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Sexualité: n’aurions-nous ni moteur ni gouvernail?

Les sociologues, et dans une certaine mesure les psychologues, observent les humains comme des bateaux à la dérive. Comme s’il suivaient le courant sans moteur ni gouvernail. Il est vrai on ne leur demande pas de faire de la morale, c’est-à-dire d’établir des règles dans les relations en fonction d’un bien ou un mal.

infidelite.jpg... au libre choix
C’est faire fi de la notion de morale. Non pas d’une morale de jugement l’autre, mais de choix de vie. Les femmes dans leur grande majorité n’aiment guère partager. Elles le disent. Elles ont leurs raisons. Elle vivent cela comme une perte de valeur personnelle et un irrespect. Et elles veulent pouvoir compter sur l’homme.
Si l’homme accepte et fait ce choix, il est maître à bord. Prétendre qu’il finira frustré et méprisant envers sa partenaire c’est lui dénier cette maîtrise. La morale, dans ce sens, sert à rester maître de sa vie autant que possible.
Or le sociologue en question valide quant à lui le fait que nous sommes comme des bateaux sans moteur ni gouvernail. Etre frustré et mépriser l’autre serait l'inévitable logique. Et tromper serait la solution. Il soutient donc l’infidélité masculine.
Ainsi, de simple analyste, le sociologue s’érige en poseur de valeurs et décide d’une nouvelle morale.
C’est non seulement abusif mais générateur de confusion. On ne peut mettre au même plan un constat de comportement subissant les courants, et un choix de principes destinés à guider ledit comportement. Cela ne signifie pas que la fidélité est le seul mode relationnel. Certains couplent s’autorisent mutuellement à d’autres relations. Ils le choisissent, c’est leur vie. Il n’est même pas question de tromper puisque c’est le contrat.
Le sociologue ne parle que de l’infidélité masculine mais les principes de comportement sont valables pour les deux partenaires. Dans un contrat de fidélité le respect des engagements est important, comme dans n’importe quel contrat. C’est un choix. C’est à cela que sert la morale: à décider par nous-même de notre comportement. Elle nous aide à trancher entre ce qui fera du bien et nous permettra d’être clairs envers nous-même et les autres, et ce qui blessera et nous laissera dans l’opacité. C’est une question de choix personnel. Notion que le sociologue semble avoir évacuée.

Tous les commentaires

Vous faites complètement abstraction de la structuration sociale. Le couple procrée les enfants et transmet les biens. Chacun reflète en soi l'impératif social médiatisé par un besoin de réalisation personnelle. Tout ceci n'est pas trivial.

Je ne vois pas bien le rapport.

 

Je privilégie le choix individuel. Quelle que soit la part de choix dans notre vie, je pose en principe que d'une manière ou d'une autre, pour une raison ou une autre, nous validons nos propres comportements.

 

On peut digresser sur le choix et la liberté. Sur le conflit entre l'influence du social, les pulsions, et le choix que nous faisons. Le choix reste pour moi un élément fondateur.

Par exemple, dans votre texte, vous affirmez que les femmes dans leur ensemble n'aiment guère partager. C'est peut-être vrai. On peut tenter de mettre cette observation en regard de l'expérience sociale transmise.

Oui, c'est possible. Mais sur quoi s'est construite l'expérience sociale? Sur un instinct? Une préconscience de l'appartenance et de son ciment social?

 

Dans la polygamie, il semble que les épouses multiples d'un même homme n'ont pas forcément une bonne entente et que la paix règne par la domination de la première épouse.

 

Que ne règne-t-elle par l'application de principes plutôt que par la domination!

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