Thématiques du blog
Les vieux 2010 de Nicolas Sarkozy
Hier soir, comme 10 millions de téléspectateurs, j'ai écouté les voeux du Chef de l'Etat aux Français.
J'ai bien entendu été surpris par l'optimisme peu convaincant du Chef de l'Etat, par son manque de recul et par son aveuglement face aux conséquences dramatiques de la crise politique, économique et sociale actuelle pour les Français, à l'heure où le chômage ne cesse d'augmenter et où le lien social semble chaque jour se distendre un peu plus.
J'ai cependant surtout été très surpris que le Chef de l'Etat n'adresse aucun message à la jeunesse et qu'il préfère se préoccuper de la situation des personnes âgées. Il est louable qu'il s'intéresse aux difficultés de nos aînés qui, notamment au sein des classes populaires, souffrent d'isolement, s'appauvrissent et doivent faire face à la détérioration de leur santé. Cependant, cette prise en compte des difficultés liées au vieillissement de la population ne doit pas se faire au détriment de la jeunesse qui n'a eu le droit qu'à un discours élitiste sur les bienfaits de l'autonomie accrue des universités et à un propos rigoriste sur la nécessité de contribuer au financement des retraites des générations antérieures.
A quelques semaines des élections régionales, le Chef de l'Etat a certainement été motivé par des considérations électorales de court terme car les personnes âgées constituent le coeur de son électorat. Il fait un nouveau pari dangereux. Il prend le risque d'accentuer le divorce entre les générations et le découragement des enfants du 21ème siècle qui se reconnaissent de moins en moins dans les propos des élites et se demandent de plus en plus quel pourra être leur place dans la société française de demain.


Tous les commentaires
Sa "popularité" étant descendue en dessous de 20 % chez les 18 - 24 ans, Sarkozy a effectivement tout intérêt à bétonner chez les plus de 65 printemps en espérant que la jeunesse s'abstienne !
C'est clair! Espérons que les 18-24 choisiront de transformer cette opposition à Nicolas Sarkozy en vote pour l'alternance en 2012!
Pour notre Président, il semble bien que les enfants (la jeunesse) ne soient que des objets comme les autres, voir ICI
Je suis bien d'accord avec vous, cher Gaspard Gantzer, et le titre est si bien vu ! Mais je pense que personne ne parle jamais vraiment au "jeune". Personne ne s'adresse à lui, tout simplement parce que personne ne désire rien de lui, sinon à se soumettre, obéir, suivre... Le jeune c'est le danger. Qui rime avec danser ou changer. Et le président Sarkozy, comme tant d'autres (préférant le ranger), n'a pas la démarche pour ce faire.
Bien à vous,