Dim.
31
Aoû

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Guantanamo, symbole d'une décennie d'atteinte aux droits de l'homme !

870186_3_950e_prisonniers-du-camp-x-ray-
Combinaison orange, sac noir sur la tête, mains menottées... L'arrivée, le 11 janvier 2002 sur la base navale américaine de Guantanamo, dans le sud de Cuba, d'une vingtaine de détenus venus d'Afghanistan, a marqué tous les esprits. Ils étaient les premiers "combattants ennemis" interpellés dans le cadre de "la guerre globale contre le terrorisme" de l'administration de George W. Bush, en représailles aux attentats meurtriers du 11 septembre 2001 à New York et Washington. Les enclos en grillage métallique à ciel ouvert du camp X-Ray dans lesquels ils ont été incarcérés ont laissé place à des camps en dur, où ont été détenues 779 personnes, selon les autorités américaines, la plupart sans inculpation ni jugement.

 

En dépit des promesses du président américain Barack Obama de fermer la prison, Guantanamo compte encore, dix ans après son ouverture, 171 hommes. Tâche noire dans la conscience américaine, Guantanamo est devenu un symbole. "Ce n'est pas seulement le symbole d'abus et de mauvais traitements", explique Rob Freer, chercheur de l'organisation Amnesty International, "c'est le symbole d'une atteinte aux principes internationaux des droits de l'homme".

Disparitions forcées, mises au secret prolongées et autres formes de détention arbitraire, transferts clandestins d'un pays à l'autre ("restitutions"), absence de procès ou procès inéquitables devant des commissions militaires : la liste des atteintes aux droits de l'homme est longue, estime Amnesty International. Les Etats-Unis ont tissé, en toute impunité, un système de procédures extra-judiciaires dont ils ont aujourd'hui du mal à démêler les fils et envers lequel ils se refusent encore à rendre des comptes.

 

>> Le rapport d'Amnesty International : "Guantanamo, Etats-Unis : une décennie d'atteinte aux droits de l'homme" (en anglais)

 

>> Le point de vue de Reed Brody, conseiller juridique de Human Rights Watch : "Le respect des droits a regressé aux Etats-Unis"

 

CONCEPT DE "GUERRE GLOBALE CONTRE LE TERRORISME"

 

Après les attentats du 11-Septembre, l'administration Bush déclare une "guerre globale contre le terrorisme", concept qui va justifier un ensemble de violations des droits humains. Pour mener à bien cette entreprise, le président américain se voit conférer par le Congrès, aux termes de la résolution sur l'autorisation du recours à la force armée votée le 14 septembre 2001, des pouvoirs élargis pour utiliser la force contre les "nations, organisations ou personnes" ayant des liens présumés avec les attaques du 11-Septembre ou de futurs actes de terrorisme international.

 

Dans un rapport publié à l'occasion du 10e anniversaire de Guantanamo, Amnesty International indique que "l'administration Obama a largement adopté ce cadre de référence, qui est aujourd'hui validé par une large part du pouvoir exécutif du pouvoir américain".

CONCEPT DE "COMBATTANT ENNEMI"

 

Les prisonniers capturés dans le cadre de la guerre contre le terrorisme et détenus à Guantanamo et dans d'autres prisons secrètes de la CIA sont qualifiés de "combattant ennemi". Cette catégorie, exhumée par l'administration Bush d'une décision de 1942 de la Cour suprême et instituée dans le Patriot Act du 26 octobre 2001, vise à soustraire les suspects à la protection de la convention de Genève. Dans une directive présidentielle du 7 février 2002, le président Bush confirme qu'aucun détenu taliban ou membre d'Al-Qaida, ne faisant pas partie d'une armée traditionnelle, ne sera considéré comme un prisonnier de guerre.

 

Ainsi, l'article 3 commun aux Conventions de Genève de 1949, qui interdit notamment les procès iniques, la torture, la cruauté et les "atteintes à la dignité de la personne, notamment les traitements humiliants et dégradants", ne s'applique pas à leur cas. Cette qualification permet également à l'administration de justifier qu'elle peut garder indéfiniment, à l'isolement, un "combattant ennemi" sans chef d'accusation.

 

Ce n'est que le 12 juillet 2006 que George W. Bush ordonne l'application des conventions de Genève à Guantanamo. L'administration Obama abandonne définitivement en mars 2009 la qualification d'"ennemi combattant". Dans son discours sur la sécurité en mai 2009, le président Obama soutient en revanche la détention de certains détenus sans jugement et pour une durée illimitée. Selon son administration, 48 détenus ne peuvent être ni libérés ni jugés, mais doivent être maintenus en détention illimitée.

 

>> Les conventions de Genève sur le site du Comité international de la Croix-Rouge

 

GUANTANAMO ET L'EXTRATERRITORIALITÉ

 

Le 13 novembre 2001, le président Bush promulgue un décret militaire "Détention, traitement et jugement de certains ressortissants étrangers dans la guerre contre le terrorisme", ordonnant au secrétaire à la défense de trouver "un lieu approprié" pour maintenir en détention des étrangers sans inculpation et pour une durée illimitée. La base militaire que les Américains louent à Cuba dans la baie de Guantanamo, en vertu d'un traité américano-cubain de 1903, dispose du caractère extraterritorial qu'ils recherchent.

 

N'étant pas détenus sur le sol des Etats-Unis, les prisonniers de Guantanamo ne disposent ainsi pas des droits garantis par la Constitution des Etats-Unis. Une note du ministère de la justice au Pentagone datée du 28 décembre 2001 confirme que, du fait de l'extraterritorialité de Guantanamo, les cours fédérales n'ont pas compétence pour examiner les requêtes en habeas corpus (légalité de la détention) déposées par les "étrangers ennemis" qui y sont incarcérés.

 

>> Infographie : "Le centre de détention de Guantanamo"

 

>> Portfolio : "Visite sous surveillance à Guantanamo"

 

 

La prison de Bagram se situe sur la base aérienne américaine du même nom en Afghanistan.

La prison de Bagram se situe sur la base aérienne américaine du même nom en Afghanistan.DR

 

LES "SITES NOIRS" DE LA CIA

 

L'Agence centrale américaine de renseignements (CIA) reçoit, dès le 17 septembre 2001, l'autorisation du président Bush de mettre en place un programme de détention hors des Etats-Unis. A partir de novembre 2001, des membres importants d'Al-Qaida seront détenus et interrogés, hors du sol américain, dans des prisons secrètes ("sites noirs")de la CIA. Dans un rapport publié en août 2005, Amnesty International estimait que près de 70 000 personnes auraient ainsi été détenues au secret. L'existence de prisons secrètes en Afghanistan et en Europe notamment est attestée en novembre 2005 par le Washington Post.

 

D'autres suspects de terrorisme, plus ordinaires car n'étant pas des dirigeants connus d'Al-Qaida, sont transférés à l'étranger dans le cadre de transferts exceptionnels de prisonniers ("restitutions"). Ils sont remis à des gouvernements étrangers pour que ceux-ci s'en "occupent". De nombreux pays vont être impliqués : Egypte, Syrie, Arabie saoudite, Jordanie, Afghanistan mais également des pays européens.

 

L'existence des "sites noirs" est confirmée, pour la première fois, à la suite de l'ordre donné le 6 septembre 2006 par le président Bush de transférer vers Guantanamo quatorze personnes incarcérées depuis quatre ans et demi au plus dans ces "sites noirs". Le 20 juillet 2007, le président Bush signe un décret autorisant et soutenant les détentions secrètes. Lors de son investiture en janvier 2009, le président Obama abolit les prisons secrètes de la CIA.

 

>> Infographie : Les prisons et vols secrets de la CIA

 

>> Compte rendu : "Comment la CIA transportait en secret des terroristes présumés"

 

>> Les faits : "Des 'restitutions illégales' de la CIA pratiquées en Europe après 2001"

 

LA LÉGALITÉ DE LA DÉTENTION (HABEAS CORPUS)

 

L'extraterritorialité de la prison de Guantanamo va être utilisée par l'administration américaine pour justifier le refus fait aux prisonniers de Guantanamo du droit de contester leur détention auprès des cours fédérales de justice américaines, par le biais des requêtes en habeas corpus. Cette politique est remise en cause par la Cour suprême le 28 juin 2004, dans l'affaire Rasul contre Bush.

 

En réponse, le gouvernement américain promulgue, le 17 octobre 2006, une loi instaurant de nouveaux tribunaux militaires d'exception, les "commissions militaires", qui prive les tribunaux américains de la compétence d'examiner les requêtes en habeas corpus déposées par des "combattants ennemis" étrangers détenus par les Etats-Unis dans le monde entier. Cette loi est déclarée inconstitutionnelle par la Cour suprême des Etats-Unis, qui réaffirme le 12 juin 2008 le droit des personnes détenues en tant que "combattants ennemis" à contester la légalité de leur détention devant un tribunal fédéral américain dans l'arrêt Boumediene contre Bush.

 

 

Saber Lahmar, ressortissant algérien, a été détenu à Guantanamo de 2002 à 2008. Il vit en France depuis novembre 2009.

Saber Lahmar, ressortissant algérien, a été détenu à Guantanamo de 2002 à 2008. Il vit en France depuis novembre 2009.AFP/PATRICK BERNARD

 

Lakhdar Boumediene et cinq co-détenus algériens voient ainsi leur requête examinée par la cour fédérale du district de Columbia, qui ordonne la remise en liberté de cinq d'entre eux, le 20 novembre 2008.

 

>>> "Je vis en France comme dans un grand Guantanamo", le récit de Lakhdar Boumediene et Saber Lahmar

 

LES COMMISSIONS MILITAIRES

 

Le décret militaire "Détention, traitement et jugement de certains ressortissants étrangers dans la guerre contre le terrorisme" du 13 novembre 2011 institue des commissions militaires chargées de juger, en dehors du système judiciaire, les détenus de la guerre contre le terrorisme. Invalidées par la Cour suprême le 29 juin 2006, elles seront réinstaurées par la loi relative aux commissions militaires, promulguée le 17 octobre 2006, qui autorise le président à mettre en place un nouveau système de commissions militaires pour juger les détenus de Guantanamo.

 

Selon le Pentagone, depuis 2002, six détenus ont été déclarés coupables par des commissions militaires. Le premier détenu condamné par une commission militaire est le ressortissant australien David Hicks, en mars 2007. Les organisations internationales n'ont cessé de dénoncer la mise en place de ces tribunaux d'exception qui ne remplissent ni les critères d'indépendance vis-à-vis du pouvoir politique ni les principes d'équité des procès. Elles dénonçent par ailleurs, à l'instar d'Amnesty International, l'application de la peine de mort au sein de ces instances extra-judiciaires.

 

Le 22 janvier 2009, le président Obama signe un décret prévoyant une interruption de toutes les procédures engagées devant des commissions militaires. Il revient sur sa décision le 5 mai 2009, mais précise que ces commission ne peuvent plus retenir de preuves obtenues sous la torture. Abd-Al-Rahman Al-Nachiri, le cerveau présume de l'attentat contre l'USS Cole en 2000 au Yémen, le 9 novembre 2010, est le premier prévenu à être renvoyé devant la justice militaire sous Obama. Cinq détenus accusés d'implication dans les attentats du 11-septembre, dont le cerveau présumé Khaled Cheikh Mohammed, devraient également être jugés devant une commission militaire. Le gouvernement a confirmé vouloir la peine de mort dans cette affaire.

 

>>> Les faits : "Guantanamo : les tribunaux militaires d'Obama entament leurs travaux"

 

>>> Portrait : "Khaled Cheikh Mohammed : le cerveau du 11-Septembre"

 

 

Le président américain a finalement accepté d'organiser à Guantanamo, devant un tribunal militaire, le procès du cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, Khaled Cheikh Mohammed. "KSM" a subi la technique du "waterboarding" 183 fois.

Le président américain a finalement accepté d'organiser à Guantanamo, devant un tribunal militaire, le procès du cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, Khaled Cheikh Mohammed. "KSM" a subi la technique du "waterboarding" 183 fois.AFP

 

LE RECOURS À LA TORTURE

 

Au nom de la "guerre globale contre le terrorisme", l'administration Bush a autorisé le recours à des "techniques d'interrogatoire améliorées", qui ont été qualifiées d'actes de "tortures" et "des actes cruels, inhumains et dégradants" par les organisations internationales. Ce sont notamment les conclusions tirées par le Comité international de la Croix-Rouge, dans un document de février 2007 portant sur les traitements infligés aux membres présumés d'Al-Qaida dans les prisons secrètes de la CIA.

 

La commission des forces armées du Sénat américain a par ailleurs accrédité la thèse de l'existence d'un "plan systématique" mis en place par l'administration Bush, en révélant, en décembre 2008, que "de hauts responsables du gouvernement des Etats-Unis ont sollicité des informations sur la façon d'employer des méthodes agressives, ont redéfini la législation afin de leur donner l'apparence de la légalité puis autorisé leur usage contre les détenus".

 

Le type de sévices infligés lors des interrogatoires et détentions a fait l'objet de mémorandums de l'administration américaine. A titre d'exemple, une note du ministère de la justice adressée à la CIA le 1er août 2002 autorisait l'agence à employer dix techniques d'interrogatoire sur la personne d'Abu Zubaydah, détenu secrètement par la CIA depuis fin mars 2002. Ces techniques incluent des positions inconfortables, les privations de sommeil, la détention dans un espace trop petit et le "waterboarding" (simulacre de noyade).

Clip d'Amnesty International sur la pratique du "waterboardin

Le 2 décembre 2002, le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, a lui-même approuvé, titre politique", un certain nombre de méthodes d'interrogatoire à Guantanamo, notamment faire porter une cagoule au détenu, le déshabiller, le priver de ses sens, le placer à l'isolement, l'obliger à rester dans des positions inconfortables et utiliser des chiens pour "induire un état de stress". Le recours à ces "techniques d'interrogatoire améliorées" est attesté par des vidéos d'interrogatoires de la CIA menés en 2002, détruites par l'agence mais dont le directeur de la CIA lui-même a révélé l'existence en décembre 2007.

 

Dans une loi de 2005 relative au traitement des détenus, le président Bush va finalement prohiber tout traitement cruel, inhumain ou dégradant, entendu au sens de la législation américaine, moins restrictive que celle du droit international. L'administration Obama abolit dès 2009 la torture et le "waterboarding", tout en autorisant les techniques d'interrogatoire prévues par le "manuel de terrain de l'armée", à l'instar de la privation de sommeil, de l'isolement prolongé et de la peur.

 

>> Les faits : "George W. Bush aurait personnellement autorisé le waterboarding"

 

 

 

>> Les faits : "L'administration Bush responsable des tortures de "prisonniers combattants", selon le Sénat

 

>> Compte rendu : "La torture dans les prisons de la CIA décrite par la Croix-Rouge internationale"

Hélène Sallon

Lu sur le Monde.fr

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/01/11/guantanamo-symbole-d-une-decennie-d-atteinte-aux-droits-de-l-homme_1627284_3222.html

Tous les commentaires

12/01/2012, 09:04 | Par JP Chenet

                            tmp_bebe618d51ea76de923a60dafb74ddec.gif
Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font
                    (Lc 23,33-34

12/01/2012, 12:09 | Par Attentive en réponse au commentaire de JP Chenet le 12/01/2012 à 09:04

Cette photo m'interpelle énormément, ainsi que votre commentaire. Que voulez-vous signifier par rapport au billet de ce blog ?

12/01/2012, 09:28 | Par jean michel PARIS

"c'est le symbole d'une atteinte aux principes internationaux des droits de l'homme"

Avec Guantanamo, les Bush ont, pour longtemps, rendu service à tous les bourreaux, dictateurs et petits chefs du monde entier. Ces types devraient être traduit devant la justice internationale pour crimes contre l'humanité.

12/01/2012, 11:07 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de jean michel PARIS le 12/01/2012 à 09:28

Bonjour Jean Michel

C'est une aberration !!!

  je n'ai pas une vision manicheenne du peuple américain. Où sont les défenseurs des libertés de ce pays ? Quels moyens ont les instances internationales pour empêcher ces dérives monstrueuses et ces atteintes aux droits de l'homme !!

12/01/2012, 15:18 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 12/01/2012 à 11:07

Giulietta

n'oubliez pas que Bush et ses complices sont des créationnistes opportunistes, fanatisés par des Billy Graham et autres prophètes made in usa.

On est loin, très loin de Roosevelt!

12/01/2012, 16:28 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de jean michel PARIS le 12/01/2012 à 15:18

Jean Michel Paris

L'inventeur de la religion a crée un sacré foutoir ! Cette famille et les faucons doivent payer devant un tribunal.

Ils n'ont plus de crédibilité à l'Onu, pour demander le respect des droits de l'homme aux autres !

12/01/2012, 13:13 | Par JP Chenet en réponse au commentaire de jean michel PARIS le 12/01/2012 à 09:28

  C'était un tableau qu'appréciait énormément le grand TOLSTOÏ et qui est en effet très expressif et fort peu "religieux" ou "saint sulpicien " au demeurant. La phrase qui l'accompagne je voulais lui donner le sens d'une interpellation du peuple américain au nom duquel sont commis des crimes qui ferait rougir de honte toutes les inquisitions du monde.C'est aussi une description de l'épouvantable souffrance infligée à des gens au nom d'une loi elle aussi paradoxalement "religieuse" la Loi du talion.

      Jamais des criminels mêmes nazis n'avaient été traités de cet façon au vu et au sus de tout le monde démocratique ce genre de méthode était bien sûr pratique courante mais jamais légalement.Ben Laden est vaincu et son mouvement est une chose du passée...  mais il reste les geôles bâties, comme un avertissement , dans un pays qui lui aussi a eu beaucoup à souffrir des américains. 

       L'apparence religieuse de tout cela ne doit pas cacher la profonde signification humaine de la religion que Marx avait remarqué et décrit comme "le soupir de la créature opprimée et l'âme d'un monde sans coeur" auquel fait immédiatement penser ce qu' au nom de quoi un état démocratique martyrise des milliers de personnes.En enfermant des gens sur de simple soupçon , il donne tout a fait tort aux gens qui pensaient que les résistants islamistes étaient des barbares puisque ceux-ci retournent simplement la barbarie et n'en ont pas eu l'initiative. On ne peut pas appeler barbares ceux qui luttent contre la barbarie. Du moins on ne peut pas faire semblant de ne pas les comprendre. Les américains n'ont eu que ce qu'ils méritent disait  Arlette Larguillier....on l'a connu moins perspicace.

12/01/2012, 14:06 | Par Attentive en réponse au commentaire de JP Chenet le 12/01/2012 à 13:13

@JP Chenet

Merci pour votre réponse. Le tableau "frappe" fort, en effet. Loi du talion, c'est vrai.

Les USA bénéficient de la mansuétude d'une majorité de "démocraties" en la matière.

 

12/01/2012, 16:31 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de JP Chenet le 12/01/2012 à 13:13

@JP Chenet

Si je vote pour une partie de  votre commentaire, je vous remercie de m'épargner à l'avenir toutes images religieuses.

merci

12/01/2012, 16:52 | Par JP Chenet en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 12/01/2012 à 16:31

 C'est une oeuvre d'art et en tant que telle elle n'a rien de religieux. Comme d'ailleurs "l'origine du monde" n'a rien de pornographique. Voulez vous faire comme "facebouc" qui prohibe certaines oeuvres d'art d'ou comme tout bon américain ils ne voient que le motif. De plus je ne vous épargnerais rien puisque vous ne nous épargnez rien de votre part c'est d'ailleurs comme ça qu'on doit communiquer.

   Comment pouvez vous vous occupez de Guantanamo alors que vous détestez les résistants islamistes?....

17/01/2012, 23:18 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de JP Chenet le 12/01/2012 à 16:52

@JP Chenet

si c'est une œuvre d'art ok...mais le verset ne fait pas partie de l’œuvre...

Je défends un principe  universel celui des droits de l'homme et des libertés.

Guantanamo me révolte au plus profond de mon être...!

 

Je ne considère pas les extrémistes islamistes comme des résistants. La résistance n'a pas besoin de religion, bien au contraire  !

12/01/2012, 18:08 | Par fiesole

GIULIETTA, j'aurais une ou deux questions à te poser :

Nous savons que ce sont les soldats étasuniens qui ont pris eux-mêmes; des photos de leurs "exploits" dans les prisons iraquiennes.

Mais là sur la première vidéo faisant référence à un journaliste emprisonné à Guantanamo, qui a pris ces instantanés que j'ai d'ailleurs du mal à regarder sereinement ?!

D'autre part comment se fait-il que la Syrie de ce "cher" Bachar Al Assad ait été complice de la CIA dans des détentions hors territoire étasunien ?

 

17/01/2012, 23:00 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de fiesole le 12/01/2012 à 18:08

Bonjour Fiesole

Bonnes questions.

Je  ne sais pas. Comme j'ignore qui a pris les  photos Abu Ghraib.

Je pense à un montage de plusieurs clichés, voir les liens

http://www.antiwar.com/news/?articleid=8560

http://www.fil-info-france.com/actualites-monde/prisonniers_de_guantanamo_actualite_fil-info-france_2009.htm

Je ne connaissais pas le rôle  d'Assad avec la CIA pour les prisonniers irakiens. Assad est proche des Chiites, il a peut-être soutenu ces horreurs par intérêt. Kadhafi aussi a torturé les islamistes.

Je suppose qu'ils sont un problème, car ils déstabilisent les frontières.

Les islamistes existent. Ils n'ont aucun scrupule   à tuer, des civils,  comme ils l'ont fais en Algérie.

Au  Bahreïn les sunnites minoritaires massacrent les chiites en révolte. Nous n'allons sortir de ce bordel inter religieux transposés sur des réserves de matières premières naturelles..

 

18/01/2012, 18:37 | Par fiesole en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 17/01/2012 à 23:00

Giulietta,

En 2006 un Syrien proche du parti baas de Bachar Al Assad me disait déjà que les islamistes (je ne sais pas trop de quelle tendance ?!) étaient "liquidés" par le pouvoir dans certaines régions en plein pays et pas seulement aux frontières, pour faire revenir l'"ordre" et que c'était très efficace !!

18/01/2012, 23:34 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de fiesole le 18/01/2012 à 18:37

@Fiesole

Ils font tous ça..

La perversion de l'impérialisme est de mettre des modes de gouvernance de dictature et d'unifier les tribus ou d'éteindre la religion, le métier des dictateurs de l'impérialisme est aussi d'assurer la sécurité et la sécurité,  de ces régions gorgées de matières premières alimentant le monde entier,  où aucune branche religieuse n'est d'accord, et penserait des siècles à se taper dessus.

D'où la preuve que la laïcité est la meilleure arme pour la paix...

Ils ont des réponses radicales pour stopper tous mouvements pouvant  déséquilibrer l’ordre.

Nous avons le retour de bâton avec la radicalisation, dictature militaire contre islamistes, je ne suis pas certaine que les peuples vont gagner au change...

Mais apparemment ils sont demandeurs de conservatisme, de charia, de lapidation( voir la demande et le vote  égyptienne)

La conjoncture de la Syrie est l'inverse de l'Irack.

Saddam était sunnite (majorité du courant musulman). Les américains ont chassé les sunnites du pouvoir et ont mis les chiites. (même école de l'islam que les iraniens)

  En Syrie Bachar est allaouite, une branche de l'islam minoritaire,   alliée des chiites.

Les américains veulent le chasser pour donner le pouvoir aux sunnites pour affaiblir les chiites. L'Iran est proche de la Syrie

Un méli mélo géopolitique, et un merdier inter religieux  nous dépassant...

Saddam Hussein et Bachar protégeaient les minorités.

 

12/01/2012, 22:24 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

12/01/2012, 22:40 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

Dix ans après la création de la prison de Guantanamo, l’administration Obama n’a toujours pas fermé – comme le candidat l'avait promis – ce camp situé sur l'île de Cuba, mettant l'armée à l'abri des protections contre les violations des droits humains accordées par le droit américain. Amnesty International revient sur dix ans d'exactions.

A lire sur le site d'Amnesty (PDF)

16/01/2012, 13:48 | Par JP Chenet

Amusant ! le tableau de GAY Nicolaïde la crucifixion a disparut?...pour ceux qui n'ont pas l'esprit taliban. J'aimearis bien connaître le ou les iconoclastestmp_e0276bc368bcabaaeab5d434dcc915ec.gif

17/01/2012, 21:12 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de JP Chenet le 16/01/2012 à 13:48

Innocent

17/01/2012, 13:37 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

Une juge française demande à enquêter à Guantanamo 17 janvier 2012 | Par La rédaction de Mediapart

La juge d'instruction Sophie Clément, saisie de plaintes de trois anciens détenus français de Guantanamo pour torture et actes de barbarie, a adressé une commission rogatoire internationale aux autorités américaines pour pouvoir enquêter sur place.

Elle demande à pouvoir procéder à des constatations sur place, prendre connaissance et copie de tous les documents concernant Mourad Benchellali, Nizar Sassi et Khaled Ben Mustapha, les plaignants, notamment relativement aux conditions de leur arrestation, de leur transfert et de leur détention dans un camp militaire à Kandahar, puis de leur transfert et de leur détention sur la base américaine de Guantanamo.

Vendredi 13 janvier, c'était le tribunal de l'Audience nationale espagnole qui avait relancé les commissions rogatoires envoyées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni en date du 26 mai 2009, restées sans réponse.

29/11/2012, 14:32 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

Un rapport officiel préconise la fermeture de Guantanamo

29 novembre 2012 | Par La rédaction de Mediapart

Obama l'avait promis il y a quatre ans, un rapport officiel le préconise. Il existe des prisons aux États-Unis qui pourraient remplacer Guantanamo, estime Dianne Fenstein, la présidente de la commission du renseignement au Sénat.

« Il y a des prisons aux États-Unis qui peuvent accueillir les 166 détenus de Guantanamo (...) dans les (mêmes) conditions de sécurité qu'à Guantanamo », a affirmé, mercredi, Dianne Fenstein, affirmant tirer ses conclusions du rapport qu'elle avait elle-même commandé au bureau du Congrès chargé de vérifier l'allocation des fonds publics (Governement Accountability Office ou US GAO, l'équivalent de la Cour des comptes française).

Le rapport « montre que si la volonté politique est là, nous pourrions finalement fermer Guantanamo sans mettre en danger notre sécurité nationale », ajoute l'élue. « Dire que des prisonniers à haut risque ne peuvent pas être détenus dans des prisons de haute sécurité est tout simplement faux », estime Mme Feinstein.

L'élue rappelle que les États-Unis détiennent 373 personnes condamnées pour terrorisme dans 98 lieux, où « aucun problème de sécurité n'a été signalé », quand Guantanamo, où sont notamment détenues des personnes accusées de liens avec Al Qaïda et les attentats du 11 septembre 2001, coûte plus de 114 millions de dollars par an.

A lire sur le site du New York Times

Newsletter