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Jean-Luc Hees ou la méthode «Casse-toi pauv'con!»
Jean-Luc Hees: «Je ne m'appelle pas Raymond Domenech.» Il n'est pas plus Anelka. Le patron de Radio France fait plutôt dans la geste sarkozyenne du «Casse-toi pauv'con !». Ou comment la vulgarité autorise à faire un espace privé de ce qui est un service public.
Il faut lire de près l'entretien de Jean-Luc Hees accordé au Monde et par lequel il congédie par voie de presse (puisqu'il n'a pas daigné le recevoir) l'humoriste Stéphane Guillon. Il n'y a pas que la brutalité hautaine derrière un professionnalisme de façade. On ne fera pas l'injure à Jean-Luc Hees de le juger comme le «caniche» de celui qui l'a nommé, Nicolas Sarkozy. On veut bien tenter de le croire quand il assure ne pas subir interventions et coups de téléphone du président, bien que son insistance à l'affirmer– jusqu'à dire «C'est même déstabilisant» – laisse naître une légère suspicion.
Donc, juré, le limogeage impromptu de Guillon ne relèverait en rien de la politique. Mauvaise audience, donc? Non, deux millions d'auditeurs, c'est un carton. Protestations outrées d'auditeurs ou d'associations diverses? Pas plus. Condamnations en diffamation à répétition? Toujours pas.
Alors quoi ? Une haine, une haine toute personnelle, une rage froide qui emporte le président de Radio France et qui l'amène à engloutir une radio de service public, France Inter, dans un différend privé qui tient du règlement de comptes. «J'ai un certain sens de l'honneur; je ne peux accepter que l'on me crache dessus en direct», assène-t-il. Certes, mais sa fonction de patron l'oblige, justement, à désamorcer habilement les conflits de personnes pour qu'ils ne mettent pas en danger toute une entreprise.
Jean-Luc Hees parle dans cet entretien comme Nicolas Sarkozy. Même rapport au pouvoir, même relation à ceux qu'il dirige, mêmes expressions. Le mimétisme est stupéfiant. Tout comme Sarkozy aime expliquer combien sa fonction présidentielle est lourde, Jean-Luc Hees attaque en préambule: «C'est beaucoup de boulot! Je suis responsable de 4.500 personnes, cinquante antennes, deux orchestres, un chœur, deux maîtrises.»
Deuxième figure sarkozyste : reconnaître des erreurs pour mieux passer en force. Interrogé sur les votes de défiance à l'encontre de Philippe Val, patron de France Inter, Hees explique: « C'est vrai qu'il y a parfois eu des maladresses. Qui n'en commet pas? Mais, dans un an, M. Val n'agira pas de la même façon.»
Troisième exercice sarkozyste : l'appel à la «réalité», sur le registre «moi, je connais les gens», et au mouvement. En langage Hees, cela donne: «Cette inquiétude ne correspond pas à la réalité. Il n'y a pas de grands chambardements à France Inter. La mécanique d'une grille est compliquée. Il faut bouger car il y a des émissions qui ne marchent pas bien.»
Et enfin, l'essentiel, le ressort du fonctionnement sarkozyste : la relation personnelle, le «pour» ou «contre» moi. Enervement à la clé, nomination ou limogeage à l'horizon. «Si l'humour se résume à l'insulte, je ne peux le tolérer pour les autres mais aussi pour moi.» «Cette tranche d'humour est un échec. Elle a montré une grande misère intellectuelle, dont je ne m'accommode pas. Ce qui ne fait pas rire à 7 h 55 ne me fera pas plus rire à 3 heures du matin.»
Nous sommes là dans le registre du «Casse-toi pauv' con», grand classique du sarkozysme :
Ou dans celui, équivalent, du «C'est toi qui a dit ça ? Ben, descends un peu le dire ici... Allez, viens, viens!». C'est ici justement:
De la même manière que Sarkozy n'a cessé de privatiser la fonction présidentielle, Jean-Luc Hees règle ses inimitiés personnelles par des coups de hache dans les grilles de programme et des licenciements. On ne voit guère quel projet éditorial – il n'a pas été présenté aux personnels de la station – justifierait de telles décisions. On voit bien en revanche comment des coups de sang relevant d'humeurs privées bousculent ce qui est, jusqu'à nouvel ordre, un service public et non la radio privée de Jean-Luc Hees et pas plus une radio d'Etat.
« La suspicion que l'on porte à mon encontre est une paresse intellectuelle», rétorque-t-il à ceux qui pointent ses liens de dépendance envers le président de la République. D'où son obstination à faire du cas Guillon un règlement de comptes privé. C'est un autre effet pervers de ce choix initial – être nommé par le président de la République –, un choix assumé, par lui comme par Philippe Val, et qui est en train de les entraîner tous deux par le fond.


Tous les commentaires
Remarquable décryptage. Mimétisme quand tu nous tiens.
C'est violent de se rendre compte qu'en lisant pendant des années Charlie Hebdo et en écoutant France Inter j'ai supporté la droite masquée !
France Inter écoutez L'INdifférence, le mépris des auditeurs qui, dès qu'ils plébiscitent une émission se la voit retirer des oreilles de crainte qu'elle nous rende un peu plus revendicatifs.
C'est gagné Hees et Val je vais désormais faire partie des déserteurs de France Inter.
Je ne pourrais plus écouter France culture ni France Infos tant que Hees (S comme serpent) dirigera Radio France.
Heureusement qu'il y a le Net
idem pour nous, nous n'écouterons plus france inter.
Je ne partage pas ce réflexe qui s'est répandu dès hier et qui consiste à déclarer un boycott de France Inter. Cette radio n'est pas plus l'exclusivité de Stéphane Guillon que l'unique propriété de Hees et Val. C'est d'abord une grande équipe de journalistes, héritiers d'une histoire très honorable dans tous les domaines, de l'investigation à la culture, dans l'animation nocturne comme dans la vivacité réactive en journée.
Cette "censure populaire" a quelque chose d'insultant à l'encontre de tous ceux qui, à France Inter, continuent de travailler avec une grande conscience professionnelle.
Elle a aussi quelque chose de contestable sur un plan strictement politique. Elle exprime un amalgame (et je ne parle même pas de ceux qui déclarent ostraciser Radio France dans la foulée), où sont confondues une direction et son entreprise, une affaire personnelle et une institution publique. Si sa conséquence se confirmait par une chute d'audience, cet amalgame rendrait d'ores et déjà d'actualité la question de la privatisation de France Inter. Or rendre possible la question même de cette privatisation, c'est penser pour Sarkozy. Autrement dit, déclarer ne plus écouter France Inter, c'est exprimer à voix haute la silencieuse psychologie sarkozienne.
Enfin elle a quelque chose de déplaisant sur un plan éthique. Je ne pense pas qu'il soit bon de mépriser quelque édifice d'État, à l'heure où nombre de ses piliers n'ont déjà plus d'assise républicaine ou sont en passe de ne plus en avoir. Il fut un temps où la libération des ondes était une conquête de la liberté d'expression, et ce choix a été fait par éthique intellectuelle au début des années 80. J'avoue que l'éthique jette des lumières paradoxales sur le rapport entre être de gauche et favoriser en l'espèce l'émergence d'un vaste secteur capitalistique, mais qui reprocherait à Mitterrand de l'avoir assumé? Cette même éthique devrait nous montrer un autre paradoxe: France Inter, cette radio de l'État, n'est pas du coup, forcément, la voix de l'Élysée, sauf à confondre l'histoire de l'ORTF et notre actualité.
Avons-nous ostracisé France2,3,4,5... sous prétexte que Sarkozy décidait "vertueusement" d'en retirer la publicité (vilainie capitaliste!), et disait vouloir en affermir le caractère public? Nous savons (grâce à mediapart), que ce projet fumeux servait des intérêts aux antipodes d'une éthique d'indépendance économique de l'audiovisuel public. Et à propos de France Inter, nous devons garder en mémoire que tout service public est menacé par le "capitalisme du Fouquet's", et qu'en conséquence, notre sens éthique nous demande de défendre cette institution publique qu'est Radio France.
J'espère que France Inter va être écouté par plus des deux millions d'auditeurs qu'elle a conquis à ce jour.
Votre analyse est certainement juste mais le boycott (provisoire j'espère de France Inter) c'est la seule façon de faire prendre en compte notre désaveux ce ces décisions et de pousser un peu plus vite Hess et Val vers la sortie.
Je suis d'accord. Il y a des autres façonsefficaces pour montrer sa colère et son mécontentement. Pour exemple,envoyer des e-mails massivement, en signe de protestation et refus de ce type d'actitude, et de solidarité avec les sanctionnés.
Miguel
Le respect des journalistes et le non amalgame entre une entreprise et sa direction... je veux bien. Mais comment ont réagit les journalistes d'inter. Où est leur solidarité ? Démissions en masse ? Grève ? Déclarations publiques ?
M. Hees n'est pas le caniche de l'Elysée, il ne prend pas des ordres , ce n'est pas nécesaire. Il est choisi parce qu'il est fonctionnel a l'Elysée. Il est bien choisi.
Quant a "le pour ou contre moi", cela montre la cohérence de la nomination de l'autre enragé du pouvoir: M. Val.
A Charlie Hebdo c'etait le fonctionnement habituel.
Miguel
Analyste juste et fine ...
Ou règne l'arbitraire, rien ne sert de pleurer, mais protester, peut-etre... merci de cet article.
Nous sommes dans un monde inquiétant où l'humour n'a pas sa place.Honte à ces "présidents" de chaine qui s'octroient un pouvoir obtenu par la seule volonté du "Chef".
Si le niveau de langue n'est pas le même la méthode est tout aussi vulgaire : annoncer le licenciement d'une personne par voie de presse indique un manque de respect total. J.L. Hees se comporte comme certains patrons voyous
Dire que cette tranche d'humour est un échec et qu'elle a montré une grande misère intellectuelle dénote également un profond mépris pour les 2 millions d'auditeurs fidèles. Faisant partie des "intellectuels" j'avoue que j'appréciais beaucoup les chroniques de Stéphane Guillon et Didier Porte qu'il ne faut pas oublier. Ils vont nous manquer. Ils représentaient un contre pouvoir salutaire que leur hiérarchie et le pouvoir en place n'ont pas supporté. S'il nous faut désormais écouter les grossièretés de l'humoriste préféré de notre président, pas de doute que cela va relever le niveau intellectuel des français.
France inter a perdu une auditrice. Heureusement, il me reste Médiapart !
Un contre-pouvoir. J'aime bien l'expression. Mais il n'y a pas de pouvoir en place en ce moment.... ça se verrait... ça se saurait... Juste une petite bande de malfrats qui met le pays sous sa coupe. Ce n'est pas un pouvoir, c'est juste l'illusion du pouvoir. Il ne faudrait pas grand chose pour le faire choir... Pas grand chose... Mais bon, il y a les déboires des bleus en coupe du monde, les vacances à préparer pour ceux qui peuvent encore en prendre. Les crédits à rembourser pour la cuisine intégrée. Vous n'imaginez pas, Chère Madame, le détresse des imbéciles... S'il n'y a pas de pouvoir, il ne peut donc y avoir de contre pouvoir, tout ceci n'est qu'illusion.
en effet ce soir je me réabonne à Mediapart, ayant décidé de ne plus allumer ma radio suite à l'arret de la remarquable émission " et pourtant elle tourne"; que me reste t il comme source d'informations? Mediapart et je l'espère pour longtemps, d'où le renouvellement de ma cotisation.
D'ailleurs Médiapart ne devrait-elle pas penser à créer quelques chroniques -vidéos (Comme sur @si) ... humoristiques avec Guillon et Porte ? Bien d'accord avec vous "et pourtant elle tourne " était très riche d'enseignements.....précisément! trop de culture à France Inter, ils ont décidé d'en faire une radio de "blaireaux" comme à Europe 1, il faudra la fuir sous peu, je plains les journalistes. Mais dans le fond... pourquoi la radio avait-elle été épargnée jusqu'ici, alors que dans le même temps à l'hôpital nous avons tout perdu: qualité des soins, personnels en sous-effectifs, sous-investissements; idem à l'école : paupérisation de l'enseignement, renoncement à des programmes de qualité, effondrement des budgets pour le matériel, confort moral des équipes en berne...etc...
Faut pas s'étonner que tout s'écroule puisque le SERVICE PUBLIC est condamné à mort par le libéralisme et ses magnats de la politique. Aujourd'hui les guignols se sont moqués des deux assujettis-consentants de FInter ils ont fait dire à Sarko " j'ai essayé de les en empêcher mais rien à faire ils sont plus serviles que les miens, il n'y a plus d'opposition à la radio...." je viens tout juste de constater que cette vidéo du jour a été censurée me semble t-il: elle s'arrête brusquement quand Sarkozy est interrogé. Devinons si "le grand manitou" a donné l'ordre de la museler? Tous à genoux, peuple frondeur! http://www.canalplus.fr/pid1784.htm?nav=1
il y a peu Dominique Dambert et Didier Adès, 61 et 64 ans, animateurs depuis 26 ans de l'émission "rue des entrepreneurs" ont été aussi sèchement congédiés, mis à la retraite d'office sans une explication.. même s'il existait des problèmes entre eux, cela laissait déjà présager ce à quoi on assiste aujourd'hui: à des méthodes de rustres dominants et méprisants des sensibiltés humaines. http://www.telerama.fr/radio/rue-des-entrepreneurs-licenciement-sec,55412.php . N'oublions pas que ce fut du temps de Hees que Martin Winckler fut limogé, pour avoir (sans doute) épinglé le lobby pharmaceutique.!.. http://martinwinckler.com/
Que ne vive pas cette France là! même si nous devrons encore supporter qu'elle s'abîme.N'oublions jamais ceux qui aujourd'hui jouent le jeu de ces dérives fascisantes, même et y compris quand ils font mine de se réclamer de la gauche.
Bonjour chère Médiaparste,
Et oui, Médiapart est devenu la référence ; c'est sans doute pour cette raison que le pouvoir l'attaque directement ou indirectement.
En effet, petit à petit (accélération en ce moment), France-Inter et France-Info ne sont plus que les ombres de la qualité d'antan.
"Et pourtant elle tourne" est une émission d'une excellente qualité à laquelle je suis très attaché. Comme bien d'autres.
Mais le contrôle du pouvoir par un président d'un régime fascisant est contraire à toutes les règles démocratiques et républicaines. Ne lui en déplaise.
Le moment est venu de rendre compte. Au peuple Français.
Cordialement et bonne journée.
Heureusement qu'il y a des médiaparts, pour ce qui concerne les radios il n'y en a plus. il va falloir peut être en créer une genre Médiapart Web TV...
Il nous reste Fance culture ... Mais bien sûr c'est moins drôle ...
Ce que je ne comprends pas c'est le manque de réaction de philippe Val Décidément Brel avait raison "Dans sa chanson sur les Bourgeois vieillissant qui ont tout oublié de leurs frasques de jeunesse "de jeunes peignes-cul nous montrent leur derriére monsieur le Président....en nous chantant ect...."Ceux qui connaissent la chanson auront compris .
c'est exactement ça , et dieu sait que Hees , je l'ai longtemps apprécié .
La séduction du pouvoir , la confiscation du bien public( il a dit quelque chose comme ça il n'y a pas longtemps , du style :" je ne pouvais pas résister à ce qu'on me donnait" tout en déclamant le paradoxe : "mais je reste libre")
Monsieur Bonnet,
Jean-Luc Hees bien raisonnable ? Bien placé, en tout cas. Un bon placement de bon père d'Etat.
Très juste texte. Les personnels d'Inter confirment en écrivant aux auditeurs (voir line ci-dessous) et nous les aidons à protester en inondant Inter de courrier.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jHZBaIEO18GshkkFQSWfGsuzlAAw
Tous les hommes/femmes que N.S. place ne brillent pas par leur talent mais par leur capacité à géométrie variable de "domesticité". Pourquoi s'offusquent-ils de la grossièreté dont ils sont à la fois artisans et victimes or qu'ils arborent sans complexe des comportement vulgaires. Ces gens-là ne sont pas fins et ignorent le monde subtile. Ils sont sans saveurs et sans perspectives humaines en revanche ils sont motivés par l'appât du gain et l'ivresse du pouvoir.
Deux humoristes en moins et la tranche 18h-19h confisquée au profit d'un ex de carla. Ca fait beaucoup.
De par son parcours professionnel, sa longue expérience de la maison ronde, on pouvait penser que, en fin de compte, le choix de JL Hees n'était pas mauvais. Mais Nicolas est (à défaut d'un véritable homme politique) un fin politicien et il avait intuitivement trouvé la faille de son poulain: un égo un peu trop grand.
Aujourd'hui JL Hees se révèle à son poste pour ce qu'il est: un incompétent. Les décisions prises et la manière en attestent. Il a atteint son plus haut niveau d'incompétence suivant le bon vieux principe de Peter. Pas de danger donc pour lui d'être viré! Il est exactement celui que Nicolas attendait... et tant pis pour nous!
Protestez, protestez ce lien est fait pour ça
http://www.radiofrance.fr/formulaire-de-contact/
Je sais ce n'est pas bien, mais voilà le message envoyé à l'adresse de France-Inter :
"Hees bien raisonnable ?
Merci monsieur Hees de nous avoir donné l'irrémédiable besoin de nous abonner à Mediapart ! C'était un jour de mai 2009, vous arriviez en petit maître dans vos dépendances, ne supportant pas l'indépendance de ton d'Edwy Plenel, un vrai journaliste lui et non un court Tisan (néologisme facile certes mais qui convient me semble-t-il (poil aux cils puisque l'humour vous ne supportez, poil au nez)).
Que dire de Val, sa suffisance wikipediesque ?
Bon courage à France-inter que j'abandonne et mes irrespectueuses pensées,
Michel-Louis de la Balletière. "
Na !
Pour économiser les coups de fil il suffit tout simplement de mettre la bonne personne au bon endroit.
Un compétent devient de fait un incompétent de par sa servilité utilisée à bon escient. Tout le monde n'a pas la colonne vertébrale solide. Il parait même que c'est le mal du siècle.
Ses arguments prouvent qu'au moins il n'a pas peur du ridicule.. Effectivement lorsque l'on a la charge de 4500 personnes, supprimer tous les humoristes contribuera sans doute à maintenir l'audience et même pourquoi pas à la dé velopper.
Vous avez raison, Dominique. J'ai toujours trouvé grotesque cet argument des journalistes protestant de leur vertu en disant "on ne me téléphone pas ce que je dois faire ou dire". Bien évidemment que ça ne se passe pas comme ça. Quand on a nommé les bonnes personnes à la bonne place et que la mécanique est en place, chacun sait ce qu'il doit faire, dans un ordre qui semble naturel.
Bravo
Le sarkozisme c , est la privatisation de l etat , rendre public sa vie privee et regler ses comptes au nom de l interêt general, et la regle du bon plaisir.
J L Hees et le clown triste Val, s enfoncent dans la mediocrite de leurs ressentiments et ont du mal a cacher leur servilite.
Il est quand meme unique, qu un ex patron d un hebdo satirique accable les humoristes.
Apres avoir tente de devenir philosophe, Ph Val s avere tel qu il est un triste sire et un serviteur zele du pouvoir le plus a droite et le plus retrograde que la France ait connu de puis Petain.
L attitude de personnages comme Val permet de mieux comprendre certaines derives durant l occupation.
Jean Bachelerie
PS desole pour le manque d accent, mais en Finlande pas d accents!
je fais partie de ces 2 millions d'auditeurs matinaux qui apprécient beucoup la rubrique de Stéphane Guillon et je suis scandalisée par les méthodes employées par la direction de france inter;mépris total des personnes qui y travaillent et des auditeurs; france inter n'est pas une entreprise comme les autres, elle ne vend pas des pâtes ou du téléphone
La brutalité du néo-libéralisme ajoutée à la vulgarité sarkozyste donnent des JL Hees et P. Val, entre bien d'autres...
Le titre de cet excellent article résume parfaitement "la réalité du moment" !
Jean-Cul Hees est une carpette à la déontologie douteuse..
Sur un claquement de doigts de l'industrie pharmaceutique, Hees alors directeur de France-Inter, vira Martin Winkler dont le crime avait été d'informer les auditeurs que Mattéi, le ministre de la santé qui s'illustra par son absentéïsme vacancier pendant la canicule était entouré deconseillers issus de la même industrie pharmaceutique.
Le bruit entêtant courut un peu plus tard que Jean-Cul Hees faisait de lucratifs "ménages" chez Novartis. Bruits jamais démentis.
Sur un claquement de doigts de l'Elysée, Hees vire Guillon et Porte.
Une carpette servile, on vous dit.
Et parjure.
Hees fut un correspondant honorable (et pas un honorable correspondant) de Radio-France aux USA. Nommé directeur, il montra qu'il avait atteint son niveau d'incompétence.
ça n'est pas de l'incompétence c'est de la politique! c'est ce choix qui est fait de casser nos espoirs d'intelligences afin que nous aceptions de plus en plus -et la jeunesse est en pleine compromission par l'abandon de ses aînés- la seule direction tenable pour le marché : la CONSOMMATION jusqu'à la boulimie et l'obésité de notre cerveau. Il ne faut plus réfléchir, ni penser, ni créer, ni discuter: faut consommer, se distraire et subir la PUB. France Inter est encore trop rétive à la publicité et nous nous plaignons trop qu'il y en ait.... Il y en aura de plus en plus, pas de répis pour les futurs cerveaux formatés. C'est juste une question de temps, les auditeurs changeront de cap et se glisseront peu à peu dans ces choix faits pour eux...... jusqu'à l'oubli de cette autre radio qui a pu exister?
Ce soir sur canal+, Jean Luc Hess a parfaitement illustré votre démonstration, dieu sait si Radio France en a connu des PDG dont certains étaient de magnifiques erreurs de casting mais là, vraiment, ça fait peur!
Mon poisson d'avril rejoint la réalité.
http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-louis-legalery/010410/jean-luc-hees-nomme-porte-parole-du-gouvernement
Sondage LH2 pour Bakchich Hebdo : "Selon vous, quel est l’humoriste politique le plus insolent actuellement en France ?" Les Français ont placé Stéphane Guillon en tête des huit personnalités proposées.
http://www.bakchich.info/Guillon-humoriste-le-plus-insolent,11209.html
Pas de sondage sur le meilleur écrivain français actuel? Je parie que Marc Lévy aurait toutes ces chances... Marc Lévy comme écrivain, Guillon comme humoriste... et les sondages en guise de réflexion.
@ JVR : Sophisme!
Hesss, sois sympa: fous le camp de cette pétaudière où tu t'envases. Laisse ce bizarroïde animal qu'est Val gérer avec son papa putatif ses regrets éternels, et viens sur mediapart nous redonner (bon dieu, ça ne doit pas être complètement perdu) ce que tu nous donnais, il y a, disons, entre dix et quinze ans, de tes talents indiscutables (pour le journalisme, je veux dire!).
Si tu as des problèmes de retraite, on va s'en occuper ici.
Bal tragique à l'Elysée, ce jour: un Thierry Henry se prend une danse pendant que dix millions de Français valsent!
Bravo pour votre prise de position.
Mais qu'est-ce que c'est que tous ces pôv cons!!!!
Je ne comprends pas cette foultitude d'étonnements. Il suffit de chercher dans le dictionnaire. On trouve :
1) Hees comme Sarkozysme
2) Val comme Valet du Hees
Cela ne vous fait pas rire M. Hees? "Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur, et il n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits".Triste époque, tristes sires...incapables de rire d'eux-mêmes, qu'ils se bouffent entre eux. La question que je me pose, c'est : que devient Stéphane Paoli? Lui aussi est poussé du pied dehors? Si Porte et Guillon ne trouveront leur fond de commerce que peu affecté par leur éviction, bien au contraire, nous jouons plus gros avec celle de Paoli, c'est un peu d''intelligence et d'humanisme qui disparaissent du paysage radiophonique, et je gage que cela ne secouera pas les foules.
Un voyou au sommet de l'état qui fait des émules. (Note : ceci n'est pas une insulte mais un jugement basé sur une critique tout à fait fondée du comportement du président Sarkozy).
Goodnight & Goodluck...
Oserais-je demander à Médiapart ce qu'il est advenu du Mr "140%, §%*µ£$ !!!" ?
Celui du "casse-toi" semble difficile à retrouver...
Que notre Président ait peut-être un caractère apte à l'emportement, pourquoi pas, mais ces éventuelles envolées lyriques ont-elles des suites à froid ?
Je ne suis pas du tout d'accord avec votre analyse. Il y a peut-être un problème de mimétisme, mais il y a surtout un problème politique. Dans la manif de cet après-midi sur les retraites, des salariés de Radio-France distribuaient un tract de la CGT Radio-France intitulé "Le Pantin de Sarkozy se dévoile" qui explique qu'après avoir mis au pas l'audio visuel privé, les télé, le Monde, il s'attaquait maintenant à l'audivisuel public pour préparer sa réélection en 2012. C'est le sens des nominations de Jean-luc Hees et de Philippe Val. Il concluent avec cette phrase " Jean-Luc Hees ne veut pas d'une prise d'otage de l'antenne par des tyrans ... qu'il s'en aille" et ils appellent tous les salariés et tous les auditeurs à se retrouver le 1er juillet devant les tous les locaux de Radio-France. Soyons donc nombreux pour sauver le service public de l'audiovisuel et la liberté d'expression.
C'est qui le copain d'Hess qu'on voit sur les vidéos?
Il est drôlement vulgaire dis donc!


Je crois que le problème (qui est aussi son honneur), de Stéphane Guillon, c'est l'ironie. On peut définir cette dernière comme l'art de faire croire que l'on ne sait pas, face à celui qui dit savoir, alors que l'on sait qu'au mieux il ne sait pas, ou qu'au pire il se ment. Pratique socratique par excellence.
Guillon va trop loin dans cet exercice qui a valu la ciguë à son créateur.
Guillon ratatine l'aura de Strauss-Kahn en adoptant le point de vue du patron de PME qui lorgne sur sa secrétaire. Il carbonise Besson à partir de la grille morale du collabo. Il défait la bienséance de la radio publique en pointant les veuleries de Jean-Luc Hess. Etc..
Bref, en faisant semblant de partir de zéro, il crée, comme Socrate, la panique devant la menace du zéro.
Les autres amuseurs ont ceci de rassurant qu'ils restent identifiables comme amuseurs (Canteloup), ou, même s'ils sont exceptionnellement impitoyables dans la pertinence (Yann Barthes), restent toujours simplement moqueurs.
Guillon, lui, et quelque soit la qualité que l'on prête à son goût, développe une ironie sans partage. Un rire de l'autre qui passe par un rire de soi, cruel, dérangeant, qui nous exile de tous nos prestiges (pour preuve ses lourdes et drolatiques promotions des congélateurs en référence à l'affaire Courjaut).
Intolérable ironie quand, comme le rappelait Hobbes, l'alpha et l'oméga de la vie sociale consiste à obtenir l'estime des autres.
Mais, si nécessaire ironie quand les actes ouvrant droit à cette estime peuvent n'être que de parfaits simulacres. De la pure esbroufe de communiquant sans scrupule voulant imposer leur langage, leur esprit et, bien sûr leurs intérêts.
"Guillon... Casse-toi pauv' con".
Ah... comme Socrate... mais pour Guillon pas de ciguë ?
'ai toujours écouté avec beaucoup d'attention les positions de MM Val et Hesse sur la liberté d'expression, la nécessité de résister et le devoir de s'opposer au pouvoir d'un seul.
Il est vrai que c'était il y a déjà quelques années et qu'ils nous parlaient de Cuba.
Je crois qu'il existe un principe reconnu dans le monde du journalisme qui dit que la compassion est inversement proportionnelle à la distance qui nous sépare du lieu d'une catastrophe.
Pour la volonté de préserver la liberté d'expression, il semble que ce soit l'inverse !
dans les symboles d'une démocratie, la liberté de parole est essentielle. Fidèle lecteur de Charlie, du Canard et jusqu'ici fidèle auditeur de France Inter, médias que de nombreux pays nous envient, je suis bien triste de voir ce que sont devenus Jean-Luc HESS (brillant journaliste) et Philippe VAL dont j'ai longtemps admiré l'intelligence des chroniques...jusqu'à ce qu'il vire Siné. Val est parti de Charlie et tant mieux pour le journal. Voilà des tristes sires dont les méthodes RH n'ont rien à envier aux négriers du capitalisme les plus outranciers. Dommage pour une radio dont je suis "client", et via mes impôts "actionnaire". En tant qu'actionnaire très minoritaire, et contrairement aux déclarations de Philippe VAL, j'estimais être remarquablement "servi". Il est vrai que dans ce pays, on n'a cure du manant dont on est sensé représenter les intérêts.
On se focalise sur Guillon, mais l'éviction de Didier Porte est je pense plus révélateur politiquement. Le prétexte du "J'encule Sarkozy" était trop beau. Porte se montrait très incisif sur le plan politique et le couperet est tombé!
En tout cas, fine et pertinente analyse. Merci!
« La suspicion que l'on porte à mon encontre est une paresse intellectuelle»
et Jean-Luc sait de quoi il parle
« La suspicion que l'on porte à mon encontre est une paresse intellectuelle», oui, c'est la phrase la plus jolie. Cela sent son "élément de langage" : "Les gars, quand vous êtes attaqué par un qui connaît des mots de plus de huit lettres, faites votre mijorée et placez "paresse intellectuelle", ça lui clouera le bec un moment, ça le remettra dans ses cordes, et les autres autour, ils se diront que c'est peut-être vrai, que le gars qui connaît des mots de plus de huit lettres, il est pas si fort qu'il veut le faire croire et qu'il est paresseux -alors que moi, j'travaille- et qu'il est qu'un intellectuel et qu'un intellectuel, c'est paresseux... Qu'importe la réplique, pourvu qu'on ait les mots-clefs."
Qui a dit : "Je préfère un surcroit de caricature à pas de caricature !" ?
Monsieur Sarkozy, à propos des caricatures danoises...
Monsieur Hess aurait bien fait de s'inspirer de cette maxime de son patron.
Bien à vous
RZaslawsky
Stéphane Guillon a une "surface" qui lui permet de se passer de France-Inter, on le verra sur Canal + chez Ardisson, et ses spectacles marchent plutôt bien... En revanche, pour Didier Porte, moins connu, et qui n'a pas de point de chute télévisuel, ce licenciement (au fait, quel motif ?) est vicelard... ça peut bousiller une carrière qui prenait son essor.
Val, de chansonnier à directeur, c'est Vidocq de bagnard à chef de la sûreté... On peut dire aussi la matière de Talleyrand selon Napoléon, mais sans le bas de soie...
Il y a quelques années, j'avais commis chez un petit éditeur un petit livre dénonçant une calomnie. Hees avait une émission, au cours de laquelle il avait, un an plus tôt, reçu avec égards la cible de la calomnie.Fonctionnant comme mon propre attaché de presse, je téléphonais de temps en temps à l'émission pour demander où en était la lecture de mon livre. Hees finit par s'emparer du téléphone, un rien excédé, et me tint le langage suivant : le journalisme est obligé de suivre l'actualité. Mon livre, visiblement, n'en était pas une. Il aurait fallu, pour qu'on en parlât, qu'il y ait une nouvelle mouture de la calomnie.
C'était déjà tout un programme !
J'ai écouté France Inter pendant bien des années...
J'ai apprécié en son temps Monsieur Hees une des voix de cette radio...
J'ai supporté pendant des années les interventions De Monsieur Jean Marc Sylvestre...
C'est fini depuis hier je n'écoute plus France Inter...
A moi Médiapart, @rrêt sur images...
Ah! Si je continuerai à écouter Là bas si j'y suis...
j avais en toute innocence demande l orthographe u patronyme ess ce avec 2 e ou e avec 2 s ? Qui peut (ou ose) me repondre ????
Je suis d'accord avec les avis concernant Didier Porte. Guillon était parfois outrancié et ces interventions un peu plus superficieles.
Mais monsieur Porte, plusieurs fois par semaine, traitait des "affaires" !
Je reste persuadé qu'une des raisons principales de son licenciement surprise est l'habitude de monsieur Porte de relayer les articles du Canard et de MediaPart. Ces derniers mois, il ne se passait pas une semaine sans que les titres de MP ne soient annoncer sur l'antenne de FranceInter lors de ces chroniques. Et il faut rappeler que l'intervention de midi de monsieur Porte etait lors du pic d'audience de la station !
Le billet de François Morel ce matin -son dernier- était une belle leçon donnée à Jean-Luc Hees.
Par curiosité, allez rendre visite au site de Bakchich qui met en ligne une interview de Jean-Luc Hees du 15 mai 2009 sur France Info:
« Au nom d’un principe qui a été ignoré en ce qui me concerne et dont je me souviens très bien : on ne pousse pas les gens dehors… On parle, on essaie de trouver des tas de solutions, et après on dit - quand on a vu tout le monde, quand on a parlé, quand on a trouvé des solutions, pour tous les gens (y en a beaucoup de talents ici) - donc après, on dit ben voilà… J’ai trouvé de nouvelles solutions »
Oui,la mimesis semble bien à l'oeuvre(cf. les écrits de René Girard).
La maladie ontologique de Philippe Val se développe sous nos yeux depuis plusieurs années-cette façon de se prendre au sérieux-;son désir mimétique mondain est identique à celui de Judas totalement prévu par Jésus ou celui de ce pauvre Michel Onfray.Soyons charitables,nous ne sommes pas à l'abri de faire la même mauvaise chute.
Lorsque Mr Hees nous parle de petit tyran en évoquant Guillon je pense que sa langue a fourché; il devait phagocyter l'image obsédante qui lui colle à l'esprit : celle d'un président exemplaire qui a toutes les vertus d'honnêteté intellectuelle, de clairvoyance, de pureté idéologique. Que voulez-vous ? il est sous le charme de l'hydre à sept têtes: Pouvoir ! indécence ! injustice! peur! mauvaise foi! arrogance! usurpation !
C'est assez assez aisé quand on joue le calife à la place du calife de se saouler au breuvage pervers du pouvoir mais l'image des BD sur Iznogoud nous redit qu'il y a toujours des revers à ce petit jeu d'abus de pouvoir !
Bien qu'il n'existe aucune analogie souvenons-nous des "extras" d'hommes comme Coluche, Bedos, Val ... qui ont malmené à leur manière les hommes publics. Pour certains il en reste quelque chose car ils savaient que l'humour est une des formes de l'intelligence propre à celles et ceux qui n'en ont rien à foutre du pouvoir ; pour d'autres le grignoteur d'intelligence qu'est le Pouvoir s'est mis en route et de plus en plus ils perdront leur humour et l'insolence anarchique qui và avec! dommage.
Le paysage médiatique se vide; ne restent que "les fous du roi" qui savent plaire en cour car ils font partie de la trilogie réactualisée : " Donnez leur du sang, de l'argent et des jeux!"
A trop vouloir étouffer on favorise un mode de communication sous-terrain grace au net. Heureusement que Médiapart existe !
Je quitte France Inter, avec beaucoup de regret, dégoûté complètement par les manoeuvres plus que scabreuses de Hees et de Val; seule émission écoutée à l'avenir: celle de D.Mermet, mais jusqu'à quand?
Il y a bien heureusement d'autres media pour s'informer sans être soumis aux diktats sarkoziens .
la suggestion d'intégrer stéphane guillon à médiapart me semble géniale ! même si parfois je ne ris pas toujours de son humour particulier, je le trouve largement au-dessus de tous ces faux-provocateurs qui ne pensent qu'à se remplir les poches sur la misère humaine !
Une seule chose a faire... boycotter France Inter!! Ne pas se rendre complice de cette manipulation!
"Pas de mélange des genres Info & Humour ans une tranche d'info" : c'était pourtant bien le credo de M. Val pour Charlie hebdo, non ?
Et "Le Fou du Roi", n'est-ce pas une émission d'humour ? Pourquoi ne pas garder M. Porte dans cette émission ?
Je suis triste de voir ce que cette radio devient entre les mains de MM. Hees et Val.
Existe-t-il une pétition pour se battre en tant qu'auditeur contre ces limogeages !!!
En plus d'être un déni grave par rapport à laliberté de ton cela fout un coup au moral, car Guillon et Porte comme Mermet ou un temps de pochon étaient des petites soupapes de sourire ou d'info dans nos journées déjà bien tristes
Ici: http://petition.harrycow.fr/
Déjà plus de 16 000 signatures!
Je viens d'écouter la dernière intervention de Didier Porte sur FI.
Monsieur Hees a-t'il réellement oser annoncer hier sur Canal qu'il avait reçu autant de mails de soutien que de réprobation pour l'éviction des 2 humoristes ?
Hallucinant de cynisme !
Voici le texte du message que j'ai envoyé à Radio France. "Monsieur Hees, vous vous êtes déshonoré, vous êtes menteur, vous avez dévoilé votre vraie personnalité. Personnellement je ne suis pas étonné, malgré votre belle voix « radiophonique » je vous ai toujours trouvé sans saveur et inconsistant. Vous êtes ridicule, votre gouvernance est en péril, sans avenir. Faîtes preuve d’intelligence en reconnaissant que vous avez été manipulé et que ce poste dépasse votre niveau de compétence. La seule issue pour vous est de démissionner en présentant des excuses, nous vous pardonnerons peut être. N’oubliez pas d’emporter dans vos bagages votre lascar nommé Val. Vous êtes les représentants symboliques de la déliquescence de la gouvernance sarkosyste."
Ils sont trop forts les chinois ! Ils ont même réussi à revendre leur dictature à Sarkozy pour l'instaurer en France petit à petit.
Pour ceux qui cherchent des radios généralistes de remplacement, équivalentes de France Inter,
il y a bien entendu la BBC, mais aussi la non moins excellente NPR,
qu'on peut écouter depuis un simple ordinateur
(tout en faisant autre-chose sur le même ordi, par exemple tout en lisant Mediapart)
à l'\aide de petites applications gratuites comme Real Player ou Windows Media Player par exemple.
Perso je ne boycotterai pas encore France Inter, mais il est bon, judicieux et assez libérateur, de se préparer dès aujourd'hui à des heures plus sombres de notre éventuel futur de l'après réélection de Sarko en 2012...
Pour mémoire, c'est le même Jean-Luc Hees qui a surgi, comme un diable d'une boîte, dans le studio de France-Inter où Edwy Plenel était invité et déplorait, à fort juste titre, les conditions de la nomination du président de Radio-France, lequel a, en l'occurrence, utilisé la méthode de celui qui l'a obligeamment fait roi.
Oui il se prend pour le roi de France-Inter, sauf que Edwy n'était pas un malandrin qu'on avait invité dans son palais et Guillon et Porte n'étaient pas ses bouffons chargés de ne faire rire que lui.
Peut-être que finalement, Hees est le Sarkozy de France-Inter
Comme il est loin le temps de "synergie" où JL Hees faisait montre d'ouverture d'esprit et de tolérance....
Supprimer aujourd'hui les espaces qui font l'originalité de France Inter est suicidaire...
Je n'imagine pas la rentée de setembre sans stéphane guillon, didier porte et mon émission préférée " et pourtant elle tourne"....! la pratique de l'auto censure se révèle commode et elle permet de se montrer, ô combien conciliant, avec le pouvoir qui vous a mis en place....mal joué...
2012 est encore loin mais arrivera.
Dommage que ces messieurs une fois devenus "chefs" oublient leur idéaux ! S'ils ont été achetés, c'est qu'ils étaient à vendre !!!
Pour autant, boycotter France Inter, c'est en effet, faire fi de tous les gens qui font honnêtement et correctement leur travail de service public et nous permettent de profiter d'une radio de qualité ...
C'est aux urnes citoyens que nsou devrosn exprimer notre ire !
France Inter comme tous les médias modernes (sauf Mediapart), n'est plus depuis logtemps un vecteur d'information mais une plateforme pour que ses "journalistes" puissent se propulser sur le devant de la scène et en tirer un profit personnel. Ecoutez Demorant, regardez "C" dans l'air, toutes des émissions repectables avec des invités respectables, et pas ininteressantes au demeurant, sont faites surtout pour mettre en lumière leurs présentateurs vedettes qui pourront se faire embaucher plus cher ailleurs. Vive l'individualisme.
France Inter n'est pas encore mise au pas car c'est sans compter sur ses auditeurs et sur le pouvoir de résistance des journalistes de cette radio: il n'y a qu'à écouter Mermet aujourd'hui pour le comprendre. Ce n'est as un JLHess de passage comme Sarkozy qui vont nous démonter une institution comme FRInter! Hess vient de commettre la première de ses grandes maladresses qui va le conduire droit dans le mur. FR Inter c'est LA différence et ils n'arriveront pas à empêcher les journalistes de penser ou de s'exprimer... J'espère que tout le personnel de FRInter restera solidaire à l'égard des"disgrâciés" comme nous resterons fidèles à cet esprit si précieux qu'ils ont su entretenir avec tant de talents...
+1
Sur toute la différence entre la grossièreté et la vulgarité:
http://www.youtube.com/watch?v=iwmLKBdl8KQ
Puissiez vous le comprendre, Monsieur Hees...
Bonjour citoyens et citoyennes,
Bon, j'ai, comme beaucoup je suppose, réagi dans un premier temps de façon épidermique en me disant qu'il suffisait de boycoter France Inter.... alors j'ai tourné le bouton et me suis retrouvé bientôt sur Europe 1, j'ai tenu 3 minutes chrono en main... Mauvaise idée....
Il y avait une matinale avec des intervenants, presque comme une vraie radio mais je me suis bien vite demandé à quel type d'auditeurs ils pouvaient bien s'adresser entre 2 "Pauses publicitaires" (En fait les pauses sont sûrement destinées à se reposer... la connerie d'un coup, à forte dose quand on est pas préparé, ça fatigue...) Après réflexion, à part des déficients cérébraux, je ne vois pas qui peut supporter ces programmes plus de quelques minutes sans se sentir devenir bovin. bon, bref...
Donc il nous reste quand même plusieurs solutions
La première, une bonne grosse grêve de la totalité des journalistes de France Inter et des annimateurs jusqu'au départ de Hess et Val et jusqu'au passage d'un decret qui interdit la nomination des directeurs des radio de service publique par le Président ou alors la deuxième, accorder l'asile humoristique et culturel à tous les remerciés et les décalés (exemple Mermet...) en créant une radio sur le Net, "France Interdite" par exemple hébergée par Médiapart, je crois que tout le monde s'y retrouverai non?
Après tout, vu les moyens techniques à notre disposition pourquoi continuer à raisonner comme dans les années 50?
La soumission serait elle devenue une vertu au pays de Voltaire?
Dansons la carmagnole sur les ondes....
En de hors de ça l'exposé de Edwy Plenel à la sortie du tribunal sur l'affaire Bétancourt était excellent, merci
En attendant que les journalistes de France Inter se mettent en grève et qu'une super radio soit créee sur le Net, je ne vois que la grève de l'écoute qui soit envisageable TOUT EN LE FAISANT SAVOIR à France Inter, aux journalistes qui y bossent ET aussi à notre député, par exemple ! Ca ne pourra qu'aider les journalistes s'ils se sentent soutenus.
Avez-vous remarqué la grande radicalité des derniers abonnés de Médiapart ?
Tels sont Bleuvoyage et sylvieviet, abonnés en juin 2010. C'est un signe d'espoir.
"Quand on m'a dit vous ne passerez plus à la radio,
J'ai répondu au réalisateur coco,
On s'en branle, On s'en branle..."
Patrick Font / Philippe Val.
J'aurais bien vu cette chanson "réaliste" en fond musical pour la dernière de Guillon.
Plus généralement, le problème ne me parait pas qu'une direction veuille se séparer d'une ou deux personnes mais plus de l'origine à savoir la nomination des directeurs par Sarkozy lui même. Le prochain président qu'il soit de droite de gauche ou du centre reviendra probablement sur cette réforme dès 2012.
Je viens de parcourir tous ces billets qui, au moins à 90%, vont tous dans le même sens: on s'offusque d'une atteinte à la liberté par le renvoi de Guillon qui devient aussitôt un martyr du sarkozysme... Mais Guillon n'attendait peut-être finalement que ça, devenir un martyr, pour être accueilli ensuite par Canal +. (Non, de grâce, pas chez Mediapart, je viens juste de reprendre mon abonnement...).
Ce qui me rend songeur, c'est qu'il soit à ce point de bon ton d'apprécier la prose de Guillon, sous peine de faire figure de facho ou de ringuard. Drôle Guillon? Talentueux Guillon? Si l'on trouve que les mots méchants sur le physique des individus est un signe de talent et d'audace, pourquoi pas. Si rejoindre Ardisson pour fustiger les appétits extra-conjugaux de DSK est la marque du vrai révolutionnaire, alors il n'y a plus rien à dire... Il est intéressant de voir Guillon se présenter implicitement comme un St Just en politique, comme un mari évidemment irréprochable et, ça va de soi, comme une gravure de mode.
Je changeais d'onde à chaque fois que l'heure de la chronique de Guillon arrivait, tellement sa prose dénuée de toute finesse et d'humour me donnait la nausée. Ca m'évitera donc un mouvement sur ma télécommande, et je ne vais pas pleurer. Ah, parce que pour les misères de Guillon, il ne faut pas se moquer? C'est mal ? Si on adopte son style inimitable, pour en faire un sujet de moquerie, ça n'est plus du jeu?
J'ai le souvenir de chansonniers qui furent bien plus insolents mais bien plus talentueux aussi. Dont un certain Le Luron, si ma mémoire est bonne, qui fut interdit de télévision par un dénommé Mitterrand, pour un mot comme "l''emmerdant, c'est la rose, l'emmerdant..." et qui imitait le Prince de l'époque à la perfection. Mais à la différence de Guillon, il avait un talent hors du commun, et lui ne s'est jamais fait passer pour un martyr. Que l'on revoit ou que l'on écoute à nouveau les chansonniers de cette époque pas si lointaine, et l'on aura une idée de ce que l'on appelle "la baisse du niveau". Ce n'est pas la mise à la porte de Guillon qui relèvera le niveau, mais de grâce pour Voltaire, que l'on aille pas faire de l'affaire Guillon, l'affaire Calas...
Il n'en reste pas moins qu'en cas de blues / cafard, la chronique sur DSK sur fond de sirènes d'alarme remet bien vite sur pieds...Personnellement je la recommande.
Quant aux humoristes, ils font comme tout le monde, ils s'adaptent (ou du moins ils essaient). On peut regretter le temps des chansonniers et se laisser à la nostalgie, et après ?
Après Guillon ce n'est pas Le Luron je suis d'accord et les comparer est presque anachronique tant le contexte 2010 n'est plus celui de 1970.
Pour le reste je vous suis, apprécier Guillon n'est surtout pas une obligation et son humour ne convient pas à tout le monde. Mais cette affaire le dépasse déjà puisqu'il n'était finalement qu'un marqueur (non péjoratif) chez France Inter du Quand Comment et Pourquoi Hees / Val se débarrasseront-ils de lui ? Nous avons la réponse aujourd'hui.
Bonjour,
Vous dites:
"Il n'en reste pas moins qu'en cas de blues / cafard, la chronique sur DSK sur fond de sirènes d'alarme remet bien vite sur pieds...Personnellement je la recommande."
Ah oui? Moi pas. Je ne me sens pas déborder d'une sympathie particulière pour DSK, mais je trouve la dérive moralisante et moralisatrice du cas Guillon totalement affligeante et je ne vois rien de drôle dans les charges de Guillon. Mais la méchanceté et la vulgarité font rire, d'où le succès immérité de Guillon. DSK a été touché sur sa vie privée, et je ne vois pas en quoi c'est acceptable ni qui, à sa place, pourrait l'accepter.Nous avons tous , sans exception, nos travers privés qui sont intimes et ne regardent que nos intimes. Aimeriez-vous qu'on déballe les votres sur la place publique? Je me réjouirais que cela arrive un jour à Guillon, parce que je ne suis pas chrétien...
Enfin je ne crois pas que ma comparaison soit anachronique, ou alors on pourra soutenir qu'on ne peut pas comparer deux oeuvres du même genre parce qu'elles ont été produites à deux jours d'intervalle et que le contexte n'est plus le même.
Ce qui dérange, c'est que l'on puisse affirmer que Guillon est mauvais, dans tous les sens du terme, et que c'est une raison suffisante pour le virer. A moins qu'on ne fasse un concours pour les humoristes de France Inter, et que Guillon tente de devenir fonctionnaire, avec un salaire qui je pense ne lui conviendrait pas du tout. Puisque l'on aime les chiffres en ce moment, peut-on savoir combien on le payait pour lui donner la liberté d'insulter ?
La différence entre Guillon et les chansonniers auxquels je faisais allusion (Le Luron, Yann, et bien d'autres) c'est que Guillon est le seul à confondre insulte et satyre, et ça, le "contexte" n'y est pour rien.
Il ne vous aura pas échappé que ma vie privée n'intéresse pas Guillon. Quant à la chronique DSK elle n'était ni vulgaire ni méchante de plus ce n'est pas Guillon qui a mis cette aventure extra conjugale sur la place publique.
Bon débat sur Mediapart.
Mais la vie privée de Guillon pourrait nous intéresser, non?Je généralisais l'exemple. Pourquoi la vie privée de DSK devrait intéresser les français, et pourquoi Guillon a-t-il jugé bon de faire une chronique sur son appétit sexuel? C'est la question que je vous pose. Si vous trouvez une justification à ce type de moquerie, faite sur la place publique, nous ne pouvons être qu'en désaccord.
Nous n'avons pas la même idée de ce qu'est la vulgarité. Je trouve Guillon vulgaire au sens réel du terme, je ne lui accorde aucun talent. Prendre le fiel pour du talent, c'est une faute de goût...
La vie privée de Guillon n'a pas d'intérêt en soi : Il n'est pas un candidat possible à la présidence de la république.
Pourquoi une chronique ? Là je ne pense pas pouvoir répondre à la place de Guillon. Lui seul connait ses propres intentions. A mon sens, il a pensé que ce serait drôle et ce le fut. Pour ce qui est de la moquerie je ne vois pas de plus en France vanter ce type de mérite est plutôt bien vu...
Après je comprends 100% que l'on apprécie pas Guillon.
"La vie privée de Guillon n'a pas d'intérêt en soi : Il n'est pas un candidat possible à la présidence de la république. "
Il était question de la vie sexuelle de DSK, si je me souviens bien. Pourquoi cette question devrait-elle être un sujet débattu sur la place publique lorsqu'il s'agit d'un candidat à la Présidence de la République? Voilà une dérive de plus que l'on doit à l'américanisation (pour ne pas dire la dégradation) du débat politique français.
Enfin vous avez dû entendre ensuite ce cher Ardisson, soutenir sur les ondes son copain Guillon, et dire je le cite "qu'il n'avait fait que dire tout haut ce que tout le monde savait déjà: que DSK est un malade, qu'on peut aimer le sexe, mais qu'à ce point là, il faudrait qu'il se fasse soigner..."
Si vous vous souvenez enfin de la tête que faisait DSK après la chronique de Guillon (voir la vidéo sur le site de France Inter), non, je ne pense pas que l'on pouvait penser que la moquerie tenait du compliment gaulois. Par ailleurs, je ne me souviens pas avoir une seule fois entendu Guillon avoir un seul bon mot pour quelqu'un, à part pour lui-même.
Mais bref, quand je lis les commentaires qui suivent, je vois tout simplement que l'on ne comprend même pas ce que j'essaie vainement de souligner, tant il est impensable de dire tout haut que l'on n'aime pas le prétendu humour de Guillon: ce que je voulais dire, c'est que Guillon s'attaque aux individus, il ne s'attaque ni aux idées, ni aux discours, ni aux styles, et ni même aux actes des politiques. Il attaque les personnes et ça ne le dérange nullement d'insulter.
Cela dit, il est vrai que l'insulte est souvent pratiquée dans les commentaires des abonnés de Médiapart, et c'est la raison pour laquelle j'avais arrêté mon abonnement. Il y a beaucoup trop de fans de Guillon lecteurs de Médiapart...
@ J Vidal-Rosset : Le métier de DSK (entre autres) : homme politique.
Le métier de Guillon et compagnie : amusuers, bouffons etc.
Voilà pourquoi.
Un peu d'humour que diable !
Ceci écrit sans que j'ai trouvé drôle la chronique de Guillon sur DSK . Justement, comme je n'apprécie pas ce genre d'humour là, il m'indiffère, je ne le recherche pas.
Mais
-Guillon et Porte (surtout) n'ont pas utilisé que ce registre.
-Qu'on les interdise d'antenne publique comme au bon vieux temps de l'ORTF, ça jamais !
@ Fantie B.
"Le métier de DSK (entre autres) : homme politique." Oui... et la chronique de Guillon portait sur ce que fait DSK dans son métier? Il ne m'a pas semblé. Alors parce qu'on a fait le choix d'être un homme politique on doit accepter de voir sa vie privée exposée, raillée, faire l'objet d'une moquerie? Mais encore une fois qu'elle est cette étrange mélange - made in U.S.A - de la sphère privée et de la sphère publique? Cela semble être entré dans les moeurs et je trouve ça profondément regrettable. Il n'y a pas si longtemps, nous avions des Présidents qui avaient une vie privée tout aussi bien remplie que celle de DSK, et cela ne serait venu à l'idée de personne de la déballer sur la place publique. Je regrette cette époque bénie. J'ai le droit non?
Sous prétexte que Guillon est un bouffon, ce que je ne conteste pas, on doit pouvoir tout lui passer? Si j'ai l'occasion d'insulter publiquement quelqu'un sur les ondes, mon acte sera répréhensible, mais pas si c'est Guillon qui insulte parce qu'il est estampillé "bouffon de France Inter" ?
Vous dites vous même que Guillon ne vous fait pas rire, mais vous me reprocher mon manque d'humour, ainsi que mes critiques. Guillon n'aurait jamais dû être viré. Ben qu'il fasse comme moi: qu'il passe un concours de la fonction publique... mais il gagnera moins bien sa vie qu'en continuant sa carrière de bouffon sur Canal +, d'où il risque aussi d'être viré...
Si on arrêtait de prendre cette affaire pour l'affaire Calas, ce serait une bien bonne chose... C'est tout ce que j'ai finalement à dire, et j'arrête d'écrire sur cette question. Point final en ce qui me concerne.
Le Luron du talent! C'est la première fois que j'entends cela.
Il était vulgaire, non grossier.
1) Le problème n'est pas vraiment le talent de Guillon. Puisqu'il était une tête d'affiche de France inter, c'est qu'il était considéré par France inter comme ayant du talent. 2) Le problème de ceux qui le défendent, c'est qu'il reprochent à Hess sa dépendance envers un pouvoir qu'ils accusent précisément de vulgarité!!!!!! Il existe effectivement un pb de capacité de raisonnement de part et d'autre!
Quant à DSK, on pourrait effectement le critiquer comme je l'ai fait: Émission TV "Questions qui fâchent" de Michel Field, sur LCI, avec Nicolas Beytout, Patrick Buisson, Alain Duhamel et Jérôme Jaffré, le jeudi 8 juin de 18h30 à 20. Dominique Strauss-Kahn, invité de l'émission a déclaré, à la grande surprise de tous les participants, que les émeutiers de 2005 n'étaient que des délinquants. Même Patrick Buisson, proche du Front national, a été débordé sur sa droite. Et les intervenants, vraiment très polis, trop, pour être honnêtes, n'ont pas cru bon de le contredire. On ne sait jamais. Il pourrait être élu président.
Le sketch de Guillon sur DSK était assez banal et se résumait à: "DSK arrive, planquez les femmes (de France inter)." DSK y a vu une attaque contre sa dignité. Quelle dignité?
Je suis d'accord avec le point 1.
Pas avec tout le reste. Non seulement je suis d'accord avec DSK sur sa déclaration qui apparemment vous heurte, mais, j'en rajoute, je pense que Guillon s'est conduit avec lui comme... un délinquant.
Cela dit j'ai jeté un rapide coup d'oeil sur votre site, et j'ai l'impression que je suis d'accord avec vos positions libertaires au sujet d'Internet.
Si je calcule bien ça fait du pour et du contre à égalité... pas si mal.
Cordialement
"j'en rajoute, je pense que Guillon s'est conduit avec lui comme... un délinquant.
" (Joseph Vidal-Rosset)
Allez, je vais faire un rapprochement de mauvais goût, moi qui m'intéresse aux éléments de langage qui tournent en boucle dans certains milieux polico-mediatiques :
Info d'Elise David sur un autre fil de Mediapart :
"Maî^tre Kiejman vient de traiter de délinquants les journalistes qui ont divulgué les enregistrements clandestins." 01/07/2010 16:03Par elise david"
@JVR
Outre le fait que je ne vois pas pourquoi vous n'êtes pas d'accord avec le point 2 qui est strictement logique (et que je ne recherche pas d'approbation, voir le titre de mon blog Médiapart), DSK et vous avez forcément tort sur le fait que les émeutiers sont des délinquants:
1) on comprend (en particulier quand on a vu l'émission et la lâcheté qui se lisait sur les expressions des invités) qu'il s'agit de considérer que les Noirs et les Arabes sont des délinquants (figure: "Zemmourisme") - ce qui est du racisme, donc de la délinquance (et qui ne me fait pas rire) et "tous des déliquants" en plus (biais philosophique du "tout ou rien" voir mon bouquin): on en a condamné pour antisémitisme pour moins que ça.
2) une émeute n'est jamais de la délinquance. C'est une question de définition (ontologique) et de tendance politique - d'où mon article cité sur le "social libéralisme" de DSK qui correspond à la conception Versaillaise (PS. je suis libéral libertaire moi-même) ou plus banalement de se faire élire en tapant sur les Noirs - ce qui est une lâcheté démagogique ("indigne" donc).
CQFD.
Tout est question de définition et de cohérence - ou, comme on le voit dans la politique actuelle, de biaisage et de laxisme, généralement minable et incompétent.
De ce point de vue, seuls les humoristes résistent dans le champ officiel (ce que manifestent les réactions de soutien). D'où votre réfutation totale (ontologique et empirique).
La terre ne tourne plus sur France Inter.
mais
Pour ceux aiment un certain France Inter, celui de Claude Villers ou de Daniel Mermet, ils sont tous deux réunis en ce moment sur France Culture, pour parler de quand la radio voyage (14 h 30 à 15 h 30).
Extraits de Marche ou Rêve en prime ...
Excellente analyse. Bravo, et merci.
Pour les radios, il y a longtemps qu'il y a un problème.
J'ai une pensée émue pour France info, devenue France intox.
Le pire, ou la palme dans l'horreur communiquante reste aux télés.
Mais la chasse aux sorcières, pensée, et agie par ce qui est une sous-fifrerie puante et bien rémunérée du pouvoir, à France inter, qui NOUS appartenait, est impossible à avaler.
Quand leur fera-t-on payer?
2012 est si loin, on va tous crever de rage, à force, d'ici là, pendant qu'ils se gavent.
Pas d'accord sur le prétendu genie de Le Luron. Excellent imitateur, comme Canteloup ou Gerra, ses textes étaient dus en général à d'autres, dont le style "chansonnier" était déjà démodé et ringard à l'époque. Guillon à l'humour noir et "méchant" peut déplaire à certains mais c'est quand même autre chose que "l'emmerdant c'est la rose"!!
D'accord en revanche pour dire que Porte est beaucoup plus politique que Guillon et qu'ils vont nous manquer tous les deux!!
Humour noir chez Guillon ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Humour_noir voyez cette page, Guillon n'est pas cité. A mon avis il n'est pas dans cette catégorie.
Humour méchant? Oui, c'est effectivement un humour qui fait rire au dépens des individus qui en sont l'objet, ce qui est un procédé bien connu, mais disons qu'avec Guillon, ça vole bas , voire vraiment très bas... Apparemment ça plaît.
Et une désespérée de plus !
Val et Hees devraient avoir honte ! ils ont agi comme des parrains sans complexe. Normal ils suivent l’exemple de leur maître ! Je suis indignée et choquée par ces deux licenciements. J’ai l’impression d’être dans un pays africain.
De ma petite ville j’attends chaque jour qu’il se passe quelque chose, que le personnel de France Inter se soulève pour dire non à la censure et oui à la liberté d’expression, à la liberté de France Inter mais rien n’arrive ! Où sont les intellectuels qui passaient leur temps à défendre la liberté ? Tous vendus ? Peur ? Eh ohhhh on ne vous entend pluuuus vous êtes où ? Répondez !
On peut ne pas toujours être d’accord avec les 2 humoristes (c’est normal) mais de là à les laisser tomber eux qui ont toujours informé, réveillé les consciences et surtout fait rire !!! Et oui je m’éclatais avec eux dans ma voiture ou chez moi et parfois, je criais ah non ! Là il déconne ou il est de mauvaise fois ! Eh Val, Hees, je suis assez grande pour faire la part des choses. Vous n’aviez pas besoin de les virer ! Ils étaient ma bouffée d’oxygène et Val et Hees me privent de cette bouffée d’oxygène. Ils me privent des moments délicieux pour faire plaisir à leur maître et à eux même. C’était quoi leur job avant qu’ils arrivent à France Inter ? Et leurs convictions ? Mon Dieu quelle honte !!! Pourquoi le Président a-t-il nommé ces deux personnes à ces postes là ? C’est pratique et confortable d’avoir des personnes de sensibilité de gauche à certains postes ? Et pourquoi c’est lui qui choisi les directeurs des chaînes de télévisions et radios ?
Nous n’avons plus le droit de nous moquer de certains pays africains car notre pays est devenu comme eux. Alors balayons devant notre porte d’abord…
Adieu France Inter.
Pas adieu, a+. France Inter traverse une mauvaise passe mais rebondira sans Hees / Val.
france inter,ecoutez la deference à sarko!
Tous les commentaires le disent, chacun avec leurs mots : arrogance et suffisance campent le "bon soldat sarkozyste" avec les contre-vérités les plus éhontées; on oublie peut-être le mépris...:
gueulez, protestez, pétitionnez...on s'en fout !, on est dans la place, pas vous, pov'cons. Payez vos redevances, acquittez vos impôts, soulagez-vous dans les manifs ou sur le net, on n'en a rien à battre.
ya pas d'antidote à ça...ou pas encore...faut gamberger, encore, essayer d'autres trucs...
(quand on pense que pour "Le Monde", il y a des représentants des lecteurs auxquels on demande (un peu) leur avis dans l'opération en cours...)
La première de Didier Porte sur @si le 1er juillet http://www.dailymotion.com/video/xdvjwj_didier-porte-chroniqueur-a-si-01_news
Derrière Jean-Luc Hess, il y a aussi Philippe Val, l'ancien directeur de Charlie Hebdo. Je ne sais pas si Philippe Val a été "acheté", tout ce que je peux dire c'est que j'ai cessé de lire Charlie Hebdo il y a 1 ou 2 ans, parce que je ne supportais plus ni Siné (le machisme primaire, même au 18e degré, ça finit par agacer), ni Val (tout aussi agaçant avec son côté donneur de leçons).
Je propose que Mediaprt fasse une place à Stephane Guilllon. Je suis sur que ce sera rentable pour tout le monde. Je suis prêt à mettre quelques Euros pour ce poste;