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Le corps sacrificiel des Femen tunisiennes

« Ce n’est plus que dans les légendes des pays à demi barbares qu’on rencontre encore ces créatures riches de lait et de larmes dont on serait fier d’être l’enfant », écrivait Marguerite Yourcenar dans Le lait de la mort.

 

           Le lait de la mort Le lait de la mort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amina et Meriam, deux Femen tunisiennes ont posé seins nus pour défier les obscurs qui, portés par le gouvernement islamiste, veulent jeter la Tunisie dans le puits de l’abîme. Ces jeunes filles arabes, musulmanes qui ont osé braver le tabou de la nudité, subissent un crachat affligeant d’insultes et de sarcasmes enragés. Elles sont même menacées de mort. «Amina doit être flagellée une centaine de fois sachant que, vu l’ampleur de son péché, la jeune fille mérite la lapidation à mort. », a prêché le salafiste Adel Almi.    

Le corps devenu le lieu de lutte, de révolte d’un pays tourmenté, divisé et en construction. Les indignés le revendiquent, le dénudent, le brûlent (Mohamed Bouazizi), le mettent en danger, l’exposent jusqu’à son point de rupture –Amina est aujourd’hui séquestrée, bourée d'antidépresseurs et passée pour folle par sa famille-, jusqu’à la mort : pour la dignité, pour la liberté, contre l’oppression. Un corps  sacrifié dans un acte de désespoir, de fortune, de frayeur, de courage inouï ou tragique. Les seins nus de Amina et Meriam tagués « Mon corps m’appartient, il est l’honneur de personne » ou « Fuck your morals » ont effrayé les yeux chastes de beaucoup de conservateurs et progressistes confondus. Des féministes tunisiennes contestent la forme et les armes de lutte de ces jeunes militantes. Une forme qui sied  mal à une société musulmane où le mot laïcité est à peine prononcé et remplacé par des termes mieux accommodants. Dans le glissement sémantique et la bien-pensance, la démocratie et les droits des femmes  prendront l’eau. Plusieurs formes de combats méritent  d’exister à l’unisson contre le monstre intégriste galopant. Ce geste de nudité et de bravoure dont la portée est apparemment limitée et sans projet réfléchi de société,  peut porter au loin parce qu’il a choqué, débusqué l’interdit, provoqué un débat défendu, ouvert un coin de chemin pour les guerriers à venir portés comme Amina et Meriam, par la radicalité, l’immédiateté et l’affront de leur jeunesse.

Dans La légende de la forteresse de Souram, film sublime de Paradjanov, les Géorgiens décidèrent de construire un rempart pour parer aux invasions, mais la forteresse ne tiendra que si un beau garçon accepte d’y être emmuré vivant. Le lait de la mort, la nouvelle orientale de Marguerite Yourcenar puise dans cette ballade balkanique. À Scutari, trois frères travaillent à édifier une tour pour guetter les pilleurs turcs. Mais « ils savent qu’un édifice s’effondre si l’on n’a pas pris soin d’enfermer dans son soubassement un homme ou une femme dont le squelette soutiendra jusqu’au jour du Jugement Dernier cette pesante chair de pierres. » 

« Mais nous avons chacun une femme jeune et vigoureuse, dont les épaules et la belle nuque sont habituées à porter des fardeaux. » Ils emmurèrent vivante, l’épouse du frère cadet qui les supplia : « Ne murez pas ma poitrine, mes frères, mais que mes deux seins restent accessibles sous ma chemise brodée, et que tous les jours on m’apporte mon enfant, à l’aube, à midi et au crépuscule. Tant qu’il me restera quelques gouttes de vie, elles descendront jusqu’au bout de mes deux seins pour nourrir l’enfant que j’ai mis au monde, et le jour où je n’aurai plus de lait, il boira mon âme. (…) laissez une fente devant mes yeux afin que je puisse voir si mon lait profite à mon enfant. »

« Pendant quelques siècles, les mères attendries vinrent suivre du doigt le long de la brique roussie les rigoles tracées par le lait merveilleux… »

 

 

 

 

Tous les commentaires

05/04/2013, 02:53 | Par Bernard BIGENWALD

Connaissant bien la Tunisie, pays que j'aime pour y avoir vécu enfant, je mesure l'abominable transgression que représente l'acte de Amina et Meriam. A quelle immense hypocrisie leur attitude se heurte !

Il convient de préciser, que , bien que le statut de la femme soit le plus favorable depuis près de cinquante ans de ceux existant dans le monde arabe, néanmoins, aussi bien dans la loi que dans les comportements, bien du chemin restait à faire. Ainsi, une femme majeure peut se faire controler simplement parce qu'elle est passagère dans le véhicule d'un étranger et interroger par le dernier des flics ignares comme si elle était une pute. Imaginez l'équivalent en France ! Ca donne une petite idée des choses. C'était comme ça avant la révolution , et c'est toujours comme ça après...Et ce ne sont sûrement pas les Tartuffes qui ont pris le pouvoir qui amélioreront les choses !

 

J'écris ton nom AMINA LIBERTE

 

Rédigé par Martine GOZLAN le Jeudi 4 Avril 2013 à 01:30

 

"Le 4 avril est la journée internationale de solidarité avec Amina Tyler, 19 ans, majeure, Tunisienne, qui a choisi d'écrire sur son corps nu la révolte d'un esprit libre contre le sort fait aux femmes dans la société où elle a grandi. La révolte des Femen, Amina l'a saisie au vol: avec plus de force qu'ailleurs, son geste radical a brisé les tabous. Captive de sa famille et des menaces salafistes, soutenue par 110 000 signataires, Amina-Liberté est à la fois seule et au coeur de l'universel.

 

J'écris ton nom AMINA LIBERTE

Chère Amina, 
J'espère que tu liras bientôt ces lignes comme les centaines de messages qui te sont adressés depuis le vaste monde où tu rêves de vivre ta vie. Ou plutôt j'espère que tu auras autre chose à faire que de nous lire. J'espère que tu seras trop occupée à courir en riant, à bondir  d'un rêve et d'une ville à l'autre, d'un livre et d'un cours au suivant, vers toi et vers les autres, vers ce que tu décideras seule de devenir. 
Amina, tu m'as dit durant ces deux heures étranges où j'ai pu te rencontrer, le 27 mars, faible, et la voix souvent couverte par les voix de ta famille, mais toujours décidée, que tu voulais être journaliste. Je te comprends:  partir  vers les zones cachées de la vérité, cela remplit une vie. T'avoir découverte cachée et captive, assourdie par les psychotropes mais t'arrachant  à leurs effets pour me transmettre ta vérité, cela restera pour moi l'un des moments les plus forts, les plus graves de ce métier que je fais depuis si longtemps. C'est ainsi: les guerres que livrent les individus, seuls,sans armes, peuvent être aussi impressionnantes que les guerres livrées par les peuples. 
Amina, tu as arraché l'image qu'on colle comme un sparadrap sur les lèvres de celles qui veulent crier leur liberté. Le seul moyen de dire l'étouffement des corps féminins- l'obsession des sociétés religieuses- c'était d'arracher le drap, le linceul. Un sein libre, la belle affaire! Les plages en étaient pleines, il n'y a pas si longtemps. Mais la Tunisie, ton pays, avance et régresse d'un même élan. J'ai vu des jeunes filles qui te ressemblaient braver la police de Ben Ali en janvier 2011. Ce sont elles aussi qui ont fait la révolution. Puis j'ai vu des ombres noires, escortées de barbus en robe afghane, leur voler cette révolution. Tu as eu 18 ans, 19 ans dans cet extraordinaire tumulte, ce choc des libérations et des esclavages, de la tyrannie qui tombe, de l'internet enfin ouvert, de l'obscurantisme qui se faufile, qui ment au peuple et finit par avaler ses espérances. 
Tu m'a dit que tu écrivais, que tu avais toujours écrit. Ta mère a confirmé avec une fierté paradoxale. Cette mère qui a organisé ton enlèvement, tissé de violences, et t'impose ce traitement médicamenteux, cette camisole chimique, avec la complicité de psychiâtres conscients ou inconscients. Ta mère est de l'autre côté du voile, elle courbe la tête devant la terre et le ciel de la soumission. Le cousin qui t'a frappée lors du kidnapping, avec la complicité de la police, elle le remercie. La violence au service de l'amour familial, telle est la leçon que l'on t'impose dans la solitude de la claustration. 
Et, dehors, il y a la violence au service du fanatisme. Celle qui te menace de la lapidation, voire de la mort. 
Pourquoi ces prédicateurs salafistes ne sont-ils pas en prison? 
Pourquoi un Etat  qui se prétend de droit peut-il laisser fuser ces gerbes de haine? 
Pourquoi ceux qui agressent et menacent Zied, le jeune photographe qui a réalisé les clichés de ta révolte, ne sont-ils pas arrêtés? 
Pourquoi, devant les tribunaux, les victimes des salafistes, comme le doyen de la faculté de la Manouba, Habib Kazdaghli, qui passe aujourd'hui pour la énième fois en procès, sont-elles traitées comme des coupables? 
Pourquoi la psychanalyste Raja Ben Slama, qui m'a redit avec tant de courage qu'elle te respecte, chère Amina,qu'elle te soutient, qu'elle veut te voir, est-elle aussi traduite en justice? 
Pourquoi le fait de dévoiler la beauté, loin des reptations infâmes du commerce des corps, est-il un crime pire que les crimes? 
Pourquoi la liberté est-elle aujourd'hui un mot arabe interdit dans le pays arabe qui a réinventé la liberté arabe? 



 

Amina expliquant son geste lors d'une interview télévisée avant son enlèvement

Amina expliquant son geste lors d'une interview télévisée avant son enlèvement

Chère Amina, 
Ces  photos de toi nue comme de toi habillée expliquant, à la télévision tunisienne, les chemins rationnels de ce que tes censeurs présentent comme les sentiers de la folie traduisent une immense dignité. Ainsi, tu étais, aussi digne, dans ce salon de la maison familiale où, pendant deux heures, tu entendais les tiens dire de toi que tu étais " malade", "irresponsable", " influençable", "incapable de comprendre ce qu'elle faisait". Ils me le répétaient sans se soucier de la façon dont ces mots pouvaient t'atteindre.  Elle te blessait cette violence. Tu luttais contre elle avec tes mots simples, qui étaient les faits. Rien que les faits: 
- " Je veux revenir à la vie normale. Je veux pouvoir téléphoner et me connecter à Internet. Je veux retourner au lycée" 

" Je veux": c'était le mot-clé du peuple tunisien, le premier peuple arabe à l'avoir clamé contre la tyrannie. 

" Je veux": c'était le mot qui réclamait au dictateur le retour à la normalité de la vie, la liberté du téléphone non espionné et de l'internet débloqué. La liberté de pouvoir étudier avec l'espoir d'un avenir digne de ces études. 

Amina, tu es une enfant de la volonté tunisienne d'exister. 

Parce que tu es une femme, tu as franchi une étape supplémentaire de la volonté à travers le faisceau de menaces d'un pouvoir islamiste. 

Pourquoi celles et ceux qui devraient te soutenir dans ton pays, les progressistes, les féministes, restent-ils silencieux? 
Pourquoi essaient-ils de jeter un voile psychiatrique sur le dévoilement de la conscience? 
Veulent-ils devenir les dictateurs de leurs propres enfants? 
Même ta famille, au fond, doit le savoir au fond d'elle-même quand elle arrête de se mentir au nom du ciel et de la peur: 
Ta volonté est universelle, ta personnalité est invincible. 

Arrêtez de lui donner vos drogues. 
Respectez en elle l'âme des femmes. 
Rendez-lui son téléphone, sa voix, ses livres, ses cahiers, ses papiers. 
Vite. 


J'écris ton nom Amina Liberté "





29/03/2013, 12:26 | Par ljamin

Je me demande quand même à quoi riment ces exhibitions provocatrices. Certainement pas à faire progresser le respect dû aux femmes, à leur courage, à leur travail, à leur valeur, à leur intelligence, toutes qualités dont elles sont dotées aussi bien que les hommes.

En France, j'entends et je lis que les femmes musulmanes ne devraient pas se montrer en public dans une tenue "religieuse", c'est à dire qu'elles ne devraient pas couvrir leurs cheveux au prétexte que la religion est affaire privée, intime, et n'a rien à faire dans l'espace public.. Une loi a même été votée spécialement pour le leur interdire, au nom d'une laïcité mal comprise.

Mais par contre, exhiber son corps nu, apparemment n'est pas affaire intime, privée, et il n'est pas gênant que le corps des femmes, non seulement soit utilisé pour '"accompagner" certaines revendications, mais soit aussi traité comme un objet pour faire vendre n'importe quels produits.

Sans parler de la mode qui "dénude" les jeunes femmes influençables : collants fins portés sur des shorts ou mini-mini-jupes, et manteau remplacé par une veste arrivant juste au niveau des fesses par des températures glaciales !!!

Quel manque de respect pour les femmes dans nos pays occidentaux !!!!

29/03/2013, 17:58 | Par aires.isabelle@wanadoo.fr en réponse au commentaire de Ben. le 29/03/2013 à 12:48

je vous propose de réécouter l'émission de Mermet,le forum altermondialiste, et la voix des Femmes depuis  Tunis,  toute la générosité ,la chaleur et leurs sagesses!(de profil la tombe....remarquable!)

29/03/2013, 15:36 | Par LaCamille en réponse au commentaire de ljamin le 29/03/2013 à 12:26

Quel manque de respect pour les femmes dans nos pays occidentaux

Certes, mais bien plus grand encore dans les pays musulmans... 

Féministe de la vieille école je ne partage pas la façon de militer des Femen... mais là s'agissant des Fémen tunisiennes il s'agit de les défendre haut et fort.

C'est bien le moment de faire de délicat . Ce n'est pas le sujet !

30/03/2013, 17:16 | Par Valériane en réponse au commentaire de LaCamille le 29/03/2013 à 15:36

Se dénuder a toujours été une des formes du militantisme féministe. Bravo les Femen de tous les pays.

01/04/2013, 13:51 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de LaCamille le 29/03/2013 à 15:36

Je partage 100% votre avis. 

29/03/2013, 20:00 | Par Blandine Margoux en réponse au commentaire de ljamin le 29/03/2013 à 12:26

Lorsque les femmes et leur corps sont emmurés, cadenassés, privés au plus haut point de leur liberté de mouvement et d'expression, certaines d'entre elles finissent par adopter des attitudes extrêmes, certes provocatrices dans la forme. Elles se mettent à nu, elles hurlent de toutes leurs forces, courageusement, contre l'inégalité et l'injustice. Elles tombent la chemise et s'époumonnent à vif. 
Autrefois, on les appelait "sorcières" et on les brûlait. Les femmes moins courageuses (ou plus rusées) apprenaient ainsi à ne pas leur ressembler et à se taire. Au XIXème siècle, on les diagnostiquait "hystériques" et on les emprisonnait à l'asile. Aujourd'hui, ici ou là, on les enferme à domicile et on les lobotomise à coup d'antidépresseurs.
Jamais, encore jamais, ici ou là, on ne s'interroge sur les raisons profondes qui conduisent ces femmes honnêtes à ne pas accepter l'inacceptable (la soumission abrupte, la renonciation à leurs propres désirs), quitte à braver le rejet définitif. Elles doivent être protégées, aidées, secourues, et non condamnées. 

30/03/2013, 18:02 | Par romu en réponse au commentaire de ljamin le 29/03/2013 à 12:26

Je suis une femme( est ce votre cas ? ) et je suis tout à fait d'accord avec vous .Si le sort des femmes n'est pas enviable dans beaucoup de pays du monde et en particulier dans les pays arabes , ce n'est pas mieux dans les pays occidentaux !  les femmes sont mises nues dans l'espace public, sans arret ,pour un oui ou pour un non  , leur corps est traité comme un objet sans le moindre respect .C'est hallucinant de constater à quel point pudeur et intimité sont devenus des mots honnis de notre société . je ne sais par quel ( mauvais ) tour de passe passe la liberté de la femme est assimilée au fait de se mettre nue en public ! est ce que les hommes se mettent nus en public ? et pourtant ne sont ils pas libres ? L'homme occidental conditionne la femme à accepter d'etre un objet sexuel pour son plus grand plaisir , car il s'agit bien d'un conditionnement , d'un endoctrinement qui commence dés le plus jeune age avec le pouvoir des images ( télé , affiches , journeaux ) les sirenes susurrent à l'oreille des petites filles '' tu dois etre belle et tu dois te montrer nue pour faire plaisir aux garçons car seul ton corps les interesse malgré ce qu'ils disent, alors si tu veux etre interessante! )  Alors deux types de femmes cedent à l'endoctrinement : celles qui ne reflechissent pas et qui se font completement manipuler par le machisme et celles qui aiment ça ! car malheureusement de nos jours beaucoup de femmes sont exhibitionnistes et font du sexe ( et non pas l'amour ) comme elles font n'importe quelle activité  .Egalité mais dans la différence , nous ne sommes pas obligées de singer les hommes dans leurs plus bas comportements pour etre leurs égales .Alors arretons de donner des leçons au monde entier : chez nous l'attitude de certaines femmes est un désastre ( femens) je ne sais pas jusqu'ou va aller le mauvais gout , quand on voit  de plus en plus de femmes poser nues les jambes écartées sans le moindre soupçon de pudeur : leur intimité appartient à tout le monde et elles se font payer pour ça ! C'est une catastrophe ! je me demande quel respect elles ont pour elles meme . Comme notre société est quand meme d'une totale hypocrisie , lorsqu'une femme porte plainte pour viol on lui demande si elle porte un soutien gorge , si ce n'est pas le cas elle est soupçonnée d'etre consentante ! ( un faisceau d'indices comme ils disent )  Alors que toutes les femmes qui se baladent à poil ne s'avisent pas de porter plainte pour viol ! Voilà comment on met le corps des femmes à disposition ! volontaires pour se deshabiller , volontaires pour se faire sauter ! Car il ne faut pas non plus prendre les hommes pour des cons ! les femmes doivent apprendre à se protéger ( et non pas à se cacher ) En conclusion : la femme nue dans l'espace public en toute occasion provoque la dégradation de l'image de la femme et certainement pas la liberté de la femme: 75000 dépots de plainte pour viols en 2012 en France en nette augmentation tous les ans .Les images surexcitent les hommes  qui pensent ( à juste titre ) que la femme occidentale si peu pudique et tellement complaisante  est une femme disponible .L'horreur est pour celles qui ne veulent pas de cette société de caniveau et qui courrent aussi le risque de se faire agresser par la faute de l'attitude des femmes soi disant libérées . 

30/03/2013, 18:15 | Par Valériane en réponse au commentaire de romu le 30/03/2013 à 18:02

Ce que disent les Femen ? Je fais ce que je veux de mon corps, c'est ma liberté. Même si ça vous déplaît.

02/04/2013, 01:37 | Par christian delarue en réponse au commentaire de Valériane le 30/03/2013 à 18:15

La pudeur est chose individuelle pour les jeunes hommes comme les jeunes femmes. Cela évolue en général.

En tout cas, l'imposer à autrui par interdiction et répression c'est imposer la honte de son corps. De très nombreuses dictatures à base religieuse l'ont imposé aux femmes surtout.

02/04/2013, 10:55 | Par romu en réponse au commentaire de christian delarue le 02/04/2013 à 01:37

Ce qu'on impose aujourd'hui c'est la libération extreme des moeurs :ceux qui ne suivent pas sont en quelque sorte '' disqualifiés '' '' has been '' ''ringard " Exemple : une amie a été conviée à une réunion vente de sex toys , type vente tuperware . N'étant pas interessée , elle a refusée . Les foudres lui sont tombées dessus ! Que n'a t elle pas entendu comme moqueries et insultes : elle devait avoir honte de son attitude , il est  urgent de se MODERNISER et de se LIBERER ! Ces braves gens adeptes de la liberté ont tout fait pour qu'elle se sente anormale . EXACTEMENT comme l'ont fait les religions .Attention de ne pas imposer à autrui vos valeurs ( ou absences de valeur ) par des moqueries , rabaissement et insultes de toutes sortes .Vous ne detenez pas la vérité ( nous non plus ) alors respectons l'espace public qui appartient à tout le monde pour le bien de TOUS les citoyens .

02/04/2013, 15:22 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de romu le 02/04/2013 à 10:55

Voui, voui, et on l'a menacée de mort ? Elle a été sequestrée ?

02/04/2013, 15:56 | Par Azahar en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 02/04/2013 à 15:22

Je rejoins Valériane: quel est le message des Femens: je fais ce que je veux de mon corps, même si ça vous déplaît! Il s'agit d'une provoc' en réaction à une oppression. Respectons le message: dans un contexte où il est courageux (très risqué)... 

Respect... 

Je ne trouve pas que le cas présent se prête à moqueries..: souvent la dignité humaine a à voir avec la "mise à nu" non voulue (humilliation) ou au contraire : se montrer (pour lutter contre une réclusion : la négation de l'existence, pouvoir = zéro).

Il est clair que ces actions ne laissent pas indifférentsIncertain Donc.... une partie de l'objectif est atteinte.

Mais de grâce, ne mettez pas le tout au niveau tupperware... (100%utilitaire-100% plastique)...

 

02/04/2013, 22:01 | Par romu en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 02/04/2013 à 15:22

OUAF OUAF La profondeur de vos commentaires est confondante comme l'a déjà fait remarquer un autre internaute .Risquer sa vie n'est pas forcément une preuve d'intelligence .Si elles sont menacées et sequestrées c'est bien de leur faute , mon amie , elle , n'a rien demandé . Je n'ai jamais eu aucun gout pour les kamikazes et les suicidaires , il est tellement plus difficile de vivre   .Allez donc les rejoindre puisque vous les admirez tant au lieu de vous contenter de faire vos petits commentaires d'une banalité affligeante  .Facile d'envoyer les autres à la mort quand on est tranquille sur son canapé .Moi au moins je ne les ai pas poussées à ce comportement suicidaire dont sont completement responsables les femens occidentales voulant imposer aux autres un mode de contestation inadmissible dans leur pays .Alors au lieu de vous lamenter tous sur le sort de ces tunisiennes vous feriez mieux de vous en prendre à vos idoles , c'est bien à elles de les sortir de cette situation ou elles les ont mises   .J'espere que vous admirez également les femmes arabes qui se sont fait sauter à l'explosif pour la grandeur de leur religion et en opposition à l'occident ou est ce une admiration partisane des suicidaires ?

03/04/2013, 01:28 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de romu le 02/04/2013 à 22:01

Vous mettez très stupidement dans les plateaux de la balance des choses complètement différentes. Oui, on n'a pas à céder à de nouveaux conformismes, et je peux comprendre la réaction de votre amie, mais de là à écrire comme vous le faites "si elles sont menacées et sequestrées, c'est bien de leur faute", c'est tout simplement dégueulasse et d'une bêtise crasse.  Je ne leur aurais certes pas recommandé de faire ce qu'elles ont fait, mais en quoi , expliquez moi, en quoi, majeures, elles sont coupables de quoi que ce soit parce qu'elles auraient montré leurs seins avec une inscription sur leur buste , que celui qui n'a pas envie de voir n'a tout simplement qu'à ne pas regarder. "Allez les rejoindre", dites-vous, curieux comme réaction, quasi xénophobe.  Je connais trop bien la situation des femmes dans beaucoup de pays musulmans pour ne pas être touché par leur situation, et encore plus quand cela concerne la Tunisie que je connais très bien depuis très longtemps, puisque j'y ai vécu. Quand on a entendu comme moi des confidences, et observé le machisme au quotidien , l'hypocrisie ambiante sous la bigoterie affichée, sauf à être un parfait salaud, ou une parfaite salope,  on ne peut être que solidaire de filles que je ne transforme nullement en idoles, mais qui ont droit tout simplement à la liberté. 

03/04/2013, 20:38 | Par romu en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 03/04/2013 à 01:28

Eh ben voilà quand vous voulez vous exprimer , vous pouvez !  stupide , dégueulasse , betise crasse, xénophobe , bigote ,et l'apothéose : parfaite salope  ! encore autre chose ? d'autres insultes ? Ne vous genez surtout pas , je n'en suis pas à mes premieres insultes comme vous pouvez le constater , j'ai le dos large .Ce que j'ai pu constater également depuis que j'interviens sur le theme des femens c'est que ce sont toujours les pro femens qui sont les plus insultants et les plus virulents .J'ai pu mesurer à quel point les soi disants adeptes de la liberté et de la provocation n'admettent ni liberté de pensée et d'expression , ni propos qu'ils considerent comme provoquants envers leurs certitudes de la part des dissidents .Par contre , ceux qui ne sont pas favorables à ce mouvement , se sont toujours montrés trés mesurés ,trés respectueux des autres , comme s'ils avaient peur de s'exprimer  face à la virulence de ceux qui detiennent la vérité . Je suis d'accord avec un internaute qui disait que le probleme de cette forme d'expression ( le fait de ne rencontrer l'autre qu'à travers l'écriture ) permettait aux gens , avec beaucoup de lacheté , d 'insulter copieusement . Dés que les gens sont confrontés à une opinion contraire , qu'ils n'admettent pas :c'est l'insulte .  Quand je dis que c'est leur faute si elles sont menacées ( et la faute des femens qui les ont manipulées ) cela me parait évident,non ? elles savaient  ce qu'elles risquaient , elles ont accepté ces risques ,comme tout héro .Ceci posé ,ça n'implique nullement que je leur souhaite du mal et je n'ai jamais dit qu'elles étaient coupables ou qu'elles avaient tort de vouloir etre libres, j'ai seulement dit qu'elles connaissaient les risques et je ne suis toujours pas d'accord avec leur mode de protestation car je n'ai aucun gout pour le suicide et je n'ai pas envie que ces jeunes femmes soient mises à mort  .Vous vous laissez emporter par votre émotion , l'émotion et les bons sentiments n'ont jamais été utiles pour un combat ;Le monde est rempli de solidaires en canapé , etre solidaire ça ne veut rien dire du tout ! un mot creux qui n'est utile à personne ."Va te faire tuer et surtout sache que je suis solidaire avec toi !" ouf! C'est pourquoi , si leur situation vous touche tant  , je vous enjoignais de les rejoindre afin de leur preter utilement secours au lieu de vous exciter à m'insulter .Ainsi quel rapport avec le xénophobisme ? vous avez oublié le mot raciste également trés à la mode , bien que je n'ai jamais prononcé une seule parole laissant supposer que je penche pour l'un ou (et) l'autre Mais bon une insulte est une insulte , autant choisir celles qui sont à la mode ! Je vous souhaite une bonne soirée .   

03/04/2013, 23:41 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de romu le 03/04/2013 à 20:38

Relisez moi donc avec attention: vous additionnez mes mots violents, il est vrai, mais ils sont précédés d'autres mots qui ont un sens, il me semble. Vous ne retenez que ce qui vous arrange, et cela vous ferait passer, du coup,  pour une victime plus digne d'attention que les sympathisantes tunisiennes des Femen, ce qui est pour le  moins curieux.

Ce n'est pas parce qu'on accepte de prendre des risques pour défendre une liberté essentielle , même par un biais un peu contestable, que cela est une "faute". Pour ma part , je ne leur aurais jamais recommandé ce biais, mais je les soutiens cependant (tout en sachant que ça ne changera rien à l'affaire), parce que je comprends leur révolte. Et je comprends leur révolte parce que je connais le poids de l'hypocrisie en Tunisie, pays pourtant considéré comme "tolérant". Vous êtes à coté de la plaque : les coupables, ce ne sont pas ces femmes, majeures, mais ceux qui les oppriment, qui sont des Tartuffes. Je suis régulièrement l'actualité tunisienne, et c'est consternant ce qui s'y passe, et que peu imaginaient encore il y a deux ans : le dernier des prédicateurs complètement cinglé peut maudire, menacer, condamner, pousser au meurtre, et des meurtres, il y en a eu,  et vous, tout ce que vous trouvez à dire, c'est "c'est la faute de ces filles". Vous ne dites même pas "erreur", vous dites "faute". Les mots ont un sens. Si vous trouvez mes mots violents à votre égard, alors pesez le poids des votres à l'égard de femmes qui risquent le pire.

04/04/2013, 21:36 | Par Valériane en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 03/04/2013 à 23:41

Peut-on vous rappeler, Romu, que vous avez clairement écrit qu'une femme qui est trop dénudée à votre sens n'a pas à venir se plaindre si elle se fait violer ? Si ce ne sont pas des propos violents, et bien plus que ceux de Bernard, quels sens prennent-ils ?

02/04/2013, 16:35 | Par sourisgrise en réponse au commentaire de romu le 02/04/2013 à 10:55

Réponse au commentaire de Romu, 10h55

Il me semble que l'expérience que vous relatez relève d'un autre débat. De même que la "mode" impose aux filles une sexualisation que je trouve vraiment prématurée, la vague libérale (au sens de liberté) tente d'imposer des comportements sexuels, soit liés à un marché : par exemple celui des sextoys, soit censés dénoter d'une grande ouverture d'esprit : l'article de Elle qui titre : "la pipe, ciment du couple", ou je ne sais plus quel bouquin qui explique combien les femmes qui n'ont pas envie d'être sodomisées ratent quelque chose et qu'elles pouraient bien faire un effort pour faire plaisir à leur compagnon (même esprit dans l'article de Elle. Bref, si on est pas adepte de l'une de ces formes de sexualité, c'est qu'on coincée, en quelque sorte "sexuellement insuffisante". On veut nous dire quand rire, quand pleurer, et comment faire l'amour. Le tout dans le but de nous vendre des objets, des produits qui vont avec. C'est une autre forme de conformisme qui tente de s'imposer en culpabilisant celles et ceux qui n'en ont cure.

Mais les femens ne sont certainement pas dans ce registre là. On ne risque pas sa peau pour être à la mode. Et je trouve dommage que l'on oublie la gravité des risques que ces femmes encourent : rien moins que la mort, quand même.

Est ce que montrer ses seins mérite la peine de mort ? 

02/04/2013, 22:27 | Par romu en réponse au commentaire de sourisgrise le 02/04/2013 à 16:35

Justement je ne comprends pas ces femmes et je ne soutiens pas leur action car elles savaient qu'elles risquaient la peine de mort inutilement .Leur action ne servira à rien , pire : elle sera négative  car les autres femmes seront encore plus brimées et plus surveillées , c'est pourquoi la ministre ne voulait pas des femens sur le sol tunisien . L'esprit de sacrifice ( inutile ) n'est pas forcément du courage , il peut etre simplement un endoctrinement ( comme les kamikazes pendant la guerre ) un desespoir qui pousse au suicide .iL aurait mieux valu pour elles quitter leur pays et faire leur vie ailleurs .C'est d'ailleurs la seule solution qui leur reste à présent si toutefois on les laisse partir .Quand aux femens installées sur notre sol francais j'en ai par dessus la tete d'entendre dire qu'elles sont courageuses .Elles ne risquent absolument rien en france  , c'est pour cette raison qu'elles sont venus s'installer chez nous .Elles savent également que les femmes à poil sont accueillies avec sourire et bienveillance en france et qu'elles ne manqueront pas de soutien ici .Les francais qui vont bosser tous les matins sont bien plus courageux qu'elles et plus utiles.

03/04/2013, 21:37 | Par romu en réponse au commentaire de sourisgrise le 02/04/2013 à 16:35

Comme vous le résumez trés bien , la grande libération des moeurs n'est pas forcément synonyme de liberté pour l'individu sur lequel on exerce de fortes pressions   .Pourtant beaucoup prétendent le contraire  et s'acharnent contre ceux qui ne sont pas du tout interessés par ces pratiques . Cet acharnement qui commence à l'école peut avoir de graves conséquences pour nos jeunes plus vulnérables  ,surtout quand ils vont sur les sites porno pour savoir en quoi consistent les rapports physiques entre hommes et femmes  ;

  En ce qui concerne les tunisiennes , personne , exceptés leurs bourreaux , n'a jamais dit qu'elles méritaient la mort ! les internautes emportés par leurs émotions ,ont une forte propension à déformer et inventer des propos sur ce forum   ! Personnellement  , j'ai simplement dit qu'elles connaissaient les conséquences de leurs actes ,elles ont pris des risques comme beaucoup d'autres à travers le monde pour divers motifs .Le risque est trop grand pour le résultat obtenu ( aucun ) et  je n'approuve pas leur mode de contestation . C'est quand meme mon droit , non ?

Quand aux femens installées en France , elles ne risquent absolument rien , je ne leur souhaite pas de  mal ( sauf à rendre compte des actes qui tombent sous le coup de la loi ) mais les verrais déguerpir avec grand plaisir .Dans les pays occidentaux les femmes sont libres ( meme si rien n'est parfait ) et leurs actions n'ont aucun sens dans notre pays .Dans les dictatures , elles mettent les femmes en grand danger .

04/04/2013, 21:57 | Par Valériane en réponse au commentaire de romu le 03/04/2013 à 21:37

On s'acharne à libéraliser les moeurs à l'école ?

30/03/2013, 19:01 | Par Blandine Margoux en réponse au commentaire de romu le 30/03/2013 à 18:02

C'est précisément ce type de considérations et de débordements que peut parfois véhiculer l'appel à la pudeur, c'est-à-dire à mot couvert le voile, et que je redoute. Vos propos, non seulement, ne cessent de dire le fantasme que vous condamnez, mais en plus me semblent malsains (libidineux, obséquieux, irrespectueux, obsessionnels). La mentalité que vous révélez, d'ailleurs assez maladroitement et naïvement, induirait que les femmes ne peuvent plus se mettre en maillot de bain ou en short, nager, randonner, jouer au tennis, sans être indécentes. Ça suffit ! 

Pourquoi ne parlez-vous pas de la "catastrophe" des hommes qui se "baladent" torse nu en pleine ville ? J'ai vécu dans une station balnéaire et j'ai exercé le métier de vendeuse. Je vous assure, pour avoir essayé de les supporter, que ces déambuleurs estivaux qui osent entrer dans un magasin (quand ce n'est pas au restaurant) en tenue de plage sont irrévérencieux, qu'ils soient hommes ou femmes. Le problème est qu'un homme torse nu se fait poliment mais simplement sortir, quand une femme en short un peu court se fait traiter comme vous le faites, c'est-à-dire de telle manière qu'elle soit réduite à une sexualité bestiale. 

L'injonction de discrétion, telle que vous la défendez, est une inégalité carricaturale et anti-républicaine entre l'homme et la femme. C'est aussi le mépris et le salissement de la vitalité. C'est un regard embrigadé, brutal et abusivement tendancieux. Les tenues et attitudes féminines que vous appelez de vos vœux ne sont pas une protection contre le viol, mais une violence et une injustice auxquelles les Femen réagissent, certes à leur manière. 

 

 

31/03/2013, 21:32 | Par romu en réponse au commentaire de Blandine Margoux le 30/03/2013 à 19:01

Quelle colére ! et quelle transformation de mes propos ! est ce que les femmes qui posent nues dans des poses suggestives ont quelquechose à voir avec les femmes qui font du sport et portent un short ou un maillot de bain ! quel mélange des genres !Et selon vous je suis favorable au  port du voile , libidineuse , malsaine , obsessionnelle , irrespectueuse et en meme temps obséquieuse parce que j'énonce des vérités ( en somme je suis tout et son contraire ! ) . Ce qui est certain c'est que vous etes ,vous,  profondement intolérante , agressive ,insultante à mon egard , vous déformez completement les propos des internautes qui vous déplaisent  et leur pretez des sentiments qu'ils n'ont pas . Vous faites également preuve d'hypocrisie  car mes propos vous choquent quand je parle des femmes qui posent nues, jambes écartées pour faire du fric ( selon vous image de la vitalité !) c'est pourtant bien une réalité et de plus en plus répandue  Si je vous comprends bien , il faut le faire mais pas le dire ! vous ne répondez à aucune de mes assertions ( par exemple le fait que l'homme ne s'expose pas nu pour etre libre ) , vous poussez juste votre coup de gueule ! . Alors non cela ne suffit pas ! Que cela vous plaise ou non , je trouve remarquable que certains pays conservent  le sens de la pudeur , de l'intimité, de ce qui releve du domaine privé , qui ne sont nullement des entraves à la liberté , bien au contraire  . C'est notre société qui est libidineuse , obsessionnelle , irrespectueuse et malsaine vis à vis de la femme et de sa représentation .Le retournement que vous opérez  en me pretant les sentiments et les comportements que justement je dénonce prouve votre malhonnete intellectuelle . D'autre part , vous pretendez qu'une femme torse nue c'est la meme chose qu'un homme torse nu , là encore quelle parfaite hypocrisie !  Si les femens ont choisi ce mode de protestation c'est bien parce que çà fait venir les foules ,essayez donc de mettre des hommes torse nus pour protester  : tout le monde s'en fout ! les journalistes ne se déplaceront pas .Alors cessez de vous étrangler de colere ,parce que ,chere madame ,les gens qui pensent comme moi  sont aussi nombreux que les gens qui pensent comme vous et il faudra faire avec sous peine d'etre aussi dictatoriale que les personnes et societes que vous condamnez   La différence entre l'homme et la femme n'est pas une question républicaine , c'est une question biologique et la différence n'implique nullement l'inégalité . Quand la femme porte un soutien gorge c'est pour courir plus facilement et non pas une preuve de soumission vis à vis du male . C'est parce que nous avons un corps différent que nous pouvons en certaines occasions nous comporter différemment et voir là dedans une quelconque disqualification de la femme est abérrant et synonyme d'un féminisme outrancier ! voyez donc ce qui se passe en Suede en ce moment : les féministes veulent coller une amende aux hommes qui s'assoient les jambes écartées ( ils sont habillés eux ) dans un bus , attitude jugée machiste ! Vous avez une attitude identique et trés partisane  quand vous pretendez qu'un homme torse nu est irrevérencieux , alors que vous approuvez les femens qui se baladent presque nues dans la rue et à l'intérieur d'une église  ! en fait , elles ont tous les droits parce qu'elles sont femmes et les mecs écrasez vous ! En conclusion , il y a bien une inégalité carricaturale et discriminatoire dans la représentation de la femme dans l'espace public occidental qui la met en danger  et ne lui apporte aucunement l'égalité ou la liberté . L'homme n'est pas représenté de cette façon là .Je suis totalement opposée au port du voile , mais entre le voile et à poil je pense qu'il y a un juste milieu que nous avions trouvé en occident à une certaine époque et que nous avons perdu avec l'arrivée de la femme objet dont la femme est entierement responsable ( il lui suffisait de dire non ) .Je pense également qu'il ne faut pas monter les femmes contre les hommes , chacun a sa place dans le respect,l'égalité et la différence'

02/04/2013, 01:50 | Par christian delarue en réponse au commentaire de romu le 31/03/2013 à 21:32

Dans ce pays, ils veulent aussi interdire de pisser debout : sexisme (à l'envers). On ne saurait faire un absolu de ne pas pisser debout sauf à confondre égalité et différence. De plus en faire une loi c'est stupide.

02/04/2013, 01:45 | Par christian delarue en réponse au commentaire de romu le 31/03/2013 à 21:32

Les femmes doivent avoir le droit d'être nue comme les hommes, de se montrer sexy si elles le désirent et sans se faire insulter. 

C'est un droit pas un devoir. D'ailleurs, celles qui le demandent disent "c'est quand je veux, comme je veux".

Et c'est contre les femmes et les hommes sexoséparatistes qu'elles défendent ce droit bec et ongles.

02/04/2013, 10:35 | Par romu en réponse au commentaire de christian delarue le 02/04/2013 à 01:45

Ce qui ne vous a pas empeché de me traiter de prude , de pretendre que j'ai la honte du corps et que j'ai des problemes ( sous entendu : psy ) parce que je me dis pudique . Vos propos sont insultants vis à vis de la personne que je suis et vis à vis de toutes les personnes qui me ressemblent. Apparemment  , nous n'avons pas droit , nous , à la liberté que vous accordez aux autres .Il est normal que nous soyons méprisés et insultés parce que nous ne partageons pas votre vision de la liberté . Pour moi aussi c'est comme je veux et quand je veux ! et si je ne veux pas , mon choix n'a pas à etre rabaissé au nom d'une prétendue modernité qui n'est en fait que du libertinage .Vous dites que les femmes doivent avoir le droit d'etre nues : eh bien non justement ! fort heureusement , il est interdit de se balader à poil dans L'ESPACE PUBLIC .Ce n'est pas un droit, monsieur Delarue , c'est interdit par la loi .Car c'est bien de cela que nous parlons :de l'espace public .Ce que les gens font en privé ne regarde qu'eux .Alors selon vous , on pourrait se promener dans la rue  et croiser des gens tous nus, simplement parce qu'ils en ont envie ! cette forme de  liberté pourrait s'étendre à bien des domaines ( chacun fait ce qui lui plait ) alors ce n'est plus la liberté c'est l'anarchie et la porte ouverte à tous les abus ,la loi du plus fort  .  D'autre part , j'enfonce à nouveau le clou : les hommes ne se baladent pas à poil dans la rue ( etre torse nu pour un homme ce n'est pas indécent ) : quand ils le font ,ils sont immédiatement embarqués par la police pour attentat à la pudeur !  ce sont les femmes qu'on a manipulées , conditionnées à ce type de comportement   en leur présentant cela comme une libération .Je suis pour la femme libre , non pour la cochonne libérée !

03/04/2013, 16:49 | Par christian delarue en réponse au commentaire de romu le 02/04/2013 à 10:35

On ne se ballade pas complètement nu c'est vrai mais on ne se ballade pas non plus complètement voilé. La loi interdit ces deux extrêmes.

Je suis plutôt d'accord. Mais on pourrait défendre la liberté totale.

Mon propos portait sur le nudisme en zone nudiste et surtout sur le droit des femmes sexy de l'être si elles veulent saus dans les dictatures. 

Ces femmes sexy sont bien habillées que je sache. 

Elles sont agressées par des femmes aux principes rigides et autoritaires. 

02/04/2013, 02:01 | Par christian delarue en réponse au commentaire de romu le 31/03/2013 à 21:32

Quand je regarde une belle femme ou une femme sexy (pas en pub), je ne dis pas que c'est de la viande ou une pute ou une salope ou une pétasse, etc... je la trouve belle. Et basta. Je suis content, c'est le printemps. Pas la chape de plomb totalitaire. 

Et par éducation anti-sexiste, je ne l'embête pas. (Pas plus d'ailleurs qu'une femme moins belle ou franchement laide). Je ne me retourne pas pour la voir de dos par exemple.

Les hommes doivent apprendre le double regard : regarder l'être sexué (féminin) et l'être humain (digne).

On ne doit pas perdre sa dignité humaine en devenant être sexué ou même être sexy.

02/04/2013, 11:02 | Par romu en réponse au commentaire de christian delarue le 02/04/2013 à 02:01

Pour une fois je suis d'accord avec vous  , etre regardée autrement qu'une piece de viande et sans penser immédiatement sexe  :oui  cette attitude vous honore .Mais soyons franc , c'est loin d'etre le cas de tous les hommes !

01/04/2013, 12:22 | Par Azahar en réponse au commentaire de Blandine Margoux le 30/03/2013 à 19:01

Je trouve votre commentaire violent vis-à-vis de celui de Romu. 

La nudité "naturelle" dans les pays chauds mais pas au point que le soleil soit un danger pour le corps (dans le désert: hommes et femmes se protègent! (du soleil! du sable etc.), à l'inverse les esquimaux doivent être moins habitués à la nudité que les dominicains...

Quelquefois, le climat conditionne: les gens habitués à très peu de soleil, de lumière (nord) nous nous sentons littéralement "dopés" dès que nous nous retrouvons au sud de Valence, en Italie, Espagne... . Et un/e méditerranéen/ne exilé dans le nord déprime au bout de deux jours... 

Au niveau vestimentaire: les gens sont habitués au nord, à être "cachés" 9 mois sur 12... et dans le sud de la France: c'est le contraire ... 

Tout cela, c'est la nature et le climat: ensuite il y a l'effet "religion" dogmatique (qui dirige la vie quotidienne) et la religion plus moderne: la mode (ou panurgisme)...

- Cette dernière prétend que, dans le nord, en plein hiver, on doive être dévêtues et trouver ça normal car sinon, c'est qu'on est coincée, arriérée mentalement : quelle mauvaise fois!!! Bizarrement, la mode masculine ne revient pas à la culotte renaissance (heureusement ;-) 

- Ensuite, certaines religions font de l'institution de la Famille (donc des biens : à qui sont les enfants, "à qui appartiennent-ils", qui va hériter...) une pièce maîtresse de la société... Il convient donc "brimer" la liberté des femmes car le plus important est de savoir de qui sont les enfants qu'elles mettent au monde... =(  Conséquence : plus la religion brime la vie sensuelle et sexuelle (plus elle dit que la nature, c'est le mal), plus elle favorise les dérives malsaines. 

Personnellement, je n'aime pas l'image et la mode ultra "sexiste" actuelle féminine: c'est dommage. Je le ressens comme un manque de respect pour la femme. Dès leur plus jeune âge: strings taille 6 ans !!! avec les jeans taille basse il y a quelques années?!  Mais je reconnais que c'est mon opinion, certainement influencée par de multiples facteurs.

 

29/03/2013, 15:31 | Par Jacques Bolo

Le pb est quand même la mise en danger.

On peut l'accepter soi-même pour être un martyr (il faut appeler les choses par leur nom). Mais le prôner ne me paraît pas judicieux, ni forcément efficace. Même si je sais que c'est comme ça que ça marche. Mais ça craint.

29/03/2013, 17:18 | Par GILLES WALUSINSKI

Merci pour votre émouvant billet. Ben a très bien résumé ce que je ressens. Bourgiba avait quand même libéré un peu les femmes tunisiennes, le retour en arrière est effrayant.

29/03/2013, 18:01 | Par aires.isabelle@wanadoo.fr en réponse au commentaire de GILLES WALUSINSKI le 29/03/2013 à 17:18

c'était une dictature, quand bien même les femmes existaient, j'ai fréquenté le milieu étudiant lorsque j'avais 19 ans.....!!!

29/03/2013, 17:38 | Par sourisgrise

Je trouve votre texte fort et beau.

Ces femmes me rappellent, à moi, femme libre d'occident, que je n'ai pas le droit de renoncer à dénoncer les injustices faites aux femmes. Je ne me pose pas en victime. Mais, où qu'on regarde, les femmes sont plus en danger que les hommes, plus menacées, opressées par eux, disqualifiées. Elles sont chatiées. Ces jeunes filles ont un extraordinaire courage et une foi admirable.

Je les honore, et en même temps, les risques qu'elles prennent sont terrifiants. C'est dire le cri, c'est dire l'amour de la liberté.

Il n'y a pas à négocier quoi que ce soit.

 

02/04/2013, 01:51 | Par christian delarue en réponse au commentaire de sourisgrise le 29/03/2013 à 17:38

OK

29/03/2013, 18:51 | Par JoëlMartin

Merci pour ce billet qui dénonce avec sensibilité le retour à un effrayant Moyen-âge.

30/03/2013, 23:43 | Par poppie en réponse au commentaire de JoëlMartin le 29/03/2013 à 18:51

Je ne suis pas sûre que le Moyen-âge  -que l'on prend toujours comme référence-  ait été l'époque de tous les obscurantismes. 

Le règne de la reine Victoria a donné un méchant retour en arrière des comportements, et installé pas mal d'hypocrisie.

Des femmes essaient de faire bouger les choses, pas toutes avec les mêmes arguments.  Mais c'est le but qu'il faut considérer.  Il faut quand même admettre que bien souvent, elles ne sont pas considérées à leur juste valeur dans la plupart des sociétés.   J'admire les peuples qui reconnaissent leurs qualités propres, et ne méprisent pas la part "féminine" de la personnalité des hommes. 

Les femmes, en revanche, qui croient se valoriser en adoptant ce qu'il y a de plus discutable dans des comportements masculins font, je pense, fausse route.

30/03/2013, 08:17 | Par Marie-Agnès DUPAIN

Ce billet et bon nombre des commentaires me vont droit au coeur. La violence faite à la femme prend tellement de visages, ici ou ailleurs comme dans les pays où des femmes sont brûlées à l'acide. Tant et tant de pays que l'on en est effondré(e).

Je n'oublie pas que le corps de l'occidentale est trop souvent vendu ou saccagé, le plus souvent parce qu'il y a contrainte ou violence ou misère noire, quelquefois parce que l'appât de l'argent est le plus fort. Et je n'oublie pas non plus que le machisme est une donnée ordinaire de notre société.

Mais quand je vois, à l'occasion d'une consultation en hôpital public, l'une des ces nombreuses jeunes femmes couvertes de la tête aux pieds, que je la vois avec ses petites filles qui sont têtes nues, belles et avec déjà des personnalités bien affirmées, je suis mal à l'aise de savoir qu'elles risquent d'être bientôt ensevelies sous des linges comme leur mère.

J'ai beau lire et comprendre tout ce qui se dit , "le monstre intégriste" plane aussi sur ces jeunes femmes qui vivent en France. Même consentantes, nourries par la religion, ces femmes n'ont pas toutes les données en main et, même si on peut parler des heures et des heures sur la condition de la femme des pays dits civilisés, je n'arrive pas à gober que l'on puisse dire à une femme qu'elle doit se cacher du regard des autres et même faire le moindre geste pour cacher ses cheveux. Ben quoi, c'est comme ça. Peut-être un manque d'analyse profonde, mais je n'en démords pas.

Quand à Armina et Meriam, ces jeunes filles qui sont le sel de la vie, mon effondrement en tant que femme est total; je suis littéralement effondrée de voir la férocité des barbares qui les ont conduit à cette forme de désespoir.L'horreur est totale. Comme pour ces femmes mortes ou survivantes d'attaques à l'acide.

 

30/03/2013, 23:46 | Par poppie en réponse au commentaire de Marie-Agnès DUPAIN le 30/03/2013 à 08:17

+++++

30/03/2013, 09:18 | Par Hors Ligne

Depuis que jais découvert le mouvement femen lors de la dernière manifestation ou il avez des extincteurs a la main, je suis devenu fan de ce mouvement populaire.

C’est a ce moment critique que toutes les interrogations de ce mouvement avez lieu .

Ont a tous entendu le contraire du principe de ce mouvement sans chercher a savoir ce qu’elle avait devant elle ,qui avait déclencher cet incident du déclenchement des extincteurs ce qu’il leurs a value un déchainement du service d’ordre du GUD et des jeunes nationalistes présent.

Mais personne n’a cherché a savoir ce qu’est le GUD ni les Jeunes nationalistes, ont a préférée avoir les yeux river sur ce qui nous interpelle,sur ce qui nous choque.

Caroline forest a fait un magnifique documentaire sur le mouvement du Femen.

30/03/2013, 09:51 | Par JJMU

30/03/2013, 10:48 | Par Christel

Il est beau ce billet dans sa forme comme dans son contenu. Merci 

30/03/2013, 16:37 | Par DoraAida

quel beau texte ! merci

30/03/2013, 16:37 | Par DoraAida

quel beau texte ! merci...

30/03/2013, 18:15 | Par JJMU

Bon. Que le texte de ce billet soit bien écrit, que ses images et ses références soient attendrissantes, c'est vrai aussi.

Je voudrais cependant ici, sans risquer l'anathème ou la stigmatisation, pouvoir interroger les certitudes qui s'expriment au fil de ces commentaires.

Personne n'a à dicter à l'autre sa conduite, nous en serons tous d'accord, au moins ici, je crois (les féministes nous ont appris depuis les années 1970 que notre corps nous appartient, que nul n'en est maître – ou maîtresse – qu'il est sacré au point que seule notre autorisation permet à l'autre d'y toucher. Là est le respect, devant le non qui peut être opposé à chacun en dépit qu'il en ait l'envie ou le vouloir...). Bon.

Depuis nos pays d'Occident qui peuvent (à la rigueur) tolérer la nudité en public (et encore : voir le procès des Camilles nu(e)s de NDDL !...), des femmes qui se pensent libres (ah, le joli mot !) font œuvre de provocation. Bien sûr, il y a des risques, la prison par exemple en Russie, le terrible hiver sibérien pour les groupes féminins qui osent bafouer l'autorité. C'est grave, mais l'enjeu est à la hauteur de la cause, la vie peut être bouleversée, mais grandie par la publicité faite aux martyres. C'est l'affrontement du pot de terre contre celui de fer, mais, en tout état de cause, les risques sont calculés, prévus à l'avance...

Quelle responsabilité pourtant vont prendre ces activistes d'Occident et les échos qui en sont faits ici, devant des jeunes filles vouées à une mort quasi certaine dans leurs pays pour s'essayer à la moitié du quart du millième de ce type de provocation !?... Bien entendu, elles ont décidé elles-mêmes, et personne ne les y a obligées, mais tout de même !... Moi, homme de pays relativement protégés des répressions (et encore ! c'est bien discutable...), je ne peux manquer de m'alarmer face à la véritable irresponsabilité qui consiste d'être à l'abir en insufflant à de jeunes personnes va savoir quel sentiment du sacrifice.

Car ce qui en résulte est un quasi suicide par personne interposée. Systématique. Inéluctable. Inévitable. Les lois des pays coraniques permettent la répression la plus acharnée, répandue, partagée... La cause le mérite sans doute ?... La cause ?... Quelle cause ?.. Est-ce si clair ? Est-ce si sûr ?... Une cause peut-elle se glorifier d'avoir convaincu, même indirectement, des jeunes filles à risquer le pire ?.. Se trouver enfermée sous camisole chimique par sa propre famille, c'est déjà une torture qui ne peut laisser indemne une adolescente. Se voir persécutée par une sentence de mort proclamée par charria, ce qui laisse peu de chance d'en réchapper vivante, et, pire que tout, de voir l'assassin poursuivi, puisque la charria est inscrite dans la constitution du pays !... voilà qui demande à plus de mesure non ?

Nous n'avons pas à dire aux victimes du patriarcat comment se conduire, et nous avons au contraire à nous attaquer beaucoup plus dangereusement pour nous, beaucoup plus terreiblement, aux trois formes de patriarcats que sont la paternité, la conjugalité et le patronat. Mais ça, qui s'y confrontera ?.. On préfère encourager d'innocentes enfants à se livrer à leurs bourreaux ?... Ça ne fait pas une meilleure conscience à l'Occident, toute cette accumulation de jolies déclarations qui me rappellent tristement les poèmes envoyés aux Poilus de la Grande Guerre.

En dépit de l'esthétique de la souffrance dont les féministes radicales font preuve avec au moins autant de constance que de l'esthétique de la violence chez les machistes et les partisans du patriarcat, ne serait-il pas plus sain de revendiquer d'autres lois et ne pas faire courir de risques aux jeunes tant que les lois ne les auront pas protégées ?

Jean-Jacques M’µ

30/03/2013, 20:11 | Par fabrizia en réponse au commentaire de JJMU le 30/03/2013 à 18:15

+++++, comme on dit. Et un + en + .

J'ajouterai, quitte à me faire taper verbalement dessus, qu'un combat qu'on mène seul ou presque est voué d'avance à l'échec, quand on est un anonyme.

30/03/2013, 20:14 | Par Valériane en réponse au commentaire de fabrizia le 30/03/2013 à 20:11

Ces combats-là permettent de se sentir en accord avec soi-même malgré l'échec annoncé.

30/03/2013, 22:02 | Par JJMU en réponse au commentaire de Valériane le 30/03/2013 à 20:14

L'accord avec soi-même serait donc, alors, d'être en échec ?.. l'échec est une entreprise à soi-seule pour certains d'entre nous, on le voit hélas à travers cet exemple. Pour ma part, ni une personne ni la cause qu'elle défend et les milliers de personnes, de générations visées dans l'acte entrepris, ne peuvent se reconnaître dans ces actes. Je sais, vous me direz qu'il aura fallu des Blandine de Lyon au temps de l'empire romain pour fonder la chrétienté, mais ces archaismes remontent à la gorge à trancher du fils par son père au nom de dieu, il y a quatre mille ans. L'humanité ne peut donc évoluer que de la sorte ?... nos sociétés ont-elles à se glorifier de se fonder sur de pareils actes désespérés ?... Au Tibet, les familles des personnes qui s'immolent doivent déclarer que l'acte de leur parent n'est pas politique sous peine de perdre leurs droits sociaux. Ces pressions de part et d'autre sont de véritables tyrannies idéologiques, de vraies propagandes.

Des êtres libres ne peuvent se sentir en accord qu'avec leur propre personne, pas avec des vues de l'esprit fabriquées par des entourages plus ou moins complaisamment intéressés et, dans tous les cas, d'un cynisme sans aucun scrupule, je le crains : « La victime a déclenché son propre martyre en dépit de nos lois, il ne dépend donc que d'elle-même de pouvoir l'arrêter. » disent les autorités, pendant que les opposants, récupérant le victimat annoncent : « Mobilisons nos forces pour que ces souffrances n'aient pas lieu en vain ». Discours prohibitif et coercitif d'un côté, discours incitatif et vindicatif de l'autre.

La justice ne peut avoir de place qu'entre ces deux postures. Aucune paix ne mérite à mes yeux de telles misères humaine : ni le pouvoir de Créon ni la révolte d'Antigone ne sont légitimes. J'en reste convaincu.

Jean-Jacques M’µ

30/03/2013, 22:08 | Par Valériane en réponse au commentaire de JJMU le 30/03/2013 à 22:02

Vous déniez une réflexion personnelle à ces jeunes filles.

30/03/2013, 23:50 | Par JJMU en réponse au commentaire de Valériane le 30/03/2013 à 22:08

Leur réflexion personnelle est emplie, comme la réflexion de nous tous, des appels qui les (qui nous) sollicitent. Bien entendu, elles font le tri, comme nous, et elles choisissent, comme nous aussi. Mais les choix faits sont-ils si autonomes ? (auto-nomos : la loi de soi-même). Sont-elles libérées de toute pression, de toute contrainte ?... Je ne leur dénie pas leur pensée, je souffre à imaginer que leur horizon est bouché entre d'un côté les contraintes environnantes qui ne peuvent de toute évidence que les décevoir (je me trouve à Tunis, j'ai passé ma semaine à écouter des étudiants et des étudiantes) et, de l'autre côté, la sublimation d'une liberté plus factice qu'elles ne le croient ou ne l'imaginent (à travers le léché des images de nos propagandes occidentales). 

Le délice vertigineux de la souffrance au nom d'une cause existe aussi, et c'est une hétéronomie au moins aussi puissante que l'instinct de survie, en contradiction, bien sûr, et angoissante ô combien, mais indéniable dans leur cas. Je ne dénie rien, je constate que, d'ici, il y a des forces qui les poussent à aller au front se sacrifier au bénéfice de qui ? de quoi ?... D'une vision sacrificelle de l'existence ?... Allons donc ! J'ai passé mon temps à combattre les trois faces du patriarcat : le Père, le Mari et le Patron. Je me rends compte que les images d'un certain féminisme prétendu radical (ou “moderne” -sic !) n'échappent pas aux figures de la Madone, de l'Amante et de la Suppliciée. Ces figures sont les alliées objectives des pouvoirs que j'abomine et qui me privent (nous privent) d'autonomie véritable.

Je vous offre ma réflexion, elle est évolutive. Mais s'il vous plaît, ne me supposez pas des pensées a priori, d'accord ?... Je tente de réfléchir sans préjugés devant le sujet qui nous est présenté et qui est sans doute pour la plupart des lecteurs ici séduisant sur le plan émotionnel et esthétique, oui, mais passablement discutable sur le plan de l'émancipation humaine. Non ?... Honnêtement ?...

Jean-Jacques M’µ

04/04/2013, 21:40 | Par Valériane en réponse au commentaire de JJMU le 30/03/2013 à 23:50

L'émancipation humaine et surtout féminine dans ce cas serait cloisonnée ? Les femmes devraient trouver un mode d'émancipation qui soit en adéquation avec leur culture ? Pour moi, cent fois non. Chacune choisit l'expression qui lui sied où qu'elle vive.

30/03/2013, 19:32 | Par passifou

Magnifique et poignant.

Il faut comprendre le mouvement femen pour ce qu'il est, le heurt de face et de front sans discussion ni compromission de l'être dans ce qu'il a de plus manifesté, le corps, contre le mur le plus dangereux qui soit, celui des tabous..

Le choix de la nudité dévoilée, utilisée comme arme de défense ne peut jamais blesser autre chose que ce qu'on trouve de plus claquemuré et de plus prisonnier dans le coeur des hommes et des femmes. Ils n'osent pas regarder ce que c'est que de réellement exister, mais ils tremblent de voir d'autres l'oser.

Vivre la liberté, toute la liberté et abattre les barrières qui tombent en faisant naître la haine et la violence obligées enfin de se révéler, voilà le combat des Femens.

Honneur à toutes les femmes qui se dénudent pour marquer l'obscénité au fer rouge, dans l'oeil et l'âme prisonniers de leurs tortionnaires.

01/04/2013, 09:29 | Par Hejer Charf

@ JJMU Ils ont assassiné Chokri Belaïd et diffusent au grand jour, leur longue liste des activistes tunisiens à abattre, dont l'avocate d'Amina ( avant qu'elle la défende ). Ces féministes, ces militants laïcs ne se sont pas affichés nus -certains (beaucoup) contestent même la forme de lutte des Femen- et ils sont pourtant menacés de mort par les intégristes, autant que les Femen. La charria n'est pas (encore) inscrite dans la constitution tunisienne; des hommes et des femmes luttent tous les jours, à leur corps défendant, pour une constitution assurant la démocratie et la liberté de conscience. Quelle est l'autre alternative?

Les "Occidentaux" qui les soutiennent participeraient (participeront) alors à leur "quasi suicide par personne interposée", comme vous dites ?! Je n'y vis pas mais je ne suis pas à l'abri: je suis de ce pays. Le martyr  Chokri Belaïd, comme on l'appelle désormais en Tunisie, dirigeait le Mouvement des Patriotes démocrates, parti d'extrême gauche, dont certains membres étaient mes amis très proches, à l'université de Tunis. Ce parti combat ce que vous appelez les "trois formes de patriarcat que sont la paternité, la conjugalité et le patronat." Jusqu'au jour de son assassinat, Chokri Belaïd était resté fidèle à ces convictions. Il était un homme lumineux, cohérent, pacifique; il dénonçait, tenait tête à ceux qui veulent jeter son pays dans la mort. Il n'était pas fasciné par "l'esthétique de la souffrance" ou épris du " délice vertigineux de la souffrance", mais par la démocratie et la vie. Idem pour les jeunes filles du Femen qui ne sont pas dénuées d'intelligence ou de pensée quand bien même à court terme, et qui a provoqué l'ire d'une société conservatrice  en bonne partie . Et ceux qui ne les insultent pas ou ne les menacent pas de mort leur tiennent un discours moralisateur infantilisant et leur disent gentiment paternellement d'aller consulter.  "La tendresse du père est presque toujours en conflit avec les intérêts du chef.": pour citer un autre poème "attendrissant" de Marguerite Yourcenar. Amina et Meriam n'ont certes pas mesuré tout le poids, le danger d'une famille, d'une société conservatrice, mais elles ne sont pas pour autant télécommandées, et sous une méchante influence étrangère qui " préfère encourager d'innocentes enfants à se livrer à leurs bourreaux". Elles voulaient faire partie d'un "débat", d'une lutte politique dans un pays qui se cherche, au bord de l'explosion où des citoyens crient, défilent tous les jours et où les femmes sont de plus en plus ciblées. Ces jeunes filles ont vécu, fait le miracle de la révolution.

J'ai bien compris que vous n'êtes pas dans l'a priori. La jeunesse tunisienne, comme d'autres, subit certes "le léché des images des propagandes occidentales" mais pas seulement. Cette même jeunesse -celle d'Amina et Meriam- portée par sa fougue de vivre, ses idéaux , un ras-le-bol d'humiliation, un courage inouï, a bravé la peur, les balles et délogé la dictature. Est-ce que ceux qui ont crié Dégage ou ceux qui sont morts étaient portés par "une vision sacrificielle de l'existence" ? Même quand ils scandaient devant les chars, "À la vie à la mort", ils pensaient, ils voulaient la vie. Plus juste et plus digne. Ils ont mieux que la légitimité des urnes. La légitimité d'une révolution qui a permis tous les rêves, et leur donne le droit d'être entendus et soutenus. Ils méritent et ont besoin de nos soutiens-et notre protection- parce que la souffrance de la dictature -j'y ai goûté- est bien plus grande, plus brutale, plus aliénante que celle du combat. 

01/04/2013, 10:43 | Par JJMU en réponse au commentaire de Hejer Charf le 01/04/2013 à 09:29

Votre réponse est belle. Je n'approuve pas tout-à-fait chacun de vos arguments, mais je reviendrai en discuter, un peu plus tard, là, je manque de temps, hélas.

Jean-Jacques M’µ

01/04/2013, 22:25 | Par JJMU en réponse au commentaire de Hejer Charf le 01/04/2013 à 09:29

La violence et les assassinats, qu'il s'agisse de Chokri Belaïd, du prêtre polonais ou d'un attaché d'ambassade, ne font que prouver la démarche totalitarisante des salafistes qui procèdent des mêmes stratégies de terreur que le FIS algérien des années 1980-2000 ou que les néo-fascistes grecs contemporains. Relever les intolérances brutes de ces groupuscules animés de haine restera insuffisant, je le crains, tant que les citoyens ne s'attaqueront pas directement et vigoureusement à la Constitution qui autorise jusqu'à présent les intolérants d'agir en toute impunité (car la charria est autorisée en Tunisie !... et je ne crois pas que les quelques tentatives de la Constituante pour la rendre illégitime aient porté).

Dans ce contexte (tant que la charria ne sera pas combattue), la désobéissance individuelle restera hélas une forme de suicide isolé et sans lendemain, de même nature que l'immolation du chômeur il y a 15 jours sur les marches du théâtre dans l'avenue Bourguiba (à quelques mètres en face de l'endroit où l'on plantera la tente du FSM !..). Les colères et les déplorations qui s'en suivent fournissent une littérature de l'indignation et de l'hagiographie qui s'auto-alimente et entretient un esprit, au mieux : de bronca, au pire : de désespérance.

Les jeunes Femens qui défient les autorités sont certainement conscientes et dotées de leur libre-arbitre, soit ! qui oserait le contester ?... (http://m.marianne.net/J-ai-retrouve-Amina-la-Femen-tunisienne_a227722.html) mais, en face, pour les discours rigoureusement adverses, les femmes voilées sont également à considérer comme conscientes et dotées aussi de leur libre-arbitre. Non ?... Dans les deux cas, qui sont les bénéficiaires ?... Qui sont ceux qui les encouragent ?... Pour les premières, il s'agit de ceux qui perpétuent les mythes de la modernité dont on connaît les ravages avec leur train de soi-disant progrès, de pseudo-libertés conditionnées à la finance et de fausses égalités biaisées par les origines sociales. Pour les secondes que j'évoque, les bénéficiaires sont ceux qui perpétuent le patriarcat au nom du patrimoine religieux, de l'obéissance aveugle aux dogmes et de la crainte de la colère divine... Bref, dans les deux cas, les filles sont des sacrifiées, et les sociétés d'hommes les causes et buts ultimes.

Ils rivalisent : elles morflent.

Ça ne vous gène pas, ça, vous ?...

Moi, oui. Extrèmement.

Jean-Jacques M’µ

 

01/04/2013, 23:51 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de JJMU le 01/04/2013 à 22:25

Rappelez-vous le"cachez ce sein que je ne saurais voir " du Tartuffe, d'une singulière modernité... ce n'était pas un éloge de l'exhibitionnisme, pourtant.

02/04/2013, 00:16 | Par JJMU en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 01/04/2013 à 23:51

Allons donc !... Bernard, nous pouvons nous passer de pareilles références. Les préjugés existent aussi chez ceux qui croient porter va savoir quelle "modernité", va savoir quelle prétendue "vérité", va savoir quel verni culturel derrière quelques citations lapidaires servies paresseusement en guise de réflexion. J'ai pris ici le temps de développer des observations qui n'ont rien à voir avec les clichés et les idées toutes prêtes à servir. Je voudrais qu'on se lance dans une réelle discussion qui cherche le plus honnêtement possible à débusquer les réflexes qui nuisent à la compréhension des contradictions, et il y en a, personne ne peut le nier !... Si vous me servez ces stéréotypes réducteurs pour toute réponse, je vous laisse toutes ces étiquettes et leurs kits prêt à penser, c'est un matériel expéditif à la portée de n'importe quel passant même pas informé, le tout sous votre entière responsabilité, après tout, bah !... ce n'est quand même pas moi qui ai servi du tartuffe et de l'exhibitionnisme, car la question, hélas, va bien au-delà de ces seins nus, à moins de ne pas voir plus loin que le doigt qui montre la lune, et, alors donc, ma foi, bonne route, je me retire en vous laissant avec qui vous suivra sur ces pistes où pour ma part je n'ai vraiment rien d'autre à discuter !...

Salutations.

Jean-Jacques M’µ

03/04/2013, 01:36 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de JJMU le 02/04/2013 à 00:16

Pourquoi avez-vous pris le Tartuffe pour vous ? Lisez donc ce que j'ai écrit sous le billet de Ahmed Hanifi, et vous comprendrez mieux ce que je veux dire.

 "Je ne suis personnellement pas spécialement  fan des Femen, dont l'action peut être récupérée par les pire phallocrates, et Français ou Tunisien , je n'apprécierais pas spécialement que mes filles se montrent les nichons à l'air sur facebook, mais c'est là une hypothèse assez farfelue dans la mesure où je ne pense pas les avoir écrasées en tant que femmes, et ne me suis nullement  mélé de leur sexualité. Mais je soutiens cependant totalement les deux Femen tunisiennes dont je peux comprendre parfaitement la révolte même si je les aurais dissuadées si elles m'avaient demandé mon avis. En effet , il est totalement scandaleux que, majeures, elles soient insultées, menacées et sequestrées ! Et pour bien connaitre la Tunisie, je connais trop bien ce que peut dissimuler le respect des "traditions" et de la "culture " locale qui briment les femmes à un point qui est insupportable, vous le savez bien, au point que certaines sont tellement révoltées, sans pouvoir l'exprimer librement, que leur santé mentale est menacée. Sous couvert de respect des traditions, vous savez bien que la plupart ne sont considérées que comme de la bidoche, et rien d'autre.

Je n'ai pas besoin , je crois, de décrire crûment les réalités sous le voile hypocrite des traditions et de la culture. Mais si c'est nécessaire, pourquoi pas ?  Il y a la même obsession à cet égard chez les intégristes ( qui ne sont que des caricatures, mais guère plus du phallocrate moyen ) que chez nos pornocrates européens. Mais nos pornocrates ne font pas la loi et on n'est pas obligé de tomber dans leurs filets, donc, ça fait une sacrée différence ! "

03/04/2013, 08:19 | Par JJMU en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 03/04/2013 à 01:36

Ce qui est laissé en italique, je suis d'accord. Je ne connais pas la Tunisie (ni les pays du Maghreb ni l'Afrique), mais le peu que j'en ai vu en 10 jours m'a laissé un très pénible sentiment de désolation, même lorsqu'on me parlait au nom de va savoir quelle "révolution" dont nous sommes très loin de connaître les moteurs exacts et les acteurs précis.

D'accord pour admettre que l'écrasement des femmes est la chose du monde la plus partagée. Oui, de ce point de vue, il y a une raison à évoquer ce vers du Tartuffe.

Jean-Jacques M’µ

03/04/2013, 23:50 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de JJMU le 03/04/2013 à 08:19

Merci de le reconnaitre.

01/04/2013, 09:56 | Par AHMED HANIFI

Riches discussions. J'ai moi-même posté samedi 30 mars un écrit à ce propos et du mimétisme.  "Seins nus et liberté" est son titre.

http://blogs.mediapart.fr/blog/ahmed-hanifi/300313/seins-nus-et-liberte

 

03/04/2013, 19:08 | Par romu en réponse au commentaire de AHMED HANIFI le 01/04/2013 à 09:56

Tout à fait d'accord avec votre billet

03/04/2013, 22:59 | Par romu en réponse au commentaire de romu le 03/04/2013 à 19:08

"Abreuvés de corps dénudés de femmes pour n'importe quelle raison : dégradant , choquant ": comme je vous approuve ! et vous rajoutez que personne ne s'en émeut .Si moi !, pourtant ,femme d'origine francaise , agée de 36 ans , non rattachée à une religion particuliere , n'ayant subie aucun préjugé particulier dans mon enfance ( et d'autres  j'espere ! ) mais vous avez pu constater avec quelle violence sont agressés ceux qui pensent ainsi . Liberté = nudité , c'est le slogan des femens : mais pour la femme seulement ! l'homme n'est pas concerné , il peut ,lui, conserver sa dignité . Car je me demande quelle dignité il peut y avoir pour une femme de se promener les seins et les fesses à l'air devant tout le monde .  il est extremement rare de voir un homme nu representé dans l'espace public . Pourquoi la nudité serait elle l'expression de la liberté ? mystere ....  surtout en occident où la femme porte des vetements trés libres.Mais c'est bien plus fort qu'un slogan , c'est un paradigme et on ne peut lutter contre un paradigme : il faut attendre qu'il tombe de lui meme . Le plus étrange c'est que ce sont les femmes qui sont les plus acharnées à defendre leur deshonneur , étrange non ?  Et l'homme occidental ? L'honneur de ses femmes il s'en fout ! il profite ! le mari se fout de voir sa femme à poil devant les autres , idem pour le pere avec ses filles  Et sur l'air de patrick Juvet,  je m'écrie où sont les hommes ?  Où sont nos chevaliers du moyen age , courageux , courtois et pleins d'honneur, non pas machos, mais masculins et virils .Ils n'auraient jamais , eux , laissé leurs femmes s'avilir ainsi ! comme je serais déçue si mon mari me laissait faire cela sans rien dire ! pour moi cela signifierait qu'il ne m'aime pas .  mais aujourd'hui , nos pales hommes sont toujours d'accord avec leurs femmes tellement ils  ont peur d'etre taxés de macho ! " tu veux te mettre à poil devant le voisin ? mais bien sur ma chérie , et plus si tu veux ,tu es un etre libre , tu peux faire n'importe quoi ! "   Ce que femme veut Dieu le veut , et ce qu'elles veulent en ce moment c'est se mettre à poil ! A l'autre extreme , je suis bien entendu opposée au port du voile et de la burka ,il y a beaucoup de travail à faire dans ces pays là , on peut rever  qu'orient et occident se rencontrent pour établir un juste équilibre .

04/04/2013, 00:01 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de romu le 03/04/2013 à 22:59

Je souscrirais volontiers à ce que vous dites pour l'essentiel, mais, pour le moment, la pierre, concrètement, est dans la main des Salafistes. Vous donnez le sentiment de passer par pertes et profits les deux Femen, au pretexte que votre lutte   contre l'exhibitionnisme et l'exploitation du corps de la femme est légitime, ce qu'elle est. Elle n'a pas besoin de ça.

04/04/2013, 22:50 | Par Blandine Margoux en réponse au commentaire de romu le 03/04/2013 à 22:59

Je vous lis attentivement et suis interpellée par votre façon de vous exprimer. Chaque phrase, considérée indépendamment, fait sens et suscite l'approbation. En revanche, ce qui me surprend, c'est l'articulation entre une affirmation et une autre, puis une autre articulation, et ainsi de suite, en cascade. Finalement, à mon humble avis, vous créez des associations trop systématiques, donc réductrices et discutables, par exemple entre les notions d'honneur et de nudité, de volonté et de virilité. Le dérapage est dans cette façon, un peu emportée, d'établir des liens. De la même manière, vous passez d'une considération générale, de portée sociologique ou morale, à un scénario individuel, purement imaginaire, comme si le lien entre les deux était de l'ordre de la cause à l'effet, ou de la démonstration théorique à la preuve, alors que l'anecdote que vous relatez n'est que le fruit parmi d'autres possibles de votre propre imagination. 

Si je partage votre exaspération face à la sexualisation outrancière de certains comportements à notre époque, j'essaie d'y apporter des nuances et m'abstiens de la généraliser. Par exemple, la nudité, y compris en public, peut être appropriée dans certaines situations, au service de certaines causes, dans un objectif esthétique, artisitique, politique ou même spirituel. La nudité n'est pas une mauvaise chose en soi, y compris en présence d'autres personnes que son mari, et la frontière entre ce qui est acceptable ou non est beaucoup plus subtile que votre rejet un peu lyrique et unilatéralement moralisateur. En effet, vous parlez de l'honneur (autrement dit du déshonneur) de celle qui se dénude, mais vous donnez l'impression que c'est vous qui souffrez de ce déshonneur de l'autre qui n'est pas vous, comme si la nudité d'une autre femme vous déshonnorait vous-même. Vous pourriez plus simplement, plus paisiblement, la désapprouver et détourner le regard si elle ne vous convient pas. Pourquoi vous sentez-vous agressée avec violence par la nudité d'autrui qui n'est pas la vôtre et du fait de ce que vous pensez personnellement ?

Le "juste équilibre" est avant tout en nous-même. Il faut essayer de le reconnaître et l'obtenir pour sa propre personne avant que l'orient et l'occident ne le trouvent à notre place, c'est-à-dire probablement dans plusieurs siècles, et encore...

Allez, on se retrousse les manches et au travail ! Séquence miroir... habillée ou deshabillée...

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