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50e anniversaire de l'indépendance algérienne: jetons des ponts de fraternité

 

Lettre ouverte à Monsieur François Hollande, Président de la République

Monsieur le Président,

Le 5 juillet 2012 l'Algérie va fêter le 50ème  anniversaire de son indépendance

A cette occasion la France se devrait de reconnaitre sa responsabilité et condamner les crimes d’État et crimes contre l’Humanité commis en son nom pendant sa domination coloniale et tout particulièrement pendant la guerre d'Algérie

Lors de votre discours du 15 mai 2012, en hommage à Jules Ferry, la condamnation de cet homme pour sa responsabilité ("En saluant aujourd'hui la mémoire de Jules FERRY, je n'ignore rien de certains de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit, à ce titre, être condamnée.") est, certes positive, mais reste insuffisante. La politique coloniale de la France n'a pas été seulement la "faute" de quelques hommes, mais bien celle d'un état, et pour cela, elle doit donc être condamnée par les plus hautes autorités de notre pays. En effet le colonialisme et le racisme se sont toujours confondus, sous prétexte d’apporter "La Civilisation".

On a constaté :

  •  la mise en cause de la culture,
  •  la mise en place d’une société à deux vitesses où les autochtones (les indigènes) furent considérés comme des sous citoyens, humilités, maltraités…
  •  des répressions massives face à la moindre velléité de révolte
  •  le pillage des richesses locales au profit des colonisateurs et des oligarchies financières qui contrôlèrent la vie économique et politique des colonies. Pour ces raisons le colonialisme ne peut être considéré que comme un crime contre l’Humanité.

 La France s'honorerait donc, à l'occasion de cette fête devant commémorer le 50ème anniversaire de son Indépendance, si ses plus hautes autorités faisaient enfin ce geste tant attendu en Algérie : la reconnaissance et la condamnation de la responsabilité de notre pays lors de sa politique coloniale :

-           les crimes d’Étatcommis par la Police sous les ordres du Préfet de Police de Paris Maurice Papon, le Ministre de l’Intérieur Roger Frey, le Premier Ministre Michel Debré, sous la responsabilité du Président de la République le Général De Gaulle que sont :

  • le massacre du 17 octobre 1961 à Paris où des centaines d’Algériens ont été tués, noyés parce qu’ils s’opposaient à un couvre-feu raciste et réclamaient la "Paix en Algérie"
  • le massacre du 8 février 1962 au Métro Charonne à Paris de 9 militants qui manifestaient contre les attentats de l’OAS et pour la Paix en Algérie

-           les crimes contre l’humanité que sont :

  • Les enfumades (enfermement d’indigènes dans des grottes dans lesquelles un feu était allumé provoquant leur asphyxie)
  • Les viols, les tortures
  • Les exécutions sommaires : les corvées de bois (scénario d’une fausse tentative d’évasion lors d’une pseudo "corvée de ramassage de bois"), les "crevettes Bigeard" (cette initiative consistant à larguer d’un avion ou hélicoptère un condamné “sans jugement” dans la mer, les pieds scellés dans un bloc de béton - cette technique exportée par les Aussaresses et consorts pour éliminer les 30.000 argentins disparus, pleurés par les Folles de la Place de Mai)…
  • les villages rasés au napalm
  • les camps d’internement pudiquement appelés "centres de regroupement"
  • l'abandon et le massacre des familles de harkis et leur enferment dans les camps en France

Pour apaiser enfin les douleurs de toutes les victimes, de celles de leurs familles,… il est indispensable de définir les responsabilités, les culpabilités. 

La Mer Méditerranée sépare de nombreuses familles françaises, algériennes, franco-algériennes. L'histoire commune de nos deux pays a tissé de nombreux liens de sang. Les visas d'échanges ne devraient être que de simples formalités, accordés simplement. 

Il est temps que ce passé soit pris en compte et qu'une coopération se développe sur les plans : culturels, économiques (pas sur une base colonialiste, mais réciproquement avantageuse), scientifique… Les archives devraient être ouvertes largement pour élaborer une histoire établie sur une réalité historique avérée, pas sur des rancœurs ou des falsifications…

Un réel traité d'amitié entre nos deux peuples devrait être élaboré rapidement.

Pour le 5 juillet prochain, de tels gestes seraient le meilleur cadeau d'anniversaire pour nos deux pays : réparer les graves erreurs du passé, rendre à la France son crédit de "Pays des Droits de l'Homme", redorer les vraies valeurs républicaines de notre pays, jeter des ponts de fraternité pour relier les deux rives de la Mer Méditerranée.

Témoin de la Guerre d'Algérie, militant anticolonialiste, antiraciste je participe à l'animation de collectifs œuvrant  depuis de nombreuses années pour la mémoire, pour l'amitié entre les peuples, et tout particulièrement envers l'Algérie. Même si c'est à titre personnel que j'effectue cette démarche, sachez Monsieur le Président, qu'elle est largement partagée. D'ailleurs une pétition publiée sur mon site, reprenant cette base, avait recueillie plusieurs dizaines de signatures.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes plus respectueuses salutations.

Henri POUILLOT

Copie de cette lettre a été adressée à Jean-Marc AYRAULT, Premier Ministre

Dès que j'aurais une réponse je la publierai sur mon site

Tous les commentaires

29/05/2012, 01:09 | Par DANIEL CHEVALIER

Le 6 mars 2002, lors d’un débat télévisé organisé par Franz Olivier Giesbert à la fin de la projection du film "l’ennemi intime" de Patrick Rotman, le général Schmitt avait traité l’ex brigadier Henri Pouillot de menteur et affirmé que madame Ouiza Ighilahriz avait publié un livre comportant de nombreuses affabulations et invraisemblances. S’estimant diffamés, tous deux l'ont poursuivi. En 2005, par jugement du Tribunal correctionnel de Marseille confirmé par la cour de cassation d'Aix en Provence, M. Henri Pouillot était condamné à verser 1500 euros au général Schmitt qui en a fait don à l'Entraide parachutiste.



29/05/2012, 11:35 | Par Henri POUILLOT en réponse au commentaire de DANIEL CHEVALIER le 29/05/2012 à 01:09

Vous devriez contrôler vos informations avant de publier des contre-vérités.

Suite à ce débat que vous évoquez, j'ai fait condamner en première instance et en appel, à Paris, ce Général Schmitt, pour diffamation, sur le fond de mon témoignage.

Par contre au sujet du procès de Marseille que vous évoquez : il n'est pas allé en "cassassion" mais seulement en appel.à Aix en Provence et ce n'était pas relatif directement aux mensonges du Général, mais parce que lorsque j'ai commenté les résultats du procès de Paris, le Général a trouvé que les propos repris dans la presse n'étaient pas assez nuancés.

Sur le fond de la question, de ces témoignages, c'est donc le Général Schmitt qui a été condamné, pas moi, je ne l'ai été que sur la forme du commentaire qui a suivi. C'est donc tout différent

29/05/2012, 08:35 | Par Bouchet A.

Le 5 juillet 2012, ce sera le 50ème anniversaires des crimes (contre l'humanité?) d'Oran. Peut-être, par décence, pourrait-on juste proposer une autre date...

29/05/2012, 11:40 | Par Henri POUILLOT en réponse au commentaire de Bouchet A. le 29/05/2012 à 08:35

Evidemment ces crimes commis le 5 juillet à Oran sont un drame terrible. Mais l'OAS, (ainsi que les nostalgiques d'aujourd'hui qui soutiennent cette organisation terroriste, criminelle), devrait reconnaître sa terrible responsabilité dans ce domaine, avec les provovations criminelles qui avaient précédé cette période.

29/05/2012, 11:31 | Par Anne Guérin-Castell

Cher Henri Pouillot, comme vous, j'attends du nouveau président un geste, une parole qui reconnaisse la responsabilité de notre pays pour tous les crimes qui ont accompagné 132 ans de colonisation.

Hélas, comme le montrent les deux commentaires ci-dessus, nous aurons fort à faire dans les semaines qui viennent avec les manifestations de ceux qui ont la rancœur tenace et les falsifications des révisionnistes.

29/05/2012, 11:40 | Par Bouchet A. en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 29/05/2012 à 11:31

Certains civils massacrés valent mieux que d'autres? Certains assassins valent mieux que d'autres? Il ne faut rien taire, rien cacher, essayer de tout comprendre, même si c'est douloureux.

29/05/2012, 11:48 | Par Henri POUILLOT en réponse au commentaire de Bouchet A. le 29/05/2012 à 11:40

Evidemment, toutes les victimes, en particuliers les civiles sont à prendre en considération avec le même regard, sans rien caher,... Mais le responsabilité criminelle de l'OAS ne peut être gommée, bien au contraire

29/05/2012, 13:35 | Par Bouchet A. en réponse au commentaire de Henri POUILLOT le 29/05/2012 à 11:48

Qui parle de la gommer? Ne cherchons, maintenant, qu'à comprendre, et à éviter que se reproduisent de telles horreurs. Mes amis algériens (d'Algérie) me disent que les horreurs des années 1990 s'expliquent entre autres parce que celles commises par les FLN ont été complêtement passées sous silence. Ne jamais être du côté des bourreaux, d'aucun bourreau.

29/05/2012, 12:06 | Par Lirina Bloom

Une Guerre des Mémoires est en France.

En reconnaissant Jules Ferry comme à la fois le législateur de l'école laique, et le partisan d'un état colonial et  raciste, Hollande a levé une tension.

Nous pouvons aussi dire que Juillet a été à la fois l'indépendance de l'Algerie et le massacre d'Oran.

Il reste à comprendre comment Jules Ferry pouvait à la fois prôner l'égalité pour l'éducation et participer à la mise en place d'une inégalité structurelle dans l'Algerie coloniale.

Les lignes de fractures de l'indépendance ont suivi celles instaurées entre les population à la fin du XIXeme par l'Assemblee de la troisième republique.

Chacun sait aussi maintenant l'histoire du massacre d'Oran.

 

29/05/2012, 12:39 | Par Cid Hamet Ben Engeli

Décidément !... Cela n'en finit pas ! Ceux qui évoquent les crimes odieux d'Oran et autres s'en tiennent à la seule guerre d'indépendance. Or, les années 1945-1962, si je compte les massacres de Sétif et de Guelma, ne sont rien, si j'ose dire, à côté du siècle qui a précédé (disons : 1830-1930) ! Si crime contre l'humanité il y a eu, c'est surtout là qu'il se situe ! Mais de ce siècle de violence coloniale, de destruction massive, d'expropriation, de camps d'internement et de désintégration du tissu social, les nostalgiques le l'Algérie française font tout pour le zapper, pour ne s'en tenir qu'aux années 1954-1962... Et arretez de renvoyer dos à dos, comme le fait Onfray dans son "Camus", les occupants et les occupés, plaçant la violence des occupants comme une réponse à celle des occupés, et pas l'inverse !... Au commencement, fut l'effraction coloniale, ne l'oublions pas !... 

La repentance ? Nombre d'Algériens n'en veulent pas, et ils ont raison. La reconnaissance des forfaits, oui, la responsabilisation de la France, oui, de l'Etat français, oui. Pas des Français. Et, surtout, instruire, édifier les jeunes générations de France et de Navarre sur les horreurs coloniales qui, avant même la guerre d'indépendance, auront maculé les pages de l'Histoire de France : qu'on lise les ouvrages, des milliers de pages, non pas d'auteurs algériens mais d'auteurs français, souvent des officiers supérieurs : il suffit d'aller sur le site de la BNF-Gallica...    

29/05/2012, 13:36 | Par Bouchet A. en réponse au commentaire de Cid Hamet Ben Engeli le 29/05/2012 à 12:39

Etre coupé en morceaux par un occupant ou par un occupé, ça doit faire un peu le même effet.

30/05/2012, 08:59 | Par Avelzo en réponse au commentaire de Bouchet A. le 29/05/2012 à 13:36

J'avais un copain qui faisait ce genre de blague. Coupé en long, en large, il connnaissait tout ça.  Il vendait du fromage, genre un animal qui se fend la gueule. Il était bon vendeur, en gros, l'était pas sur la place avec un tablier, traversait la France en Volvo (ces horreurs des années 85, avec des custodes droites, genre "ma bagnole est laide mais je vous emmerde", 240?). Parlait en kilofrancs. Directeur commercial la dernière fois, après je l'ai un peu perdu de vue parce que ce genre d'humour n'en est pas un. 

 

Rien à voir avec ce que vous dites. Vrai!

 

 

29/05/2012, 13:46 | Par profil_inactif_28112

Vous devriez aller visiter ce beau pays qu'est l'Algérie, et discuter avec ses habitants (également avec les algériens de France), plutôt que vous pignoler avec une récupération historique habituelle sur ce site mais qui n'en reste pas moins fort douteuse.

Cordialement

29/05/2012, 22:27 | Par Avelzo en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 29/05/2012 à 13:46

50 ans après, je me dis que je retournerais bien voir mon école.En novembre. Comme quand j'y suis allé. Sauf en avion.

Nantes-Alger et retour. Des horaires invraisemblables. Minimum cinq heures à l'aller (via madrid?). Encore plus au retour.

Les algériens doivent se farcir ces conneries?

29/05/2012, 13:47 | Par profil_inactif_28112

J'avoue être étonné qu'un billet aussi caricatural n'ait pas droit à la "une" du site.

29/05/2012, 15:04 | Par Cid Hamet Ben Engeli

Au moins, c'est clair : Mediapart n'est pas (ou n'est plus ?) ce ghetto de gauchistes-bobos à la retraite, puisqu'on y compte en fait quelques nostalgiques de l'Algérie de Papa et même des sectateurs assermentés de l'OAS. Etonnant, non ? Non, pas le moins du monde. 

29/05/2012, 21:30 | Par Avelzo en réponse au commentaire de Cid Hamet Ben Engeli le 29/05/2012 à 15:04

Je suis de votre avis, c'est à dire qu'il est important de ne pas être d'accord. J'ai un peu tendance, c'est peu dire, à grimper aux rideaux quand on défend des idées qui me répugnent. Genre confondre une horreur avec une autre, parce que sur une balance personnelle -je suis le premier à le faire, z'inquiètez pas- il y a des morts qui pèseraient plus que d'autres. Mes morts ne sont plus que des plumes, envolées dans le mystère, l'absence et la violence dont je ne peux même accuser personne. Rien à me foutre sous la dent dans ma colère, sinon le hasard, la malchance. Pas de SS, pas d'OAS, pas de FLN.

Je vous assure, ça calme. Trop sérieusement d'ailleurs.

Les nostalgiques de l'OAS? Il vaut peut être mieux qu'ils s'expriment ici, avec un peu de courage, que sur "Le Figaro.FR" à se faire reluire. J'en ai connu, z'avaient rien compris au delà de leurs chaussures, d'autres qui parlaient de folie. Je n'excuse certainement rien, ni personne.

J'ai rencontré des gens... "On tirait dans le tas" (en gros sur la place de France à TRUC).  

J'ai aussi connu Hamid "tueur" dans le FLN. Batteur dans un orchestre de jazz, recasé inspecteur de police en 62 et qui ne savait pas lire. Je l'aimais bien, sauf qu'il était complètement barge. On écoutait l'enregistrement de Ray Charles à Newport en 58 (?). Mais fallait pas lui parler de satellites -yen avait pas des masses en 62- il devenait fou, ça contredisait le Coran.

Son copain, Hamid, m'envoyait acheter du vin pendant le ramadan. Mon copain Mouloud fait pareil, au Maroc, ces années ci.

Msieur Lev m'a dit de me méfier des "ces gens là". Je pense qu'il parle de vous, de moi et de tous. Je peux me tromper.

D'autres tireront j'espère, les leçons de tout ça. En même temps je me dis qu'il faut que je parle plus à mes petits enfants. Ou que je leur écrive tout ça. C'est pas gagné.

 

30/05/2012, 02:22 | Par DANIEL CHEVALIER

Henri Pouillot est particulièrement disqualifié pour parler de réconciliation, il n'a cessé depuis 50 ans d'affabuler, de raconter des mensonges et de diffamer l'Armée française.

Ceux qui en doutent pourront consulter ce document, qui reprend (page 57-58) l'Arrêt de la Cour d'Appel d'Aix en Provence du 20 juin 2005, sur lequel M. Pouillot a renoncé à se pourvoir en Cassation :

http://books.google.fr/books?id=iki1FjWk3_sC&pg=PA43&lpg=PA43&dq=Pouillot+condamn%C3%A9+en+diffamation&source=bl&ots=dMhLVxDEFH&sig=OTgdCqERg9O-GeJavY52L613qWo&hl=fr&sa=X&ei=izfFT-yhF8WGhQf046SVCg&ved=0CFEQ6AEwBTgU#v=onepage&q=Pouillot%20condamn%C3%A9%20en%20diffamation&f=false

 

30/05/2012, 08:55 | Par Henri POUILLOT en réponse au commentaire de DANIEL CHEVALIER le 30/05/2012 à 02:22

Monsieur Chevalier veut détourner le sujet de cet appel à François Hollande par une polémique mensongère. Dans un premier temps il parle de "Cour de cassassion" d'Aix en Provence, alors qu'il ne s'agit que de la Cour d'appel. Puis, pour tenter de se justifier, il renvoie vers une très longue citation du livre du Gl Schmitt duquel il suffirait de ne reprendre que cet extrait : "Par ces motifs : le tribunal dit que les éléments constitutifs de la diffamation publique envers un particulier sont réunis à l'encontre de Maurice Schmitt pour avoir imputé à Henri Pouillot d'être un menteur..." pour démontrer la mauvaise foi.

Pour moi, l'important est l'avenir, rendre à la France une image digne de ses principes qui ont fondé les valeurs républicaines de notre pays, en particulier de pouvoir continuer à revendiquer de redevenir "le berceau des droits de l'homme".

Toute autre polémique stérile de cette nature n'aurait pour but que de justifier les dérives condamnables qui ont été commises au nom de la France.

31/05/2012, 11:17 | Par Serge ULESKI

Pour prolonger, sur-sauter et re-bondir...

cliquez... http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/130512/benjamin-stora-lalgerie-la-france-et-nous

Bonne lecture à toutes et à tous !

31/05/2012, 13:33 | Par Saad eddine kouidri

Didouche Mourad disait :nous combattrons longtemps,pour faire admettre le caractère colonial de l'Algérie,puis nous combattrons,après cela,pour l'indépendance.

Dans cette lettre adréssée par l'honnorable Mr Henri POUILLOT à son Président,on a la liste des méfaits du colonialisme.En effet les enfumages,les massacres ...qui dans l'ensemble nous conduit à conclure à une stratégie de génocide.Suite à l'echec de cette stratégie,la colonisation a opté pour écarter les autochtones en les privant de leur terre et pour finir la colonisation adopte le code de l'indigénat.A mon humble avis la violence qui a le plus caractérisée la colonisation de l'Algérie est le code de l'indigénat,ce code décrété en 1881 qui reflète la pratique coloniale et qui a durée plus d'un siècle.Je trouve cher Monsieur que cette pratique inhumaine n'est pas explicitement mentionnée dans votre lettre.

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