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May

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Décryptage de la Ve République par H. Guaino. A écouter, à ré-écouter , et ré-ré-écouter...

J'ai dû écouter plusieurs fois M. Guaino pour en croire mes oreilles. Ce matin en direct sur France Inter dans l'émission de Nicolas Demorand, Henri Gaino, conseiller spécial (avec tout ce que cela veut dire) du président faut-il le rappeler, a littéralement pulvérisé la 5ème république et la classe politique française. Pour sa défense il était manifestement troublé, et on le comprend, par la perte d'un de ses compagnons de route mais quelle mouche l'a piqué?

 

 

Interrogé sur la disparition de P.Seguin, après une éloge funèbre il enchaîne (3min 20 de la vidéo) "au fond la classe politique n'est pas organisée pour, aujourd'hui en tout cas, porter des convictions, pour porter des valeurs. Elle est organisée pour conquérir et pour gaino.jpggérer le pouvoir. Voilà.". Et ce n'est pas tout, toujours à propos de Séguin, il rajoute (5min20) "vous savez c'est très déstabilisant pour un système quelqu'un qui fait passer ses convictions avant sa carrière dans un sytème où on fait toujours passer la carrière avant ses convictions. Bon, quelqu'un qui tient à ses idées, quelqu'un qui tient à ses convictions, est quelqu'un de jugé incontrôlable....insupportable, encombrant voilà. Faut pouvoir faire des compromis. Vous savez c'est un homme politique, il savait que la démocratie c'est fait de compromis. Mais il refusait la compromission, ce qui n'est pas tout à fait la même chose, et le système vit de la compromission.".

Interloqué Demorand lui demande quand même si ce n'est pas un portrait un peu dur de la politique, à laquelle il participe tout de même... Ne vous inquiétez pas pour lui il utilisera la classique langue de bois pour se sortir de là.

De toute évidence Guaino se considère en dehors de ce monde politique, et il se place lui-même dans la case des gens à convictions.Ok. Mais comment ne pas remarquer que la carricature de l'homme politique carriériste, sans aucune conviction, avide de pouvoir, à propos duquel tout le monde s'accorde pour dire qu'il est un pur produit du système dénoncé par Guaino, n'est autre que notre président Sarkozy. Or à aucun moment il ne prononce son nom, et ne tente de le disculper de l'accusation, cela aurait été difficile d'ailleurs. La critique vaut aussi pour les membres de la cour, du gouvernement pardon, qui n'ont pas brillé, c'est le moins que l'on puisse dire, par la magnificence de leurs convictions politiques.

 

La technique qui consiste à penser qu'à partir du moment où il "ose" en parler il sera automatiquement innocenté ainsi que sa famille politique, puisqu'ils seraient les seuls conscients de la faiblesse de tous les autres, me semble trop simpliste pour lui. Je le vois mal aussi transformer cela en éloge indirecte du sarkozysme. Il est vrai qu'il représente un électron libre au sein de la majorité, mais comment ne pas y voir une attaque envers Sarkozy et toutes les carpettes de l'UMP? Peut-être que la compromission et le carriérisme de ce gouvernement (et de son président) est une telle évidence, qu'il ne cherche même plus à les disculper, cela a atteint le stade de la vérité générale, du symbolique. Mais s'il croit à ce qu'il dit dans quelle schizophrénie vit-il?!

 

Ou alors le débat sur l'identité aura été l'idée de trop et il serait sur la sellette?

 

Ou alors il a une telle cote auprès du président qu'il peut décidement tout se permettre...

 

Quoi qu'il en soit quelle tristesse (et quelle frustration) d'entendre l'un des protagonistes du gouvernement, résumer en quelques mots terribles qui semblent évidents pour la plupart d'entre nous, la vie politique sous la 5éme république française.

 

 

 

Tous les commentaires

Non, non, il est bien schizo, mais ce matin il avait oublié de prendre ses gouttes, c'est tout.

Moi aussi, je l'ai écouté en live ce matin, pris dans les bouchons verglacés! Même réaction que la votre !

Il est vrai que les bras nous en tombent. Un discours fait dans un but qui nous échappe - pour le moment.

il y a lutte dans le Gvt parralèle de l'Elysée en Gueant et Guaino.... that's why!

La mort de Seguin l'a rendu chèvre.
On murmure que - dans la merde complète - SarKoL'UMP aurait envisagé de mettre Seguin 1er ministre.
Dc Gauaino aurait repris du poil de la bête....

Mais ... Seguin n'avait pas répondu et maintenant il ne risque plus de la faire.

ce qu'il dit n'est en rien étonnant ce qui est étonnant c'est qu'il a l'air de le découvrir...alors qu'il est lui même tellement dans et de ce système là.......

il a dû se passer quelque chose en plus du décès de Seguin, et il se paye....

rien d'autre sinon ?

 

Souffler le chaud et le froid, dire une chose et son contraire à la fois, changer d'avis comme de slip, cela fait quelque temps déjà que la confusion règne...

Ces Docteurs Djeckyll et Mister Hide de la politique se font un malin plaisir à brouiller les cartes, à mélanger les genres, à nourir les ambiguités...

Des fous qui entretiennent un flou magistralement orchestré...

Tout à fait d'accord avec votre constat, Majead. Perte des repères, des valeurs. Brouillage des pistes. Diviser pour mieux régner.

C'est absolument cela et rien d'autre.

Max Gallo en rejoignant la fine équipe Sarko a strictement déclaré la même chose, à savoir finalement préférer l'exécution, donc le "pouvoir", aux seules convictions.

@ +O-NE

Il est tout à fait capable de dissiper les doutes vis à vis de Sarkozy. C'est même son rôle de faire de Sarkozy un homme de convictions (les convictions de guaino). Il ne révèle rien de plus "spectaculaire" que le spectacle lui même et en ces temps de droite décomplexée et d'arrogance il est a parier que ça passera, un scandale en chasse un autre. C'est la guerre de mouvement en ce moment à Elysée, ce sont les gens de couloirs qui sont visés. Il est dit en clair: l'élysée à besoin d'hommes de conviction (comme moi) pour relancer la machine, virons tous ceux qui, non comptant d'être là en parasite nous pondent des scandales. La machine à scandale ça va un temps. Il n'y a donc là qu'un scandale apparent de la part de guaino, rien de schizophrénique.

Je suis bien conscient du message en filigrane, qui consiste pour Guaino à se positionner en sauveur des valeurs de la république. Ce qui me surprend en revanche c'est la critique (du moins il me semble que c'est une explication possible) de l'attitude du chef de l'état, car depuis l'affaire Jean Sarkozy (pour prendre l'exemple le plus carricatural) on peut difficilement réussir à faire passer le président pour un homme de conviction, surtout devant un journaliste bien informé comme N.Demorand.

 

Etait-ce une "remontrance"?

 

Peut-être que l'arrogance et le mépris qu'ont ces gens là envers les citoyens de ce pays suffisent à expliquer le fait qu'ils essayent encore de présenter N.Sarkozy comme un homme garant des valeurs républicaines, sans que cela ne leurs paraisse ridicule.

à quoi je pense ? "Arbeit macht Frei"

Excessif ? sans doute. Mais l'impudence me paraît égale. Et pourtant, il paraît sincère !

S'il ne l'est pas, quel acteur extraordinaire !!!!

les bras vous en tombent?? amusant, les convictions dans un système de parti cela ne sert à rien, puisque seule le "rester groupir" vaux dans ce système là... . avoir des convictions, c'est accepter le fait du compromis, et la politique seras toujours faire avec le moment et les moyens du bord, plus qu'a remuer de profonde idées, que seul les philosophes peuvent se permettre réellement d'exprimer. . et il y en as qui s'étonne, mais les convictions politiques tous en ont, même si ils n'apparaissent que couvert du poids des obligations partisane. La conviction seras toujours et à toujours été soumise à la possibilité de les mettre en œuvres. or sans pouvoir les convictions ne sont rien, puisqu'elles ne peuvent-être exécutées. . il est plus étonnant par contre que Mr Gaino admette sans broncher que la politique ne puisse-t-etre que "servir ou se servir". Cette phrase est au combien plus terrible et profonde quant à la décrépitude commune du personnel politique... grand serviteur de l'État, ou embusqué de thermidor ? . les briochars de l'assemblé et du sénat ou de partout en France, qui n'ont d'autres conviction que de siéger au banquet de la république, sans autres sujet que d'appartenir a la conviction du moment tant qu'elle les engrosse posément. ferait mieux de se soumettre à l'ordre administratif puisque la carrière y demande précisément nul conviction politique, a quoi bon être élu si ce n'est que pour en alourdir les travées d'une pesanteur mortifère, ou toute dormitive c'est selon. . Mr Gaino, tiens bien de cet ordre administratif, ou l'on sert pour mieux se servir, ce qui est de bon ton, et ce que requiers l'abnégation devant les désidérata de la nation. mais que l'on transfert cette absence au politique eux-même, il y a bien là, un "détail" que a cours des comptes se devrait de surveiller de près...

Pas tout à fait d'accord, pour moi la phrase "servir ou se servir" est la continuité du reste de l'interview. Si ce n'est pas pour les convictions, c'est forcément pour le pouvoir et/ou l'argent non?

 

Ce qui me surprend, c'est qu'un homme de l'importance politique de Guaino puisse faire un tel portrait des gens qui nous gouvernent, que nous avons élu pour la plupart, et que cela ne suscite pas plus de protestations (je n'ai pas trouvé de compte rendu dans les medias sur internet). Comme si c'était normal, entendu, tout le monde est d'accord c'est comme ça que ça se passe.

Je ne dis pas que je suis surpris de l'apprendre, je dis que si l'on peut dire cela sur France Inter, à une heure de grande écoute avec l'approbation tacite de tout le monde (alors que chaque discours politique est un manifeste d'intégrité), c'est qu'il faut se poser de graves questions sur l'état de notre pays. Comment a-t-on pu atteindre une telle décrépitude politique?

Cela devrait nous révolter de l'entendre dire ça, si ce n'est pas le cas c'est qu'effectivement ce n'est une surprise pour personne. Alors comment pouvons-nous accepter d'être représenté par ces gens là?

 

Il y a dans cette vidéo une concentration de ce qui gangrène notre système politique: langue de bois, arrogance, mépris, narcissisme, mensonge...

Je trouve cela très inquiétant que cette vidéo paraissent "normale" à beaucoup, au point qu'elle ne fasse pas la une des sites d'informations.

 

Merci à Mediapart d'en permettre la diffusion .

ralisez machiavel, et vous les trouverez assez gentils nos hommes politiques, puisqu'il semble avoir abandonné le poison et les "vrais" coup de poignard dans le dos. qui veux la fin prend les moyens. . il y a sans doute encore beaucoup à faire en matière de politique, la républiue en france reste très opaque sur bien despoints. on n'est loin de la démocratie suédoise, ou le personnel politique doit réellement rendre des comptes quotidiennement de leur emploie du temps, et de l'usage fait des fond publique mis aleur disposition, au centimes prets, et non au forfait comme c'est le cas en france, par exemple. . mais l'on peu aussi reprendre l'histoire constitutionnelle et voir que ceux qui ont des conviction dur de dure ne sont pas toujours àmême de produire grand chose... il me semble que la première république etait plein de convaincu celle-ci n'a pas été bien loin. par contre l'assemblée thermidorienne qui etait beaucoup plus vénale et interréssé a ce que j'ai lu a réussit "par interet" a conduire la révolution au moins pendant un temps... depuis, l'on doit dire que le personnel politique et administratif a toujours oscillié comme en médecine d'ailleurs entre pur vénalité(mais nécéssairement dénué de conscience professionnelle, ce serait dommage avec une si bonne situation), et conviction réelle a une politique particulière. Mais il es vrai que depuis machiavel, le cynisme vas bon train... quoique je me demande si le problème ne remonte au clientélisme de la république romaine, voir encore avant au république grecque ou les philosophe pourfendait du sophiste a tout de bras, eux qui faisait cours de rethorique, ou l'art d'embobiner les foules avec l'art du bien parlé... les spin doctors, ou maitres chanteur de la communication se font toujours bien payé pour leur savoir bien présenter à la télé, "la com" en politique c'est presque le nerf de la guerre depuis toujours, surtout quant on est en démocratie et ou l'art de plaire doit bien trop souvent s'allier d'une faim de pouvoir assez puissante afin de "vaincre" les très très nombreux obstacle présent sur la route de chacun... et vous voudriez que ce qui est de notoriété publique depuis 2500ans fasse encore là une des journaux? il faudrait d'autre loi constitutionnelle que les nôtres pour que la déontologie républicaine entre dans certains cerveau particulièrement opaque.. . Tous pourri? loin de là, un peu trop capable de compromis comme dirais le sieur Gaino, mais sans compromis, c'est la guerre, donc, il faut bien choisir entre moins pire des maux, si nous voulons un temps soit peu vivre-en-paix, et pas en trop mauvaise intelligence. . Il est vrai que la pure vertu ne peux que rougir de ce constat. mais après tout ce n'est pas non plus une administration ecclésiale impériale, qui aurait fait vœux de chasteté, de pauvreté, et servir l'empereur de Rome en tout point de sa doctrine, aussi fumeuse soit-elle. mais je vois mal un constituant proposer aujourd'hui une telle chose a nos futur édiles, bien que celle-ci fût presque parfaite si on ne lui donne pas d'enfant a garder.

Ce gars là, il me parait mal parti pour vraiment rentrer dans l'histoire.

Détrompez-vous, il l'est déjà.

Le discours de Dakar c'est déjà lui aussi.

@ +O-NE

Décidément encombrant ce Seguin qui met en difficulté la classe politique qui ne sait même pas en parler correctement ( tics de langage, d'expression du visage...) La meilleure pirouette ne consiste -t-elle pas à s'emparer de son héritage? Décidément , toujours la même stratégie de pillage intellectuel et cette rapacité à revendiquer les ..dépouilles, c'est très tendance.

Son salaire annuel est évalué à 290 368,93 euros (source le Canard enchaîné) 132.856,93 euros en tant que conseiller maître de la Cour des comptes, plus "une indemnité de sujétion particulière" de 157.512 euros.. Cette révélation a été qualifié de "de transparence totalitaire, mesquine" par l'intéressé. L'intéressé indique que c'est un salaire de "cadre moyen". (source le Canard Enchaîné).*

Sur le refus de lire la lettre de Guy Môquet :

Comprenez-vous que beaucoup de professeurs refusent de lire la lettre ?

Je ne crois pas qu'ils soient si nombreux. Ce refus de quelques-uns m'est parfaitement incompréhensible. Que le professeur veuille remettre la lettre dans le contexte historique, c'est très bien, c'est nécessaire. Qu'il y ajoute son analyse de l'histoire, tout à fait normal. Mais va-t-on refuser d'étudier un texte de Hugo inscrit au programme en disant : «Moi je n'aime pas Hugo, c'est mon droit de ne pas faire étudier ce texte ?» Le professeur a des droits et aussi des devoirs. Les enfants qu'on lui confie ne sont pas les siens.

 

Certains protestent qu'ils ne sont pas «professeurs de patriotisme».

Ceux qui disent ça, qu'ont-ils exactement derrière la tête ? S'il faut comprendre qu'ils refusent de parler des grandes figures de l'histoire nationale juste parce qu'elles sont nationales, alors je n'ai pas envie de leur confier mes enfants. Mais nous parlons d'une petite minorité de gens, qui pour des motifs qui n'ont rien à voir avec l'éthique de l'enseignant, ont ouvert une mauvaise controverse. Dans ce texte, il n'y a aucune trace de nationalisme, aucune propagande. Juste l'évocation d'une tragédie humaine dans un moment tragique de notre histoire.

 

http://www.liberation.fr/jour/0101113396-le-refus-de-lire-la-lettre-de-guy-moquet-est-incomprehensible

 

Sur le Discours de Dakar :

Principal reproche de BHL à Guaino : avoir écrit le discours que Nicolas Sarkozy a prononcé à Dakar le 26 juillet. Un discours dans lequel le Président accusait « l'homme africain » d'être un frein au développement du continent :

« Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. […] Jamais il ne s'élance vers l'avenir. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. »

« Sarkozy n'est pas raciste, il ne peut pas penser des trucs comme ça, s'enflamme BHL l'ami de Sarkozy, interrogé par Nicolas Demorand. […] C'est lui [Guaino] qui a fait ce discours ignoble. […] Dire ça, c'est dégueulasse. Ça, c'est du Guaino et c'est du racisme » :

L'accusation fait sortir Henri Guaino de ses gonds. Il interroge : « Dès qu'on parle d'anthropologie, on est raciste alors ? Je pensais que c'était fini depuis cinquante ans. » Il ne renie rien. Et attaque :

« J'assume le discours de Dakar ligne à ligne, mot à mot, à la virgule près. Mais ce discours, c'est celui du président de la République : s'il ne voulait pas le prononcer, il ne l'aurait pas fait. Des crétins y en a toujours eu. Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à autant de conneries ? “

Bernard-Henri Lévy n'est cependant pas le seul à faire grief à Henri Guaino. En mai déjà, plusieurs historiens de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration avaient démissionné pour protester contre la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, idée inspirée par le conseiller spécial. Des chercheurs qui notaient que l'unique antériorité d'un tel ministère était le secrétariat d'Etat aux Questions juives, institué sous Vichy.

Guaino ne supporte pas la comparaison. Et la plume du Président se fait plus acerbe encore : ‘Ce n'est pas la France qui rapportait ça, mais trois connards aux propos particulièrement abjects.’

http://www.rue89.com/2007/10/09/pour-guaino-bhl-est-un-petit-con-pretentieux

 

Oui, cela me semble un exemple de ce stratagème de récupération qu'on a vu déjà à l'oeuvre de nombreuses fois : on entend ici un discours critique qui pourrait être écrit par un membre de l'opposition, récupéré in extremis par le satisfecit qui vient dans les dernières minutes sur la conduite de l'état depuis deux ans, conduite qui serait une fidèle mise en oeuvre de ces valeurs républicaines que défendait Philippe Seguin.

Et hop !

Reprendre en son nom la critique qui pourrait lui être faite est un vieux procédé de manipulateur, qui vise à désorienter l'interlocuteur, et à le désarmer. En plus, cela a l'avantage non négligeable qu'en cas de revers de fortune ou de changement de pouvoir, l'énonciateur va pouvoir dire "Je vous l'avais bien dit !"

Mais peut-être que tout cela n'est que le fait du hasard et de l'émotion, n'est-ce-pas ?

 

La shizophrénie d'Henri Guaino pourrait être due au fait qu'il croit pouvoir utiliser Sarkozy pour faire passer ses idées alors que, selon moi, c'est Sarkozy qui se sert des idées d'Henri Guaino... aussi longtemps qu'elles pourront le servir ! Je ne parierais pas 1 Euro sur le développement durable des idées d'Henri Guaino en "Sarkozye".

Bof... En l'écoutant ce matin, j'ai pensé qu'on connaissait déjà le diner de con, et que maintenant on a le petit déjeuner de con. Merci Demorand.

L'interview m'a semblé sur le moment plutôt surprenant. L'opposition entre idéalisme/ cynisme fait sens en apparence mais "entre", il y a tout de même une marge le "réalisme"... Comment fait-on avec ses idées/idéaux avec le réel social, l'existant pour le traduire? Pour le faire vivre? Les discours sont loin de suffire pour transformer le réel et c'est là davantage une faille de notre système, croire que dire c'est faire... La réalisme en terme de jonction entre l'idéal et le corps social et d'autre part c'est aussi la carrière, la subjectivité de ce qu'il faut pour être élu/reélu. Certainement, tant d'élus fonctionnent nez sur le guidon sur la gestion quotidienne, puis font appel à la stratégie marketing, à la pub comme un produit pour les élections... ce qui questionne le fonctionnement de notre démocratie médiatique, le métier politique, ce que l'on peut attendre? Compromis/compromission...servir/se servir.... Celà dépend des cadres, des valeurs ou l'on se situe, lorsqu'il y en a plus, c'est pas facile... On retrouve aussi la question de la "Loi du Nom du Père" fondatrice (une question d'actualité du moderne/postmoderne) sur ce qui est projeté sur la "France" et qui rassemble, il semblerait, dans ce combat différentes personnalités qui ont connu l'expérience du père sacrifié ou absent et se construire et pour lequel l'Etat-Nation a pu constituer une forme d'image identificatrice, globale... Bref, l'articulation de l'idéal et du réel social en politique et comment il résonne différement pour chacun, c'est ce qui devrait faire aussi l'objet d'un débat... Dans tous les cas, cette disparition de part son écho émotionnel collectif interroge quelquechose justement...?

Tout sauf con ! Quel acteur extraordinaire, disais-je plus haut !

Il ne se passe pas un jour depuis l'élection de Sarkozy sans outrage à la République dont Guaino parle !

L'exemple le plus parlant pour moi est le discours de Sarkozy en Décembre 2007 au Vatican vantant les mérites des pasteurs intrinsèquement supérieurs à ceux des instituteurs :

http://www.mediapart.fr/club/blog/abur/020509/le-cure-superieur-l-instituteur

La Mort de Séguin lui a peut-être aussi fait comprendre qu'il lui faut rapidement préparer ce qu'on retiendra de lui dans l'Histoire : le rôle de l'homme de conviction ou bien le rôle du bouffon du roi ?

 

 

Des fois je me demande...

C'est le tartuffe né, le grand ordonnateur et scribouilleur de la non pensée à géométrie variable sarkozyste, le menteur par excellence, et on se demande s'il est bon?

C'est un type à mettre en prison cinquante année, et avec lui toute la clique, pour haute-trahison, et escroquerie.

Ces gens là sont tout de même assis sur un monceau d'or qu'ils ont gagné à détruire le pays.

Cela va de la dilapidation et la braderie du patrimoine public à la justice partisane et illégale, comme du traitement des citoyens à la gueule du client ou de son portefeuille, ceci à tous les niveaux imaginables.

Ils ruinent la vie des gens qui n'ont comme seul avenir que la folie et le bon plaisir en liberté d'une oligarchie dont Guaino fait le côté face, et Lefebvre le côté pile.

On n'a pas à se demander s'ils sont bons ou pas dans leur rôle de démon, qui rôtissentle damné à point ou bien cuit, mais plutôt d'exiger qu'on s'en débarrasse sur tous les tons, et au plus vite.

Guaino bon, et pourquoi pas Lefebvre véridique, et Rachida, alors? Qualifiée?

On ne parle pas de Bertrand, et autre Darcos...

Qui a jamais vu une telle équipe à la tête du pays?

Qui sait mentir et ne rien dire comme Lagarde ou Bachelot?

A croire que les français sont effectivement des veaux...

Et pourquoi pas un homme enfin sincère et loyal envers son ami ?

En l'écoutant ce matin, coincé dans ma voiture sous la neige, j'ai peut être enfin entendu un homme touché après la disparation de son ami.

Je pense qu'il faut attendre les évènements qui vont suivre de cet interview pour nous permettre de juger les propos tenus par M. GUAINO;

Attendons pour juger !!!!!!

"Attendons" pour juger?

On n'est plus au jugement, ils n'arrêtent pas de faire leur preuves...

Et je ne vois rien à décharge.

Gaino en tête, puisque c'est le scribe number one du grand pacha de tous les français de l'Ump, d'autres, il n'y en a pas.

Celui là même qui a décidé d'en finir avec non pas la cinquième république, mais la république tout court. Cf. l'EPAD et autres fredaines.

Puisque nous en sommes aux symboles, je me souviens de Seguin à plat ventre devant Hassan 2, en visite au parlement français.

Non mais, c'est quoi ce délire?

Dans le temple de l'égalité et de la liberté, on avait un des plus importants parlementaires du pays, je crois me souvenir qu'il était président de l'assemblée, en train de faire des courbettes à un roi, doublé d'un dictateur.

C'est absolument effarant...Il peut pleurer son copain, Guaino...

Bof, après tout, il n'est jamais qu'en deuil du boss, puisque lui aussi est appointé par la cour des comptes, qui a été d'une gentillesse extraordinaire avec l'équipe d'incapables qui nous gouverne.

Il y a des régimes qui seraient tombés depuis longtemps avec le tiers du quart de ce que cette équipe se permet, du grand emprunt sans objet, à la dépense intinterrompue et somptuaire de cet Etat qui ne connaît rien de la crise mais bâfre sur tous les tons.

Il n'y a qu'à voir l'affaire des vaccins.

Allez, terminé les larmes de crocodiles, il faut les coller sous le microscope et la mise en examen, avant qu'ils nous enlèvent les juges d'instruction, Guaino compris.

Qu'on nous donne une Eva Joly, par exemple, pour traiter ces gens là.

Je pense effectivement que l'hommage de H.Guaino est sincère et comme je l'ai dit en introduction qu'il était même ému lorsqu'il parlait de son ami. Mais ce n'est pas le sujet du billet qui ne remet pas en question ce fait, nous nous interrogeons sur les propos tenus concernant les institutions et la classe politique du pays.

J'ai tendance à me méfier des hommes de pouvoir et je m'efforce de faire le maximum pour analyser objectivement leurs déclarations afin de m'éclairer sur tout contenu machiavélique possible. Dans le cas précis qui nous occupe, concernant "les institutions et la classe politique du pays" personnellement je pense que H. Guaino a jeté et sans doute consciemment, un vrai pavé dans la mare. J'en déduis que sa situation personnelle n'est pas très confortable et s'il doit sortir du palais il tient à sortir par la grande porte. Le choix qu'il soumet à N. Sarkozy n'est en principe, pas facile à assumer sauf pour un cynique sans limites. Soit vous me gardez et vous tenez compte de mes points de vue moi qui suis un homme de conviction, un républicain, un professionnel, soit vous préférez un carriériste de compromission qui veut avant tout se servir du pouvoir plutôt que de servir la nation ... Il y en avait combien comme cela au Fouquets ???

Je ne vais pas rentrer dans les différents débats philosophiques, politiques, voire même psychanalytiques concernant Guaino parce que, à ce que j'ai lu dans vos commentaires, y'a du lourd mais simplement vous apporter cette petite précision entendue ce soir au Grand journal de Denisot ou Geoffrin, Duhamel et celui de l'Express dont je ne me rappelle plus le nom étaient invités, comme pratiquement tous les vendredi d'ailleurs...

Actuellement, il semblerait que la guerre larvée qui existait entre les différents conseillers de Sarkozy (Guaino et Guéant notamment) prenne un tour un petit peu plus agressif et que les couteaux soient tirés...

Guaino, d'après ce qu'ils laissaient entendre, semblerait même en voie de "disgrâce Royale" !!!

Ceci, plus la mort de Séguin, explique alors peut-être cela...

Quoiqu'il en soit, j'ai tout de même été frappé par les interviews de Fillon et Guaino le jour de la mort de Séguin...

Pour Guaino, je me suis même fait la réflexion suivante : "ce mec aurait donc quand même un coeur ?"

Je vous rassure, ça me l'a rendu à peine moins antipathique...

Erratum :

"...Geoffrin, Duhamel et Barbier..."

Politicothérapie? comme s'ils étaient malades et trouvaient quelque apaisement à se vautrer devant le public via les media. C'est l'aveu factice, le décomplexage, les formes contemporaines de la détention du pouvoir, quand on n'a pas les confidences des ex-, on se paye les auto-co-critiques. Guaino est peut-être rétif au lavage de cerveau quotidien du ministre ordinaire, alors, il vient s'auto-régénérer au micro.

Convictions et carrière, il se peut qu'il ait tout... mais s'arranger sans cesse avec soi-même, c'est lourd à porter, même pour un grand cynique. Cela expliquerait que ceux qui sont agis par leur bonne foi restent devant cela comme deux ronds de flan?

Etonnant comme les mêmes mots, prononcés avec les mêmes intonations, par le même personnage, peuvent être interprétées diversement.

Je n'ai, moi, ce matin, dans le discours de Guaino, rien entendu d'autre qu'une autojustification assez perverse s'affublant sans vergogne de la défroque du mort.

La référence à la dignité du débat républicain? Bel exemple avec le "casse toi pov' con" .

L'affirmation sans rire qu'il n'y a, dans le personnage ni les foucades de Sarkozy, rien qui ne soit en déphasage avec les convictions de Séguin.

L'exaltation de la constance des convictions répudiant les plans de carrière? Guaino lui-même créé de toutes pièces par Séguin pour finir comme valet de son antagoniste.

Et pour couronner le tout, un Demorrand incapable de la moindre impertinence, même pas de la plus élémentaire rectification en face des tranquilles reconstructions du réel, tout attaché à bien montrer sa révérence au bouffon du roi, au cas où il y aurait quelque risque à lui faire un peu de peine.

A pleurer.

En clair : « L'emmerdeur enterré, on pourra conquérir le pouvoir sans conviction politique républicaine, faire du carriérisme et prendre tout ce qu'on pourra. Voilà qui est vraiment sous entendu : la marionnette NS pourra déraper dans ses discours, digresser, et nos moyens pour arriver à nos fins ne seront plus contestés. »

le moi-je permanent de ce triste personnage est d'autant plus troublant, qu'on ne sait pas à quel titre, il parle. Il n'est pas élu, n'a aucune fonction étatique, aucun pouvoir dans la République. Comment se fait il que personne ne s'offusque de ses rendez vous réguliers avec la presse, et les médias. Avec Demorand, encore un peu et ce sera un rendez vous mensuel.

Il parle, prend des positions, on l'écoute, on ne l'égratigne pas, pour un peu on pourrait penser que c'est lui qui décide... Malaise. On a connu Demorand plus pugace. Aucun devoir de réserve, et sans complexe, serions nous revenu au temps du Cardinal.

Je pensais qu'un conseiller spécial, était un coach, une plume, un sparring partner, un intellectuel ou tout simplement un collaborateur. Face à la duplicité des interviewers, il aurait tort de se retenir.

 

"gaulliste ou gaulienne ou républicaine, la France oh vous savez mon bon monsieur...."

10000 cacahuètes salées pour cette phrase.Marche moi dessus

Par contre la France du non, je ne sais pas si Seguin l'incarnait, mais en tout cas, j'aimais ses coups de gueule de temps en temps, surtout ces derniers temps en tant que Président de la cour des comptes !

"au fond la classe politique n'est pas organisée pour, aujourd'hui en tout cas, porter des convictions, pour porter des valeurs. Elle est organisée pour conquérir et pour gérer le pouvoir. Voilà."

 

C'est vrai mais dans sa bouche, remarquez bien que cela n'a rien de choquant, un constat, que l'on sait, que l'on reconnait et que l'on accepte, parce qu'on a l'impression que rien ne pourrait changer cela. Ou plutôt parce qu'il faudrait des tonnes d'énergies jeunes et désintéressées pour se faire, ce que la classe actuelle ne permettra jamais... "Désenchanté c'est bien le mot, je dirais même plus... résigné plutôt !

 

 

Si on était ailleurs, je mettrais bien 5 boules rouges à quelques commentaires ici...

 

D'accord avec l'analyse de Apeiron, catis, Christel...

vous avez tout dit sur ce personnage triste et abject, comme son bon maître :(

Je crois tout simplement que ce monsieur est parfaitement dans son rôle de serviteur d'un projet qui consiste à déconsidérer le politique, à déconstruire l'ambition démocratique, à désespérer les citoyens et à les éliminer peu à peu.

Il utilise parfaitement notre "temps de cerveau disponible", juste avant que ne commence une journée de travail, heure de grande écoute et de grande réceptivité, l'esprit frais. Il sait parfaitement à qui il s'adresse à travers les ondes de France Inter. Et il tape. Il cogne. Là où ça fait mal.

C'est un travail de sape, c'est le combat idéologique.

Je crois tout simplement que ce monsieur est parfaitement dans son rôle de serviteur d'un projet qui consiste à déconsidérer le politique, à déconstruire l'ambition démocratique, à désespérer les citoyens et à les éliminer peu à peu.

Il utilise parfaitement notre "temps de cerveau disponible", juste avant que ne commence une journée de travail, heure de grande écoute et de grande réceptivité, l'esprit frais. Il sait parfaitement à qui il s'adresse à travers les ondes de France Inter. Et il tape. Il cogne. Là où ça fait mal.

C'est un travail de sape, c'est le combat idéologique.

"Je crois tout simplement que ce monsieur est parfaitement dans son rôle de serviteur d'un projet qui consiste à déconsidérer le politique, à déconstruire l'ambition démocratique, à désespérer les citoyens et à les éliminer peu à peu (...)

... Et il tape. Il cogne. Là où ça fait mal."

 

Je crois que vous avez ressenti, Jean-Claude Charrié, au même moment, comme moi et comme de millions d'autres citoyens à l'écoute de cette terrible représentation digne d'une scène de Molière dans ses plus grands jours,que vous avez ressenti donc le désespoir et la démotivation profondes qui éliminent, effectivement, le désir d''implication citoyenne...

Un sentiment de lassitude, comme si tout était inutile parce que pris dans un piège: pas d'issue tant la dramaturgie mise en place prévoit, devance, s'approprie et étouffe dans l'oeuf l'élan ou toute velléité de réponse à y opposer:

 

"Estamos tocando el fondo./ Nous touchons le fond.

Porque vivimos a golpes/Parce que nous vivons par à coups,

Porque a penas si nos dejan/Parce que c'est à peine s'ils nous laissent

decir que somos quien somos.../dire que nous sommes ce que nous sommes...

 

tel que le poète espagnol rappelait avec tant d'à propos sous le franquisme.

 

 

Ils ne se contentent plus de nous voler les fruits des efforts collectifs de ceux qui produisent les richesses; ils parlent pour nous avec les mots que nous devrions pouvoir leur lancer à la figure!

 

A l'écouter hier matin sur FI puis à le voir sur cette vidéo, j'ai l'impression d'assister à un spectacle de grand guignol schizophrénique où les paroles sont dissociées, n'ont rien à voir avec les mouvements des marionnettes bien rythmées mais qui évoluent au son d'une autre mélodie, qui provoque chez l'auditeur ou spectateur une dissonance assez malaisée.

 

Mais si ce monsieur connaît en partie les mécanismes humains et croit pouvoir parler en notre nom de notre République et de nos sentiments républicains, il se trompe: nous écoutons, nous réfléchissons et nous n'oublions pas...

Les réactions salutaires, exprimées dans les médias ou commentées autour de nous dans nos milieux professionnels ou de vie, aux discours de Latran, de l'Homme Africain, de tant et tant d'âneries proposées par "la plume" et débitées par le thaumaturge de pacotille qui ne prend même pas la peine de les lire à l'avance, tellement il prend le monde entier pour des demeurés à la botte du grand capital, tous ces dénis et mépris sont en train de creuser non pas la démotivation mais le sain renouveau, la prise en main de notre avenir et le rejet de ce que nous ne voulons plus, des charlatans.

 

J'ai grand espoir d'un autre monde possible parce qu'il viendra de la base militante et citoyenne, celle qui travaille et vit les pieds sur terre et la tête dans l'avenir.

 

Je ne compatis pas avec ses larmes de crocodile.

Merci pour la traduction, mes quelques souvenir de castillan auraient été insuffisants.

A propos des marionnettes.

Cordialement

Henri Guaino, c'est quelqu'un de bien, il joue aussi bien que possible son rôle d'aprés ses convictions et de ce que la vie politique représente de complexe et de difficile.

 

c'est quelqu'un de mesuré, au service de l'état, on lui doit le respect. quelquesoit les différences de vue politique, et les échecs ou réussites de la politique ménée, quelquesoit les choix stratégiques de la droite pour se maintenir, d'aprés un contexte actuel qui est ce qu'il est. Il n'est pas utile ou rentable de vilipender ainsi quelqu'un qui représente manifestement des qualités en tant que conseiller, politicien, le problème de la politique de la droite actuelle est le rapprochement avec l'ensemble de la nation de ce que représente la fonction politique, ce qu'à voulu incarner d'une certaine façon nicolas sarkozy en étant sur tout les fronts, malgré les échecs de certaines réformes, le pays est maintenu dans un certain ordre, malgré les déficits et certains excès certes déplorables, il existe un relatif apaisement, et cela fonctionne ... cela peut peut-être fonctionner à long terme en étant pas trop gourmand ... dans une époque de changements, relativement troubles pour l'économie, une politique qui permet de garder un cap me semble préférable à une politique qui se cherche, tente d'inventer des " solutions miracles " et préfère plutot maintenir une certaine cohérence. On comprend assez bien ce qu'il veut dire si l'on fait l'effort de comprendre, ou bien il ne sagit que de mauvaise foi ...

Pas convaincu mais alors pas du tout... Quelqu'un de bien c'est souvent quelqu'un qui soigne son image pour qu'elle fasse oublier ses actes... Les discours de Sarkozy, lles sorties outrancieres, lui doivent beaucoup et l'on ne saurait les dissocier de l'absence d'effets et du rôle essentiel de l'effet d'annonce... Beurk

QUELQU'UN DE BIEN ??!!

Je vous cite, jonath : "le pays est maintenu dans un certain ordre, malgré les déficits et certains excès certes déplorables, il existe un relatif apaisement, et cela fonctionne ... cela peut peut-être fonctionner à long terme en étant pas trop gourmand".

Gourmand… Oh qu'il est juste, ce terme, là…

Quant à ce "certain ordre" où le pays est "maintenu", j'y pense en écoutant justement les déclarations d'un sans papier en grève : s'agit-il pour vous de "certains excès certes déplorables", jonath ?

Qui donc vous donnera une juste vision du pays, jonath ? Guaino ? Besson ? Descendez dans la rue, et donnez une petite pièce à un SDF (petite, la pièce, hein !).

le pays ne pars pas à vau l'eau ( je sais pas si ça s'écrit comme ça ), c'est dejà pas mal ...

-

on peut toujours faire mieux et personne n'est parfait ... il peut y avoir des choses dans cette politique qui posent problème certes, la notion de partage des richesses notamment, bien qu'il faille en discuter également, mais la situation de la france semble relativement calme, comparativement à la période du cpe, de la fin du mandat chirac, ou encore de la dissolution de l'assemblée, c'est donc qu'il y a des choses qui fonctionnent ...

@ jonath

"... c'est donc qu'il y a des choses qui fonctionnent..."

Ou alors, c'est le calme avant la tempête, qui sait ?... Avant de tomber, on tient debout : on ne peut évaluer une situation à l'observation qu'on en fait à un temps T. Ce qui compte, c'est l'évolution qui est en train de se faire, et qui n'est pas forcément visible pour ceux qui sont dedans. Je pense, pour avoir entendu des réactions dans ce sens, que certains, à l'étranger, ne sont pas si optimistes que vous sur l'état de notre pays.

ils sont bien placés pour en parler en effet ... d'autres exemples ?

-

Il y a des choses qui fonctionnent c'est un fait, même si le quinquennat semble s'essouffler, on imagine bien remettre ça en 2012 ... arrétez de prendre ces gens pour des guignols, ça les évitera peut-être eux aussi d'avoir à jouer ce jeu, et de comprendre également leurs qualités ... objectivement, pour l'intérêt commun ...

C'est bien parce qu'on ne les prend pas pour des guignols, ces gens-là, qu'on ne les prend pas pour "quelqu'un de bien". Ces gens nous veulent du mal.

Vous manque-t-il un peu de recul, un peu de malheur, jonath, ou la visite en règle d'un centre de rétention ? Allez passer quelques heures aux audiences d'un juge des libertés. C'est au tribunal, près de chez vous. Vous y verrez maintenir (ou pas) en prison (= rétention) des gens qui n'ont commis d'autre délit que celui, administratif, de n'avoir pas les papiers nécessaires. Vous les verrez, vous pourrez même leur parler, à eux ou à leur amis. Oui, vous verrez des "choses qui fonctionnent" !

Vous toucherez du doigt ce que recouvre le beau calme qui règne sur notre pays.

Le silence des pantoufles est plus redoutable que le bruit des bottes.

tout ce qui est excessif est insignifiant ...

-

on ne peut pas acceuillir toute la misère du monde ...

nicolas sarkozy en étant sur tout les fronts, malgré les échecs de certaines réformes, le pays est maintenu dans un certain ordre, malgré les déficits et certains excès certes déplorables, il existe un relatif apaisement, et cela fonctionne

 

L'Allemagne nazi, l'URSS stalinienne, La France de Vichy étaient maintenues dans un certain ordre, ah la belle époque ! Evidemment, quand on expulse à tout va, qu'on bourre les prisons à 2 fois leur capacité d'accueil, comme les rues de nos beaux quartiers paraissent calmes! Et qu'importe si nos jeunes n'ont aucune perspective d'avenir, que nos logements sociaux périclitent en qualité et quantité, que nos services publics ont de moins en moins de moyens pour remplir des missions de plus en plus impossibles, que notre environnement continue de se dégrader.

 

Tout va très bien madame la marquise, restez devant votre télévision qui vous fait croire qu'être sur tous les fronts est une preuve d'une surhumaine ubiquité, et non d'une esprit brouillon qui ouvre chantier sur chantier sans jamais les mener à terme. Quand vous réaliserez que ce mandat ne laissera en héritage qu'un champ de ruines, ne venez pas dire que vous n'aurez pas été prévenu.

A Frederick Stambach,

La lecture du Canard enchainé montre que le mépris à l'égard de la magistrature (regarde les, il se ressemble tous, "comme des petits pois")exprimé par Sarkozy à Dati est un fait de structure de la politique selon Sarkozy. Il méprise ses ministres, il humilie son Premier ministre.

Quant à Guaino, interrogé sur ses revenus très importants il répondit que c'était une exigence de transparence totalitaire ou quelque chose du ême tonneau. Il est payé pour enfumer le monde, il est très bien payé pour cela. Evoquer des convictions républicaines anciennes est une petite satisfaction supplémentaire. Chez un idéologue mercenaire.

Quant à Séguin, il était un peu plus que bougon, il méprisait ses collaborateurs et ne rechignait pas à les humilier, comme dit dans l'article de Mediapart.

Copé a dit il y a peu qu'il avait longtemps pensé que le métier de parlementaire était réservé à ceux qui n'étaient pas capables de devenir ministre.

Les chefs politiques de ce système politique méprisent le peuple et tous les contre-pouvoirs et les serviteurs de l'Etat.

Je pense que vous avez tort de vous étonner que cela n'étonne plus. Cela est su, très connu.

Très intéressant votre commentaire, mais Guaino n'est il pas très représentatif d'une forme d'expression de l' "'intelligence française", assez représentative de cette sélection passant par les grandes écoles et dénigrante des élites issues des facultés. Hors seul le travail universitaire apporte recul et réflexion.

Guaino, dont on ne peut pas nier la flamboyante intelligence, se pose comme acteur et commentateur, expert en externe comme en interne, etc ........

D'une certaine façon, il n'est que la partie visible (du fait de sa position temporaire, très temporaire...) de ce que notre haute administration produit. Un Holiday On Ice permanent d'idées plus ou moins pertinentes, avec le zeste d'arrogance propre à l'inteligencia d'un "vieux pays" appartenant à un "vieux continent".

Toute référence à l'attitude d'un présumé coupable, qui compte de nombreux sectateurs dans ce forum, n'est pas fortuite.

Le moteur des "politiques" mais c'est tout simplement le CYNISME (malheureusement pas au sens des philosophes grecs!!).

Quelle souplesse !

On tresse des lauriers, on pointe un idéal inatteignable et pourtant incarné dans un homme qui vient de disparaître et puis on finit par dire que dans le fond on participe de cet idéal par ses efforts et dans son coeur... Quel cirque ! Comme c'est classique...

Sensiblerie typique d'un bourrin de droite.... Comme ces rednecks qui ont le fusil dans le dos à l'avant du pick-up et qui regardent E.T le soir la larme à l'oeil... Vive l'homme de Cro Magnon !

Alors hypocrite ou pas le Guaino ?

Je viens de réécouter et y'a pas à dire, l'homme a quand même du talent...

Alors ce talent, mis au service d'une mauvaise cause ?

Chacun en jugera à l'aune de ses convictions...

Quoiqu'il en soit l'analyse qu'il fait de la "carrière" et non pas de la "vie" politique me semble assez juste...

Soit vous restez fidèle "vaille que vaille" à vos convictions profondes et vous finirez sans doute en voie de marginalisation, soit vous acceptez les "compromissions" ou "petits arrangements entre amis" que l'exercice de la démocratie exige et, à ce moment là seulement, vous pourrez espérer faire carrière et influer, tant que faire se peut, sur la vie, et son amélioration éventuelle, de vos concitoyens...

Mais ceci peut-être au prix de tout ou partie de votre âme et de vos convictions profondes...

Choix difficile n'est-ce pas, mais notre système politique est ainsi fait et, n'en déplaise à quelques uns, c'est quand même, jusqu'à présent le moins mauvais qu'on ait connu !!!

Choix difficile, je le répète, il suffit de demander aux militants et sympathisants de la gauche de la gauche pour s'en convaincre.

Accepter les compromissions inhérentes à l'exercice du pouvoir ou au contraire s'en tenir éloigné comme de la peste afin de ne pas risquer d'y perdre son âme mais en prenant aussi le risque de ne jamais vraiment influer sur la vie de ses concitoyens, sinon à la marge et dans l'urgence sociale, ce qui est, somme toute, une position tout à fait honorable...

Un bémol cependant, c'est que les dirigeants de ces partis ont déjà appris l'art de la "compromission" dans la lutte politique qu'ils ont mené pour prendre les rênes...

On ne va pas refaire le débat sur les contre-pouvoirs, mais cette position "extrémiste" et "jusqu'au boutiste" a aussi son utilité en ceci qu'elle réfrène sans doute quelque peu les "ardeurs" d'un Sarkozy ou d'un... Guaino !!!

Maintenant par nature et par conviction, je suis toujours quelque peu "inquiet" devant le "jusqu'au boutisme", qu'il soit de droite ou de gauche et les "purs de chez purs" m'ont toujours un peu flanqué la trouille par leurs convictions absolues et indiscutables...

Les sytèmes, par définition, ne sont jamais mauvais, par contre je serais beaucoup plus circonspect envers les hommes qui les animent et les moyens qu'ils mettent en place pour appliquer le fameux système...

L'Histoire est pleine d'exemples...

Pour en revenir à Guaino, et bien il met en place les moyens pour appliquer un système, rien de plus, rien de moins, maintenant est-ce qu'il se sert plus qu'il ne sert ???

Chacun en jugera mais à moi il m'apparait toujours comme éminemment antipathique, mais c'est un jugement sans doute très subjectif, donc...

Ce qui m'a frappée lors des voeux de Sarko aux "forces économiques" c'est le leitmotiv lancinant : "ce n'est pas une question d'idéologie!".

"Ce n'est pas une question d'idéologie".

"Ce n'est pas une question d'idéologie".

And so on ...

Mais ... mais, qu'est-ce-que c'est alors ?

Du gaullisme, répond Guaino, son alter ego.

Ah quel dommage qu'il n'y ait pas une vraie bonne petite guerre pour prendre vraiment toute la lumière! pourrait-on entendre si on écoutait leurs rêves les plus secrets.

 

Alors à défaut, ils essaient d'en inventer des avatars.

Votre candeur serait touchante, M. Stambach, si elle n’était l’illustration de l’anesthésie de la presse française, voire la preuve de son coma dépassé. De quoi parle-t-on ? De convictions.

M. Séguin aurait eu des convictions ?

Et M. Sarkozy en aurait moins.

Et M. Guaino, le pauvre homme, n’aurait pas toujours le loisir d’exprimer les siennes… C’est bouleversant. Ces brutes ont décidément des émois de grisettes.
Mais enfin, mais enfin !

M. Sarkozy est un des hommes politiques les plus convaincus, les plus cohérents et les plus pugnaces qu’on ait eus depuis longtemps !
N.S. veut disloquer le pacte républicain et s’y emploie sans relâche.
N.S. veut à toute force revenir sur la séparation de l’Église et de l’État et ne ménage aucun effort pour rendre au clergé et aux plus intégristes de ce clergé leur place perdue.
N.S. veut abolir, sans en omettre une seule, toutes les conquêtes sociales, et restituer au patronat son pouvoir sans partage du XIX ème siècle.
N.S. poursuit à un train d'enfer le bousillage de l’Enseignement entamé il y a trente ans.
N.S. dénie à la Justice la prérogative de dire le droit et va réussir à la démanteler sans coup férir.

N.S. rêve de priver les citoyens de liberté, juqu’à en faire disparaître le mot de notre devise nationale.
N.S. réhabilite l’ignoble conquête coloniale, et, pour ne pas risquer la contradiction sur ce sujet-là (comme sur d’autres), tente d’abolir l’enseignement de l’Histoire.
Etc., etc., etc..

N.S., mais oui, est un homme de profonde conviction ! Une conviction obtuse, inébranlable. La conviction de ceux qui ont écrit les pages les plus infâmes de notre… identité nationale, “qu’à part l’épisode sanglant de la terreur", son scribe et lui ne considèrent "pas comme un totalitarisme" !

Les idées, les opinions de M. Guaino, ce laquais grassement stipendié, sont à vomir, comme celle de son maître du moment.
Quant à ce pauvre Philippe Séguin, que la mort ne grandit pas plus que sa vie, il ressemble pour l’éternité à ces gros chats somnolents et sournois qui, en attendant l’heure de leur Ronron, balancent un petit coup de griffe de temps à autre pour nous rappeler qu’ils descendent quand même, il y a 3 million d’années, de la race des grands fauves.

Allez, M. Stambach, “encore un effort si vous voulez être républicain !”

Effectivement, même si ce tableau est très noir (peut-être un peu trop), N.Sarkozy a certaines convictions et vous avez raison, j'ai mal exprimé ma pensée. Ce que je voulais dire, c'est que ses convictions profondes (et donc ses actes) sont en totale contradiction avec ses discours grandiloquents. Un des exemples le plus frappant est son discours économique, ou encore l'affaire sur son fils Jean.

De deux choses l'une, ou on consière effectivement que le discours politique est une farce, et la politique est une affaire uniquement vénale, à tel point que M.Guaino peut l'avouer en direct et que cela ne choque personne. Ou bien on est révulsé d'entendre un tel cynisme.

 

Encore une fois je ne découvre rien, mais j'estime que si ce genre de propos ne provoque aucune réaction, c'est que tout le monde (du moins le monde médiatique) est au courant du discrédit de la politique, des discours, etc... au point que la presse ne prend même plus la peine de signaler ces dérives. Autrement dit c'est admettre implicitement que l'on sait et que l'on accepte d'être gouverné par des clowns.

Peu importe depuis combien de temps cette situation dure, moi je ne l'accepte pas et tous les "détails" qui permettent de mettre de la lumière sur cette obscure parodie meritent d'être mentionnés.

Emouvante votre tirade, cher Goar,

Depuis son élection, sarko attaque la république, la démocratie, et leurs principes, au moins une fois par jour.

Et cela commence à en faire, des jours.

Son gouvernement manie la langue de bois de façon ininterrompue, mais avec un ensemble qui ferait rougir l'orchestre le mieux tenu, absolument effarant quand on songe à ce que signifie la conviction politique en démocratie.

Il n'y a jamais eu de premier ministre.

Pire, il n'y a jamais eu de président, nous avons un groupe de choc capitaliste, avec un gouvernement uniquement chargé de pondre des lois qu'un parlement croupion vote sans discuter pour une catégorie de la société, et ses affaires.

Le tout sans jamais se préoccuper le moins du monde ni de l'intérêt du pays, ni de l'avis des électeurs, et encore moins d'un consensus national minimum que le président se doit, d'habitude, d'essayer préserver.

Cette législature, c'est un fait de civilisation, la décadence de la société et des valeurs anciennes, vertu, honneur, vérité, le terme sur la forme de l'âge d'or du suffrage universel, pour le retour à une conception qui ne connaît que le coup de force, la violence, et les passe-droits.

D'ailleurs, les projets de lois sont tellement soumis au bon plaisir qu'on ne se donne même pas la peine de tenter de faire illusion, d'où les boums à répétition du Conseil Constitutionnel.

Ces gens qui tiennent le pays sont des nuls, mais en plus ils sont méchants, et Lefebvre leur va bien.

Il n'y a qu'à voir le cursus de sarko, c'est nul et compagnie, placé aux plus hauts sommets de l'Etat, son bilan est un désastre partout.

On a le quarteron de nullissimes le plus achevé de la cinquième.

Enfin, pour parfaire le tout, voilà une presse inféodée, et à genoux comme on ne l'avait jamais imaginée dans nos cauchemars de démocrates les plus affreux.

Enfin, tout va très bien, Madame la marquise, vous, cher Goar, relevez quelques uns des hiatus les plus criants, mais cela n'émeut pas, apparemment, le bon peuple trop repu et gavé de ses fêtes de fin d'annnée.

On a eu trois millions de personnes ou presque dans la rue par deux fois.

On a des journalistes emprisonnés, poursuivis, et l'on a une sécurité anti-terroriste qui dépense ses millions pour tenir les babas cool en prison, six ou huit mois pour rien.

On a aussi une guerre en Afghanistan.

Des démissions de hauts fonctionnaires sur un coup de sang, des mise à la porte de chef militaire, on ne sait pourquoi, la réorganisation bien pensée de tous les services de police, de justice, et aussi de la défense nationale pour satisfaire l'intérêt particulier de sarko, dans le même temps ou forcément on désorganise et on affaiblit notre pays.

C'est vrai aussi pour les relations internationales, la lutte contre le chômage.

Quand il faut faire bloc, on casse tout et tous.

Des jeux olympiques chinois, avec la protection des flics de la flamme de la dictature, à tout ce qui s'est passé de couleuvres, et de chapeaux qu'on a dû s'avaler, au point que sarko est devenu le clown du monde, même pas foutu de se faire photographier, ou considérer, quinze secondes, par le chef de la première puissance mondiale.

On voit une dilapidation du trésor public, une politique économique et une gestion budgétaire digne des pieds nickelés.

Lagarde n'est pas Ribouldingue, mais ils doivent être cousins.

Oui, tout va bien.

Mais le plus beau, c'est que l'on a des absolus abrutis qui n'ont aucun rôle officiel dans la république qui se permettent de diriger à travers des ministres en carton pâte.

Ainsi ce traître d'opérette qu'on voit à toutes les sauces, surtout celle du régime d'une certaine station thermale, et l'autre clampin surpayé mais sans portefeuille officiel, qui fait le sujet du billet.

Simplement, ils sont sous protection de celui qui devrait protéger les institutions, et qui les donne aux cabinets non élus, aux conseillers indécemment rémunérés, et incontrôlés par notre parlement, mais qui disent et font ce qu'ils veulent de la puissance publique.

Oui, on a les pirates qui tiennent le gouvernail, et les idiots que nous sommes devrions disserter sur le châtié de leur expression?

On serait donc alors bien de la bonne viande de boucherie, catégorie bête à cornes, et pas de doute, nous serions bientôt mangés. Et goulûment.

A moins que...

 

Merci à Goar et à Passifou, belles analyses.

Mais il n'est plus temps de raisonner, il faut Lutter !

Les mots ne servent plus, le commentaire est inutile.

ACTION

Convictions ? Mon oeil ! Idéologie, voilà tout.

Lisant ceci : "au fond la classe politique n'est pas organisée pour, aujourd'hui en tout cas, porter des convictions, pour porter des valeurs. Elle est organisée pour conquérir et pour gérer le pouvoir. Voilà."…

je ne puis m'empêcher de penser à ce récent article de François Bonnet (Mediapart, 23/12/2008) :

http://www.mediapart.fr/journal/france/231209/y-t-il-un-coup-d-etat-droite

Comment ne pas penser combien le paysage s'éclaircit, dès lors qu'on voit comment la droite extrême et décomplexée peu à peu se dévoile. Je veux dire dévoile son idéologie, et ses penseurs. Car, quelque mépris qu'on puisse avoir pour lui, Monsieur Guaino déploie une pensée bien structurée, qu'on la lise dans ses mots ou dans les actes qu'elle inspire au gouvernement. Cette pensée repose sur des bases idéologiques, de plus en plus apparentes, d'autant plus claires qu'elles ne se cachent plus, voire même elles se revendiquent.

 

Enfin certains hiérarques (Guaino, Besson, d'autres ?) prennent la liberté et la responsabilité de sortir en pleine lumière leur idéologie. Pourquoi ? Pour pouvoir foncer dans la direction qu'ils souhaitent depuis toujours : à mon avis, un néo-fascisme à la française (H. Guaino : "on s'engage parce que les valeurs qui imprègnent le système ne sont pas tout à fait les bonnes, on voudrait qu'elles soient meilleures"). Librement, impunément, quoiqu'en pense NS Le Président, homme d'action peu capable de véritable réflexion théorique et idéologique (dont il n'a peut être aucun souci, ayant d'autres satisfactions narcissiques). Chacun son emploi. Lui, il fonce. Eux, ils réfléchissent. Il les a choisis, il est capable de foncer en ne se fiant qu'à eux. Sauf erreur, on est mal barrés…

 

NB : il me revient d'avoir entendu Michel Rocard, pourtant peu suspect du point de vue de la réflexion (et premier ministre en un temps où le président n'avait pas TOUT en charge), dire que, dès qu'on est au pouvoir, il n'est plus possible de s'accorder le temps de la réflexion. Soit on a réfléchi avant, soit on sait choisir ses collaborateurs. NS Le Président est-il capable de l'un, de l'autre ? Guaino est-il sur siège éjectable comme le suggère le billet ci-dessus ? Suspense…

Coup d'état à droite, ou valse des "collaborateurs" ? Si au moins c'était amusant.

 

Je viens de lire quelques belles charges éminemment intéressantes contre l'entreprise de déconstruction systématique de notre République, et surtout des institutions mises en place pour assurer l'équilibre de notre démocratie, mise en place par Sarkozy et ses sbires...

Je fais le parralèlle avec le dernier billet écrit par Edwi Plenel sur son blog concernant l'affaire Julien Dray...

Je disais précédemment que Guaino était un homme intelligent, il n'en est donc que plus dangereux, surtout s'il a mis son talent au service d'une mauvaise cause...

Actuellement, l'opposition semble complètement KO devant les attaques répétées de Sarkozy et sa bande, minée qu'elle est par quelques "Sarko-compatibles" dans ses rangs (au PS surtout), la situation devient donc extrèmement dangereuse pour nos libertés...

Cette atomisation, voulue et stratégiquement réussie par les "penseurs" de l'Elysée, de l'opposition, a mis en pièces le message d'opposition...

L'opposition, et c'est terrifiant, participe aussi au discrédit de la politique évoqué par Frédérick Stambach, voire l'affaire Dray, encore !!!

Là encore, on soupçonne que le procureur Jean-Claude Marin a bien écouté les "voix" venues de l'Elysée lui conseiller cette décision "étonnante" de simple rappel à la loi...

Décision qui ne résout rien, ni pour Dray, ni pour la Justice telle qu'on la conçoit dans notre République mais qui a le mérite de foutre une belle gabegie dans les rangs du PS d'Ile de France et d'ailleurs !!!

On assiste, impuissant, à la bataille des egos de l'opposition et surtout à la participation de plus en plus massive au concours du "meilleur opposant à Sarkozy" !!!

On entend jamais un membre de l'opposition reprendre les arguments de Passifou dans son commentaire, et si on en entend un, c'est au milieu d'une cacophonie médiatique bien entretenue par Sarkozy et sa bande (l'identité nationale, la burqua, le niquab, un fait divers quelconque, bref tout et n'importe quoi) !!!

Aucun grand leader d'opposition n'émerge et ça, ça arrange bien notre Lider Minimo pour déconstruire ce que la République a mis 2 siècles à construire !!!

Nos dirigeants de l'opposition semblent hypnotisés tels des Mowgli face au serpent, impressionant !!!

J'ai souvent dit que Sarkozy était un "Grand Simplificateur", à l'image de tous les "Tyrans" avérés ou potentiels et visiblement notre démocratie ou plutôt nos leaders d'opposition semblent complètement désarmés face à ça !!!

Inquiétant...

J'ai été sidéré l'autre jour d'entendre Jospin au Grand Journal répondre ceci à une question simple d'un journaliste, je cite de mémoire :

Q : "Qui est le meilleur Président selon vous entre Sarkozy et Chirac ?"

R : temps de réflexion, "Chirac !!!"

Edifiant... Surtout quand on connait l'antagonisme des 2 hommes durant la cohabitation !!!

Quant à la "sortie" de Guaino, je pense de plus en plus fortement qu'elle n'est qu'un épiphénomène dû à cette guerre des "conseillers" ou "Eminences Grises" de l'Elysée, donc profondément hypocrite même si la peine éprouvée pour la disparition de Séguin est sans-doute sincère...

L'un n'empêche pas l'autre et d'ailleurs le mélange du sentiment personnel (feint ou réel) à la prise de décision politique est une grande spécialité Sarkozienne, éminemment dangereuse mais bien réelle...

Autre grande spécialité Sarkozienne, la valse des "Favorites" ou "Mignons"...

De toutes façons, si Guaino perd son combat face à Guéant, il faut bien se dire une chose, c'est que Guéant est encore pire !!!

Quant à l'opposition, il faut espérer que quelque chose, un leadership tout au moins, sorte des prochaines Régionales, sinon la cacophonie reprendra de plus belle pour le plus grand plaisir de Sarkozy...

Et alors, 2012, bis repetitam 2007...

Ce mec bourré de tics, tenant des propos nauséeux sur la politique de son maître qu'il sert et dont il profite suscite ici une abondance de commentaires qu'il ne mérite sûrement pas.

Passons passons il y a mieux ailleurs heureusement...

Un discours creux, bourré de lieux commun avec ce zeste de pompiérisme qui se voudrait pédant Le résultat est vraiment affligeant

Il me semble qu'il prépare sa sortie et commence à la justifier.

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