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Fév

MEDIAPART

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Drôle d'époque

Formidable pour les uns, détestable  pour les autres. Formidable pour les démocrates. Détestable pour tous ceux qui ont des trucs à cacher.  La transparence est à l’ordre du jour. Et le Net y est pour beaucoup sinon pour tout.

 

Aujourd’hui (grâce à Médiapart - merci) on sait comment les riches deviennent et restent riches et pourquoi le pouvoir les protège.

Sur l’affaire Bettencourt, on en apprend tous les jours.

 

Aujourd’hui on sait tout ou presque sur les turpitudes des politiques.

 

Aujourd’hui on sait que les grandes entreprises et les banques font la pluie et le beau temps et que personne ne régule.

 

Aujourd’hui on sait si on veut savoir que c’est le libéralisme qui est mondial même si certains préfèreraient nous  faire croire que c’est l’économie.

 

Aujourd’hui on apprend même les méfaits des armées notamment quand elles tuent des civils qu’elle prétend protéger. On découvre que l’armée, les armées sont vraiment prêtes à tout. Qu’il arrive qu’elles improvisent, qu’elles mènent des guerres psychologiques.

 

La chasse au scoop nous fait vivre presque en direct (aux journal télévisé) la guerre que se mènent le grand banditisme et la police, à Grenoble par ex.. La téléréalité grandeur nature. A se demander d’ailleurs si dans ce pays il reste des gens qui réfléchissent avant de prendre des décisions.

 

Finalement, tout savoir nous oblige vraiment à nous faire notre propre idée sur ce qui se passe dans le monde et c’est harassant. On regretterait presque le temps ou on ne savait rien.

Tous les commentaires

C'est vrai : harassant est le mot qui convient. Merci pour ce questionnement qui permet de faire une pause dans la tourmente.

Y a-t-il un temps où l'on ne sait rien ?Un temps où l'on sait mal, certainement. Où l'on sait à peu près. Mais à moins de vivre en ermite, et encore, est-il possible de ne rien savoir ?

J'y vais de ma petite anecdote à deux balles...

Je me souviens des prémices du saccage de tout un pan de l'économie nationale par les chaînes vendant de la fringue. Les aubaines du départ se sont transformées en gabegie par la grâce de portants croulant sous les loques mal bâties arrivant de Chine par conteneurs.

Portants où ne pouvaient évidemment prendre place les productions de bon aloi made in ici. Pas compétitives ! Et surtout hors d'atteinte pour les budgets très modestes qui revendiquaient leur droit à paraître comme tout le monde. L'engrenage infernal. 

A moins d'être complètement idiote, la fashion-addict de base se disait bien qu'il y avait "un truc"... Mais bon ... fascination.... Tout le monde s'y est mis et désormais, tout le monde pointe chez Paul Emploi, le couturier à la mode.

On savait. On ne pouvait pas ne pas savoir. Un "petit haut" à  5euros, c'est impossible si on s'y connaît un peu en couture. Même en volant le tissu ! Il faut du travail pour le produire. C'est pareil pour les gadgets, les saladiers, les meubles, les outils, les roses en décembre...

On s'est habitués à ce que le travail ne vaille plus rien. Et tout le monde plonge.

 

 

 

 

5 euros Dianne, ça fait quand même 32 francs 80... Sourire Et maintenant tout le monde (tout le monde ?) a compris, même si c'est tard, qu'il vaut mieux un seul haut bien fait et payé au prix juste, que 5 qui ne feront qu'une saison...

 

Oh, quel beau billet, bien tourné, et si vrai!

Merci, pour chaque phrase, qui se pose en jalon, et qu'à suivre, sûrement, on trouvera la liberté..Rire

Mais chère Gabrielle, ne regrettez pas le temps de la conscience, s'il est celui de la difficulté, c'est aussi celui qui transforme la misère vers sans cesse plus de prospérité, même si toujours il y a un prix, bien trop lourd, à payer.

Bien sûr Passifou qu'il faut qu'on traque l'info même si ça nous mange tout  notre temps...  Pour que plus jamais personne ne puisse dire qu'il ne savait pas... Ne serait-ce que pour ça...

Et les Roms maintenant...

Et demain, à qui le tour ?

"Quand ils sont venus chercher les "sans papier", je n'ai rien dit, moi j'avais de papiers...

Quand ils sont venus chercher les tsiganes, je n'ai rien dit, je n'étais pas tsigane...

etc. etc. 

et quand  il viendront me chercher, il n'y aura plus personne pour protester..."

Comme avant, comme toujours...

 

Et "Matin Brun" de Franck Pavlov, indémodable, hélas...

Pour un euro, cette fois-ci, c'est donné ( Cheyne Editeur)

Bonjour,

  Ce que nous vivons n'est nullement le fait du hasard. La particularité française ne doit pas cacher le problème qui est général. 

   Ce ne sont pas les travaux et les ouvrages - en sciences humaines pour faire court- qui manquent pour essayer de comprendre. A la volée : Weil (philos), Freud, Arendt, l'ecole de Francfort, Camus, Baudriard, Castel, Bourdieu, Foucault, Diamond et j'en passe. Sans oublier les classiques.

  Il faut nous interroger sur nous-même, le soi et le nous plongés dans une société de consommation destructrice à tous les niveaux..

  Un changement aussi radical doit se préparer dans la reflexion et non dans l'émotion répétitive provoquée par l'action de ceux qui visent à détourner et à détruire l'énergie nécéssaire à une construction nouvelle.

  Bonne journée

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