La révolte de la jeunesse en Grèce et le caractère politique de la crise actuelle
La révolte de la jeunesse grecque provoquée par l'assassinat d'un enfant de 15 ans par un policier dans les rues d'Athènes peut être attribuée, en principe, à la crise profonde que traverse l'État hellénique. Un État dominé par la partitocratie, qui place l'intérêt de la classe politique et de ses partenaires économico-médiatiques au-dessus de l'intérêt de la société.
Ce décalage est révélateur de la négation voire de la violence avec laquelle est envisagée l'action de l'État. En général, la «vérité» de l'État n'est pas celle de la société. Au contraire. Ceci explique que la vie politique de ce pays soit dominée par une contestation profonde et unanime de l'État et du personnel politique par la société. La société grecque — qui a hérité de son passé récent un développement politique et donc une politisation qui correspond à la qualité du mandant, voire de démos autogouverné — continue à avoir du mal à accepter le système de l'État-nation qui la cantonne dans l'espace privé.
Cette constante fait de la Grèce un laboratoire qui, dans le contexte de la crise mondiale actuelle, devient très intéressant. En effet, on a considéré que cette crise avait un caractère purement économique et financier. Pourtant cette approche cache la nature profondément politique de la crise. Je m'explique: ce qui est en cause en ce moment, c'est la rupture de l'équilibre dans la relation entre société, État et marché. La discussion se résume à la relation que doivent établir entre eux l'État et le marché, et plus exactement à la question de savoir si le marché doit s'autoréguler ou s'il doit se soumettre à un cadre réglementaire géré par l'État. Mais on ne tiens pas compte du fait que l'État et la société sont étroitement liés dans la gestion du fait politique. La société — la société des citoyens, qui est la raison d'être aussi bien de l'État que du marché — ne participe pas à la discussion.
Autrefois, le social et le politique se rencontraient indirectement, par le moyen de l'idéologie ou de l'affiliation de classe. Ceux qui se sentaient socialistes votaient pour le parti socialiste, etc. Depuis l'effondrement des idéologies, on constate que cette rencontre fait de plus en plus défaut et, qu'à sa place apparaissent des théories — comme celle de la société civile ou celle de la bonne gouvernance — qui, en réalité, montent des remparts entre la société des citoyens et l'État qui incarne le système politique.
Les sociétés européennes commencent à comprendre que ce déficit de représentation est la cause profonde de l'éloignement des politiques publiques de leurs intérêts, de l'aggravation du cadre réglementaire (État de droit, État providence, inégalités, etc.) ainsi que de la direction prise par la mondialisation. Pourtant, l'approche de ce déficit de représentation de la société se fait sous un angle moral: on demande à la classe politique de se comporter en délégué du peuple, sans s'apercevoir que la Loi fondamentale prévoit expressément que la classe politique n'est pas obligée de se soumettre à son opinion. Et quand bien même cette obligation serait inscrite dans la Constitution, la société des citoyens n'aurait pas les moyens d'imposer son respect. Il faudrait pour cela que l'État lui restituât la qualité de mandant, que la société se transforme en peuple (demos) et se constitue politiquement pour qu'elle puisse affirmer sa volonté.
Or le fait de soulever la question de la non-représentativité du système politique moderne en termes moraux, et non en termes de réforme de ce système, montre que ce projet ne fait pas partie de nos sociétés. Cela explique aussi pourquoi la contestation prendra des formes de plus en plus violentes, qui seront directement liées aux effets du renversement du rapport de forces au dépens de la société.
J'entends par-là que désormais le rétablissement de l'équilibre entre le social et le politique ne peut se faire que par le moyen du changement du système politique: au lieu de rester l'apanage pur et simple de l'État, il doit inclure dans son espace la société des citoyens. Il y a quelques décennies, cette demande aurait pu être considérée comme utopique ou bien démagogique. Dans les circonstances actuelles, il est devenu urgent que la modernité entreprenne la réforme fondamentale de son arsenal de références (gnoséologie), c'est-à-dire des ses approches de la démocratie et de la représentation, toute en admettant que son système n'est ni représentatif ni démocratique.
La jeunesse grecque a soulevée depuis longtemps cette question et les slogans qui voient le jour sur les murs montrent que pour éviter que la crise ne pèse de façon dramatique sur les épaules de la société il faut que le déficit représentatif ne se pose plus en termes moraux. Cette réforme des esprits concerne surtout la gauche qui, ayant perdu l'avantage d'une idéologie progressiste, s'est converti au néo-libéralisme, avec comme souci principal, une méfiance profonde de la société.


Tous les commentaires
Est-il exact que le jeune garçon était anarchiste ?
C'est vraiment important ? Et même s'il l'était (à 15 ans !) ? Portait-il des slips kangourou ou boxer ? Ne pensez-vous pas que la résurgence (les 9 de Tarnac etc) des termes utilisés (des terroristes", cellule invisible") est faite pour détourner la majorité de la population de mouvements solidaires ? NE NOUS LAISSONS PAS MANIPULER.
Bien d'accord avec vous !
Oui alors c'est normal, non, alors c'est un meurtre? Selon vos préjugé cochez la case correspondante. Un cadavre n'a pas d'opinion. Selon la loi, la riposte doit être au niveau de l'attaque, c'est pour ça qu'en france les policiers dans les camionnettes ont casque, lacrymo et matraque à disposition. Pour répondre à un autre internaute, un tir de sommation (défense du policier) ne se fait pas à l'horizontal, 3 balles dans la poitrine...tir enchainé, les expertises sont accablantes, et le policier aux arrêts, inculpé d'homicide volontaire, c'est vrai qu'on ne verrait pas ça en France (Malick Oussekine, meurtre d'un jeune à Bagatelle à Toulouse etc..)
D'après mes informations qui sont tirées par des milieux journalistiques il n'était anarchiste. Mais pour un garçon de 15 ans cette question n'a pas de signification. En plus il est à retenir qu'entre les anarchistes et la police -c'est à dire le gouvernement, tout gouvernement, depuis longtemps- il y a une complication, une sorte d'accord tacite qui est en relation directe avec un État qui ne joue pas son rôle. La société grecque se pose toujours la question pourquoi la police n'interviens pas dans le quartier des anarchistes ou qu'elle ne protège pas les commerçants du centre, la circulation, la communication contre les anarchistes ou qu'elle n'arrête pas les quelques manifestants à tête cachée qui provoquent des dégâts. Un grand nombre des policiers sont attachés à la "protection" des gens de pouvoir (parmi lesquels des journalistes etc), comme si l'État est à leur service. Les anarchistes sont en fait le résultat de ce que j'appelle rupture de l'équilibre entre le social et le politique qui conduit l'État à se comporter comme un adversaire de la société.
Même constatation : en Grèce comme en France les élus ne représentent qu'eux mêmes. Comme le dit Roumanoff, "la lutte des classes est remplacée par la lutte des places"
"'Un État dominé par la partitocratie, qui place l'intérêt de la classe politique et de ses partenaires économico-médiatiques au-dessus de l'intérêt de la société" Tiens, tiens! Il y a beaucoup de pays européens dont on peut en dire autant!! Et la Sarkozie n'est pas la dernière, loin de là. La violence de l'Etat est une réalité qui voit de plus en plus de citoyens européens marginalisés, criminalisés (pour leur simple divergence de vues) et curieusement traités de terroristes (Affaire Tarnac/ autonomes). Big brother d'un côté ou le Meilleur des mondes de l'autre comment pouvons-nous résister? "L'insurection estle plus sacré des devoirs" disait JJ Rousseau...
Je suis d'accord que ce phénomène constitue déjà une réalité pan-européenne. Mais pour comprendre le particulier dans le cas grec il faut se poser la question contre qui l'État agit chaque fois qu'il se sent menacé. Contre ceux qui développent une action publique qui le gène: les politisés. La comparaison donc relève du développement politique -de la politisation- de la société toute entière. Une enquête qui a été réalisé en 1993 concernant la Grèce, la France et la Belgique a montrée que la demande politique de la société hellène a été 11 fois plus grande de celle de la France et 13 fois plus que celle de la Belgique. Comme je viens de souligner cette politisation de la société grecque est héritée de son passé historique d'avant l'État nation (1821), du fait donc qu'elle n'a pas vécu la féodalité, qu'elle a identifié sa vie au système de la cité démocratique (autogouvernement) jusqu'alors. Pour le reste je suis d'accord que les sociétés européennes se rencontrent de plus en plus sur un projet d'émancipation qui aboutira au moyens terme à une participation directe au processus politique. L'étude de l'évolution du comportement et des attitudes politiques des sociétés européennes montent qu' il y a une évolution notable le long du 20eme siècle.
Les "politisés" sont aussi la cible du gouvernement Sarkozy: à chaque fois que quelqu'un sort un argument pertinent pour contester une décision du pouvoir, un de ses sbires réplique: "oui, mais vous êtes politisé", ce qui n'a évidemment aucun sens, l'argument est bon en lui-même ! Le gouvernement met également en place actuellement une surveillance de l'expression de l'opinion sur internet, stigmatisé comme menaçant pour le sérieux de l'information et pour la presse elle-même (on oppose deux vecteurs de la liberté d'information); autre exemple, les associations de vigilance citoyenne comme la Cimade (sur les centres de rétention) sont déstabilisées par des appels d'offres. Quant à la demande de participation du citoyen, elle s'exprime évidemment par le net en France, et elle s'est également exprimée par la démocratie participative mise en place par la candidate socialiste à la présidentielle de 2007. On a vraiment l'impression qu'il faut maintenant aller au bout du processus de 68.
comment savez-vous qu'il s'agit d'un assassinat ?
C'est la police grecque qui le dit !
L'article propose un cadre d'analyse davantage politique que social. Pourtant la société Grecque s'est considérablement transformée ces dix/vingt dernières années, en rapport à une structure sociale Méditerranéenne encore traditionnelle, laissant une place importante à des institutions comme l'Eglise, la famille, et pour les filles, dans certains milieux, la dote, le chaperon. Tous ces mécanismes sociaux de régulation, voire de contrôle "par rapport au regard des autres" s'est semble t-il dilué, n'étant remplacé par pas grand chose de structurant, comme c'est l'usage dans la dite "postmodernité". Peut-être que la reprise de petits récits anciens de la Jeunesse (affrontement étudiants/police), outre la répétition rassurante peut également signifier, outre une crise de sens, ou des conflit symboliques latents dans la société. La croissance, la consommation euphorise, les grands problèmes sociaux non traités ressortent dans ces périodes de stagnation.
Le schéma d'interprétation de la société grecque est relevé des pressurés idéologiques des années 1980 qui avaient introduit la dichotomie Nord-Sud pour justifier la supériorité du nord! Depuis, il a été prouvé que ses hypothèses ne peuvent pas résister à la critique scientifique. Croyez vraiment qu'y a-t-il une structure Méditerranéenne? Le concept de anthropologique de "tradition" est valable pour les sociétés issues de la féodalité, telles que les sociétés française, anglaise, allemande etc. Mais, que dire pour une société comme la grecque qui a vécue jusqu'au 19ème siècle le cosmosystème anthropocentrique de la cité de la période œcuménique, c'est à dire avant la création de l'État nation? Vous citez le rôle de l'église en Grèce. Croyez vous vraiment que le rôle de l'église en Grèce est plus important qu'en France, pour ne pas citer des exemples plus frappants? L'église en Grèce est nationalisée, tandis qu'en France n'étant pas en mesure de s'opposer au Vatican, on l'a séparé de l'État. On lui a reconnu alors un rôle d'État dans l'État qui échappe largement du pouvoir. Je rappel qu'en France l'ensemble du système scolaire privé est entre les mains de l'église, tandis qu'en Grèce ça est inimaginable. On se contente à reconnaître que l'État est laïc, mais on oublie que ça fut obtenu au prix d'une réduction de la souveraineté de l'État et en échange de la non laïcité de la société. Votre "postmodernité" se résume à un concept qui se reconnaît dans un système prés-représentatif qui réserve à la société la liberté uniquement dans sa vie privée. Si la liberté est la "mesure" de toute évaluation du développement d'une société ou d'une époque, il faut se demander quelle est la place de la modernité dans le processus anthropocentrique d'ensemble.
Vous parlez radicalement de "cosmosystème anthropocentrique de la cité de la période œcuménique" opposé donc si je vous suis logiquement à la pensée de l'europe occidentale moderne d'un Etat chrétien théocentrique. C'est très intéressant parce que j'entendais justement christian duverger à l'ehess parler d'anthropocentrisme dans les Amériques pré-hispaniques pour les différencier de l'Occident tout en me disant que cette dissociation me paraissait trop radicale en tant que l'Europe ne fut jamais pleinement (et heureusement!) théocentrique. Vous verriez donc une filiation directe entre la culture politique grecque contemporaine et la société civique antique, si je vous suis bien, ce qui m'intéresse au plus haut point (je travaille sur "économies et sociétés en grèce ancienne", en agrégation d'histoire et je viens de découvrir vos fonctions professionnelles sur google que vous omettez modestement de mentionner ici). Pourriez-vous donc aller plus loin en évoquant un héritage dual dans la société occidentale entre Rome, empire-capitale et la Grèce, cités-archipel? Nous aurions alors bien besoin d'un petit peu de pensée grecque pour rebâtir notre Europe sans corps ni âme, sans polythéisme, malheureusement peut-être... En tout cas trop habitée d'un Dieu, reconverti dans des superstructures si éloignées de l'ekklesia! Bien à vous.
pour aller plus loin dans la crise de la représentation élective http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2289/dossier/a383626-allemagne__alerte_rouge.html
L'article de Georges Contogeorgis est fort juste. Cette révolte de la jeunesse n'est-elle pas le signal de quelque chose de profond qui concerne toute l'Europe et y révèle la fracture entre l'Etat et la société ?. Nos sociétés ont certainement des ressources démocratiques mais qu'il faut penser autrement à la faveur d'une crise générale de l'économie mondiale qui ne fait que commencer. Nous n'avons pas, en France tiré toutes les leçons de la révolte dite des banlieues qui était aussi un mouvement social de la jeunesse. Elle n'est sans doute pas sans parenté avec celle-ci en Grèce et a donc au moins une postérité continentale.
Dans l'histoire grecque, si je ne me trompe, il y a aussi la résistance grecque éliminée à la Libération, la dictature des colonels instaurée dansq les années 60. Une gauche radicale militante importante mais éclatée en groupes souvent sectaires, un Pasok corrompu au su de tous. Une droite qui n'est pas sans filiation avec la dictature passée. Ces éléments doivent avoir quelque importance au moment où des jeunes affrontent les flics, où un flic a tué volontairement un adolescent. Une crise de la représentation politique, un questionnement en actes sur la démocratie et sur le peuple, une fracture entre l'Etat et la société, d'accord. Mais la société, ou le peuple, n'est pas un tout unifié. Quelle est la place de la jeunesse scolarisée en Grèce?
Je me relis et je trouve que je suis impoli. Alors je précise que j'ai trouvé cet article très intéressant, que je vous en remercie et que j'aimerais en savoir plus. La lecture de la presse me laisse insatisfait quant à cette révolte de jeunes. Il est mieux que je dise ce qui allait de soi pour moi mais n'allait pas sans dire.
- Après la libération, les communistes grecs ont été mis hors jeu, par les accords de Yalta Ils étaient pourtant les grands vainqueurs du combat contre le nazisme. - Depuis 1980, je vivais 8 mois sur 12 en Grèce, dans l'île de Céphalonie et quasi journellement des avions F16 vrombrissaient au dessus de nos têtes, les moutons étaient affolés, les chiens aboyaient. Aujourd'hui, des grecs scandent : "de l'éducation, pas de F16". - Ce jour, au journal de FR2, était invité Cambadélis en tant que grec d'origine et responsable des relations extérieures de la nouvelle majorité du PS. Il n'a pas eu un mot de soutien, encore moins un appel, en faveur de la révolte des jeunes grecs. Qui s'étonnera que la politique n'ai d'autre issue que de s'exprimer dans la rue.
« …ce qui est en cause en ce moment, c'est la rupture de l'équilibre dans la relation entre société, État et marché …marché autorégulé ou soumis au cadre réglementaire géré par l’Etat… la société des citoyens expulsée du dialogue, expulsion facilitée par l’effondrement des idéologies…une attente plus morale que politique » à cela j’ai envie d’ajouter la contamination par l’idéologie dominante des « oppositions » et l’empreinte de cette idéologie sur les groupes anti-libéraux qui ne semblent rêver que d’une autre manière de gérer la même croissance, la gestion des flux de pensée par le pouvoir sondo-médiatique qui trompe sans convaincre et sans entraîner d’adhésion… les réveils sont brutaux et forcément violents. Je crois pour ma part que tout ce qui recule du côté de la démocratie avance du côté de la violence. La seule chose que l’on ne peut pas prévoir c’est la date où cette violence se déclenche. Laboratoire ? Je crois que désormais nous vivons tous en laboratoire et que nous sommes tous des chercheurs. Serge Koulberg
ça fait du bien d'entendre reparler de "demos". Nous enseignons à nos enfants les "valeurs" de la république et de la démocratie quand dans les élites même, le terme de "peuple" est regardé avec mépris ou interrogation. Au sein de l'Université, l'esprit scientifique sérieux prétend que peuple est un concept qui ne peut plus être appliqué sur le corps social, que tous les concepts sont des mots configurés selon un mode d'approche, une position sociale, une généalogie, etc. Oui, très bien, évidemment! Mais quand nous ne parlons plus de Peuple, quand plus personne ne se reconnait dans un peuple "introuvable" (Rosanvallon), nous cherchons dans dieu ou les méandres de la "bonne gouvernance" comment faire exister un ersatz de morale ou de justice dans des rapports qui s'ils ne sont plus "politiques", sont froidement économiques, c'est-à-dire les rapports nus d'un pouvoir réduit à lui-même, matérialisé dans sa plus simple essence, la domination et le statu quo, et non le pouvoir comme tentative toujours imparfaite de représenter des volontés individuelles et collectives, des choix individuels et collectifs, des "intérêts généraux" et particuliers. Le néo-libéralisme est pour moi cela, d'une part pour la ploutocratie qu'elle met en place, une contre-révolution au sens strict, d'autre part pour les producteurs et héritiers des grandes constructions matérielles et symboliques, une aliénation, une "spoliation" de leur puissance de décision sur le réel, de leur droit à envisager un "autre monde", une autre modalité du monde ou tout simplement le néo-libéralisme est l'interdiction d'être "politique", de produire de la "politeia", de l'acte et de la pensée politique. Le néo-libéralisme comme processus idéologique de long-terme interdit d'habiter l'espace-temps du citoyen, son environnement, la cité comme espace d'apparition de l'être social-historique. Ce dernier concept est de Castoriadis, le dernier grand philosophe grec qui nous a quitté, preuve une fois encore que la Grèce, quand elle réapparait historiquement et non médiatiquement à travers les JO d'un monde irréel, nous donne à repenser les fondations de tout notre Occident et à contredire constamment l'actualité insolente. Merci beaucoup pour ce texte!
J'apprécie beaucoup la clarté de ce billet et du dernier commentaire de Gwénael Glâtre. Je crois que nous sommes effectivement dans une tentative surarmée de réduire à des marges inaudibles tout point de vue critique. Serge Koulberg
"Un État dominé par la partitocratie, qui place l'intérêt de la classe politique et de ses partenaires économico-médiatiques au-dessus de l'intérêt de la société." Cela me rappelle quelque chose . . .