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Je suis médecin du travail depuis 20 ans
Je suis médecin du travail depuis 20 ans. Mon métier est passionnant.Certains pensent que nous sommes des médecins ratés qui n’avons pas réussi tous nos examens . Il faut dire qu’en France , les médecins de prévention n’ont pas la cote . Pensez-donc, ils ne soignent même pas .
Quand j’expliqueque non seulement j’ai tous mes diplômes mais qu’en plus,j’ai étudié deux annéessupplémentaires pour être médecin du travail , c’est l’étonnement voire la perplexité. Tout ça pour être un médecin qui ne soigne pas.
D’autres pensent que c’est un métier de femme . Parce qu’avec les enfants, n’est ce pas , elles sont plus tranquilles en étant médecin du travail. Evidemment, mesdames, ou avions-nous la tête ? Médecin du travail, c’est occupationnel, pour nous les femmes . Parce qu’il faut être un homme pour être un vrai médecin soignant, travailler 15 heures par jour, prendre des décisions importantes, sauver des vies .
J’ai été un médecin soignant en médecine générale pendant 5 ans. J’ai trouvé ce métier répétitif et peu satisfaisant. Le sentiment de tout faire vite sans jamais vraiment prendre le temps . Alors, j’ai choisi d’être un médecin prévenant . Eviter que la maladie ne survienne ! Ca ne fait pas de bruit, bien sur.Notre réussite à nous , c’est quand tout va bien. Pas facile à valoriser.
« éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail » La mission du médecin du travail est claire . La santé priseau sens « OMS » c’est à dire physique, mentale et psychologique. Etre le conseiller de tous les acteurs d’une entreprise .A l’écoute de tout ceux qui participent à cette entreprise collective qu’est le travail. Un conseiller , pas un controleur.
C’est un exercice difficile . Car pour les salariés , nous sommes vendus aux patrons . Et pour les patrons, nous sommes toujours du côté des salariés . D’ailleurs, ces derniers me soupçonnent parfois d’être à l’origine des problèmes de santé . J’explique que je ne suis que le voyant rouge. Mais la tentation est grande de couper le voyant rouge .
Il m’est arrivée à quatre reprises qu’un chef d’entreprise demande à ma direction de me virer. Je me souviens encore de ce coup de téléphone un vendredi soir d’hiver.Un salarié me prévenait « que les patrons de sa boite voulait ma peau » . Mes crimes :avoir refusé de faire des inaptitudes médicales pour se débarasser de salariés, avoir déclaré des maladies professionnelles,avoir informé un jeune apprenti de moins de 18 ans des règles concernant le travail de nuit, avoir conseillé pendant 16 ans une étude ergonomique pour un poste manifestement destructeur. Demandes réfusées par ma direction. Mais quand même , ca secoue.
Je suis la pour comprendre et alerter. Mon role est de mettre toutes ces questions dans l’espace public de l’entreprise car c’est elle qui devra prendre les mesures adaptées . Dans cette affaire,les médecins du travail sontles très rares acteurs du monde du travail à porter une préoccupation « humaniste » . Je me sens souvent un peu seule .
Je dois comprendre pour chaque salarié la réalité de sasituation de travail : les horaires, les nuisances physiques, chimiques, les cadences, les questions d’organisation du travail, la charge de travail, la qualité du matériel, les marges de manœuvre. Il s’agit de comprendre les risques potentiels pour la santé.
Le colloque est toujours singulier mais il se conjugue différemment. La relation ne s’établit plus autour de la maladie mais autour de la relation entre santé et travail. C’est l’occasion de faire un arrêt sur image . Je suis toujours frappée par la méconnaissance profonde des salariés eux-mêmes sur l’importance de cette relation. . Comment se fait –il que la question du pourquoi ne soit jamais posée quand la maladie survient ?Fatalité quand tu nous tiens !
« Docteur , je n’en peux plus » est une phrase que j’entendssouvent. Alors , ensemble, nous essayons de décoder le travail et de comprendre pourquoi . Mon cabinet est le seul endroit ou les salariés osent parler de leur travail. Honte, Joie, pleur, doute, espoir, désespoir.
Si seulement , on voulait bien entendre ce que les salariés ont à dire . On serait étonné de leur conscience professionnelle, de leur éthique, de leur capacité d’analyse, de la qualité de leur propositions . Car ils y vont tout entier au travail.Des trésors souvent piétinés, méprisés, déniés. Dommage.


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"Si seulement , on voulait bien entendre ce que les salariés ont à dire . On serait étonné de leur conscience professionnelle, de leur éthique, de leur capacité d’analyse, de la qualité de leur propositions ." Cela me rappelle quelque chose. "Les gens sont experts de leurs vies".(SR) . "Mon cabinet est le seul endroit où les salariés osent parler de leur travail." . Cela n'est pas acceptable. Le travail et ses conditions devront pouvoir faire l'objet d'une délibération démocratique au sein de l'entreprise.
Il y a très longtemps que des médecins du travail se battent pour que cette question de la santé au travail face l'objet d'un débat public pour qu'il y ait enfin une délibération autour de la question du travail dans l'entreprise. 1994 (cela va faire 15 ans) Paroles de Médecins du Travail aux éditions SYROS 2006 un film 'Tous n'en mourraient pas mais tous été frappés" qui montrent 6 consultations de salariés en arret maladie pour des problemes de santé au travail et aussi un livre à lire de Christophe Desjours "Souffarnce en France" a mon avis son meilleur livre sur le travail
Bravo , chère Françoise Pour ce billet ancré dans une réalité sociale , tout ce que vous dites, je , nous le vivons quotidiennement , personellement je suis confronté aux pesticides , aux herbicides , aux décuvages , à la taille ( et attention aux doigts ! )et soumis à des conditions de travail du toujours plus . Très Cordialement
cher ben, merci pour ton message qui m'encourage à continuer . Il ya en a assez de l'omerta sur le monde du travail. Les syndicats commencent aussi a en comprendre qu'a force de défendre l'emploi, ils en avaient oublié de défendre le travail. Il y a tellement à faire.
Chère Françoise Mesnard,
Je viens de lire le Journal d'un médecin du travail de Dorothée Ramaut, un livre que je conseille vivement, et je retrouve dans votre billet certains accents qui se trouvent dans ce petit livre édifiant quant à votre profession, à son importance et à ses difficultés - des difficultés auxquelles une de mes patientes, médecin du travail consciencieuse, m'a sensibilisée. Ceci dit, tous les médecins du travail ne sont pas aussi accueillants, j'ai parfois dû lutter, quoique rarement, - avec l'aide du médecin de la mutuelle - pour faire entendre que l'un ou l'autre de mes patients (travaillant dans le secteur marchand) ne pouvait pas reprendre le travail aussi vite que ce que l'employeur, auquel le médecin du travail s'était identifié, aurait voulu.
Avez-vous lu le "Rapport sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail (RPS)" - de Philippe Nasse, magistrat honoraire, et Patrick Légeron, médecin psychiatre - remis à Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, le mercredi 12 mars 2008 ? Quel est votre avis quant au rôle que l'on voudrait faire jouer aux médecins du travail dans ce rapport Légeron-Nasse ? Y a-t-il actuellement des suites à ce rapport sur le terrain ? http://www.mediapart.fr/club/blog/joha1008/111108/expertise-collective-des-risques-psycho-sociaux-danger
Joha - psychiatre belge
Je ne connais pas ce Rapport mais je suis révoltée par la facon dont est abordée la question du stress au travail . Quand un salarié va mal, quand il y a des conflits au travail , je me pose d'abord la question de savoir si c'est le travail qui est malade . Car alors, quand on "soigne le travail " , les problèmes de santé rentrent dans l'ordre , les conflits disparaissent. Combien de fois suis-je obligée de dire à un salarié "que ce n'est pas lui qui va mal mais son travail qui est malade". En lisant votre article sur ce Rapport, je me suis rappelée les volontés eugénistes de certains professeurs de médecine au début de la médecine du tarvail et je vous invite à lire les travaux de Philippe Davezies de l'Université de Lyon sur cette question . Ainsi , la sacro sainte visite d'embauche , vieux relent de sélection à l'embauche , et qui n'a en terme de prévention, aucun intéret .
Il est bien faux de dire qu'un médecin du travail ne sert à rien, mon père a été sauvé par une de ces visites de routine, là où le médeçin traitant n'avait rien vu, le médecin du travail lui a conseillé d'aller voir un spécialiste du coeur, à quelques jours, semaines ou mois?, cela a sauvé la vie de mon père qui a été opéré du coeur quelques semaines après sa fameuse visite. Personnellement, et même si les moyens sont "courts" à la médecine du travail pour changer les choses, je pense qu'elle est aussi là pour faire prévention, mais quels sont les moyens réels de cette prévention? Cela je l'ignore.
les résultats de notre travail resteront modestes tant que la santé au travail ne sera pas considérée comme une mission publique et les médecins du travail un peu plus soutenus et reconnus
“J’ai choisi d’être un médecin prévenant [...] Je me sens souvent un peu seule.”
Bravo! Excellent choix, félicitations, vous êtes de ceux qui cherchent un vrai sens constructif pour leur propre vie professionnelle.
- Avez-vous des difficultés à vous concerter, à vous syndiquer dans des structures assez efficaces et solidaires pour que vous puissiez "parler du Travail" entre médecins, assez librement et constructivement?
- Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous faciliter le processus, nous "travailleurs-patients" qui en fin de compte avons tout intérêt bien compris à ce que vous puissiez faire votre travail correctement et intelligemment?
C'est une profession qui a une vraie difficulté a construire des régles de métiers car il ya un gros décalage entre l'objectif affiché et l'organisation du système de santé au travail que j'évoquerais prochainement. Je ne parle pas du déficit actuel de médecins du travail qui désorganise encore plus les choses. Il n'y a pas de véritables instances pour discuter du "travail" de médecin du travail . Il y a des bonnes volontés ici ou la qui organisent une réflexion. Pour ma part, j'ai beaucoup appris grace au "SMT" une association de réflexion sur la pratique . Il y a également un syndicat de médecins du travail le SNPMT, afilié à la CSMF . Peut être faudrait il que les salariés nous interpellent plus souvent ? que les instances représentatives du personnel nous sollicitent plus souvent ? l'objectif est de partir de l'individuel pour intervenir de facon collective sur la situation de travail
“Si seulement, on voulait bien entendre ce que les salariés ont à dire. On serait étonné de leur conscience professionnelle, de leur éthique, de leur capacité d'analyse, de la qualité de leur propositions.”
Ah mais ça c'est les rares qui osent s'ouvrir à vous!!! Si seulement vous pouviez tenir compte aussi de ceux qui n'en pensent pas moins mais qui se taisent sous les différentes peurs et pressions! Prenez le temps et les moyens qui vous manquent pour déceler ce phénomène banal, généralisé et fréquent. Si vous ne pouvez le prendre, c'est trop souvent que vous êtes vous-mêmes jouets du "système", et sachez qu'il y a pire encore que celui qui consciemment et machiavéliquement ne veut pas voir: pire est celui qui innocemment et de bonne foi refuse de voir.
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“Mon cabinet est le seul endroit ou les salariés osent parler de leur travail.”
Oui, ceux qui osent, les veinards...
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Et s'il vous plaît, ne le prenez pas personnellement. Considérez que vous êtes sans reproche si ça vous chante, et généralisez à votre profession en son ensemble, qu'on puisse avancer, merci.
Alors , si c'est ce que vous percevez , c'est que je me suis mal exprimée. Je voulais juste exprimer le fait que les salariés ont peu la possibilité de parler de l'indicible du travail quand il sont dans une situation de travail pathogène aupres de leurs proches , et de leurs collègues car ils sont souvent dans le déni et la dévalorisation. Et que ce temps individuel consacré a la question du travail est souvent la seule possibilité de parler de cet indicible qu'ils n'osent pas toujours s'avouer à eux mêmes ..; et que notre savoir -faire est dans cette capacité à aider a décoder ce qui se passe dans la relation santé-travail .... bien evidemment quand la confiance est là, ce qui n'est pas toujours le cas pour de multiples raisons. Le choix du témoignage personnel est de montrer aussi la solitude et le positionnement du médecin du travail dans un secteur classique interentreprise et avec peu d'entreprises de plus de 50 salariés ce qui est assez courant en France.
Chère Françoise, Vous représentez le meilleur du médecin, sur le plan humain mais aussi sur le plan scientifique. Tout ce qui touche à la médecine préventive est ce qui "soigne" le mieux et aussi ce qui "coûte" le moins à la société, en définitive. Le prouver n'est jamais aisé, c'est ce qui complique les choses! Je suis convaincu que vous ne serez jamais déçue de votre choix et connaitrez encore bien des satisfactions. Un ancien pédiatre PMI!
Votre témoignage est très appréciable. J'ai lu dernièrement "journal d'un médecin du travail" du docteur Dorothée Ramaut, peut-être connaissez-vous ?, j'y retouve ce que vous dites de votre métier...
oui , je le connais et il est très représentatif du quotidien des salériés et des médecins du travail.
Je crois savoir que les médecins du travail ne sont pas des fonctionnaires,comme les inspecteurs du travail (donc indépendants),mais payés par le patronat.Qu'en est-il exactement ?
90 % des médecisn du travail sont des salariés du secteur privé car salariés des services de santé au travail interentreprises . Ces services sont des associations loi 1901 gérés par les employeurs (la plupart du temps MEDEF) qu sont les adhérents des services. 10 % des médecins sont salariés directement par les entreprises qui sont assez grosses ( + de 1000 en général) pour avoir des "services autonome" propres à l'entreprise. Le principe de prise en charge financière des frais de santé au travail par les entreprises me parait juste . En revanche, il parait difficile pour les entreprise chargées de gérér le rique d'etre aussi le gestionnaire des ervices de santé au tarvail . C'est à dire de ceux qui ont pour charge de dépister les rsiques et le atteintes de santé au travail. Car il n'est jamais bon d'être juge et partie. C'est pour cette raison que nous attendons depuis des année la création d'une agence nationale indépendante financée par les entreprises au meme niveau qu'aujourdhui mais par le biais de l'URSSAFF . Cela permettrait en outre d harmonsier les pratqiues, les politques et les tarifs.
Bravo chère Françoise pour votre engagement dans votre métier. Si vous pouviez faire des émules... Pourriez-vous nous conseiller en tant qu'association de malades atteints d'une pathologie rare et orpheline dont l'une des adhérentes subit, après un accident du travail qui a aggravé son état de santé et permis à sa maladie de progresser au point qu'elle ne peut manifestement plus travailler et qui après plusieurs "expertises" de la CPAM, se voit refuser son indemnité d'accident du travail et même son diagnostic initial (par un grand professeur) mis en doute !!! Merci de nous conseiller sur l'attitude associative que nous pourrions prendre efficacement pour la soutenir dans son appel en référé, à venir. Dans l'attente de vous lire, recevez touts nos encouragements à poursuivre votre engagement dans la très noble activité de prévention que vous menez avec une rare conscience professionnelle. Une ex-infirmière, militante pour faire reconnaître les maladies rares.
Pour tout ce qui concerne les recours pour les accidents du travail et les maladies professionnelles, je conseille aux personnes de s'adresser à l'inspection du travail, aux syndicats et à la FNATH . A noter que la FNATH dispose de services juridiques accessibles a un cout modique et prenden charge els personnes qui ne sont pas ou plus salariés.
avan on pêchait on chassait on ceuillzit on échangeait et puis betement on a commencait à vendre sa sueur et on a abouti fatalement ... au medecin du travail quell plaie quelle horreur le travail
Chère Françoise, J’étais chez le médecin du travail pas plus tard qu’hier pour ma visite médicale. Une visite médicale « utile » puisque j’en suis ressortie avec l’instruction formelle de prendre rendez-vous sans tarder chez un ophtalmo… La problématique que vous évoquez fait d’autant plus écho chez moi que je suis responsable RH dans une PME et que nous avons eu l’occasion de travailler de façon étroite avec la médecine du travail à plusieurs reprises. Et c’est vrai que votre position n’est pas facile. Les employeurs vous soupçonnent toujours soit d’être d’une trop grande « complaisance » envers les salariés, soit d’être mal disposé à l’égard de l’entreprise et de vouloir jouer intentionnellement les empêcheurs de tourner en rond. C’est difficile d’exercer un métier où, la moitié du temps, on vous dit que vous ne servez à rien. Je le comprends d’autant mieux que c’est également le cas dans mon activité (accusée de rouler pour les salariés pour les uns et d’être un suppôt du patronat pour les autres, tous le monde s’accorde à dire que les RH, c’est faire les bulletins de salaires et que ça coûte fort cher pour ce que c’est) Pour ma part, ce que j’ai pu constater dans mes cinq années de pratique des Ressources Humaines, c’est qu’il est important d’entretenir un dialogue constructif avec la médecine du travail. C’est souvent lui qui va donner l’alerte sur différents sujets problématiques santé dans l’entreprise. Lui qui va alerter et conseiller sur des problèmes d’addictions (alcool, tabac, canabis), de stress, de TMS, voire même de harcèlement. Son rôle est considérable en matière de prévention, de dépistage. Vous avez entièrement raison : écarter le médecin du travail revient à couper le voyant rouge. Certes il ne vous embête plus mais votre problème n’est pas réglé pour autant. Sinon, de façon plus général, l’employeur a une obligation de résultat quant à la santé et la sécurité de ses salariés au cours de leur activité professionnelle. Le médecin du travail est donc un interlocuteur incontournable pour peu qu’on s’intéresse à la question (et pourtant, elle devrait intéresser les employeurs en premier chef, puisqu’il en va de leur responsabilité pénale !) Dans les sociétés que mon service gère, la médecine du travail a permis de donner l’alerte sur des problèmes de fatigues visuelles, de bruits, d’ergonomie des postes de travail (manutention mais aussi travail de bureau), … Et c’est bien vrai qu’à chaque fois, c’est une vraie bataille pour faire entendre raison à l’employeur et le faire évoluer sur ces questions. Un exemple parmi tant d’autres : Nous avons expliqué à notre Directeur que le médecin du travail recommandait officiellement de changer les vieux écrans de PC en raison d’une grande fatigue visuelle des les salariés travaillant sur ordinateur .Il s’est esclaffé (plutôt bruyamment) puis il a maintenu pendant des semaines que ce n’était pas la faute des conditions de travail (écran, luminosité, intensité du travail, etc.) mais tout simplement celle de la vieillesse des salariés (« pfff ! il ne sais pas le médecin, que plus on vieilli moins on voit ? ») C’est dur parfois, de faire bouger un peu les choses…
Merci de votre témoignage ... nous sommes vraiment sur des enjeux culturels majeurs et c'est pour cette raison que nous devons faire entendre une voix différente... par exemple, faire entendre que la compétence des salariés est une des richesses de l'entreprise et qu'il faut la développer et la préserver ... que le travail est facteur de d'épanouissement mais peut etre facteur de probleme de santé au travail... que la question de l'oganisation du travail et des moyens du travail est aussi incontournable dans la vie d'une entreprise que le compte de résultats .... que le travail d'un responsable des ressources humaines ne consiste pas gérer les entrées et les sorties.. que la surdité des ouvriers n'est pas liée aux boites de nuits "qu'ils fréquenteraient le samedi"... que les accidents du travail ne sont pas liés a la fatalité ou a l insconscience des salariés... que la formation continue des ouvriers et des salariés est un facteur de réussite des entreprises...