Jeu.
02
Oct

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Les couleurs de l’hiver

© GdS

La femme était assise sur une banquette située en diagonale devant la mienne, me tournant le dos. La fermeture éclair de sa robe orange n’était pas remontée jusqu’en haut et laissait apparaître un petit triangle de peau. Roulée en boule sur ses genoux, une doudoune de ce violet qu’on nomme cardinal et son sac, un énorme cabas  de skaï fuchsia. Aux pieds, des bottes de caoutchouc jaunes bordées d’un liséré bleu et blanc. Elle semblait fredonner à mi-voix et passait à intervalles réguliers la main dans ses cheveux pour retaper son chignon déglingué. Sa nuque ballotait comme pour marquer le rythme. On aurait pu croire qu’elle écoutait de la musique. Un tel feu d’artifice de couleurs aurait pu incarner la gaieté. En la dépassant pour descendre, j’ai vu qu’elle pleurait doucement. Tête baissée comme pour se cacher.

 

La nuit tombait lentement. Le grand froid était annoncé pour les jours suivants.  Des panneaux lumineux annonçant la possibilité de la neige clignotaient ça et là. Nous revenions de te voir à la clinique. Tu n'étais plus toi. Rien qu’une petite boule de colère et de peur recroquevillée sur un lit dans une chambre. L’enfant que tu avais été se devinait pour la première fois. Une immense vague de pitié et de désarroi avait pris possession de ma poitrine. J’étais descendue fumer dehors, dans cette rue aux pavés disjoints d’une banlieue triste à pleurer.  Une chatte tricolore s’était approchée et avait miaulé doucement. Je l’avais suivie un instant. Puis

© Chachacha
elle s’était rapprochée du halo lumineux qui entourait l’entrée de la clinique. Là, elle s’était postée, assise sur le derrière, devant la porte coulissante qui s’était ouverte devant elle. Avait traversé le sas. Même chose avec la seconde porte. Elle était entrée de son pas dandinant et imperturbable. J’ai appris plus tard que c’était une habituée. Qu’elle avait même sa gamelle en cuisine. Mais que personne ne savait où elle habitait vraiment. Sur la route du retour, le ciel, découpé par les silhouettes noires des immeubles trouées de fenêtres éclairées, ressemblait à une tranche napolitaine : indigo, orange et gris bleu. Quelque chose d’immense, de presque éternel. Le lendemain, la neige était là.

 

On avait fêté l’arrivée de l’année du Serpent. Les astrologues chinois prédisaient la survenue de

© AFP/JAY DIRECTO
grandes catastrophes avec pic de probabilités en mai. Mais aussi des torrents d’amour passionnel. En attendant, ça avait été comme toutes les années une explosion festive de bruits et de couleurs, de costumes, de bannières, un fracas de tambours, et le quartier, si morne encore la veille, avait semblé métamorphosé.

 

© GdS

Remplir le frigo, les placards, le bac à légumes et la corbeille à fruits. Prévenir les voisins, les amis. Remettre la chaudière en route. Fixer les horaires avec les auxiliaires de vie et trouver une garde de nuit. T’organiser une vie de Reine des abeilles. Suspendre des guirlandes de papier multicolore au plafond du salon. Dresser une table de fête. Te souhaiter bienvenue chez toi après ce long mois et demi. T’attendre. Entendre une porte de voiture claquer. Et te voir enfin arriver, accompagné de l’ambulancier qui portait tes bagages. Tu semblais avoir réduit de moitié. Petite, grise, le visage tendu et comme resserré. Et ces grands cernes bleutés. Plus tard, quand je t’ai tendu le bras pour t’aider à te relever du canapé, tu m’as repoussée d’un geste impatient. « Non, il faut que j’y arrive seule. Tu ne seras pas toujours là pour m’aider ! » C’était vrai. Tu t’étais enfin retrouvée. Le petit soldat inflexible que tu avais toujours été. Je pouvais être soulagée.

 

© 123RF

Les murs étaient d’un élégant gris perle et les sièges turquoise. « Attendez là, on va vous appeler. » Feuilleter une revue ou deux, protégées dans une sorte de classeur de plastique bleu. Croiser les jambes. Les décroiser. Se relever pour retirer son manteau, son écharpe, bien inutiles dans la salle d’attente surchauffée.  Faire tomber au passage sa carte Vitale et l’ordonnance. Les ramasser. Regarder à la dérobée les autres patientes.  Croiser à nouveau les jambes. Se replonger dans un magazine pour y découvrir les maillots de bain de l’été dernier luxueusement présentés sur papier glacé. « Color Block », disaient les titres. Se mettre à rêver d’océan.  Entendre presque le cri des mouettes lorsqu’on vous appelle par votre nom. Se déshabiller maladroitement dans une cabine exiguë. Ne pas reconnaître son propre visage dans le miroir mis à disposition. Sourire. Dire que non, tout va bien, c’est juste la routine. S’installer. « Ne respirez plus ! » « Respirez ! »

 

Cette semaine-là, un chômeur en fin de droits s’était immolé par le feu.  Cette semaine-là, le mariage pour tous avait enfin été voté mais plus

© L'Humanité
personne ne parlait du droit de vote des étrangers. Cette semaine-là, les vitrines des fleuristes s’ornaient d’affichettes roses, jaunes ou orangées annonçant la Saint-Valentin. Cette semaine-là, les salariés d’Arcelor, de PSA, de Virgin, de Sanofi,  de Doux, de Renault et bien d’autres s’étaient regroupés pour manifester et le trajet de bien des bus avait été détourné. Cette semaine-là, on essayait de remonter la filière de la viande de cheval dans les lasagnes au bœuf et un comique à la radio s’était interrogé sur le lait qu’il pouvait bien y avoir dans le chocolat Poulain. Le palmarès des acteurs les mieux payés allait être annoncé. Cette semaine-là, le grand froid était revenu mais le 115 priait de « renouveler son appel ultérieurement » suite à des lignes surchargées.

 

© Marc Chagall

Le violoniste était monté dans le wagon à la station République. Entre deux âges.  Le type bulgare, ou roumain. Un immense sourire qui n’avait pas l’air de façade. Un pardessus aux manches trop courtes et un pantalon trop long aux jambes en tire-bouchon. Il s’était mis à jouer et c’était un enchantement.  Des trilles, des sanglots, des envolées, des gémissements, le tout couronné par une pirouette dont il semblait avoir le secret. A Bréguet-Sabin, un tout jeune couple est monté et s’est accroché à la barre, blotti, yeux dans les yeux, main dans la main. Le musicien s’est approché et leur a donné une aubade. L’archet se faisait tendre, espiègle, complice, mutin. Une véritable sérénade. Tout le monde souriait. Le jeune couple, gêné, ne lui a pas accordé un regard. Leurs yeux restaient fermement accrochés à ceux de l’autre comme si leur vie en dépendait.

 

Quand il est descendu prestement du compartiment et a sauté sur le quai, l’artiste a salué bien bas. Il a alors écarté le violon de son épaule, gardant l’archet d’une main et le violon de l'autre.  J’ai alors pu voir l’inscription en lettres vertes sur fond jaune que son sweat-shirt portait :

 LE BONHEUR RESTE ENCORE À INVENTER

 

C’était vrai.

 

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Tous les commentaires

21/02/2013, 22:07 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de patrick rodel le 21/02/2013 à 15:07

Touchée-coulée, Patrick, comme d'habitude lorsque vous essayez de me flatter.... Clin d'œil  Bon, sans rire, vraiment très touchée et vraiment ravie que vous ayez été le premier. Ne me demandez pas pourquoi, je serais bien incapble de l'expliquer !

21/02/2013, 17:09 | Par OLALA

Que j'aimerai être ce chat qui attend patiemment devant cette porte qui finit immanquablement par s'ouvrir, une joie simple !

21/02/2013, 22:10 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de OLALA le 21/02/2013 à 17:09

Moi aussi, j'ai rêvé être elle ce jour-là, Olala.... Cette petite boule de poils et de couleurs qui traçait son chemin, sereine, et sans douter de rien ! Cette rencontre a été la seule chose drôle de cette journée. Et peut-être même la seule vraie rencontre de tout le mois de janvier... Innocent

21/02/2013, 17:29 | Par Jonasz

Quand je lis ce billet de toi, Grain, je t'imagine sur le banc rococo où tu poses quelquefois ta fatigue avant de repartir de plus belle. Je regarde le vieux chêne dont tu flattes l’écorce d’une paume pas si distraite qu’elle en a l’air. Et aussi ce perroquet bavard, toujours aussi étonné de te voir passer devant sa vitrine. Beau cadeau que ce moment passé à parcourir les chemins où tu promènes ta vie.

Moi, je butte souvent sur une pierre de seuil usée par les perpétuelles allées et venues des ouvrages et petits riens de tous les jours dont il n’y a rien à souligner ; si ce n’est le galbe en creux de l’usure du temps.

Pas d’écueil comparable pour ce qui te concerne. Ton écriture fait un tracé qui serait la rencontre réputée impossible entre deux parallèles. Elle produit un mélange intime de vie qui va et de poésie qui vient. La superposition de tes mots donne juste le son qu’il faut pour rendre compte d’inaudibles accords, pour donner un peu de la gaie lumière qui éclaire les yeux avant que le jour ne baisse. Parce qu’il faut bien que le jour abdique le soir, même si tu ne le supportes pas.

21/02/2013, 20:15 | Par marie laure veilhan en réponse au commentaire de Jonasz le 21/02/2013 à 17:29

Les mots de Grain sont magiques,

et votre commentaire, Jonasz, magnifique.

Je m'initie, je laisse se dessiner de fil en fil des parcours en pointillés , et je trouve ça beau, et bon. Merci!

21/02/2013, 20:35 | Par vertige en réponse au commentaire de marie laure veilhan le 21/02/2013 à 20:15

Marie Laure, me permettez-vous de me joindre à vous ? Magique et magnifique... Grain de sel et Jonasz, parfois, vos écrits ont quelque chose d'indissociable...

21/02/2013, 22:23 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de vertige le 21/02/2013 à 20:35

Vertige et Marie Laure, je vous embrasse....

22/02/2013, 18:12 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de vertige le 21/02/2013 à 20:35

Indissociable, indissociable, c'est vite dit, Vertige ! Vous avez dit indissociable ? Clin d'œil Bon, d'accord, nous sommes amis, et même dans la vraie vie, mais bon, il nous arrive aussi de faire voler les plumes aussi ! Un coup d'aile par ci, un coup de bec par là...

Bon, je rigole.  La différence, c'est que lui est un vrai poète, ça vient de l'intérieur, et que chez moi, c'est l'extérieur qui agit. Je suis juste une braconnière, une glaneuse qui chope ici et là des petits moments de vie...Innocent

22/02/2013, 18:27 | Par vertige en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 18:12

Mais chère Grain de sel, j'ai aussi dit "parfois" et "quelque chose" !  C'est que je protège mes abattis. Et puis je ne crois guère à la fusion... on ne sait pas quoi faire des déchets ! Clin d'œil

Je ne vous connais ni l'un ni l'autre sinon par vos textes, tous plus touchants, émouvants, riches, drôles parfois mais avec tant de finesse ou simplement beaux, qui offrent une autre vue, un autre angle.
Et vous vous répondez si bien. Votre complicité d'écriture est délicieuse !

Quant à savoir si votre poésie vient de l'intérieur ou non... Je ne saurais me prononcer. Est-ce un critère de qualité ?

"Je suis juste une braconnière, une glaneuse qui chope ici et là des petits moments de vie..." il est si joli, chère grain de sel, de terminer votre billet ainsi ! Clin d'œil

22/02/2013, 18:49 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de vertige le 22/02/2013 à 18:27

Non, Vertige, vous ne craignez rien pour vos abattis, je vous assure ! Clin d'œil Enfin, de mon côté ! Innocent

22/02/2013, 20:44 | Par vertige en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 18:49

Bien bien bien ! Je n'étais pas terrorisée non plus... Poète et tortionnaire ? Mais non, impossible Innocent

21/02/2013, 22:22 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de Jonasz le 21/02/2013 à 17:29

Non, pas de banc rococo pour moi, Jonasz. Plutôt une banquette de métro ou une chaise de bistrot... Je m'y sentirai plus à l'aise. A la longue tu connais forcément mes accointances avec la RATP et la vie des troquets, non ?

La "rencontre réputée impossible entre deux parallèles" dis-tu de mon écriture... Un jour, je te parlerai de la tienne. Si j'y arrive. Il y sera question d'échos, échos enfouis qu'on réveille, souvenirs rallumés, impression de retrouvailles avec des impressions oubliées qui remontent à la surface, comme des bulles, le familier retrouvé parce que transcendé...

Bon, c'est vrai que je ne me fais toujours pas vraiment aux soirs qui tombent. Tu me connais si bien. Des coups de lune, à peu près chaque fois. Ça noue la gorge et brûle un peu les paupières. Et puis ça finit par passer. Une fois que la nuit est complètement tombée.

Ce qui est le cas, n'est-il pas ? Clin d'œil

22/02/2013, 08:36 | Par Jonasz en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 21/02/2013 à 22:22

Et le matin, c'est le moment rêvé pour tester un banc rococo sous les platanes du mail le plus proche. C'est le seul endroit où nul ne s'étonnera de voir des diablesses s'exercer à faire les sucrées pour de rire. Essaye !

Tu nous raconteras.

21/02/2013, 17:27 | Par Le Concombre Masqué

J'aime bien tes tranches de vie et d'humanité Grain...

21/02/2013, 18:56 | Par JoëlMartin

Quelle belle plume qu'exalte le contrepoint lumineux des images.

Bravo et merci, Grain.

 

21/02/2013, 20:51 | Par la dame du bois-joli

l'hiver, ma saison préférée, et tu y as mis de sacrément chouettes couleurs Sourire

grand merci Grain

21/02/2013, 22:32 | Par Amsahe

Bonsoir Grain de sel

un jour on a sollicité le renard de Kabylie pour construire les saison,alors on lui demande :combien de temps voulez vous que dure l'hiver,et il répond une journée;

et combien de temps pour le printemps;il répond 2jours et combien de temps pour l’été,il répond une semaine,et combien de temps pour l'automne,et il répond toute l'année.

22/02/2013, 18:06 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de Amsahe le 21/02/2013 à 22:32

Amsahe, moi je crois bien que c'est le printemps que j'aimerais faire durer toute l'année.... Je crois que c'est ma saison préférée, et que souvent, je l'apprécie encore plus que l'été. Un petit je-ne-sais-quoi dans l'air qui redonne de l'énergie et un appétit de vie !

PS: un jour vous nous parlerez du renard de Kabylie  ?

23/02/2013, 23:13 | Par Amsahe en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 18:06

la position du renard kabyle est déterminé par la subsistance,l'hiver il se nourri de ses réserves,le printemps aussi même si il aime la beauté des paysages les rayons de soleil qui réchauffent,l'été les légumes et fruit arrive a maturité,mais l'automne c'est la ou tous arrive a maturité et surtout le moment de faire les réserve,il n'est pas si bête que ça le renard kabyle ,d’ailleurs on l'appelle si mhamed.

ps:c'est avec joie que je lirai votre histoire sur le renard de kabylie.

21/02/2013, 22:32 | Par Grain de Sel HV

@ DdBJ

Non, moi ce n'est pas ma saison préférée, loin de là. L'impression de vivre avec un couvercle sur la tête... Mais tout se découpe avec une telle acuité, sur ciel d'hiver ! Il y a quelque chose de poignant partout: ce givre, ce brouillard, les contrastes mis en relief par l'haleine du froid...

@ Jean-Yves

Mais ce ne sont pas "mes" tranches, JYC, ce sont celles que la vie me donne à capter ! Je ne fais que les enregistrer et vous les resservir simplement empilées, façon napolitaine sans avoir presque rien à cuisiner...

@ Moël

Embarrassé comme chaque fois que vous me dites un truc comme ça....

21/02/2013, 22:32 | Par jamesinparis

21/02/2013, 22:42 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de jamesinparis le 21/02/2013 à 22:32

Merci, James, pour ce sublime bouquet que je découvre à peine tu l'as déposé, avec la délicatesse et la générosité qui sont devenues à mes yeux ta marque de fabrique.... Voilà des couleurs qui vont me revigorer et me remettre un peu de baume au cœur si besoin est ! Et tu le savais, cher ami, si attentionné... Merci, vraiment. je vais essayer de le mériter ! Innocent

21/02/2013, 22:55 | Par jamesinparis en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 21/02/2013 à 22:42

Merci grain pour ton billet ! Langue tirée

Je précise qu'on peut apprécier ces fleurs peintes jusqu'au18 mars 2013 !

http://www.musee-delacroix.fr/fr/les-activites/expositions/exposition-temporairedes-fleurs-en-hiver

21/02/2013, 22:53 | Par Mithra-Nomadeblues_

Un chant, un jour... des notes posées sur une portée... quelques couleurs... un chant, un jour... un bonheur, un malheur... entre les lignes, des sanglots...

21/02/2013, 23:14 | Par millepertuis en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/02/2013 à 22:53

"un chant, un jour.......entre les lignes, des sanglots..." Exactement cela, Mitra. Mais aussi des sourires, des clins d'yeux. Juste somptueux !

22/02/2013, 18:05 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/02/2013 à 22:53

Juste merci à vous deux, Mithra et Millepertuis...

22/02/2013, 10:38 | Par Claire Rafin

Oui, il est des moments où le bonheur est plus difficile à inventer !

Lorsque la toile de fond se dessine couleur carte vitale, la tranche napolitaine apprécie la compagnie de la petite ombrelle de papier aux couleurs vives, la douceur moëlleuse d'une chantilly bien crémeuse, et les petites amandes effilées bien grillées et croquantes en atténuent la tristesse poignante.

A consommer de préférence avec une amie et des bons fous rires ! A propos de trois fois rien, bien sûr ! 

22/02/2013, 11:56 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de Claire Rafin le 22/02/2013 à 10:38

Clairette, c'est quand tu veux pour "la petite ombrelle de papier aux couleurs vives, la douceur moëlleuse d'une chantilly bien crémeuse, et les petites amandes effilées bien grillées et croquantes".... L'eau à la bouche, rien que d'y penser ! Vanille ? Chocolat ? Café ?

22/02/2013, 16:50 | Par Claire Rafin en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 11:56

Pourquoi pas ?! Alors pour garder les belles couleurs, ce serait fraise, vanille, pistache :)

22/02/2013, 17:39 | Par oregon en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 11:56

Claire AstaixClaire Astaix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Paradis des gourmandes 

22/02/2013, 18:04 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de oregon le 22/02/2013 à 17:39

Eh, les filles, on va se payer un coma diabétique à force, avec vos gourmandises ! C'est mon ciel en tranche napolitaine qui vous a donné des frénésies de desserts ? Allez, je vous en ai trouvé un joli...

Il paraît que c'est un ciel breton (et non napolitain), comme le far du même nom Clin d'œil:

En Côte d'Armor, très très tôt, un matinEn Côte d'Armor, très très tôt, un matin © Clickdagum

22/02/2013, 18:17 | Par Jonasz en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 18:04

Et un peu de chantilly pour changer des étranges Napolitaines ? Ça vous rirait ? C'est une qui fait pas grossir.

C'était ce matin, quelque part au bord de l'Atlantique, des vaguelettes givrées par le froid de nord-est.

© Jonasz

22/02/2013, 18:19 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de Jonasz le 22/02/2013 à 18:17

Merci Jonasz. Un vrai dessert d'hiver.... Tes vaguelettes givrées, on en a le bout du nez gelé rien qu'à les regarder !

22/02/2013, 19:05 | Par Claire Rafin en réponse au commentaire de Jonasz le 22/02/2013 à 18:17

Massif des écrinsMassif des écrins © Claire

 

GlaçonsGlaçons © Claire R
 Même jour, un peu plus tard, un peu plus loin...

22/02/2013, 19:20 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de Claire Rafin le 22/02/2013 à 19:05

C'est de la Chantilly ? Sur une coupe Colonel avec de la vodka ? Bisou

22/02/2013, 22:05 | Par Claire Rafin en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 19:20

Les 2 mon général ! Sourire

22/02/2013, 18:56 | Par oregon en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 18:04

 

Pour te remercier de ton magnifique récit Grain j'avais pensé, après moultes tergiversations, t'envoyer quelques macarons à la noix de coco délicatement givrées mais après les sublimes douceurs de Claire je n'ai pas osé ce sacrilège...Alors je me suis contentée de vous planter un joli décor...en vous imaginant croquer les petites amandes !

Un jour je vais refaire un billet rien que pour te voir à nouveau débouler la première surtout maintenant que je sais combien tu aimes ça !   

Vraiment magnifique ce ciel-far, il y a même un phare je crois !   

22/02/2013, 18:59 | Par oregon en réponse au commentaire de oregon le 22/02/2013 à 18:56

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Quelques fleurs givrés alors 

22/02/2013, 19:11 | Par Claire Rafin en réponse au commentaire de oregon le 22/02/2013 à 18:56

Eh bien ! me voilà élevée jusqu'au sublime et au sacré....

IncertainIncertain : ça doit être dû à l'altitude et aux écrins....

Sinon, le macaron coco givre fleur de : miam Sourire

22/02/2013, 21:50 | Par oregon en réponse au commentaire de Claire Rafin le 22/02/2013 à 19:11

 

Ce serait donc interdit d'envoyer les poètes sur un petit nuage de temps en temps ? Sourire

C'est aussi que les douceurs (qui se mangent) je les fabrique pour mes amis, inutile l'écrin des mots. Plus sensible à vos douceurs enveloppées de poésie je les trouve plus réelles tant les miennes ici seraient dépourvues de leur poésie. Il faut que j'arrête de parler aux gourmandes sinon je vais passer mon temps à faire des colis ! Quand une Dame d'ici m'a traité d'"ange au doux parfum d'anis" vous ne croyez pas que j'étais bien sur mon petit nuage ! Innocent  

22/02/2013, 22:03 | Par Claire Rafin en réponse au commentaire de oregon le 22/02/2013 à 21:50

EmbarrasséInnocentClin d'œilSourire

22/02/2013, 23:12 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de oregon le 22/02/2013 à 18:56

Surtout, Oregoncita, ne te prive pas. Fais nous un billet ! Et que j'arrive la première ou pas.... Ce n'est pas la question. Juste une manie à moi (et à Patrick Rodel, apparemment, pour mon plus grand bonheur ! Clin d'œil)  je brûle déjà de le lire...

Oui, sinon, je crois qu'il s'agit bien d'un phare breton...Clin d'œil  Mais comme toujours, va s'agir de ne pas laisser les raisins secs tomber au fond ! Incertain                        

23/02/2013, 00:50 | Par oregon en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 23:12

 

Mais comme toujours, va s'agir de ne pas laisser les raisins secs tomber au fond !

Si c'est exactement ce qu'il me faut pour faire un billet (où t'arriveras la première, Patrick Rodel ne me connait pas donc pas de danger de ce côté-là)!

Laisser les raisons raisins secs tomber au fond, gonfler, gonfler...et quand ils sont bien moelleux ils remontent, après je ne sais pas si ça va faire un  phare breton;  mais les pruneaux c'est du lourd, ils ne risquent pas de remonter ! Non, les raisins secs c'est une bonne idée ! 

En attendant que les raisins gonflent, puis-je, Grain, à l'occasion te solliciter pour quelques conseils de nature technique sans passer pour une opportuniste grave ? Et t'inquiètes tu auras toujours le temps de coller tes chameaux vu que même Gilles t'arrives à le doubler ! Rigolant    

 

23/02/2013, 09:29 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de oregon le 23/02/2013 à 00:50

Langue tirée

22/02/2013, 19:16 | Par raybor

Bravo Grain !

Les paires de godasses sont bien accrochées au rateau qui ouvre la rue Rataud à l'angle de la rue Lhomond, non ?

22/02/2013, 19:18 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de raybor le 22/02/2013 à 19:16

Yeap, Raybor ! Exact... Clin d'œil

22/02/2013, 20:38 | Par raybor en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 22/02/2013 à 19:18

Pas grand mérite : ma fille habitait juste juste à côté. Le hasard fait que mon Bisoufils habite à présent à l'autre extrémité de la rue Rataud, presque à l'angle de la rue Claude Bernard. Bisou

23/02/2013, 23:11 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de raybor le 22/02/2013 à 20:38

Ils ont bien de la chance, vos enfants, Raybor ! C'est un bien joli quartier....

23/02/2013, 10:34 | Par Jean-Yves Mège

Chère Grain, ce matin c'est avec bonheur que j'ai relu ton billet, et plein de petits bonheurs avec le fil des commentaires. Il neige sur mon quartier, si tu me dis qu'il fait soleil sur le tien... Je le croirai.

23/02/2013, 14:13 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de Jean-Yves Mège le 23/02/2013 à 10:34

Non, il ne fait pas soleil sur le mien, z'ami JYM ! Et je n'ai aucune raison d'essayer de te faire croire le contraire. Les caniveaux sont même tous gelés. Un temps à rester blotti sous la couette. Je t'embrasse. Heureusement qu'il y a l'amitié.  Par les temps qui courent, il n'y a même plus guère qu'elle qui arrive à réchauffer ! Sourire

23/02/2013, 14:31 | Par vertige

Pour la première fois de l'année, je mets un peu de chauffage aujourd'hui. Les températures dans l'appartement, en fin de saison, finissent par baisser suffisamment pour que le moindre petit coup de froid devienne très pénible.

Et je vois le compteur tourner, tourner, tourner..., je sens les courants d'air à proximité des fenêtres, en passant devant la porte d'entrée... l'après-midi se passera en partie au café, nous retrouvant finalement plutôt contents de nous voir un samedi après-midi, ce qui reste tout-à-fait exceptionnel !

Ce soir, il fera plus doux en rentrant... Sourire

23/02/2013, 23:10 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de vertige le 23/02/2013 à 14:31

Oui, en ce moment, les compteurs tournent, tournent, tournent, Vertige ! Et quand on reçoit les factures, ça donne le ve.....

24/02/2013, 08:40 | Par Jonasz en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 23/02/2013 à 23:10

Ça donne le virouna, ou le vire-vire si tu préfères.

24/02/2013, 16:03 | Par vertige en réponse au commentaire de Jonasz le 24/02/2013 à 08:40

Concernant les compteurs, Jonasz, je vous propose vire-vire... le virouna est un trop joli mot pour ça !

28/02/2013, 11:02 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de Jonasz le 24/02/2013 à 08:40

Je croyais que c'était un mot de par chez toi, Jonasz, un de ces mots inconnus dont tu as le secret, ou une de tes inventions poétiques comme celles dont tu parsèmes parfois tes billets, et bingo, je viens de découvrir que ça existe vraiment, le viruna ! Même qu'un hiver, il y a quelques années, j'ai déjà eu ça.... L'horreur absolue ! Le mal de mer dès que tu tournes un tant soit peu la tête. Avec l'obligation d'avoir en permanence une cuvette à portée de main. Pour rien au monde je ne revivrais ça !

 

28/02/2013, 11:29 | Par Jonasz

Ben, je savais pas que l'académie admettait ce mot - virouna - que tous les marins de l'Atlantique et d'ailleurs ont eu dans la gorge un jour.

Tout le monde comprend virouna, alors que « Vertige paroxystique positionnel bénin » ou « Syndrome vestibulaire » quand tu es en train de gerber par dessus la lisse du bateau, ça te cause pas vraiment.

C'est d'ailleurs assez fréquent dans la vraie vie; c'est souvent ceux qui connaissent le moins bien les choses qui en parlent le plus savamment à ceux qui ne les connaissent pas du tout. Ces derniers peuvent ainsi s'en faire une idée savante et en causer brillamment à leur tour, jusqu'au jour où ils ont vraiment le virouna et envoient ch... ceux qui les entretiennent du vertige paroxystique positionnel bénin.

19/03/2013, 09:27 | Par Vivre est un village

Quand il est descendu prestement du compartiment et a sauté sur le quai, l’artiste a salué bien bas. Il a alors écarté le violon de son épaule, gardant l’archet d’une main et le violon de l'autre.  J’ai alors pu voir l’inscription en lettres vertes sur fond jaune que son sweat-shirt portait :

 LE BONHEUR RESTE ENCORE À INVENTER

Pour être plus précis, je dirais "Le bonheur existe, je l'ai même rencontrer et je le retrouverai sans doute...Bouche cousueInnocentClin d'œil

A bientôt.

Amitié.

20/03/2013, 17:49 | Par Laurent Galley

Oui, c'est un très beau texte que vous nous offrez avec de magnifiques illustrations. Ce n'est pas un grain de sel que vous semez, mais de l'engrais !... La graine du bonheur qu'il faut encore laisser germer... 

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