels" (p.ex., transports)?

L'emploi généralisé d'un "parler politique" et d'un "vocabulaire médiatique" n'éclaircit pas les choses...

28/12/2012, 18:41 | Par djamal BOUNIF

En cherchent bien en peut nous voir ,il faut juste bien regarder.

Fière d’être de cette classe là !

05/01/2013, 12:43 | Par Patrick Daquin

Sujet intéressant, dont traite également (de manière élargie) la sociologue Sarah Abdenour dans Les nouveaux prolétaires (Textuel, collection "Petite encyclopédie critique", 2012).

 

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