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Regarder le monde sombrer et voter, voter, voter, voter, voter...
22 Février 2012
Par
hêtre
— Voter Mélenchon, c'est voter Hollande.
— Et voter Hollande ?
— Voter Hollande, c'est voter Sarkozy.
— Et voter Sarkozy ?
— Voter Sarkozy, c'est voter Le Pen.
— Et voter Le Pen ?
— Voter Le Pen, c'est voter contre tout un pays.
— Extrémiste !
En ce temps-là, ne pas voter, pour ceux qui regardaient tranquillement sombrer le monde en attendant d'aller voter et de faire entendre leur voix (rire), était IMPOSSIBLE ! IMPENSABLE !
— Au moins, personne ne pourra rien me reprocher !
— Pourquoi ?
— Pardi ! parce que j'irai voter.
— ...
— Au moins, moi, je serai en paix avec ma conscience !
— Quelle conscience ?
En ce temps-là, la conscience de l'électeur manquait d'ampleur.

Les 4 commentaires les plus recommandés
Bilderberg après avoir nommé les nouveaux dirigeants européens non-élus et tous issus de Goldman Sachs et membres de la Trilatérale, après avoir nommé notre président de l’Europe: Von Rompuy, a donc déjà choisi pour notre pays et ce sera François Hollande.
La perte du triple AAA fut géré dans le temps, pour priviligier l'entrée en campagne de Hollande. Sarkozy a également annoncé que s'il perdait il "ferait autre chose" : drôle de manière de préparer son lancement de campagne. L'illusion d'une alternance après le one-shot Sarkozy, rentre parfaitement dans le programme de Bilderberg.
A Marielle,
Ce n'est pas voter en soi qui m'est sujet à caution. C'est d'élire un président qui parle comme s'il allait diriger le pays, le gouvernement, alors qu'il ne devrait être là que pour veiller au bon fonctionnement de la démocratie.
La nôtre n'est même plus parlementaire. On élit un chef de l'exécutif, et non un chef d'Etat.
Quand une unanimité ne se fait pas sur une décision, le recours au vote, est une solution pour sortir du blocage. Le vote est un pis aller, une concession qui suppose que l'on accepte qu'une minorité de soumette. C'est le résultat d'une négociation provisoire. Le vote n'a de sens qu'au sein d'une pratique politique, d'une citoyenneté active.
Ce qui est dérisoire dans le vote dont on parle, c'est qu'il est l'alpha et l'oméga de la vie politique. Il tient lieu de vie politique. Et de fait il annule toute vie politique.
En outre il procède d'une relation de vedettariat, voisine des concours de chanteurs. On vote pour celui à qui on voudrait ressembler. C'est un vote de consommation d'attributs narcissiques.
Voter c'est d'abord virer Sarkozy.
Pour moi dont le métier est en rapport avec le pouvoir politique, tous les candidats ne se valent pas, même si aucun ne correspond à mon idéal politique
Ouille !
(Bonjour, Hêtre)
Pour une fois je vais me permettre d'être un peu disert sur le fil de commentaires d'un de vos billets.
.
Nous sommes dans un système dit "de représentation", qui fait du droit de vote une sorte de...représentation de la démocratie. Mais ce système institue la nomination (par vote) d'élus qui - par leur élection - s'estiment investis d'un Pouvoir. Ce qui ne devrait être que délégation de pouvoir (*) est devenu transfert (abandon ?) de Pouvoir. Les élus ayant eux-même, par concupiscence, abandonné le Pouvoir à la Finance. Ceux qui parlent de droits et devoirs nous laissent les devoirs et s'arrogent tous les droits.
.
Arrogante avidité des élus, mais aussi cécité (média-entretenu) des votants, les discours de haine et l'apologie du repli sur soi ne sont que des soins palliatifs erronés apportés à un système en fin de vie. Et il ne peut y avoir de révolte que collective.
.
Qu'ils le veuillent ou non, les habitants du monde ne feront pas l'économie de soubresauts "à la grecque". Et tant qu'ils délègueront la prise en charge de leur propre avenir à un bulletin de vote, ces citoyens tourneront en rond.
.
Pour mémoire, la démocratie grecque (et en particulier athénienne), si couramment évoquée et dont le modèle passablement inégalitaire introduisait les notions de filiation, de métèque, de barbare et entérinait l'esclavagisme dans la notion d'appartenance sociale, passait par un tirage au sort des élus, pas par un vote.
.
Sans contrôle des élus ni éducation politique des votants, le droit de vote est un miroir aux alouettes.
.
Bonne journée, Hêtre.
.
(*) : Ajout : Ce qui ne devrait être que délégation de pouvoir. Dans mon esprit, déléguer, c'est être responsable de ce que l'on ne fait pas soi-même mais que l'on fait faire à d'autres.
Tous les commentaires
Les députés socialistes vous ont écouté, ils se sont abstenus !
BELANGE,
Il y a bien longtemps que les députés, et, en particulier, les députés socialistes, n'écoutent qu'eux-mêmes.
Voter c'est d'abord virer Sarkozy.
Pour moi dont le métier est en rapport avec le pouvoir politique, tous les candidats ne se valent pas, même si aucun ne correspond à mon idéal politique
CHRISTIAN PAULTRE,
Voter, c'est d'abord assurer la pérennité de l'injustice capitalo-parlementaire.
Insurection, donc ?
Je préfère tenter Mélenchon. Et, en aucun cas, je n'assure la pérennité de l'injustice capitaliste.
Je voterai Mélenchon au premier tour dans l'espoir qu'il fasse le meilleur score possible. Qu'il soit élu me paraît difficile. Mais s'il réunit suffisamment de voix, le gouvernement élu ne pourra l'ignorer.
Au second tour, s'il n'y est pas, je m'abstiendrai.
Par aileurs, la fusion opportuniste que vous faites entre capitalisme et parlementarisme est quand même un peu courte
SOURISGRISE,
Tous ces calculs ne vous fatiguent-ils pas ?
Pas du tout. Je fais un choix dans le contexte politique qui est celui de mon pays. Je décide. Et si ça foire, tanpis. Je continuerai, je recommencerai.
SOURISGRISE,
Tant pis. Tant pis pour les gens qui pas du tout.
Ajout.
— Voter, c'est refuser la politique.
— Comment en sont-ils arrivés là ?
— Par paresse. Par égoïsme.
Voter, c'est d'abord assurer la pérennité de l'injustice capitalo-parlementaire.
D'abord pourquoi d'abord?
Voter n'empêche pas de lutter contre l'injustice capitalo-parlementaire
Ne pas voter c'est aussi assurer la pérennité de l'injustice capitalo-parlementaire
CHRISTIAN PAULTRE,
Quand bien même ne pas voter, ce serait assurer la pérennité de l'injustice capitalo-parlementaire, cela fait une grosse, une énorme différence : participer ou pas à une telle injustice (disons, en se planquant derrière le vote). Différence tellement énorme que beaucoup n'osent pas franchir, craignent de franchir le pas. N'est-ce pas ?
Pêter au lit, c'est aussi assurer la pérennité de l'injustice capitalo-parlementaire.
Châtrer son chat, c'est aussi assurer la pérennité de l'injustice capitalo-parlementaire.
Ecrire sur Mdp, c'est aussi assurer la pérennité de l'injustice capitalo-parlementaire
Ne pas écrire sur Mdp, c'est aussi ...
BERNARD COLIN,
Très joli mix entre "péter" et "pêcher"... À suivre.
Bilderberg après avoir nommé les nouveaux dirigeants européens non-élus et tous issus de Goldman Sachs et membres de la Trilatérale, après avoir nommé notre président de l’Europe: Von Rompuy, a donc déjà choisi pour notre pays et ce sera François Hollande.
La perte du triple AAA fut géré dans le temps, pour priviligier l'entrée en campagne de Hollande. Sarkozy a également annoncé que s'il perdait il "ferait autre chose" : drôle de manière de préparer son lancement de campagne. L'illusion d'une alternance après le one-shot Sarkozy, rentre parfaitement dans le programme de Bilderberg.
JAMESINPARIS,
J'approuve ce commentaire.
Ouille !
(Bonjour, Hêtre)
Pour une fois je vais me permettre d'être un peu disert sur le fil de commentaires d'un de vos billets.
.
Nous sommes dans un système dit "de représentation", qui fait du droit de vote une sorte de...représentation de la démocratie. Mais ce système institue la nomination (par vote) d'élus qui - par leur élection - s'estiment investis d'un Pouvoir. Ce qui ne devrait être que délégation de pouvoir (*) est devenu transfert (abandon ?) de Pouvoir. Les élus ayant eux-même, par concupiscence, abandonné le Pouvoir à la Finance. Ceux qui parlent de droits et devoirs nous laissent les devoirs et s'arrogent tous les droits.
.
Arrogante avidité des élus, mais aussi cécité (média-entretenu) des votants, les discours de haine et l'apologie du repli sur soi ne sont que des soins palliatifs erronés apportés à un système en fin de vie. Et il ne peut y avoir de révolte que collective.
.
Qu'ils le veuillent ou non, les habitants du monde ne feront pas l'économie de soubresauts "à la grecque". Et tant qu'ils délègueront la prise en charge de leur propre avenir à un bulletin de vote, ces citoyens tourneront en rond.
.
Pour mémoire, la démocratie grecque (et en particulier athénienne), si couramment évoquée et dont le modèle passablement inégalitaire introduisait les notions de filiation, de métèque, de barbare et entérinait l'esclavagisme dans la notion d'appartenance sociale, passait par un tirage au sort des élus, pas par un vote.
.
Sans contrôle des élus ni éducation politique des votants, le droit de vote est un miroir aux alouettes.
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Bonne journée, Hêtre.
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(*) : Ajout : Ce qui ne devrait être que délégation de pouvoir. Dans mon esprit, déléguer, c'est être responsable de ce que l'on ne fait pas soi-même mais que l'on fait faire à d'autres.
SAMINES,
Oui, il n'y a de révolte que collective.
Oui, le tirage au sort des futurs élus est véritablement démocratique.
Grand merci à vous pour cette revigorante mise au point politique.
Sur ce sujet-là, je suis profondément "intranquille" : vous avez de la chance Hêtre d'avoir une position inébranlable, moi je n'y arrive pas.
Je suis totalement d'accord avec la vanité du jeu parlemantaire (pour résumer vite), et en même temps, chaque fois que des situations de mobilisation se produisent, se pose la même question : celle de l'organisation et de la délégation (cf : commentaire de Samines), avec sa cohorte de conflits de pouvoir (expérience politique très pénible à vivre).
Au sujet de ce qui se passe dans notre monde, je ne dirais finalement pas mieux que ce que j'ai écrit au bas du fil de l'article sur Badiou.
Tu vas pas voter Hêtre ?
N'IMPORTE QUI,
Se tirer une balle dans le pied ? Ça ne va pas, non !
T'as peur de te faire du mal !
N'IMPORTE QUOI,
Pourquoi se faire du mal ???
Fragment ... La nuit d'octobre d'A. de Musset c'est ce pourquoi ?!
LA MUSE
Poète, c'est assez. Auprès d'une infidèle,
Quand ton illusion n'aurait duré qu'un jour,
N'outrage pas ce jour lorsque tu parles d'elle ;
Si tu veux être aimé, respecte ton amour.
Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaine
De pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,
Épargne-toi du moins le tourment de la haine ;
À défaut du pardon, laisse venir l'oubli.
Les morts dorment en paix dans le sein de la terre :
Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints.
Ces reliques du coeur ont aussi leur poussière ;
Sur leurs restes sacrés ne portons pas les mains.
Pourquoi, dans ce récit d'une vive souffrance,
Ne veux-tu voir qu'un rêve et qu'un amour trompé ?
Est-ce donc sans motif qu'agit la Providence
Et crois-tu donc distrait le Dieu qui t'a frappé ?
Le coup dont tu te plains t'a préservé peut-être,
Enfant ; car c'est par là que ton coeur s'est ouvert.
L'homme est un apprenti, la douleur est son maître,
Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
C'est une dure loi, mais une loi suprême,
Vieille comme le monde et la fatalité,
Qu'il nous faut du malheur recevoir le baptême,
Et qu'à ce triste prix tout doit être acheté.
Les moissons pour mûrir ont besoin de rosée ;
Pour vivre et pour sentir l'homme a besoin des pleurs ;
La joie a pour symbole une plante brisée,
Humide encor de pluie et couverte de fleurs.
Ne te disais-tu pas guéri de ta folie ?
N'es-tu pas jeune, heureux, partout le bienvenu ?
Et ces plaisirs légers qui font aimer la vie,
Si tu n'avais pleuré, quel cas en ferais-tu ?
Lorsqu'au déclin du jour, assis sur la bruyère,
Avec un vieil ami tu bois en liberté,
Dis-moi, d'aussi bon coeur lèverais-tu ton verre,
Si tu n'avais senti le prix de la gaîté ?
Aimerais-tu les fleurs, les prés et la verdure,
Les sonnets de Pétrarque et le chant des oiseaux,
Michel-Ange et les arts, Shakspeare et la nature,
Si tu n'y retrouvais quelques anciens sanglots ?
Comprendrais-tu des cieux l'ineffable harmonie,
Le silence des nuits, le murmure des flots,
Si quelque part là-bas la fièvre et l'insomnie
Ne t'avaient fait songer à l'éternel repos ?
N'as-tu pas maintenant une belle maîtresse ?
Et, lorsqu'en t'endormant tu lui serres la main,
Le lointain souvenir des maux de ta jeunesse
Ne rend-il pas plus doux son sourire divin ?
N'allez-vous pas aussi vous promener ensemble
Au fond des bois fleuris, sur le sable argentin ?
Et, dans ce vert palais, le blanc spectre du tremble
Ne sait-il plus, le soir, vous montrer le chemin ?
Ne vois-tu pas alors, aux rayons de la lune,
Plier comme autrefois un beau corps dans tes bras,
Et si dans le sentier tu trouvais la Fortune,
Derrière elle, en chantant, ne marcherais-tu pas ?
De quoi te plains-tu donc ? L'immortelle espérance
S'est retrempée en toi sous la main du malheur.
Pourquoi veux-tu haïr ta jeune expérience,
Et détester un mal qui t'a rendu meilleur ?
Ô mon enfant ! plains-la, cette belle infidèle,
Qui fit couler jadis les larmes de tes yeux ;
Plains-la ! c'est une femme, et Dieu t'a fait, près d'elle,
Deviner, en souffrant, le secret des heureux.
Sa tâche fut pénible ; elle t'aimait peut-être ;
Mais le destin voulait qu'elle brisât ton coeur.
Elle savait la vie, et te l'a fait connaître ;
Une autre a recueilli le fruit de ta douleur.
Plains-la ! son triste amour a passé comme un songe ;
Elle a vu ta blessure et n'a pu la fermer.
Dans ses larmes, crois-moi, tout n'était pas mensonge.
Quand tout l'aurait été, plains-la ! tu sais aimer.
Les électeurs
Ah ! bon Guieu, qu' des affiches sur les portes des granges !
C’est donc qu’y a encore quequ' baladins aujourd’hui Dimanche
qui danse sur des cordes au beau milieu de la place ?
Non, c’est pas ça ! Ce tantôt on vote à la mairie,
et les grands mots flutent sur le dos du vent qui passe :
Dévouement !…Intérêts !…République !…Patrie…
C’est l’ peuple souverain qui lit les affiches et les relit…
(les vaches, les moutons, les oies, les dindons,
s’en vont aux champs, ni plus ni moins que tous les autres jours
en fiantant de loin en loin le long des affiches du bourg).
Les électeurs s’en vont aux urnes en s’ rengorgeant,
« En route !…Allons voter ! Cré bon Guieu ! Les bonnes gens !…
C’est nous qui tenons les manches de la charrue !
J’allons la faire aller à dia ou bien à hue !
Pas d’abstentions ! C’est vos idées qui vous appellent :
Profitez de c’ qu’on a le suffrage universel » !
(les vaches, les moutons, les oies, les dindons,
pâturent dans les champs d’orge à belles goulées tranquilles
sans seulement songer qu’ils sont privés de leurs droits civils).
Y a Monsieur Chose et Monsieur Machin comme candidats,
Les électeurs ont pas les mêmes paires de lunettes :
- Moi , j’vot’rai pour çui là !…
- Ben moi , j’y voterai pas !
- C’est une foutu crapule !
- C’est un gâs qu’est honnête !
- C’est un partageux !
- C’est un cocu !
- C’est pas vrai !
- On dit qu’il fait élever son gosse chez les curés !
- C’est un blanc !
- C’est un rouge !
Qu’ils disent les électeurs :
Les aveugles se chamaillent à propos des couleurs.
(les vaches, les moutons, les oies, les dindons,
se foutent un peu que leur gardien ait pour nom Paul ou Pierre
qu’il soit noir comme une taupe ou rouquin comme carotte.
Ils meuglent, ils bêlent, ils gloussent tout comme les gens qui votent
mais ils savent pas ce que c’est que gueuler : vive Monsieur l’ Maire !)
C’est Untel qu’est élu !…les électeurs vont boire,
d’aucuns comme à la noce, d’autres comme à l’entarrement,
et le soir le peuple souverain s’en retourne en brancillant.
Y a du vent !…y a du vent qui fait tomber les poires !
(les vaches, les moutons, les oies, les dindons,
prennent une saoulée d’herbes et de grains tous les jours de la semaine
et ils se mettent pas à choir parce qu’ils ont la panse pleine).
Les élections sont terminées, comme qui dirait
Voilà les couvrailles faites et qu’on attend moisson.
Faut que les électeurs tirent écus blanc et jaunets
Pour les porter au percepteur de leur canton ;
Les petits ruisseaux se perdent dans le grand fleuve du Budget
ousque les malins pêchent, ousque naviguent les gros.
Les électeurs font leurs corvées, cassent des cailloux
Sur la route ousque les représentants passent en carrosses
Avec des chevaux qui se font un plaisir, les sales rosses,
de semer des crottes à mesure que le peuple souverain balaie.
(les vaches, les moutons, les oies, les dindons,
se laissent dépouiller de leurs œufs, de leur laine et de leur lait
aussi bien que si ils avaient pris part aux élections.)
Boum !… v’la la guerre !…v’la les tambours qui cognent la charge…
Portant drapeau, les électeurs avec leurs gâs
Vont piétiner les champs d’ blés ousqu’ ils moissonneront pas.
Feu ! qu’on leur dit. Et ils font feu ! En avant , Arche !
Et tant qu’ils peuvent aller, ils marchent, ils marchent, ils marchent…
…les gros canons dégueulent ce qu’on leur poussent dans le pansier,
les balles tombent comme des prunes quand le vent secoue les pruniers
les morts s’entassent et sous eux le sang coule comme du vin
quand trois, quatre pognes solides serrent la vis au pressoir.
V’là du pâté ! V’là du pâté de peuple souverain !
(les vaches, les moutons, les oies, les dindons,
pour le compte au fermier se laissent crever la peau
tout bonnement, mon Guieu ! Sans tambour ni drapeau).
…Et voilà !… Pourtant les bêtes se laissent pas faire, des fois !
des coups, le taureau encorne le boucher d’ l’abattoir !
Mais les pauvres électeurs sont pas des bêtes comme les autres.
Quand le temps est à l’orage et le vent à la révolte…
Ils votent !
Gaston Couté (vers 1900)
BERNARD COLIN,
En ce temps-là comme en ces temps-ci.
Gaston Couté, la vérité des gens faite poésie.
A Marielle,
Ce n'est pas voter en soi qui m'est sujet à caution. C'est d'élire un président qui parle comme s'il allait diriger le pays, le gouvernement, alors qu'il ne devrait être là que pour veiller au bon fonctionnement de la démocratie.
La nôtre n'est même plus parlementaire. On élit un chef de l'exécutif, et non un chef d'Etat.
Quand une unanimité ne se fait pas sur une décision, le recours au vote, est une solution pour sortir du blocage. Le vote est un pis aller, une concession qui suppose que l'on accepte qu'une minorité de soumette. C'est le résultat d'une négociation provisoire. Le vote n'a de sens qu'au sein d'une pratique politique, d'une citoyenneté active.
Ce qui est dérisoire dans le vote dont on parle, c'est qu'il est l'alpha et l'oméga de la vie politique. Il tient lieu de vie politique. Et de fait il annule toute vie politique.
En outre il procède d'une relation de vedettariat, voisine des concours de chanteurs. On vote pour celui à qui on voudrait ressembler. C'est un vote de consommation d'attributs narcissiques.
BERNARD COLIN,
Ce commentaire restera comme un grand moment de ce fil.
Merci à vous.
Bernard, je suis convaincue de tout ce que tu dis - cette illusion du vote présidentiel par exemple pris comme moment politique, mais je voulais évoquer plus largement la question que pose toute organisation, y compris lorsqu'on est dans un contexte politique, militant, avec principes affichés. C'est toujours difficile sur la durée. Sans doute encore plus difficile aujourd'hui.
Quant à la 1ère partie de mon message, tu ne me réponds pas, dommage : je n'arrive pas à me fonder sur une position ferme (comme Hêtre) - ne pas voter -
Je suis personnellement très intéressée par le tirage au sort.
Il me paraît bon qu'en la matière, nous sachions nous méfier des positions fermes. Le vote ou non, pour moi, dépend des conditions réunies pour le fonder ou l'infonder.
Une des raisons de voter, est de constater que les conditions sont réunies pour que mon vote soit le marqueur d'une étape collective dans une décision à prendre, au sein d'une activité collective. Le vote est la contractualisation provisoire de l'état du débat.
Je me souviens avoir voté non à 1 contre 23 oui, dans une décision professionnelle qui engageait plusieurs années d'activités, et plusieurs millions d'euros. 2 mois plus tard, ma motion repassait avec 17 oui.
L'abstention peut devenir ferme et nette, quand visiblement le sens de ce vote contredit clairement ton point de vue politique. Pas dans le choix proposé (auquel cas, c'est le vote blanc qui convient) mais dans les condition mêmes du scrutin. L'abstention volontaire en notre occurence, est le refus de voir mon activité politique réduite à la désignation du pdg de la Société Anonyme France.
Donc comme ces élections visent à nommer non pas le chef d'un gouvernement (politique) mais le chef du gâteau, tu ne vas pas voter ?
L'abstention volontaire en notre occurence, est le refus de voir mon activité politique réduite à la désignation du pdg de la Société Anonyme France.
Le vote Mélenchon au 1er tour te paraît vain ? Je ne sais ...
En plus, il est censé s'agir de l'élection du président, pas du chef de gouvernement qui lui sera issu des législatives. Le président n'est pas le chef de l'éxécutif. Or on nous campagne comme s'il allait décider de ceci ou de cela, qu'il allait conduire la politique du gouvernement, qu'il était candidat au poste de premier ministre. Ce qui est une insulte à la démocratie.
Je récuse ce régime politique, cette constitution, et ses modalités d'application. J'ai voté au référendum sur la constitution européenne, et mon vote a été foulé aux pieds en moins de 2 ans. Ce n'est pas incitatif.
Le vote n'est pas vain en soi. Il est vain dans le sens qu'il prend ici. Il se peut que dans le cadre d'un combat politique donné, d'un mouvement populaire massif, d'une lutte concrète, je puisse voter Mélenchon aux présidentielles. Pour le moment ce n'est pas le cas.
Je comprend ton doute. Le mien sur la validité de mon vote est encore plus grand. Mes camarades, autour de moi, me tannent à ce propos.
Combien d'électeurs potentiels inscrits et non-inscrits, abstentionnistes auraient peut-être voté FdG ? Cette question a-t-elle un sens ?
"Si le vote servait à quelquechose, on ne nous l'aurait pas laissé" Louise Michel
Enfin, et c'est un point très différent, je ne suis pas intéressé par le destin de ce peuple de franchouillards qui a été capable de mettre tant de fois, tant de crapules au pouvoir.
Changez donc de nationalité pour choisir un peuple que vous aimez .
C'est gentil.
Mais ça tombe mal, l'idée de nationalité ne me stimule pas, elle s'est dissoute dans la notion d'humanité.
le peuple français fait partie de l'humanité comme les autres et en le défendant ,on défend les autres peuples . Il faut tout faire pour que ça change . S'abstenir , c'est avantager la droite parce que eux ils votent .
Ceux qui ne votent pas et voudraient que ça change , il ne leur reste plus que la rue et comme ils sont nombreux , ça devrait fonctionner !
Le ciel vous entende !
+ 1
et merci à Hêtre pour ce billet dans lequel je me suis déjà réfugiée plusieurs fois.
Paulette
NB : 'La conscience jamais tranquille ça maintient éveillée et responsablement vivant, et réciproquement aussi d'ailleurs' (d'accord c'est pas du Descartes, ni du Pierre Dac mais j'ai pas trouvé d'autres mots)
Sauvons le peuple grec de ses sauveurs ! 23 Février 2012
Par un collectif d’intellectuels et d’artistes européens
http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-le-meur/230212/sauvons-le-peuple-grec-de-ses-sauveurs
MICHEL LE MEUR,
Coïncidence (pas tant que ça)... Je viens, à l'instant, de publier un extrait de cet appel sur mon blog.
La discussion est ouverte dans tous les bons lieux de discussion.
Merci pour le lien.
À très bientôt.
Lorsqu'on me parle d'immunité à vie , que l'on prend des décisions irréversibles sans consultations , sans informations (MES) ... Pourquoi voter ?
Je me suis tirée une balle dans le pied en 2007 et encore une aux primaires socialistes , je
ne comprends pas comment je peux encore marcher ! Il y a quelque chose qui cloche .
à cloche pied et hop to hope ... à chaque fois çà marche mais ça fait mal .
Hêtre ne veut pas souffrir .
C'est peut-être ça qu'ils veulent ,ça doit rentrer dans le cadre de la prévention pour la santé : faites du sport .
Parce que les Espagnols, les Grecs, tous les dimanches ils marchent ,ils manifestent !
Ecoutez le monde sombrer et agir .
http://blogs.mediapart.fr/blog/music/220212/claude-bourguignon-revolution-verte