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La droitisation supposée de l'électorat : une énorme erreur d’appréciation.

 

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Protection sociale universelle et redistribution ? Y a t'il vraiment droitisation de la société ?

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Excellente analyse, complémentaire à mon article qui explique les conséquences dévastatrices d'une sortie de l'euro, prônée aussi par le FN.

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-anne-kraft/270311/sortir-de-l-euro-pour-ou-contre

 

Un socle social européen ?

Où, quand, comment ?

Et le socle social mondial c'est pour quand ?

La seule chose positive que je retiens de votre billet c'est que "le protectionnisme ne peut être une fin en soi", tout le monde est d'accord là-dessus ! Mais en attendant, ... !

 

Tant que les problèmes de dumping social, fiscal, monétaire et environnemental ne seront pas réglés nous irons de crise en crise. Donc nous finirons forcément par arriver au socle social universel sur lequel travaille Bachelet. Evidement les états nations vont trainer les pieds, mais cette évolution est inévitable. J'ajouterais même que si Marine Lepen était élue et mettait en oeuvre son programme il en résulterait une telle baisse de pouvoir d'achat suite à l'hyperinflation qu'elle serait paradoxalement la meilleure ambassadrice du socle social universel!

Cette façon de voir les choses est intéressante. Il suffit, pour la rendre acceptable par nombre de gens, de convertir "protectionnisme" (un système) en "protection" (une demande).

En somme, les gens demanderaient à ce que les acquis sociaux, culturels, de leurs pays soient sauvegardés, protégés. Et ils se tourneraient vers ceux qui répondent à cette demande. Les composantes ...phobes", "racistes", seraient secondaires et non primaires. En conséquence, les partis politiques qui ne mettent l'accent que là dessus, en permanence, confortent l'inquiétude, voire la redoublent.

J'aime beaucoup aussi quand on distingue le social du "sociétal", et je me demande quel type d'enfumage se propage à l'horizon ! Surtout quand on se réfère au protectionnisme des années 30, qui prouve une grande méconnaissance du sujet par l'auteur !

L'essentiel de la contraction du commerce international a lieu entre 1930 et 1932, donc avant les mesures protectionnistes prises par les États !

Oui, le dumping social et fiscal est une des raisons de la crise actuelle, mais pas la seule. La principale réside dans la cupidité du système financier, tant que cette question n'aura pas sa solution, la seule chose qui nous reste à faire, c'est de nous préparer pour la prochaine crise qui ne saurait tarder.

 

Le problème quand on simplifie les questions complexes, c'est de simplifier les réponses. Et de tirer ensuite des plans sur une comète qui n'existe pas.

Ainsi ce billet est extraordinaire dans sa description, mais il oublie de pousser leur conclusion. Ce qui changerait alors tout du constat final.

La technique de sarko est assez évidente, il ne cherche pas à convaincre, mais à tenir ses convaincus. A partir de ce noyau, il faut ensuite disqualifier les adversaires, et embrouiller assez les débats pour se rendre incoutournable.

C'est ainsi qu'en 2007, il a réussi à faire voter pour lui à la fois l'extrême-droite, et une assez bonne fraction d'un centre, auquel l'autre candidate avait franchement et publiquement tendu la main.

Donc on peut dire que la société française, était en 2007 de droite, et de centre droit.

Est-ce que cela a changé?

On a vu les transferts de voix aller du Ps aux verts, et au front de gauche, et les voix de l'Ump se reporter vers le Fn, les bataillons socialistes qui sont restés sont les convaincus de toujours, le reste va à l'abstention.

Donc si la gauche se renforce, c'est qu'elle retrouve les siens.

Si sarkozy faiblit, c'est qu'il perd sa droite et le centre.

Significativement, rien n'a vraiment changé du point de vue électoral.

La technique sarkozy ne fait donc erreur que sur un seul point, elle aurait pu marcher, mais seulement sans sarkozy, qui fait aujourd'hui l'unanimité contre lui. Il a trop souvent et trop mal menti.

Pour ce qui est du problème économique, la vision est assez simple.

La richesse des pays émergents se construit sur la consommation des pays riches, et de leurs épargnes. Ceux qui pensent les délocalisations, visent à endetter au maximum les sociétés développées, pour le boum économique des sociétés en dééveloppement.

Quand on en sera venu au point où les ex-riches endettés ne pourront plus payer, ce sera aux nouveaux solvables des pays émergents de prendre le relai, et de continuer la cavalerie.

Les ajustements seront payés par les peuples, comme on peut le voir en Europe. Plus tard les nouveaux émergents joueront la même partie, en attendant, le club fermé des milliardaires est protégé pour l'éternité.

Du moins tant que la planète fonctionne.

Mais ils iront au bout du bout, quitte à vivre dans les déserts humains de latifundias luxueuses et protégées, pendant qu'ils vendront de l'oxygène à des bornes dans les rues, comme on l'a vu au Japon. Jusqu'à ce que l'espèce humaine elle-même se trouve condamnée.

La solution est bien de changer les règles internationales, et les modes de production, mais pour cela il faut un changement des rapports de pouvoir, et véritablement bouleverser les rapports de forces.

Or la mainmise est totale sur le raisonnement de la masse électorale, qui consacre toujours la même indifférence au jeu de la droite et la gauche.

On pensera toujours au centre, et poussera au dernier moment à droite, en croyant sauver un modèle qui ne peut qu'exploser. Sauf à faire souffrir et porter toute la peine au peuples.

Comment imaginer dans des pays hyperdéveloppés, avec le taux d'instruction le plus élevé du monde, qu'on ait construit autant de centrales nucléaires dans une région où l'on sait très bien que tout va bouger, et que c'est pour aujourd'hui ou demain? Avec le résultat que l'on n'a plus à imaginer depuis Tchernobyl.

Quand on raisonne, il ne faut jamais s'arrêter en chemin, sinon on a Sarkozy, qui vient discourir impudemment à Fukushima, et on trouvera toujours des caméras pour montrer des gens en train d'applaudir.

"La solution est bien de changer les règles internationales, et les modes de production, mais pour cela il faut un changement des rapports de pouvoir, et véritablement bouleverser les rapports de forces."

Tout à fait d'accord, mais c'est toujours du "yaka-faucon" !

Concrètement on fait quoi ?

 

 

Je crois qu'on méconnaît souvent un élément quand on se penche sur le yaka-faucon.

Quand les écologistes disent il faut fermer les centrales, tout le monde sait qu'ils ont raison, dès lors qu'on a réfléchi une seconde, mais le lobby atomique se fend la poire.

Que ce soit Aubry qui évoque l'idée, et du coup on envoie Sarkozy faire un discours pro-atomique... Et où cela? Mais à Fukushima!!!

C'est dire, s'il y a la panique.

En 1981, on y a tellement cru, que nos adversaires qui y croyaient encore plus que nous, ont tout fait pour vider leurs comptes en banque, et tous leurs bas de laine, pour foutre le camp à la manière des exilés de la noblesse et du clergé, qui l'avaient fait dans la dernière décennie du 18ème siècle.

Quand Mélenchon gueule, "qu'ils s'en aillent tous", personne ne s'inquiète, mais si Royal, Aubry et Montebourg se mettait à tenir ce langage, même sur un ton plus soft, et leur dire que de toutes façons, avec ou sans eux c'est pareil, on va penser autrement chez les propriétaires d'appartements et de résidences secondaires à cent ou deux cent millions d'euros.

La France, ce n'est pas rien, et s'il fallait qu'ils l'évacuent, il ne pourraient le faire qu'avec quelques valises. Le pognon est déjà ailleurs, c'est bien entendu, ce qu'ils ont à perdre, c'est leur habitude de vie, et toute sa panoplie, et une population formée à l'exploitation comme on en connaît peu.

Pourquoi Johnny et tous ses copains, sont sans cesse partis, et on les retrouve pourtant sans cesse dans nos rues?

Yaka convaincre nos leaders de croire en leurs propres mouvements, tous autant qu'ils sont, pour une fois, et faucon leur montre que nous sommes là, et que nous ne rigolons pas plus que les chefs de service obtus qui mettent la pression partout, pour nous faire suer, ou suicider, à voler des centimes d'euros à nos concitoyens.

Des centimes qui font des euros plus un euro, pour devenir les millions des bonus de tous les chiens qui nous regardent de très loin.

Yaka définir qui est le véritable adversaire une bonne fois, et faucon sache que les gens qui sont prêts à bosser pour pas grand chose le feront encore mieux sans banquiers privés pour les tondre avec les actionnaires, et sans patrons à 30 millions d'euros de salaire annuel.

Avec des prpositions de ce style le FN a de beaux jours devant lui....A tout voir à travers le référentiel économique on ne conçoit plus la politique que comme la gestion des intérêts privés.

"La réponse à la crise dans les années 30 a déjà été le protectionnisme et les dévaluations compétitives. Cette réponse inadaptée a entrainé l'hyperinflation, la nazisme et la guerre (c'est pourquoi les allemands tiennent plus que tout à l'euro fort)."

Cette affirmation me parait très contestable.

Rappelons que la phase d'hyperinflation en Allemagne se déroule en 1923 et ne résulte pas du protectionnisme mais principalement de la "planche à billet" utilisée pour financer des emprunts.

L'affirmation met en outre dans le même sac dévaluation de la monnaie et protectionnisme, ce qui n'est pas la même chose.

La dévaluation des monnaies à été essentiellement la conséquence du Krach de 29, une tentative désordonnée et pathétique de maintenir des exportations et de renchérir les importations dans un contexte où, de toute manière, la rétractation des revenus réduisait la demande mondiale.

Quant au protectionnisme il est bien loin de caractériser les politiques économiques de des pays européens. Les théories libérales ont prévalues dans la plupart des pays européens. Keynes ne commence à rompre, au plan théorique, avec le libéralisme qu'à partir de 1933. Les seuls à rompre clairement avec le libre-échangisme et à développer des politiques d'investissement d'Etat sont les nazi. La "Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie" n'est publiée qu'en 1936. Le protectionnisme est resté timide. Il a consisté, aux USA, à réserver l'accès aux marchés publics à des entreprises fabriquants leurs produits aux Etats-Unis. Etablir un lien entre quelques mesures protectionnistes et le désastre de la deuxième guerre mondial est abusif.

Dévaluer sa monaie c'est aussi un type de protectionnisme. C'est ce que j'appelle du dumping monétaire. Nous sommes en fait tout à fait d'accord...

 

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