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Ce soir, un espoir est mort
Puisque sur 349 votants, 141 ont votés pour un texte oû il est écrit: " "Fondé à partir du départ du PS du courant Mélenchon, le PG a réussi às'installer dans le paysage politique àgauche. Au-delà, l’apparition du Front de gauche, né de l’alliance avec le PCF, signifie la cristallisation dans le paysage politique d’une gauche réformiste antilibérale qui n'a pas coupé les ponts avec le social-libéralisme et qui entend dans le même temps disputer aux anticapitalistes l’espace de la radicalité." Puisque sur 349 votants, 97 ont votés pour un text oû il est écrit: "Parler aujourd'hui publiquement de 2012 comme d'une échéance décisive serait continuer l'erreur et cautionner la campagne actuelle qui vise à rendre subsidiaire les mobilisations. C’est dès maintenant que nous pouvons dire que le NPA ne soutiendra à l’occasion des présidentielles et des législatives que des candidatures clairement anticapitalistes, indépendantes du PS et des partis du Front de gauche, sur une plate-forme lutte de classe, correspondant à la situation du monde du travail, ses besoins et ses préoccupations." Et enfin puisque sur 349 votants, 13 ont votés pour un texte oû il est écrit: "Mais il faut aussi se délimiter clairement du réformisme moribond du PCF et du PG. Non pas laisser croire aux travailleurs qu’il n’y aurait que peu de différence entre eux et nous et qu’il faudrait d’abord et avant tout « l’unité », mais montrer à chaque pas que le PCF et le PG volent au secours du capitalisme (en expliquant aux salariés que les licenciements sont inévitables en temps de crise, en justifiant les journées d’action dispersées et sans lendemain, en défendant la République bourgeoise, etc.)." Puisque c'est tout ce qu'on trouver à répondre, une majorité de ces gens que j'ai soutenu de tout mon coeur pendant deux ans, à l'appel suivant du PG oû il est notament écrit: "L’ampleur et la radicalité du mouvement social contre les retraites confirme également qu’une majorité grandissante de nos concitoyennes et nos concitoyens ne croient pas aux fadaises libérales. Nous l’affirmons depuis la création de notre parti, et la crise capitaliste le rend plus crédible encore : il y a place pour l’affirmation forte d’une gauche de rupture en capacité d’allier radicalité concrète et volonté de gouverner ce pays sur son programme de transformation sociale et écologique. Nous n’attendons pas du Parti Socialiste, toujours plus engagé dans une logique d’accompagnement du système, qu’il conduise à un tel débouché politique. Il compte sur une simple mécanique d’alternance basé sur le rejet de Sarkozy pour gagner les prochaines élections en maniant le bâton du « vote utile ». Les trois échecs successifs aux élections présidentielles des candidats socialistes rappellent combien cette stratégie se révèle à la fois porteuse de reniement mais est surtout incapable de battre la droite. ... C’est dire le rôle qui nous incombe. C’était déjà vrai lors des élections européennes et régionales où nous avons regretté de ne pouvoir conclure un accord national entre les forces du Front de Gauche et votre mouvement. Les excellents résultats de la liste « Limousin Terre de Gauche » ont rendu évident ce que, unis, nous aurions pu espérer sur le plan national. C’est donc encore plus vrai aujourd’hui : alors que le capitalisme s’enfonce de plus en plus dans la crise, nous avons une responsabilité historique. Il nous revient d’être à la hauteur des circonstances, à la hauteur des attentes du peuple. C’est pourquoi nous nous adressons de nouveau solennellement à vous à l’entrée de votre congrès. Il n’y a aucune divergence de taille à nous empêcher de proposer, ensemble, une véritable alternative de gauche lors des rendez-vous électoraux à venir. Bien sûr les mobilisations sociales sont essentielles. Sans elles, nous savons qu’un gouvernement de gauche ne sera pas en capacité d’imposer une véritable politique de transformation sociale et écologique. Mais à l’inverse, l’issue du mouvement social sur les retraites démontre qu’aucune transformation majeure dans ce pays ne se fera sans un débouché politique capable de rassembler une majorité de nos concitoyennes et concitoyens au suffrage universel." Je suis donc forcé de me rendre à l'évidence, de lacher prise, d'abandonner mon optimisme tenace. Forcé d'affirmer avec une grand tristesse, vu l'espoir et l'entousiasme que nous avions tous à la fondation du parti, nous nous sommes fait bernés... Bernés par une vieille garde de la LCR identitaire, sectaire et imbécile, incapable de voir que notre programme n'était guerre différent de celui du front de gauche. Bernés par ces gens qui ont affirmés vouloir rassembler toute la gauche anticapitaliste, bien au delà des révolutionnaires. Je me pose la question aujourd'hui, croyez-vous que plus de 7.000 militants seraient venus si vous nous aviez affirmés dès le départ, que notre parti resterait replier sur soit même, refusant la moindre concession, plus soucieux de conserver sa pureté idéologique que de se battre aux seins des institutions avec la même force que dans la rue. Eh bien non, nous ne sommes pas venus pour ça. On est venu pour lutter au quotidien, toujours en première ligne lors des luttes sociales mais pas que! Nous sommes également venus pour tenter une bonne fois pour toute de virer cette droite depuis trop longtemps au pouvoir, de dépasser cette gauche réformiste depuis trop longtemps égémonique et de participer de toutes nos forces à un programme anticapitaliste digne de ce nom avec toutes les forces prètes à le faire. De toute façon tout ça, ça ne sert pas à grand chose de l'écrire nous l'avons déjà tous compris. Je suis peut être le dernier d'ailleurs à enfin l'admettre. Les derniers camarades non issus de la LCR vont bien entendu dès demain rejoindre les plus de 4.000 qui ont déjà quittés le navir. Toutes nos forces ne sont donc pas perdues, nous avons seulement perdus deux ans... Le nouveau parti anticapitaliste n'a aujourd'hui de nouveau que le nom...


Tous les commentaires
"Bernés par une vieille garde de la LCR identitaire, sectaire et imbécile" ... si vous le dites, Guillaume...
bon courage à vous.
Eternelle question, éternel dilemme :
Se salir les mains ou rester pur ?
Et toujours pas de réponse à la question: par quoi on commence, pour sortir du capitalisme ?
Allez, courage , camarade. C'est le peuple qui décidera après tout !
Tout à fait d'accord !
Moi aussi !
Sauf que j'en ai tiré les conclusions bien avant vous^^
Je suis parti il y a bientôt deux ans... peu avant les européennes. J'y suis resté tellement peu de temps que je me demande si j'y ai vraiment été (les discussions de comité par mails m'avaient déjà bien échaudé auparavant)
L'opération "Limousin Terre de Gauche" n'a été que la récupération bien organis&e des votes habituels d'ordinaire soutenant le PCF. Rien d'autre et essayer d'en faire la pierre angulaire d'une future alliance sur toute la France ne permet pas de règler d'abord les problèmes liés aux programmes et aux souhaits (ou non) de gouverner.
Or les approches des uns et des autres sont inconciliables et mieux vaur en faire le constat avant les élections qu'après.
Supprimez le PS et Mélenchon n'aura plus rien à dire et disparaitra de la mire médiatque. Il n'existe qu'en contre-miroir d'un parti qui l'a nourri pendant trop longtmps.
Je me permets de te répondre pour tedire que l'opération "LTG" aura permis entre autres de donner deux conseillers régionaux au NPA qui font depuis un excellent boulot en gardant leur liberté de vote.
Nous continuons aujourd'hui dans "Haute-Vienne TdG" et je fais la campagne d'un très sympathique candidat titulaire NPA et quand j'ai le temps de donner un coup de main ailleurs, dans le canton d'à côté , c'est aussi pour une candidate NPA titulaire....mais peut-être versons nous en Limousin dans la mièvrerie petite-bourgeoise, bien loin des sages et lourdes décisions pures et révolutionnaires qui permettent d'avancer bien plus vite dans le 44!
Bonjour à vous,
... peut-être avons nous, en Limousin, les pieds encore sur le plancher des vaches, pour ne pas dire sur terre.
Quel est l'objectif premier ? Continuer à se déchirer sur des points, certes importants, mais secondaires (me semble-t-il) par rapport à l'urgence ressentie par beaucoup de sortir de ce typhon qui nous lamine depuis 2008 ?`
Je reste, comme Jean-Philippe, convaincue qu'il ne faut pas se tromper de cible et que l'exemple de Limousin Terre de Gauche prouve que l'on peut accepter ses différences (voire s'en enrichir) et gagner ensemble.
Le passé a prouvé que la pensée unique n'était pas la meilleure des choses.
Quant à l'attaque contre Jean-Luc Mélenchon considérant qu'il n'a pour base de travail que le combat anti-PS, c'est un peu simpliste. Le programme de travail est vaste et riche. Et puis, ne trouvez-vous pas "un peu" réducteur de limiter un parti à l'un de ses fondateurs ? Il est vrai que je suis interpellée lorsque je vous lis par les "Mélenchon" pour parler du PG et les "nous" pour parler de vous.
Un excellent boulot, c'est tout à fait le cas de le dire ! Ils votent des subventions au patronat et considèrent que leur mandat est personnel : lors du dernier budget, si l'un a repoussé à juste titre le budget, l'autre (par ailleurs vice-président de commision) s'est abstenu.
Autant pour moi, votre remarque est tout à fait justifiée. Je m'excuse donc d'avoir qualifié dans ce billet le PG par Mélenchon presque à chaque fois. Je tentrai à l'avenir de ne pas me laisser conditionner par les médias qui pratiquent la personnalisation à longueur de journal. Sinon pour justifier ce que vous dîtes sur la compatibilité de nosprogramme, voici un paragraphe de l'adresse du PG au congrès du NPA que je le répète, je trouve parfaite: "Élaborer ce programme de gouvernement représente-t-il un obstacle ? Là encore, il est évident que non. Prenons les cinq axes que le Parti de Gauche soumet à la discussion. Nous voyons beaucoup de similitudes : • nous avons entendu Olivier Besancenot récemment sur une télévision en appeler à une assemblée constituante comme nous le faisons pour refonder une 6ème République parlementaire et sociale ; • nos arguments sont strictement identiques sur le partage des richesses ; • nous estimons indispensable de sortir du traité de Lisbonne pour construire une autre Europe ; • nous exigeons la sortie de l’Otan et de nos troupes d’Afghanistan ; Peut-être convient-il de vérifier que nous sommes en accord sur la planification écologique mais nous doutons que les deux termes associés vous posent problème ou que vous n’êtes pas comme nous attachés à sortir du modèle productiviste par une écologie sociale et radicale. Et nous savons bien, pour nous retrouver dans les mêmes luttes, signer souvent les mêmes textes, qu’en entrant davantage dans les détails, nous trouverions suffisamment de mesures à appliquer d’urgence au gouvernement comme celle de donner immédiatement des papiers à toutes celles et tous ceux qui vivent dans une clandestinité forcée dans notre pays."
Il reste des désaccords très importants :
- Le Pg est protectioniste, anti-européen, souverainiste, nationaliste
- Le Npa à l'inverse, a une vision globale, internationaliste
- Le Pg fait de la laïcité un étendard, le Npa respecte le choix des religions
- Le Npa est un parti démocratique, le Pg est un parti "à la hussarde", créé, comme le MoDem dans un seul but, l'accession d'un homme, JLM en l'occurrence, à la magistrature suprême
Dans ces conditions, on ne voit pas le Npa se rallier au Pg 2012.
D'autant que la présidentielle n'est pas gagnable.
Je fais le pari que le Npa sera toujours dans le paysage politique après 2012 (comme LO), alors que le Pg, comme le MoDem, comme le Mdc de JP Chevènement, sera une étoile filante de plus (JLM le sait, il a déjà programmé sa retraite, il joue son va-tout).
Je peux me tromper, c'est une observation - attentive - de l'extérieur à la gauche dite radicale.
Toujours taillés à le tronçonneuse vos arguments !
Billet intéressant et hors langue de bois.
Oui l'extrême gauche tourne en rond, prisonnière de son idéologie.
Idéologie qui s'est révélée inopérante depuis ces 40 dernières années pour la question "par quoi on commence, pour sortir du capitalisme ?" (netmamou, + haut).
Plutôt que "par quoi on commence", je dirais pour ma part : de quels leviers disposons-nous dans notre société contemporaine, avec les individus, institutions, etc. tels qu'ils sont ?
Et sur cette question, le fond idéologique de l'EG aurait bien besoin d'un grand vent de printemps.
Plus qu'un vent, c'est d'un grand nettoyage de printemps que ce fond idéologique a besoin, car il frise sans cesse le déni de réalité !
"Le capitalisme, pour perdurer, injecte un petit peu de socialisme dans le systéme. Juste ce qu'il faut, ni trop, ni trop peu". (Howard Zinn)
Il y en a qui en profitent, d'autres pas. C'est une question de majorité. Une question de "variable d'ajustement". Je vous souhaite de ne pas être sous la ligne de flottaison. Je ne vous souhaite pas d'être sourd, mais au contraire d'entendre les cris de celles et ceux qui se noient.
Ce que l'on nomme "l'extrême gauche", en France, répercute un peu de ces cris. Ils sont bien les seuls. Et ils sont bien seuls. A croire que ce que l'on nomme "la gauche" digére, tranquillement, avant de roter dans l'urnoire.
"Nous devrions, selon moi, prendre conscience du fait que nous vivons dans un pays qui, bien que dominé par l'argent et le pouvoir, offre néanmoins des ouvertures et des opportunités qui n'existent pas dans bien d'autres régions du monde. Ceux qui nous dirigent font le pari que ces opportunités nous apaiseront et que nous n'en profiterons jamais vraiment pour procéder aux changements radicaux absolument nécessaires à l'instauration d'une société juste. Nous devrions relever ce pari."
Nous, le Peuple des États-Unis, Howard Zinn (trad. Frédéric Cotton), éd. Agone, coll. Contre-feux, 2004 (ISBN 2-7489-0029-4), chap. Introduction - L'idéologie américaine, p. 16
A citation, citation et demie.
Merci, Emmanuel. je ne connais pas du tout Howard Zinn, j'ai noté votre référence et il faut que je m'y mette un jour!
"Parler aujourd'hui publiquement de 2012 comme d'une échéance décisive serait continuer l'erreur et cautionner la campagne actuelle qui vise à rendre subsidiaire les mobilisations. C’est dès maintenant que nous pouvons dire que le NPA ne soutiendra à l’occasion des présidentielles et des législatives que des candidatures clairement anticapitalistes, indépendantes du PS et des partis du Front de gauche, sur une plate-forme lutte de classe, correspondant à la situation du monde du travail, ses besoins et ses préoccupations."
C'est à dire que le NPA s'isole et reste un parti réduite à une secte comme Force ouvrière..Au moins ils n'auront pas de mal à se compter...
et alors ! vous voudriez que tout le monde accepte comme inéluctable ce système de consommation de gaspillage, de productivité ??? Vous voudriez nous faire croire comme tous a droite et certains à gauche, que l'économie est une science et que donc le système actuelle n'est pas discutable ! ?????Vous êtes d'accord avec ceux qui n'arrivent pas à voir au delà du court terme et qui ne raisonne qu'a partir d'un système capitaliste qu'il ne faudrait pas remettre en cause ? Bien sûr ils sont minoritaire, et alors ? l'histoire nous a souvent montré, il me semble, que la minorité avait raison. Restez donc avec les moutons.
Là vous faîtes dans le commentaire tout en nuances, auquel j'ajouterai qu'une minorité n'a jamais raison, si elle ne fait pas tout pour que des changements aient lieu, ou alors c'est se réjouir de la politique du pire qui a comme victimes ceux qu'elle se dit défendre !
Article éclairant les Purs. Cet autisme politique prive le socialisme de sa jambe gauche, merci pour le témoignage.
L'arme favorite de l'UMP, c'est le NPA.
Les bouffons !
Non mais lisez cette putain de littérature !
On n'ose même pas croire que c'est du premier degré.
Et l'autre là haut qui parle d'espoir mort.
Remets tes chaussons sous le sapin, p'tit gars, peut-être que l'année prochaine le père Noël repassera.
J'en connais beaucoup chez qui il ne passe plus depuis longtemps !
J'en connais également qui ne sont pas partis en vacances depuis plus de 25 ans, alors qu'il ne s'agit pas d'un choix délibéré !
J'en connais de plus en plus qui ne se posent même pas la question du premier ou du second degré, tant ils ont perdu tout espoir et survivent au jour le jour !
Vous avez dit dérisoire, mon cousin, comme c'est dérisoire !
- Moi, j'ai dit dérisoire ?
- Ah je vous assure cher cousin que vous avez dit dérisoire
- comme c'est dérisoire.
La misère non. La rigidité dogmatique, complètement.
Oui c'est très triste de ne pas avoir eu les moyens d'exploiter la main d'oeuvre de l'industrie touristique tunisienne, à l'instar d'une Ségolène Royal, depuis "plus de 25 ans". Il faudrait organiser des ponts aériens, et surtout recréer le secrétariat d'Etat au temps libre donné au syndicaliste André Henry en 1981 pour le museler.
Cordialement
oui l'extrème gauche tourne en rond ! mais n'a t'elle pas raison au fond ?On raisonne (et moi le premier) toujours a court terme, puisque accepter ce système d'élections présidentielles avec une alternance ou les élus de droite ou de gauche ne font que rester dans le système capitaliste, c'est du court terme.
Pourquoi tellement de gens se tournent vers les religions, pourquoi l'idéologie communiste, marxiste, s'est cassé la figure ? Il manque des penseurs des philosophes qui nous redonnent de l'espoir à long terme, il nous manque une vrai vision à long terme d'un monde différent, d'autre chose que ce système ou on ne nous parle que de consommation, de CAC40 de productivité. C'est trop facile de classer le npa comme vous le faites ! et je précise que je n'ai jamais aimé l'extrème gauche qui idéologiquement n'est qu'une branche du "communisme autoritaire" issue de Marx et autres. Mais au moins ils sont fidèles et sont les seuls à parler d'une rupture réelle avec le capitalisme. Bien sûr j'ai une candidate préférée pour 2012 ! mais c'est par dépit, par défaut.... pour moi tous pourris, juste une un peu moins pourrie que les autres. Il sufit de lire "le président des riches" c'est démoralisant .
A quand une nouvelle révolution ? une vrai !
Précisions au passage, je n'ai jamais aimé l'extrème gauche, qui est issue du courant "communiste autoritaire". Pour moi l'idéal à long terme est forcément Libertaire. La seule philosophie qui vaille la peine c'est l'anarchisme. Le scientifique russe, Kropotkine disait "l'anarchie est la plus haute expression de l'ordre" Ce n'est pas une utopie, c'est une vision à trés long terme, et désolé pour les ricaneurs mais ça me semble moins débile que de croire en un Dieu et un Paradis lointain.
D'accord, d'accord. Mais là, maintenant, tout de suite ? Quoi ?
Quoi? Toujours pareil camarade, la lutte politique... Je crois que les commentaire sur ce billet ont bien reflettés la différence énorme qu'il y a entre nous. Cela démontre encore un peu plus les clivages entre révolutionnaires pures et durs et militants croyant encore aux élections. Pas la peine donc je pense de continuer ce débat plus longtemps, nos positions restent inchangées et chacun a pu se faire la sienne. Nous nous retrouverons dans les luttes, c'est déjà ça... Consolons nous comme on peut
avec Bezancenot ............... point de salut ./
ce petit monsieur ... qu'il est devenu maintenant, ferait mieux de s'engager comme syndicaliste ... là il aura toute sa place, mais certainement pas en politique !
s'il est vraiment fidèle à ses idées et convaincu ...comme il donne l'air de l'être ..........alors pour Lui, la seule sortie passe par La Révolution armée ............ temps définitivement dépassé dans notre vieille démocratie, même si cette dernière a pas mal été écornée ces derniers temps .
La seule voie pour 2012 est le rassemblement du Front de gauche pour obliger le PS à mettre un genou à terre .... et peut-être plus si certains comme la LCR, LO et d'autres vivaient au jour d'aujourd'hui !
alors bien venu aux déçus de la LCR .
" les clivages entre révolutionnaires pures et durs et militants croyant encore aux élections."
Je ne comprends pas pourquoi il faut à tout pris qu'il y ait un clivage.
Les élections c'est une chose, la révolution, une autre ! Et il y a des tas d'autres "choses" à côté, toutes susceptibles de faire évoluer, changer, voire bouleverser une société.
Tout peut contribuer au changement. Qui n'intervient qu'au bout d'un processus.*
Alors oui ceux qui misent tout dans les élections sont dans l'erreur (politique) mais ceux qui misent tout sur une révolution aussi.
La question c'est qu'est-ce qui contribue à un changement, et vers quoi.
La question est, qu'est-ce qui favorise l'auto-émancipation du plus grand nombre.
* C'est aussi ce que disaient les Egyptiens interrogés ce matin sur France culture : que la situation était mûre en Egypte pour ce mouvement, dont le soulèvement Tunisie a été l'étincelle. Que quelque chose continue du côté du social, avec les grèves dans le delta du Nil.
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Les élections, le processus électoral (que ce soit au niveau de l'Etat ou à celui d'une association, d'un syndicat) ne sont un problème que lorsqu'on y attache trop d'importance : quand on accepte de déléguer le pouvoir pour une longue période en s'en lavant les mains pendant ce temps là. Je veux dire, en se réservant le seul droit de critiquer l'action des représentants, sans s'investir en parallèle dans les contre propositions éventuelles construites et constructives.
Si j'exprime le fond de ma pensée :
Pour moi c'est cette histoire d'anti capitalisme qui fait blocage. Elle résonne aux oreilles de beaucoup comme une incantation. Pourquoi ?
J'en suis venue à me dire que c'est faute d'alternatives mise en oeuvre dès aujourd'hui, ici et maintenant. Parce que, qu'est-ce qui empêche un grand nombre d'anti capitalistes de créer et de faire vivre dans la durée des structures non capitalistes, à la manière des écolos ou des pédagogues alternatifs ? Comment peut-on entrainer un mouvement vers quelque chose tant que ce quelque chose manque à ce point de consistance, de concrétisation?
@ fantie B.
qui écrit :
"Parce que, qu'est-ce qui empêche un grand nombre d'anti capitalistes de créer et de faire vivre dans la durée des structures non capitalistes, à la manière des écolos ou des pédagogues alternatifs ?"
vous mélangez tous les genres, allez donc demander à N. Hulot, à D. Cohen-bendit et beaucoup d'autres ................. s'ils rejettent le capitalisme pur et dur et pire libéral ? !!!
Où voyez vous que je parle de de D C B ou de Nicolas Hulot ?
Je parle de mise en oeuvre concrètes qui montrent que d'autres fonctionnements sont possibles (énergies alternatives, productions et consommations sans polluants, etc.)
Même chose pour des dispositifs ou simples classes à pédagogie alternatives.
Ce que j'ai en tête comme anti capitalisme concret, ce sont les coopératives de production, dans tous els domaines (services etc.)
Pourquoi : parce que les expériences concrètes alternatives montrent qu'autre chose est possible et favorisent la prise de consience, mieux que des discours.
C'est un des niveaux essentiels du changement social, pas unique bien entendu.
Par ailleurs, je viens de trouver un billet sur Mediapart qui expose la notion de "praxis" dans la pensée de Rosa Luxemburg :
l'étincelle-s'allume-dans-l'action : la philosophie de la praxis dans la pensée de Rosa Luxemburg
C'est long, mais toujours essentiel à mon avis !
et bien si je vous cite DCB et N.Hulot ........... c'est tout simplement que ce sont les plus "illustres" écolos qui représentent cette tendance, non ?
lien pour lien, celui-ci est certainement à ne pas écarter et à lire ... car très instructif sur les évements actuels et à venir :
http://www.jean-luc-melenchon.com/2011/02/encore-une-revolution-populiste-victorieuse/
Il se trouve que je me fiche complètement des hommes et même des femmes illustres !
Un autre lien vers un billet et fil un peu en phase avec ces préoccupations : celui de raoul-marc-jennar : apres-le-npa-quelle-suite ?
et oui et que lit-on de la part de Jennar, je le cite :
Un embryon de ce rassemblement existe : le Front de Gauche. S'agit-il d'un cercle fermé ou est-il ouvert à à celles et ceux qui partagent une même analyse et une même espérance ? Est-ce une fin en soi ou une étape vers un rassemblement plus large ?
ce sera la seule issue pour toutes et tous en 2012 et la seule possibilité crédible de ceux qui rejettent le capitalisme destructeur et mauvais pour les peuples
Je ne pense pas que vous ayez tout lu du billet de Jennar !
Les élections, mais comment le NPA en est-il venu à centrer autant sur les élections, voilà ma question.
Fantie,
Juste un mot.
C'est justement parcequ'une majorité au NPA refuse de se centrer sur les élections qu'il y a crise et fossé avec Mélenchon.
Bon, je n'en dis pas plus car le congrès du NPA est un désastre.
Pas seulement pour le NPA.
On le verra très vite.
Si quelqu'un peut PROUVER que le militantisme et les élections s'excluent radicalement ,chapeau.
Je dis "prouver"!
Tout le monde peut en effet ,je le dis avec humilité parce que bien sûr à l'adolescence on commence par là et ensuite souvent on continue: le pli d'avoir des idées et de les confronter /partager est pris.
Mais tout autre chose est de se colleter avec le principe de réalité ,dans la vie du quotidien , là où il faut s'adapter aux systèmes (x systèmes) et au autres.....
ne pas consentir à admettre que ,à gauche ,nous (le peuple ,le pays ,les gens ....la société)avons besoin D ABORD de repartir en 2012 avec une alternance et que celle ci a besoin certes d'une unité (préférable) mais aussi et surtout d'un parti constitué quels que soient les "reproches" ou expressions d'attents que nous pouvons lui adresser,
ne pas consentir à l'admettre comme une première étape
c'est ne pas admettre les nécessités de l'action efficace.
J'ai toujours vu l'extrême gauche occuper à se déchirer dans l'indifférence amusée du reste de la population. Ce qui est nouveau est que le PS n'apparait plus à beaucoup comme une alternative possible mais comme une UMP-bis. Du coup l'incapacité à créer une force capable de compter plus à gauche désespère certains.
Le PS va pouvoir tenir un discours gauchiste en vue des prochaines présidentielles, puis une fois au pouvoir mener une politique ultra-libérale. Heureusement pour nos gauchistes il y a des mouvements sociaux tout le temps, au moins ils sont aérés.
Cordialement
Les déçus du NPA qui est en crise manifeste peuvent aussi prendre contact avec la Gauche Unitaire déjà issue du NPA. Alors ils seraient dans le FG sans rejoindre le PG. Mais ils peuvent aussi aller au PG. C'est à eux de choisir. Une chose est sure : le NPA, dans sa noire confusion et avec son OB déconnecté des aspirations unitaires pour faire tomber le bonaparte ultra reactionnaire est dans une impasse et mène à l'impasse ceux et celles qui le suivraient.
je ne rajouterai rien au commentaire d'Elie....simplement, sur le Congrès du NPA, je me suis laissé dire que des propos assez durs avaient été tenus envers l'expérience "Limousin Terre de gauche" si quelqu'un a des éléments plus précis, merci d'alimenter.