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Réformite aiguë

Des phrases que n’ont pas dites, que pourraient dire ou qu’ont peut-être déjà dites les Maîtres de la Réforme.

 

"Il est évident qu’il faut réformer."

"Il est urgent de réformer."

"Réformer, c’est être moderne."

"Réformer, c’est être plus moderne que le plus moderne des modernes du passé qui, vraiment, n’était pas moderne."

"Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut réformer."

"Personne n’est vraiment contre la réforme. La preuve : il y a des réformes !"

"Réformer, c’est la vraie rupture avec ce qui ne demandait qu’à être réformé, mais ne l’était pas parce que trop timide."

"Ceux qui sont contre la réforme ne savent pas de quoi ils parlent."

"Ne pas aimer la réforme est inhumain."

"Au début, il y eut la réforme."

"Si tu n’es pas en forme, pense réforme !"

"Avec la réforme, vous serez tous guéris."

"Une réforme peut en cacher une autre, mais les deux sont très sympas."

"Plus tu réformes, plus tu réformes."

"Si on n’avait jamais réformé, il pleuvrait tout le temps."

"La réforme, c’est comme une belle fille que tu rencontres un soir de pleine lune dans un conte pour enfants."

"La réforme est un cadeau fait aux ignorants qui ne comprennent rien malgré des millions d’explications."

"La réforme, c’est bien parce que c’est moi."

"Si tu n’aimes pas la réforme, c’est que tu n’es pas de la même planète que moi."

"La dernière fois qu’on n’a pas réformé, il y a eu une canicule, une invasion de sauterelles et j’ai perdu aux courses."

"Tu m’écoutes, tu vois la réforme."

"La réforme est l’avenir de la moralité morale."

"En n’aimant pas la réforme, tu peux perdre tes cheveux."

"La réforme, c’est pas pour les perdants."

"La réforme, c’est si beau que, quand tu la verras, tu la reconnaîtras."

Continuer.

Imaginer la régulite aiguë, la mondialite aiguë, etc.

Tous les commentaires

Refuser la réforme ça rend sourd !

Monsieur Porto, Une variante : "Refuser la réforme, c’est être seul."

Une autre variante: Accepter la réforme s'est être réformé !

Monsieur Porto, Une variante : "Accepter la réforme, c’est cool."

Si une réforme peut en cacher une autre, est-ce qu'une autre peut en cacher une ? OU L'abus de réforme est dangereux !

Monsieur Porto, D'où parle la voix qui dit les deux dernières phrases envoyées par vous ?

J'ai poursuivi un jeu autour de "slogans" pour le mot réforme ... "trop de réformes tuent la réforme" ! Mais au-delà du jeu il me paraît qu'il y a comme une stratégie d'annonce passant d'une à l'autre, imposant dans l'urgence une pour la passer au deuxième plan le lendemain sous l'effet d'une autre... A se demander, et dans l'éducation nationale il me paraît être le cas, s'il s'agit de réformes ou une façon de faire passer la suppression de postes en faisant semblant de réformer. Je parle donc de cette place de citoyen et c'est l'intention, humblement, de mon blog "à propos..." que je vous invite à visiter. Cordialement.

Monsieur Porto, Merci pour votre invitation. Je ne manquerai pas de "visiter" votre blog. En ce qui me concerne, il ne s'agit pas, dans ce billet (qui ridiculise, je l'espère, le mot "réforme" - et ses apparentés - par la bouche même de Fervents Utilisateurs), et, plus généralement, sur ce blog, de jouer. Etre sérieux n'est pas jouer (même si le sérieux a parfois de curieuses façons). Je suis d'accord avec vous : "une réforme peut en cacher une autre". Quant à "la suppression de postes en faisant semblant de réformer", je m'interroge sur le bien-fondé de la distinction que vous faites, entre suppression de postes et réforme. Pour moi, la suppression des postes et la réforme sont une seule et même réalité ; je ne vois pas de semblant là-dedans. Pour finir : C'est quoi, pour vous, "cette place de citoyen" ? Quel sens donnez-vous donc au mot "citoyen" ?

Cher hêtre je suis désolé si le mot "jeu" vous a semblé dévalorisant pour votre billet. Ce n'était pas mon intention et ce n'est pas ma façon de faire. J'avais compris votre billet comme une forme de "jeu" dans le sens de la digression, de la variante sur le mot réforme, avec ironie, critique voir fantaisie. C'est en cela que je me suis inscrit. Pour le reste ma place de "citoyen" est celle du droit commun et je m'octroie le droit de la manifester dans ce projet de MediaPart que je soutiens et défend dans une conception de liberté et d'indépendance de la Presse, notamment ce nouveau véhicule d'information qui est le net. Je termine ainsi, avec vous mes explications sur ce sujet. Comme vous pouvez le voir, c'est inscrit sur mon blog " à propos ... quelques billets, quelques notes, quelques coups de sympathie, d'empathie, d'indignation ! Cordialement.

Monsieur Porto, Sachez que vous êtes le bienvenu (en plus d'être, à cet instant, le seul venu des réactions au présent billet) sur ce blog. Ce que j'apprécie dans votre définition du mot "citoyen", c'est le "commun" de "droit commun". Permettez-moi donc de vous poser cette question : C'est quoi, pour vous, le "commun" ?

Hêtre, la Réforme... Martin Luther ou Calvin? La reformation: reformuler.

Et : "le commun". Une "communauté inavouable" ou une "communauté qui vient"?

Ou le bien commun

Je je souviens du temps qu'on me logeait dans les communs...
Mais chut, ne troublons pas notre premier communiant.

Monsieur Griset-Labûche, Nihiliste ricaneur déguisé en âne. - Sa détestation du mot "commun", et de tous les mots qui s'en approchent... - Il a mal digéré quelque chose... - Mais quoi ? Sais-tu ce que mange un nihiliste ricaneur ? - A peu près tout, mais il ne digère rien !

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