Changement Climatique: des préparatifs pour une guerre chaude
Ce blog est le fruit amer de deux sortes de frustration : primo, je constate depuis longtemps une réticence (peut-être une négligence) de la part et des medias, des intellectuels médiatisés et des hommes et femmes politiques en France de parler duchangement climatique, certainement la plus grave des multiples crises auxquelles nous sommes confrontés, et d’en parler avec le sérieux et avec la persistance qu’elle mérite; secundo, je suis anglophone, et malgré une implantation d’une certaine durée dans le sol français, je n’arrive pas à m’exprimer en français écrit ni avec la facilité ni avec l’exactitude que je souhaiterais.
Pour le dernier de ces deux soucis, ça y est, je suis arrivé au point où les soupapes ne tiennent plus : je dois m’exprimer avec les faibles outils à ma disposition, malgré des fautes d’orthographes ou de grammaire, malgré une pauvreté lexicale ou bien une syntaxe tourmentée et franglaicisée. En bref, tant pis ou bien … « too bad ! » J’essayerai donc d’agir comme un passeur d’information, de tendances et d’opinions qu’on trouve en abondance dans des médias anglophones divers - surtout sur la toile.
Quant au contenu, le changement climatique, j’aimerais bien me débarrasser de l’angoisse qu’il provoque avec la même légèreté désespérée. Malheureusement, pour moi, et pour vous lecteurs et lectrices, s’il y en a, cette angoisse là fait maintenant partie intégrale du tissu de ma vie quotidienne, et je crains que cela ne soit le cas de plus en plus pour nous tous, et pour les générations à venir, s’il en subsiste.
Eh oui, je fais partie de ces pauvres cassandres écolos (pas assez nombreux à mon avis), dénoncés avec un réel plaisir éminemment rationnel par certaines lumières de nos jours comme Messieurs Ferry et Allègre et plus récemment, et avec une impressionnante fatuité, par M. Bruckner.
Mais mon but n’est ni de ridiculiser les intellectuels opportunistes et suffisants ni de contrattaquer les négationnistes climatiques. Je n’ai pas les compétences scientifiques pour proposer un contre-argument crédible à ces derniers ; d’ailleurs cela a été fait plus tôt dans l’année par une équipe de scientifiques qui ont contribué à un excellente ouvrage de vulgarisation apparu aux CNRS Edition, « Le climat à découvert » sous la direction de Catherine Jeandel et Rémy Mosseri. Je le conseille à tous et à toutes qui se sentent le besoin d’obtenir au moins une vue d’ensemble superficielle de la climatologie, science extrêmement complexe et, pour l’instant, plus ou moins inexacte.
Il faut dire avec le grand physicien Neils Bohr que « La prédiction est extrêmement difficile, surtout quand il s’agit de l’avenir, » en rajoutant que jusqu’ici toutes les prévisions des climatologues au sujet des effets physiques du réchauffement de la planète ont été erronées….en étant trop conservatrices. La perte de glace de la banquise, l’acidification des eaux des mers, le dégel du permafrost …
Tandis que l‘alarmante rapidité de ces phénomènes panique les chercheurs, on constate un silence assourdissant à ce sujet dans les médias, comme certains l’ont déjà constaté (dont l’admirable Jade Lindgaard, dans « A la recherche du carbone perdu, » Mediapart 1 oct, 2011).
Néanmoins, en dehors de la zone du silence médiatique et des débats stériles entre climatosceptiques et leur opposants, il ya un public significatif qui prend l ‘existence du changement climatique comme un a priori et qui, de ce point de départ, essaie d’évaluer les situations catastrophiques qui en résulteront. Je parle ici des gros canons du Pentagone à Washington, qui loin de passer leur temps à pleurer sur le triste sort réservé à l’ours polaire (ce qui est, d’ailleurs, à pleurer), sont préoccupés par la perspective d’un siècle de guerres perpétuelles qui auront lieu partout.
Aux Etats-Unis, même si un nombre important de politiciens républicains (financés largement par les grandes sociétés pétrolières) persistent à nier la nature anthropogénique du dérèglement climatique, les dirigeants des forces armées, ainsi que leurs homologues dans les services de renseignements, ont commandé et financé une énorme quantité de recherche, ainsi que des études visées à dépeindre les scénarios possibles qui entraîneraient des conséquences lourdes pour les capacités stratégiques des forces militaires américaines.
Les inquiétudes des chefs militaires aux Etats-Unis ne datent pas d’hier ; en 2004 des journalistes à l’Observer au Royaume Uni ont obtenu un rapport présenté par le Pentagone à l’administration Bush en 2003 portant le titre à sensation Imagining the Unthinkable (Imaginer l’impensable).
http://www.guardian.co.uk/environment/2004/feb/22/usnews.theobserver
Les deux auteurs de ce rapport, un ancien cadre de Royal Dutch Shell devenu consultant du CIA et une analyste de marchés, ont interviewé nombreux climatologues et leur ont demandé non pas d’arriver à une seule prévision plausible, mais plutôt d’évoquer les scénarios les plus extrêmes, tels que la possibilité d’un nouvel âge de glace suite à une baisse radicale de températures océaniques ou bien d’une troisième guerre mondiale autour des ressources naturelles et des migrations de masse. Voilà le rapport dans son intégralité pour ceux qui aimeraient pratiquer leur anglais dans l’atmosphère d’un film à désastres :
http://climate.org/PDF/clim_change_scenario.pdf
L’occupant de la maison blanche de l’époque, intimement lié, comme tous ses proches collaborateurs, à l’industrie pétrolière, n’a pas bronché et a persisté à nier la réalité du réchauffement de la planète jusqu’à peu avant son retour dans son ranch du Texas. Mais les militaires n’ont pas abandonné leur poste, malgré l’inattention de leur commandeur en chef. Un article de l’universitaire américain Jules Boykoff, paru en mai, 2011 dans le journal britannique, The Guardian, présente un survol des recherches commandées par les forces armées américaines pendant ces dernières années, ainsi que des liens qui mèneront des personnes motivées directement aux documents mêmes :
Le rapport qui fait le plus froid dans le dos est peut-être celui du Quadrennial Defense Review Report de février 2010 dans lequel le Department of Defense parle des conséquences du changement climatique telles que famines, pénuries d’eau et de catastrophes naturelles plus fréquentes comme des certitudes ; la forme verbale grammaticale employée est plutôt le futur, au lieu du conditionnel, comme on peut le lire dans ce résumé en anglais du UN Dispatch :
http://www.undispatch.com/pentagon-considers-climate-change-a-national-security-threat
Voici le rapport lui même, encore en anglais : http://www.defense.gov/QDR/images/QDR_as_of_12Feb10_1000.pdf
Mais pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, je me permets d’en présenter un extrait traduit en français avec l’aide indispensable de ma conjointe :
Le programme US Global Change Research, composé de 13 agences fédérales ont rapporté en 2009 qu’on enregistrait déjà des mutations reliées au changement climatique dans chaque région du monde, y compris aux Etats Unis et ses eaux côtières. Notons parmi les mutations d’ordre physique les suivantes: l’augmentation des pluies torrentielles, la hausse des températures et du niveau de la mer, la vitesse du recul des glaciers, le dégel du permafrost, l’allongement des saisons de croissance, celui des saisons sans glace dans les océans, lacs et rivières, une fonte plus précoce des neiges et des modifications dans le tracé des cours d’eau.
Des évaluations menées par les réseaux de Renseignements indiquent que le changement climatique peut avoir un impact géopolitique conséquent partout dans le monde – il peut contribuer à la pauvreté, à la dégradation de l’environnement et à la fragilisation supplémentaire de gouvernements déjà affaiblis. Le changement climatique contribuera à augmenter les pénuries alimentaires et la rareté de l’eau ; il contribuera à augmenter la propagation des maladies et pourrait même inciter ou aggraver les flux migratoires.
L’avis des auteurs de ce rapport est donc sans équivoque : le changement climatique est quelque chose qui se passe ici et maintenant et ses conséquences pour la sécurité de la planète entière se manifesteront dans les décennies, peut-être les années à venir.
Même si l’Amérique, en dépit de son déclin économique, retient sa position dominante comme puissance militaire, ses hauts fonctionnaires dans les forces armées et les services d’intelligence ne sont pas les seuls à se préparer pour le pire. Selon le BBC, cette semaine à Londres, les participants à une conférence internationale d’experts en matière de sécurité et de santé publiques ont demandé aux responsables politiques du monde entier de faire le maximum pour réduire les émissions de gaz à effet de serre le plus vite possible. Pour ces représentants des plus hautes autorités militaires et médicales du Royaume Uni, ainsi que d’autres pays (mais pas la France), le changement climatique pose « un danger immédiat, croissant, et grave » pour les occupants de la planète entière.
http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-15342682
Et le site de la conférence qui a eu lieu au British Medical Association, le 17 octobre :
Donc, pendant qu’un faux débat entre « sceptiques » et « alarmistes » fait des irruptions ici et là dans le forum public, dans les coulisses, par contre, les autorités de l’ordre public évaluent les données et font leurs préparatifs pour des catastrophes annoncées.
On peut constater un glissement sémantique dans les discours officiels autour du changement climatique depuis la débâcle de Copenhague en 2009. On n’entend presque plus de vœux pieux concernant des actions à prendre dans la lutte contre le changement climatique ; en revanche, il y a des murmures rassurants concernant des projets d’adaptation au changement climatique.
Alors nous avons maintenant en France un « Plan national d’adaptation au changement climatique » présenté le 20 juillet 2011 par la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, suite à une prise en compte de la gravité de la situation. Je cite :
Hausse des températures, périodes de canicule plus fréquentes, sécheresses plus sévères sont attendues à la fin du siècle. Face à ce changement de climat qui affectera de nombreux secteurs d’activités (agriculture, tourisme, bâtiments et infrastructures…), l’adaptation de notre territoire est le complément indispensable aux actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), conformément à l’article 42 de la loi du 3 août 2009 sur la programmation du Grenelle de l’environnement, a pour objectif de présenter des mesures concrètes, opérationnelles pour préparer, pendant les cinq années à venir, de 2011 à 2015, la France à faire face et à tirer parti de nouvelles conditions climatiques.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-Plan-national-d-adaptation,22978.html
S’il y avait un vrai plan d’adaptation au changement climatique dans ce pays, on pourrait peut être s’inquiéter de l’absence d’un vrai débat public et démocratique au sujet des actions prévues par les autorités. Dans le cas présent, on peut peut-être se rassurer du fait qu’il n’y a aucune raison pour s’inquiéter. Je me rappelle mes jeunes années, insouciant, dans l’Amérique de Ronald Reagan, quand notre grand timonier a encouragé les citoyens, s’il y avait une guerre nucléaire, de creuser un trou dans le jardin et de se cacher dedans jusqu’au moment où les sirènes sonneraient la fin de l’alerte. Je me demande où j’ai laissé ma pelle !


Tous les commentaires
Article très important, en effet les politiques sécuritaires en place ont changé de perspectives: adaptation au changement climatique....
La question fondamentale pour moi est : la démocratie et la liberté y survivront elles?
La reponse est dans la question, il faudrait une mobilisation importante pour éviter une perspective funeste.
GS
Vu. Venu. Recommandu.
Très interessant et très flippant car à moins d'1 cataclysme je n'ai pas l'impression que la réduction des gaz à effet de serre soit la préoccupation première des pays industrialisés sans parler de ceux qui veulent maintenant leur part du gateau.Pas optimiste du tout.
Concernant votre difficulté à vous exprimer en français vous n'avez aucun souci à vous faire.C'est tout bon.
Enfin, saperlipopette : tout ce bazar pour un petit réchauffement de 0,7°C depuis 1850, période de fin du petit âge glaciaire, c'est vraiment absurde. Ce petit réchauffement a été non linéaire, et rarement en phase avec l'augmentation du taux de CO2 troposphérique (dont les causes anthropiques n'ont jamais été prouvées), sauf sur 1980-1998, ce qui est un peu court pour en tirer une relation de causalité CO2--->T. Depuis 1999, les indicateurs sont au vert (si j'ose dire): T stable depuis 1999, montée des océans en phase de stabilisation (après une montée de 1,8 mm/an au cours du 20ème siècle), températures océaniques en légère baisse depuis 2003 (mesures des 3300 sondes océaniques ARGO, de la surface à - 700 m), flux IR quittant la planète très supérieur aux prévisions des modèles numériques, importants gains de glace en Antarctique (bilan global). Nous savons que les modèles numériques sont imparfaits et ne reposent que sur des hypothèses jamais validées (rôle pivot du CO2 sur T, rétroactions positives). Ce que l’on ne sait pas modéliser : les divers types de nuages en 3D, les turbulences non linéaires associées, la vapeur d’eau et le cycle de l'eau, les grands courants océaniques, les échanges dynamiques d’air et d’énergie, les divers types d’aérosols (certains ont une action refroidissante, d’autres une action réchauffante), la pluviométrie, le relief, la cryosphère, les rayons cosmiques en l’ennuagement… En conséquence, toutes les prévisions des modèles numériques du GIEC n’ont aucune crédibilité. Sachons reconnaître avec humilité que le climat est encore une vaste « terra incognita », et qu’il est vain de fantasmer sur des prévisions apocalyptiques qui restent de domaine de la chimère….
Addendum : voici ce qu'écrivait un éminent climatologue-géographe, au début des années 2000. C'est un peu long, mais très compréhensible...A méditer!....
1° La température globale a effectivement augmenté de 0,7°C sur la période 1900 à nos jours, après une période plus froide dans la seconde moitié du 19ème siècle.
2° Cette augmentation est-elle globale? Les données d'observation montrent que des régions se réchauffent alors que d'autres se refroidissent.
3° En conséquence, il est absolument inexact de dire que la planète se réchauffe : le "changement climatique" n'est pas synonyme de "réchauffement global". Pas plus qu'il n'existe de "climat atlantique moyen", il n'existe de « climat hémisphérique moyen » et encore moins de "climat global"4° D'où la question que l'on est amené à se poser: une moyenne de comportements thermiques aussi divers, et même carrément opposés, a-t-elle une valeur climatique globale?5° Donc, si le CO2 explique le réchauffement, il doit aussi expliquer le refroidissement, ou bien une autre explication doit être trouvée, signifiant alors que des secteurs voisins, chauds et froids, peuvent simultanément obéir à des causes différentes.6° Est-ce qu'une relation directe est établie entre l'effet de serre (CO2) et l'évolution des températures? Or, l'effet de serre est principalement, et de très loin, (environ 95%) associé à la vapeur d'eau. Comment et dans quelle proportion le CO2 peut-il opérer par rapport à la vapeur d'eau?7° Si le CO2 explique le réchauffement supposé récent, il explique aussi le refroidissement supposé précédent, lorsque que, dans les années 60-70, on évoquait (notamment J. Hansen, qui a viré à 180° pour devenir l'un des plus ardents défenseurs du RCA), on évoquait unanimement la perspective d'un nouveau petit âge glaciaire. Il doit aussi expliquer l'arrêt de la hausse de la température depuis 1998, révélé par le satellite au cours de la période 1978-2011.8° Il faut donc apporter des réponses aux questions suivantes :a) Qu'est ce qui provoque l'existence de secteurs de refroidissement?b) Qu'est ce qui a provoqué, malgré la hausse du taux de CO2, la stagnation des températures depuis 1998 et le refroidissement des années 1950-1980?c) Le taux de CO2 mesuré est-il représentatif de la concentration réelle? Le niveau de base de la concentration en CO2 est mesuré depuis 1958 par la méthode spectroscopique à partir d'un gaz de référence, les gaz de référence étant fournis par les laboratoires Keeling, qui ont le monopole de la calibration (S. Beck, 2006) Les mesures précédentes faisaient appel à des méthodes chimiques, pour l'essentiel ignorées par Keeling. S. Beck a établi la variation de la concentration effective locale en CO2 de 1812 à 1961, par détermination chimique, reconstruction à partir des carottages glaciaires et mesures au Mauna Loa (méthode Keeling). Cette courbe montre une moyenne de 321 ppm au 19ème siècle et 338 ppm au 20ème siècle, avec de fortes variations de concentration. En particulier, au 20ème siècle, le niveau le plus élevé atteint 420 ppm (soit 30 ppm de plus que de nos jours) vers 1942.d) Les études paléoclimatologiques ont-elles révélé une relation sur le long terme entre taux de CO2 et température? Non, car l'OCH (Optimum Climatique Holocène) a connu de 2°C à 3°C de plus que de nos jours pour une valeur d'environ 300 ppm inférieure à la valeur actuelle. Non, parce qu'il n'y a pas de concordance exacte et qu'une hausse des températures précède une hausse du taux de CO2 avec un décalage de l'ordre de 800 ans et souvent davantage. Pourquoi diantre une relation qui n'a fonctionné dans le passé fonctionnerait-elle dans le présent? 9° Les prédictions du GIEC ne tiennent aucun compte de l'observation du passé lointain comme du passé récent. Or, c'est l'observation des faits réels qui doit favoriser la compréhension des phénomènes climatiques et météorologiques, et l'on doit se poser les questions suivantes :- quelle est la cause de la juxtaposition des secteurs de réchauffement et de refroidissement?- quelle est la cause des variations saisonnières d'intensités, qui affectent le chaud et le froid?Il est logiquement impossible d'aller directement du passé récent (observation) au futur (prédiction) sans avoir répondu à ces questions fondamentales.Or, c'est la ligne rouge qui a été franchie sans scrupule par le GIEC!....Cette ligne rouge étant la frontière entre la connaissance et le scénario gratuit.... Conclusions (je résume et ne vous fais pas un topo détaillé sur les AMP (Anticylones Mobiles Polaires) ni sur les AA (Agglutination Anticyclonique) - qui sont les ennemis n° 1 du GIEC....)Les changements de température ne sont pas résumés par une simple courbe dite "globale" de la température. Ces changements ne sont pas "expliqués" par l'effet de serre.Voici quels sont les traits majeurs de l'évolution climatique observée- L'Arctique ne se réchauffe pas, pas plus d'ailleurs que l'Antarctique, ou que le globe dans son ensemble: des régions se refroidissent, d'autres se réchauffent.- Les évolutions climatiques ont pour origine principale les AMP (anticyclones mobiles polaire) qui ont vu leurs pressions et leurs trajectoires évoluer depuis 1970. - Le temps est plus violent et plus irrégulier, avec tempêtes et vents forts, temps provoqué par des AMP renforcés qui dévient vers les pôles davantage de chaleur sensible et latente tropicale, selon des trajectoires imposées par les reliefs.- Les changements climatiques sont physiquement orchestrés par la dynamique des échanges méridiens d'air et d'énergie, plus intenses depuis les années 70- la simplification outrancière du GIEC, postulant une relation causale taux de CO2 ---> température sous prétexte qu'il y a actuellement covariation entre ces deux grandeurs, évite de poser la question de savoir s'il existe d'autres causes.- L'observation des faits réels n'est pas la préoccupation majeure des théoriciens et des modélisateurs, qui ne cherchent pas à connaître l'évolution climatique réelle, ni ses mécanismes, et qui n'en tiennent aucun compte dans leurs prévisions alors que l'évolution réelle n'est pas celle qu'ils prédisent.- Cette focalisation, par défaut, sur l'effet de serre de provenant du CO2 anthropique, est révélatrice de l'état de la discipline climatologique, en dépit des progrès considérables dans l'observation (satellites notamment) et dans le traitement (informatique) Cette discipline est dans une impasse conceptuelle depuis une cinquantaine d'années.- Les modèles, en particulier, ne rendent pas compte des mécanismes véritables de la circulation générale, pourtant responsable de la transmission des changements climatiques. « L'hyper-simplification du GIEC reliant température et CO2 évite de poser la question de savoir s'il existe d'autres causes. L'observation des faits réels n'est pas la préoccupation majeure des théoriciens et des modélisateurs, qui ne cherchent pas à connaître l'évolution climatique réelle, ni ses mécanismes, qui n'en tiennent aucun compte dans leurs prévisions, alors que l'évolution réelle n'est pas ce qu'ils prédisent. Cette focalisation, par défaut, sur l'effet de serre, est révélatrice de l'état de la discipline climatologique. En dépit de progrès considérables dans l'observation (par le satellite notamment) et dans le traitement (informatique), la discipline est dans une impasse conceptuelle depuis une cinquantaine d'années. Les modèles, en particulier, ne rendent pas compte des mécanismes véritables de la circulation générale, pourtant responsable de la transmission des changements climatiques »
Bravo aux courageux qui auront tout lu!...
Kenavo
Rapport secret du pentagone sur le changement climatique
http://paxhumana.info/IMG/pdf/rapportpentagone_climat-2.pdf