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Autocritiques médiapartiennes: qualité contre quantité?

Je soulèverai là mes premières lectures rétrospectives de ce que nous avons engagé depuis déjà trois mois et les dérives que je peux déceler.

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Sabine Kraus qui fut des premières intervenantes et de mes premiers contacts décide de quitter la barque et comme toute défection, c'est toujours une voix que nous perdons. Voilà ce qu'elle nous donne à penser pour seuls adieux:

"Je viens aussi de résilier mon abonnement, en voilà les raisons :
- Comme le disait Michel Tournier, tous les hommes politiques ont du sang sur les mains. Et pendant que les média en parlent, les choses se font et le pouvoir et la corruption s'exercent sans entraves.
- Le stockage des données informatiques étant pratiquement illimité, le temps qu'il faudrait pour tout lire devient démesuré. Il serait bon de penser à l"économie de l'écriture des articles et des commentaires, car plus il y en a, et moins j'ai envie de lire.
- La philosophie et l'art m'intéressent plus que la politique, je préfère lire Bergson que le dernier livre de Carla Bruni concernant sa fascination pour l'intelligence de son président de mari et l'hypothèse de ses cerveaux multiples (article paru dans Le journal de Québec !!)."

 

 

Je ne parlerai pas ici de la partie "Journal" que je trouve irréprochable et digne des ambitions initiales de Médiapart: une voix libre dans le désert médiatique contemporain. Je me concentrerai donc sur la partie "Club" dans laquelle je me suis personnellement beaucoup investi, que je connais le mieux et dont je suis en partie (en tant que blogueur) responsable. Je sens en effet une course en avant chez la petite centaine de personnes qui sont le plus investies bénévolement dans le projet. Par envie de bien faire, de toujours faire plus, j'ai peur que nous n'en fassions trop et ne nous perdions par notre propre rythme. Nous sommes beaucoup à ne plus compter les heures, donner coeur et énergie dans ce projet novateur mais notre passion frôle peut-être la surchauffe, l'entropie, l'aporie. Nous perdons en fraîcheur, en distance, en profondeur ce que nous avons gagné en "médiamitié". Le risque est en effet de reproduire un club d'initiés, fait de connivences et d'une sorte de facilité déresponsabilisante. Le tutoiement s'insinue dans les commentaires, belle chose, je le reconnais, mais le vouvoiement a cette richesse de la distance salutaire, grandiose, féconde que nous pourrions oublier.

 

 

Nous avons commencé très fort, avec des billets d'une hauteur que je ne connaissais plus dans la presse actuelle, les lectures sur notre monde faites par Edwy Plenel, des réflexions politiques régénérantes comme celles de Philippe Corcuff, Benjamin Stora (pour ne citer qu'eux), des impressions subjectives faites par des personnes moins prestigieuses. Moi-même, j'avais travaillé beaucoup mes premiers textes en sachant la responsabilité que je prenais à m'inscrire frontalement dans le projet Médiapart et le privilège qui m'était donné. Mais je me rends compte que la facilité d'écriture que nous avons certains impose un certain monopole de la parole et un laisser-aller dans la rédaction. Et selon la loi de l'offre et la demande, nous savons de mieux en mieux calculer le degré de langage et de complexité nécessaire pour engranger le maximum de "recommandés". Nous entrons donc dans la surenchère en oubliant, il me semble, le fond de notre aventure.

 

 

Pour en venir au fond, j'en appelle donc à la responsabilité de chacun, la mienne en premier lieu pour être honnête, et à celle de la rédaction pour raffermir notre ligne directrice. Médiapart a pour vocation à être le meilleur journal sur le net, le journal de référence qui puisse concurrencer le prestige du Monde à l'agonie, au milieu de tous les prédateurs financiers et économiques. Nous l'avons assez dit, et Médiapart vient de ce constat, il y a urgence à reconstruire un paysage médiatique en France (sans parler d'ailleurs dans le monde) qui se redéfinisse comme contre-pouvoir: Libération à Rotschild, Le Monde à Lagardère, Le Figaro à Dassault, Ouest-France à Hutin, Les Echos à Arnaud... Ces derniers années - et particulièrement 2007-2008 - ont révélé la faillite du quatrième pouvoir: le dernier journal cité, représentant historique du CAC 40 et "nouveau chien de garde" de l'idéologie néo-libérale s'est lui-même mis en grève face à l'assaut des puissances carnassières. France-Télévision qui, par l'entremise courtisane d'une Arlette Chabot, a prêté le tapis rouge au chef de fil de la contre-révolution que nous connaissons, reçoit aujourd'hui le retour du boomerang et voudrait jouer les surpris. Il reste des "cache-sexe" comme Marianne ou Charlie Hebdo pour donner au bas-peuple quelques envies de vomir une fois par semaine sur la clique dirigeante, comme un exutoire, des relais de la vox populi qui peuvent dire tout haut: "Putain, encore quatre ans". Mais Kahn n'effarouche plus que les vieilles ménagères qui gardent le traumatisme du Front Pop et de 68 et Val peut très bien parler de liberté de la presse devant le Medef.

 

 

Face à cela, Le Monde Diplomatique a toujours su garder la déontologie journalistique, le doute scientifique et la responsabilité intellectuelle comme "raison d'agir", disait le regretté Pierre Bourrdieu. A côté, quelques canards plus accessibles mais à la fois plus minoritaires ont voulu défendre le rôle de la presse comme l'avait conçue le Conseil National de la Résistance: "l'Enchainé" qui se débat dans le pessimisme anarchiste depuis 14-18 mais, devenu institution, il ne joue plus que le rôle de pompier sympathique, puis dernièrement, le Plan B (ex-PLPL) lancé par des journalistes et universitaires engagés dans les grèves de 95 et les mouvements altermondialistes: malheureusement, la solution trouvée par ces journaux ultra-gauchistes (que je lis et soutiens) reste dans la recréation d'un entre-soi, d'un monde fait uniquement de "sardons", des militants qui zigzaguent entre universités rouges et IEP bonne conscience. Le Sarkophage qui fête sa première année d'existence peut connaître lui aussi le même problème, venu de cercles limités politiquement et dans une conjoncture politique bien précise, il ne peut prétendre à s'imposer largement dans le lectorat.

 

 

Autorité! Dans ce paysage médiatique qui se répartit de plus en plus selon la vieille dialectique de "classe" que des idéologues médiocres voudraient nier, Médiapart a pour fonction de "FAIRE AUTORITE". Devenir, être le futur journal de "REFERENCE". Nous en avons tous conscience et Edwy Plenel a lancé ce projet pour cela, lui seul en France pouvait porter un tel projet. Un tel projet nécessite une froideur intellectuelle et une vue historique très profonde, qui puisse sillonner dans les méandres de nos passés. Un tel projet marchera non pas parce que la demande sera au rendez-vous, elle est là, structurellement, et elle se révélera de plus en plus au milieu du vide idéologique dans lequel nous nous trouvons, après la "Fin de l'histoire" fukuyamaesque, après le 11 septembre, après le retour d'une droite décomplexée dans tout l'Occident, après trente ans de néo-libéralisme qui depuis l'Argentine, le Congo, la Chine arrive maintenant au coeur d'une Europe désillusionnée. Nous avons vu le Mur de Berlin tomber avec jouissance sans comprendre ce qui renaitrait sur ses cendres: la Tchétchénie, les drogués, les estropiés, la brutalité du chômage, l'extrême-droite renforcée sur l'ethnocentrisme naturel... Et des démocraties qui n'ont rien perdu de leurs réflexes dictatoriaux, en Russie et en Chine particulièrement. Nous ne devons donc rien attendre de la demande mais produire de l'OFFRE, créer le BESOIN, faire que Médiapart devienne une obligation, un baromètre, un gouvernail, un "phare" comme le poète baudelérien. Rue89 ou Bakchich n'ont pas osé relever ce défi, ils perdront face à la pub, ils seront engloutis dans le magma post-moderne.

 

 

Alors oui, Plenel est celui qui devait endosser le maillot jaune de cette oeuvre de reconstruction d'un discours journalistique à la fois critique et éthique, nous lui confions cette tâche, pour le meilleur et pour le pire. Parce que cette mission est d'abord un sacerdoce: je ne le lui envie pas particulièrement ce rôle. Mais à lui et à la rédaction qui ont les années d'expérience et le curriculum vitae nécessaires pour porter un tel projet de peser de leur poids tout entier. Je pense en effet que le Club doit avoir une autre consistance, être plus rigide, plus "concurrentiel" dans le bon sens du terme, plus sérieux en un mot, pour pouvoir donner une voix aux millions de "sans-voix". Nous devons avoir conscience de notre responsabilité, nous volontaires bénévoles, dans cette barque, cette arche encore précaire, pour en faire une caravelle collective, non pour coloniser cette fois, mais pour résister aux murs et "pro-voquer", porter nos voix. Je préfère en effet un texte lourd, lu par peu de personnes, avec peu de "recommandés", mais un texte qui reste, marque et s'imprime, que nous puissions relire éternellement. Que viennent en nombre les universitaires, les spécialistes, les intellectuels, les poètes, mais aussi les témoins du quotidien, les enragés de l'heure, les illustres inconnus!

 

 

Voilà, c'était là mon billet d'humeur, j'ai déjà beaucoup d'heures passées ici, de billets et commentaires postés, il est temps pour moi de disparaitre quelque peu et retrouver l'anonymat salutaire de la rue qui nous ressource et redonne à nos mots leur matière humaine. Pour mieux revenir et pour longtemps j'espère. A bientôt!

 

 

P.S.: je ne participerai pas aux commentaires à venir pour ne pas les téléscoper.

Tous les commentaires

Humeur partagée. Nous ne sommes qu'au début d'une aventure qui devrait marquer. J'adhère à l'ambition que vous tracez pour MediaPart . Tenons bon !

Tu ne vois aucun inconvénient à ce que je recommande ce billet :-)?

J'adhère tout à fait au début de votre "autocritique mediapartienne", Gwenaël : la connivence est une facilité. Très bien pour qui veut fonder un groupe fermé. Mortelle pour qui veut s'ouvrir.

Je partage un certain nombre d'idées importantes de votre billet. Mais de grâce, épargnez-nous le lyrisme autour du directeur de la publication. Le besoin du culte de la personnalité subsiste donc à ce point dans notre pays ? Médiapart résulte certes d'une initiative (de la valeur de l'initiative : en voilà un beau sujet philosophique !), mais c'est avant tout une oeuvre et une aventure collectives. Le culte de la personnalité au pays de Rabelais, de Molière et de Voltaire, ou si vous préférez au pays du Canard Enchaîné et de Charly hebdo, cela vous tue un Médiapart.

" raffermir notre ligne directrice". Qui est ce "Nous" ? Je n'ai pas le souvenir d'avoir été consulté, et j'ai horreur que l'on décide à ma place. Et je suis abonné au même titre que toi je te le rappelle mais sans chercher à imposer mon courant de pensée. . "Je pense en effet que le Club doit avoir une autre consistance, être plus rigide, plus "concurrentiel" dans le bon sens du terme, plus sérieux en un mot, pour pouvoir donner une voix aux millions de "sans-voix". Nous devons avoir conscience de notre responsabilité, nous volontaires bénévoles, dans cette barque, cette arche encore précaire, pour en faire une caravelle collective, non pour coloniser cette fois, mais pour résister aux murs et "pro-voquer", porter nos voix. Je préfère en effet un texte lourd, lu par peu de personnes, avec peu de "recommandés", mais un texte qui reste, marque et s'imprime, que nous puissions relire éternellement" La , tu rêve garçon..."Nous" ne sommes pas en train d'écrire la Pleiade, mais juste de donner nos sentiments de citoyens sur un bloc note virtuel. En aait j'ai plutôt l'impression que ouvre la chasse à Christel, Tonymaj, Dominique Bry et à moi qui ne sommes pas dans la lourdeur, l'empesé , le chiant pour se palucher avec des textes qui ressemblent à des mémoires et dont à la fin on a fini par oublier le sujet d'origine. . Soyons réalistes, faisons des blogs, pas des thèses

Diable ! moi qui pensais avoir trouvé quelqu'un avec qui discuter sur un certain nombre de sujets qui m'intéressent... Tant pis, reposez-vous un peu, c'est vrai que vous avez beaucoup participé à l'aventure Médiapart, j'ai lu beaucoup de textes de votre part et javais retenu votre nom - au début je croyais que c'était un prénom féminin... Combien de temps allez vous tenir sans inter-venir ? On parie ? Cordialement, Corinne Newey

Première chose, et question à Gwenael, donc: après avoir lu ce texte, j'ai cherché les billets de Sabine Kraus, mais sans les trouver: sont-ils effacés ? Si oui, c'est dommage. Ne serait-ce que pour ceux qui vont lire ce billet, sans pouvoir se référer à ceux qui les ont précédés. Puisque, dans le motif du désabonnement, le Club semble occuper une place centrale. Pour partie, j'ai partagé certaines réticences, et même à un moment une grande salve de commentaires du type "affaires internes", l'espace de trois ou quatre jours, a amené des personnes extérieures à juger que le Club était un entre-soi. C'est un risque, sans doute, un équilibre à trouver, pour chacun, entre les liens qui se nouent, ce qui fait par ailleurs exister ledit Club, et l'aération indispensable pour que de nouveaux venus ne restent pas spectateurs. Ceci posé, je ne crois pas, par exemple, qu'un maintien artificiel du vouvoiement ( lorsque les gens se tutoient via les messages personnels ou au téléphone) soit une solution. L'artificiel est toujours perceptible. Je suis d'accord, certains billets, certains articles deviennent de véritable lieu de rendez-vous, avec des commentaires qui partent en vrille. Si on a été occupé ailleurs, il faut opter : soit admettre qu'on a loupé quelque chose, en revenir à l'essentiel, article ou billet, soit plonger, avec du temps, en effet. Pour ma part, j'apprends aussi des vrilles. Si l'expertise est exigée pour les commentaires, alors ce ne sont plus des commentaires, mais des chroniques, des Idées, des Rebonds, des éditoriaux sauvages. C'est le revers du participatif. Et ainsi, sur des sujets que l'on connait bien, on saperçoit qu'il y a méconnaissance générale. Sur celui que l'on ne connait pas, on se trouve en situation de s'informer, ce qui est peu le but d'un journal, l'un dans l'autre. Par contre, sur les blogs, désaccord, et sur deux points. Il y a dans le Club des contributions intéressantes qui sont ignorées, billets comme éditions ( peut-être pas tant que ça, au demeurant: vous laissez trace de vos lectures à chaque fois, vous ? Moi pas) Si Benjamin Stora ou Philippe Corcuff sont cités - côté bon niveau - il y a flou sur le reste. Qu'est-ce qui ne va pas ? Poèmes, la photo d'un animal, une vidéo qui n'est que rigolote ? Mais à chacun de faire son choix, et en ce qui me concerne, mes choix sont du type divers. Selon mon humeur, mes curiosités et il faut l'avouer, le hasard parfois, puisqu'en effet, tout lire serait un emploi à temps plein. Rien n'empêche de suivre certains blogs, certains auteurs, de chercher un thème ( enfin ça, c'est aléatoire) Il y aurait donc, si je vous suis bien, baisse d'exigence en ce qui concerne les choix de la rédaction, et course effrénée entre blogueurs pour occuper l'espace. En ce qui concerne la rédaction, je vois plutot un souci de variété, mais à eux de répondre sur ce point. En ce qui concerne la course effrénée ( déjà évoquée il y a quelques jours par Alexy Fortin à propos d'une version mensuelle imprimée de mediapart, ce serait, disait-il comme une médaille en chocolat. Mais Alexy: je pensais que seuls les articles, et peut -être certaines éditions y figureraient, pas les blogs, ce n'est pas leur vocation), course effrenée à l'occupation de l'espace, à la gestion des lectures supposées, là, non. La plupart d'entre nous, j'en ai l'impression, ont d'autres lieux d'expression ou de reconnaissance que mediapart. Et si ce n'est pas le cas, ça n'entraine pas forcément un surinvestissement. Ce sont des choses qui s'apprenent, en plus, via l'épuisement. Enfin, il y a une contradiction, qui plus est, lorsque vous en appelez aux philosophes, universitaires, poètes, mais aussi à bien d'autres, ( je n'ai plus le texte sous les yeux, toujours le même problème): bref, aux gens. Parce que les gens, ils sont divers, et s'expriment comme ils veulent et peuvent. Et parfois, ça ne me plait pas du tout, ou ça ne m'intéresse pas, c'est la règle du jeu. Et en voilà un de commentaire interminable! Dans vos raisons de vous désabonner, je vois en fait des raisons de rester.

Je réponds juste ici, je ne me désabonne pas, jamais même, dans l'idéal. C'est un billet d'humeur, à chacun de s'en saisir, je préfère ne pas répondre à chacun au risque de tout porter en mon nom, je suis d'accord avec beaucoup de remarques déjà, je pose des questions en ne visant personne ou toujours en m'incluant moi-même. Ce texte est une bouteille à la mer, au Club de l'ingurgiter, bien à vous. (ai-je perdu dacor?)

je croyais qu'il ne devait pas y avoir d'intervention !

(Qu'en pensez-vous ?) . Quand j'ai lu que quelqu'un pensait que vous vous étiez désabonné, je me suis dit que vous ne pourriez pas ne pas réagir... . Allez, bon courage et à plus tard brillant jeune historien ! . Médiamitiés

Question de vérité historique, on dira...

Cher Gwenaël, Tout d'abord, je tiens à saluer votre initiative de tâcher de faire le point sur la ou les finalités de Mediapart, après quelques mois d'existence. Aussi, permettez-moi quelques réflexions et interrogations: -A l'origine, Mediapart se veut un nouveau journal d'information entièrement virtuel (sans support papier). Et je crois que c'est d'abord cela l'originalité de Mediapart : être visionnaire et entrevoir que la presse papier a peu d'avenir à terme (même si de mon point de vue il me semble salutaire pour la démocratie que les grands quotidiens demeurent, quelque soit par ailleurs les reproches que l'on pourrait leur adresser). Et en même temps devenir un site d'information de qualité, indépendant, et donc incontournable. Il semble effectivement que Mediapart en prenne le chemin, même si pour ma part je ne pourrais me passer ni du Canrd, ni de Charly, ni de Marianne. N'exagérons pas, nous ne pouvons taxer ces journaux de conciliants avec le pouvoir en place. D'autant que des hebdomadaires comme le Canard sont une mine d'informations que l'on ne trouve pas ailleurs. Et s'il y a une critique à faire à Mediapart, ce serait peut-être cela, c'est-à-dire qu'à terme il y ait beaucoup plus de journalisme d'investigation, révélant chaque jour (ou chaque semaine) des scoops. En effet, il y a la qualité de l'analyse, et il y a le journalisme d'investigation; -Deuxième grande idée de Mediapart, c'est sa conception interactive. Mieux, chaque adhérent de Mediapart est aussi potentiellement acteur du site. Cependant, là encore, il faut être prudent sur ce concept. A mon sens, bien que revendiquant une certaine forme de "journalisme militant", Mediapart devrait veiller à ne pas devenir un club politique. Ainsi, comment concilier effectivement Mediapart comme journal d'information, et Mediapart comme forum ? Pour ma part, je suis très enthousiaste à participer à ces forums et pouvoir mettre en ligne mes réflexions et analyses. Mais comment optimiser le fonctionnement du club tout en conservant son principe de démocratie participative (sans mauvais jeux de mots) ?

"...faire que Médiapart devienne une obligation, un baromètre, un gouvernail,... dit il, "... un "phare" comme le poète baudelérien" avec, "...en nombre les universitaires, les spécialistes, les intellectuels," J'ai tout lu. Je ne retiens que cela. Mais p't'être que j'ai pas le "... curriculum vitae nécessaire..." , ni bien placé? Ayant fait son éructation, son petit caca, il disparaît, royal, laissant à la meute des chiens de prairies le soin de nettoyer ou se repaître de l’oracle : « …il est temps pour moi de disparaitre quelque peu et retrouver l'anonymat salutaire de la rue qui nous ressource et redonne à nos mots leur matière humaine. ». « Matière humaine « ? Matière fécale. Encore quelques lectures de cette veine, et moi aussi je me casse.

Gwen, que te dire ? D'abord que c'est toujours très salutaire de se poser des interrogations et de se mettre en question(s). Là dessus, aucun problème. Et certes, l'avenir de MdP nous tient désormais à tous à coeur tant il a levé d'attentes, d'enthousiasme, etc. Nous nous sentons tous désormais très impliqués dans cette aventure. Pour le reste, je ne te suis pas vraiment... Certes, des abonnés ont parfois l'envie de sauter en marche. Ça les regarde. Ils reviendront plus tard. Ou ne reviendront pas et ce seront d'autres qui viendront. Certes, pas mal de disons membres, fondateurs ou non, de l'équipe de MdP, ont, ce n'est pas moi qui te dirais le contraire, pas mal de charisme et une grande légitimité professionnelle. Mais je ne vois nulle part dans tout ça la raison d'un tel pessimisme ni d'une telle auto-flagellation.. Se poser des questions, certes, mais pourquoi vouloir se couvrir la tête de cendres et se lancer dans une autocritique du club si passionnée ? Pourquoi surtout décider de se taire, même provisoirement, pour le bien de la collectivité ? Se taire, à mon (humble) avis, n'a jamais été une solution... Honnêtement, je ne comprends pas bien. Est-ce le départ de cette Sabine qui occasionne ton coup de blues ? Est-ce l'émotion de ta visite samedi qui te vaut ce lyrisme désenchanté ? Nous fais-tu une crise de complexes à avoir peur de ne pas être à la hauteur des enjeux ? Honnêtement, Gwen, laisse tomber. Tu es parfaitement à la hauteur. C'est juste un mauvais moment à passer. Demain tu auras retrouvé ton optimisme, ton envie de partager ce qui te passionne, d'être là, de réagir, de commenter, de raconter. Bref d'être là. Le nuage sera passé. Je te fais confiance. Je ne te connais que depuis trois mois. Mais je te connais...

Et bien moi, Gwenael, je ne comprends rien. Je ne sais pas ce qui s est passe et pourquoi ce discours. Dommage, j aurais aime parle de la Bolivie avec vous. Alors peut-etre, plus tard. Cordialement, Marie Paule.

Soyons réalistes, demandons l'impossible: qualité ET quantité !!!!!

Ouf! Je disais que je ne répondrais pas aux commentaires pour laisser aller la discussion mais j'ai beau me lancer une consigne, dacor a gagné alors, je me dois de répondre quand la chose est mal entendue. Pardon si vous avez vu dans ce texte un pessimisme viscéral ou pire, une désertion en mauvaise et "non-due" forme. Bon, je reçois des commentaires violents à mon encontre mais je comprends si vous avez reçu ce billet comme ça. A la base, ce billet a pour but d'être CONSTRUCTIF; si Serval ou d'autres voient des attaques ad hominem, j'ai tout perdu alors. Continuons la discussion sereinement et désolé de me poser comme trouble-fête, moi qui aime tellement la fête...

Bonjoir, .A mon avis, commencer avec l'histoire de Sabine Kraus, c'est plutôt "mauvaise pioche", une artiste qui préfère Bergson, aux communs des mortels c'est son problème, grand bien lui fasse! le plaisir solitaire il n'y a que ça de vrai.... Rien ne sera à la hauteur de sa réflexion et de ses aspirations. Eh oui, cela peut être le café du commerce ou de Flore, c'est la vie, l'art et le plaisir de la découverte c'est d'apprendre ensemble, de construire ensemble, d'espérer ensemble. l'art et le talent c'est de mettre Coluche et Kierkegaard (je cite le nom que pour la frime, cela sonne chiant comme la mort et je ne connais pas!!! ;o) Sabine Kraus n'a rien a apprendre des autres, et n'a rien à partager, c'est son problème pas le notre! Le défi de Médiapart, c'est le défi de l'intelligence et du payant, en évitant le sinistre, c'est pas gagné, c'est tout! Le défi de l'effort qui donne du plaisir pas de la prise de chou qui donne de l'énervement et de la frustration. S'appuyer sur des journalistes qui réinventent un métier et surtout un média, avec un lectorat qui réinvente un partage des savoirs par dessus des classes et des cultures. Je n'ai pas envie de découvrir Bergson avec Sabine Kraus, c'est bien son problème, mais j'ai envie de découvrir Annah Harendt avec mr Ternisien, Bohumil Hrabal avec mme Caminade, la Bolivie avec vous, Tel Aviv et Israel avec mme Naruna-Kaplan-de-Macedo et tous les autres, mais pas Sabine Kraus... J'ai envie d'être fier d'un journal qui me parle des cités, du pétrole, du non de l'Irlande, des machins économiques que je ne connais pas, grace à nos 9 ou 90 euros et pas grace à nouvelles frontieres qui clignote ou le crédit lyonnais qui me fout un popup 10 secondes pour me violer le cerveau. Avoir le sentiment que je suis quelqu'un comme vous, comme tout le monde qui peut réfléchir et échanger, pas comme Sabine Kraus (et voila, elle est habillée pour 2008/2009 ;o)

Oui faudrait arreter de se palucher quand meme, Serval a raison, Raphael aussi... Et si vous parlez d'un journal que manifestement vous ne lisez pas, ayez la decence de ne pas en ecorcher l'orthographe: salut aux potes de Charlie Hebdo donc. Quant au Diplo, ca fait un moment qu'il est sclerose, et il ne faudrait pas que Mediapart en prenne le chemin en passant son temps a se contempler le nombril... Bonnes vacances Gwen.

J'ai rectifié pour Charlie Hebdo, bien vu. Pour le Diplo, il existe depuis 54, est le plus grand journal international en nombre de lecteurs et de publications, le seul que je lise régulièrement depuis mes 17 ans (je n'ai pas pu le lire en Bolivie en 2007 parce que le journal qui le diffusait et pour lequel je devais travailler, El Juguete Rabioso, venait de couler, le rédacteur en chef étant parti en cavale, accusé par la droite de terrorisme après avoir été directeur de campagne d'Evo Morales), fondateur d'ATTAC dont j'ai participé et moteur du mouvement altermondialiste, la seule chose optimiste depuis les années 90. Enfin, j'ai invité Serge Halimi à venir à Rennes 2 durant le CPE, le seul intellectuel qui ait répondu présent alors que nous étions la seule université française en grève; honte à moi, sclérosé que je suis... Bonnes vacances, merci.

à mon humble avis, nous y sommes...Il n'y a plus ni quantité ni qualité, il y a un groupe avec des frontières assez délimitées difficiles à franchir. ça ne donne pas envie de rester. Le plus important c'est le journal et le travail d'écriture, l'expression libre des blogs et des éditions thématiques. La discussion sur nous-mêmes bof...D'ailleurs allons plus loin comme Serval, qu'est-ce que ce nous ? Y aurait-il une orientation du club qui justifierait son emploi? Personnellement je suis d'accord avec Gwénaël sur une chose et une seule: je suis pour le vous.

J'ai envie de dire à Sabine Kraus que je me souviens fort bien de ses premiers commentaires, que j'avais appréciés. Aussi je suis désolée de sa décision de quitter Mediapart. Je me sens bien souvent frustrée de ne pas avoir lu, d'avoir manqué, des articles, des billets, qui étaient sans doute passionnants, et auxquels j'ai renoncé parce qu'il y en a trop pour ma capacité de lecture, parce que je ne peux passer ma vie sur internet. Mais est-ce parce qu'on ne pourra pas lire tous les livres qu'on souhaiterait avoir lus qu'il faut laisser tomber la lecture ? Il me semble que Mediapart mérite mieux qu'une appréciation d'objet de consommation : je perçois qu'il s'agit là d'un élan collectif, avec ses excès, certes, mais - je ne sais plus qui a dit - "exagérer, c'est créer" -, et que cet enthousiasme là fait du bien, donc qu'il est utile, et même nécessaire. Mediapart dérange, ce qui démontre son pouvoir, le pouvoir de réveiller nos consciences durement mises à l'épreuve. Une "caravelle collective", selon la jolie expression de Gwenaël.

Le club rend fou. Cette espace de liberté conduit à des dérives inquiétantes. Parce que l'on peut s'y exprimer en toute liberté chacun souhaite qu'il deviennent ceci ou cela. Depuis quelques temps je constate en consultant mon fil d'info que 80% de mes contacts ont fait des commentaires sur un billet de blog ou ont édité un billet de blog. Et le journal dans tout cela ? Oublions nous qu'avant tout cet espace où nous avons souhaité nous abonner est un organe d'information réalisé par des journalistes indépendants. Ce que chacun, je pense, attendait. Ll'équipe Médiapart a porté ses efforts sur l'organisation du Club, une meilleur visibilité, un bon classement. C'est déjà formidable. Que chacun s'exprime comme il l'entend, que chacun mette dans ses favoris les blogs ou éditions qu'il préfère. Et arrêtons avec le club et revenons à l'essence essentiel du projet : le journal payant. Essayons de la faire connaître, assurons chacun avec nos moyens sa promotion qui est la condition de sa survie et donc de notre désir d'être informé dans ces temps si difficile pour la pluralité de la presse. Sans journal plus de Club.

"Il me semble que Mediapart mérite mieux qu'une appréciation d'objet de consommation" Je trouve que Pénélope a très bien résumé le problème, et son contexte. A nous lecteurs de gérer individuellement le trop dans l'offre et d'apprendre, par expérience à naviguer dans Mediapart.
D'un autre côté le commentaire de Dominique Gautier, juste au dessus, m'a fait penser que le pari de lancer en même temps un journal et un club de blogs, et de rendre visible gratuitement le club, complique peut-être un peu l'affaire (si on se place du point de vue de la personne qui débarque, et qui serait susceptible de s'abonner.)

Une suggestion pour les plumes de talents qui s'expriment dans le club ou dans les commentaires: la création d'une édition dédiée au journal, à ses article pour recentrer l'objet unique de cette nouvelle aventure : le journal. Les 250.000 visiteurs mensuels du club non abonnés seront peut être intrigués par un contenu qu'ils ne peuvent lire. Il ne s'agit pas de faire du club un outil bassement promotionnel du journal mais le club sert à aborder, traiter les sujets d'actualités sociaux, culturels, d'intérêt général en fonction des sensibilités diverses. Le journal peut en faire partie.

Certes, le développement de la connivence (tutoiement, allusions implicites...) me semble présenter le risque de faire apparaître le Club comme un cercle fermé, mais le ton n'était-il pas déjà donné par le choix du terme Club ? Quant au contenu, il y a beaucoup de billets et d'articles riches, dans des domaines divers, seulement, ils ne sont toujours pas mis en valeur et sont noyés dans une masse hétéroclite.
Et la Rédaction a fait le choix (de la facilité ?) en privilégiant la quantité * et la nouveauté , refusant le classement thématique qui seul permettrait à chacun de s'orienter rapidement dans cette masse en trouvant immédiatement le domaine qui l'intéresse, le sérieux ou le léger...
La course au "recommandé" et à la facilité que vous dénoncez, c'est la rédaction qui vient de l'institutionnaliser ! (Toutes ces discussions au sein du Club, pour en arriver là, c'est bien décevant .) *on a remplacé le classement quantitatif par nombre de billets par celui par nombre de recommandés, et pour apparaître dans l'onglet nouveaux billets/articles, il suffit d'écrire beaucoup de petits billets ou petits articles...

Bonjour à tous, M'y voila donc... Cela fait quelques temps que je suis les (d)ébats médiapartiens, en tant que non abonné, et donc seulement au fil des blogs. En premier lieu, je vous félicite Gwenaël, mon envie de vous répondre a été plus forte que la raison du compte en banque, c'est grâce à vous que je me suis abonné. J'en viens donc à votre billet. Vous me voyez bien navré que la désertion de tel ou tel vous plonge dans un profond désarroi, au point de vous faire douter du bien-fondé du club. C'est pourtant là, à mon sens, que se situe l'une des forces de Médiapart. Vous en dénoncez le côté brouillon et presque peu sérieux, j'y vois pour ma part un pluralisme d'une richesse quasi-infinie. A vrai dire, je suis tombé sur Médiapart parce que, amoureux du Brésil, je cherche des nouvelles fiables et intelligentes sur le sujet. Il se trouve qu'à l'heure actuelle, les informations que l'on peut trouver, en France, sur le Brésil, sont d'une constante et navrante pauvreté. Cela se résume au décompte des morts de tous poils qui laissent à penser que la guerre civile y sévit aussi bien que dans les dictatures africaines, de temps en temps aux résultats de l'équipe nationale de football, et aux images du carnaval. Cela a pour résultat de donner l'image d'un pays extrêmement dangereux, où l'on risque de se faire abattre pour les deux euros que l'on a en poche. Or donc, je suis tombé sur le blog de Lamia Oualalou, pour ne pas la citer, et me suis dit qu'enfin ! On pouvait avoir de l'information sur le Brésil. Parfois grave, parfois légère, mais de l'information. Curieux de nature, je suis également allé consulter les pages de ses contacts. Et, Ô joie, Ô félicité, je suis tombé sur des styles, des points de vue, des idées, de la réflexion, du débat. Chose qui, me semblait-il, faisant vraiment défaut en ce pays. J'ai accroché avec certains blogs - que je consulte régulièrement -, moins avec d'autres. Pour autant, je ne me sens pas coupable de ne pas les consulter. Vous dites qu'il y a trop de contenu. Soit, mais à partir de quand y a-t-il trop de contenu ? Et qui doit fixer cette limite de contenu ? Sur quel critère ? Ne pourrait-on pas estimer que l'ensemble de la presse propose trop de contenu ? Personnellement, je n'ai jamais lu en entier Le Monde. J'ai pris des articles, en fonction de leur style, de leur contenu, de l'intérêt que je portais à tel ou tel sujet. Je n'ai jamais eu le temps de lire le journal de la première à la dernière ligne. Pour autant, j'estime que chaque article, y compris celui que je ne lisais pas, avait sa raison d'être, et que s'il ne m'intéressait pas moi, il pouvait intéresser mon voisin, qui a autant le droit que moi de trouver des informations sur les sujets qui l'intéresse. A partir de là, il ne peut y avoir trop de contenu. Il ne peut y avoir, à la rigueur, qu'une mauvaise organisation qui rend l'ensemble brouillon ou qui ne permet pas d'accéder à ce que l'on recherche. Ce que je recherche dans le club, ce qui me fait venir ici tous les jours, c'est avant tout la recherche d'informations sensée, de réflexion, mais plus encore de tranches de vie, d'expériences à partager. Vous qui êtes archéologue, vous cherchez à découvrir comment tel ou tel peuple/civilisation/groupe (rayez la mention inutile) vivait, quelles étaient ses traditions, sa culture, etc. Ce que je cherche, à mon modeste niveau, c'est une "archéologie du présent". Pas question de renier l'histoire, simplement de comprendre par qui et de quoi le monde est fait, de voyager, de rêver, de découvrir. Parce que, comme le disait un poète breton qui s'appellait Glenmor, "La sagesse ne se cache pas dans un enclos, elle est déesse des horizons les plus reculés". Voila ma petite contribution, moi qui, anonyme "enragé de l'heure", est plutôt emerveillé de ce que chacun des contribuants à cette belle aventure qui se profile vient offrir à tous dans la Caravelle collective. Pardon pour le pavé, ça fait beaucoup pour une première :s Je vous laisse, je dois aller remercier Lamia pour ses informations ;)

Grand merci Jérémie, je commence par la mini-critique pour passer au positif: je ne dis pas qu'il y a "trop" de contenu, j'avouerai même que j'en demanderai plus, qualité ET quantité comme me reprend grain de sel. Voilà, mon billet a fait peur, c'était pour refixer des choses, des lignes (grand mot), des ambitions, des horizons communs. A côté de cela, je suis aussi un émerveillé du club, je ne serais pas là sinon. Donc ne me méprenez pas, vive la quantité, s'il y a qualité et pardon pour la sévérité de mon billet. Pour le positif, j'adore aussi les billets de Lamia, on communique en portugais entre nous comme des clins d'oeil brasileiros: j'ai vécu deux mois au Brésil et je suis effrayé comme vous de la représentation qu'on en a ici, tout simplement je ne lis rien, je refuse un papier de libé ou le monde sur le Brésil, ils feraient bien de se taire et marcher dans la ville, sentir la chaleur, le sexe, les femmes, les effluves, les parfums, etc, la violence oui, partout, qui parcourt les rues, mais aussi ces formidables sourires, ces moments de grâce dans la rue, le rythme de la langue qui vole dans nos oreilles, la métissage, des logiques de pensée complètement folles, a loucura brasileira! pour moi c'est le pays le plus fou du monde, en concurrence avec la bolivie. Je suis un amoureux de Rio, la plus belle ville avec Paris. Il y a une intelligence aussi incroyable, ils lisent tout ce qu'on a produit et approfondissent, levi-strauss et braudel étaient à sao paulo, guattari a longtemps séjourné un peu partout, foucault est lu et relu, lacan dévoré, deleuze, pire. Pour le côté prosaïque, faire l'amour au brésil est un art de vivre, une manière obligée de rencontrer une personne chère et justement le mot pour le dire est "comer", manger, ingurgiter l'autre, le goûter, le mâcher. Pardon, je m'emporte mais c'est tout ça le Brésil, ce que je théorisais comme corps-langage ou langage-corps. On me prendra pour un obsédé, j'ai appris au Brésil qu'il y a mille fois pire... Pour revenir à Médiapart, je me sens ému si je suis à l'origine de votre abonnement et en suis le plus flatté. Qui aime bien châtie bien et si j'ai pu choquer dans ce billet, c'est que je veux le meilleur avenir pour Mediapart qui doit être le coeur de la pensée libre et critique, anarchique, chaotique, vagabonde, nomadique, révolutionnaire s'il le faut ou d'un pessimisme anthropologique, qu'importe, pourvu que nos mots, nos discours, nos textes obéissent à nos vécus et nos perceptions. Pour cela en effet, il faut des structures, des structures lourdes, profondes, froides pour permettre l'explosion créatrice: "résister, c'est créer", disait Deleuze mais lui-même savait qu'il faut beaucoup de travail pour créer, il faut barbouiller, bégayer, disait-il, subir la couleur avant de la dominer, comme il disait des peintres. Pour le côté archéologue, c'est marrant ce que vous me dites, je mets "historien" sur ma carte de visite, mais en effet, mon travail de recherche se veut "archéologique" au sens de Foucault, fouiller la matière (quelqu'un dit fécale, très bien!, il a tout compris!). Voila, long commentaire aussi, je m'arrête là et heureux de vous connaitre, c'est en effet là la richesse du Club. Bien à vous!

Un dernier mot pour Glenmor, j'allais oublier. Vous avez vu mon prénom et aurez compris que je ne peux pas être insensible à une telle référence. Ma mère était instit en centre Bretagne (il y a bien longtemps...) et gardait les enfants ou neveux, je ne sais plus, de Glenmor. Elle m'en a souvent parlé et reste toujours émerveillée...

Bienvenue Jérémie, la fraîcheur de votre billet était salutaire. Bon vent dans Mediapart... Gwen, je dévie du sujet, mais en parlant de carte de visite sur MdP, elles n'apparaissent plus depuis qq temps, et ce sur maints profils. Est-ce aussi votre cas? Les autres ?

“Gwen, je dévie du sujet, mais en parlant de carte de visite sur MdP, elles n'apparaissent plus depuis qq temps, et ce sur maints profils. Est-ce aussi votre cas? Les autres?”
Je crois que ce problème technique vient de ce que le logiciel de base ne reproduit plus ces informations que si on a dûment indiqué un code postal, français en plus (cinq chiffres et ne commençant pas par deux zéros, ce qui m'exclut tout comme pas mal de r´sidents dans divers pays). C'est une régression puisque ça fonctionnait bien pour ceux en tous cas qui avaient "rempli les cases" du temps du pré-site, même s'ils n'avaient pas indiqué de code postal. Le changement a eu lieu hier pendant une grosse manip de l'´quipe technique. Espérons un prompt retour à la normale ou plutôt: c'est probablement la nouvelle mouture qui se chargera de tous ces détails, en même temps que l'option biographie personnelle etc.

Axel, merci de m'avoir renseigné!

Gwénaël, De temps à autre, dans notre Club, où nous sommes confortablement installés dans de voluptueux fauteuils en cuir, en sirotant notre whisky et relâchant des bouffées puantes de nos gros cigares, de temps à autre donc, un gars monte soudain sur la table pour nous notifier officiellement, avec grandiloquence, qu'à partir de désormais, - en confirmation du communiqué qu'il vient d'envoyer à l'AFP -, il ne dira ni n'écrira plus rien. Manifestement affolé à la simple idée que çà pourrait passer inaperçu. Généralement, le gars en question revient par la fenêtre un quart d'heure plus tard ... Mais j'avoue que cela me met mal à l'aise de faire de l'ironie sur ce sujet : la seule fois où j'avais commencé une grève de la faim, pour un sujet que j'ai d'ailleurs oublié, j'avais tenu à peine deux heures ... Alors, Gwénaël, soyez raisonnable, remettez votre tea-shirt Che Guevarra et revenez vous installer parmi nous - je vois d'ailleurs avec plaisir que vous avez publié une dizaine de messages depuis votre voeu de chasteté épistolaire ! PS1: vous avez dû noter avec satisfaction que, quelque soient les vacheries que je propulse, je conserve un vouvoiement de bon aloi. Odieux certes, mais toujours avec dignité, c'est ma devise. PS2: je me dépêche de m'exprimer tant que j'en ai encore le droit, car je ne suis pas sûr d'obtenir mon CAB (Certificat d'Aptitude au Blog) que vous êtes plusieurs à appeler de vos voeux, lorsqu'il entrera en vigueur. A vrai dire je ne suis même pas absolument sûr d'avoir envie de passer cet examen. PS2: Si vous faites des petits avec Sabine, mettez-nous-en de côté ...

Mon cher esko, vous me faites bien sourire et c'est déjà ça de gagné. Je n'ai pas fait de chantage, il me semble, pas dit "je ne parlerai plus, vais dans ma grotte, me reclure du monde, etc." Chasteté épistolaire, j'aime... Je disais que je laissais les gens faire leurs commentaires et leurs "auto-critiques", vous regarderez, je ne suis pas rentré dans le débat, j'approuve et désapprouve certaines réponses mais je tenais à ce que le débat "parte en vrille", entre guillemets. Et c'est le cas, il continue et continuera. Et si vous avez un peu suivi les prises de positions que j'ai eues depuis trois mois, je concède le CAB, sans trop de pour-boire, soyez en sûr. Je ne sais pas où vous avez vu que je parlais de sélection à l'entrée ou quoi que ce soit, j'ai toujours été contre ici des modérateurs du langage et de la bonne pensée, ce n'est pas mon propos sinon on pourrait effectivement m'accuser de réactionnaire. La chose que je note, c'est que beaucoup des reproches qui me sont faits ne répondent pas à la question: je fais une auto-critique d'abord, j'ai retrouvé les tics que je dénonce chez moi-même, sinon je ne m'autoriserais pas à critiquer les autres. Et PS2, je réfléchis à la place que doit occuper Médiapart dans le paysage médiatique actuel, sa fonction et comment nous devons comprendre notre responsabilité. Mais je trouve au final que toujours les retours de bâton sont sympathiques, je me fais fouetter mais vous me faites rire, peut être un peu de guévarisme dans mon masochisme! Blague, je n'aime le che ni ses t-shirts... Allez, bon vent, je vais voir la rue... Moine au milieu de Babylone!

Vous vivez cette expérience comme une torture : non, à partir de maintenant je n'écrirai plus rien, puis, comme la douleur augmente, vous vous remettez à écrire... . Rester sans rien écrire quand on n'a rien à ajouter pour faire avancer la discussion est très difficile pour un blogueur invétéré. Autant espérer qu'une tablette de chocolat entamée tienne jusqu'au lendemain. La tentation est trop forte. Et c'est compulsif. Imaginez chaque soir ces dizaines de milliers de blogueurs (il n'y a pas que Mediapart dans la vie), tapant frénétiquement sur leur clavier, copiant-collant le même texte à envoyer sur plusieurs blogs. Plus il y a de fautes et plus l'envie était pressante. . D'ailleurs, je me force à m'arrêter là, mais c'est dur de ne pas en rajouter encore un peu... et ça fait 15 ans que ça dure...

Je ne sais si je respecte l’éthique de Mediapart… mais je publie sur mon blog, ce qui devait être au départ un commentaire ! Trop d’articles médiocres dans les blogs ? C’est apparemment l’avis de notre collègue Gwénaël Glâtre dans son long exposé sur le dilemme de la qualité et de la quantité des billets. Faire court est souvent synonyme de qualité et la longueur d’un article n’est pas toujours de bon aloi lorsque l’on n’a pas grand-chose à dire… Dans le Web, pas de limite textuelle imposée par le metteur en page, pas de délai pour remettre la copie, donc on y va plein pot, on se laisse parfois aller… Je suis en désaccord avec le titre : « Autocritiques médiapartiennes » au pluriel car, que je sache, nous ne t’avons pas communiqué, cher Gwénaël, notre autocritique personnelle pour en faire un récapitulatif. A chacun d’entre nous de le faire intérieurement dans le but d’améliorer notre contribution au Club. Bien sûr qu’il y a pléthore d’informations dans tous les médias, ce qui oblige le lecteur à un véritable parcours du combattant pour trier, découvrir et choisir ce qui lui convient. Même si Mediapart a la particularité d’être un double journal, il faut rendre à Plenel, à Bonnet et à leurs collaborateurs ce qui est à Plenel, à Bonnet : faire leur vrai « Journal » avec la liberté d’esprit et le professionnalisme qui sont les leurs. Grâce à cette formule inédite dans la presse, le commun des mortels que nous sommes avons l’opportunité de faire le nôtre à travers le Club. Il est cependant difficile de mélanger les genres… même si parfois ils s’entrecroisent. Le « Journal » proprement dit est réalisé en temps réel tout au long de la journée par des journalistes de métier qui s’imposent une ligne éditoriale de haut niveau. Pour eux, le traitement de l’actualité ne saurait se satisfaire de simples dépêches d’agences ; elle est décortiquée et commentée pour permettre au lecteur de comprendre et se faire une opinion forcément critique par les temps qui courent ! Les enquêtes et les dossiers sont de la même veine. Cette presse de référence s’adresse par conséquent à un lecteur averti. On a même dit à Paris, vendredi 20 juin, que le contenu était un peu triste… mais n’est-il pas le reflet de la situation sociale, économique et politique de la société actuelle ? Le journal dans le « Journal », c’est le Club dont les blogs et les éditions sont laissés à la totale liberté des intervenants. Quelque soit leur savoir, la grande majorité des blogeurs sont des amateurs en matière de presse. La rédaction à la faculté de mettre en exergue les billets qui sortent de l’ordinaire et leur nombre croissant démontre la tendance à une recherche de la qualité. Je dirais même qu’une certaine complicité est en train de s’établir avec la rédaction et que ces « deux journaux » n’en font qu’un grâce à la présentation à l’écran et à l’interactivité voulues par ses initiateurs! Préservons donc le côté ludique, souvent disparate du Club, la diversité des billets de tous niveaux qui s’adressent à un lectorat plus large, plus populaire. Par ce biais là, je ne doute pas qu’une frange de lecteurs va s’intéresser au vrai « Journal » et s’abonner ! Une question me turlupine cependant au sujet de ce double journal. La partie rédactionnelle est payante au contraire du Club qui est ouvert à tous, sans abonnement. Comme tout ce qui est gratuit est toujours bon à prendre, n’y aurait-il pas plus de visiteurs de ce côté-là ?

Auto-critiques, parce que c'étaient les critiques que je me faisais à moi-même, juste pour préciser. Je voulais juste dire que j'ai dérangé beaucoup avec ce billet et provoqué des réactions que je n'attendais pas. Mais vue la qualité des commentaires qui viennent à la suite et la capacité de Médiapart à intégrer les critiques, je vous remercie tous et félicite. C'était un billet "d'humeur" qui avait pour but d'être critiqué et ingurgité. Vous donnez la preuve il me semble que mon côté pessimiste n'avait pas vraiment lieu d'être. Je crois qu'il faut garder le doute pourtant, coute que coute, comme disait beuve-Méry, j'aime beaucoup: "pessimiste à court terme, optimiste à long terme". Et pour ceux qui comme Serval (que j'embrasse) ont vu dans ce billet la fin du plaisir et de la joie sur Médiapart, je m'en excuse. J'appelais à du sérieux dans le fonctionnement qui puisse nous permettre "le rire [qui] est la décontraction de l'intelligence" (Socrate)... Merci à tous!

"il est temps pour moi de disparaitre quelque peu et retrouver l'anonymat salutaire de la rue qui nous ressource et redonne à nos mots leur matière humaine. Pour mieux revenir et pour longtemps j'espère. A bientôt!"
Il semblerait que je doive payer les conséquences de cette phrase pour quelques temps encore. Entre la moquerie sympathique ou l'accusation de retournement de veste, je suis pris à mon propre jeu. Certains ont compris que je me désabonnais ou snobais des blogueurs que j'aurais pensés comme "médiocres", j'en suis bien désolé. Et comme le soulignait Jérémie, je me retrouve à être celui qui écrit le plus ici alors que j'avais dit que je laissais les commentaires se faire. Mais j'ai peur que nous soyons entre plusieurs dans l'incompréhension, j'ai écrit ce billet en effet dans un moment de doute personnel, sur ma vie (privée) et sur Médiapart. C'est fait, j'ai mis les choses sur la table et je me félicite de la qualité du débat ici mais je reste surpris quand une médiamie (qui se nommera si elle le souhaite) m'accuse en aparté d'avoir voulu faire un "groupement d'intellectuels" et l'ignorer cordialement. Je tiens à m'excuser donc si ma réaction a porté à confusion. J'ai eu besoin de sortir la tête de l'eau, "surchauffe" comme je le disais dans le billet, j'ai en partie soigné ça avec les amis rennais et l'alcool. Ce serait vraiment bien alors que je prenne réellement des vacances médiapartiennes, à croire qu'il y a quelque chose de la toxicomanie dans ce Club. Vivement que je ne sois plus physiquement avec une ligne internet pour m'en convaincre... Je m'en vais de ce pas Place Sainte-Anne, pour ceux qui connaissent Rennes, à l'entrée de la "Rue de la soif". Amitiés!

"Je m'en vais de ce pas Place Sainte-Anne, pour ceux qui connaissent Rennes, à l'entrée de la "Rue de la soif". Aie aie, aie ! (commentaire pas constructif...mais la rue de la Soif ne l'est pas tellement non plus ! ) Bonnes vacances, Gwénaël. Et c'est vrai que quand on est addict à Internet, les vacances, c'est se débrancher ;). (Aujourd'hui j'ai tellement mediapartisé que j'en ai mal aux yeux. Mais il me fallait bien ça pour oublier quelques difficultés ambiantes autour de moi : ça sert aussi à ça les espaces Internet ?)

Vous saluerez la Bernique Hurlante, si elle sévit toujours du côté de la rue de St Malo. (J'ai vécu au 6 place Ste Anne, au dessus de la crèperie... Il y a quinze ans.) Petite observation personnelle: J'ai vraiment du mal avec les déclinaisons du nom du site pour nommer les abonnés et membres du club. Ça me fait l'effet de "raëliens", un peu secte quoi, et par nature le visiteur extérieur ne peut pas dire ce qu'il en pense. En tant qu'ex-externe du club, ça me donnait pas très envie de me lancer une fois dedans. Et puis ça s'est fait tout seul. Mais j'ai envie de rester un peu en retrait de ce cercle, s'il est un peu fermé, mais ce n'est peut-être qu'une impression. D'ailleurs c'est plus une question de trop grande homogénéité des intervenants. Mais ça ne fait que deux semaines, c'est peut-être juste moi qui tourne en rond.

Si tu me le permets (je ne tiens vraiment pas parole, je ne suis pas couché et je tutoie), ça me fait plaisir de te voir par là et pour la biographie, je vivais l'année dernière au 18 rue Saint-Michel, au-dessus de La Taverne et en face des dealers... Comique

Certains ont compris...
Certains, peut-être, mais pas tous, en tous cas pas moi ni aucun de ceux qui sont en ce moment sur ma longueur d'onde et qui n'avaient justement pas réagi. Et ceux qui n'ont pas compris, auraient aussi compris différemment un autre jour, tout comme vous n'auriez peut-être même pas écrit ce billet. Une chose est sûre, les forums du Net, c'est une addiction comme n'importe-quelle autre, au jeu, à la drogue, au travail ou au sport, et vous Gwénaël, faites partie des plus accrochés, tout comme moi mais je pourrais en citer d'autres...
Bon week-end, et bonne bourre donc Place Sainte Anne!

Mon époux trouve aussi que je passe beaucoup de temps sur Médiapart. Dès que j'ai un moment, hop ! : le "tracker" qui m'amène directement aux nouveaux articles et commentaires, je lis, je commente et le temps défile à toute vitesse... . Mais non, je ne trouve pas que cela relève d'un comportement d'addiction, pour moi il s'agit du fait que j'ai trouvé une communauté qui se préoccupe des mêmes problèmes, sujets, que moi ; pour ma part, c'est un évènement si rare que je ne le raterais pour rien au monde et en profiterais sans éprouver la moindre culpabilité (celle que l'on peut éprouver quand on se drogue). L'être humain est un "animal" social, qui a besoin des autres pour vivre et survivre, malheureusement nous vivons une époque ou l'individualisme règne, cet individualisme est en train d'amener l'humanité au bord du gouffre à bien des points de vue. Il est nécessaire d'en prendre conscience, Médiapart est un lieu propice à ça, et de réagir, chaque chose en son temps, il est difficile de changer de changer les choses, mais il faut le faire, en parler est un premier pas. . Mon époux comprend et accepte que je passe beaucoup de temps sur Médiapart. . Bien à vous tous ! . Corinne Newey

Vous avez un époux charmant alors, Corinne. Bien à vous, Gwénael.

Bonjour, . Merci mme dacor de préciser le rôle et l'utilité de ces échanges. Surtout que la saison est à s'émerveiller des correspondances en tout genre du temps de la plume d'oie ou sergent major, nos correspondenses sont de même nature si pas (??) de même qualité!!! Oui, le plaisir d'une communauté pour apprendre, partager, se pouiller, et bienheureux (euses) celles et ceux qui peuvent faire cela dans la "vraie vie"!! Mme de Sévigné serait une accro c'est sûr ;o)

Gwénael, je vous ai répondu en privé, et vous présente mes excuses, le mot en privé n'avait pas pour vocation de vous blesser, vous comprendrez pourquoi....

J'ai répondu à Jérémie en privé sur les excuses que je faisais, je ne peux pas reproduire ici de qui je parlais, tant que la personne ne souhaite pas se manifester, mais pour préciser au moins, il n'y a pas du tout de problème avec Jérémie, les "moqueries" concernant mon incapacité à me taire m'ont bien fait sourire parce qu'elles étaient justes. Et effectivement Axel, je me disais ça aussi que je n'aurais pas du tout fait le même billet aujourd'hui, mais il ne s'agit pas de renier quoi que soit, nos textes ont des moments, un style qui obéit à nos "humeurs" et c'est ça notre richesse aussi, bonne soirée... cette fois-ci, quand même...

Ils ont des chapôs ronds, vive les bretons, ils ont des chapôs ronds, bientôt médiapartirons! Kenavo...

"Yec’h ed mat" à vous, ça se dit "Irmat", c'est le geste favori de tous les rennais le jeudi soir... A vous de deviner ce que cela signifie.

L'entre-soi du club, dénoncé lors des séminaires, peut être combattu par l'utilisation de Messages Personnels au lieu de commentaires superflus.
Pour ma part, je n'écrirai pas plus sur le sujet des médias ; je ne voudrais pas faire à Mediapart plus d'ennemis qu'à présent...

BOF !

Moi, j'avais simplement compris que le club était un lieu où tout à chacun (parmi les abonnés) pouvait intervenir, de manière à enrichir et diversifier le prisme de l'actualité que nous donne la rédaction. C'est aussi simple et complexe que ça. Alors, nous en faisons tous ce que nous voulons, ensemble et chacun de son côté. Je ne comprends pas très bien Gwenaël, ton billet. Est-ce qu'il n'a pas tendance à "réduire" l'objet du club, en voulant lui donner une direction trop précise, celle d'une certaine "qualité", avec des billets d'une certaine "fraicheur", "distance", "profondeur"...mais finalement extrêmement floue, ces mots recoupent des réalités trop imprécises. Qui est juge? Le seul jugement qui existe dans le club est, d'une part, la hiérarchisation de l'information telle qu'opérée par la rédaction, avec les blogs en une ; d'autre part la dimension quantitative (les plus commentés, les plus recommandés, etc.). De toute façon, le club est appelé à devenir encore plus "imparfait" puisque, espérons le, le nombre d'abonnés et donc de participants sera de plus en plus élevé. A terme, il faudra moins penser à donner une orientation à son contenu global, qui risquerait de désintéresser de nombreux lecteurs, que de revoir sa structure (son contenant) au fur et à mesure, afin que les uns et les autres puissent s'y retrouver facilement, et ainsi y trouver ce qu'ils y cherchent.

Je suis tout à fait d'accord avec toi, ma chère Sabine. Le but de ce billet n'était pas, malgré ce qu'a pu faire penser mon écriture, de "réduire" le Club et les différents angles d'attaque, les différents tons, les différentes sensibilités, quelle horreur sinon! Son but était d'aboutir à des commentaires comme le tien, qui donnent le ton, de la qualité "ET" de la quantité comme disait Grain de Sel, de la profondeur recherchée et de la légèreté autorisée. Ce billet aura eu au final un succès imprévu, peut-être justement immérité parce que son titre n'a plus de raison d'être... (j'aimerais d'ailleurs qu'il n'apparaisse plus en Une, mais tant pis pour moi...)

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