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A propos de Poulenc

2013 est l'année des trois empereurs: aux côtés de Wagner et Verdi, Poulenc est le souverain des pâturages, où dorment les dentelles.

Aujourd'hui, la Sonate pour flûte et piano, jouée par Michel Dubost et Jacques Février. Que nous apprend la toile au sujet de cette oeuvre? Qu'elle est dédiée à Elisabeth Sprague Coolidge, une mécène américaine dont on ignore si le père était l'inventeur des anciens modèles de métropolitains, qu'elle fut écrite entre décembre 1956 et mars 1957 à Cannes, enfin qu'elle fut créée par le compositeur et le jeune Jean-Pierre Rampal. C'est tout? Presque, en effet.

Chacun peut imaginer  Francis attablé devant la riviera, devinant dans les nuages une double-croche, tandis qu'à Budapest une révolte sombrait dans les cendres ou bien que Marcel Boussac imposait une discipline de fer à des ouvrières épuisées. L'indignation n'était pas le genre de Poulenc. Ainsi vont parfois les artistes, en particulier les héritiers richissimes. Que nous importe, ici. Sa musique jamais ne se prend au sérieux. Tous les jours elle cherche le plaisir, évite le pathos. Elle invite à la volupté. N'est ce pas déjà beaucoup?

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