Permis de tuer...
Que s'est-il passé à Draguignan vendredi soir ?
Rappel des faits :
La gendarmerie arrête José, un homme de 27 ans appartenant à la communauté des gens du voyage car son nom est apparu dans un dossier concernant l’agression et la séquestration d’un chauffeur routier. Il est menotté et placé en garde à vue dans la résidence de la compagnie de gendarmerie de Draguignan. On l’autorise à fumer une clope dans l’escalier de service sans aucune surveillance.Profitant d’une extinction de la lumière, il saute par la fenêtre dans le jardin, escalade une barrière, s’agrippe à un arbre et cherche à s’enfuir. Il faisait nuit. Le maréchal des logis-chef, officier de police judicaire tire sept balles dans sa direction dont l'un des projectiles l’atteint dans le dos!.
C’est ni plus ni moins une mise à mort comme on le ferait pour un sanglier venu piétiner les plates-bandes.
Questions :
Pourquoi a-t-on laissé cet homme menotté seul dans l’escalier ? Pour le tenter de se faire la belle et de le tirer comme un lapin ? Car, quelle chance avait cet homme entravé de pouvoir s’enfuir sans être rattrapé ? Parce que le délit de faciès pour les gens du voyage, les arabes et les noirs est d’usage dans la police ou la gendarmerie puisqu’ils sont plus souvent victimes debavures que les autres ?
Indignation au pluriel sur les commentaires parus dans un journal de droite, soutien indéfectible d’un ex-ministre de l’intérieur…
« Les gens du voyage ne sont pas contents en France, alors qu’ils aillent voyager ailleurs. »
« Ne laissons plus nos policiers etgendarmes se laisser tirer dessus comme des lapins sans réagir. »
« Je pense qu’on devrait lui décerner une médaille au gendarme. »
« L’erreur de ce gendarme a été de l’autoriser àfumer une cigarette. »
« C’est une honte de mettre un gendarme respectable en examen. »
« Bravo Madame la Ministre, la gendarmerie est à bout et vous prenez le risque de l’accabler un peu plus. »
« Les gendarmes sont les derniers protecteurs de notre nation. »
Et voici le commentaired’unsage :
« Chacun s’enflamme dans son coin. Les commentaires sont comme d’habitude : poujadistes, racistes, jusqu’au-boutistes, irréfléchis. »


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Pour ce qui est d'un commentaire de sage, (« Chacun s’enflamme dans son coin. Les commentaires sont comme d’habitude : poujadistes, racistes, jusqu’au-boutistes, irréfléchis. ») il y a mieux et plus réfléchi que vous je crois, votre séant posé dans un fauteuil, vous vous permettez déjà de juger des faits qui font l'objet d'une instruction et qui me semblent-ils ne sont pas totalement établis. Par ailleurs, vos propos anti-flics - que vous masquez par une question - ne sont qu' injures et diffamations envers ces fonctionnaires ; je vous cite : "Parce que le délit de faciès pour les gens du voyage, les arabes et les noirs est d’usage dans la police ou la gendarmerie puisqu’ils sont plus souvent victimes de bavures que les autres ?" De même, votre interprétation est très légère sur les commentaires venant d'un jouranl de Droite que vous ne citez pas et encore moins, les auteurs de ces propos. S'il est pour vous, exhaustif de tels propos sur UN JOURNAL, de plus de Droite, parce que les flics c'est bien connu sont de Droite et souvent voire uniquement très à Droite, je crois ne pas trop m'avancer en affirmant que la seule voie, la votre se trouve à l'Extrême Gauche! Pour étayer la question sur l'usage des armes chez les Gendarmes, je vous invite à lire ceci : DECRET Décret du 20 mai 1903 portant règlement sur l'organisation et le service de la gendarmerie. version consolidée au 01 janvier 2005 Article 174 Modifié par Décret 43-1969 1943-07-22 art. 1 JORF 18 septembre 1943 Les officiers, gradés et gendarmes ne peuvent, en l'absence de l'autorité judiciaire ou administrative, déployer la force armée que dans les cas suivants : Lorsque des violences ou des voies de fait sont exercées contre eux ou lorsqu'ils sont menacés par des individus armés ; Lorsqu'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent, les postes ou les personnes qui leur sont confiés ou, enfin, si la résistance est telle qu'elle ne puisse être vaincue autrement que par la force des armes ; Lorsque les personnes invitées à s'arrêter par des appels répétés de : "Halte gendarmerie", faits à haute voix, cherchent à échapper à leur garde ou à leurs investigations et ne peuvent être contraintes de s'arrêter que par l'usage des armes ; Lorsqu'ils ne peuvent immobiliser autrement les véhicules, embarcations ou autres moyens de transport dont les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt. Ils sont également autorisés à faire usage de tous engins ou moyens appropriés tels que herses, hérissons, câbles, etc., pour immobiliser les moyens de transport quand les conducteurs ne s'arrêtent pas à leur sommation. La seule question à se poser étant, il me semble, - et vu les seules informations filtrées des faits dans cette affaire-: Est-ce que le regroupement Gendarmerie et Police pour toutes les missions de Police (donc civiles) ne devraient être régis par les même Lois et plus précisément par la Légitime défense, ceci sachant que les Gendarmes, même en temps de Paix, sont amener à exercer des missions de type militaire?
Je viens de lire avec beaucoup d'attention le décret que vous recopiez. La première question que je me pose est la suivante: où donc avez-vous lu que les officiers, gradés et gendarmes avaient le droit de tirer, même après sommations, sur un individu (comme ils disent) qu'ils viennent de laisser filer en faisant la boulette de le laisser sans surveillance, surtout quand cet homme est menotté et qu'il est facile à arrêter de nouveau, étant entravé? Ce garçon, selon vous, ne pouvait être "contraint de s'arrêter que par l'usage des armes"? Que Dieu nous préserve des gens qui ont le génie d'interpréter les lois comme vous faites! Je ne vous salue pas, monsieur Séry. Vous trouveriez certainement un tas de copains qui ne viendraient pas vous contredire sur d'autres sites que Mediapart... du côté de chez Le Pen, par exemple.
Bien sûr, lorsque l'on que l'on n'est pas d'accord avec les autres, il est facile de taxer les gens de lepenistes, je crois vous n'avez pas lu mon propos jusqu'au bout puisque je pose la question de la légitime défense, qui bien entendue n'est, a priori, et toujours compte tenu des faits qui ont transpiré, peu probable : Je rappelle que les militaitres ne relèvent pas de la la légitme défense en la matière, et la question que je pose, et je réitère pour ceux qui ne lisent pas jusqu'au bout, doit-on laisser le Droit en l'état? Rappel de la légitime défense : Code pénal Article 122-5 N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte. N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.
J'ai l'impression que nous voilà embringués dans un de ces malentendus qui fleurissent sur internet, parce que nous racourcissons trop nos interventions et que nous réagissons trop vite. Frédéric, si votre question finale devait laisser entendre qu'il faudrait appliquer aux gendarmes la règle qui vaut pour la police (quand ils font du travail de police), c.à.d. légitime défense uniquement si leur vie ou celles des autres est directement mise en danger, et si vous compreniez par là que le gendarme concerné n'aurait alors probablement pas fait usage de son arme, parce qu'il aurait su clairement qu'il n'était pas dans son droit, alors effectivement nos réactions à votre commentaire étaient excessives. Mais le ton d'ensemble de votre intervention et la formulation un peu compliquée de votre conclusion (qui aurait été plus convaincante sous une forme affirmative plutôt qu'interrogative) pouvait induire en erreur. Si cette analyse est la bonne, je vous prie de m'excuser de mon accusation de lepénisme à votre égard et je suis sûr que Fred Oberson et Jean-Louis Legalery seront d'accord avec moi.
Cher tonymaj. Le numérique a le défaut de ses qualités. Il permet d'écrire et de réagir à chaud comme si l'on échangeait des propos de vive voix. Même à commettre parfois des excès, des imprécisions, des fautes d'orthographes ou de syntaxe, les textes publiés à Mediapart ne sont l'objet d'aucune censure de la part d'un quelconque "modérateur"! C'est l'expression LIBRE pour autant qu'elle reste correcte, ce qui n'empèche pas d'appeler un chat, un chat! Inutile d'affirmer que notre tribune est du côté des humanistes, du respect de l'autre, de la tolérance comme celle d'accepter les commentaires de l'autre bord, fussent-ils parfois bruts de coffrage. A nous découvrir au fil des articles, souhaitons que leurs pensées et leurs réflexions évoluent peu à peu dans notre direction. Depuis 20 ans, à travers mes pamphlets, mes livres, mes articles, je ne recherche rien d'autre qu'interpeler, provoquer, convaincre, essayer de changer les mentalités, bien modestement, je l'avoue. De distraire aussi, de conter des histoires car la vie ne vaudrait pas la peine d'être vécue sans une part de rêve.
Tout à fait d'accord, cher Fred. Mais en l'occurrence, si j'ai mal interprété les propos de Frédéric Séry (même si c'était involontaire et même si son intervention vis-à-vis de ton billet n'était vraiment pas des plus pacifiques, ni des plus claires) , je considère que je me dois de retirer l'accusation de lepénisme. Ce que fais sans autre état d'âme, qu'il daigne répondre et préciser sa pensée ou non.
fredericsery, Je ne rentre pas en polémique avec votre commentaire qui comporte 4 points. Je réponds courtoisement dans l’ordre: 1. Assis dans un fauteuil… comme vous ! 2. Les faits corroborent mon propos. 3. La maréchaussée, non, mais les ministres des Armées et de l’Intérieur du vendredi 23 mai 2008, oui. 4. Les décrets de « 1903 » et de « 1943 »… sont une chose, leur interprétation et leur application sont du ressort des forces de l’ordre en l’an 2008 après J.C.
à double...
Il ne fait aucun doute que M. Séry s'est égaré sur le site de Mediapart. Il faut rentrer chez vous maintenant.
Chez lui... c'est sans doute la caserne!
Lorsque l'on tire sept coups de feu sur un homme menotté, c'est à coup sûr pour tuer.