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De Damas à Homs, reportage Inrocks

Carnet de route en Syrie 

De Damas à Homs, notre reporter a pris le pouls d’un pays écartelé où la population tente de survivre au milieu des combats entre militaires et rebelles. 

Beyrouth. Je décide de passer d'abord par la capitale libanaise où il est plus facile d'obtenir un visa d'entrée qu'à Paris. A l'ambassade de France, on m'a fortement déconseillé de me rendre en Syrie. Le Quai d'Orsay ne veut pas de journalistes sur place : trop dangereux. L'ambassadeur de France a quitté Damas, il n'y a plus aucun journaliste occidental en Syrie.

A Beyrouth, je cherche des ressortissants syriens, des artistes. Zeid1, Libanais de 28 ans, est une figure de la scène alternative locale, peut-être le seul qui roule à vélo à Beyrouth. Il me donne rendez-vous dans un café Starbucks du centre-ville. Dès son arrivée, le rappeur demande à changer de lieu :

"Les recettes de Starbucks financent l'armée israélienne. Je ne veux pas cautionner cela, ce n'est pas bon pour mon pays."

Zeid est un artiste engagé. L'une de ses activités : la découverte et la promotion de nouveaux talents issus des printemps arabes qu'il veut faire évoluer sur la scène hip-hop. Sa dernière trouvaille, Youssef, un jeune rappeur qui a fui la Syrie. "J'ai quitté mon pays car j'en avais marre de l'arbitraire et de l'humiliation. La karama (la dignité - ndlr), c'est sacré, on ne peut pas vivre sans. Je ne pouvais pas non plus vivre sans dire ce que je pense et ressens."

Finalement, j'obtiens rapidement mon visa. Le gouvernement syrien commence à ouvrir ses portes aux journalistes. Le voyage entre Beyrouth et Damas se passe sans embûche. Les barrages de l'armée sont plus nombreux au Liban qu'en Syrie.

Damas est la plus ancienne capitale au monde. Depuis six mille ans, les peuples s'y mêlent. Contrairement à d'autres capitales, on n'y sent pas de stress. Dans le vieux quartier, les bâtisses sont resplendissantes, l'architecture arabe saisissante. On a l'impression qu'il ne se passe rien ici. Les terrasses des cafés sont bondées. Sur l'une d'elles, je m'installe à côté d'un groupe d'une dizaine de garçons qui jouent aux cartes et fument le narguilé en s'amusant. L'affection qu'ils portent les uns aux autres m'impressionne. Ils m'invitent à boire un thé et à partager leur narguilé. Ingénieurs, comptables ou chômeurs, ils ont entre 20 et 25 ans, un look branché. Ils me parlent de leur pays. Rien à voir avec le sentiment d'humiliation de Youssef, le rappeur réfugié à Beyrouth.

"Il ne faut pas croire tout ce que l'on dit à la télé. Nous vivons très bien ici, le monde entier est contre notre pays, le monde entier veut notre pays."

Tous se mettent à crier "Syrie forever". A côté du somptueux souk de la vieille ville, au pied de la grande mosquée des Omeyyades, une centaine de personnes, des chrétiens pour la plupart, manifestent leur soutien au régime. Ils crient : "Nous ne voulons pas la déstabilisation de la Syrie." Ou : "Tous derrière notre Président pour se protéger de l'ingérence étrangère, contre les groupes terroristes qui sèment la terreur." Une femme, croix en main, m'interpelle : "Depuis des siècles, des dizaines de communautés vivent ici en toute harmonie. La Syrie, c'est un miracle. Pourquoi veut-on nous déstabiliser ?"

Ce n'est pas à Damas que se concentre la contestation. Il faut se rendre dans les bastions de l'opposition, à l'ouest du pays. Qousseir est une ville fantomatique, en état de siège. A l'entrée, un check-point de l'armée. Des chars barrent la route. Des militaires filtrent soigneusement chaque passage. Ils arrêtent devant moi un homme avec un sac à dos plein à craquer, ouvrent son bagage, y trouvent on ne sait quoi et l'embarquent illico. Les militaires me déconseillent de franchir la zone tampon :

"Quand les rebelles vont voir que vous avez passé notre barrage, ils ne vont pas vous ménager."

Derrière le barrage, c'est une ville morte. Il est 11 h 30, tous les magasins sont fermés. Sur les statues des ronds-points, des inscriptions : "Mort au régime", "Nous ne voulons plus de Bachar el Assad." Me voilà sur la place habituelle des manifestations contre le régime. Un groupe de femmes squatte l'entrée d'une maison, le regard inquiet. "On nous a tué toutes nos vaches et brûlé nos fermes. On n'a plus de quoi vivre." Ce sont des mères de famille. "Au début, les manifestants réclamaient davantage de liberté. Aujourd'hui, la violence fabrique la violence, la haine crée la haine, on ne s'en sort plus..." Une dizaine de jeunes m'entourent. Il me faut m'expliquer, certifier que je suis journaliste. Visiblement, ils contrôlent le quartier. L'ambiance est tendue. Soudain, deux balèzes, le visage couvert par un foulard rouge et blanc, arrivent en moto : "Venez, on va vous emmener voir l'Armée libre de Syrie."

Nous sortons de la ville. Nous traversons des campements, des hommes en armes viennent renforcer le cortège. Nous coupons une route nationale où trois voitures accidentées demeurent abandonnées au milieu de la voie. Nous parcourons plusieurs kilomètres sur des chemins de terre. Des tirs retentissent au loin. Nous arrivons dans une ferme en pleine nature où se sont réfugiés des hommes de l'Armée libre de Syrie. Méfiants, ils hésitent avant de me donner une interview. Dans la pièce principale, plusieurs entrent et sortent en me fixant dans les yeux. Ils redemandent si je suis vraiment journaliste. Un homme plus âgé qui se présente comme le chef accepte de me parler.

"Bachar el Assad se prend pour Dieu, on n'en veut plus. C'est un régime fasciste qui assassine. Ils ont tué des médecins, des avocats... Même un pauvre jeune qui filmait les manifs avec son portable."

Plusieurs hommes se joignent à la conversation. "Dans les manifs, ils ont utilisé des batteries anti-aériennes contre la foule, les militaires tirent et s'ils ne le font pas, ce sont les policiers qui leur tirent dessus..." L'homme enturbanné hausse la voix : " Le régime provoque la guerre civile entre communautés..." Soudain, la conversation s'interrompt. On me demande de partir : l'armée régulière arrive. Je quitte Qousseir pour Homs, la deuxième ville rebelle de Syrie. Là aussi, la route est semée de barrages de l'armée. J'arrive en début d'après-midi. Il règne une drôle d'ambiance. Dans les rues, des gens courent : les rebelles viennent de tuer deux policiers au milieu de la voie. Une heure plus tôt, un bus de voyageurs a été mitraillé. Les habitants quittent le centre-ville à vive allure.

J'ai rendez-vous avec une famille chrétienne dans le quartier le plus dangereux de la ville qu'on appelait le quartier des touristes. Aujourd'hui, c'est le quartier de la mort. Sur tout le parcours, j'entends des tirs : panique dans une circulation anarchique, tout le monde veut rentrer chez lui le plus vite possible.

Rachid, mon hôte, m'attend avec inquiétude sur le pas de sa porte. Il me fait entrer à toute vitesse dans l'appartement. Il est à peine 15 heures, l'heure du couvre-feu. "J'ai eu très peur pour vous. Depuis hier, les fusillades s'intensifient. Nous sommes cloîtrés ici depuis midi, on n'a pas pu sortir pour acheter à manger." Réfugiées dans un quatre pièces, trois familles vivent dans la peur. Salima ne cesse de faire craquer ses phalanges : "La semaine dernière, nous avons dû fuir 'la rue de la mort' où nous habitons. Un soir, des terroristes ont défoncé la porte et nous ont fait partir pour s'installer et combattre l'armée."

Pendant la conversation, on entend toujours des tirs. Salima rassure la petite Nora qui sursaute au moins bruit. "Cette année, il n'y aura pas de Noël pour les enfants, on a reçu des messages d'avertissement dans les boîtes aux lettres, qui nous interdisent entre autres de décorer les façades de nos maisons." Rachid fume cigarette sur cigarette. "On ne vit plus. Dès la nuit tombée, ils coupent l'électricité pour pouvoir patrouiller dans les ruelles. Ils ne sont même pas d'ici. J'en ai vu un en combinaison noire, cagoulé, il avait un fort accent libanais. Il donnait des ordres aux autres en disant que c'était lui, l'armée. Il y a deux jours, ils ont tué d'une balle dans la tête l'un de mes amis : il ne voulait pas leur donner sa voiture. A l'intérieur de sa VW, ils ont trouvé un drapeau syrien, ils l'ont enroulé dedans et l'ont laissé sur le trottoir."

La femme de Rachid renchérit : "Ces gangs tirent sur l'armée et les gens pour semer la terreur. On vit l'enfer depuis début novembre, cloîtrés dans nos maisons avec la crainte perpétuelle de recevoir une balle à travers les fenêtres."

Il est 19 heures, Rachid est gêné de devoir me demander de partir : "S'ils apprennent que nous parlons à un journaliste, c'est fini pour nous !"

Il m'accompagne dans une maison vide dont il a les clés. Dehors, les tirs d'armes automatiques accompagnent le bruit des bombes. Pas un chat dans les rues noires. Nous rasons les murs sans faire de bruit. Homs, la nuit, c'est le théâtre de la guerre. Je dors dans l'angoisse des tirs qui se rapprochent toujours plus près. Le jour se lève à 6 heures. Toujours personne dans les rues. A partir de 9 heures, quelques véhicules commencent à circuler, des bus scolaires à peu près vides. Dans l'école proche de la maison, une classe sur deux semble abandonnée. Dans la salle de cantine, réunis autour du chauffage à bois avec des parents fatigués, des professeurs sont au chômage technique faute d'élèves. Une maman tremble encore : à 2 heures du matin, Fatima a vu la mort de près. Un tir de lance-roquettes a détruit la façade de son appartement.

"L'Apocalypse ! On entendait des rafales de tirs, puis cette bombe a frappé notre maison. On ne sait pas qui a tiré. Nous sommes tous terrorisés. Ce matin, quand j'ai amené mon fils à l'école, il y avait des morts partout dans les rues, des voitures brûlées. J'ai failli rentrer mais je ne vais pas empêcher mon fils d'aller à l'école."

La dame m'emmène constater les dégâts. Il est 11 heures, tous les commerces sont fermés excepté une boulangerie où plusieurs personnes font la queue. Nous sommes dans l'ancienne rue des Touristes rebaptisée rue des Morts. Partout au sol des flaques de sang. Nous arrivons au domicile de Fatima. Solidaires, des voisins tentent de réparer les dégâts. L'appartement de Fatima est à quelques mètres d'un camp retranché de l'armée, un centre commercial transformé en caserne. De loin, les militaires ont détecté la présence d'un étranger. Ils viennent vers nous, kalachnikov au poing. Tout le monde a peur. Ils m'emmènent au poste pour une vérification d'identité.

Les militaires ont les traits tirés, n'ont pas dormi de la nuit. Dans le bureau du chef, des tasses de café entassées et des cendriers pleins. J'en profite pour poser des questions sur la nuit de combats. Le chef accepte de parler avec moi : "Hier, nous avons reçu seize tirs de lance-roquettes. Comme les tireurs ne savent pas viser, les obus atterrissent chez des habitants." Je lui rétorque que selon les opposants, c'est l'armée qui tue la population.

"Nous, nous tuons les terroristes. Hier, des dizaines de combattants venus du Liban ont investi le quartier pour en découdre avec nous, ils s'habillent en militaires et sèment la terreur. Nous avons passé une nuit infernale."

Il me montre des fragments de bombes et s'exclame : "Quel intérêt aurions-nous à tirer sur la population ? Nous serions tellement mieux dans nos casernes, nous ne voulons pas la guerre civile." Je sors de la caserne improvisée et reprends mon périple dans la rue des Morts. Un commerçant que j'avais croisé souhaite me parler. Il m'emmène dans son local et ferme le rideau de fer : "Regardez, il y a eu des tirs dans mon magasin. On n'en peut plus de cette situation. La population est prise en otage. On ne veut plus vivre tous les soirs une guerre sans pitié."

Je quitte Homs sur une vision atroce : un corps, sur le trottoir, découpé en morceaux. Des passants vont et viennent sans y prêter attention.

Karim Baïla

Lu sur

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/74230/date/2011-12-19/article/carnet-de-route-en-syrie/

Autres informations sur la Syrie sur le Guardian

 

 

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/dec/23/syria-bloodshed-in-damascus-editorial

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/dec/23/iraq-conflict-powerful

http://www.independent.co.uk/news/world/africa/britains-new-year-resolution-intervene-in-somalia-6280391.html

 

Tous les commentaires

/12/2011, 14:32 par Claude RIBEYROL

Bonjour à tous mes proches du Club de la Honte de Mediapart.

Après 10 jours d'absence (vacances chez les grands-bretons), revoilà à l'identique la même situation ici, avec les petits télégraphistes otanesques de service toujours à l'aise dans leurs rangers.

La "rédaction de Mediapart" sent bon le sable chaud (comme ça fait du bien après la grisaille humide!).

La presse d'Outre-Manche (Guardian, The Independent), en général plus cynique mais beaucoup plus instructive que la notre, titre sur la situation en Irak (le cauchemar absolu encore et toujours) et ses liens avec la situation syrienne, ou encore annonce l'intention de Cameron d'intervenir en Somalie (la fuite en avant dans la guerre, encore et toujours, comme solution aux maux de nos sociétés).

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/dec/23/syria-bloodshed-in-damascus-editorial

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/dec/23/iraq-conflict-powerful

http://www.independent.co.uk/news/world/africa/britains-new-year-resolution-intervene-in-somalia-6280391.html

Bonne lecture !

Et chantons tous ensemble : Oh! What a Lovely War !

Une autre vision de la situation en Syrie, proche de ce que j'ai entendu de vive voix. Merci d'avoir posté ce reportage courageux.

 

Mediapart ne fait que relayer la propagande officielle - il faut se souvenir qu'Edwy Plenel a participé au rabaissement du niveau intellectuel du Monde, et il sert la même soupe ici avec son fétiche Antoine Perraud.

Mhjozoux

Mais que fait Bernard Henri Levy, pas d'articles dans la règle du jeu sur la condition des femmes saoudiennes, seules la condition des femmes iraniennes l'emeut....

Avec Bernard Henri Levy, vous pouvez voiler, fouetter, oppresser le droit des femmes si vous êtes ami des Etats Unis et d’Israël...

 

***

 

 

Coups, menaces et purge à Al Jazeera - Bruxelles

 

COMMUNIQUE DE PRESSE. Selon des sources dignes de confiance, un responsable d'Al Jazeera en poste à Bruxelles a tabassé, licencié et menacé un reporter qui a voulu déjouer une manipulation médiatique fabriquée par Al Jazeera à propos de la Syrie.

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Syrie: manifestations pro-Assad dans plusieurs villesDossier: Contestation en SyrieSyrie

Syrie

© REUTERS/ Khaled al-Hariri19:57 30/12/2011

DAMAS, 30 décembre – RIA Novosti

Des manifestations de soutien au régime du président syrien Bachar el-Assad se sont tenues vendredi 30 décembre en Syrie, rapporte l'agence d'information syrienne SANA.

Selon l'agence, des "manifestations spontanées", dont les participants revendiquaient "une solution nationale" de la crise en Syrie et un "vaste programme de réformes initié par le président Assad", ont eu lieu dans plusieurs villes syriennes, notamment à Alep, à Homs, à Lattaquié, à Tartous, à Suweyda et dans les environs de Damas.

Les manifestants ont annoncé leur volonté de résister à "la conspiration contre la Syrie, à la pression et à la campagne de diffamation" dirigée contre la Syrie, et ont rejetté toute ingérence extérieure dans les affaires du pays.

En outre, les protestataires ont exigé que les observateurs arabes, actuellement en visite en Syrie, soient "précis et professionnels, en annonçant que ce sont les groupes terroristes qui assassinent des innocents et commettent des actes de sabotage contre les propriétés privées et publiques".

Depuis mi-mars, la Syrie est secouée par un mouvement de contestation du régime de Bachar el-Assad. Selon l'Onu, la répression de la révolte y aurait déjà fait au moins 5.000 morts. Damas dément ce chiffre et affirme que le pays est en proie à des bandes armées financées depuis l'étranger.

Un groupe d'observateurs arabes, dirigé par le général soudanais Ahmed Moustafa al Dabi, est arrivé à Damas le 26 décembre. L'objectif de la mission consiste à évaluer la situation sur place, à déterminer les responsables de la mort de civils et à s'assurer que le gouvernement syrien essaie véritablement de régler pacifiquement la crise et de faire cesser l'effusion de sang.

*Syrie: UN RAPPORT... ET UNE NOUVELLE GUERRE !

24 Décembre 2011

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La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, s'est félicitée des conclusions du rapport de la Commission d'enquête sur la Syrie, créée, à l'initiative du Haut Commissaire du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, une juriste sud-africaine, Navy Pillay(Photo ci dessus).

Clinton a, en effet, de quoi féliciter Mme Pillay et se réjouir, puisque les conclusions de ce rapport préconisent, de façon, à peine voilée, une intervention militaire, en Syrie, en proie, selon la Secrétaire, aux risques de l'éclatement d'une "guerre civile". Le fait de déterminer, dans des instances onusiennes, que la situation, en Syrie, peut être qualifiée de guerre civile, ouvre, en effet, la porte à une intervention militaire ONU/OTAN, pour protéger les populations civiles.

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Actuellement, ce sont des escadrons de la mort, constitués, majoritairement, de mercenaires payés par les dictatures monarchiques du golfe Persique et entraînés par des forces spéciales US/GB/France/Israël, en Turquie et au Liban Nord, qui terrorisent les populations civiles, s'attaquent à l'armée et aux forces de sécurité.

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Les pays qui soutiennent ces opérations ne se cachent, d'ailleurs, plus, comme pour la Libye, pour reconnaître leur soutien, que ce soit logistique ou financier, et ont annoncé, à plusieurs reprises, leur objectif :

changement de régime, à Damas, en totale violation de la Charte de l'ONU et du Droit International.

Il s'agit donc, juridiquement, d'actes de terrorisme planifiés, organisés, et soutenus, par des États étrangers, pour renverser le régime en place, et non d'une guerre civile, comme annoncée par Pillay/Clinton et consorts.
Hilary Clinton

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La Russie, échaudée par........

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Plus: http://www.algerienetwork.com/info/international/monde-arabe/moyen-orient/11574-syrie-un-rapport-puis-une-nouvelle-guerre-.html

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Lorsqu'Assad parle de menaces d'explosion en Syrie, la presse aux ordres veut nous faire croire que c'est lui qui profère des menaces personnellement. Hors, Assad, même avec le clan dont il n'est qu'un symbole, une figure de proue, ne peut rien sur cette immense région dont nous méconnaissons piteusement les forces, les ressorts et les dangers.

 

Si certains pensent qu'ils vont pouvoir dépecer tranquillement la Syrie et ses alentours comme ils le font pour le moment en Libye, ils vont déchanter très vite, mais ce sera trop tard pour les nombreuses victimes syriennes...

@Mhjouzoux

Qu'ils prenennt tous leurs responsabilités....

 

Washington s'inquiète de la campagne de recrutement d'Al-Qaida en Libye

Al Manar (Liban) retranscrit un interview de Gilles Munier par Cherif Abdedaim sur une éventuelle troisième guerre mondiale et le projet de démembrement du monde arabe .

La balkanisation du monde arabe

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=43906&frid=18&cid=18&fromval=1&seccatid=37

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Mere-Agnes_Mariam_de-la-croix.220911.htm

Syrie : Une guerre civile ne profiterait qu'à Israël
Mère Agnès-Mariam de la Croix


Voir et explorer :

Pierre Piccinin

Pour une pluralité d'analyse, à contrôler.

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