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"Attention ! Commentaires inutilement polémiques ou sans intérêt" ou la trollisation de la contestation

Non, je ne vais pas faire un quatrième billet de suite sur ce que j'ai appelé une non-affaire, la contestation des recherches de Patrick Desbois en Ukraine par une poignée d'historiens et de journalistes utilisant quelques réseaux influents pour tenter d'apparaître majoritaires ou, à défaut, nombreux.

 

Il se trouve qu'à part la Fabrique de l'histoire de France-Culture, par où la cabale a tenté de prendre son essor le 27 mai dernier, et le Monde des livres (bien imprudemment solidarisé le 19 juin avec sa rédactrice Alexandra Laignel-Lavastine au point de lui permettre de se renier avec arrogance à deux ans d'intervalle, et de faire un pieux silence sur ses éructations les plus extrêmes), un seul média s'est laissé prendre et a persisté, le site Idée@jour http://www.idee-jour.fr/, un lieu dynamique où se prodigue notamment un journaliste, Emmanuel Lemieux.

 

Votre serviteur, connaissant la plupart des protagonistes et, en tant que spécialiste du nazisme, vivement intéressé par la méthode Desbois de reconstitution des atrocités par le témoignage et la topographie, a déposé des commentaires sur les sites qui ont répercuté l'affaire et qui admettent lesdits commentaires, avec un résultat efficace -au pire le non-renouvellement des contre-vérités, au mieux la poursuite d'un vrai débat- à l'exception de ce jeune espace Idée@jour, qui s'est rebiffé aussi sottement que méchamment.

 

Il avait publié le 8 juin à la fois un grand papier de Lemieux détaillant les griefs incendiaires et infondés d'Alexandra L-L, et une interview complaisante d'Emmanuel Laurentin, patron de la Fabrique de l'histoire et animateur de la révoltante émission à sens unique du 27 mai. Or ce site, qui se propose de faire écho aux principaux débats intellectuels et le fait, pour le reste, de manière équilibrée et intéressante, n'a pas supporté l'idée (ni ne l'a mise à jour !) de s'être ici trompé et d'avoir servi de relais naïf à quelques ressentiments individuels.

 

Non contents de ne pas répondre à mes premiers commentaires, Lemieux et Laurentin ont laissé soudain monter au créneau le patron du site, Arnaud Vojinovic, qui a commencé par me demander de préciser mes griefs tout en me qualifiant de "prolifique" puis a pris très vite une mesure aussi originale que radicale : le retrait, dans les trois fils concernés (entre-temps, un nouvel article était revenu sur le sujet, non signé mais faisant référence au précédent), de mes réponses à l'exception de la première (l'accusation d'être "prolifique" en reçoit une lumière nouvelle !).

 

Dès lors, quoi que j'écrive sur ce sujet ou sur un autre, je suis au bout d'un temps variable (fonction, sans doute, de l'agenda de Vojinovic) effacé et transféré... dans mon espace propre, sous le titre que j'ai donné à ce billet, et qui figure dans une fenêtre de la page d'accueil ! Ce qui rend illisibles mes billets que le lecteur ne sait plus à quoi rattacher, mais prive aussi de commentaires les invités du site... même s'ils s'appellent Edgar Morin ! J'avais en effet trouvé perfectible une de ses formulations sur Hitler. Obtenir une telle signature pour la priver de son courrier ! Retirer des commentaires systématiquement sans aucune considération pour leur contenu, et les mettre en prison ailleurs ! Voilà où mène, pour l'instant, cette obstination dans l'erreur.

Tous les commentaires

dernière minute : le site Idée@jour vient de passer en modération a priori... dans le seul espace à moi alloué ! Comme quoi je ne suis même plus libre dans ma prison. Or il s'agissait en tout et pour tout d'un lien vers le présent billet. Me sera-t-il accordé ? Les intrigués qui cliquent sur "ma" fenêtre dans la page d'accueil et veulent s'enquérir de mes commentaires sans intérêt seront-ils confrontés à une accumulation obscure de textes sans lien avec ce qu'ils commentent, ou pourront-ils par la présente avoir droit à quelques explications ? Suspense !

nous dirons qu'en 24h je suis passé du régime "droit commun", sinon au régime politique, du moins à un certain aménagement de la peine : plus de modération a priori dans "mon" espace, plus de redirection automatique vers ma cellule de ce que je poste ailleurs sur le site. Restent les contre-vérités à la Une de Lemieux et Laurentin et l'étalage de leur refus de toute remise en question.

La modération sur les sites Internet, un grand bricolage, peu pensé.

Les lieux ouverts attisent les appétits de pouvoir. Qui trouvent plus facilement à s'imposer (parce que pulsionnels ?) que des constructions collectives et réfléchies.

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Comme c'est bienpensé et biendit, chère Fantie.

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Voilà qui renouvelle complètement le débat.

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J'en étais resté à la théorie préférée du PDG , concernant la différence entre vérité de fait et vérité d'opinion.

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Moi, c'est la vérité de fait, l'autre, c'est la vérité d'opinion.

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Voici que nous avons une intéressante variantes.

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Nous, c'est la réflexion collective (et vous auriez dû ajouter: participative); les autres, ce sont les pulsions faciles (et vous auriez dû ajouter: trollesques).

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jpylg

Je réfléchis sur la recherche de pouvoir, Jean-Paul-Yves.

Je ne sépare pas en "nous" et "eux".

En chacun de nous, les pulsions, en chacun de nous, la capacité réflexive.

Nous avons déjà discuté de "territoires" et d'éthologie humaine, il y a déjà longtemps. Chacun de nous se cherche un territoire, où exister. Un territoire (domaine ?) où être reconnu.

Mais les autres en font autant.

D'où, des problèmes de frontières.

 

Dans un espace défini comme collectif, comme les sites Internet de discussion, comment co-exister à plusieurs ?

*Je préfère qu'une discussion collective tente de répondre à cette question.

Plutôt que la seule loi du plus fort.

*Je préfère une solution de colocataires partageant les espaces.

Plutôt qu'un espace de co-propriétaires de blogs.

*Mais ces solutions demandent une entente sur des règles de vie en commun.

Voilà tout.

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