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Du « gore » plein la presse mexicaine

Les journaux mexicains n’ont pas froid aux yeux. Hier, le quotidien La Prensa n’a pas hésité à publier en « Une » la photo d’un cadavre décapité avec une tête de porc vissée sur le cou! Il faut dire que la recrudescence de la violence liée au crime organisé atteint son paroxysme avec une vague sans précédent de décapitations. Mercredi dernier, trois têtes humainesont été découvertes près de la ville de Durango (Nord du Mexique). Le bilan passe ainsi à huit cous tranchés en moins d’une semaine dans l’Etat éponyme. Ces assassinats barbares portent la marque des tueurs à gage des cartels de la drogue, qui se disputent le contrôle du trafic vers les États-Unis. Aux quatre coins du pays, plus d'un millier d'exécutions ont été recensées depuis le début de l'année. Mais cette fois, une nouvelle étape d’horreur a été franchie avec la tête d’un animal fixée sur un cadavre. En publiant les photos de ces crimes, dignes d’un film gore, la presse ne joue-t-elle pas les pompiers pyromanes ?

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Catte question que vous soulevez m'a toujours intéréssée. Quand j'étais en Espagne, je m'etonnais de certaines images en une ou pas de El pais, qui n'auraient jamais franchi la publication en France. Les sensibilités sont différentes, mais je me suis toujours demandée pourquoi et comment se faisait ce choix de publication. Je ne sais pas si la presse se pose la question de la pyromanie ou de l'escalade en la matière, je ne le pense pas. Simplement, je crois que consciemment ou inconsciemment elle s'imagine savoir ce que leurs publics sont capables de supporter.... Ce qui nous choque nous, ne choquera peut-être pas autant les mexicains ou les espagnols... en tout cas, j'ai longtemps été sous le choc en lisant EL pais quand je vivais en Espagne, comme vous aujourd'hui face à cette une effectivement inconcevable dans d'autres pays.