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Dimanche 18h. Nullité sondagière
C’est donc le Grand Débat ! De ceux qu’adore une presse Rantanplan qui a largement organisé sa couverture de la présidentielle autour de sondages censés pointer les hausses, les rebonds, les disparitions, tout comme ce magnifique concept que sont « les tendances lourdes » ! Ah, la « tendance lourde » ! Donc, disons-le brutalement : Mediapart se moque des sondages. Et nous n’en publierons évidemment pas avant 20 heures, ce dimanche. Pour plusieurs raisons.
Les médias doivent-ils ou non publier dimanche, dès 18 heures, soit deux heures avant la fermeture des derniers bureaux de vote (en zone urbaine), les sondages ? C’est, ces jours-ci, comme en 2007, comme en 2002, le grand charivari qui secoue notre petite planète médiatique. Au moment où les sites Internet de journaux papiers, lourdement déficitaires, sont engagés dans une course frénétique à l’audience et à la recette publicitaire, griller à moindre frais la concurrence peut rapporter gros. Voilà donc l’enjeu : profiter de l’obsolescence de la loi – qui interdit toute publication de sondages ou d’estimations avant 20 heures – pour gagner deux petites heures sur la concurrence et empocher le jackpot…
On peut juger l’exercice nécessaire dans une conception quelque peu dévoyée du droit à l’information. Le raisonnement est simpliste. Quelques centaines d’initiés ayant connaissance, aux alentours de 18 heures, de sondages sorties des urnes ou, aux alentours de 18h30, d’estimations (construites d’après le dépouillement de bureaux tests), il conviendrait que ces ébauches de résultats soient immédiatement accessibles à tous.
L’argument est profondément discutable. D’abord parce qu’il achève de s’émanciper de toute distance critique par rapport à cette formidable machine sondagière qui parasite de plus en plus le débat public. Environ 400 sondages auront été publiés pour cette campagne présidentielle (lire ici l’article de Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg). Mélenchon a quelques raisons de rappeler le sort qui lui fut réservé par les médias dominants. Ignoré ou moqué tant qu’il fut sous la barre des 8 % puis soudain découvert et souvent contré quand il approcha celle des 15 % .
Il n’était pourtant pas très compliqué, par des reportages, des suivis de meetings, des enquêtes journalistiques de terrain de rendre compte de la dynamique qu’a réussi à créer le candidat du Front de gauche. On pourrait en dire de même pour la plupart des candidats. Le début de campagne tonitruant de Nicolas Sarkozy puis son incapacité à créer une dynamique ; la construction méthodique, faite de prudence et d’évitement, de François Hollande ; l’incapacité de Marine Le Pen à relancer sa campagne. Etc. Les sondages, trop souvent, alimentent la fainéantise journalistique, permettant de faire l’économie de reportages, d’enquêtes, de débats, d’interpellations…
Mediapart n’a jamais commandé de sondages, s’est gardé de les commenter ou de les relayer et, au final, ne le regrette pas. Se passer de cet outil de mesure contraint à en inventer d’autres et à organiser des événements rédactionnels différents. S’en passer autorise à ne pas être noyé dans cette écume de l’actualité ou un sondage du matin est contredit par un sondage du soir, où des Unes de journaux sont construites sur du sable quand elles ne font pas que relayer quelque opération de communication de tel ou tel camp. En ce sens, le fameux “croisement des courbes” Hollande/Sarkozy, rêvé, promis, annoncé par l’UMP fut sans doute l’un des épisodes les plus ridicules de cette campagne, formidable entreprise de diversion par rapport à ces débats de fond que le président candidat en vient à demander aujourd’hui…
Pour cette seule raison, nous n’avons guère envie de plonger la tête la première dans la frénésie sondagière ce dimanche dès 18 heures. Nous donnerons bien sûr, dès 20 heures, à la clôture des bureaux de vote, les estimations : parce qu’elles ne sont pas des sondages mais des évaluations construites au vu de vrais résultats partiels issus des dépouillements de bureaux de vote et dont la fiabilité s’avère infiniment plus grande.
Mais il est une autre raison de fond qui nous incite à patienter jusqu’à 20 heures, dimanche : la sincérité du vote. L’organisation d’un scrutin démocratique, au-delà du principe “un homme/femme–une voix”, c’est aussi l’égalité dans les conditions de vote. Que la révolution numérique ait rendu caduque l’actuelle loi est une chose. Cela n’évacue nullement la question démocratique, celle symbolique de l’exécution d’un rituel citoyen, celle immédiatement politique de l’égalité d’exercice de son droit de vote.
Quelques belles âmes, convoquant la science politique, nous assurent donc que la publication de sondages n’influe en rien les choix individuels comme les résultats du vote (lire par exemple ici l’éditorial de Libération qui, tout en demandant une “distance critique” par rapport aux sondages, annonce qu’il les publiera dimanche à 18h30 !). Oui, on peut faire les calculs : un peu plus d’un million de personnes votent après 18h30 et seraient donc susceptibles de changer leur choix en fonction de “résultats” déjà rendus publics. C’est déjà le cas avec le vote décalé des électeurs d’outre-mer. Mais les études politiques montreraient sans coup férir que cet impact s’avère nul…
La démonstration, peu convaincante reste à faire (lire ici un billet de Jean-Marcel Bouguereau). D’autres rappellent que Le Pen a devancé Jospin en 2002 de moins de 200.000 voix et que la connaissance de sondages en fin d’après-midi auraient peut être pu empêcher la catastrophe… Des conditionnels, des « si »... De fait, nous n’en savons rien, sauf que l’affirmation péremptoire que les sondages n’influent en rien les stratégies de vote relève de l’escroquerie intellectuelle.
La commission des sondages estime qu’une publication anticipée de résultats est susceptible d’altérer la sincérité du scrutin. Le parquet de Paris a d’ailleurs menacé de poursuites les médias publiant ces résultats avant 20 heures. Il est assez plaisant, par ailleurs, de constater que Nicolas Sarkozy, censé être la garant du respect de la loi, la juge “archaïque”, tout en ayant négligé toute les propositions de réforme ces dernières années (lire ses déclarations ici). Le président-candidat, qui dit ne pas « être choqué » par une publication anticipée de tels résultats, mise-t-il sur un effet de dernière heure pour améliorer son score ?
Il reste, in fine, l’essentiel : le plaisir particulier d’une journée d'élection libérée des bruits parasites et laissant à chacun le soin de voter comme il l’entend. C’est d’une telle journée que nous voulons profiter.
Rendez-vous donc dès dimanche sur Mediapart
pour notre journée spécial premier tour :
- dès 11 heures, le récit en direct d’une journée de vote en France avec tous nos envoyés spéciaux dans les régions
- toute la journée, la participation de nos abonnés, leurs témoignages et nos réponses à leurs questions
- dès 20 heures, les estimations puis les premiers résultats
- dans la soirée, nos envoyés spéciaux dans les sièges de campagne des candidats, entretiens et analyses


Les 3 commentaires les plus recommandés
Je partage ce qui est écrit dans ce billet à un détail prêt. Les journalistes qui plongent la tête dans le sac aux sondages ne sont pas les seuls à totalement dévoyer le sens de ce geste civique qu'est une élection : les appareils politiques pour leur stratégie de com et la palpation accessoire du sens du poil de l'électeur, les organes de presse pour leur audience, les annonceurs pour l'impact de leurs pubs, les entreprises sondagières pour la manne financière que représente ces échéances, la dictature du temps réel sur presque tous, vitrifient bien la chose.
La pratique journalistique est clairement le produit d'un système ou la désinvolture par rapport au fait démocratique est largement partagée.
Interdire purement et simplement les sondages, un temps qui reste à déterminer avant une échéance électorale, me conviendrait parfaitement.
Absolument d'accord avec l'ensemble du billet. J'ai été très choquée d'entendre le président de la République, garant des institutions, publiquement souhaiter que la loi soit violée et les sondages publiés dès que possible. Une raison de plus de se débarrasser de lui, on a attendu cinq ans on attendra bien deux heures de plus!
Tous les commentaires
Je suis d'accord à 70%, pas d'accord à 20% et j'hésite sur 10%
Avec Jean-Luc Mélenchon
RETROUVONS-NOUS PLACE STALINGRAD (PARIS) DIMANCHE À 20H.
Nous serons avec vous en pensée. Pour nous ce sera au local du PCF (le lieu de rencontre du Front de Gauche depuis le début de la campagne) à Avignon!
Je vote POUTOU mais mélenchon pas tout ! pour boire un coup de rouge je deviendrai dévôt de Montfavet et j'en prendrai la route dimanche soir.
Burp...
Très bien. Ce billet a un côté conservateur dans le bon sens du terme !
Plus sérieusement et plus personnellement j'approuve cette décision.
100% d'accord.
Il y va du fonctionnement de notre démocratie que certains médias sont prêts à risquer à cause de la concurrence qu'ils se livrent.
....merci.... je patienterai moi-même jusqu'à 20 heures...
Pour le Fouquet's Il n'a jamais pu décrocher totalement , il est toujours accro aux Chouquet's
la République Incorrigible
Et ça. Hollande , tremble, Nadine est dans la place...
@nadine__morano
Bon le brushing c'est demain ! À fond pour la dernière ligne droite pour soutenir @NicolasSarkozy
Collector, non? Elle a pique la brosse de Pujadas...qui vient d'en commander une à poils roses...
Sans compter, sur Twitter toujours, hier, son appel à voter... aujourd'hui.
(Appel aux votes d'outre-mer ? pas sûre...)
"Collector, non? Elle a pique la brosse de Pujadas...qui vient d'en commander une à poils roses..."
Collector aussi, le choix des manches... parfaites pour faire trempette dans la colle...
on reconnait ici, l'oeil de la couturière ,'0) heu,
bon vote
"ne lâchez rien " .. :: alors on copie ...... !!!
eh ben alors !!!! "ne lâchez rien" :: elle copie MORANO ; toujours aussi forte ..............
(doublon) .......
Pour le bon fonctionnement de notre démocratie, rendez-vous ici!!
Totalement d'accord sur cette mise au point sur les sondages.
Publier des "résultats" (!) à 18 H 30 alors que de nombreux bureaux ferment à 20 h a forcément un impact sur les votants de dernière minute, et ce d'autant plus qu'il sera tentant d'attendre, soit pour se dispenser de voter, soit pour faire un choix de rattrapage. Franchement ça ne me paraît pas net.
Merci pour le renvoi au billet de Jean-Marcel Bouguerau qui me rappelle ce qu'était Libé quand il y était encore avant l'entreprise de démolition de l'âme du journal amorcée avec Serge July.
C'est un choix sage et judicieux, car cette course ridicule aux chiffres occulte complètement le fond des sujets abordés, qui devraient constituer l'essentiel dans une démocratie.
En total accord !
Comme c’est curieux, cette acceptation heureuse de la relation furtive entre l’électeur isolé et l’urne. Que l’on ne puisse pas connaître le vote de cet individu, soit. C’est une manière de le protéger. Mais que lui ne puisse pas connaître l’avis global de ses concitoyens ! Ainsi, la démocratie ne serait qu’une sorte d’addition imbécile d’avis isolés de tout ? J’ai plutôt l’impression qu’il n’y aura démocratie que lorsque chacun pourra en débattre avec tous et réagir ainsi aux avis d’autrui. La « démocratie parlementaire bourgeoise » est effectivement un système voulu par la bourgeoisie du XIXe pour isoler les individus et les manipuler : « laissons les ploucs donner leur avis une fois tous les cinq ans, ils se laisseront mieux faire », tel était le raisonnement.
Le vrai problème, c’est ce fantasme de démocratie que constitue l’élection présidentielle. Ce n’est pas l’heure à laquelle on annonce des résultats, vrais, faux ou supposés.
S'ils le pouvaient, ceux qui sont morts dans le combat pour le suffrage universel apprécieront ce post particulièrement révolutionnaire. Je suis bien d'accord que dans la société sans classe débarassée de l'exploitation de l'homme par l'homme il faudra inventer mieux que le vote dans l'isoloir, en attendant l'argumentaire de l'article de Mediapart ne souffre que d'une chose, la vérité de l'évidence.
L'humain d'abord !
Non seulement l'exploitation de l'homme par l'homme, mais aussi son inverse.
J'approuve à 100%
Je partage ce qui est écrit dans ce billet à un détail prêt. Les journalistes qui plongent la tête dans le sac aux sondages ne sont pas les seuls à totalement dévoyer le sens de ce geste civique qu'est une élection : les appareils politiques pour leur stratégie de com et la palpation accessoire du sens du poil de l'électeur, les organes de presse pour leur audience, les annonceurs pour l'impact de leurs pubs, les entreprises sondagières pour la manne financière que représente ces échéances, la dictature du temps réel sur presque tous, vitrifient bien la chose.
La pratique journalistique est clairement le produit d'un système ou la désinvolture par rapport au fait démocratique est largement partagée.
Interdire purement et simplement les sondages, un temps qui reste à déterminer avant une échéance électorale, me conviendrait parfaitement.
Entièrement d'accord : à bas les sondages.... C'est aux partis politiques d'organiser le débat autour d'une confrontation des idées et non pas à travers des meeting unanimistes, grandes messes incantatoires qui n'ont pour seule fonction que d'appeler Dieu à la rescousse... Imaginons un monde sans sondage, un monde d'angoisse pour nos prétendants à l'élection, un monde d'incertitude, d'inquiétude, de manoeuvre systématique à l'encontre de l'adversaire...., d'invitations à la trahison, d'incitations au reniement,... La vie telle qu'elle déploie ses paradoxes dans un monde où seul le pouvoir compte, la faculté d'occuper une position qui permet de voir venir.... Reste que le sondage est un outil au service de ceux qui dénient à l'electeur le droit de se déterminer en son âme et conscience... N'oublions pas que les sondages sont apparus pendant les années 30, au décours de la grande crise... Il était question avec eux de connaître l'état de l'opinion pour mieux l'orienter dans le sens de l'acceptation d'un certain nombre de restrictions et de réductions de l'espace des libertés individuelles... Nous en sommes là, à nouveau... sonder pour mieux diriger les consciences et dominer les passions,... sonder pour mieux se défaire des affres de la démocratie d'opinion.
Je vais m'autosonder afin de savoir ce que je pense des sondages et de la divulgation avant terme du résultat du vote...
Plus sérieusement, j'ai une trop haute idée de la démocratie et de mon droit de vote pour le laisser galvauder par des instituts vénaux sans autre ordre moral.
Je viens de m'autosonder. Premier tour JLM 100 %
Second tour FH 100%
C'est plié, je me demande même si je vais aller voter...
Il y a une loi et on l'applique. Et ce n'est certainement pas au président de la république de dire que l'on peut s'arranger avec elle. Il ne manque pas de toupet!
Mais "s'arranger avec la loi", n'est-ce pas justement le fonds de commerce de "l'avocat d'affaires"?
Cordialement.
La république lui appartenait, il n'a pas encore compris que c'est fini (sauf coup d'état)
Tout à fait d'accord, d'autant que depuis le début ces sondages m'ont gavée. Ils ne sont là que pour engraisser les instituts.
Ils ne sont là que pour engraisser les instituts. .... et faire baver les journaleux fainéants.
L'éditorialiste de Libé : Sylvain Bourmeau, transfuge de Médiapart.
Le "mundillo" du journalisme est bien étroit.
il ne faut pas hésiter à le dire: la grosse majorité des titres de presse sont, par leur actionnariat, inféodés aux politiques en place.
A part le Canard, Charlie, Mediapart, plus un ou deux où il n'y a aucune pub, la presse c'est vraiment de la M.... et ne parlons pas de la télé où là, c'est carrément pire.
les sondages ne sont qu'une expression de la mise en condition des censés ploucs de citoyens...de la com pure et simple, des trucs qui n'apportent rien, continue à prendre les gens pour des imbéciles, sans compter le bourrage de mou avec la viande, la rue et l'office religiex, le terrorisme, etc,
le bilan est édifiant, les soi-disant spécialistes (toujours les mêmes) qui interviennent à sens unique dans de pseudo débats (sic) on a vraiment de la daube en France, des journaleux au dessous de tout, de véritables feignasses qui ne lèvent pas leurs yeux des mêmes sources internet, bref la lie! à quand une interdiction totale de ces parasites que sont les instituts de sondage?
Oui c'est exactement cela. J'ai mis un peu de temps à comprendre pourquoi Eva Joly a été aussi mal traité par les médias. Et j'ai vu que dans ces propositions elle souhaite justement faire le ménage dans les relations qu'il y a entre les médias et les grands groupes industrielles qui sont également proche de pouvoir politique. Elle souhaite simplement interdire cette proximité.
Comme pour les radiations de Tchernobyl, nos frontières naturelles nous protégeront des medias en ligne belges ou suisses, et seuls les VIP auront les résultats dimanche avant 20 heures.
Parfaitement exact. Mais s'ils ont déjà voté, leur attitude ne modifiera pas le scrutin ! Juste le niveau des bouteilles dans les QG ;-))
Très bien, j'attendrai à 14 heures alors...D'accord avec vous sinon... Merci.
Ah! le moment du vote, les serrements de mains aux copains, élus, voire nouvelles têtes du quartier qui tiennent les urnes, le choix des bulletins, l'enveloppe, et hop! dans l'isoloir, coup d'oeil aux bulletins jetés dans la corbeille posée au sol en dessous de la tablette, je plie le bulletin en deux, dans l'enveloppe, je fourre les autres dans la poche, je sors, une blague, un encouragement à ceux qui sont à la manoeuvre aux urnes, carte électorale, bascule de la tirette : "A voté...!!!", signature, faut pas dépasser le petit restangle (tout petit), un petit mot, au revoir et bonne journée, discussion avec ceux qui font encore la queue, "A ce soir!"...
La République, c'est - aussi - ce rituel, ce moment de lien social, ces gestes, cet instant solennel, que je ne voudrais voir changé pour rien au monde!!!
On a quand même un président soit disant gardien des lois qui trouve parfaitement normal de les bafouer les lois.
Dédage !
Oui, qu'il dégage, ce soi-disant gardien des lois !
j'aime bien "dédage" ,moi ou "brasse-toi pauvre thon", ça change ..
Oui les sondages influencent l'opinion ! Ils ont même influencé les militants du PS qui en 2007 ont choisi Ségolène Royal comme candidate probablement parce qu'elle était la reine des sondages (pour, comme par hasard, s'effondrer dès qu'elle a été nommée). Si les sondages n'avaient pas existé, je pense que les militants auraient choisi DSK (qui aurait gagné contre Sarko). Au fait, pour régler le problème de la divulgation anticipée des résultats, il suffit de fermer tous les bureaux de votes à 20 H !
Fermer les bureaux de votes à 20 heures, simplissime, trop simple apparemment pour que nos actuels gouvernants y songent....
Sauf que il ne faut pas oublier la grande messe du 20 heures, justement, sur tous les écrans( avec insoutenable suspense depuis 17 heures 30) qui serait alors repoussé de 2 heures.
Impensable, tous simplement
Absolument d'accord avec l'ensemble du billet. J'ai été très choquée d'entendre le président de la République, garant des institutions, publiquement souhaiter que la loi soit violée et les sondages publiés dès que possible. Une raison de plus de se débarrasser de lui, on a attendu cinq ans on attendra bien deux heures de plus!
Comme je l'ai dit à plusieurs reprise les sondages ne sont que le reflet de l'audience médiatique. Ce sont des mécanismes publicitaires définies par des publicitaires et rien d'autre.
C'est un moyen d'influencer les gens sur un événement qui n'est pas connu, ni même prévisible. Mais on fait croire à une sorte de justesse mais en faite ce n'est qu'une illusion trompeuse.
Les sondages s'arrangent toujours à placer les deux candidats préétabli sur le même niveau et ils sont maintenus artificiellement à ce niveau justement pour infliger une peur (une illusion) sur les personnes indécises qui aimeraient bien voter autrement. En d'autre terme on joue sur une balance droite gauche, on place en chien de fusil un représentant de droite ou de gauche (plus à gauche et plus à droite) justement pour amplifier la peur et le tour est joué. On a peur De et on change son choix. Pour moi se sont des mécanismes de manipulation. Il y en a d'autre. En 2007 par exemple sur certaine chaine de télévision, en arrière plan il y avait la tête de sarko qui revenait systématiquement dans le champ de la caméra. Bizarre, non tout est bien préétabli dans les logiques de com.
C'est pour cela qu'il faut voter sans influence, en fonction de ses inspirations, et c'est souvent le meilleur des choix. ll n'y a aucun regret à avoir, et on ne se fait pas prendre pour un pigeon.
A défaut de sondage, on peut émettre des souhaits, j'espère que le bandit de service et sa bande se prennent une gamelle comme jamais. Au cantonale les sondages lui donnait 30%, il a fait 15%. Aujourd'hui c'est même sondage lui en donne 25% il en fera à peine 12%. Ce qui est encore trop.
Pour l'absence de sondages sur MPT, comme je vous comprends... Je considère qu'ils parasitent le contenu des médias, servent à fabriquer l'opinion et donc nuisent à la vie démocratique. Une solution ce serait peut etre que tous les bureaux, au moins dans l'hexagone, ferment à 20H. Pourquoi faut il qu'il y ait des bureaux qui ferment à 18H30 et d'autres à 20H? (il doit sûrement y avoir une bonne raison... si quelqu'un peut me la rappeler .... merci)
Mettez le champagne au frais avant d'aller voter, attendez 20H, il sera parfaitement "frappé" et il ne sera pas le seul...
Bonsoir,
Bien qu'impatient dès maintenant pour connaître les résultats du scrutin j'approuve totalement la démarche de Médiapart. Continuez sur la même ligne ! Pour tromper mon impatience j'ai décidé d'aller au cinéma en fin d'après midi de dimanche pour regarder un film rigolo avant 20 heures.
Faites comme moi pour contrer les marchands de sondages !
Et n'oubliez pas de voter pour le candidat de votre cœur !
Ca n'a peut-être rien à voir, mais je suis pour le passage rapide au vote électronique (sur place + internet). Comme cela, nous aurions les vrais résultats dès 20h01.
Les sondages "sortie des urnes" ou les estimations sur des bureaux tests n'auraient plus de raison d'exister.
Il faut cependant fixer une heure d'ouverture et de fermeture du vote uniforme sur toute la métropôle. Quan aux autres lieux de votes: pas de dépouillement avant 20h (si c'est 20 h qui est choisi pour toute la métropôle).
à jg-mp
Non non non, zéro vote électronique, je n'ai aucune confiance, surtout avec un Sarko !
Vote électronique/internet, non merci ! no way! Risque de fraude/trucage des élections (cf florida-gate Bush / Cheney en 2000 en Floride); dématérialisation du bulletin de vote: en cas de contestation/suspicion, problème de la vérification à postériori des résultats; risque de traçage & atteinte au principe d'anonymat du vote (fichage par les as de squarcini... cf. affaire IKEA/accès illicites au fichier stic....).
Je confirme
Signé Al Gore...
Les préfets ne peuvent-ils pas exiger un dépouillement pour tous àpartir de 20 heures?
Qui y perdrait à part les instituts de sondages ( et encore ) et la grand-messe du 20 heures qui devrait attendre.
On s'en fiche un peu non
Pour une contestation, il faudrait prouver une marée de votants entre 18 h30 et 20 heures par rapport auxchiffres habituels, susseptibles d'inverser l'ordre des résultats...à mon avis l'effet serait de l'ordre du 0,001%
@Jeanine Ludmann :
...et un Guéant au ministère de l'Intérieur!
Belle idée ! Le seul problème est que nous n'aurons jamais la garantie qu'il n'y aura pas de piratage. Donc le bon vieux papier reste la seule solution (même si elle est aussi parfois perfectible).
Voir à ce sujet :
http://www.ordinateurs-de-vote.org/
Extrait : "Un entrefilet dans un journal en ligne et quelques mots dans le rapport 2009 de la CNIL [1] ont toutefois éveillé la curiosité d’un citoyen, qui sur simple demande, a obtenu de la CNIL la délibération relative à ces élections prud’homales, délibération ayant abouti à la sanction infligée au ministère. Bien que plusieurs paragraphes aient été occultés au titre du secret industriel et commercial qui prime sur la transparence démocratique, il ressort de manière évidente à la lecture de ce document que ces élections sont loin d’avoir été parfaites tant au niveau de la sécurité que du respect des règles. Malheureusement, la décision de ne pas rendre publique cette sanction, par exemple sur le site de la CNIL, empêche la bonne information du public qui restera sur les annonces officielles du "tout s’est bien passé".
Et surtout ceci :
http://www.ordinateurs-de-vote.org/Prud-homales-une-liste-accablante.html
Impossible d'assurer la sincérité du vote électronique.
Il suffit de voir comment les" anonymus" pénètres les ordinateurs les plus sophistiqués. Dès que vous êtes en réseau, vous pouvez être espionné, donc intervention possible.
Ah, d'accord, ce sont des histoires de publicités pour renflouer les caisses tout ce délire autour des résultats tôt. N'avais pas compris, puisque l'habitude est prise d'aller voir sur les sites du Temps ou de La Tribune de Genève ou encore Le Soir de Bruxelles.
En fait cela permet, certes aux politiques, mais surtout aux journalistes de ne pas informer sur les enjeux et les propositions des candidats. Heureusement que la technique permet de suivre les meetings ou tout simplement se déplacer et être dans ces derniers. Pour son engagement citoyen mieux vaut faire cela et laisser les journalistes se consacrer à la comptabilité, aux sondages débiles et aux bêtises de diversions.
Petite précision cncernant l'article de françois Bonnet:Depuis plusieurs elections les DOM-TOM votent le samedi-Jean-yves
à jean yves
Bonjour Jean-Yves.C'est signalé dans l'article
"Mediapart n’a jamais commandé de sondages, s’est gardé de les commenter ou de les relayer et, au final, ne le regrette pas. Se passer de cet outil de mesure contraint à en inventer d’autres et à organiser des événements rédactionnels différents."
Ces soirées-débâts sont un plaisir. Elles permettent un approfondissement des sujets abordés. Les questions sans complaisance des journalistes maîtrisant les domaines abordés et la possibilité pour les auditeurs de proposer leurs interrogations rendent d'autant plus vivantes ces soirées. Elles sont autant d'occasions de faire connaissance avec les invités qui prennent chair.
Les indicateurs mentionnés pour évaluer l'évolution des candidats par rapport aux Français et l'évolution des Français quant aux candidats sont beaucoup plus explicites et fins que des sondages.
Je pense aussi que les sondages ont une influence sur le choix de vote quel que soit le moment où ils sont effectués. Les hommes politiques qui tentent d'en faire une arme, ne savent cependant pas, si c'est contre leur adversaire ou contre eux qu'elle va finir par se retourner.
Il me semble que le moyen aujourd'hui que les Français soient à égalité devant le vote est d'interdire le sondage sortie des urnes. Il me semble aussi que le respect de la loi en matière d'élections, qui parlent aussi de démocratie, est un garant indispensable des fondements de la République.
Est-il étonnant que Nicolas Sarkozy n'en voit pas l'importance ? Est-il surprenant qu'il remette en cause l'application de cette loi alors même qu'il est président de la république ? Nous a-t-il habitué à autre chose ?
La seule solution vraiment efficace : fermeture des bureaux de vote PARTOUT à 20 h ; ou 19 h 30 (toujours cette histoire des gens qui partent en vouikenne...).
Sinon OK pas de sondages avant 20 h.
Charles-Henry
Il faudra installer une cafétéria et organiser des parties de cartes dans les communes qui accueillent une trentaine d'électeurs et parfois moins !
@Daniele Barbier
Mais c'est ce qui se fait, je l'ai constaté dans le petit village (150 âmes) de mes parents.
Le "peuple" sait vivre, lui.
Cordialement et bon week-end.
Je confirme ! Lorsque j'étais au conseil municipal de ma commune, à l'occasion d'élections européennes (où les scrutins fermaient à 22 h partout en France), nous avons effectivement joué aux cartes de 20h à 22h, certes dans une pièce attenante (nous n'avions été dérangé qu'une seule fois). Et nous en gardons un bon souvenir !
Vite, il est 23 h 57 ! Dernier sondage : Mélenchon 24%, Hollande 23%, Dupont-Aignan 20%, Le Pen 9,5% .... Sarkozy... mais où est Sarkosy ?
François tu devrais au moins apprendre à lire. Où ai-je écrit que nous allions publier des estimations avant 20 h ? Je connais ton mépris pour la "science politique" comme tu dis ainsi que pour l'ensemble des sciences sociales mais tu as tort, sous prétexte que ce n'est pas Mediapart qui l'a initié (le trop fameux et si pénible "nous contre le reste du monde"), de balayer d'un revers de main un débat qui peut paraître anodin alors qu'il permet de poser des questions passionnantes sur les transformations de l'espace public, la définition des médias, le role des entreprises de sondages, leurs modèles économiques, la paresse du journalisme politique qui y a recours systématiquement... Je me permets de te renvoyer vers l'Arrêt sur images de la semaine, où Daniel Schneiderman m'a donné l'occasion de développer tous ces points. http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4871
Sylvain
@ Sylvain Bourmeau
Le plus génant dans cette histoire est que la "position" de Libé ressemble beaucoup à de la pub mensongère : créer le buzz en indiquant qu'éventuellement vous pourriez vous autoriser à publier des estimations, si ces dernières vous semblent fiables (qui le décide ???) .... pour, au final, ne rien publier, mais ... doper votre audiance d'internautes (que vous aurez, dans ce cas, pris pour des pigeons).
Comment facturerez vous les annonceurs faisant de la pub sur liberation.fr entre 18h30 et 20h ?
Si c'est à l'audiance, votre démarche n'est que très moyennement honnête ... Si c'est à la performance, il ne s'agit que d'une petite opération de com de votre part (et dans ce cas c'est moins grave, voire peut-être même malin)
N.B : Selon vous, il semblerait que lorsque les sondages sont réalisés selon la méthode des quotas, il n'y a pas de marge d'erreur ?? J'ai du mal à croire ceci. Peut-être est-elle moindre, mais je n'imagine pas qu'elle puisse être nulle. Qu'en est-il ? Est-ce moi qui ne comprends pas correctement ce que vous avez écrit, est-ce votre formulation qui est maladroite, ou est-ce moi qui me trompe en pensant qu'il y a toujours une marge d'erreur ?
Bien cordialement
Vous pouvez faire faire tous les procès d'intention du monde. Ce que nous avons voulu faire c'est ouvrir un débat, et il l'a été au-delà de nos espérances. On se fiche de la publication entre 18h30 et 20h , c'est anecdotique, mais c'est l'occasion de réfléchir à des questions majeures sur les transformations de l'espace public, l'obsolescence du droit, etc. Je m'étonne donc que Mediapart qui fustige la "vieille presse" soit aussi conservateur sur ce point, incapable de penser le nécessaire changement. C'était l'occasion de mettre les sondages en question, ce qui est l'objet de mon édito fort mal cité par Bonnet. En l'occurence c'est Mediapart qui se retrouve objectivement du côté des entreprises de sondages qui ont un intérêt économique au statu quo. On est donc loin du coup de pub que vous dénoncez. Comme le soulignait Pierre Rosanvallon dans un entretien qu'il 'avait accordé à l'occasion du lancement de Mediapart, le journalisme a deux missions "produire des révélations" bien sûr mais aussi "organiser l'espace public", c'est ce que nous avons tenté de faire en proposant une réflexion sur l'espace public lui-même, le brouillage des catégories entre correspondance privée et médias, etc. Voici le lien http://presite.mediapart.fr/presse-en-debat/pouvoir-et-independance/08022008/pierre-rosanvallon-un-journal-doit-organiser-l-espa.html
Quant aux marges d'erreur des sondages par quotas, elles sont en théorie calculable mais c'est très compliqué et fastidieux (contrairement aux sondages aléatoires) et cela suppose de connaître précisément la population de référence ce qui n'est jamais le cas. Surtout la notion même de marge d'erreur perd tout son sens dès lors que les entreprises (laissons le mot institut aux esthéticiennes) de sondages procèdent à des redressements. Pour ma part je suis donc plutôt opposé au fait qu'une loi oblige les sondeurs et les médias à publier des marges d'erreurs car cela donne le sentiment que l'Etat certifie la scientificité de méthodes qui doivent toujours être prises pour ce qu'elles sont. La seule chose qui vaille face aux sondages, c'est la critique. Toujours prendre ces chiffres avec circonspection, tenter de cerner ce qui a été produit comme artefact, et dans quelle mesure cet artefact est ou non intértessant. Je concède que pour les journalistes qui détestent les sciences sociales tout ceci peut sembler fastidieux.
bien à vous
Sylvain Bourmeau
Merci pour votre réponse.
Autant je suis d'accord sur ce que vous dites sur les sondages et les marges d'erreur (tout en me demandant toujours pourquoi vous et d'autres ne cessent tout de même de faire des articles sur ces sondages...), autant je le suis moins sur ce que j'appelle votre "opération de com" : sur l'obsolescence du droit ... il n'y a pas besoin de grands débats (ni d'artifices pour les lancer). La solution est plus simple, donc compréhensible d'un plus grand nombre : pourquoi ne pas dire que tous les bureaux de votes ferment à la même heure, ou (pour éviter aux petits bureaux de rester ouverts jusqu'à 20 heures) pourquoi ne pas interdire aux entreprises de sondages de fournir leurs estimation avant 20 heures. Car après tout, si ces estimations circulent, c'est bien qu'elles ont été données ! Je pense donc que dès lors qu'un organe de presse (au sens large) peut être poursuivi pour avoir publié avant 20 h une estimation, l'entreprise ayant réalisé cette estimation devrait être poursuivie pour complicité. En d'autres termes, il suffirait de dire que cette information n'a pas le droit d'être donnée, même "sous embargo". Imaginez le risque que ces entreprises prendraient à ne pas respecter la loi !!
Enfin, pour conclure je ne vous fait pas un procès d'intention (même si mon premier post peut sembler sévère) : je pense que vous avez été malin, mais que vous avez plus trompé ceux qui ont pris votre discours au 1er degré que vous n'avez réellement lancé un débat (sur une fausse piste).
Bien cordialement
Pourquoi parle-t-on des sondages ? Parce qu'il faut en faire sans cesse la critique. C'est la seule manière de ne pas leur donner trop d'importance.
Ce genre de raisonnement est dangereux : imaginez un journal adepte de ce genre de raisonnement et qui en arriverait à mettre Marine Le Pen en une, à trois ou quatre jour d'un scrutin important. Que diriez-vous ? Que le raisonnement a été poussé jusqu'à l'absurde (voire au delà) ?
AFP - Libé = 1 - 0
N'avez-vous pas honte à Libé ???
« ... les entreprises (laissons le mot institut aux esthéticiennes) de sondages... ».
Quelle suffisance bornée ! Non ! laissons le mot aux “institutions” respectables, et non marchandes (l'Institut de France, par exemple, l'Institut du Monde arabe, l'IFREMER, etc.).
La démarche des esthéticiens et des sondeurs est la même : se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas. Et cacher qu'ils vendent une marchandise. Frelatée sciemment dans le cas des derniers.
Lu avec stupeur votre éditorial dans Libé mercredi. Votre argumentaire est spécieux et fallacieux et le ton est d'une arrogance affreusement ridicule. Que la divulgation illégale et qui va potentiellement contre l'intérêt public nous apprenne des choses certes, mais elle nous les apprend surtout sur vous, journalistes de Libération, et sur votre rapport infantile au politique. Votre connaissance des sciences sociales doit être bien limitée et très superficielle pour écrire ce genre de papier. Ainsi, vous n'avez pas fait beaucoup d'histoire, pour ne pas connaître les effets qu'avaient l'ordre des votes dans la République romaine. Vous ne devez pas lire beaucoup de sociologie -où alors très rapidement- pour avoir une définition aussi plate de l'espace public. De la même manière, il est tout de même frappant que vous soyez incapable de vous rendre compte, à moins que vous ne soyez de mauvaise foi, que votre discours pseudo-intellectuel cache la misère de petits calculs mercantilistes. La paresse du journalisme politique! Pour un type qui n'a même pas l'honnêteté intellectuelle d'attendre que tout les électeurs aient voté (!!!!!), et qui pense que la loi électorale c'est ringard. La décision de votre journal symbolise l'accaparation par les journalistes de la campagne électorale, la privatisation d'une élection qui n'est pour eux qu'un objet de vente, le stade terminal de l'agonie de l'espace public. Non seulement votre décision est ridicule, mais elle est nuisible.
J'aimerais un jour avoir lu autant de sociologie que vous. Respect, courageux anonyme.
Attention avec Robespierre, des têtes pourraient tomber.
Je suis Pierre Lavallée. Vous savez, pour les inconnus, le nom n'est pas très utile. Vous voulez mon adresse peut-être, mon numéro de téléphone, mon adresse mail?
Non c'est juste que pour des conversations démocratiques, fussent-elles électroniques, de qualité, il est toujours préférable d'apparaître sous son identité. Cela aurait la vertu de tirer vers le haut les fils de commentaire. Si je puis me permettre, abonnez-vous à Arrêt sur images, c'est un site intéressant aussi, et regardez le débat sur le sujet que j'ai eu hier avec le secrétaire général de la commission des sondages. Je pense que cela vous donnera une idée un peu moins caricaturale du genre de journalisme que j'essaye de pratiquer (avant à Mediapart, aujourd'hui à Libération, et toujours sur France Culture, avec La Suite dans les Idées, une émission dédiée depuis douze ans aux... sciences sociales). bonne journée.
Cher Monsieur, le débat sur l'anonymat sur Internet est vieux comme le monde, et je ne suis pas du tout d'accord avec vous. Je ne crois pas que vous ayez le magistère pour demander à qui que ce soit de se dévoiler. Beaucoup de personnes sont connus par leur pseudo sur ce site: ils se sont forgés une identité, tout aussi valable qu'un Sylvain B. ou un Pierre L.
Je vous connais, vous êtes un ancien de la maison. Je ne connaissais pas votre émission, par contre. Mais selon moi, c'est votre tribune qui renvoie une image caricaturale de votre façon de faire du journalisme. Les sciences sociales, ce sont les héritières d'un esprit de finesse que le buzz médiatique ne permet pas, visiblement. Mais faîte donc une émission sur le fonctionnement électoral de la République romaine: c'est riche d'enseignement sur les dangers et la légéreté de votre proposition de mercredi.
Vous êtes magnifique dans l'exercice de rétro-pédalage. On dirait Hollande au début de sa campagne.
Un débat? Quel débat? Il suffit de faire fermer les bureaux de vote à 20H ou à 19H dans toutes les villes et tout les villages e basta.
Précisément la solution à laquelle se sont opposés les entreprises de sondages. 20h voudrait dire des estimations vers 20h45, la soirée électorale bascule en seconde partie de soirée, la valeur baisse.... Toujours anonyme ?
Très bien. Mais, le problème ici, selon moi, c'est le comportement des journalistes. Mais pourquoi vouloir vous même alimenter le moulin? La fin de votre article était plus qu'explicite, et vos justifications post-publications sont assez confuses et contradictoires, je trouve. J'ai énormément de mal à vous croire. Vous avez recherché le buzz, pas à structurer la sphère publique.
Croyez ce que vous voulez. Sans doute pensez-vous aussi que Mediapart a voulu créer le buzz en lançant à l'poque un appel à ne pas débattre de l'identité nationale... Si vous appelez cela le buzz que voulez-vous que je vous dise...
Médiapart aime aussi le buzz, soit. Je ne suis pas un idolâtre. Mais l'appel de Mediapart était quelque chose de sain. Je trouve votre intervention de mercredi sur Libé nuisible démocratiquement. Votre buzz est négatif, si vous préférez, mais je suis sur que vous m'aviez compris.
Je répète mon intervention d'au dessus, puisque je vous répond en décalé. Faîtes une émission sur le fonctionnement électoral de la République romaine, je la suivrais avec le plus grand plaisir.
Bonne journée et bon week-end électoral.
Nuisible démocratiquement... wow
tout à fait, nuisible. Ne pas respecter la loi électorale, ce n'est pas une mince affaire, quelque chose que l'on traite à la légère. Vous vous attribuez un pouvoir qui n'est pas légitime, non pas pour l'intérêt public mais pour attirer des lecteurs sur votre site. C'est une privatisation de la chose publique, pas une structuration de l'espace public. Nuisible, c'est le mot. Grave et irresponsable, sont aussi adaptés. .
Et les radios pirates, elles auraient dû respecter la loi ? Et Wikileaks ? Pour ne rester que dans le domaine du droit à l'information... Comment pensez-vous que se conquièrent des droits nouveaux ? Avec des gens comme vous, jamais l'IVG n'aurait fini par être légalisé. Quelle docilité !
Libération comparé à Wikileaks, les radios pirates, wow! Là c'est une très grosse exagération. Libé est mort, il n'a plus rien à dire et on n'a plus rien à y lire... cette exagération démontre votre manque d'exigence que possédait ce grand journal il fut un temps jadis.
Ah, la désobéissance civique! Vous vous prenez pour un porteur de valise, peut-être? En quoi la loi électorale est une menace, une insulte à la démocratie? La loi n'est pas applicable en Suisse et en Belgique? Et, alors? Ne pas la respecter est donc d'intérêt public? Le buzz de Libé est une grande oeuvre sur le chemin de l'émancipation humaine ? Ridicule, le mot effectivement est bien trouvé. Oui, je suis légaliste et je le clame haut et fort, lorsqu'il s'agit de respecter la lettre du code électoral, parce que je la trouve justifiée et légitime. Je préfère être respectueux sur ce point et ne pas me fourvoyer dans une pseudo-subversion de pacotille. Votre opération n'est qu'un opportunisme commercial tout ce qu'il y a de plus vulgaire, et vous le savez. Rien à voir avec le droit à l'information et la conquête de nouveaux droits.
C'est un gadget, je l'ai écrit plus bas, ce qui compte c'est le débat qui lui est important. Et qu'avez-vous contre le commerce de l'information ? Vous préférez l'info gratuite peut-être ? Moi non, sinon je n'aurais pas fait partie de ceux qui ont démissionné de leur job d'alors pour venir fonder Mediapart, qui est un projet magnifique, et je ne participerais pas aujourd'hui à la vie d'un autre journal de qualité, qui lui aussi défend le prix de l'information.
C'est votre dernière décision -gadget ou pas- que je remet en cause, pas votre carrière. Que l'info est un prix, certes, mais là, franchement ?
Et quand je parle de stupeur -et de déception-, c'est en découvrant que c'était vous qui aviez écrit cette tribune.
Vous connaissez notre décision vous ? Vous en avez de la préscience !
Non, bien évidemment. Par contre, je sais que Demorand affirme que vous vous êtes réservé le droit de le faire et c'est de cela qu'il s'agit ici, non?
Pourriez-vous enfin nous expliquer, à part le buzz, quel est l'intérêt du citoyen d'avoir à 19 heures, une information qu'il aura de toute façon à 20 heures. Quel rapport avec l'importance de IVG, Wikileaks etc... Sortir de la docilité ne devrait être revendiqué que pour des sujets ayant une réelle portée sur la vie des gens et non pas l'expression d'un caprice bien dérisoire.
Mais Monsieur Bourmeau, en quoi la démocratie serait-elle menacée par des estimations vers 21 heures? Peu importe qu'on bascule vers une quelconque partie de soirée, l'essentiel n'est-il pas de garantir aux citoyens que chaque vote est unique et important? Et, si c'est ça le problème, je ne pense pas que les chaînes de télévision y perdront des annonceurs, les Français pourront supporter trois quart d'heure d'attente, ils ont bien attendu cinq ans!
La démocratie menacée... fichtre !
.
Vous ne me répondez pas....
J'ai longuement répondu, contrairement à F. Bonnet. Mais j'arrête là, c'est mon ex collègue et ami l'excellent Antoine Perraud qui a raison lui qui, ici même, a dit Adieu au participatif. http://blogs.mediapart.fr/blog/antoine-perraud/301211/ladieu-au-participatif
Structurer le débat, mais pas trop quand même.
Et François Bonnet, il structure le débat ?
Mais, mon cher Sylvain, tu auras compris que je ne préfère pas te répondre tant tu emportes ce débat (s'il en est un, vu la virulence de ton propos) sur des pentes dangereuses donc inutiles. Me voilà en préambule catalogué en "ennemi des sciences sociales"! C'est trop drôle! Tu auras d'ailleurs remarqué que notre manchette de ce samedi matin était justement consacrée à trois livres de sciences sociales (c'est ici). Quelle était celle de Libération?: "La gauche", avec la mer en arrière plan. Pardon, mais il ne suffit pas de s'autoproclamer grand défenseur des sciences sociales pour avoir raison sur tout, à tout propos, en faisant des unes qui ne servent à rien, qui ne portent aucune distance critique, aucun regard citoyen, mais sont de simples relais émotifs et commerciaux (et politiques). La posture de grand défenseur des sciences sociales permet certes de faire l'économie de quelques questionnements journalistiques.
J'ai pour ma part simplement énoncé une méthodologie rédactionnelle et journalistique dans ce billet, ces explications que nous devons à nos lecteurs pour mieux leur rendre compte de nos débats, de nos hésitations, de nos choix. C'est justement la vertu de ce participatif qui semble tant t'irriter. Je conçois bien volontiers qu'on peut être en désaccord radical avec ma position. Mais il n'est nul besoin de convoquer soudain Rosanvallon pour appuyer, comme tu le fais, un propos qui n'est que d'autorité, que de surplomb. Qu'en penserait-il d'ailleurs? Bref, tout cela me semble assez dérisoire mais me confirme une chose: la posture de "sachant" ne permettra jamais de faire l'économie d'argumentaires serrés.
Amicalement
François Bonnet
Si le participatif m'irritait, je n'aurais pas pris le temps de publier ici quelques commentaires. Je ne connais pas beaucoup de journalistes qui s'y risquent.
Juste un point qui me paraît l'essentiel : il est particulièrement malhonnête de citer une phrase de mon article en laissant entendre que je défendrais les sondages alors que la raison pour laquelle nous avons choisi d'ouvrir ce débat était inverse : pointer du doigt les logiques économiques qui poussent les entreprises de sondages à défendre le statu quo s'agissant des horaires décalés de fermeture des bureaux de vote, de façon à commercialiser leurs produits dans les meilleures conditions. Les sondeurs se servant de cette vitrine des élections pour comparer leurs artefacts avec la réalité du vote, en brouillant allègrement les pistes lorsqu'ils mélangent sondages d'intentions de vote et estimations sur la base de bulletins dépouillés, pour "vendre" la "précision" de leur travail, non pas sur le marché des enquêtes politiques mais sur celui autrement lucratif mais moins spectaculaire des enquêtes commerciales.
Tu l'auras compris : entre la fiction sondagière et la fiction démocratique normative bêbête (et si vaillamment défendue à Mediapart) à laquelle adhèrent naïvement ceux qui veulent croire jusqu'à 20h que leur bulletin de vote doit pouvoir être le bulletin marginal, celui qui pourrait faire basculer le vote, je n'ai aucune raison de choisir.
bien à toi
"Et François Bonnet, il structure le débat ?"
Ça, c'est le genre coup bas et règlement de comptes perso qui, à mon sens, ne devraient rien avoir à faire là.... On peut discuter du "pour" et du "contre" des sondages et de la publication des sondages (si possible en étant les premiers à les publier), faire valoir ses arguments d'un côté ou de l'autre, mais ça ne fait guère le schmilblick d'en venir à des anathèmes comme celui-là !
"Où ai-je écrit que nous allions publier des estimations avant 20 h ?"... le Post Scriptum en bas de l'édito laisse volontairement planer le doute sur une éventuelle publication d'estimations, n'est-il pas ?
non il donne rendez-vous pour connaître notre décision. C'est fou comme les gens ne veulent pas comprendre que l'intéressant n'est pas la décsion, qui relève du gadget débile, mais le débat complexe que cela aura permis pendant deux ou trois jours. La décision est bêtement binaire (publier ou non), ce qui est intéressant ce sont les arguments pour et contre. Si nous avions annoncé de suite notre décision, nous n'aurions pas laissé le temps au débat. Qui est dans la précipitation médiatique ?
Dans ce cas, peut-être aurait-il fallu préciser "PS : rendez-vous dimanche à 18 h 30 sur Libération.fr. pour connaître notre décision" au lieu de surfer sur le buzz façon "dira-dira pas ?" comme vous l'avez fait. Le débat est intéressant, la décision (de publier ou non) est peut-être "bêtement binaire" mais elle n'est pas anodine. Et ne pas l'annoncer "de suite" n'enlève rien au débat à venir.
Quant à la précipitation médiatique, je renvoie à la Une de Libé d'aujourd'hui.
Pour partager largement du journalisme qui se veut de qualité, il ne faut pas négliger la mise en scène, ce n'est pas à Mediapart, maître en la matière, qu'on me contredira.
Cher Sylvain Bourmeau, je ne rentre pas dans ce débat, mais seulement vous saluer au passage...
je suis avec attention vos échanges avec vos collègues. L'argument de "gadget" pour provoquer le débat pendant 2 à 3 jours que vous évoquez me fait dire : encore une manoeuvre de diversion, entre les 2 tours il y aura des sujets bien plus importants à discuter que celui là. Mais il est vrai dans le suivi aveugle de la campagne (et des consignes?) du candidat Hollande, du journal Libération, tout est bon pour éviter les vrais sujets. Hyper important de débattre pendant 2 à 3 jours sur la loi éléctorale... Pourquoi ne l'avoir pas fait avant? en octobre par exemple?
finalement, vus avez bien fait d'avoir quitté Médiapart: apparemment cela ne collait plus avec vos collègues, mais auourd'hui il est de même avec son léctorat. Vos positons ne trouvent pas d'écho ici.
erreur
@Sylvain Bourmeau
A ma connaissance le débat en question a été lancé (avec déjà mise en scène) en 2007 par Guy Birenbaum et Morandini :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/internet-donnera-t-il-le-resultat-avant-la-fin-du-vote_464105.html
Vous n'avez pas inventé l'eau tiède, de même que "Mediapart" s'en prenant régulièrement à des concurrents surfe simplement sur la vague anti-journalistes mise en évidence par Mélenchon.
Et oui je suis aussi abonné à Libe.fr
je vous donnerez des résultats dans la basse normandie, vers cherbourg, je suis là bas pour quelques jours...des estimations...
Les journalistes célèbres, des journaux célèbres ont dit que :
<< ce n'est pas parce qu'un candidat rassemblent beaucoup dans les meeting (s?), que les électeurs voteront pour lui >>...mais de qui parlaient-ils ?
Plutot qu'une interduction je preconise une taxe progressive sur chaque sondage 10000 euros par sondage 1 an avant 100000 un mois avant 1 million d'euros la derniere semaine Ca devrait en calmer plus d'un
La voilà l'idée qu'elle est bonne ! Taxer les sondages.... Et de plus en plus cher au fur et à mesure que l'échéance approche. Ça obligerait peut-être nos médias (notez bien que je ne dis pas nos journalistes mais bel et bien nos médias, côté tiroir-caisse et compétition acharnée pour faire le buzz) à faire un vrai boulot d'enquête, de reportages, d'interviews, de débats, etc.... au lieu de se situer en commentateurs de la scène politique et spécialistes du décryptage de sondages, voire commanditaires des mêmes sondages....
Les instituts de sondage sont à la politique ce que les agences immobilières sont au logement: des intermédiaires inutiles et qui se sucrent sur le dos de l'opinion....
Les instituts de sondage sont tout autant nuisibles en amont des élections aussi, car ils parasitent les contenus des médias au moment crucial où sont désignés les candidats par les militants et/ou les sympathisants. En passant, plus un sondage est loin dans le temps de l'élection, moins il est fiable et moins on devrait le prendre en considération pour une décision aussi importante. Autant lire dans les entrailles ou prédire les résultats de l'élection d'après le vol des oiseaux...
cf. Bayrou, Royal ... en 2007 - "Il n'est pas inutile de rappeler qu'en 2007, les primaires dans les deux principaux partis, ont été largement influencées par les commandes répétées de sondages auprès des sympathisants ou de l’ensemble de la population. C’est aussi un artifice sondagier qui a transformé M. François Bayrou en candidat plausible pour le second tour, lui offrant une audience médiatique inespérée et sans commune mesure avec son poids électoral et politique, affaiblissant de surcroît la candidate socialiste"
cf. DSK mars 2010 - "Parmi les éventuels candidats PS à la présidentielle de 2012, Dominique Strauss-Kahn est vu comme "le plus capable de faire gagner la gauche" (52 %) et Martine Aubry comme "la plus fidèle aux idées de la gauche" (30 %), selon un sondage Ifop. DSK arrive très largement en tête sur l'aptitude à "faire gagner la gauche à l'élection présidentielle" (52 %), devant Martine Aubry (12 %), François Hollande et Ségolène Royal (à égalité avec 5 %). ==> Hollande était classé bon dernier, quand il était cité par les sondeurs...
cf. Hollande juin 2011 - "Sondage: Réalisée par l’Ifop, la dernière enquête d'intentions de vote présidentielle pour le Journal du Dimanche atteste, en dépit du récent séisme provoqué par "l'affaire DSK", de la stabilité du rapport de force électoral. Directeur des études à l’Ifop, Frédéric Dabi livre son analyse (...) Avec 26% des intentions de vote, François Hollande réalise un meilleur score au premier tour que la première secrétaire du PS (23%). Il parvient à distancer Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen alors que dans l'hypothèse comprenant Martine Aubry, 1,5 point seulement séparent le trio de tête, signe d'une incertitude électorale inédite sous la Vème République" ==> 15 mois plus tard, Hollande est devenu le DSK de substitution.
Les sondeurs sont, peut être pas des faiseurs de roi, mais des acteurs de la fabrique de l'opinion, à tous les stades d'une élection.
Suis abonné depuis hier pour 1€. Et pour ce prix, 1€, c'est un cadeau du ciel de lire un tel billet. Ah non, ça vraiment, je vais prolonger mon abonnement. :-)
Ces sondages ont quelque chose d'anal par le fait qu'ils sont assez puants. Je n'en pense rien d'autre.
J'ai souvent regardé sur le site sondage en France les organismes de sondage se livrer à une compétion qui pourrait s'apparenter à une joute politique, les uns favorisants leurs candidats contre les autres et vice versa, jusqu'à se poser la question de l'honnèteté de ces sondages. Ainsi on voit que IFOP donne les meilleurs chiffres pour la droite tandis que BVA ou CSA donnent des chiffres plus favorable à l'opposition. Et puis il y a les commandes pour tel ou tel journal ou organisme d'opinion.
Le tout avec la grande inconnu, qui sont les sondés; toutes ces têtes vides qui changent d'opinion du matin au soir, d'un organisme sondagié à l'autre, comme un consommateur perdu dans les rayons du super marché, cherchant le produit meilleur marché.
Fénéantise journalistique, à n'en pas douter; intox?, sans doute; mais quel genre d'électeurs sommes nous; pas très responsables si l'on suit l'analyse de ces organismes de sondage
Bonjour François Bonnet et toutes(s),
Pour la sauvegarde de la Démocratie et de ses concepts fondamentaux, il est plus qu'essentiel de contribuer à ce que chaque citoyen(ne) soit égal en droit face à sa décision, son bulletin de vote, son bureau électoral, où qu'il soit et quelque soit l'heure qu'il le décide.
Cette course à ..., l'avancement de l'heure de la publication des premières estimations, à ..., l'occasion de faire le buz pour avoir le plus de lecteurs..., d'argent..., est symptomatique du mal, de la perte de sens..., de notre société actuelle...! Car en plus de générer du profit, il existe un risque potentiel (que certains entretiennent soigneusement...), de dénaturer l'idée même de ce qu'est l'égalité de la Démocratie Française sans que ces journaux empressés s'en soient inquiétés...! Je ne parle pas de cette peur pour la susciter mais pour la dénoncer.
N’oublions pas non plus, la déclaration de certains journalistes sur des médias télévisuels disant, qu'en plus de l'amende de 75.000 Euros à payer pour non respect de la loi, il y a possibilité de saisir le conseil constitutionnel (Pour invalider le tour de l'élection en question), au cas ou certains(es), dans tous les sens politiques du terme, pourraient prouver que la divulgation de ces estimations de votes auraient influé sur ces dernières...! Là étant l'entretien soigneux d'une peur feutrée, la surprise éventuelle que certains(es) n’arrêtent pas de ressasser, il est indispensable de retrouver la maîtrise de ce temps que l'on veut nous imposer en l'accélérant, pour garder cette égalité de chacun(e) de nous face à la réflexion de cette grave décision pour notre avenir Démocratique, notre devenir ensemble dans tous les aspects tant individuel composant de familles, que collectifs, notre communauté nationale...!
N' y a t il pas dans l'ampleur, l'importance donnée à ces sondages et la volonté d’accélérer l'estimation de ces résultats, un étrange parallèle avec la spéculation sur ce devenir qu'on veut à tout prix connaître avant l'heure....? On connaît que trop bien les méfaits actuels de la spéculation, l'anticipation sur du cours terme souvent plus qu'aléatoire..., non...?
D'accord avec l'article.
Une chose m'inquiète. J'ai lu ça et là que la Commission des Sondages pourrait aller jusqu'à faire invalider l'élection si des fraudes nombreuses se faisaient jour. Sachant de quoi est capable not' bon maît pour garder le pouvoir, je ne peux m'empêcher de me poser des questions sur ce soudain accès de démangeaison de la Commission.
Une manipulation est si facile...
La démocratie médiapartienne a décidé de ne pas "discuter" avec 2 candidats de gauche et une candidate d'extrême-droite. Est-ce pour des raisons politiques (je mets a part l'extrême-droite car, là, j'ai lu dans Médiapart les raisons, que j'approuve) et dans ce cas lesquelles ? Ou est-ce pour LO et le NPA en raison de leur niveau (bas) dans les sondages ce qui viendrait un peu contredire ce beau discours, que j'approuve encore, sur les sondages ? ....Ou est-ce pour "protéger" le FdG de tous ces gauchistes comme certaines (mauvaises) langues le laissent entendre ? Ou....?
Merci de la réponse de Médiapart
Laurent
Pardon mais vous vous trompez. Nous avons publié deux longs entretiens avec Philippe Poutou et Nathalie Arthaud. Sans compter de nombreux articles.
Pour Philippe Poutou, cliquez ici
Pour Nathalie Arthaud, c'est ici
Votre réponse me stupéfie...on se croirait à Libération version Demorand.
Entre les entretiens (sans compter les mises à mort du NPA, etc...) et les soirées-interviews-filmées avec les "principaux" candidats il y a plus qu'une marge. Vous me confirmez que pour Médiapart il y a bien trois types de candidats : les importants, ceux qui ont droit de cité : Bayrou, Hollande, Mélechon, Joly...et Sarkozy ; l'indésirable : Le Pen ; et les autres auxquels vous accordez un entretien mais qui ne sont pas significatifs : arthaud, poutou (je ne mets pas de majuscule pour qu'ils n'aient pas l'impression de trop compter, des fois qu'ils me lisent...et qu'ils s'y croient, non mais chacun à sa place !).
Pour moi qui considérais que Médiapart était un nouvel espace d'information, de démocratie et de débat, me voilà un peu déçu...mais je continue à vous lire ne vous inquiétez pas, il y a toujours vos enquêtes, vos informations internationales....Mais ça me permet de me rappeler qu'il faut toujours continuer de diversifier ses sources d'information !...
Démocratiquement vôtre
Laurent
@ François Bonnet
Nous donnerons bien sûr dès 20 heures, à la clôture des bureaux de vote, les estimations : parce qu’elles ne sont pas des sondages mais des évaluations construites au vu de vrais résultats partiels issus des dépouillements de bureaux de vote et dont la fiabilité s’avère infiniment plus grande.
Les sondages "sorti des urnes" prennent en compte les résultats du dépouillement des cent premiers bulletins, confortés par celui des cent bulletins suivants.
Dans la pratique, la clôture du scrutin à 18h permet d'avoir ce type d'information vers 18h30. Une centralisation par téléphone permet d'annoncer des tendances que les résultats définitifs confirment en général.
A 20h on ne peut avoir ce type d'information pour les bureaux de vote des villes où le scrutin vient de se terminer et le dépouillement n'a pas commencé. Les premiers "sorti des urnes" des villes arrivent au plus tôt vers 20h30.
Le seul argument recevable c'est l'influence possible sur les électeurs de la dernière heure la fiabilité des résultats ne me paraissant pas à mettre en cause.
Ce qui peut l'être, c'est que ces chiffres n'étant pas une émanation du ministère de l'Intérieur, ils sont sujets à de grandes manipulations et à des annonces biaisées.
L'ambiance dans les QG de campagne doit être un indicateur assez fiable vers 18 h 30..
Et la tête d'Elkabbach, Pujadas, Lapix et consorts devrait être très significative...
La course à l'annonce des résultat n'est pas nouvelle : il y a quelques années, TF1 avait affiché le visage du nouveau président de la république à.... 19h58 pour griller la politesse à la concurrence. Hélàs, tandis que la voix du journaliste annonçait "il est 20h", une petite horloge dans le coin de l'écran indiquait 2 minutes de moins.
Comme d'habitude je suivrai ça aux Guignols, avec eux on sait bien à l'avance...et leur présentation du truc est géniale..en2007 la course de Sego et Nico m'avait franchement fait rire...et pourtant...
le poids des sondages et leur exploitation démesurée (et exclusive comme argument) par les candidats ne sont pas la suele cause de tentative d'endormissement de l'intelligence et de l'individualité électorale. Il faut s'en prendre aussi à la racine: le bipartisme imposé par la loi électorale, cette course des palliums à Gennes, le rouge ou le bleu? Il faut non seulement recadrer les sondages mais avant changer la constitution qui les génére comme les combats sportifs générent les paris et les fraudes.
Comme cela a été dit plus haut, je m'interroge sur les probabilités et les fortes possibilités de fraudes aux votes électroniques, à l'instar de ce qui se serait passé en 2007.
Quelqu'un saurait-il si une partie de ces votes sera une fois de plus délocalisée à Denver au Colorado? Comment le gouvernenement a-t-il justifié cette incongruité, en dépit de la présence d'agents municipaux pour décompter, compter, ...les votes en territoire français!
Je m'étonne que les articles concernant cette délocalisation aux Etats Unis n'aient pas eu plus de retentissement! (voir agoravox de cette semaine)
J'ai déjà posé ces questions plus d'une fois, ici, mais pasde réponse! J'espère que cette fois sera la bonne et que j'aurai quelques pistes, notamment pour éclairer encore ceux de mon entourage qui demeurent hypnotisés par M. Nicolas de Nagy Bocsa!
Hacking Democracy.
merci d'avoir répondu par ce film, édifiant.
Néanmoins, je vous en veux de n'avoir pas envoyé plus tôt ce lien
!
A la rédaction de Médiapart : serait-il possible de faire un article sur cette méthode moderne de confiscation de la démocratie dès le début de cette semaine? Il en va du salut public.
Parce que je finirai pas croire que quand Sarkozy annonce des surprises au 1er tour, cela pourrait venir de ce biais! oui, c'est vrai, je deviens parano, mais comment ne pas le devenir quand on voit ce que sont capables de faire, de défaire et de dire ce monsieur et ses sbires, pour conserver le pouvoir et échapper à la justice!
La rédaction de médiapart le sait déjà soft-power ^^ Comme la rédaction de médiapart connait la vassalisation du PS à la cause libérale depuis la fondation Saint-Simon. Alain Minc/Pierre Rosenvallon même combat ^^ , nous passons tout simplement du Fouquet's au Crillon ...
"le flan est au four !"....(article amusant...)
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/04/20/elysee-le-flan-est-au-four-le-nain-chausse-du-26-ou-comment-annoncer-les-resultats-avant-20-heures/
La course au scoop des résultats et les sondages ne sont pas de simples dérives auxquelles il suffit de résister pour revenir aux enjeux politiques.
Ce sont des épiphénomènes qui signent le refus de l'engagement, une résistance massive à l'acte politique en tant qu'il vient trouer le réel et risquer l'ordre établi.
Que l'on se retranche derrière le concept marketing du "vote utile", derrière TINA, derrière une impartialité de bon aloi ou derrière la peur des options radicales, c'est toujours la même logique qui est à l'oeuvre : une logique de petit-bourgeois qui veut avant tout préserver son confort matériel.
Pauvre humanité prétendûment politique quand elle recule devant la première des vertus politiques : le courage.
A propos de sondage et de méthodologie ..
...je vous suggère de lire cet article :
Il y est question d'un système de vote innovant étudié et actuellement testé par Michel Balinski et Rida Laraki, chercheurs à l’Ecole polytechnique, et expliqué en détail sur Slate par Olivier Ferrand,
"Ce système écarte, par exemple, un candidat qui arriverait en tête au premier tour en recueillant 30% des voix mais que les 70% d’électeurs restants trouveraient exécrable, au profit d’un candidat qui ne recueillerait que 20% mais que les 80% restants considéreraient acceptable."
Cet outil de «jugement majoritaire» tel que le nomme les auteur a été testé au cours de la campagne pour départager les 10 candidats.
Pour arriver en tête il ne suffit donc pas d'être souvent choisi et bien choisi, il ne fait pas être trop souvent rejeté et surtout fortement rejeté.
Avec cet outil Sarkozy arrive en 8 ème position ! mais évidemment sur un échantillon qui n'a aucune représentativité, puisque'il s'agit de vote spontannée, ce résultat ne doit donc pas être pris en considération ... heureusement pour Hollande d'ailleurs, parce que lui n'arrive que second !
Ce qu'il faut retenir, c'est la méthode. Et dans le cadre d'une réflexion sur une nouvelle manière de consulter par vote les citoyens, dans le cadre d'une 6 ème République, c'est peut-être une contribution intéressante que celle de ce deux chercheurs, Michel Balinski et Rida Laraki.
Dans le même temps ce qui est publié à 20h n'est pas autre chose qu'un sondage mâtiné de résultats partiels, puisque les premiers bureaux ferment à 18h, et que le temps de dépouiller puis de remonter l'info, je ne pense pas qu'on ait le moindre résultat ferme , et surtout significatif, avant 19h.
Donc l'argument "sondage" ne me paraît pas très pertinent.
Aussi on prétend qu'une diffusion précoce pourrait modifier le cours du scrutin. Mais je ne vois pas en quoi un afflux subit d'électeurs pourrait constituer une "modification de scrutin"! Le scrutin n'est pas achevé tant que les bureaux ne sont pas fermés, et plus il y a d'électeurs plus on peut se réjouir, quelles que soient les raisons pour lesquelles ils ont voté, non?
De toute façon, si d'aventure des électeurs choisissaient le vote buissonnier par manque d'intérêt pour la campagne, je ne vois pas pourquoi subitement à 18h30, la diffusion d'une tendance les pousseraient à plier les gaules et à se précipiter sur l'autoroute pour tenter de rentrer avant la fatidique heure de fermeture des bureaux de vote!
Quoiqu'il en soit le principe de non divulgation ne pourra pas tenir longtemps, pour la seule raison qu'on ne pourra empêcher personne d'aller consulter les sites belges ou suisses ou je ne sais quoi et de transmettre l'info aux copains. En gros tout le monde saura à 19h00, et tout le monde devra faire semblant jusqu'à 20h00! C'est ridicule.
A l'heure d'internet il faudra bien se résoudre, si on veut échapper à la dictature des sondages, à la publication des résultats en ligne dès qu'ils sont connus, bureau par bureau par exemple.
Les enquêtes d'opinion à l'échelle nationale doivent absolument, pour être acceptables, être complétées par des enquêtes d'opinion à l'échelle régionale. Mais les instituts de sondages les plus riches sont hypercentralisés
Grosse confusion de l'auteur entre sondages et estimations. Un sondage est une étude d'opinion faite avant l'élection. Une estimation sortie des urnes est une étude faite à partir de ce que les électeurs disent avoir voté (disponible dans l'après-midi). A partir de 18h30, une estimation est une moyenne faite sur les premiers dépouillements dans les bureaux fermant à 18 heures (la première centaine de chaque bureau, multipliée par le nombre de bureaux participant à l'étude).
On ne confond donc pas ce qu'on annonce avoir l'intention de voter et ce qu'on a réellement voté. François Bonnet n'est pourtant pas un bleu, mais visiblement il ne comprend rien aux chiffres.
Bonjour,
Entièrement d'accord avec votre billet et grand merci à Médiapart pour votre décision de ne pas publier de résultats avant 20h et la fermeture des bureaux de vote.
Je suis choqué que des journeaux comme Libération veuille s'affrichir de cette règle. Encore plus choqué que le président de la république, sensé être le garant du respect de la loi, fasse de même.
Plus largement, je suis scandalisé de l'existence même des sondages en période électorale. Il n'y a à mes yeux aucune utilité démocratique à un sondage sur les intentions de vote. Au delà de la question des marges d'erreurs et des possibles manipulations, j'estime qu'un citoyen n'a pas besoin de l'opinion de l'ensemble de la population pour fonder la sienne.
Sur des idées, à la rigueur, et hors période électorale, je peux l'entendre : si un gouvernement prend une décision importante et que plusieurs enquêtes d'opinion montrent que 95% de la population y est opposée, ça peut poser question et nourrir le débat.
Mais sur des candidats et en période électorale, non, non et définitivement non. C'est parfaitement inutile à la démocratie... quand ça ne la dessert pas carrément...
Je suis bien d'accord avec vous. Ces sondages nous polluent la campagne. Mais ils pollient aussi l'information et poussent à ce prétendu "vote utile", donc ils influencent forcément les électeurs. Et ce n'est pas acceptable.
Et à quoi servent ces sondages? Quelle est la "productivité" et la "compétitivité" d'un sondage, puisqu'on nous balance ces qualificatifs à longueur de journée en prétendant que nous ne le sommes pas assez!!! Pourquoi paie-t-on des gens à faire ça?
Sans parler de tous les autres sondages inutiles dont on nous harcèle à longueur d'année sur le moral des français du centre, sur ce que pensent les français du sud de la cueillette des olives en basse provence, sur le sexe des anges, j'en passe et des plus stupides.
Avant, nous vivions très bien sans et allions voter sans calculer qui avait le plus de "chances" de gagner. Il y aurait besoin de réglementer tout ce fatras sondagier, qui nous empoisonne!
En tous les cas, on sera tous sur twitter pour essayer d'avoir une info!
Comme la démocratie, la jambe est fracturée.
Sondages ou pas sondages, publication ou non publication? Vastes questions!
On a placé sur la jambe des sondages qui cachent le mal. Ou, du moins, le relativisent!
Mais la jambe est toujours là, bléssée! Croyez vous que élire un "être suprème" pour cinq ans, en faisant semblant de croire que cet homme "providentiel" va sauver nos vies, nous redonner de l'éspérence?
Est on infantiles à ce point?
Croyons nous réellement que des raisons objectives sont assez puissantes pour que nous élisions cet homme? Croyons nous réellement que les "programmes constituent de réels engagements?. L'histoire ne nous démontre t elle pas le contraire?
Alors, sondage, annonces prématurées, pourquoi pas? De toute façon la manière dont le Peuple Français entend sa " Démocratie" est niaise, imbécile et cache un abandon lâche de la souveraineté des citoyens.
Ceux qui , dans ce débat, jouent les vierges éffarouchées devant l'atteinte à la démocratie, feraient mieux de regarder avec curiosité le cirque que le pays à institué sous ce nom usurpé de "Démocratie".
Il est emps que le peuple reprenne le pouvoir et DEGAGE tous ceux qui ont usurpé sa souveraineté et ceux qui participent à la mise en obscène
"Les sondages, trop souvent, alimentent la fainéantise journalistique, permettant de faire l’économie de reportages, d’enquêtes, de débats, d’interpellations…"
Justement, Mélenchon l'évoque dans ce petit moment bien sympa post-meeting de Paris :
http://latelelibre.fr/reportages/exclu-backstage-avec-melenchon-apres-son-dernier-meeting/
Toute personne ayant étudié, même superciellement, les statistiques peut se rendre compte à quel points les sondages dont on nous abreuve ne valent pas tripette (nombre insuffisant de personnes interrogées, anonymat non respecté, sondages par téléphone et j'en passe ...).
De plus la plupart des instituts de sondage appartiennent à des entités qui sont loin d'être financièrement et politiquement indépendantes du pouvoir (fonds de pensions US, patronat ...). Le seul but qu'elles semblent poursuivre grossièrement est d'influencer l'électeur.
Quand reviendra-t-on à une presse et des instituts de sondage indépendants des puissances d'argent ?
Moi aussi j'ai été profondément choquée d'entendre celui qui devrait être le garant des lois de la République affirmer avec une telle inconséquence que cette loi pouvait très bien ne pas être respectée. Cela ne fait que confirmer une fois encore la nullité du bonhomme ; il n'a jamais été à sa place. Vivement dimanche !
Croire que la publication anticipée de résultats pourrait modifier une élection ne me parait pas trés sérieux, surtout au premier tour.
Tout le monde sait bien que certains candidats n'ont aucune chance(on l'a d'ailleurs appris par les sondages qui semblent ici bien décriés) et pourtant des milliers de personnes vont voter pour eux tout en sachant qu'ils seront éliminés, pourquoi se déplacent-ils ?
Plus généralement que pèse une voix parmi les millions d'électeurs d'un pays,pourquoi ne pas aller à la pêche ou se planter devant la télé s'il pleut,je compte sur les autres?
Confronté à des conditions de vie de plus en plus difficiles,l'abstention est un vote pour ceux qui la pratiquent,ils n'attendent certainement pas les estimations de 18h30 pour se décider à sortir ou non de chez eux,puisqu'alors à l'évidence leur vote ne sert plus à rien.
C'est prendre l'ensemble des électeurs (votant ou non) pour des idiots que d'imaginer l'influence déterminante des sondages sur leur choix.
Bien plus importante est celle des médias,mais elle ne saurait à elle seule expliquer les choix électoraux .
Si Jospin a été éliminé au premier tour en 2002 c'est simplement à cause de la politique qu'il a menée, malmenée surtout.("je ne suis pas de gauche"ou une phrase similaire.)Les sondages et les médias n'y sont pour rien.
L'élection du président de la République au suffrage universel est un moment incontournable pour s'exprimer en votant ou pas.N'oublions pas l'opportunité d'exister qu'elle procure à certaines idées inconnues ou jugées désuettes (par certains journalistes).Bien sûr après le 6 Mai rien ne sera vraiment différent, mais au moins ces idées auront été relayées et prises en compte.
Le débat sur l'heure de publication d'un sondage a au moins le mérite de nous rappeler que nous sommes en démocratie et que nous allons vivre aujourd'hui un moment historique, non qu'il dessine des perspectives claires ou des avenirs radieux mais parce qu'il est un moment d'attente collectif comme une communion, certes illusoire,mais indispensable.
Que certains sonnent les cloches à 18h30 et d'autres à 20h . Quelle importance?
Que nous disaient les sondages lors du référendum du traité européen ?
Ce qui est marrant c'est que si Sarkozy avait appelé au respect de la loi plutôt que dire qu'il s'en fichait, ici ça aurait comme d'habitude hurlé au nazisme/Takieddine/Bettencourt etc.
Il va manquer à une certaine presse car il va falloir remettre les cerveaux en mode "on", une fois qu'il aura disparu.
Résultats déjà sur Twitter pour Saint Pierre et Miquelon.
Nos amis suisses donnent les premiers résultats définitifs de l'outre-mer (ne pas aller les voir si vous êtes électeur français pour faire plaisir au procureur de Paris et à François Bonnet).
La RTBF (nos amis belges) commence sa soirée électorale à 17 heures.
Tout ça pour ça ?
Nous vous avions donné rendez-vous à 18h30...
Par NICOLAS DEMORAND Directeur de Libération
Nous vous avions donné rendez-vous à 18h30. A cette heure, nous ne disposons pas encore des estimations réalisées par les entreprises de sondage sur la base des 100 premiers bulletins d’un certain nombre de bureaux test. Sur internet et les réseaux sociaux circulent déjà des chiffres invérifiables et démentis par les sondeurs qui assurent ne pas avoir réalisé de sondages sortie des urnes. Nous devrions peut-être disposer d’ici 30 minutes environ des premières estimations que la loi nous interdit de publier. Le risque encouru est au minimum de 375.000 euros pour une entreprise de presse, sans parler d’autres conséquences économiques, réelles et sérieuses, qui fragiliseraient Libération. L’ensemble de ces sommes nous semble disproportionné par rapport à l’intérêt d’une information rendue publique à 20h.
En vous donnant rendez-vous ce dimanche soir, nous souhaitions porter ce débat sur la place publique. Et forcer les institutions à admettre leurs contradictions, au prix du ridicule et de contorsions risibles. Au passage, se trouve engagé un vaste chantier qui incombe aussi au législateur: repenser la structuration de ce qu’est l’espace public; redéfinir ce qu’est un média par opposition à une correspondance privée; réfléchir au désormais large partage, au-delà des seuls professionnels des médias, de la responsabilité de publier et de diffuser une information.
La RTB est intéressante...