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La crise n'est pas celle que l'on croit!

A l'heure où beaucoup d'observateurs évoquent la «reprise» de l'économie mondiale, retour sur les mécanismes de la crise en cours : une crise «avant tout» économique et sociale, plutôt que «strictement financière», provoquée par le creusement des inégalités à l'échelle de chaque économie. Analyse [Cliquer sur la page ci-dessous pour une lecture plein écran].

 

 

Tous les commentaires

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Votre analyse est particulièrement intéressante mais elle est tellement minoritaire dans les propos des "spécialistes" intervenant dans les médias. Et le choeur qui a entamé avec de gros flonflons "la sortie de crise" au vu de performances boursières anecdotiques obscurcit complètement le débat. Vous me direz Médiapart est là pour ça ! Merci pour cette contribution.

Bonjour,

Je ne pense pas que cette analyse soit minoritaire, bien au contraire.Sur mon blog,

http://emile1111.kazeo.com/Commentaires/Que-faire-pour-eviter-que-tout-recommence-comme-avant,a1236939.html#undefined, vous avez la une porte d'entrée d'une trentaine d'articles ( prix NOBEL, Economiste de renom, etc...), qui confirme et prolonge cette analyse.

 

Elle est minoritaire dans les propos des "spécialistes" intervenant dans les médias, OUI, mais Pourquoi ? voila la question.

Dans les commentaires ci-aprés une réponse est donnée. J'y souscrit

Oui Emile 1111 c'est bien des médias dont je parlais. En effet heureusement que des voix se font entendre pour casser le ronron anesthésiant. Merci pour le lien fort bien documenté.

il ne sagit que d'une méthode des banquiers pour faire croire que l'économie et l'ensemble de l'oligarchie financière ne peut prétendre à partager davantage de richesses avec l'ensemble des populations pauvres, en france ou ailleurs dont ils profitent de l'exploitation ...

Tant que la consommation se maintien grâce au crédit qui prend le relais du salaire, l'investissement peut se maintenir. Mais si ce crédit venait à manquer, la contraction subie par les salaires ce dernières années va entrainer un tel décalage entre offre et demande que l'on risque bien de se retrouver avec une vraie crise à l'image de celle de 1929 et connaitre une sévère déflation.

Mais cela se passera par étapes, il y aura des reprises et des chutes, alternativement jusqu'à ce que l'on ouvre les yeux ....

RDV en 2020 !

 

c'est une façon de voir les choses, qui a en effet une certaine logique et certain sens, et renvoit à la notion de manque de confiance de la part des différents acteurs financiers, et également du ralentissement de la croissance basée sur des indices de dynamisme économique que divers evénements géopolitiques peuvent venir perturber ...

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Pour autant, l'équilibre financier et sa crédibilité mathématique me semblent un leurre, ainsi qu'en 29, ce phénomène de déflation ou de récession à l'échelle mondiale ne me semble pas un phénomène " naturel " comme certains économistes se plaisent à définir l'économie, mais bel et bien des phénomènes voulus par les tenants des richesses mondiales ... quelques personnes sur l'ensemble du globe ...

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les mécanismes expliquant la crise actuelle peuvent potentiellement s'expliciter par différents phénomènes permettant de conclure à un " déréglement " de l'économie, avec les différents désagréments que cela peut engendrer, toutefois un regard global sur la situation ne peut empêcher de conclure, selon moi, soit à un échec du libéralisme ... soit une volonté tacite de maintenir ce " désordre ", les dérégulations et autres crises mettent dans la misère certaines personnes mais permettent également à d'autres personnes de s'enrichir, comme ce fut le cas en 29, ou au sortir de la 2 ème guerre mondiale.

Assez d'accord avec vous.
Permettez-moi de citer Daniel Cohen dans « La prospérité du vice ».
« Pour maintenir des salaires bas, sources de plus-value, le capitalisme a besoin de maintenir une masse de prolétaires sans emplois, qui obligent ceux qui en ont un à accepter un salaire de subsistance. En lieu et place de la pression démographique [il parle ici de la loi de Malthus, qui était celle selon lui qui s’appliquait avant le capitalisme], le capitalisme substitue une misère construite par lui-même, aux fins de son bon fonctionnement. ».
A méditer.
Il vient de donner un rapport au gouvernement le titre du rapport : « sortie de crise : l’émergence de nouveaux modèles », tout un programme. Je suis en train d’y travailler et je le mettrais sur mon blog.
Il confirme d’une certaine manière vos propos.

en tout état de cause, quand attali parle d'un rédémarrage à 3 pts de croissance, je pense qu'il faut plutot en rire, même si cela a malheureusement un impact sur la vie de tout le monde ...

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