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Ça y est, c’est la fin du féminisme!

Le Nicaragua vient d’adopter une loi qui, sous une intention en apparence louable commence à sonner le glas de l’égalité. Ce pays n’est pas le seul dans ce cas: plusieurs autres pays d’Amérique latine font ou ont fait de même. Et cela pourrait venir en France.

Fem-3.gifLa fin de l'égalité...
Ce qui se passe est que sous l’influence du féminisme la loi devient genrée. Et aucune féministe ne s’oppose à cette disposition. Il semblait que le féminisme voulait l’égalité et la diminution des stéréotypes de genres. On constate clairement que ce n’est pas le cas. La revendication d’égalité n’a plus de sens. Cette idéologie administre la preuve qu’elle est anti-démocratique et anti-hommes.
Il faut bien prendre la mesure de la gravité de ce qui se joue là. Cela n’a l’air de rien en apparence. On se dit: «Oh, ce n’est que quelques hommes qui sont visés, cela ne touche pas l’ensemble de la société». Détrompons-nous. Une brèche s’ouvre dans l’esprit même des lois, censées être gardiennes des valeurs. La justice est pervertie et l’égalité bafouée. Les hommes et les femmes ne sont plus égaux. C’est la fin de l’égalité parce que, à crime égal, la notion de genre l’emporte.
Il n’y a qu’une catégorie de personnes qui justifie une telle différence de traitement: les enfants et les mineurs en général (hors handicap ou autre type de dépendance). Ce qui est normal vu leur statut juridique différent et leur dépendance à l’égard des adultes. Cette loi sur le féminicide signifie donc que les femmes ne sont juridiquement pas égales aux hommes - comme les enfants.
Imaginons qu’une loi contre le racisme stipule que celui-ci serait plus grave s’il s’agit d’africains que d’asiatiques. Ce serait une aberration juridique, culturelle, morale, sociale. Et bien nous sommes entrés dans l’aberration. C’est fait. Nous ne sommes plus dans le principe d’égalité.
L’égalité, la démocratie et la société de liberté s’achèvent sous les coups de boutoir du féminisme. Les hommes et les femmes ne sont désormais plus liés par un contrat juridique et moral d’égalité ou de réciprocité. On peut donc penser que c’est chacun pour soi, et que celui qui empoche le plus a raison hors de toute considération juridique ou morale. La sauvagerie va se déchaîner un peu plus et le couple, déjà en lambeaux, n’aura plus qu’un seul avenir: la soumission des hommes à la justice féministe. Ce qui est totalement exclu.
.. et du féminisme

Et les féministes adeptes des théories gender, où sont-elles? On ne les entend pas. Elles devraient pourtant se lever et donner de la voix contre ce genrisme qui gagne la société. Non. Elles se taisent. Elles ne semblent pas concernées.
On est pourtant ici à un tournant crucial du féminisme: soit on amplifie le genrisme dans tous les domaines, y compris juridique, et le discours contre le patriarcat et ses stéréotypes de genre n’a plus aucun sens. Soit on rejette tout genrisme. Les féministes ne peuvent pas indéfiniment jouer sur tous les tableaux.
Quoi qu’il en soit à jouer les victimes puisque le féminisme est clairement une idéologie prédatrice. On peut craindre de plus en plus la violence qui va naître de ces lois, et - il faut insister sur ce point - la sauvagerie dont ce qui reste du couple va être le théâtre.
La seule bonne nouvelle est que ces lois n’annoncent pas seulement la fin de l’égalité: elles signifient également la fin de l’idéologie féministe, auto-détruite par ses propres contradictions. L’idéologie continuera encore quelques temps sur sa lancée, mais son absurdité, ses profondes contradictions, son agressivité genrée et son orientation anti-sociale sont manifestes. Le féminisme est mort, intellectuellement et moralement. Il reste à continuer à le déconstruire socialement, afin de restaurer l’égalité hommes-femmes.
La société a toléré longtemps ce courant antidémocratique en son sein et lui a déroulé le tapis rouge. Le réveil sera dur et la réparation longue.

Tous les commentaires

Art Monica, pas plus curieux que votre prisme. D'abord personne ne dit qu'il y aurait une quelconque normalité aux meurtres de femmes, aux viols et à toute maltraitance.

 

Par contre, je m'étonne que le meurtre d'hommes semble banalisé au point de n'en pas parler. Non seulement les meurtres conjugaux, qui sont moins nombreux mais existent, mais l'ensemble des meurtres. Dans l'article que vous avez mis en lien, le fait de considérer une femme assassinée comme appartenant à un gang ou prostituée serait discriminant. Que dire alors des dizaines de milliers d'hommes tués au Mexique parce qu'ils sont dealers ou membres d'un gang? Discrimination identique.

 

Le problème que je soulève est la loi de genre, qui est inacceptable, et qui montre le visage final du féminisme tels qu'il est devenu. Je pense que c'est un prisme très opportun et légitime.

Une telle loi n'a une portée que conjoncturelle, pour éviter à nombre de meurtres de fillettes et de femmes d'être impunis, voire non traités par la justice. On peut espérer que l'évolution des mentalités la rendra à terme inutile. - Les meurtres des hommes sont aussi horribles que les meurtres de femmes, mais il se trouve qu'ils sont moins niés. Personne ne songe (ou alors des dingues, et je n'en connais pas) à juger plus grave un meurtre de femme qu'un meurtre d'homme.

Art Monica: je reste d'abord ferme sur la question que l'on ne doit pas édicter des lois de genre. Tout le monde se donne des raisons pour détester quelqu'un. Mais quand cela en vient à des lois c'est très dangereux pour la démocratie.

 

Tout cela n'est pas anecdotique. Il y a quelques années des provinces canadiennes se sont dotées de lois et de règlement de genre. Une femme peut téléphoner à un juge, et sans le voir, sans une preuve ni témoignage, lui dire qu'elle se sent menacée par son conjoint, et la police intervient, éloigne ou emprisonne l'homme, donne maison, voiture et comptes en banque à la femme.

 

Les campagnes contre la violence sont totalement genrées. Il y a un déni fait sur la violence faite aux hommes. Il y a fantaisie et surenchère dans les chiffres. Il y a totale contradiction entre la tendance agressive et genrée du féminisme et la tendance gender, ce qui permet de jouer sur tous les tableaux.

 

Il y a quelques années Hélène Palma démolissait la loi sur l'autorité parentale conjointe en arguant que 55% des hommes étaient violents et que c'était un moyen de contrôler leur ex.

 

En mai, après l'affaire Sofitel, Peggy Sastre et d'autres relançaient le stéréotype de violeur par nature pour les hommes.

 

Le mythe de la domination masculine est utilisé ad libitum pour justifier toute préférence féminine. La culpabilisation des hommes marche à plein. La différenciation-répartition des rôles n'avait certainement pas pour but de ligoter ou d'écraser les femmes. Mais ce n'est pas le sujet aujourd'hui, cela nous entraînerait trop loin. Dans les Balkans un tribunal des femmes a été constitué pour juger (sans effet réel mais avec dénonciation publique) les hommes supposés coupables de crimes de guerre.

 

Bref, le climat est là. Vous dites que le Nicaragua est une question conjoncturelle. Mais c'est bientôt toute l'Amérique latine qui aura ces lois, et l'on en reparle en France. Je préfère alerter en provoquer le débat avant qu'il ne soit trop tard.

 

Que l'on contraigne par des manifs, des pétitions en ligne, des articles, les gouvernement à être plus durs et rigoureux en matière de criminalité, je suis d'accord. Mais faire voter une loi de genre ne changera rien, absolument rien, en plus d'être gravement antidémocratique et anti-hommes. Il faut une volonté politique, des hommes en nombre sur le terrain, etc.

 

Je crois que ces lois illustrent non seulement une tendance mais aussi une volonté du féminisme.

La volonté de légiférer n'est pas spécifiquement féministe, vous le voyez bien en France. C'est une stratégie que des groupes minoritaires utilisent, espérant provoquer un changement de mentalité et lutter contre des oppressions, ou dont des politiciens usent et abusent pour exercer un contrôle social tous azimuts. - Vous attribuez au féminisme une intentionnalité maligne systématique, quasiment comploteuse, qu'il n'a pas.

Nous n'avons pas le même point de vue, Art Monica. De plus, lutter contre une (supposée) oppression en en installant une autre cela n'a pas de sens.

 

Le discours féministe est le discours dominant, il a pris le pouvoir. Quand on est au pouvoir on ne joue pas sur le tableau de la victime et du rebelle. Le féminisme n'a plus rien de rebelle, c'est l'idéologie dominante. Il ne bénéficie plus del'état de grâce du néo-rebelle ou de la victime. Mais il continue inlassablement à vendre sa victimisation univoque.

 

A tout le moins, on peut constater qu'il n'a rien d'un humanisme mais qu'il est bien un communautarisme.

Les lois de genre, la discrimination par le genre, ne sont pas acceptables. C'est une dérive grave. Le féminisme montre ici son intention, et sa contradiction sans solution.

J'ajoute que les lois de genre sont équivalentes à des lois racistes. Qu'il se trouve des personnes pour justifier et défendre cela est grave.
Le féminisme montre ici la nature de son idéologie: suprémaciste, communautariste, équivalente raciste, élitiste, différencialiste: une idéologie digne des années 1930.
Il se joue sur un décalage: des femmes subissent des discriminations et de la violence, et c'est en leur nom que le mouvement prétend se battre. Mais les leaders bourgeoises du mouvement ne réclament que des postes à pouvoir. Elles se servent du peuple pour se placer. L'égalité des fonctions dirigeantes ne servira en rien les femmes et les hommes du peuple. Les caissières de supermarchés ne sont pas les copines des grandes bourgeoises riches formées dans les université qui dirigent le mouvement et disent ce qu'il faut penser.

"Le féminisme est mort...reste à continuer à le déconstruire afin de restaurer l'égalité Hommes/Femmes."

Votre réflexion est paradoxale d'où sa richesse, d'où les préventions qu'elle suscite. On le mesure dans les commentaires.

Un exemple tout de même local, le Nicaragua sert de point de départ à votre argumentaire, vous redoutez que toute l'Amérique latine ne soit gagnée, puis l'Europe entière...par une gynocratie plus qu' improbable.La femme, la petite fille, est encore maltraitée dans bien des contrées.

Concernant le "féminicide", c'est un terme que j'ai entendu employer par le père de la jeune femme Cassandre assassinée avec son amie cet été, c'est son combat probablement ultime, comme un devoir qu'il veut rendre à la morte qui lui est chère, pour lui ce concept qu'il voudrait voir s'inscrire dans la loi s'ancre dans sa chair ( et dans le mythe que le prénom nous désignait.)

"le féminisme est une idéologie prédatrice". Le mot "prédateur"( par ailleurs vous en conviendrez asséné à tort et à travers au moindre fait-divers) n'est pas adéquat. Mais il y a des dérives, des excès manipulateurs et "le théâtre sauvage du couple" que vous dénoncez ou redoutez est sous nos cieux, souvent un fait.

Pour conclure provisoirement restaurer ( instaurer ?) l'égalité Hommes/Femmes (je reprends vos termes) me semble un beau programme.

Je comprends bien les réactions car je vais volontiers à contre-courant et je ne marche pas dasns le discours dominant. De plus je ne rechigne pas à la polémique si elle peut susciter une réflexion, ce que j'espère au-delà des réactions désagréables ou épidermiques.

 

Votre détestation de la Femme est grave. Vous devriez vous soigner. Devriez faire un tour sur le blog de Nihile. On y parle de vos semblables et de vous peut-être.

La peur nécessite d'abord d'être rendue consciente avant de pouvoir être combattue, Elisa13. Là il y a encore du chemin, semble-t-il.

Sourire

Tout au plus dirais-je : "Oh le beau cas !".

SaleMine: comme d'hab: prout!

ce que j'espère au-delà des réactions désagréables ou épidermiques.

Menteur. Vous détestez le débat. Point. Et tout votre blog le démontre. Donc vos éructations scatologiques...Rire

Mais SaleMine, vous vous foutez du monde, pardi! Débat avec qui veut bien débattre, pas de souci. Mais pas avec vous, vous ne débattez pas. Et puis s'il n'y a pas de débat, ni de simple échange, ce n'est pas grave. J'espère en effet, comme je l'ai écrit plus haut et pour quoi vous me traitez avec votre arrogance habituelle de menteur, j'espère que quelques-un-e-s auront envie d'y réfléchir.

 

Vous, je n'y compte pas: vous ne réfléchissez pas.

Il suffit d'aller voir sur quelques billets antérieurs pour s'apercevoir que ce que vous dites sur votre "aptitude au dialogue" est erroné. Que les curieux s'y intéressent.

 

Accessoirement, le détournement de mon pseudo en dit long sur cette "aptitude au dialogue" dont vous voudriez vous parer. Vos commentaires témoignent du contraire de ce qu'ils prétendent défendre. Mais c'est quelque chose que vous ai déjà dit en d'autres temps. A titre de suggestion pour vos prochaines attaques à mon égard, les agressions ad hominem ont peu de chance de conférer un tout petit peu de crédit à vos propos.

 

Et n'oubliez pas que ceci est un espace public, pas un petit cocon personnel Rire

 

Samines, vous continuez à vous foutre du monde - et de moi accessoirement.

 

"Accessoirement, le détournement de mon pseudo en dit long sur cette "aptitude au dialogue" dont vous voudriez vous parer."

 

Quelle petite mémoire. Un peu de poisson vous ferait du bien. Car c'est vous qui le premier vous êtes autorisé à déformer mon pseudo. Je ne fais que vous imiter. Désagréable, non? Alors vos blabla, gardez-les vous.

 

Quand aux attaques ad hominem que vous avez écrites contre moi je ne les compte plus. Vous êtes non seulement bête mais aussi un modèle d'hypocrisie.

Elisa, mais enfin... "La Femme", avec un grand F. Comme si le féminisme était toutes les femmes, mieux: La Femme".

 

Non, non, il y a erreur. Les féministes ne sont pas toutes les femmes, et encore moins La Femme.

 

Quant à ma supposée détestation de "la Femme", je vous prie d'étayer et de montrer dans mes écrit où je parlerais globalement de "la Femme" en la dénigrant ou en la détestant. Je fais bien la part des choses: je parle de ce qu'est devenu le féminisme et de son évolution anti-démocratique.

Montrer dans vos écrits ? Mais tout votre blog respire la détestation de l'autre moitié de l'humanité...

 

C'est vraiment votre interprétation mais ce n'est en rien la réalité. Je parle de ce qu'est devenu le féminisme, des nouvelles injustices qui se créent, des accusations de genre contre les hommes, du déni de la violence faite aux hommes, d'un désaccord très net sur la lecture de l'Histoire, et des crimes au féminin pour tenter de décliver cette question.

 

J'ai déjà exprimé combien l'excision, la lapidation, la violence faites aux femmes et aux hommes est anormale. J'ai également exprimé ma solidarité avec des femmes maltraitées. J'ai dit mon admiration pour "la Femme".

 

Donc, non. Vous n'avez retenu qu'une partie des choses. Libre à vous. Mais j'affirme mon désaccord avec votre interprétation. Ce que vous dites de moi n'est pas la réalité.

 

Mais je ne vais pas vous convaincre, même pas essayer, car l'enjeu de ce que j'écris n'est pas là.

C'est vraiment votre interprétation mais ce n'est en rien la réalité

Non non. C'est ce que vous montrez. Mais vous refusez d'en convenir. Point.

"Votre détestation de la Femme est grave. Vous devriez vous soigner. Devriez faire un tour sur le blog de Nihile. On y parle de vos semblables et de vous peut-être."

01/12/2011, 20:06PAR ELISA13

Bonsoir Nihile. J'ai du mal. J'avoue que moi aussi quelquefois, je sens que je n'aime pas le genre masculin. Ou plutôt, si j'en aime vraiment certains, comme mon meilleur ami par exemple, c'est qu'ils ont leur part de féminité non dissimulée. Mais pour les autres, les gros tas plein de leur suffisance testéronée, ce n'est pas de la détestation, mais carrément du mépris...

Je ne sais pas pourquoi, mais dans ton billet, se dessine quelqu'un... Clin d'oeil

03/12/2011, 15:30PAR NIHILE

C'est dur d'oser avouer qu'on est misandre. (sorte de maladie honteuse ou formatage réussi ?)

MALASSIS

(entre deux chaises ? pardon, c'est hommelibre qui déteint)

Hommelibre et moi-même nous connaissons un peu par des échanges passés. Il est misogyne "un peu obsessionnellement ", et il m'a fait découvrir que je suis misandre "tempérée". Je l'en remercie vraiment car maintenant j'assume ouvertement.

J'ai également lu des passages de son livre (n'ai pu aller jusqu'au bout). Qu'il se pense romantique, je veux bien le croire. Mais en ce qui me concerne le romantisme n'est pas un sentimentalisme "à l'eau de rose".

Hommelibre est à la recherche du Graal, c'est ce qui lui permet de se supporter.

Tiens, c'est quoi là? Un clan de psy déjantés?

 

Que vous trouviez ce que vous avez lu de mon roman du sentimentaliusme à l'eau de rose en dit long sur votre conception de la sensibilité et du jeu amoureux. Des grosses bottes à pointes en fer doivent mieux vous convenir.

 

Me traiter de misogyne pour pouvoir enfin assumer que vous êtes misandre, quelle malhonnêteté intellectuelle. Mais je sais qu'ici sur MDP, bastion d'une forme de nomenklatura, l'honnêteté intellectuelle n'est pas une denrée courante ni appréciée. L'arrogance y est tellement mieux portée. Entre les clans de MDP et le clan Sarkozy, je me demande qui sont les pires. Pauvre France.

 

Et tout cela pour noyer le poisson: les lois de genre sont des atteintes particulièrement graves à la démocratie. Chacun choisit son camp. Moi j'ai choisi la démocratie.

"Entre les clans de MDP et le clan Sarkozy, je me demande qui sont les pires."

Le clan (c'est vous qui le dites) de MDP ( n') est (qu') espace de paroles, avec parfois des excès que l'anonymat éventuellement garantit. Mais il faut aller sur d'autres sites pour voir à quel point ignorance et vulgarité morale y règnent, à côté de quoi MDP se tient. Vous-même, dans une interview que j'ai visionnée vous méfiez de vos propres propos ( parfois agressifs) à l'abri du média en ligne.

D'autre part le mettre en parallèle avec le clan Sarkozy ne colle pas. Ce clan-là détient le pouvoir , la plupart des médias ouverts au grand-public (radio, télé, journaux papier), les postes-clés en politique, économie etc. la brutalité des attaques, la vraie vulgarité et l'argent-roi. Il y a eu et il y a de nombreux articles édifiants ( le dernier en date, la Colombie) sur ce clan-là, sur MDP.

Mais on s'éloigne de la controverse sur le féminisme...

@ Leventselève:

 

Je vous entends, mais je trouve qu'il y a sur MDP une violence verbales fréquente, dans laquelle je suis parfois tombé en réaction. L'agression est quand-même fréquente, le procès d'intention aussi. Et des clans, j'ai vraiment le sentiments qu'il y a en a. Je l'ai vu dans la manière dont certains commentaires se répondaient parfois.

 

Je ne vais pas refaire l'historique.

 

Mais peut-être suis-je masochiste de continuer à poster ici...

Sourire

Peut-être...

HOMMELIBRE : (n'étiez-vous pas un psy-quelque chose auparavant ?)

vous choisissez la démocratie. Je vous comprends :

Quelques dates clés1791 : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges, dont le préambule commence ainsi : "Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en Assemblée nationale".

1804 : Le Code civil donne aux femmes des droits civils mais leur refuse les droits politiques.

1893 : Octroi du droit de vote aux femmes en Nouvelle-Zélande, premier pays au monde à l’accorder ; la Grande-Bretagne (pour les femmes de plus de 30 ans jusqu’en 1928) , la Suède et l’Allemagne l’accordent en 1918, le Canada et les Pays-Bas en 1919, les É tats-Unis en 1920 (quelques États l’avaient déjà adopté avant ).

21 avril 1944 : L’ordonnance d’Alger accorde le droit de vote aux femmes françaises.

27 octobre 1946 : Le préambule de la constitution proclame : "la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme" (art.3) .

8 juillet 1999 : Une révision constitutionnelle ajoute à l’article 3 de la Constitution de 1958 la disposition suivante "la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives" et prévoit que les partis doivent "contribuer à la mise en oeuvre" de ce principe (art. 4).

6 juin 2000 :La loi sur la parité en politique module l’aide publique aux partis politiques en fonction de leur respect de l’application de la parité pour la présentation des candidats aux élections

9 mai 2001  : La loi Génisson sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes poursuit dans une direction amorcée par la loi Roudy du 13 juillet 1983.

24 mars 2005  : Dépôt d’un projet de loi sur l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.

 

La démocratie est-elle misogyne qu'il faille tant de lois pour rééquilibrer constamment ?

Nihile,

 

Nous sommes d'accord que le code Napoléon a été le sommet d'un cycle de régression sociale pour les femmes. Je le dis sans retenue: c'était inacceptable. J'ai entièrement soutenu le féminisme réformiste.

 

Le droit de vote pour les femmes est venu au milieu du XXe siècle. Et pour les hommes? Pas longtemps avant. Fin du XIXe (officiellement 1848 mais le vote censitaire a perduré encore. Et avant cela le vote était très limité, et avant il n'y avait pas de vote.

 

La discrimination du vote est un exemple intéressant: la domination a été une affaire de classe, pas de genres. Le féminisme actuel est une lutte des classes superposée aux sexes. Le plus amusant est que les leaders sont souvent des bourgeoises aisées, pas des caissières de supermarchés.

Hommelibre

je vous suis en partie. Le ou plutôt les féminismes sont nécessaires comme les masculinismes, les pacifismes, les environnementalismes, les corporatismes, etc. Ils ne sont pas toujours en contradiction. Et ils sont intimement liés aux luttes sociales.

exemple : « La féministe et le masculiniste se sont pourtant retrouvés du même côté de la table à défendre la pertinence d'appliquer la garde partagée systématiquement dans les cas de séparation. », Josée Blanchette, « Masculiniste contre féministe », Le Devoir, 27 mai 2005.

 

Votre "avant il n'y avait pas de vote" est faux. (mais c'est un autre débat).

 

La discrimination du vote a été une affaire de classe, pas de genres : faux. Elle a été les deux.

Suffrage censitaire masculin si paiement d'impôt = citoyens actifs, en 1791,

suffrage universel masculin mais limité par un système de liste de confiance sous le régime du Consulat,

sous la Restauration, retour au suffrage censitaire masculin pour hommes à partir de 30 ans payant un droit de vote avec pour être élu avoir 40 ans minimum et payer au moins 1000 francs de contribution directe (avantages donnés aux grands propriétaires fonciers et à l'aristocratie conservatrice et légitimiste). etc, etc....

 

Affiche « Contre l'alcool, le taudis, la guerre », les femmes veulent voter (vers 1920) de « L’union française pour le suffrage des femmes ». Ce mouvement luttait pour l’extension du droit au suffrage aux femmes en raison de leur contribution propre au fonctionnement de la société et notamment de leur lutte contre les « fléaux sociaux »
©Assemblée Nationale

 

J'ai de nombreuses amies caissières de supermarchés (je ne suis pas bourgeoise, loin de là) et ces femmes intelligentes sont souvent féministes et avec raison !

 

cordialement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NIHILE

Je me contentai de faire le paralèlle entre le "vous devriez vous faire soigner" adressée à hommelibre et ce que dis cette meme personne sur votre article sur la mysandrie... A faire soigner aussi ?

 

Pour les chaises, ne vous inquieter pas, on me le dis souvent !

Oui, nous devrions tous nous faire soigner. Parfois, on essaie.

Vous n'auriez pas dû soutirer ce passage dans les commentaires de mon billet ainsi sans explication. C'est un "coup bas". D'autant que je ne visais personne en particulier. Et je connais bien ELISA13, et la respecte, pour comprendre ce qu'elle a voulu dire.

 

Quand aux chaises, c'était pour me mettre au niveau SaleMine.

Bref, voilà un billet et des commentaires très productifs, et Hommelibre n'a toujours pas d'humour.

Avez-vous lu les billets d'Hommelibre ?

Vous inquietez pas Nihile. Le mal assis a décidé d'être mon troll attitré. Il me suit, me piste. Mais s'il savait comme je m'en fous...

Juste une recherche de tendresse, le troll. Une recherche d'attention... C'est pathétique. Mais pas grave. Quand il en aura marre, il arrêtera, bien avant que je me lasse de MdP.

Bonne soirée Nihile Sourire

HL, le fait est que vous avez vécu une affaire incroyablement injuste dont on comprend qu'elle vous ait marqué mais j' espère pour vous que vous allez parvenir à voir le monde autrement qu'à travers ce prisme. Le féminisme extrémiste animé par la haine du mâle existe, bien sûr (tout mouvement de pensée a ses dingos) mais il est ultra minoritaire et sans influence réelle. Le cas du Nicaragua n'a rien a voir : il s'agit d'essayer de lutter contre un type de violence criminelle qui concerne sélectivement les femmes.

Virgil,

 

Ce serait aussi plus cool pour moi. Mais cela a marqué ma vie et les conséquences sont toujours présentes dans ma santé et ma profession.

 

J'imagine qu'une femme violée pourrait aussi décider de se battre pour tenter de faire évoluer les choses.

 

Croyez bien que ce prisme n'est de loin pas celui que je préfère. Etant un grand romantique, ma vision de la vie et des relations hommes-femmes est initialement à l'opposé de tout juridisme ou bataille de pouvoir.

En "grand romantique" ?

Alors là, je viens de mourir de rire.

Oh, pas la peine d'aller jusqu'à mourir pour ça. Vous n'en savez rien. Vous ne voyez que quelques degrés de ma circonférence. Faites-moi au moins la politesse d'être étonnée. Pas besoin de votre mépris.

 

Vous devriez lire mon roman "Le diable en été" paru chez publibook.com.

 

Les romantiques tentent d'aller au bout d'eux-même et n'économisent pas leurs états d'âme. Ce ne sont pas des fleurs bleues mais des amoureux intenses. Ils se sont aussi dans le passé investis politiquement, n'ont pas été tendres envers l'injustice et la tyrannie. Très personnels et individualistes, ils ont préservé leur différence. C'est entre autres grâce à eux que l'individu et la personnalité, ainsi que le libre arbitre qui en découle, ont pris autant d'importance, car eux vivaient dans leurs tripes ce que d'autres théorisaient.

 

Mais vous savez, je me fiche que vous me croyiez ou non. Cela n'a aucune importance. Je réagis parce que votre éclat de rire résonne de manière si décalée, méprisante et arrogante que je me suis dit qu'il ne fallait pas vous laisser mourir idiote.

 

Sourire

Cher Homme libre, là vous tombez mal, parce que j'ai dans mon entourage (mon meilleur ami) un homme romantique, un vrai, grand poète, toujours malheureux d'ailleurs. Un vrai de vrai romantique, à l'ancienne, et lui, respectueux des femmes, adorateur des femmes, éternel amoureux des femmes.

 

Là oui, il y a du romantisme. Chez vous, je ne mets pas votre parole en doute, mais disons que ça me surprend au vu de vos écrits. Mais si vous le dites hein ?

 

Elisa,

 

Vous avez le droit d'être en total désaccord avec moi, c'est la moindre des choses entre humains. Je sais que mes propos vont souvent à contre-courant. Mon expérience laisse des traces, comme toute expérience. La théorisation que j'en fais rencontre aussi souvent l'accord que le désaccord.

 

Mais si nous commencions par éviter toute attaque personnelle pour ne parler que du fond, ou de nos sentiments sur la question sans procès d'intention ou mise en cause ad hominem?

 

Je n'écris mes billets ni par misogynie ni pas machisme indécrottable. Ce n'est pas mon genre. Mon analyse est certes avancée avec une certaine vigueur, avec provocation parfois, mais elle est loin d'être gratuite. Elle ne va pas dans le sens de la pensée dominante actuelle. Tant mieux au fond. Je comprends bien ce qu'il peut y avoir de dérangeant de parler de la violence faite aux hommes et de suggérer de cesser d'en faire une question de sexe. De dérangeant aussi à remettre en question la théorie un peu trop systématique de la domination masculine dans le sens d'une mise en esclavage des femmes.

 

Je n'ai pas fini d'en parler. Donc si vous souhaitez que nous en parlions sans attaque personnelle, mais essentiellement sur des arguments, j'y suis ouvert.

 

Pour ce qui est du romantisme, mes amies proches - majoritairement des femmes - vous le confirmeraient. Ce qui ne m'empêche pas d'être aussi un combattant quand c'est nécessaire, et parfois d'être très fâché.

Virgil Brill ayant fait allusion à l"affaire incroyablement injuste qui vous a marqué", j'ai navigué sur le net pour savoir et comprendre; on y parle de vos problèmes judiciaires, de vos livres, on vous y voit parler (vous n'êtes dès lors plus tout à fait virtuel) et j'ai mesuré à quel point votre histoire personnelle avait été cruelle et marquante.

J'imagine que votre réflexion sur le féminisme (avec tout ce qu'elle a de fondé d'ailleurs) s'enracine dans ce malheur en même temps que vous essayez de vous en arracher et je saisis mieux la dimension paradoxale de votre analyse.

Que dire? Vous rejoignez (moins dramatiquement toutefois) le malheur

du père de Cassandre ( partisan au contraire de vous de légiférer sur le féminicide) dans ce qu'il a de singulier et d' irréductible; on ne peut qu'espérer que vous, comme lui, réduirez ce gouffre intérieur avec le temps.

Et souhaiter que votre réflexion (et la nôtre) puisse reprendre plus sereinement.

Bonjour à toutes et à tous,

 

Ce fil de commentaires est de très loin bien plus intéressant que le billet qui lui a donné naissance.

En effet, selon moi et cela n'engage que moi, ce qui s'y joue illustre à la perfection ce que les humains questionnent douloureusement depuis la nuit des temps: qu'est-ce qu'aimer? qu'est-ce que l'amour?

Tout en le vivant simultanément, tantôt avec bonheur, tantôt... avec moins de bonheur.

Tous deux mêmes...

Tous deux: "...m'aime?"

Oui, tout de même!

 

BJP

 

 

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