On peut être irrité du battage médiatique ou passionné par la vie rêvée des anges. On peut parler de non-événement. On peut mettre ce mariage anglais en comparaison d’importance avec le tsunami du Japon ou les difficultés économiques.
J’imagine que vous avez fait, à l’instar de nos "journalistes", une enquête approfondie (concrète) et particulièrement sur le sujet de votre billet... avant d’en parler et de rester dans un pur imaginaire..
Superbe billet, si bien écrit. On peut trouver ce mariage inique ou au contraire procurant une certaine joie, on peut aussi être effectivment plus distant, tout ce qui fait l'actualité n'est pas censé nous faire réagir, se positionner pour ou contre.
"quand l’enfant veut devenir roi on l’admire. Et quand il le devient on le lui reproche."
Il en est de même pour celui qui devient chef, démocrate ou dictateur en passant par les "stars" en tous genres ou autres ascensions sociales attisant admiration et rejet-jalousie. Est-ce à dire que ceux du populo aiment plus les rêves que leur réalisation ? En d'autres mots, le désir serait plus fort que la réalité, non ?
La question pourrait viser la "rancoeur" ressentie, face à la réussite de l'autre... quel qu'il soit. Bien entendu ce n'est pas toujours le cas, seulement elle se rencontre dans pas mal de situations.
Cette rancoeur n'est-elle pas liée à notre impuissance personnelle et lorsqu'elle s'étend, n'est-elle pas reliée à une faiblesse nationale, une névrose quasi générale... une conséquence de l'Histoire ? Laquelle ?
Le seul fait qu'aux Etats-Unis la mentalité soit différente sur ce point pourrait nous donner des pistes de réflexion. Il serait temps et bon de se débarasser de cette lourdeur d'esprit qui nous gâche la vie, surtout gâche celle des autres et stoppe pas mal l'évolution des choses.
Je partage votre point de vue.Il y a un vrai travail individuel - et peut-être aussi collectif - à faire sur ce sujet. La réussite scolaire d'un enfant est valorisée par la famille. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour la réussite des adultes?
Cela suppose en effet de dépasser l'impuissance personnelle, de ne pas cultiver la jalousie et l'envie de l'autre. Ce qui, dans une europe très marquée par les luttes sociales, serait vite pris pour un discours réactionnaire: ne pas envier le riche, ne pas lui en vouloir s'il est riche, heurte un sentiment réel ou imaginaire d'injustice. Le riche n'est pas un exemple à suivre, c'est un ennemi à combattre.
Il y a peut-être une piste de ce côté. Mais le terrain est miné.
Alors, tournons nos esprits vers les bouddhisme et sa notion de karma !
Le karma vous me dites ? Ben oui, ce serait une piste pour éclairer nos conditions existencielles présentes. Pauvre ou riche, beau ou laid, intelligent ou imbécile, les causes sont en nous, depuis l'origine, c'est à dire depuis la nuit des temps et notre première incarnation en amibe ou en rhinocéros !
C'est aussi une notion de mérite, nous avons récolté ce que nous avons semé, dans cette vie et dans bien d'autres.
Et si c'était vrai ? Ne rien réfuter ouvre des horizons, non ?!
Ne rien réfuter ouvre des horizons, en effet. D'ailleurs réfuter sur quelle base? Pourquoi ne serait-ce pas aussi juste, voire plus, qu'une autre conception?
Pour moi les différences entre els humains sont un questionnement habituel. Pourquoi ces différences biologiques, mentales, sociales? Je suis peu convaincu par l'hypothèse qui repose uniquement sur la construction sociale des différences. Elle me semble insuffisante, et elle a comme principe que l'extérieur moule l'intérieur. Mais qu'est-ce donc qui a moulé la société? Sinon nous-mêmes?
J'entends parfois la crainte qu'une démarche liée au karma démobilise face à des injustices sociales qui peuvent être combattues socialement. Mais le karma n'empêche pas de mener aussi un combat social.
La différence avec une idéologie politique est que l'individu se questionne sans cesse sur sa propre part dans ce qu'il vit.
Je ne suis pas bouddhiste, bien que cette philosophie est celle qui me paraît la plus ouverte et adaptée à notre époque, parce que dépourvue de croyances. Mais j'admets que d'une manière ou d'une autre il y a une mémoire active en nous, des archétypes de comportement qui nous modèlent, sans que je puisse les théoriser.
C'est très intéressant que vous abordiez ce sujet aujourd'hui.
Votre dernier mot "aujourd'hui" me donne à penser que vous aussi avez approché ce sujet ces jours derniers. C'est juste une intuition, je vous la livre, sans crainte de me tromper.
Le monde, l'humanité qui l'occupe, la planète dans sa globalité est en ébullition semble t-il, d'ailleurs ne l'a t-elle pas toujours été ? Seulement nous l'avons ignoré, trop occupés à échaffauder des rêves et des désirs sans lien avec la réalité. Sommes sur un volcan en permanence et toutes les vies sont dans la totale impermanence. Toutefois, un retour de refoulé, un karma général bien gratiné commence à venir nous chatouiller. L'humanité avait ignoré cette notion. Trop d'illusions, de désirs détournés, de jouissance immédiate, d'égocentrisme, d'infantilisme, d'avidité, de non compassion, de manque de concentration nous ont habités... "aujourd'hui", nous récoltons ! Sans adopter la philosophie bouddhiste ou autre, nous sommes devant une évidence de laquelle nous ne pouvons échapper, faudra bien l'accepter !
Si j'osais, je vous dirai que cela ne me déplaît pas, bien que je craigne une explosion, que j'ai peur également, pour nos enfants en particulier, ai l'impression que nous entrons dans l'évidence, du moins cette dernière nous rattrape, elle est douloureuse certes, violente, elle nous entraîne loin des illusions, d'un monde de paillettes et d'âneries sans nom ! Ce sera le prix à payer.
Désolée, vraiment, de continuer cet échange sur ce ton. Mais bon, dans votre "article si bien écrit", n''avez-vous pas tendu la perche ? Alors je l'ai saisie ! Merci "hommelibre". Au fait vous y croyez à la liberté de l'humain ? Bon je cesse !
Merci Josy, et sorry de vous répondre un peu tardivement.
J'apprécie votre "psychologisation" du karma. Tout ce qui a été détourné, refoulé, et qui revient en force. Je pense par exemple que nous n'avons pas encore digéré les grands drames du 20e siècle et qu'entre répétition, rumination et vomissement, nous n'avançons pas. En ce sens il y a un karma individuel et collectif qui ne trouve pas encore sa résolution.
Oui, la crainte d'une explosion me parle. Et une explosion non libératrice mais revancharde, vengeresse de tout et son contraire, sans même plus de vraie perspective politique ou philosophique.
Il me paraît urgent de réfléchir et de tout remettre à plat pour redéfinir une perspective qui donne envie. Mais cela veut dire accepter de tout débattre, y compris les ancrages politiques, religieux, les croyances écologiques, tenter de voir les choses dans leur complexité avant de reprendre le chemin. Car des vues partielles reproduiraient probablement les fondements qui nous ont amenés ici.
Que pourrais-je ajouter à vos lignes ? J'adhère totalement à votre réflexion. Simplement il est grand temps à présent de passer à l'action. Vous, moi et d'autres, ceux ayant suffisamment pensé se doivent d'agir, humblement et sincèrement. Pour ma part je fais peu, il arrive que j'agace ceux n'étant pas prêts à entendre que nous allons droit dans le mur si nous continuons à vivre de cette façon.
Consommation, compétition, jouissance immédiate, appât du gain, alimentation dangereuse, individualisme à tout craint, divertissement pour oublier nos conditions... plus encore et pire sont nos étroits objectifs.
Ai découvert qu'il y avait peut-être une porte de sortie dans cette prison. Donner, s'offrir, sourire, partager... aimer ! C'est peu ?! Sans doute, seulement nos ego ne lachent pas facilement le morceau ! Je dois vous sembler un brin idéaliste, je l'accepte, mais ne changerai pas mes options ;-)
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J’imagine que vous avez fait, à l’instar de nos "journalistes", une enquête approfondie (concrète) et particulièrement sur le sujet de votre billet... avant d’en parler et de rester dans un pur imaginaire..
Evidemment.
:rolleyes:
Superbe billet, si bien écrit. On peut trouver ce mariage inique ou au contraire procurant une certaine joie, on peut aussi être effectivment plus distant, tout ce qui fait l'actualité n'est pas censé nous faire réagir, se positionner pour ou contre.
Quoi qu'il en soit, les costumes étaient pas mal.
Yes!!!... :-))
"quand l’enfant veut devenir roi on l’admire. Et quand il le devient on le lui reproche."
Il en est de même pour celui qui devient chef, démocrate ou dictateur en passant par les "stars" en tous genres ou autres ascensions sociales attisant admiration et rejet-jalousie. Est-ce à dire que ceux du populo aiment plus les rêves que leur réalisation ? En d'autres mots, le désir serait plus fort que la réalité, non ?
La question est opportune... Ce n'est pas à exclure, du moins dans la mentalité européenne. Il semble que ce soit moins le cas aux Etats-Unis.
La question pourrait viser la "rancoeur" ressentie, face à la réussite de l'autre... quel qu'il soit. Bien entendu ce n'est pas toujours le cas, seulement elle se rencontre dans pas mal de situations.
Cette rancoeur n'est-elle pas liée à notre impuissance personnelle et lorsqu'elle s'étend, n'est-elle pas reliée à une faiblesse nationale, une névrose quasi générale... une conséquence de l'Histoire ? Laquelle ?
Le seul fait qu'aux Etats-Unis la mentalité soit différente sur ce point pourrait nous donner des pistes de réflexion. Il serait temps et bon de se débarasser de cette lourdeur d'esprit qui nous gâche la vie, surtout gâche celle des autres et stoppe pas mal l'évolution des choses.
Je partage votre point de vue.Il y a un vrai travail individuel - et peut-être aussi collectif - à faire sur ce sujet. La réussite scolaire d'un enfant est valorisée par la famille. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour la réussite des adultes?
Cela suppose en effet de dépasser l'impuissance personnelle, de ne pas cultiver la jalousie et l'envie de l'autre. Ce qui, dans une europe très marquée par les luttes sociales, serait vite pris pour un discours réactionnaire: ne pas envier le riche, ne pas lui en vouloir s'il est riche, heurte un sentiment réel ou imaginaire d'injustice. Le riche n'est pas un exemple à suivre, c'est un ennemi à combattre.
Il y a peut-être une piste de ce côté. Mais le terrain est miné.
Alors, tournons nos esprits vers les bouddhisme et sa notion de karma !
Le karma vous me dites ? Ben oui, ce serait une piste pour éclairer nos conditions existencielles présentes. Pauvre ou riche, beau ou laid, intelligent ou imbécile, les causes sont en nous, depuis l'origine, c'est à dire depuis la nuit des temps et notre première incarnation en amibe ou en rhinocéros !
C'est aussi une notion de mérite, nous avons récolté ce que nous avons semé, dans cette vie et dans bien d'autres.
Et si c'était vrai ? Ne rien réfuter ouvre des horizons, non ?!
Ne rien réfuter ouvre des horizons, en effet. D'ailleurs réfuter sur quelle base? Pourquoi ne serait-ce pas aussi juste, voire plus, qu'une autre conception?
Pour moi les différences entre els humains sont un questionnement habituel. Pourquoi ces différences biologiques, mentales, sociales? Je suis peu convaincu par l'hypothèse qui repose uniquement sur la construction sociale des différences. Elle me semble insuffisante, et elle a comme principe que l'extérieur moule l'intérieur. Mais qu'est-ce donc qui a moulé la société? Sinon nous-mêmes?
J'entends parfois la crainte qu'une démarche liée au karma démobilise face à des injustices sociales qui peuvent être combattues socialement. Mais le karma n'empêche pas de mener aussi un combat social.
La différence avec une idéologie politique est que l'individu se questionne sans cesse sur sa propre part dans ce qu'il vit.
Je ne suis pas bouddhiste, bien que cette philosophie est celle qui me paraît la plus ouverte et adaptée à notre époque, parce que dépourvue de croyances. Mais j'admets que d'une manière ou d'une autre il y a une mémoire active en nous, des archétypes de comportement qui nous modèlent, sans que je puisse les théoriser.
C'est très intéressant que vous abordiez ce sujet aujourd'hui.
Votre dernier mot "aujourd'hui" me donne à penser que vous aussi avez approché ce sujet ces jours derniers. C'est juste une intuition, je vous la livre, sans crainte de me tromper.
Le monde, l'humanité qui l'occupe, la planète dans sa globalité est en ébullition semble t-il, d'ailleurs ne l'a t-elle pas toujours été ? Seulement nous l'avons ignoré, trop occupés à échaffauder des rêves et des désirs sans lien avec la réalité. Sommes sur un volcan en permanence et toutes les vies sont dans la totale impermanence. Toutefois, un retour de refoulé, un karma général bien gratiné commence à venir nous chatouiller. L'humanité avait ignoré cette notion. Trop d'illusions, de désirs détournés, de jouissance immédiate, d'égocentrisme, d'infantilisme, d'avidité, de non compassion, de manque de concentration nous ont habités... "aujourd'hui", nous récoltons ! Sans adopter la philosophie bouddhiste ou autre, nous sommes devant une évidence de laquelle nous ne pouvons échapper, faudra bien l'accepter !
Si j'osais, je vous dirai que cela ne me déplaît pas, bien que je craigne une explosion, que j'ai peur également, pour nos enfants en particulier, ai l'impression que nous entrons dans l'évidence, du moins cette dernière nous rattrape, elle est douloureuse certes, violente, elle nous entraîne loin des illusions, d'un monde de paillettes et d'âneries sans nom ! Ce sera le prix à payer.
Désolée, vraiment, de continuer cet échange sur ce ton. Mais bon, dans votre "article si bien écrit", n''avez-vous pas tendu la perche ? Alors je l'ai saisie ! Merci "hommelibre". Au fait vous y croyez à la liberté de l'humain ? Bon je cesse !
Merci Josy, et sorry de vous répondre un peu tardivement.
J'apprécie votre "psychologisation" du karma. Tout ce qui a été détourné, refoulé, et qui revient en force. Je pense par exemple que nous n'avons pas encore digéré les grands drames du 20e siècle et qu'entre répétition, rumination et vomissement, nous n'avançons pas. En ce sens il y a un karma individuel et collectif qui ne trouve pas encore sa résolution.
Oui, la crainte d'une explosion me parle. Et une explosion non libératrice mais revancharde, vengeresse de tout et son contraire, sans même plus de vraie perspective politique ou philosophique.
Il me paraît urgent de réfléchir et de tout remettre à plat pour redéfinir une perspective qui donne envie. Mais cela veut dire accepter de tout débattre, y compris les ancrages politiques, religieux, les croyances écologiques, tenter de voir les choses dans leur complexité avant de reprendre le chemin. Car des vues partielles reproduiraient probablement les fondements qui nous ont amenés ici.
Bien à vous.
Que pourrais-je ajouter à vos lignes ? J'adhère totalement à votre réflexion. Simplement il est grand temps à présent de passer à l'action. Vous, moi et d'autres, ceux ayant suffisamment pensé se doivent d'agir, humblement et sincèrement. Pour ma part je fais peu, il arrive que j'agace ceux n'étant pas prêts à entendre que nous allons droit dans le mur si nous continuons à vivre de cette façon.
Consommation, compétition, jouissance immédiate, appât du gain, alimentation dangereuse, individualisme à tout craint, divertissement pour oublier nos conditions... plus encore et pire sont nos étroits objectifs.
Ai découvert qu'il y avait peut-être une porte de sortie dans cette prison. Donner, s'offrir, sourire, partager... aimer ! C'est peu ?! Sans doute, seulement nos ego ne lachent pas facilement le morceau ! Je dois vous sembler un brin idéaliste, je l'accepte, mais ne changerai pas mes options ;-)
"Tcho" comme l'on dit en Suissie. ;-)