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Duhamel, Sarkozy, Strauss-Kahn et le bêtisier européen

Ne lisez pas Alain Duhamel dans Libération de jeudi si vous voulez comprendre l'ampleur et les enjeux de la crise de la zone euro. Notre inoxydable chroniqueur succombe à un exercice de nombrilisme franco-français qui permet de célébrer, au-delà de toute réalité, l'excellence nationale au secours des autres nations égarées.  

Se relit-il seulement ? «Nicolas Sarkozy s'est nettement imposé parmi ses pairs européens comme le leader naturel dès que souffle la tempête ; Dominique Strauss-Kahn a démontré une fois de plus qu'il possède toute la compétence, la clairvoyance et l'autorité nécessaire pour faire face au péril extrême. La France possède deux hommes d'Etat, deux hommes de crise». Voilà notre Duhamel transformé dans Libération en journaliste nord-coréen !

Plus sérieusement, la presse anglo-saxonne et plusieurs centres d'études reviennent méticuleusement sur les moyens mis en œuvre pour éteindre l'incendie grec. Avec des regards prudents, souvent sceptiques, parfois très critiques.

Mark Weisbrot.Mark Weisbrot.

La première critique concerne Dominique Strauss-Kahn et le plan d'austérité sans précédent imposé à la Grèce. Dans plusieurs articles, Mark Weisbrot, économiste et co-directeur du Center for economic and policy research (de sensibilité plutôt à gauche ou «progressiste»), un centre d'études basé à Washington, se livre à une critique en règle du plan du FMI.

Il rappelle que les mesures dictées aux Grecs furent celles appliquées aux économies des pays baltes (Estonie et Lithuanie) frappées de plein fouet par la crise de 2008. La médecine fut brutale : coupes spectaculaires dans les dépenses publiques, réduction des salaires, baisses des emplois de fonctionnaires. Pas question d'une dévaluation compétitive, encore moins d'un rééchelonnement des dettes : car les banques européennes (autrichiennes, allemandes et françaises) étaient engagées à hauteur de centaines de milliards dans ces pays. La purge sociale fut donc le seul remède appliqué.

Il en est de même en Grèce, explique Mark Weisbrot, où le directeur général du FMI veut bien reconnaître le caractère «douloureux» d'un plan d'austérité sans précédent tout en le jugeant indispensable. Or, note Weisbrot, ce plan est intenable : «Dans moins de trois ans, et probablement avant, la Grèce fera face à la même crise qu'aujourd'hui». «Les projections faites montrent que même si ce programme fonctionnait, la dette grecque augmentera de 115% du PNB aujourd'hui à 143% en 2013». Et elle se retrouvera, malgré la déflation sociale organisée, face aux mêmes choix : rééchelonner sa dette, la restructurer, se déclarer en faillite ou sortir de l'euro.

Retrouvez ci-dessous les différents articles (en anglais) de Mark Weisbrot:

The European Union's Dangerous Game

Baltic Countries Show What Greece May Look Forward To If It Follows EC/IMF Advice

IMF Changing Slowly, But How Much?

Avec les articles de Martine Orange et de Laurent Mauduit, Mediapart a été un des très rares médias à questionner ce plan FMI/Strauss-Kahn, qui semble faire consensus en France. Mark Weisbrot s'étonne également que l'on puisse organiser une mise en récession brutale d'un pays (-4% cette année !) et un chômage de masse pour, justement, le sortir de la crise. «C'est au contraire par la croissance qu'il faut chercher la sortie de crise», dit-il.

Le FMI a-t-il vraiment tiré les enseignements du naufrage de ses politiques passées (crise asiatique en 1997/98, crise russe en 1998, Argentine en 2001) ? Il semble bien que non et on lirait volontiers quelques explications détaillées de Dominique Strauss-Kahn sur le nouveau cours qu'il revendiquait. «L'Union européenne et le FMI proposent toujours ce remède médiéval qui consiste à saigner le patient», dit Weisbrot.

Retrouvez ci-dessous les articles de Martine Orange et Laurent Mauduit:

Grèce: un plan socialement injuste et économiquement dangereux

 

DSK s'est-il disqualifié pour représenter les socialistes?

 

La crise grecque menace de devenir systémique

 

Europe: un plan à 1.000 milliards de dollars qui rassure mais ne résout rien

 

Thomas Friedman.Thomas Friedman.

Surprise, sur ce même sujet, Thomas Friedman, chroniqueur vedette du New York Times, libéral patenté et auteur du passionnant essai La Terre est plate, n'est pas loin de penser de même. Il raconte avec un évident scepticisme sa rencontre avec le premier ministre George Papandréou. Détaillant le «régime minceur» imposé au pays, il s'interroge : «La Grèce peut-elle vivre une telle révolution civique ?».

Lire sa chronique:

The Greek diet

Barry Eichengreen.Barry Eichengreen.

Un autre économiste de renom, Barry Eichengreen, ancien conseiller du FMI et aujourd'hui professeur à Berkeley, se répand dans la presse américaine pour critiquer «la mauvaise coordination des efforts de l'UE et du FMI» et la gestion opportuniste de Dominique Strauss-Kahn. Il fallait transférer une partie du fardeau de la dette grecque aux banquiers, assure-t-il, c'est-à-dire la restructurer.

«Il fallait seulement une chose, du courage, déclare-t-il au New York Times. C'est une erreur terrible de ne pas avoir mis en chantier la restructuration de la dette et c'est un vœu pieux de croire que la dette pourra atteindre 150% du PNB du pays et que les Grecs vont dire OK, transférons 10% de notre économie à des créditeurs étrangers.»

Retrouvez ci-dessous ses articles et déclarations:

It is not too late for Europe

IMF Plays Deal Maker in Europe

Les dogmes... L'ultralibéral hebdomadaire The Economist s'interroge également sur les sacro-saints principes qui ont dicté le plan grec. Tout en se félicitant de la réaction européenne du 9 mai (le «paquet» de 750 milliards d'euros), il rappelle qu'une restructuration de dette ou un défaut sur les remboursements sont des outils... presque comme les autres.

«Dans les années 1990, la Russie a restructuré 32 milliards de dollars de dettes soviétiques. En 1998, elle a fait défaut. Les gens disaient alors qu'elle ne s'en remettrait pas. Un banquier assurait qu'il préférerait avaler des déchets radioactifs plutôt que de réinvestir dans ce pays. Dans les deux ans, la Russie fut de nouveau courtisée (...) Si la Grèce décidait de restructurer sa dette, les capitaux ne mettraient guère de temps à affluer de nouveau».

Lire la chronique de The Economist:

Default, and other dogmas. The experience of ex-communist countries in the 1990s undermines many of the claims now made about Greece

Alors ? Alors tout cela pourrait faire débat. Etre discuté, contesté. Intéresser Alain Duhamel, mais aussi des parlementaires de droite. Etre explicité par la gauche surtout, qui va devoir gérer une éventuelle candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle de 2012. Le PS tient dans trois semaines sa «convention» sur son futur programme économique : on écoutera avec attention son analyse du plan du FMI.

Tous les commentaires

je me demande si les elections approchant ils n'ont pas interet à disqualifier et les états de gauches et les futurs candidats de gauche à la présidentielle .

cette crise fabriquée avec des cyber attaque économique n'est elle pas le feu vert d'une campagne electorale pour la droite libérale en collusion avec les banques d'affaires .

dsk est le dindon d'une farce indigeste dont il va devoir s'expliquer ;Le courage sera peut être l'arme de demain en politique !!

Des candidats de gauche ? Où cela ?

Des noms !

VEL-VETH, PRE-SI-DENT !

VEL-VETH, PRE-SI-DENT !

VEL-VETH, PRE-SI-DENT !

VEL-VETH, PRE-SI-DENT !

Je vais être obligé de jouer les Jacques Delors...

Rire

c'est également mon sentiment : on cherche à désespérer l'opposition, entre stratégie du choc et douches froides pour imposer des solutions de pensée unique ultra-libérale.

je l'avais esquissé maladroitement ici mais cela demanderait à être développé et argumenté par de vrais journalistes. (pas Duhamel, évidemment)

http://www.mediapart.fr/club/blog/baruch-s/040510/la-grece-aujourdhui-demain-lespagne-haro-sur-les-gouvernements-socialos-1

 

Ne vous inquiétez pas Baruch S, je connais une femme insubmersible!,

Eelle vient encore de le démontrer.

Et pourtant l'eau a emporté beaucoup trop de monde, malheureusement.

Dommage qu'elle n'ait pas aussi emporté au reflux ces tricheurs et menteurs qui n'en ratent jamais une pour nous tromper, et nous enfoncer.

Ah bon, Velveth-Delors, t'as une fille au PS ?

Rire

Duhamel s'est toujours planté dans tous ces pronostics, il veut placer d'office DSK comme le présidentiel du parti socialiste car DSK est plus ou moins de droite comme lui lol

Ce sont les français qui choisiront le présidentiable à gauche et pas les médias acoquinés à la droite

 

Merci François Bonnet

 

A lire de temps à autre O Duhamel, il m'arrive de me demander, si nous vivons dans la même planète que lui. Son conformisme est digne de la langue de bois, c'est un exemple de ce que le journalisme d'admiration pour les réformes douloureuses, mais nécessaires est devenu.

 

O Duhamel finira comme présentateur d'une émission dédiée à la pensée unique.

 

 

il est exact que mediapart est un des rares quotidiens à se montrer c ritique à l'égard des certitudes économiques qui tiennent lieu de pensée à beaucoup de journalistes, hommes politiques et autres technocrates.

 

La moindre interrogation chez ces journalistes là passe pour du populisme ou pire comme de l'archaïsme.

 

Sazluons néanmoins aujourd'hui L Joffriin qui s'indigne de la prétention de la Commission européenne à censurer les budgets nationaux avant leur approbation par le parlement.

Remplacer la démocratie par des experts soumis au lobbyisme, cela va contribuer à rendre l'Union Européenne populaire. Jusqu'où oseront Barroso et ses apôtres aller pour éliminer la démocratie, promouvoir l'intérêt des entreprises oligopolistiques et démolir tout service public et toute politique sociale?

 

Jean Bachèlerie

Non, pas O Duhamel mais A Duhamel.

Je préfère de beaucoup le premier (Olivier) au second (Alain).

Georges Duhamel n'était pas mal non plus !

On croirait entendre les odes à la pensée du Grand Timonnier à radio Pékin dans les années 60/ 70 . Comme quoi , rien ne se perd , rien ne se crée , tout se recycle .... Pour 2012 , pas de soucis . Encore un " suspense " téléphoné . La World Company nous proposera bien un panel de postulants convenablement formatés et diversifiés . Voir ce qui vient de se passer au Royaume Uni . On change de maquignon , pas de voleurs ....

Hélas, vous avez raison.

.

 

à François Bonnet - dont j'apprécie et la plume et le contenu de ses articles.

"le plan FMI/Strauss-Kahn" ne fait-il pas "consensus en France" que par l'adhésion forcenée des milieux médiatiques qui ne se limitent pas aux billets de Alain Duhamel ?

Les terribles mesures d'austérité qui ne toucheront pas que les grecs, loin s'en faut, n'ouvriront-elles pas bien des yeux nonobstant le concert de louanges à l'égard de nos "champions nationaux" bientôt démonétisés ?

Les faux-plis de la bourse les mettent déjàà mal.

Car, plus que la crise grecque, c'est celle du capitalisme globalisé.

Alain Duhamel, le grand Sachem qui s'impose je ne sais plus combien d'heures de lecture par jours pour ne pas parler sans savoir est en réalité un chroniqueur de cancans. Georges marchais est mort depuis longtemps et c'est comme s'il lui donnait toujours la réplique. Il trouve toujours des média où paraître, c'est désolent.

Duhamel fait partie de ces journalistes qui toute leur vie auront vécu avec les politiques, aussi bien durant leur vie professionnelle que lorsqu'ils étaient étudiants... ça me rappelle les propos que Jean-Paul Fitoussi avait tenu, il y plus de dix ans, lors d'un colloque à sciences po. Bordeaux, ou il caractérisait ces "gens", comme ayant entre eux, des relations "incestueuses"...Ce petit monde tourne en rond. Jusqu'à quand ? A quand le réveil des Français et aussi de tous les européens. La classe politique est "pourrie", et ceux qui l'accompagnent aussi...

Ah ! Le regard énamouré d'Alain Duhamel interviewant Raymond Barre, son préféré ......

 

 

Pour faire le joint avec ton billet Velveth, cette sratégie des prêts appuyés sur la rigueur, n'est possible que dans la religon de la croissance. Celui qui s'enrichit peut rembourser et sa dette et les interêts qui s'y collent.

La croissance, on le constate, c'est la croissance exponentielle et incalculable de l'enrichissement des riches, et la croissance interminable de la misère pour les pauvres.

Que Duhamel soit un bouffon, c'est déjà une vérité viellissante.

Strauss-Kahn, 1er ministre du second mandat Sarko, c'est le ticket gagnant.

Quand je pense que ce bouffon, qui en 2007, n'envisageait pas un instant la candidature de S.Royale, est toujours là sur les plateaux de T.V.à nous débiter ses calembredaines, c'est vraiment à desespérant !!!!!!

On continue la promenade des dupes avec pour guide M. A. Duhamel.

Il doit être de permanence.
Le petit personnel de bureau, familier de la très moyenne à l'HyperDroite.

La Grèce a tremblée, l'Espagne tremblera-t'elle ?
Les gens d'en bas resteront-ils tranquilles ?

La restructuration de la dette est dans le cas de la Grèce ou dans d'autres cas similaires, la première chose à faire, et c'est précisément ce qui ne se fait plus.

Par contre l'octroi de tant de milliards avec comme conditions les violentes atteintes sociales laisse évidemment penser qu'il ne s'agit pas d'aider la Grèce, et nous le savons bien. Il s'agit encore mois d'aider les Grecs. Il s'agit de sauver l'euro, à n'importe quel prix, et - merci François Bonnet de nous donner les chiffres et de mettre les articles cités en ligne - n'importe comment pour la Grèce qui en effet ne se remettra pas, bien au contraire.

C'est la fuite en avant, dangereuse fuite en avant, et la question que je me pose c'est : pourquoi n'y a-t-il plus de restructuration de la dette par les banques, alors qu'elles ont les moyens maîtrisés dédiés aux restructurations et rééchelonnement des dettes des pays ? Est-ce que restructurer empêcherait les attaques sociales, les plans contre les retraites, les salaires, et la spéculation ? On sent bien la volonté féroce ne serait-ce qu'au niveau européen, de niveler par le bas.

Ou alors s'agit-il uniquement des risques liés à l'endettement, risques auxquels les banques ne voudraient plus faire face ? Je n'ai pas de réponse à cette question, qui pourtant est une des articulations principales des relations entre les pays dans le système actuel.

DSK est à la gauche ce que Kouchner est aux droits de l'homme. Un apparatchik de la politique plein aux as. Et Duhamel est au journalisme ce que naf naf est au fameux dessin animé de Walt Disney : sa maison de la presse en briques bâtie au pied du château, il brasse du vent, l'oeil luisant, l'air affairé, le front sérieux, le ton dogmatique, donnant des leçons de morale à ses frères insouciants et persiffleurs...

grotesque, forcément grotesque.

Très intéressante cette balade hors de l'hexagone, tout paraît différent, plus réel parce que plus constrasté... Quels que soient les errements grecs, il y a que les Banques ont réussi à transférer leur "folies" financiers sur le dos des Etats, ceux-ci les faisant retomber sur les diverse populations, c'est inévitable, sans plus de gêne que ça pour continuer ... Je constate que tous les G20 du monde, malgré les déjà si formidables initiatives de notre président, n'ont rien évité de ce nouveau rebond de la crise. Et qu'en sera-t-il du prochain ? Toujours plus haut ? Quel dirigeant oserait dire, à l'instar du général ee Gaulle, que la politique de la France ne se fait pas à la Corbeille, désormais ?

Alain Duhamel : "Vive la France, et les joueurs d'accordéon

vivent les bals et les fon-flons..."

Alain Duhamel, Nord-Coréen? Allons donc! Il aime trop les frites, le saucisson, le Vélosolex, et lui-même. Ce n'est pas de sa faute, non plus, on lui répéte depuis si longtemps qu'il est génial... Et c'est de maniére géniale qu'il se trompe sans arrêt depuis si longtemps...

Alain Duhamel Nord-Coréen ? Mais non, tout simplement franchouillard, si franchouillard...

Alain Duhamel était "Bayrouiste" et a d'ailleurs été sanctionné par le CSA pour l'avoir affiché publiquement Que cherche-t-il.? Pour le moment il se met en porte-à-faux sans désigné le "Bon et le Bon", le "Truand" ils le sont tous les deux à des degrés différents, la "Brute" sera toujours les extrèmes Gauche (Besancenot) ou Droite (LePen). Il est toujours très mauvais de ne pas choisir son camps avant la bataille car suivant la formule bien connue et surtout "Gauloise" "Malheur aux vaincus". Quant à faire payer les "coupables" de cette crise au tant croire au "Petit Jésus Soviètique". Pour moi, dans le cas actuel, les Banques seules sont coupables et seront obligées de renégocier la dette des Grecs en y perdant un peu d'argent mais elles en avaient tellement gagné( ne pas oublier que les coupons des CDS sont encaissés d'avance et comme cela dure depuis un "certains temps") je ne me fais pas de souci pour les Banques mais plutôt pour mon "fric" car en final, que ce soit Sarkozy ou Strauss-Kahn, c'est moi, le pauvre "con" de contribuable qui va payer. La classique "pirouette financière" des Banques est bien connue, elles ne perdent jamais d'Argent.

ce Duhamel là, je ne peux plus le supporter, il me rappelle que je ne suis plus très jeune, c'est une image molle, catho, triste, vieillotte, pré 68, qui sent le notaire de province et la sortie de la messe, une image terriblement archaïque et dépassée, qui me donne envie de bailler, une France du milieu, des vieux types mal habillés, des types avec un petit ventre, une France de dirigeants sans femmes, des types qui ont mauvaise haleine, une France de vieux de plus en plus nombreux comme Raffarin qui en sont restés à Johnny, et cette France peureuse qui se réfugie entre les bras de Sarkozy ou de Le pen, à la moindre appéro party, cette France qui préfère les gens qui se tuent en voiture parce qu'ils roulent bourrés, cette France à qui on refile la Bourkha quand elle commence à gronder parce qu'elle n'a plus d'argent, plus d'hopitaux, plus de retraite, plus d'emplois de fonctionaires à offrir à ses enfants, oui, cette France crédule et qui se met en colère contre le premier petit délinquant du quartier qui a piqué 50 euros alors que ses habitants les plus riches ne paient pas d'impôts, qui ne se met pas en colère quand elle voit que le beau et chevaleresque mot de "bouclier" ne vient plus protéger la veuve et l'orphelin mais les plus puissants et les plus riches, quand elle admire cet ignoble Tapie Bernard, qui leur vole 400 millions d'euros sans qu'elle ne sourcille, cette France qui préfère les cyniques, les rusés, les malins, les tricheurs, cette vieille France raciste et conservatrice elle me fait horrreur et voilà hélàas à quoi me fait penser la tête de Duhamel, malgré lui le pauvre qui n'est qu'un gentil petit centriste qui devrait se mettre à la retraite avnt de sucrer les fraises, tiens on dirait que je suis un peu en colère ce matin.

Yo Didier,

Ta mauvaise humeur matinale, me réconforte.
Merci pour cet agréable moment que j'ai passé à te lire.

Yo men.

Bravo ! Quel style, on dirait du Gogol

N'est'il d'ailleurs pas très amusant de constater que les fameux marchés, après la remontée des bourses dûe à l'effet d'annonce des fameux plans de rigueur (n'ayons pas peur des mots) qui vont toucher à termes plus ou moins éloignés différents pays d'Europe, réagissent maintenant par de spectaculaires baisses ???

Ben oui, ils ont réfléchi les fameux marchés et comme ils n'ont aucun état d'âme, ils se sont dits ceci :

si ces pays mettent en place des plans de rigueur (n'ayons toujours pas peur des mots), cela induira forcément une baisse de la consommation (ah bon ?) donc une baisse de la production, donc des licenciements, donc...

Et ils ont sanctionné...

Rajoutez par dessus la sauce des plus gros spéculateurs et vous obtenez un joli bouillon de sorcière !!!

Nos dirigeants sont des crétins (n'ayons toujours pas peur des mots) ou plutôt des malfrats acoquinés à de gros intérêts fianciers pour faire semblant d'ignorer que tout bon plan de rééquilibrage économique doit justement être équilibré !!!

On ne fait pas porter le poids d'une crise systémique que d'un seul côté de la balance socio-économique d'un pays !!!

Et Duhamel peut bien agiter l'encensoir en essayant de nous faire passer DSK et Sarkozy pour de grands dirigeants, il ne fait qu'essayer de nous enfumer...

A ce jour, en Europe, aucun banquier ou acteur financier d'importance ne s'est retrouvé devant une commission d'enquête parlementaire pour y répondre de ses actes et de ses décisions...

Contrairement aux USA...

Il est quand même étonnant que ce soit le pays champion du monde du libéralisme le plus sauvage qui nous donne, ou essaye au moins, des leçons de moralisation financière !!!

Duhamel est juste bon à faire valoir ses droits à la retraite...

Passons sur vos états d'âmes sur A.Duhamel, il fût effectivement non pas privé de campagne par le CSA mais par FR2 son employeur, il aurait été de mauvais ton de faire de même à Mme A.Chabot qui par ses interventions aux relentx Sarkozystes à eu, elle, le doigté de ne jamais sortir du bois, mais voilà 2 poids et 2 mesures dans notre belle république médiatique ...

Mais QUI AVAIT RAISON lors de cette campagne de 2007 de mettre la dette au centre du débat ? François Bayrou.

Et quelles fûrent les réponses concrêtes de l'UMP et du PS sur ce plan ? Souvenez-vous bien: c'était pas grave, il y avait une bonne dette, on allait redresser le taux de déficit à 3% pour 2012, etc .../... Quel manque de vision !!

Notez que les journaux étrangers avaient pointé les mauvais programmes économiques UMP et PS ne remettant jamais en cause pour nous français l'"obligation" d'avoir ces 2 partis en finale et eux seuls.

Dernier point sur les solutions. A force d'avoir tardé à réduire cette dette des états et de n'avoir pas réformé la finance internationale, nous avons moins de marge lors de chaque nouveau plan aussi spectaculaire soit-il avec à chaque fois les marchés aux aguets de bonnes affaires à faire en attaquant les états sur leur solvabilté, mais les banquiers sont tellement devenus fous qu'il faut tout renationaliser d'urgence, sinon on va faire crever les pays et leurs populations avec pour nourrir ces vautours.

Bref, pour conclure, il nous faut tuer à la source la spéculation indigne sur les états de la part des banques qui ont elles mêmes été sauvées en 2008/2009 par ces mêmes Etats.

Quant à la dévaluation compétitive elle ne consiste qu'à rendre compétitif l'appareil prodctif par une purge drastique des salaires, une facilité à produire et à exporter avant réévaluation comme quant on rétrograde pour mieux passer une pente, mais elle ne sert absolument à rien en cas de désossement avancé de l'appareil productif qui ne permet plus d'exporter, ce qui est notre cas et celui de la Grèce, nous sommes arrêtés dans la pente et rétrograder ne permet pas de reprendre de la vitesse dans ce cas.

2 actions: purge sociale quoi qu'on en dise ! et augmantation des sources de revenus des états par l'impôt même sans l'avouer (c'est moins honnête...) et renationalisation des Banques qui ne jouent que le jeu de la prédation. Et là, prudence car nationaliser les banque forcera à bien en délimiter les prérogatives et la gouvernance.

 

Que des colonnes de journaux et des micros soient encore ouverts à Duhamel, en 2010, montre l'extrême faiblesse de ceux qui ont pris la lamentable décision d'être en cour plutôt que de servir leur profession de journaliste. Merci pour ce billet, François.

Cher Francois Il y a un exercice salutaire concernant le servile Alain Duhamel. Ce serait proposer chaque matin ou de temps en temps une transciption ecrite de ses interventions sur rtl Cela ne tient que par le ton et par les relances faussement cderangeantes du presentateur Sinon rien. Un vide sideral des adjectifs, des adverbes des euh ..ni donnees exactes, ni analyse ni paradoxe. C'est aussi creux que les interviews d'apathie son co sbire de rtl qui ds ses interviews sur l'aff Bettancourt evite soigneusement la question des interventions de P Ouart le conseiller juste de l'Elysee retourne depuis chez LVMH. Bravo a vous

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