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28
May

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Manifester est un délit

Après accord de son auteur, je publie sur Mediapart le témoignage suivant. De tels procédés n'ont pas d'autre nom que celui de "rafle". Alexander et déjà tant d'autres ne le savent que trop bien. Cela se passe comme ça, chez nous, en France, aujourd'hui.

 

"J'apporte ce jour le témoignage d'un père de famille dont le fils est passé en comparution immédiate suite à cette manifestation (à Reims, devant le lycée Roosevelt, jeudi 19 novembre, lors de la visite de F. Fillon venu présenter le réforme des lycées) et a été condamné à 3 mois de prison avec sursis après avoir passé 24h en garde à vue.

Mon fils Léo Belenguier a 18 ans donc majeur et il est étudiant en fac d'histoire à Reims. Il n'est pas inscrit à un parti politique et s'est rendu à la manif par solidarité avec ses camarades et amis du lycée Roosevelt.
Il a un casier judiciaire vierge, un attachement profond aux valeurs de justice et de solidarité doublé d'un tempérament doux et pacifiste. Il s'intéresse à l'actualité politique en tant que personne majeure porteur d'un droit de vote particulièrement en ce qui concerne ses pairs. Mon fils a déjà participé à des manifestations et n'a jamais commis aucune violence ni exaction d'aucune sorte allant même jusqu'à redresser des containers de poubelles en déplorant ces actes susceptibles selon lui de discréditer les actions menées.

C'est ce même jeune garçon qui s'est fait interpeler et menoter jeudi après la manifestation au cours d'une rafle commise par la BAC alors qu'il attendait assis sur un plot pour reprendre son vélo garé devant le lycée,alors que la manifestation était terminée et qu'il avait demandé aux CRS à quel moment son vélo serait accessible.
Cette arrestation brutale est motivée par l' accusation d'avoir jeté des pierres sur les policiers pendant la manifestation avec soi disant pour preuve une vidéo le montrant distinctement. Mon fils fort de son innocence a demandé aussitôt à voir la vidéo qui le mettait en cause.

Il a été placé en garde à vue pour 24 heures, sans jamais pouvoir visionner ce document qui était sensé l'accabler. La raison en était, d'après la police que la vidéo était sous scellés pour le tribunal. Après 24 heures de garde à vue traumatisantes (refus de l'informer de notre connaissance de sa situation, annonce que sa garde à vue pouvait être prolongée s'il niait,refus de nous contacter pour que nous communiquions aux forces de l'ordre les coordonnées de notre avocat...), il a été jugé en comparution immédiate qu'il a acceptée pour éviter de se retrouver en "préventive" chantage odieux qui ne lui laissait d'autres choix que le procès expéditif ou la prison. Il n'a rencontré son avocat commis d'office que quelques minutes avant d'entrer dans le prétoire ce qui laisse perplexe sur le temps accordé pour préparer sa défense .
Malgré la demande des avocats et des inculpés, malgré l'absence complète de preuves (le seul témoignage écrit est celui du policier blessé qui disait n'avoir reconnu personne et expliquait que les jets de pierre venant de l'arrière de la manifestation ne leur étaient pas imputables puisqu'ils étaient sur l'avant) et malgré les dénégations des quatre inculpés, cette bande vidéo n'a jamais été présentée à quiconque et le procès s'est conclu par une peine de sursis de trois mois pour chacun alors même qu'aucun témoin n'avait été entendu et qu'aucune preuve n'existait.

La conclusion de tout cela dépasse ce qu'un citoyen français peut imaginer : la condamnation sans preuve d'un innocent pour l'exemple, un traumatisme psychologique évident provoqué par une garde à vue visant prioritairement à faire d'un innocent un coupable à coup d'intimidation et de brimades de toutes sortes : autorisation d'aller aux toilettes plus d' une demie heure après la demande, nuit passée dans des conditions d'hygiène épouvantables, refus d'appeler les parents pour le choix de l'avocat, refus des policiers du commissariat de Reims alors que je me suis rendu sur place sur leur conseil ,de me donner les informations sur les suites de la garde à vue jusqu'à la comparution immédiate après avoir soufflé le chaud et le froid et m'avoir donné des informations erronées ou contradictoires, refus du tribunal de prendre en compte l'absence de preuves et au final une condamnation avec sursis mettant directement en péril l'accès à la vie professionnelle de mon fils au terme de ses études.

J'espère que beaucoup de parents auront accès à cette information pour s'alarmer des conséquences désastreuses d'une politique sécuritaire et paranoïaque capables de briser la vie d'un jeune homme jusque là libre et heureux."

 

Manifestation de soutien demain 10h à Reims, devant la Maison des Syndicats.

Tous les commentaires

Trop loin pour en être Hélène, mais vous avez raison, il faut que çà se sache! Est-ce ce passage ici suffira? L'avez-vous envoyé peut-être à d'autres journaux en ligne, au "Canard Enchaîné" également,

En effet, il faut que cela se sache, et soit relayé le plus largement possible!

Voilà qui confirme qu'il ne vaut mieux pas être confronté à notre police et notre justice. Triste pays....

 

Epouvantable ! Ces actions arbitraires menées par des barbares sélectionnés justement pour leur côté border-line, pour faire partie de la fameuse "BAC" (faute souvent d'avoir réussi l'autre bac !) sont faites exprès pour dissuader tous le monde de manifester, voire d'assister à une manif.

Il faut que cela se sache, il faudra sans doute dans les deux années qui viennent, avant l'éjection de Sarkozy par la voie des urnes, nous organiser pour que chaque manif soit surveillée par des observateurs sympathisants, pour pouvoir fournir des contre-vidéos et des témoignages à chaque abus de ce type :

Envoyez ce témoignage au Journal le Monde, à Marianne, au canard, à Libé et surtout à la cour Européenne des droits de l'homme ! Il ne fait pas bon être jeune ou étranger en france ! Quand à être les 2, c'est l'enfer au quotidien

Ne nous étonnons pas, dès lors , que les jeunes étrangers aient la France en détestation.

Nous sommes dans un déni de justice le plus antidémocratique qui soit, la gouvernance UMP, avec son discours publicitaire sécuritaire, nous a ramenés aux plus beaux jours du SAC de Pasqua et de l'Occident de Madelin et Devdjian. Des jolis cocos, qui ont contribué pour une part non négligeable à la résistible ascension du candidat Sarkozy entre 2002 et 2007.

Ceci explique sans doute cela.

Bonjour Hélène, je suis bouleversée par ce récit.

Je n'aurait pas l'innocence de croire le cas exceptionnel, mais le fait qu'il soit raconté avec sobriété et calme rajoute à l'horreur que cela provoque chez moi.

Je le dis bien souvent : il est des jours ou on se sait ne plus être en démocratie. Laisser la police décider de tout dans un cas comme celui-ci est suicidaire. Le métier de flic est dur, éprouvant, les peines peu appliquées, alors quand quelqu'un sans défense tombe par hasard dans les griffes du système cela donne ça.

Le déni de justice, la volonté de broyer, le plaisir malsain d'humilier.

Je plains ce jeune homme et sa famille, je plains aussi ceux qui se regardent et qui se voient porteurs de ces ignominies.

Et tout d'un coup je voudrais être loin de toute cette saleté.

Je rentre de la manifestation, dûment encadrée par les forces de la répression, nerveuses. Il est avéré que lors de la manifestation du 19/11, 4 jeunes ont été expédiés à l'hôpital, l'un d'entre eux s'est fait purement et simplement tabasser, 10 jeunes se sont fait arrêter, les 4 majeurs sont passés en comparution immédiate.

A Reims, les manifestations sont d'ordinaires calmes, on marche avec placidité, mais là, il y a des cris, pas des slogans ou des chants, juste des cris. La violence tous azimuts, la négation de tout débat, de toute possibilité de se faire entendre, cela ne peut peut conduire qu'à la violence.

Bonjour,

Courage !

C'est tout de même stupéfiant que dans ce pays le moindre déplacement d'un ministre ou du chef de l'Etat se termine par des gardes à vue et des condamnations. Quand l'engagement politique se termine en garde à vue, voilà une manière étonnante d'édifier la jeunesse, les enseignants auront beau jeu de faire des cours d'éducation civique. Le droit est du côté de la matraque, la loi sert le plus fort. Un bel exemple de justice de classe. Hélas ce n'est ni le premier ni le dernier. Les enfants du chef de l'Etat bénéficient d'un autre traitement, tout comme ceux du premier ministre.

J'imagine qu'il a fait appel. Au moins, devant la cour, il pourra faire valoir ses droits dans de meilleures conditions.

 

Cela dit, j'imagine que le prélèvement ADN a déjà eu lieu, de même que l'inscription "indélébile" dans nombre de fichiers (bien intentionnés) qui le rendra suspect, voire coupable, dans quelques affaires criminelles à venir.

 

Je crois que la bataille qu'il va devoir mener pour retrouver sa "virginité pénale" sera rude mais terriblement nécessaire. J'espère qu'il en aura la force.

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Notons aussi que les forces de l'"ordre" peuvent mentir impunément, inventer des éléments à charge car ils sont des "assermentés". Cela m'est arrivé il n'y a pas très longtemps, avec évidemment mise en garde à vue pour une bagatelle qui aurait pu être traité au commissariat sur simple convocation pour le lendemain. Cette pratique est indigne d'un état de droit. La Cour européenne des Droits de l'homme (superbément ignorée en général par les autorités tribunaux de la France qui "n'a pas de leçons à recevoir en matière de droits de l'homme") a d'ailleurs tout récemment statué sur ces gardes à vue et à la lumière de ces décisions toute la procédure française en la matière est contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, donc nulle. Le gouvernement esquive et louvoie, mais cela étonnera-t-il encore quelqu'un? Il veut du chiffre, n'importe à quel prix et dans quelles conditions. B eaucoup d'agents de police l'admettent mais se sentent sous une pression incroyable.

Quelle honte.

Bienvenue à la France d'après...

Soutien inconditionnel à ce jeune étudiant, maltraité par la police sarkoziste.

Révolte, résistance à la vermine sécuritaire, à la justice de l'intimidation...

Un témoignage à diffuser, une manif à ne pas manquer!!

Avant on ne faisait pas passer les enfants de la classe moyenne en comparution immédiate. A croire que ce gouvernement trouve qu'il a trop de soutiens dans la population.

Au risque de détoner, dans ce concert d'indignations. Aucun d'entre vous n'a-t'il jamais assisté à une audience de comparutions immédiates ? Il y en a partout, certaines s'achèvent tard en soirée - y'a du monde - toutes sont publiques.Mais qui va y voir ?

Les petits voleurs, les petits sdf, les bagarreurs d'occase, les minables "alias" sans papier au long cours y défilent à longueur de journée, au terme de gardes à vue semblables..Témoignages absents, rapports strictement policiers. "L'erreur judiciaire est rare en assises", me disait un avocat pénaliste célèbre, " elle est quotidienne en bas de l'échelle". Nombre d'entre eux ont opté pour la comparution immédiate, espérant, comme dans le billet, échapper à la détention provisoire...Ou à la détention tout court.

Je suis d'accord avec le commentaire ci-dessus, d'ordinaire, les enfants de classe moyenne y échappent: la bavure est là, d'un point de vue médiatique.

Non pour dire qu'il faut laisser passer, mais pour encourager Sylvain Jean à dresser un livre noir: en deux jours de comparutions immédiates, de quoi faire...

 

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Il ya a des tas de petits sdf, de petits alias, de petits voleurs - j'ai rien fait, ni témoin, ni plaignant présent, juste un constat au commissariat, on ne sait pas trop, on juge, et s'il y a affaire antérieure, c'est du tout compris. Est-ce ironique ?

Hélas non. Ce qui vous apparait comme un contraire - ne pas laisser passer lorsque, comme ici,un jeune homme en fin de manif attend de récupérer son vélo et se retrouve dans la tourmentejudiaciaire, est une chose. Souhaitable, necessaire..

L'ironie est ailleurs: du côté de ceux qui vivent cela fréquemment, d'une part. Et l'indignation ici présente donne la mesure de l'ignorance quotidienne de ce qui se passe, publiquement, depuis des décennies, en garde à vue comme aux comparutions immédiates. C'est pourquoi il y a à la fois alerte salutaire, et ironie.

 

 

Oui. Et tout ça ressemble à un harcèlement contre les jeunes , les syndicalistes combatifs, les SDF.

Passé un certain âge, on peut ne rien voir. Il reste à savoir si on ne veut rien entendre.

D'accord avec Dominique Conil sur la banalité ordinaire et cruelle de ces comparutions à la chaîne.

Le Canard Enchainé en tient une rubrique, où se lisent des existences bien difficiles et bien peu accompagnées par la société.

A regarder ces affaires là de justice, j'ai l'impression qu'un pan de la société vit en dehors du regard de cette même société.

Car c'est la même chose pour tant de situations liées au travail social, ou aux soins d'urgence, ou psychiatriques, ou au handicap, etc.

Solitude de personnes qui devraient arriver à exprimer ou justifier en quelques minutes tout ce qui fait la trame d'une existence.

J'avais retiré mon commentaire, car je vous avais mal lue, Dominique Conil. Ce que vous écrivez est très juste.

Voici un billet - un témoignage poignant -, qu'il nous faut envoyer aux dirigeants de gauche, tout autant qu'aux maires, par exemple. Car oui, il s'agit de "rafles", et oui, il nous faut réagir à ce système politique policier qui se met en place en France depuis déjà des années, et qui s'appelle le FASCISME.

Vous n'avez pas les adresses e-mail des dirigeants de gauche, des maires ?

Vous n'avez pas le temps - d'autres choses à faire ? ...

Jeudi soir (le 26 novembre), Martine Aubry est l'invitée d'Arlette Chabot dans "A vous de juger", je crois. Ce pourrait être une opportunité.

Bien à vous,

P.S. : Salutations à Messieurs Belinguier, père et fils.

Je vais diffuser ce texte. L'atmosphère est irrespirable dans ce pays. Il faut, d'une manière ou d'une autre, collecter les témoignages d'exactions sarkozystes et, c'est une proposition, faire un livre noir du sarkozysme.

La France depuis surtout 2007 a un régime de répression comme jamais cela a existé, nous avons à faire à une police qui outrepasse ses droits (peut être pour faire du chiffre c'est ce qu'ils disent) mais comment est fait le recrutement de ces flics. Il ne fait pas bon aller ou le président ou ses godillots se déplacent. Quand je vois des policiers je change de trottoir, pour moi ils sont souvent plus dangereux que les petits voleurs, ils ont tous les droits.

La POLITIQUE DU CHIFFRE conduit à tous les excès. Ainsi, pour les flics à faire des boucs-émissaires d'innocents en ruinant leur vie. Il ne fallait pas se trouver là, diront les braves gens les plus frileux... Défendez-vous, ne laissez pas passer les humiliations de la loi du plus fort. Appuyez-vous sur ceux qui ne se sont pas laissés faire à ce jour !

Oeil droit endommagé lors manif Nantes par balle de flashball

Flashball,Taser,TrenteOrganisationsDemandentLeurInterdiction

Bonjour. De tout coeur avec Hélène et son fils. Bientôt le simple fait d'exister nous sera contesté Certaines actions policières actuelles me font rougir de honte. Devrons nous un jour à ne plus oser dire hors de nos frontières que nous sommes Français ? Bon courage Edith Gaudin

Puis-je vous recommander le blog de Maître Eolas , qui vient de traiter le sujet de la garde à vue .Il apparaît que dès la fin de la 20ème ,la présence d'un avocat est obligatoire ...j'espère qu'il y aura une "nullité"!

 

Add. :désolée ! la 20ème heure de garde à vue ..

 

*** ICI FRANCE... ICI DEMOCRATIQUE DICTATURE... LE "PAYS DES DROITS QU'ON GOMME"... Sans tambours ni trompettes, hélas! OHE! Ma-ar-tine !!!

Nous sommes en plein arbitraire... et toujours autant de benêts qui se laissent gruger par les discours de comptoir de notre président. Chercherait-on à faire monter la colère qu'on ne s'y prendrait pas mieux. On lit d'ailleurs dans la presse étrangère que la France serait en état de pré-révolte.

 

Participons en masse aux manifs contre ce pouvoir, meilleur moyen de soutenir les innocents et de montrer notre détermination à ne pas nous laisser intimider.

 

Notre pays est tombé aussi bas que les USA de Bush et l'Italie de Berlusconi. Relevons-le.

Quelles manifs ? Où sont elles ? Hélas, guère de révolte à l'horizon !

Elles sont effectivement, pour l'heure, inexistantes parce que insuffisamment massives et dures. Je ne faisais pas allusion aux dernières promenades syndicales sans lendemains, mais à l'idée de manifester en général.

vous devriez contacter Amnesty International.Le 12 novembre,un rapport d'AM.a été porté au cabinet de la garde des sceauxpar la présidente d'A.I.France,ce rapport porte exactement sur le genre de faits que vous rapportez.

Le rapport: "France:des policiers au-dessus des lois."

cf.amnesty.fr

Il ne faut pas lâcher, demander à ce que le casier des gamins soient nets de toute condamnation, et discuter la procédure jusqu'à la cour européenne des droits de l'homme où ils ne peuvent que gagner.

Et c'est maintenant qu'il y a un combat associatif à mener, long, dur, coûteux à tous points de vue, mais c'est cela ou la dictature...

L'an dernier sur France Inter Daniel Mermère avait traité le sujet des garde a vue dans son émisssion" Là Bas Si J'y Suit "c'était édifiant et incroyable je n'arrivais pas a croire que cela ce passait ainsi en France et malgré de nombreux témoignages de gens qui ont eu leurs droits bafoués piétinés écrasés des gens meurtris blessés qui doivent vivre désormais avec le stresse du trottoir(changer de trottoir lorsque tu rencontres les forces de l'ordre "censé nous protéger ")donc cette émission aurait du avoir un écho rettentissant après du public et ben non rien nada nothing alors voilà pourquoi l'oppression a encore de beaux jours en France!

Un témoignage qui ne rappelle plus les heures sombres de ce pays. Nous vivons les heures sombres de ce pays. Délit d'opinion, régime policier et autoritaire, non respect du droit des accusés, brimades - voire violences - des forces de l'ordre, non respect des procédures élémentaires judiciaires, rendu de justice inique... tout y est !

Soit cette condamnation est purement et simplement annulée - avec enquêtes, depuis les agissements des différents agents de police, CRS, BAC... jusqu'au déroulement "singulier" de la machine judiciaire - , soit cet état n'a plus rien de "démocratique". Si, évidemment, il en restait encore quelque chose...

Outre le recours devant la cour européenne des droits de l'homme, la publicité maximale doit être faite autour de cette affaire ubuesque. Aujourd'hui, porter de tels événements à la connaissance du plus grand nombre devient une des seules "armes"que peuvent posséder les gens de ce pays pour se défendre contre leur gouvernement.

Courage. Vous avez le soutien de toutes les personnes pour qui - soyons grandiloquents ! - les mots de droit, de justice, d'égalité, de démocratie... ne sont pas que des paroles utilisées uniquement à des fins de communication.

Ca ressemble à du fascisme, ça a le goût du fascisme, mais ça n'est pas du fascisme (à en croire nos dirigeants).

S'en serait presque surréaliste ceci n'est pas du fascisme si ce n'était [trop] courant ! Je me souviens avoir lu dans les années 70 deux ouvrages respectivement intitulés Les dossiers noirs de la police française et Les dossiers noirs de la justice française de Denis Langlois ; ils ne traitaient que de ce type d'injustices. Ils ne pouvaient qu'encourager à ne pas laisser faire. Les travaux d'Amnesty sont aussi très édifiants.

 

J'ai l'impression que les "dossiers noirs" vont devenir encyclopédie(s) sous Sarkozy

Effrayant, arbitraire. Nul n'est à l'abri. Avez vous entendu parler (l'affaire est moins grave que celle relatée ici) de cet homme de 60 ans, ancien ingénieur et polytechnicien, 22h de garde à vue, interpelé pour avoir traversé une rue alors que le signal piéton était au rouge à Versailles ?... Même punition pour l'homme du même âge qui s'était porté témoin pour le défendre, même sort pour la compagne de celui-ci, qui travaillait dans une pharmacie, embarquée aussi, fouille au corps pour tout le monde...

 

Perte totale de repères des forces de l'ordre, pression du chiffre. Les dégâts sont considérables et la régression très inquiétante.

mon dieu, mon dieu , c'est horrible .. on va tous mourrir

Bon, ce qui me choque particulièrement dans cette affaire, c'est l'attitude du juge.

Les flics sont des pauvres types peu formés, souvent issus de banlieues, qui vivent en HLM! Et qui se suicident "à la mode France Télécom"

Vous feriez flic vous?

Ils n'ont ni les QI ni les salaires des juges.

Mais les juges bordel, d'où ils sortent, de l'ENM non?

On a les flics qu'on mérite, mais on ne mérite pas des juges comme ça!

joelafrite,

L'Etat du Président Nouveau est une garde à vue étendue à tout un pays.

HELENE G,

Je vais diffuser, moi aussi, ce texte. L'idée de Sylvain Jean, "un livre noir du sarkozysme", est excellente.

jonath,

Spécialiste de ses propres commentaires (en général, nauséabonds).

Lamentable. A rapprocher du témoignage paru sur Libé aujourd'hui (pas sur le Net mais titre éloquent: "comme un ennemi dans sa propre République"), qu'un pouvoir s'en prenne ainsi à sa jeunesse me bouleverse et m'angoisse. Me révolte aussi et si on est assez nombreux dans la révolte....

Courage.

Toutes ces affaires sont d'une gravité extrême.Je partage le point de vue de Cacochyme à propos du manque de discernement des juges.

J'ai appris ce soir cette effroyable affaire dans le Doubs où une simple opposition à la délivrance de médicaments génériques peut vous conduire à la mort.

Sarkosy a créé cette insécurité par sa politique répressive pour servir quelques amis nantis et entretenir la peur.

Tant qu'à exercer son esprit critique, lire autre chose que les bisbilles d'aquarium de certains abonnés du Club peut-être ? L'instructif chat du Monde de ce mardi avec Yannick Danio par exemple ?

 

Garde à vue : "Le droit est là, mais les conditions sont souvent déplorables" - un titre à critiquer au moyen du texte.

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/24/garde-a-vue-le-droit-est-la-mais-les-conditions-sont-souvent-deplorables_1271215_3224.html

 

On y lira notamment qu'en France, "le droit est unique et s'applique de la même façon pour tout le monde (sic). On peut en effet comprendre qu'entre un voleur à l'étalage ou un braqueur ou un terroriste, la personne est différente" - la personne ou le délit ??? "Mais on n'est pas dans un droit de classe (re-sic). De plus, la fouille au corps n'est pas systématique, c'est en fonction de l'affaire. Mais la palpation de sécurité est là pour éviter que la personne ne se blesse ou se suicide en garde à vue. Il y a un aspect protecteur vis-à-vis de la personne mise en cause (re-re-sic)."

On y lira aussi que "seulement 5 % des enregistrements vidéo sont revus par les magistrats".

Négligence de la part des juges ? Ou bonne nouvelle si les affaires sont traitées sérieusement en droit, mais est-ce le cas ?

 

Si les gardes à vues et les fouilles au corps (assimilées par certains à des perquisitions !) sont 'fonction de l'affaire', on peut se demander comment cette fonction est estimée.

Yannick Danio parle avec euphémisme de 'palpation'. Le bâtonnier de Paris, Christian Charrière-Bournazel, est plus crû : « Elle a été menottée, elle a été mise nue, on lui a mis un doigt dans l’anus… ».

Cité ici :

http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/11/17/coup-de-gueule-du-batonnier-de-paris/

 

De quelle 'elle' s'agit-il ?

De "l'avocate Caroline Wassermann" qui "s'est rendue le coeur léger à la convocation de la police judiciaire (PJ) de Meaux (Seine-et-Marne), lundi 16 novembre. Mal lui en a pris : elle a passé huit heures en garde à vue dans des conditions très dures." - Me Caroline Wasserman a été placée en garde à vue pour un de ses dossiers et parce qu'elle était soupçonnée d'avoir violé le secret professionnel.

http://avocats.fr/space/michele.bauer/content/une-avocate-placee-en-garde-a-vue-_223DE25E-B544-EA67-5944-CF0BF2521229

 

Tout cela étant dit - les articles lus peut-être par certain(e)s ? -, il n'en reste pas moins que ces méthodes ne datent pas d'hier.

Pour en revenir aux tentatives d'intimidation des jeunes manifestant(e)s pacifiques, en 2006 déjà, lors des manifs anti-CPE, les témoignages publiés étaient éloquents.

http://www.humanite.fr/recherche.html?motcles=&date=7jours&ok=Ok

Témoignage de Sophie (prénom d'emprunt) : « Je suis arrivée au dépôt dans un piètre état : je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer, j’avais vraiment l’impression de toucher le fond. »

http://www.humanite.fr/2006-04-07_Politique_-A-quatre-dans-une-mini-cellule-qui-empestait-l-urine-et-la

publié dans l'édition de l'Huma du 7 avril 2006 :

http://www.humanite.fr/2006-04-07_Politique_-Le-gouvernement-cherche-a-faire-peur

 

Dans ces affaires, si les passions humaines (parfois sordides) ne sont hélas pas nouvelles, la politique du chiffre bête - politique de l'évaluation qui ouvre à 'tous les possibles' (tous peuvent être évalués, incriminés, etc etc) - joue un rôle fondamental !

C'est en effet une politique qui court-circuite le détour par les textes, ne laissant plus place qu'au bla-bla, d'une part, et à l'arbitraire des chiffres bêtes, d'autre part. Epidémiologie et statistique tiennent alors lieu de politique - laquelle politique s'accompagne de bla-bla pervers.

"Le droit est unique et s'applique de la même façon pour tout le monde" : traduisez qu'il est applicable à 'tous les corps' sans distinctions de couleurs, de classes, de sexes ou de délits - y compris pour les droits aux perquisitions 'fouillées'. Règne de l'homme sans qualités et du droit de disposer de ce corps sans qualités... (Sade n'est pas loin, et le cri qu'il s'agit d'arracher aux corps).

Le vice de raisonnement de Yannick Danio réside - au moins - dans ce 'droit unique' : le droit n'est en effet pas unique !

Je dis 'au moins' car est-il si évident de "comprendre qu'entre un voleur à l'étalage ou un braqueur ou un terroriste, la personne est différente" quand c'est ici de délits différents - et non de personnes différentes - dont il s'agit. Et l'on sait que ces délits varient suivant les discours où ils s'inscrivent : tuer n'est pas permis... sauf en temps de guerre nationale !

Gardons-nous de 'comprendre' trop vite. Gardons-nous donc de croire au droit 'unique' qu'évoque Yannick Danio : le droit pénal et les droits dits de l'homme forment déjà au moins deux droits distincts, et il y en a d'autres.

Je ne suis pas spécialiste du droit mais que l'on ne me demande pas de prendre des vessies pour des lanternes.

 

Fin de ces quelques lignes, probablement trop longues pour les lecteurs rapides, et solidarité envers Léo Belenguier et son père car mon fils aussi en 2006... Sa 'petite' soeur vient de terminer des études de droit : pour le défendre, dit-elle en rigolant.

Ils sont bien ces jeunes gens - et beaucoup d'autres avec eux, y compris dans les banlieues.

Et aussi les fouilles au corps dans la rue. Les provocations verbales et gestuelles de la BAC (Brigade Anti Criminalité)

En France ça ne fait qu'empirer.

Solidarité avec ceux qui se retrouvent démunis face à l'appareil répressif.

L'insurrection qui couve ?

Ca serait pas trop tôt ! AU VOTE ! Et dès les REGIONALES !

D'autres faits similaires ont lieu ailleurs. Des jeunes se retrouvent dans des situations similaires pour avoir eu le malheur de se retrouver trop près de manifs et / ou de problèmes plus graves.

Souvent les familles (et peut être à juste titre) préfèrent de pas donner suite même si l'innocence de leurs enfants ne fait aucun doute car malgré tout en province et/ou dans de petites villes cela peut laisser des traces.

Le pouvoir craint la jeunesse. Rien de nouveau. Depuis l'affaire Coupat le message finit par être clair : "Parents tenez vos enfants".

 

 

 

 

Les dérapages de la Police se succèdent à un rythme effréné !

Les gardes à vue se multiplient, les emprisonnements, les condamnations ....

A force de leur bourrer le crâne qu' il faut faire du chiffre, les Ministères de

l' Intérieur, de l' immigration encouragent la répression.

S' il y a une pétuition à signer, la mettre en ligne car c' est tout ce que je peux faire depuis la Savoie.

Vous avez mon entier soutien.

HELENE G,

Ecrire aussi. C'est moins grave, mais bon, quand même... Voyez mon billet : "Sachez qu'à cet endroit ne figure plus mon commentaire du 27/11/2009, à 17:07".

Sur les questions de répression par le gouvernement de Sarkozy, voici un site (Poitiers) qui propose en lien d'autres sites:

http://antirepression.unblog.fr

Une actualité toujours fournie depuis des mois.

Faire un livre noir des méfaits du sarkozysme est une bonne idée. Il faudrait prévoir une collection entière chez un éditeur...

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