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Mai

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La République –presque– déballée

Ce billet fait suite à celui que j’ai publié le 16 septembre 2012 sous le titre « La République emballée… ».

http://blogs.mediapart.fr/blog/gilles-walusinski/160912/la-republique-emballee

En ce lendemain de Noël j’ai décidé de retourner voir cette place de la République en travaux, voir si, l’hiver étant là, les familles Rroms sont encore sur les trottoirs avec leurs nombreux jeunes enfants.

Cette fois, en partant de la porte de Saint-Cloud, j’ai décidé de me faire accompagner de ma fidèle amie Sauvette, fidèle à son image vous vous en doutez. Le métro, en cette semaine de fêtes, n’a pas changé d’allure et les portraits « en pieds » du mois de septembre me tentent à nouveau. Les téléphones occupent les mains pendant que la lecture est en régression, dit-on. Une dame, très seize, lit Paris Match dont la couverture titre « Depardieu l’homme blessé ». Sauvette, choquée me pousse du coude, la photo est bougée.

La déballée RépubliqueLa déballée République© Gilles Walusinski
Porte de Saint-CloudPorte de Saint-Cloud© Gilles Walusinski
ligne 9 - Métro parisienligne 9 - Métro parisien© Gilles Walusinski
Jambes ligne 9 du métroJambes ligne 9 du métro© Gilles Walusinski
tous en ligne...tous en ligne...© Gilles Walusinski

Arrivé à République je découvre la statue déballée, entourée d’un chantier interminable. Comme Depardieu ? Ah, vous avez dit minable ? Mais non inter – minable…

Direction le faubourg du Temple, et là première surprise d’un campement sommaire déserté, le matelas resté sur place après un incendie ne laissant qu’une trame de ressorts noircis. Les traces au sol, Sauvette me le fait remarquer, sont récentes. Quelques pas plus loin une jeune femme, seule sur une autre couche sommaire. Bien que je prenne une photo d’assez loin, arrivé de nulle part, son compagnon vient vers moi et me dit qu’il est interdit de photographier. J’engage une conversation difficile sur la Roumanie. Le jeune homme, bel homme, ne parle que quelques mots de français. Quelques pièces font de l’interdiction annoncée une conversation sur l’impossibilité de trouver un travail. Je demande où sont les enfants que j’avais vus en septembre. À l’abri d’un soi-disant hypothétique dois-je comprendre.

Sur le trottoir qui longe les vitrines du magasin Go Sport, l’autre famille Rrom n’est plus celle de septembre. Sauvette me fait constater que le magasin a dû chasser les occupants de ses recoins vitrés qui se sont exilés contre la palissade du chantier, en vis à vis.

Deux campements le long de la Caserne...Deux campements le long de la Caserne...© Gilles Walusinski
le matelas brûléle matelas brûlé© Gilles Walusinski
famille Rromfamille Rrom© Gilles Walusinski
famille Rromfamille Rrom© Gilles Walusinski
Quatre sans abris sur un banc. Canal Saint-MartinQuatre sans abris sur un banc. Canal Saint-Martin© Gilles Walusinski

Sauvette s’éloigne pendant que je demande à la mère de famille l’autorisation d’une photo. C’est le garçon le plus grand qui fait office d’interprète. La tolérance se marchande à quelques euros, bien insuffisants à résoudre leur dénuement. La femme me demande de téléphoner au 115 pour leur trouver un domicile. Le 115 ne répond pas. Je promets de leur apporter la photo.

En poursuivant la rue, jusqu’au canal Saint Martin, je décide de m’intéresser aux vitrines. Sauvette me fait remarquer mon itinéraire erratique qui me ramène sur la place dont je fais le tour. Les quelques images qui suivent accompagnent mon parcours jusqu’à la Bastille. Des affiches sur la bourse du travail, des affiches sur les palissades, des vitrines plus ou moins cocasses. Sur l’une il est conseillé de cliquer, sur une autre une affichette nous donne le numéro de téléphone au bout duquel nous attend un chèque cadeau…

Prêtes pour l'exil...Prêtes pour l'exil...© Gilles Walusinski
Le mythe d'Alceste in vivo...Le mythe d'Alceste in vivo...© Gilles Walusinski
Sapin en colère, clients béats...Sapin en colère, clients béats...© Gilles Walusinski
atmosphère...atmosphère...© Gilles Walusinski
De quoi asseoir la République...De quoi asseoir la République...© Gilles Walusinski
Un mur, bourse du travailUn mur, bourse du travail© Gilles Walusinski

Un bistrot se dit populaire et, comme me le rappelle Sauvette, l’affiche du métro l’était également. Juste à côté de la grande brasserie Boffinger, une jeune femme Rrom et ses trois enfants que Sauvette me conseille de voir floue, enfants si jeunes oblige.

Bicyclettes gays mariées par avanceBicyclettes gays mariées par avance© Gilles Walusinski
Boulevard Beaumarchais...Boulevard Beaumarchais...© Gilles Walusinski

Enfin je décide d’un retour en bus après qu’une fillette ait tenté de dompter de son blanc foulard un piquet de la bande à Decaux. Comme disait ma grand-mère le bus, rue Saint Antoine puis rue de Rivoli est « bombé ». Fréquence réduite pour cause de congés, affluence record pour cause de congés ! Une jeune femme rêve d’un ciel meilleur et un garçonnet dans les bras de son père ne tarderait pas à s’endormir jusqu’à la Porte de Saint-Cloud.

PS : on peut cliquer sur les photos pour les agrandir...

PS 2 : lecteur, en bout de ligne les images pour méditer sur le "photo journalisme" au quotidien...

Cliquer ici !Cliquer ici !© Gilles Walusinski

Chèque cadeau...Chèque cadeau...© Gilles Walusinski
jeu solitairejeu solitaire© Gilles Walusinski
Hume de pub.Hume de pub.© Gilles Walusinski
Bistrot populaire, affiché telBistrot populaire, affiché tel© Gilles Walusinski
Bus rue St AntoineBus rue St Antoine© Gilles Walusinski
Rêve en busRêve en bus© Gilles Walusinski
Bus rue St AntoineBus rue St Antoine© Gilles Walusinski
Enfant, raies et quadrillages...Enfant, raies et quadrillages...© Gilles Walusinski
Boulevard Beaumarchais...Boulevard Beaumarchais...© Gilles Walusinski
Le cirque d'HiverLe cirque d'Hiver© Gilles Walusinski
RefugeRefuge© Gilles Walusinski
"Il ne sera jamis trop tôt", graffiti"Il ne sera jamis trop tôt", graffiti© Gilles Walusinski
Porte bien signalée...Porte bien signalée...© Gilles Walusinski
Y a pas de quoi...Y a pas de quoi...© Gilles Walusinski
Merci pour tout...Merci pour tout...© Gilles Walusinski
Flou volontaire.Flou volontaire.© Gilles Walusinski
regard en perspectiveregard en perspective© Gilles Walusinski
des bas...des bas...© Gilles Walusinski

 

Tous les commentaires

Superbe, Gilles ! J'adore quand les voyages en transports en commun se transforment en billets (et non en tickets Clin d'œil !)... Comme tu l'as peut-être déjà remarqué peut-être ? Innocent Du coup, je te fais cadeau de ma chute (aucun problème, pour Porte de Saint-Cloud, elle ira très bien ! Sourire). C'est "Terminus, lecteur, on est arrivé au bout de la ligne..."

Grain, tu dégaines ton commentaire si vite que je n'ai pas terminé d'incorporer les photos...

Mais... comment tu peux publier ton billet avant d'y avoir inséré les photos ?  Innocent Je ne pige vraiment pas !

Tout simplement parce que je ne suis pas doué et maîtrise mal ce Drupal. Je modifie au fur et à mesure avec l'impossibilité de respecter l'ordre des images que je m'étais choisi...

Alors désolée.... Embarrassé

Plus rapide que l'éclair, Grain ! Elle m'a fait le même coup sur mon premier billet! Et pendant que je m'escrimais à coller une image, elle en mettais trois!

Elles sont belles vos photos Gilles et votre reportage aussi!

Post-scriptum: les photos des Rroms ne sont apparus qu'après. Quand j'ai lu le billet la 1re fois, il n'y avait que les photos de métro et de bus. Seigneur, quel scandale ! On est au XXIe siècle et...

Merci d'avoir perçu le message du sapin rouge et celui de mon amie Sauvette!

Moi aussi, je l'ai perçu, Gilles ! Mais avec du retard, c'est tout.... Innocent Alors, toujours fâché ? Clin d'œil

Ton reportage photo est sublime, empreint d'une force et d'une humanité peu communes. J'adore le Paris que tu regardes. Et j'aime comment tu le vois. Et comment tu le montres, avec cet objectif à la fois si tendre et si précis, implacable de sincérité. Et un grand bonjour à la Sauvette qui t'a si utilement accompagné/conseillé/secondé...

Vous M. Walusinski, ce n'est pas un appareil que vous portez en bandoulière, c'est votre cœur... qui prend des photos !

Merci !

Grain, tes compliments m'émeuvent au point que Sauvette doit me prêter son mouchoir !

merci pour ce reportage très humain, Gilles, vos photos de Roms sont empreintes du respect que vous leur portez. A regarder votre reportage, on aurait envie d'y être avec vous.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

Amicalement,

Lucile

Clin d'œilJ'espère que Sauvette ne sera pas jalouse !

Amitiés, Gilles

Gilles, c'est un superbe témoignage de grand talent (comme d'habitude) sur le quotidien. Bravo. Vu, lu et recommandé.

Oui bof, quand on y habite on a pas l'impression d'aller au zoo. Celà dit cette place, je la préferais avant,( encore que j'attends de voir qu'elle soit terminée), c'était une place en mouvement. On va nous donner une place pour quoi faire ? S'asseoir sur du béton graniteux. Plus de fontaines ! elles ne fonctionaient plus car on les a noyées comme des chiens. Plus de terre à fouler, que du béton, on fait celà partout, une dalle !! La statue néttoyée en revanche est bien jolie, belle pierre blanche qui va avec les immeubles de même pierre, mai pas du tout avec le béton couleur gris de la dalle. Ah des pavés en pierre, c'eut été dans le ton, mais on voulait faire "une place du 21 ieme siècle" disaient ils. Alors pourquoi garder la statue du 19 ième? Osons les flèches des cathédrales façon autoroute A10. Et les bagnoles sont toute coincées alentours comme bld Jules Ferry ou il était agréable d'aller flanner.

C'est qu'il faut que les flux s'écoulent et que les gens ne se rencontrent surtout pas...

Les dalles grises ne supporteront plus les campements de fortune des familles Rrom. La langue française me fait utiliser le mot fortune que d'autres comprennent en désertant (je ne supporte pas l'utilisation abusive du mot exil - fiscal...).

Merci Juliette d'être passée par là. Bonnes fêtes parisiennes!

Vues de Montrichard ou de Chinon, de Belves ou de Pont-Saint Esprit, ces sphhotos relèvent de l'ethnographie, du voyage en terres inconnues, d'autant plus inconnues ces terres que nous les avons longuement labourés de nos espoirs, d'autant plus inconnues que l'on en est chassé ( setter oblige).
Ce jeu de mot pour plaire à Gilles qui les affectionne; C'est sa façon à lui de se cacher

Merci pour ces magnifiques photos de rues et scènes de vies au quotidien à Paris.

Vu de province, ça donne une idée de Paris autre que les monuments, les beaux quartiers...

Je les ai diffusées.

Merci de votre commentaire, un vendredi qui plus est. Je lis les vendredi de Sokolo avec une addiction sincère!

Je me permets de penser qu'il s'agit du métro Temple, le faubourg étant "au-dessus" de la place de la République...

Ce sera l'objet d'une autre ballade si Sauvette ne me fait pas d'infidélité. Déjà, comme je l'ai dit à Juliette, qu'elle a tendance à prendre Franquette pour sa bonne.

Sokolo, la honte ne peut nous atteindre si nous défendons et vivons nos idées!

Oui, oui, c'est le M° Temple:-) Merci!

Merci Gilles pour ces photos. Elles donnent même l'impression que Paris est encore une ville!

Mais Paris est encore et toujours une ville, Juliette, pour qui sait l'écouter et la regarder !

Merci pour ces photos qui m'ont ramené au temps où, deux fois l'an, j'allais faire le touriste à Paris. Maintenant je ne peux plus y aller, mais il me reste plein d'images dans la tête, que vous m'avez rendues.
Encore  merci !

Médiapart permet de voyager et les rencontres peuvent y être attachantes et durables!

Re-regardant les photos je note que dans parfumerie il y a fumerie...a recadrer peut-être..

On peut aussi humer l'air ambiant... (j'avais précédemment publié un billet titré : "l'hume des classes", histoire d'un voyage en TGV)

superbe Gilles, superbe.

La déchéance que vous montrez est très différente de la situation des familles Rroms récemment arrivées. Elles disent que leur vie ici vaut toujours mieux que celle qu'on leur fait subir en Roumanie - ou en Bulgarie. Vous pouvez voir que dans leur grand dénuement les enfants, comme les parents, savent trouver les moyens d'un  hygiène impeccable.

Merci Jean-Michel pour vos belles photos!

Elles sont magnifiques, Jean-Michel... Et le noir et blanc leur donne une force et un piqué formidables ! J'aime particulièrement la troisième: ce moment d'abandon...

j'ai eu l'impression un instant de marcher à vos cotés et dans vos pas je voyais ce que vous voyez poétique récit sur un desespoir annoncé de longue date . ne nous accomodons jamais de cette lente décomposition des hommes et des femmes qui sont pourtant sur ce même bateau que nous prenons tous les jours .

Sauvette ou le photojournalisme quotidien... Merci pour le regard. D'ailleurs un regard n'est-il pas aussi une soupape pour les eaux usées qui croupissent comme nos coeurs en fermentation devant ces spectacles, en off. Ma fille travaille actuellement au 115. C'est un numero reservé aux urgences, fondées entre autre sur la température extérieure et l'état de santé, elle a dû refuser toute une famille avec des enfants car il n'y a pas de place dans les foyers d'accueil gérés par le 115. Sachant que son mémoire de master etait sur les rroms comme exemple de l'échec d'une réelle politique européenne, qu'elle a vécu en Roumanie un an et demi et qu'elle suit à titre bénévole une famille rrom (papiers, rdv medicaux...), tu imagines quel crève-coeur ça peut être pour elle de ne pouvoir les faire accueillir dans un foyer. D'un côté, les seuils fixés sont bas, de l'autre il n'y a pas beaucoup de places

je ne sais que dire,

si, du bel ouvrage, belles photos me dérange un peu

+ 1111 ² etc

Patrigk, comme vous je n'aime pas trop l'expression "belle photo". Un truc acheté au "troisfoisrien" du coin et qu'on accroche au-dessus de la cheminée... Il peut arriver qu'une photo soit "bonne", pas à tout faire, mais à laisser un peu de la mémoire du temps.

Tout à fait d'accord...

A l'occasion, je tacherai de présenter les photos de mon frère LouiS ... il a un certain talent , et son métier lui a permis d'en faire un peu au 4 coins du monde, du Mexique, Afrique et en Chine ...il est pudique, l'humilité "prolétarienne-paysanne" surement

à bientot

Un regard qui me secoue car il me rappelle presque chaque fois que je ne sais pas bien voir. 

Il y a des personnes qui font de la musculation quotidiennement, d'autres qui s'emploient à muscler leur regard. C'est un exercice mental de regarder ce qu'on ne voit plus par négligence pressée. Comme l'écrivain tire son talent de l'accumulation de ses lectures, le photographe peut apprendre de la connaissance des photographies de ses maîtres. Jonasz bonnes secousses de fin d'année !

Moi, contrairement à Jonasz (ou du moins ce qu'il en dit), je crois que je sais voir, noter, enregistrer, mais je ne sais pas, comme toi, Gilles, répercuter... Je glane les images mais ne sait pas les saisir, et encore moins, ensuite, les montrer pour les donner à partager. Il faut dire que je ne suis pas photographe. Et les mots ne sont pas du tout le même genre d'outils que celui qui prolonge ton œil.

Quand je regarde tes images et que je pense à mes billets de "choses vues et bribes glanées" dans les transports en commun, les rues et les cafés, quand je compare le résultat... je me sens un peu amputée !  J'aurais tellement aimé...

Grain, rien ne sert de mettre en concurrence ton talent d'écriture et mes essais photographiques. J'utilise, avec le peu que je sais, les possibilités nouvelles que le numérique m'apporte. Pour la peine, voici quatre notations de cet après midi, rien que pour toi...

station Républiquestation République© Gilles Walusinski
Avenue de la RépubliqueAvenue de la République© Gilles Walusinski
Métro ParmentierMétro Parmentier© Gilles Walusinski
Métro République...Métro République...© Gilles Walusinski

Touchée-coulée, Gilles ! Embarrassé Comme elles sont belles et surtout... comme elles me parlent ! Tu sais, il ne s'agissait pas de "concurrence" pour moi !  Objectif et stylo ne sauraient rivaliser, ils ne jouent pas dans la même cour, comme on dit maintenant....Clin d'œil  Donc, non, pas d'idée de concurrence, là-dedans... plutôt la recherche d'une méthode de... complément possible ? Un  quatre mains image et texte à imaginer ? Innocent  Je ne sais pas... En tout cas, quatre fois merci pour ces quatre magnifiques images que tu m'as dédiées. La preuve par quatre de ton talent... et de ta générosité !

Grain,

et si tu sortais avec un appareil photo et t 'enjoignais d'en prendre disons 50 photos avant de recommencer le lendemain . Si tu musclais ton regard et le doigt qui appuit sur le bouton ...? tu serais sans doute étonnée de ton talent, de ta glane,  et cela je pense permettrai aussi de mieux aimer ce que font les autres  c est à dire en l'occurence Gilles.

"et cela je pense permettrait aussi de mieux aimer ce que font les autres, c' est à dire en l'occurence Gilles."

Ça, sans aucun doute, Kak ! Une sorte de faire-valoir, en quelque sorte ? Clin d'œil

Attention! Quand le fer va Loire, il rouille et pour la fête, vive l'eau ferrugineuse!

Absence Capitale.
Paris j't'aimais. Paris j'sais plus. Paris j'te vis .... Paris tu m'pourris. Paris tu pue mais Paris j'te souris. Paris j't'aime plus. Paris on te survit ... alors ... Paris pourquoi ? Paris on verra ? Paris tant pis. Paris sans moi, je ne suis pas vraiment là.

Merci Gilles pour cette ballade douce amère, plus amère que douce, superbe....

franchement je ne sait que penser de ton reportage ou tu donne quelque piécettes pour photographier la misére, notamment la photo ou je voit un enfant se cacher le visage, je pratique aussi la photo de rue, j'ai d'ailleurs déja penser à ce que tu fait mais je crois que je préfére dissocier les 2 choses soit je donne, soit je photographie. alors un brin de nausée, surtout à la lecture du texte, excuse-moi par avance je te livre mes pensées comme elle viennent, salutations.

On est libre de penser ce qu'on veut. Il ne s'agit pas d'échanger des "piécettes" contre des photographies. Il s'agit d'engager une conversation, de laisser Sauvette s'éloigner pendant que je négocie une autorisation. Mes moyens ne me permettent pas autre chose que des pièces mais je pense que donner à voir n'a pas de prix. Agir autrement serait voler leur image à des gens qui n'ont rien qu'on puisse leur voler. Préserver leur dignité est notre devoir commun et je me sens un peu seul devant le problème. Je me permets, dernière remarque, de souligner que je ne me cache pas derrière un pseudo, cher Agenda un tantinet bobo...

Avez vous réfléchi au sens que vous donnez "à la photo de rue"? Il y aurait une photo de boulevard, une photo de ruelle, une photo de sentier et bien entendu une photo en impasse? La rue serait-elle descendue dans le métro et la vérité au fond du puit? La photographie est le regard d'un auteur avec toute sa subjectivité et ses choix. L'auteur agit avec son éthique personnelle, influencé par sa culture et sa relation aux autres, à la ville, à la nature, aux objets. Un photographe qui part dans les rues, son arme à la main et ses certitudes bien accrochées, sans une idée de ce qu'il veut voir, n'est pas loin de ressembler au sniper qui tire dans le tas! Dès qu'on accole un complément au mot de photographie, on lui manque de respect et on ignore sa vraie nature!

la faux fixe

Oui mais la faux cille quand elle se marre d'eau?

Sauvette sera toujours là :

 

  1. Henri Cartier-Bresson - Wikipedia, the free encyclopedia

    en.wikipedia.org/wiki/Henri_Cartier-Bresson

    Cartier-Bresson's, The Decisive Moment, the 1952 US edition of Images à la sauvette. The book contains the term "the decisive moment" now synonymous with ...

  2.  

     

    The Decisive Moment - Magnum Photos - Search Result

    www.magnumphotos.com/C.aspx?VP3=SearchResult&ALID...

    FRANCE. The Val de Marne 'departement'. Joinville-le-Pont,... Henri Cartier- Bresson 1932. FRANCE. Paris. Avenue du Maine. 1932. Henri Cartier-Bresson ...

  3. Augenblick: The Concept of the 'Decisive Moment' in 19Th and 20Th ... - Page 125 - Google Books Result

    books.google.fr/books?isbn=0754660974

    Koral Ward - 2008 - Philosophy

    The Concept of the 'Decisive Moment' in 19Th and 20Th Century Western ... Chapter. Five. Henri. Cartier-Bresson's. Images. a. la. Sauvette. [Images. on. the ...

  4.  

     

    Images a la Sauvette (The Decisive Moment) by Henri Cartier ...

    theinvisibleagent.wordpress.com/.../images-a-la-sauvette-the-decisive...

    18 Apr 2009 – I spotted this gem of a book in a Paris bookshop window. This book is not to be confused with “The Indecisive Moment”.

  5. Images for images à la sauvette the decisive moment - Report images
  6.  

     

    CARTIER-BRESSON, Henri. Images à la sauvette. [The Decisive ...

    www.christies.com/.../cartier-bresson-henri-images-a-la-... - United States

    Images à la sauvette. [The Decisive Moment.] Paris: Verve, 1952. 4° (359 x 270 mm). 126 black and white photographs. Original pictorial boards with a design ...

  7.  

     

    henri - the decisive moment - 1952-1952 - Bookseller-supplied ...

    www.abebooks.com/book.../the-decisive-moment/.../pics/.../page-1/

    Results 1 - 10 – The Decisive Moment Cartier-Bresson's, The Decisive Moment, the 1952 US edition of Images à la sauvette. The book contains the term "the ...

  8.  

     

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    www.abebooks.com › Rare Book Room

    Images à la Sauvette or The Decisive Moment by Henri Cartier-Bresson 3. The Decisive Moment Henri Cartier-Bresson. A pioneer of photojournalism and the ...

  9.  

     

    Henri Cartier-Bresson: Images à la Sauvette (The Decisive Moment)

    www.photoeye.com/auctions/Auction.cfm?id=5890

    Images à la Sauvette (The Decisive Moment). Photographs and text by Henri Cartier-Bresson. Éditions Verve, Paris, 1952. 158 pp. First edition. Folio.

  10.  

     

    photoSIG » What is a Decisive Moment?

    www.photosig.com/go/forums/read?id=242007

    28 posts - 9 authors - 21 Aug 2009

    From the English title of one of his books, Images a la Sauvette. Bresson, himself, defined this as: ""The decisive moment, it is the simultaneous ...

  11.  

     

    Henri Cartire-Bresson / Images à la Sauvette (The Decisive Moment ...

    www.flickr.com/photos/shihlun/431235514/

    23 Mar 2007 – Images à la Sauvette (The Decisive Moment). Photographs and text by Henri Cartier-Bresson. Éditions Verve, Paris, 1952. 158 pp. First edition.

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Magnifique !

Une ballade à Paris, avec le spleen d'un Baudelaire et le regard d'un Victor Hugo, sur la misère des enfants Roms.

Pas de place dans des foyers ? Pour des enfants qui dorment dehors l'hiver.

Pas de place non plus dans les coeurs.

Le bitume d'une ville et l'éternité des photographies dans le gris nostalgique d'un paradis perdu, celui de l'humanité.

Etre humain. Ou comment le redevenir ? 

 

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