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Anticor conseille le livre "Circus Politicus "révélant comment le Groupe Bilderberg a confisqué le pouvoir aux citoyens.

Christophe Dubois, co-auteur de « L’argent des politiques » en 2009, et Christophe Deloire, directeur du Centre de formation des journalistes, viennent après enquête approfondie de sortir un livre dénonçant la perte du contrôle citoyen sur les processus de décision les concernant directement, notamment au niveau européen.

Cette perte du contrôle citoyen en général est l’une des préoccupations majeures d’Anticor et nous vous recommandons la lecture de “Circus Politicus”, qui ne fait pas un état des lieux des plus rassurants à ce sujet…

http://anticor.org/2012/02/15/sortie-du-livre-circus-politicus-sur-la-perte-du-controle-citoyen/

Une adhérente d’Anticor de La Rochelle a bien voulu nous en rédiger une fiche de lecture ci-dessous et nous l’en remercions :

Que dénoncent entre autres les deux auteurs dans leur ouvrage ?

Des délibérations et décisions du Conseil européen réunissant les vingt-sept Chefs d’état, à huis clos, toutes caméras éteintes. Des séances des ministres européens d’une « transparence orwellienne », car ponctuées par les interruptions et « défaillances techniques » (!) des systèmes vidéo, la rétention de documents et les diffusions « reportées »…

Des projets tels celui de Michel BARNIER (Commissaire en charge du Marché intérieur et des services financiers) visant à réguler les agences de notation, rejetés par la Commission…

Une volonté affichée de tenir l’ « Europe éloignée des contraintes électorales » (sic) (Mario Monti). Le Président du Conseil italien est pourtant un économiste réputé (ancien commissaire européen au Marché intérieur, puis à la Concurrence, conseiller de la banque Goldman Sachs, président de la section européenne de la (très secrète) Trilatérale(1), loué pour ses compétences et sa probité. Comme James MADISON, quatrième Président des Etats-Unis, l’expliquait : « le plus grand danger pour la démocratie, est que les citoyens s’organisent, se mobilisent, « s’instituent en factions » (sic) pour promouvoir la demande majoritaire de redistribution par rapport au droit à la propriété »

Des propositions visant à instaurer « une autorité budgétaire centralisée et indépendante qui fixerait les orientations budgétaires de chaque pays de l’Union européenne et allouerait des ressources provenant du budget central » (D. Strauss-Kahn, directeur du FMI au Congrès des banquiers allemands : Francfort, 19 novembre 2010), au mépris de l’indépendance des gouvernements et parlements européens. Selon le traité de Lisbonne, les décisions de la BCE sont prises sous le sceau du secret. Son Président n’est tenu de rendre compte devant le Parlement européen que quatre fois par an.

Cependant le Conseil européen et la BCE ne détiennent pas le monopole de l’opacité. 

A l’OMC (Organisation mondiale du commerce) les décisions sont prises à l’unanimité, mais dans le huis clos de la « green room », en cercles restreints. De même, l’ORD (« Organe de règlements des différends » de l’OMC) dont les décisions s’imposent, statuait également à huis clos, au mépris du principe le plus élémentaire de justice, jusqu’à ce que Pascal LAMY, son Président, autorise leur ouverture, en vertu d’une interprétation « dynamique »,  mais seulement « si les deux parties sont d’accord ». L’OIT, l’OMS, l’OCDE, l’OMC, les G8, G20, G24 et G77, le FMI, la BRI … fonctionnent également en circuits fermés.

Tutelle des agences de notation, tutelle de l’IASB(2) (International Accounting Standards Board), dont les normes sont imposées par un règlement européen à toutes les entreprises européennes cotées en Bourse, agence financée en grande partie par les Etats-Unis qui sont largement représentés dans l’organigramme, bien qu’eux-mêmes ne soient nullement concernés par ces normes. Influence souterraine des spin-doctors(3) des agences de communication.

Un Président du Conseil européen, H. van ROMPUY, non candidat, non élu. Préalablement adoubé par le Bilderberg(4) et la Trilatérale, clubs très huppés et très fermés, inconnus des médias donc des citoyens ?… Peu évoquées publiquement les rencontres au sein du Bilderberg, entre certains commissaires en charge de dossiers sensibles et les chefs d’entreprise concernés par les enquêtes des premiers.

Peu ébruitée la croisade d’Elisabeth GUIGOU lors de la réunion de la Trilatérale de Paris, du 7 au 9 novembre 2008, pour « sauver l’Europe de la tyrannie des référendums », car « les référendums sont des mécanismes purement destructifs ». A MINC parle de « vérole antidémocratique » (sic). Peu rappelée la vice-présidence de Mario DRAGHI, Président de la BCE, à la Goldman Sachs International et la contribution de ses collègues au maquillage des comptes publics grecs.

Des rapports étroits entre députés, experts et « comités » européens avec les très nombreux lobbyistes. Des « générosités » (pouvant s’élever de 2000 € à 11 000 €) ainsi que l’octroi d’une assistante parlementaire de la part de ces derniers. Des porosités anormales entre ces différentes fonctions.

Des décisions contestables telle celle concernant la suppression du Programme européen d’aide aux plus démunis. Des dérapages dans l’exécution des décisions, tel celui qui a permis l’autorisation du maïs transgénique en 2004 contre l’avis d’une majorité d’états membres. Des procès verbaux ésotériques ou « spéciaux » c’est-à-dire non publics. Une communication en faux semblants.

A ses origines l’Europe n’était qu’un Marché Commun qui pouvait prendre ses décisions à huis clos sans trop d’impact pour la démocratie. Il n’en est plus de même actuellement. Le déficit démocratique est criant.

Dans de telles conjonctures, quel avenir pour l’Europe ? Les chefs d’état et les gouvernements ont de moins en moins de pouvoirs. L’opinion publique est peu (ou n’est pas) informée. En vertu du principe de « transitivité démocratique » qui permet à un élu de choisir  arbitrairement un mandataire, lequel peut choisir, à son tour, un représentant et ainsi de suite, on ne sollicite plus (ou peu) le vote citoyen.

Des initiatives telle celle de Pascal CANFIN, député européen qui a créé, en avril 2011, Finance Watch  dans le but de dénoncer les paradis fiscaux et l’absence de contre-pouvoir aux lobbies financiers, son appel en juin 2011, soutenu par M. BARNIER ainsi que par de nombreuses formations syndicales et associatives (Anticor fait partie des membres fondateurs), constitueraient-ils une ébauche de réponse aux nombreuses questions que pose le fonctionnement actuel de nos institutions européennes ? “

 

Fiche de lecture de Marie Coutelou - Adhérente Anticor de La Rochelle

(1)   Il y a quarante ans, en juillet 1973, à l’initiative de M. David Rockefeller, figure de proue du capitalisme américain, naissait la Commission trilatérale. Cénacle de l’élite politique et économique internationale, ce club très fermé et toujours actif de hauts dirigeants a suscité nombre de controverses.

(2)   Le Bureau international des normes comptables est l’organisme chargé de l’élaboration des normes comptables internationales.

(3)   Conseiller en communication et marketing politique dont la moralité n’est pas toujours la première des qualités…

(4)   Rassemblement annuel et confidentiel d’environ 130 personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias, principalement américains et européens, qui se veut un forum d’échanges sur les affaires du monde.


Christophe Dubois : "Circus Politicus"aux de 20 Minutes VOS QUESTIONS - Christophe Deloire a répondu à vos questions...

http://www.20minutes.fr/vousinterviewez/879124-les-electeurs-moins-moins-mot-dire

Christophe Deloire, l’un des deux auteurs de «Circus Politicus» était dans les locaux de 20 minutes pour répondre à vos questions. Voici une sélection de ses réponses.

«À notre avis, il est surtout important que les électeurs se réapproprient la démocratie. Et pour cela il faut être en mesure de contrôler les gens qui exercent le vrai pouvoir, pas ceux qui font semblant.Le Circus politicus c’est le décalage entre les décisions telles qu’elles nous apparaissent et telles qu’elles sont prises»

«Dans les élites s’est propagée l’idée que la démocratie ne permet pas de traiter les questions de long terme et que les peuples sont dangereux»

«Est-ce un hasard si les enquêtes prouvent que les Danois sont le peuple le plus heureux du monde? A l’inverse, en France la démocratie fonctionne très mal et nous figurons parmi les plus malheureux. Et si la démocratie permettait de retrouver la joie de vivre?»

«La présence régulière dans les cénacles a une influence politique, idéologique. Il s’agit notamment pour les laboratoires dans lesquels les esprits de nos dirigeants ont été sensibilisés à la mondialisation ultra-libérale, à l’ouverture la plus large possible des frontières commerciales»

«On est de plus en plus obsédés par les hommes, mais la forme des institutions et les mécaniques politiques influencent le pouvoir plus que les êtres humains»

«Oui, nous sommes dans une démocratie, mais limitée, imparfaite, où les électeurs ont de moins en moins leur mot à dire. Une démocratie où les contraintes sont de plus en plus fortes sur les politiques»

«Il y a longtemps que l’équilibre a été rompu dans les cénacles, que les quelques syndicalistes ouvriers ont disparu. Ce sont des endroits où le business peut imposer doucement son idéologie et ses intérêts»

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Vous évoquez le Club du Bilderberg et la Commission Trilatérale. Quelle est la différence entre ces deux clubs?
Il s’agit de deux clubs du genre des rencontres de Davos, mais beaucoup plus discrets, dans lesquels se rencontrent des patrons de multinationales, de banques d’affaires, d’organisations internationales et des responsables politiques. Sans oublier des patrons de services de renseignements... Le Bilderberg a été créé au milieu des années 50, et la Trilatérale au début des années 70 pour recevoir des membres asiatiques, ce que le Bilderberg avait refusé.

Club du Siècle, Club Bilderberg, Commission Trilatérale... Il me semble normal que les politiques puissent rencontrer et échanger des personnalités d'entreprise, des médias...  Peut-on vraiment croire que ces rencontres ont une influence sur les décisions qui sont prises aux plus hautes fonctions?
La présence régulière dans ces cénacles a une influence politique, idéologique. Il s’agit notamment pour les deux derniers de laboratoires dans lesquels les esprits de nos dirigeants ont été sensibilisés à la mondialisation ultra-libérale, à l’ouverture la plus large possible des frontières commerciales. Par ailleurs s’y rencontrent des responsables politiques et des businessmen à propos desquels ils doivent prendre des décisions : des commissaires européens à la Concurrence et des patrons dont les entreprises font l’objet ou sont à l’initiative de procédures... D’où le risque de conflits d’intérêts.

Avez-vous essayé d'introduire un de ces cercles si fermés?
La Commission Trilatérale prétendait organiser “des conférences de presse off”, ce qui est un comble. En gros, nous répondrons à vos questions mais pas question d’en parler. Nous étions prêts à aller à la réunion annuelle à Washington, mais finalement les promesses d’ouverture n’ont pas été tenues. Nous sommes allés à Saint-Moritz, en Suisse, où s’est réunie la dernière conférence Bilderberg. Il n’y avait qu’un seul autre journaliste (à part les journalistes locaux), un journaliste du quotidien anglais The Guardian. Mais nous n’avons pas pu pénétrer dans l’hôtel Suvretta où se tenaient les réunions. En revanche, nous avons récupéré des archives et des documents internes lors de notre enquête, et des témoignages, qui nous permettent de raconter ce qui s’y passe.

Ces problèmes de conflits d'intérêts sont-ils un mal essentiellement Français? Pourrait-on retrouver ce type de phénomène dans d'autres démocraties, comme dans les pays scandinaves, où la corruption y est très basse et l'éthique politique plus élevée que chez nous?
Les questions portent sur ce sujet, mais Circus politicus parle de beaucoup d’autres choses. Ces clubs ont de l’influence, exercent un soft power, en raison de défaillances démocratiques. Et de ce point de vue les pays scandinaves ont un fonctionnement qui convient mieux à la nouvelle architecture du pouvoir. Le parlement danois contrôle étroitement les négociations de ses responsables politiques à Bruxelles, alors qu’en France nos parlementaires sont largement spectateurs. Est-ce un hasard si les enquêtes prouvent que les Danois sont le peuple le plus heureux du monde? A l’inverse, en France la démocratie fonctionne très mal et nous figurons parmi les plus malheureux. Et si la démocratie permettait de retrouver la joie de vivre?

Vous évoquez des “réseaux invisibles et puissants”. Plutôt que de les combattre, comment faire pour y entrer selon vous?
A notre avis, il est surtout important que les électeurs se réapproprient la démocratie. Et pour cela il faut être en mesure de contrôler les gens qui exercent le vrai pouvoir, pas ceux qui font semblant. Le Circus politicus c’est le décalage entre les décisions telles qu’elles nous apparaissent et telles qu’elles sont prises. La démocratie suppose que l’on sorte du théâtre d’ombres et qu’enfin les politiques, et les médias, montrent la réalité du pouvoir. Peu importe à quel niveau fonctionne la démocratie, national ou européen, pourvu qu’elle fonctionne.

Après Sexus Politicus, Circus Politicus... Sur quel domaine d’ombre allez-vous vous pencher par la suite?
D’une autre manière que Sexus Politicus, Circus Politicus met à nu la réalité du pouvoir. Et dans les deux cas la réalité rattrape notre enquête. Faudra-t-il faire une trilogie? Peut-être...

Je m'interroge, comment avez vous pu accéder et enquêter sur le groupe Biderberg?
Nous avons fouillé des archives aux Pays-Bas, interrogé des participants, des membres du Steering Committee, le comité d’organisation comme Etienne Davignon, cet ancien vice-président de la Commission européenne belge, grand patron au centre des réseaux. Et nous avons découvert l’existence d’un club d’anciens commissaires à la Concurrence qui se coopte à la Trilatérale, au Bilderberg, et jusque chez Goldmann Sachs, la fameuse banque d’affaires américaine.

Un événement en particulier vous a-t-il poussé à écrire ce livre?
Ce qui nous a poussé à écrire ce livre c’est la découverte que dans les élites s’est propagée l’idée que la démocratie ne permet pas de traiter les questions de long terme et que les peuples sont dangereux. L’un des membres les plus influents des réseaux dont nous parlons est Mario Monti, qui a pris le pouvoir en Italie lorsque Sarkozy et Merkel ont influé pour un changement à la tête du pays. Mario Monti publie cet après-midi dans Le Monde une tribune en faveur de plus de démocratie. Pourtant nous avons retrouvé des déclarations dans lesquelles il disait très clairement que ce qu’il apprécie dans l’Europe c’est une “démocratie éloignée des contraintes électorales”. Tout est dit.

Pensez-vous qu'il soit réellement possible de lutter contre ces conflits d'intérêts - du fait de la professionnalisation de la politique?
On est de plus en plus obsédés par les hommes, mais la forme des institutions et les mécaniques politiques influencent le pouvoir plus que les êtres humains. La démocratie, si ce n’est pas l’influence directe du peuple sur les décisions, c’est au moins la responsabilité des gouvernants devant le peuple.

Vous dites que les médias français ignorent les problématiques de politique union européennes. Que les journalistes politiques se sentent hors de l’eau à Bruxelles, Luxembourg ou Strasbourg. Comment expliquez-vous cela? Pouvez-vous nous donner l’exemple d’un événement politique européen non traité par les médias français?
Lorsqu’ils parlent d’Europe, les médias français traitent essentiellement des événements tels que les Conseils européens. Ainsi suit-on Sarkozy, et l’entend-on livrer sa version à la sortie. Grâce aux comptes-rendus que nous publions, nous racontons ce que se disent vraiment Sarkozy, Merkel et les autres. C’est très différent de ce qu’ils racontent lors des conférences de presse. Et l’actualité politique européenne ce n’est pas que ça. Quand entendons-nous parler de la Réunion du Collège, qui est l’équivalent du conseil des ministres à Bruxelles? Jamais. Quand entendons-nous parler des consultations de la Commission européenne, des textes en préparation, ou soumis au vote du parlement? Jamais. Nous n’entendons parler des textes, au mieux, que lorsque nos parlementaires les adoptent à la fin des fins. Et donc nous avons l’impression de subir Bruxelles, alors qu’il faudrait s’approprier ces questions. Nous avons d’autant plus l’impression de subir que nos responsables politiques tiennent un double discours. Parfois, ils accusent Bruxelles de décisions qu’ils ont eux-mêmes soutenues.

Une question simple mais complexe à la fois. A la lecture de votre lire, de ses révélations, peut-on toujours dire que nous sommes dans une démocratie?
Oui, nous sommes dans une démocratie, mais limitée, imparfaite, où les électeurs ont de moins en moins leur mot à dire. Une démocratie où les contraintes sont de plus en plus fortes sur les politiques.
DSK était coutumier du club Bilderberg, peut être l'est-il toujours. Vous pensez qu'une telle appartenance a pu jouer en faveur de sa nomination au FMI?
Sans avoir enquêté sur le sujet, il semble que DSK a surtout été nommé parce que Sarkozy a fait en sorte qu’il le soit.
Pourquoi les politiques fréquentent-ils ces cercles fermés, comme Bilderberg?
Pour élargir leur carnet d’adresses, entendre des conférences parfois passionnantes. le problème c’est que ces fréquentations les influencent. Il y a longtemps que l’équilibre a été rompu dans ces cénacles, que les quelques syndicalistes ouvriers ont disparu. Ce sont des endroits où le business peut imposer doucement son idéologie et ses intérêts.
Les médias participent à leur façon à ce cirque dont vous parlez. En tant que journalistes, avez-vous alors une réelle légitimité? Pouvez-vous vraiment en parler librement?
Nous n’avons pas subi de pressions. La seule légitimité des journalistes c’est d’apporter des faits qui éclairent la réalité. Je crois que Circus Politicus est rempli de révélations...

Dans votre livre, on voit l’idée du principe du carnet d'adresse qui sert de diplôme. Selon vous, si l'on commençait à sanctionner les politiques, aurait-on une chance que cela change?
On peut sanctionner la corruption financière. Mais la corruption des esprits c’est autre chose... Et surtout il n’y a pas de critères. La solution, c’est la transparence, l’équilibre politique, la responsabilité. Et que les électeurs aient de l’influence. Cela suppose de changer les institutions et la mécanique du pouvoir.
 Vous évoquez les cercles de Biderberg de la Commission Trilatérale. N'avez-vous pas peur de sombrer dans le “complotisme”?
Ce soupçon est aberrant. A aucun moment nous ne parlons de complot, de gouvernement mondial. Nous apportons en revanche les preuves sur la mise en place de règles qui empêchent les choix politiques, d’un système où le pouvoir repose de moins en moins sur le vote et où des réseaux profitent de plus en plus de la dérive anti-démocratique. Ces preuves sont-elles exactes ou pas? J’observe que des prix Nobel comme Amartya Sen et Joseph Stiglitz ont exprimé leur inquiétude à propos de la démocratie en Europe. François Hollande a évoqué “la finance qui gouverne”. Sont-ils tous complotistes?

Un mot de fin. La démocratie dépend d’abord des citoyens. Quand on s’intéresse à la dernière paire de bottes de Nadine Morano, il ne sert à rien de s’offusquer des dérives anti-démocratiques. A chacun donc d’ouvrir les yeux et d’aller regarder au-delà des hommes et femmes politiques que nous connaissons, auxquels nous sommes habitués. Merci à tous pour vos questions. Nous pouvons poursuivre l’échange sur mon compte Twitter @cdeloire.

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Présentation du chat:

Après le succès de Sexus Politicus, Christophe Deloire et Christophe Dubois publient Circus Politicus, une enquête qui cherche à démontrer comment le pouvoir a capitulé devant les puissances financières. Au fil des pages, les auteurs nous emmènent dans les coulisses de lieux connus du pouvoir européen et dans d'autres, plus secrets....
Quelle influence ont ces groupes, comme le Club Bilderberg ou la Commission Trilatérale, qui rassemblent annuellement et dans le plus grand secret une centaine de membres issus du monde diplomatique, des affaires, de la politique et des médias? Où est le vrai pouvoir? Au gouvernement, au parlement ou dans des réseaux plus secrets qui cherchent à nous influencer?
Christophe Deloire est directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ). Christophe Dubois est grand reporter pour l'émission 7 à 8 sur TF1.

Cédric Garrofé



Tous les commentaires

19/02/2012, 14:35 | Par Danyves

Le MES serait-il la mise en oeuvre de toutes ces si bonnes idées ?

19/02/2012, 15:00 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Danyves le 19/02/2012 à 14:35

@Danyves

Oui, ils ont de plus en plus de mal à se cacher.

 

22/02/2012, 11:36 | Par chalouette en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 19/02/2012 à 15:00

@ giulietta

 

Je suis adhérent à Anticor.

J'incite le plus grand nombre à adhérer à Anticor, ils peuvent se porter partie civile dans les procès.

S'ils n'avaient pas été là, le procès Chirac n'aurait pas eu lieu.

http://anticor.org/

tous contre la corruption

 

 

22/02/2012, 21:26 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de chalouette le 22/02/2012 à 11:36

Merci pour l'information Chalouette, une pensée pour le Juge Halphen.

07/06/2012, 06:57 | Par Agnès GOUINGUENET en réponse au commentaire de chalouette le 22/02/2012 à 11:36

@CHALOUETTE (22:02 à 11:36).

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Et que penser de Transparence International ?

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Sourire

19/02/2012, 15:01 | Par citoyenne57

Un livre à lire d'urgence pour comprendre et ne plus subir .

19/02/2012, 15:12 | Par Cyril Molesini en réponse au commentaire de citoyenne57 le 19/02/2012 à 15:01

19/02/2012, 17:08 | Par GMM

Donc voter ne suffira pas, dernière tentative, pour les présidentielles avec le front de gauche, ultimate pour les législatives et si après cela ils sont toujours là, avec Hollande ou un autre, chassons les tous, a grands coups de pieds au cul. 

19/02/2012, 20:12 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de GMM le 19/02/2012 à 17:08

@GMM

C'est une catastrophe, et une véritable attaque en règle. La dernière trahison de Sarkozy, et de nous enfiler le MES pour nous imposer les lois que les libéraux n'arrivent pas à faire passer dans ce pays" génétiquement" révolutionnaire..Les européens ne vont pas payer leurs dettes mais sauver le système bancaire américain. En Grèce la dette est détenue par 80% des banques américaines n'ayant pas de réserve pour couvrir les assureurs !!!

20/02/2012, 14:46 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

 

 

21/02/2012, 02:47 | Par chalouette

21/02/2012, 02:48 | Par chalouette

Pétition Rejet du Mécanisme Européen de Stabilité par nos députés !

http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=MES2012

21/02/2012, 11:09 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de chalouette le 21/02/2012 à 02:48

@Chalouette

Merci, Cohn Bendit est pour le MES, et les socialistes ne vont pas voter contre...En s'abtenant ils ne se mouillent pas, quand en votant contre ils ont le pouvoir de faire capoter ce plan diabolique..

22/02/2012, 11:30 | Par chalouette

MES - ASSEMBLÉE NATIONALE - 21 février 2012 - Pense-bête pour les législatives

http://blogs.mediapart.fr/blog/chalouette/220212/mes-assemblee-nationale-21-fevrier-2012-pense-bete-pour-les-legislatives

23/02/2012, 11:44 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE


Christophe Deloire "Circus politicus" en live sur Mediapart à 19 heures. Thème "Europe, crise financière, séisme grec et journalisme d'enquête"

 

27/02/2012, 15:03 | Par chalouette

IMPORTANT
LETTRE A ENVOYER AUX SENATEURS AVANT LE 28 FEVRIER 2012

(adresses jointes) Voir en bas de cette page

 

Mesdames et Messieurs les Sénateurs de la République,
Comme des millions de personnes dans toute l'Europe, je m'inquiète des atteintes portées à la démocratie, des politiques de rigueur imposées et de la détérioration systématique des services publics, sous prétexte d'une dette dont la légitimité n'est d'ailleurs toujours ni questionnée ni prouvée.
Je perçois et j'appréhende la réalité des conséquences de ces politiques drastiques en Grèce, où la population paye bien trop sévèrement la facture d'une crise qu'elle n'a pas générée. Je ne développerai pas sur cette situation tragique pour eux, que vous connaissez fort bien.
Je vous écris à propos du traité européen instituant le "Mécanisme Européen de Stabilité" sur lequel vous devrez vous prononcer le 28 Février 2012. Vous savez que ce mécanisme donnera des pouvoirs complètement antidémocratiques à la Commission Européenne. Vous savez que les États membres de la zone Euro seront soumis à une discipline budgétaire qui, par l'entremise d'une "règle d'Or", contraindra les États à privatiser leurs entreprises, service public après service public, à transférer leurs compétences et prérogatives publiques au bénéfice d'entreprises privées. A travers ce traité imposé sans la consultation des citoyens, c'est tout l’État en tant qu'entité républicaine et démocratique qui va perdre une part importante de sa gouvernance. C'est toute la cohésion sociale et la qualité de vie dans notre pays, déjà déstabilisées par une conjoncture économique plus que difficile, qui seront mises à mal.
Je m'étonne du silence qui entoure ce traité crucial et je m'indigne de l’absence de consultation populaire à ce sujet, à l'heure où Mr. le Président de la République annonce deux référendums populaires sur le chômage et l'immigration. Je regrette qu'il n'y ait eu aucun référendum d'ampleur nationale d'annoncé à l'égard du traité établissant le Mécanisme Européen de Stabilité (MES).
Au sein de ce mécanisme, les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs composé exclusivement des ministres des finances des États membres de la zone Euro. Aucun droit de veto, ni aucune autorité des parlements nationaux n’est prévue sur ces ministres lorsqu’ils agissent au titre de gouverneurs. De plus, ils jouiront en cette qualité d’une immunité totale leur permettant d’échapper à toute poursuite judiciaire. Pourtant, ils disposeront alors librement des caisses de l’État, qui devra accéder de façon "irrévocable et inconditionnelle" à leurs demandes. Il est aussi intéressant de noter que le budget initial du MES, pouvant être réclamé aux États-membres dans un délai de sept jours seulement, n’est pas plafonné et peut donc augmenter de façon illimitée sur décision du Conseil des gouverneurs.
Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par la population ni responsable devant elle. Plus encore, le MES peut attaquer en justice mais pas être poursuivi, pas même par les gouvernements, les administrations ou les tribunaux. Le manque de transparence concerne aussi les documents "inviolables", qui ne seront rendus publics que si le Conseil des gouverneurs le souhaite.
Négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, déni des principes de base de la démocratie, impossibilité d’opposer un veto, immunité judiciaire totale, opacité des documents. Autant de procédés antidémocratiques qui m'amènent par cette présente à vous demander d’adopter une position claire à l'égard de ce traité.
Allez-vous l’accepter ou le rejeter ?
Cette société devient étouffante d'injustices, où même les plus volontaires et hautement diplômés ayant d'importantes compétences, peuvent devenir la cible du chômage structurel. Une majorité criante d'individus sont durement frappés par ces injustices qui offrent de moins en moins la possibilité de jouir de conditions de vie décentes, même dans la cinquième puissance mondiale, deuxième puissance de la "région" la plus riche du monde (UE).
Par cette lettre, Madame, Monsieur, au nom de la souveraineté populaire, au nom de la justice sociale, au nom de la République et de la Démocratie, je vous implore de rejeter ce texte aux conséquences dangereuses pour les citoyens, les contribuables, la population.
La portée de ce texte transcende les clivages gauche/droite traditionnellement entendus, et incite à se demander quel régime politique voulons-nous pour l'avenir proche de ce pays et pour notre destin à tous, à plus long terme. Est-ce la démocratie représentative, ou bien une société où la souveraineté populaire passe après les intérêts de la finance internationale ?
Un monde est en train de basculer et l'issue en est bien incertaine. Je suis inquiet pour l'avenir de ce pays et de sa population, et c'est peut-être la fin des démocraties en Europe qui est en train de se jouer. Je vous demande donc, en définitive, de penser à la responsabilité qui vous est conférée en tant que parlementaires représentant(e)s des français(es), lorsque vous serez sur le point de voter ce texte.
Mesdames et Messieurs les Sénateurs, je vous remercie d'avoir pris le temps de lire mes mots.
Je vous prie de bien vouloir recevoir l'expression de mes sentiments distingués.
(Votre nom et prénom)
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Avec nos remerciements à jean-michel daniel  ( danieljmpro@hotmail.fr )

 

http://www.courtfool.info/fr_MES_les_votes_des_deputes.htm

06/03/2012, 03:12 | Par chalouette

STOP_MES_5x5.gif  Action Européenne contre le MES

 

 

Le Traité de Stabilité Européen a été signé le 2 février 2012 et Bruxelles voudrait qu’il entre en vigueur le 1er juillet 2012. Cependant, avant cela, les Parlements et les Sénats des 17 pays de la zone euro doivent voter s'ils acceptent ce dangereux traité ou non. Ces procédures pour la ratification ont d’ores et déjà commencé ! Nous devons agir de toute urgence et efficacement!

Courte video 3'51''  http://www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU

Texte français du traité http://www.european-council.europa.eu/media/582863/06-tesm2.fr12.pdf
(Si pas disponible, voici une copie. )

 

Le MES résumé très brièvement:

Le MES a l’apparence d'un fonds d'urgence. Il s'agit d'un fonds permanent, en remplacement du FESF et du MESF mis en place en 2010. Doté d’un capital de départ de 700 milliards d'euros, il peut décider lui-même d'augmenter ce capital indéfiniment et d'exiger le paiement par les Trésories nationales quand il veut. Pour vous donner une idée de ce que représentent 700 milliards, c'est pour chaque pays une contribution qui avoisine le montant de ses impôts sur les revenus pour une année. Vive les coupes budgétaires et vive l'austérité! Le MES dispose de cet argent à sa guise, sans aucune influence démocratique, sans aucun contrôle, sans avoir à rendre des comptes à qui que ce soit. Une vraie dictature!

Son but officiel c'est d'aider les pays en difficultés financières. En fait, il charge toujours plus de dettes sur des pays déjà endettés. Ses prêts sont assortis de conditions qui mettent les pays sous tutelle, en remplaçant leurs dirigeants démocratiquement élus par des banquiers. Avec les coupes budgétaires imposées, le MES agit comme un démolisseur, qui cause délibérément des crises économiques graves et un chômage massif. Ça vaut aussi bien pour les pays qui contribuent financièrement, que pour les pays qui acceptent d'emprunter du MES. C’est la Doctrine du Choc telle que décrite par Naomi Klein.

Des politiciens, comme par exemple les Néerlandais Rutte et de Jager, veulent faire croire que c'est la faute des pays eux-mêmes s'ils sont endettés. Ils auraient trop de fonctionnaires, ils auraient pris de mauvaises décisions, ils seraient feignants ou ils auraient menti sur les dettes qu'ils avaient. Notez qu'aucun de ces pays n'avait des difficultés majeures au moment où il entrait dans la zone euro. Sinon, on ne l'aurait pas admis. En fait, la cause de leur endettement c'est l'euro! Lisez l'explication dans la lettre ci-dessous.

fr_ESM_EU_ECB_IMF_building_Europe.gif

Pour arrêter le MES, tous les Européens ont intérêt à ce que ce traité recueille le moins de ratifications possibles.

Signez la lettre à tous les députés en Europe qui doivent en décider!!!

Monsieur le Député (ou Madame la Députée),

Sous l’avalanche des informations sur le MES une information essentielle vous a été cachée.

L’euro a un problème insoluble. Vous n’avez pas besoin d’être expert pour le comprendre. Il suffit d’une minute de réflexion.

Rien n'empêche les consommateurs dans des pays à faible productivité de préférer des produits meilleurs et moins chers venant de pays à plus forte productivité. Cela entraîne un flux permanent d'euros des pays faibles vers les pays forts. Il en suit, que les pays faibles manquent en permanence d'euros et doivent emprunter toujours plus pour pouvoir disposer d'euros.

(Avant l'euro, ces pays pouvaient dévaluer leur monnaie de façon à rendre les produits d'importation plus chers pour leurs habitants et rendre les produits d'exportation moins chers pour les acheteurs étrangers. Cela freinait les importations, augmentait les exportations et rétablissait la productivité du pays.)

Dans la zone euro il y a de très grandes différences de productivité, causées par les différences de climat, de fertilité du sol, d’eau douce disponible, des distances à couvrir, des difficultés de transport, la présence ou non de sources d'énergie, etc. Ces conditions déterminent en grande mesure l’échec ou la réussite d’activités économiques. La Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal ne ressembleront jamais à l'Allemagne.

En outre, la Banque Centrale Européenne ne dispose que d'un seul taux d'intérêt pour 17 économies différentes. Un changement de ce taux, dont on a toujours dit qu'il est si important pour influencer l'économie, ne peut que profiter à certains pays, tandis que les autres devront en subir les conséquences. Monétairement cette zone n'est pas gérable.

Le MES et les traités associés sont des luttes contre les symptômes des déséquilibres dans la zone euro. Aucune des mesures ne pourra annuler les différences qui causent ces déséquilibres. Introduire une monnaie unique dans une zone économiquement si hétérogène a été une erreur.

S’il vous plaît, ne commettez pas l’erreur encore plus grave de plonger l’Europe dans une crise identique à celle de 1930. Celle-là aussi, était causée par des politiciens imbus de leur soi-disant savoir. Votez contre le MES.

Comme il n’y a pas eu de réferendum sur le transfert des pouvoirs vers Bruxelles, ni des débats publics sur le fond du problème, votre responsabilité personnelle est énorme. Nous sommes conscients des pressions exercées sur vous de toute part.

Nous avons l’intention de rendre public le vote de chaque député, pour que les électeurs puissent en tenir compte aux prochaines législatives.

Sincères salutations,

 

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Pour plus d'informations sur le MES et sur cette action, bienvenu sur www.CourtFool.info.

http://blogs.mediapart.fr/blog/chalouette/030312/stop-mes-action-europeenne-contre-le-mes

08/03/2012, 15:37 | Par Serge ULESKI

 

 

Bilderberg et  la Trilatérale...

La bonne blague et la belle affaire !

 

Tout ce qui est écrit dans ce livre est connu des internautes (et de combien de millions de gens ?) depuis 10 ans et plus.
.
Les auteurs de l'ouvrage eux-mêmes connaissent cette vérité du pouvoir depuis aussi longtemps.

La seule chose intéressante à propos de ce livre, c'est sa sortie et les questions qu'elle suscite  : qui a enfin autorisé des journalistes de médias dominants à rédiger un tel livre ?  Qui a autorisé un éditeur tout aussi dominant à éditer et diffuser un tel ouvrage ?

Mesdames Messieurs les journalistes... pour les réponses, c'est quand vous voulez !

 

17/03/2012, 17:45 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

« Circus politicus » : la comédie démocratique

Marianne2.fr - 2 mars 2012

Instrument de compréhension incomparable de la réalité du pouvoir globalisé et des vrais cercles qui l'exercent, « Circus politicus », le nouveau livre de ...

Le peuple dictateur‎ AgoraVox
Hollande, Guigou et la Trilatérale‎ Le Club de Mediapart
Autres articles (3) »

21/07/2012, 11:40 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

La fin du modèle social européen est déclarée

Philippe Mabille, directeur  24/02/2012,

http://www.latribune.fr/opinions/editos/20120224trib000684812/la-fin-du-modele-social-europeen-est-declaree.html


"Super Mario", patron d'une BCE aussi active que la FED


Le patron de la Banque centrale européenne annonce la mort du modèle social européen... et se prépare à faire un nouveau chèque de 500 milliards d'euros aux banques. Bienvenue dans le "QE World" ou comment les banques centrales soutiennent massivement le rétablissement de la confiance, au prix d'une austérité sans précédent.

Sur le même sujet

"Le modèle social européen est mort" ! Jamais un banquier central n'avait parlé avec autant de brutalité de la crise que nous traversons. Les propos tenus par l'Italien Mario Draghi, le successeur de Jean-Claude Trichet, dans le long entretien qu'il a accordé au Wall Street Journal vendredi 24 février (lire la retranscription ici), sont tellement violents, par ce qu'ils impliquent, qu'il n'aurait sans jamais pu les tenir ailleurs que dans la « bible » de la finance mondiale. Même Jean-Claude Trichet avait plus de précautions de langage quand il tentait d'expliquer aux peuples européens ce qui les attend.

Pour Mario Draghi, ancien banquier de Goldman Sachs et nouvelle statue du Commandeur de la monnaie en Europe, sauver l'euro aura un prix élevé. Selon lui, il n'y a "pas d'échappatoire" possible à la mise en œuvre de politiques d'austérité très dures dans tous les pays surendettés et cela implique de renoncer à un modèle social fondé sur la sécurité de l'emploi et une redistribution sociale généreuse. Ce modèle sur lequel l'Europe a basé sa prospérité depuis la seconde guerre mondiale a disparu (« has gone »), estime Mario Draghi qui rappelle aux journaliste du WSJ la formule de l'économiste allemand Rudi Dornbusch : "Les Européens sont si riches qu'ils peuvent se permettre de payer les gens pour ne pas travailler".

Provocation

L'intervention du patron de la BCE pourrait sembler une provocation, une semaine avant que la banque centrale ne renouvelle un deuxième chèque de 500 milliards d'euros aux banques qui viendront mercredi 29 févier emprunter de l'argent au guichet illimité qu'elle a mis en place pour sauver l'euro. Comment échapper, avec de tels propos, à la critique montante selon laquelle le système est en train de sacrifier les peuples pour sauver les banques ? Les arguments mis en avant par Mario Draghi sont sans appel : tout recul sur les ambitions des programmes de désendettement publics provoquera une immédiate réaction des marchés qui pousseront les taux d'intérêt payés par les Etats à la hausse, rendant encore plus difficile, sinon impossible, le rétablissement des finances publiques. C'est ce qui est arrivé à la Grèce et a failli se produire au Portugal, en Espagne, en Italie.
Les propos de Mario Draghi ne sont évidemment pas sans lien avec le calendrier électoral européen. En avril en Grèce, en mai en France, au printemps 2013 en Italie, les peuples vont voter pour choisir leur destin. En expliquant, à la façon d'une Margaret Thatcher des temps modernes, que quel que soit le résultat du vote, les gouvernement élus n'auront pas d'autre alternative que de poursuivre des politiques de rigueur extrêmes, de mener des réformes structurelles du marché du travail et de démanteler encore un peu plus leur modèle social, le président de la BCE affiche la couleur. Et qu'on ne vienne pas lui dire que l'accalmie actuelle sur les marchés signifie que la crise est finie. La preuve que ce n'est pas le cas viendra mercredi, quand les banques viendront chercher auprès de la banque centrale le soutien sans lequel le système financier ne peut pas tenir. Sans la perfusion des banques centrales, aux Etats-Unis avec le "Quantitative easing" de la Fed, en Europe avec le LTRO de la BCE, tout s'écroulerait ! Même la Chine en est réduite à soutenir ses banques en difficultés. Bienvenue dans le monde cruel du « QE world ».

"Redressement national" de la "France forte"

Par cette prise de position très dure, Mario Draghi appelle à une prise de conscience. Mieux vaut selon lui en passer par une purge sévère et des réformes structurelles tout de suite pour rétablir la confiance des marchés que de vivre dix années terribles sous leur pression. C'est le choix fait par Mario Monti en Italie, avec succès jusqu'à présent puisqu'en cent jours, cet autre ancien de Goldman Sachs a réussi a sortir son pays de l'œil du cyclone, en changeant comme jamais le visage de l'Italie. La leçon vaut pour les autres pays. En France, François Hollande annonce-t-il autre chose quand il parle de "redressement national", même s'il continue en même temps de faire croire que la gauche française saurait mieux préserver le modèle social que les gauches européennes ? Et Nicolas Sarkozy, qui en appelle au « courage » pour rétablir une « France forte », ne prépare-t-il pas, sans le dire clairement, un nouveau programme d'austérité pour l'après-élection ? Si on écoute Mario Draghi, le modèle social français aura bien du mal à survivre à 2012.  la question est au cœur de la campagne mais chut, il ne faut pas le dire... trop fort !



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